samedi, 17 octobre 2009

Comores : l’enquête sur le crash de la compagnie Yemenia avance

16/10/2009 | Jeune Afrique | Par : Rémi Carayol

Une médiation a été engagée entre les familles et la compagnie aérienneUne médiation a été engagée entre les familles et la compagnie aérienne© AFP

La prochaine identification des corps devrait permettre leur inhumation aux Comores. Une médiation a été engagée entre les familles et la compagnie aérienne.

La colère est toujours très forte chez les Comoriens de France, trois mois et demi après le crash, le 30 juin dernier, de l’avion de la compagnie Yemenia Airways au large de la Grande Comore, dans lequel ont péri 152 personnes. Toutefois, les récentes avancées de l’enquête lèvent une partie des doutes exprimés par les associations des familles de victimes, quant à la volonté de la justice française de faire toute la vérité sur ce tragique événement.

Instruction en cours

« La Justice et l’administration se sont réellement saisies de l’affaire », note Me Yann Prévost, avocat de plusieurs familles de victimes. La juge d’instruction chargée du dossier, Katia Dubreuil, s’est rendue aux Comores hier, dans le but « de faire avancer l’enquête, notamment au niveau de l’identification des corps », précise l’avocat. Fin septembre, elle avait nommé quatre experts - deux pilotes instructeurs, un expert en maintenance aéronautique et un expert en aviation civile - pour les charger, avant la fin de l’année - de déterminer les causes du crash.

Les familles des victimes avancent toujours l’état déplorable de l’appareil qui s’est abîmé en mer. Début septembre, elles avaient également évoqué la thèse de l’erreur de pilotage. Mais les deux boîtes noires, repêchées fin août, n’ont toujours pas parlé. Leur analyse « est toujours en cours », précise-t-on au Bureau d’études et d’analyses (BEA), au Bourget, en région parisienne.

90 corps repêchés

L’opération d’identification des victimes avance également. Près de 90 corps (ou parties de corps) ont été repêchés, dont 25 au large de la Tanzanie. Ces derniers devraient être prochainement rapatriés à Moroni. Des prélèvements ADN, dont les échantillons ont été envoyés dans des laboratoires français et britannique, devraient permettre de leur attribuer un nom. « Les résultats devraient arriver la semaine prochaine », souligne Mohamed Bacar Dossar, directeur de cabinet du président comorien Ahmed Abdallah Sambi. Leur inhumation devrait intervenir à la fin de ce mois, « en tout cas après leur identification », dans une fosse commune, « conformément à la volonté des familles ». « Cette étape sera très importante pour les familles afin de les aider à faire leur deuil », précise Mohamed Bacar Dossar, lui-même membre d’une des associations des victimes.

Acte de décès rédigés

Autre motif de satisfaction pour les familles vivant en France : les actes de décès ont été enfin rédigés. Une médiation judiciaire a en outre été engagée entre les familles et la compagnie aérienne, suite à l’accord du juge des référés. « Les familles ne voulaient pas entendre parler de transaction », indique Me Prévost. « La décision du juge nous a permis d’engager des discussions avec la garantie que cela ne se fera pas dans un bureau, au secret, mais dans une enceinte judiciaire. » D’ores et déjà, les avocats ont obtenu, selon les familles, l’engagement verbal qu’une première avance de 10.000 euros serait versée à chaque membre de la famille - alors que la compagnie proposait, à la base, une somme de 20.000 euros pour l’ensemble de la famille.

Le comportement de la compagnie continue d’irriter les familles des victimes. « S’ils pouvaient ne rien faire, ils ne feraient rien !», relève Mohamed Bacar Dossar. « Leurs avocats ont tout de même facilité les choses », reconnaît Me Prévost.

lundi, 12 octobre 2009

Comores : les élections législatives fixées au 29 novembre

12/10/2009 | AFP


En tout, 33 sièges de députés sont à pouvoirEn tout, 33 sièges de députés sont à pouvoir© AFP

Le premier tour des législatives comoriennes se déroulera le 29 novembre et le second le 13 décembre. En tout, 33 sièges de députés sont à pouvoir.

Les élections législatives aux Comores se tiendront le 29 novembre, a-t-on annoncé de source officielle.

Selon un décret, lu dimanche soir à la radio nationale, du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, le premier tour des élections législatives est fixé au 29 novembre et le second tour au 13 décembre.

La campagne du premier tour se déroulera du 7 au 27 novembre, et du 1er au 11 décembre pour le second tour.

En tout, 33 sièges de députés sont à pouvoir, dont 24 seront élus au suffrage universel direct. Les neuf autres seront désignés par le conseil de chacune des trois îles de l'Union, Grande Comore, Anjouan et Mohéli.

Le mandat des députés comoriens est arrivé à terme depuis juin dernier.

lundi, 28 septembre 2009

Comores : une erreur de pilotage serait à l’origine du crash de la Yemenia

Le crash de la Yemenia serait dû à une erreur de pilotage, a rapporté samedi, lors d’une conférence de presse, une association de famille de victimes, peut-on lire dans Au Fait.Selon les informations du Quai d’Orsay, il y a eu un vent de quarante nœuds sur la zone et le pilote n’a pas suivi la trajectoire conseillée. « Il se serait posé trop vite », précise un avocat des crashs aériens. - Lundi 28 Septembre 2009

lundi, 24 août 2009

Vol Yemenia : six corps retrouvés et des éléments de l’épave identifiés

Par  RFI

 

Des employées de la Yemenia brandissent le portrait d'une de leurs collègues, victime du crash du vol IY 626.© Khaled Fazaa / AFP

Des employées de la Yemenia brandissent le portrait d'une de leurs collègues, victime du crash du vol IY 626.
© Khaled Fazaa / AFP

Les corps de six victimes ont été retrouvés et des éléments de l'épave identifiés près de deux mois après la catastrophe de la Yemenia au large des Comores. Un bateau équipé d'un robot télécommandé est sur la zone pour tenter de remonter les boîtes noires localisés le 06 août dernier, à 1 200 mètres de profondeur. Pas moins de 152 personnes avaient trouvé la mort lors de ce crash d'un Airbus A-310 qui transportait surtout des passagers d'origine comorienne vivant en France.

C’est l’Agence comorienne de l’aviation civile, par son bureau Enquêtes et accidents qui a donné l’information à travers un communiqué. Les travaux de récupération des boîtes noires du vol IY 626 de la Yemenia, abîmé en mer le 30 juin dernier, ont permis de repêcher des corps et des éléments de l’épave.

Ces 6 cadavres viennent s’ajouter aux 24 déjà repêchés au large de la Tanzanie. Les corps seront montés et gardés dans un conteneur frigorifique, à bord du bateau américain qui effectue les recherches. D’autres débris sont en cours de repêchage.

Les opérations ont débuté dès jeudi dernier. Le robot sophistiqué a repéré une partie de l’épave située à 1 200 mètres de profondeur. Selon des sources proches de l’enquête, c’est la partie arrière de l’avion qui est localisée.

C’est justement dans cette partie que sont installés les enregistreurs de vol. Les espoirs de trouver les boîtes noires sont donc permis étant donné que les opérations se poursuivent jusqu’à la fin de la semaine prochaine. Ali Abdou Mohamed, l'enquêteur principal comorien de la Commission en charge de l'enquête sur l'accident est confiant.

Ali Abdou Mohamed...

«... Le robot peut aller jusqu'à 6000 mètres de profondeur et il a une grande chance de retrouver les boîtes noires... »

24/08/2009 par Léa-Lisa Westerhoff


Les causes du crash de l'Airbus A-310 qui transportait 153 passagers venant de France, en majorité d'origine comorienne, sont toujours inconnues. Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, l'état de l'avion dans lequel les voyageurs avaient pris place à l'escale de Sanaa avait été mis en cause par les Comoriens. L'appareil ne répondait pas aux normes de sécurité européennes. Jusqu'à présent cette thèse n'a pas été validée. Vingt-cinq corps ont déjà été retrouvés et sont en cours d'identification.

lundi, 06 juillet 2009

Crash Airbus A-310 / Comores / France : Le signal des balises des «boîtes noires» détecté

Par  RFI

Les recherches de l'épave de l'Airbus A-310 de Yemenia, qui s'est abîmé en mer dans la nuit de lundi à mardi dernier au large des Comores, se poursuivent. L'avion avait à son bord 153 personnes. Une adolescente de 12 ans est la seule survivante. Dimanche, les équipes de recherches ont détecté le signal des balises des « boîtes noires ». Toutefois, selon les enquêteurs français, la localisation exacte et le repêchage de ces enregistreurs de bord pourraient prendre encore plusieurs jours.
Hamid Ahmad Faraj, le responsable de l'aviation civile du Yémen, annonce le repérage par les techniciens français du BEA d'un écho des balises des deux «boîtes noires» de l'Airbus A-310 qui s'est abîmé en mer.( Photo : Khaled Abdullah/ Reuters )

Hamid Ahmad Faraj, le responsable de l'aviation civile du Yémen, annonce le repérage par les techniciens français du BEA d'un écho des balises des deux «boîtes noires» de l'Airbus A-310 qui s'est abîmé en mer.
( Photo : Khaled Abdullah/ Reuters )

A deux reprises, hier, un technicien du BEA, le Bureau français d'enquêtes et d'analyses, a repéré un écho des balises des deux « boîtes noires » de l'A-310.

De la taille d'un gros tube d'aspirine, ces balises émettent sous l'eau un signal acoustique de localisation. La bonne nouvelle, selon le responsable de la cellule de crise installée à l'ambassade de France à Moroni, c'est que les balises sont intactes.

Reste maintenant à localiser et repêcher les « boîtes noires » qui sont accrochées à ces balises. Pour cela, il va falloir ratisser le plus finement la zone en tenant compte des profondeurs pouvant atteindre dans le secteur les 1 000 mètres de fond.

Afin de mettre toutes les chances de leurs côtés, les autorités françaises, qui apportent le soutien technique aux Comores, ont décidé de faire venir un bateau hydrographique pour sonder l'océan. Le Beautemps-Beauprès, en mission actuellement dans la Corne de l'Afrique, pourrait arriver à partir du 12 juillet. Le repêchage des « boîtes noires » ne devraient donc pas intervenir d'ici là, estiment les enquêteurs.

Parallèlement à la recherche de ces enregistreurs de bord, les échanges entre le cockpit et la tour de contrôle juste avant le crash sont en cours d'analyse au niveau du BEA.

Toujours selon des responsables de la cellule de crise, aucun corps n'a été repêché depuis le crash.

vendredi, 03 juillet 2009

Crash Yemenia: l'épave introuvable, deuil national de 30 jours aux Comores

Publié le 03/07/2009 par AFP

 

Par Lucie PEYTERMANN

Crash Yemenia: l'épave introuvable, deuil national de 30 jours aux Comores

 

Les équipes de recherches comorienne, française et américaine continuaient vendredi de chercher des débris de l'Airbus de Yemenia au large des côtes comoriennes, alors que le président de l'Union des Comores a décrété une période de 30 jours de deuil national.

La localisation de l'épave de l'A310 de la compagnie nationale yéménite était toujours incertaine, les sauveteurs évoquant cependant une "possible zone" caractérisée par une concentration de requins et une forte odeur de kérosène.

"Nos plongeurs ont pu identifier un lieu à cause de signes de kérosène mélangé à de l'eau de mer dans la région entre Mitsamiouli et Djomani", deux localités côtières situées au nord de Moroni, a déclaré à la presse Ali Djambae, commandant de la gendarmerie nationale comorienne et coordinateur des opérations de secours. "Il y a aussi beaucoup de requins qui circulent dans cette zone en haute mer", a-t-il précisé.

Les opérations de secours (avec la participation de la France, des Etats-Unis et du Yémen) ont été basées au "pôle Galawa", dans le village de Mitsamiouli, sur la côte nord de l'île de Grande-Comore. Une vingtaine de tentes, plantées au milieu de palmiers et sous un fort soleil, ont été installées sur la plage de Galawa. Quatre patrouilles de zodiacs d'environ trois heures sont organisées chaque jour à environ 20 km de la côte.

L'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer mardi avant l'aube près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d'équipage. Seule une passagère de 12 ans, Bahia Bakari, a été retrouvée vivante et a été transférée à Paris où elle a pu retrouver son père.

Devant l'ampleur de la catastrophe, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a décrété un deuil national de 30 jours, demandant aux Comoriens de "prier" pour les disparus. "Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité", a-t-il réclamé.

A l'adresse des familles des victimes qui demandent des explications sur les raisons de l'accident, le président a estimé: "nous avons le droit de savoir ce qui s'est passé mais nous devons avoir à l'esprit que la volonté de Dieu s'accomplit toujours".

Le secrétaire d'Etat Français aux Transports, Dominique Bussereau, ainsi que de nombreux usagers de la compagnie ont à plusieurs reprises mis en doute le respect strict des règles de sécurité par la compagnie. M. Bussereau pointait du doigt des "anomalies inquiétantes" observées sur l'appareil, notamment lors d'un contrôle en 2007. "Cette compagnie est sous étroite surveillance. Si elle ne veut pas aller sur la liste noire (des compagnies interdites de voler dans l'Union européenne ndlr) elle aura de gros efforts, de très gros efforts à accomplir", a-t-il déclaré sur la radio RTL.

Les dirigeants de la compagnie yéménite devaient rencontrer dans la matinée le directeur de cabinet de M. Bussereau ainsi que le patron de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), Patrick Gandil.

Yemenia a par ailleurs indiqué jeudi soir qu'elle suspendait "dès à présent" ses vols au départ et à destination de Marseille (sud-est), "pour une durée indéterminée", sous la pression de manifestations de la communauté comorienne locale.

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu'il recevrait la semaine prochaine les représentants des familles des victimes et que "bien sûr (les familles de victimes) pourront aller sur place. Nous nous organiserons pour que chacun puisse se recueillir".

Par ailleurs, une ambassadrice française, Christine Robichon, a été nommée par le président Nicolas Sarkozy pour le suivi de la catastrophe de l'Airbus A310 de Yemenia, dont les relations avec les familles de victimes, a-t-on appris vendredi au ministère des Affaires étrangères.

"Sur proposition du chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, le président a souhaité la nomination d'un ambassadeur chargé du suivi de la catastrophe" et une "lettre de mission est sur le bureau du Premier ministre" à cet égard, a déclaré à l'AFP Eric Chevallier, porte-parole du Quai d'Orsay.

mercredi, 01 juillet 2009

Moroni accuse Paris de ne pas l'avoir informé de l'état de l'avion

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, Idi Nadhoim, le vice-président des Comores, assure que le gouvernement français ne l’a pas informé "de la liste des appareils interdits de voler en Europe".

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, Idi Nadhoim, le vice-président des Comores et ministre des Transports, assure que le gouvernement français ne l’avait pas informé "de la liste des appareils interdits de voler en Europe". Sur l’antenne anglophone de la chaîne, il ajoute : "J’aurais aimé que les Français nous informent de l’état de cet avion, qu’ils nous disent s’il avait des problèmes […] Est-ce qu’il s’agit-là de discrimination ? "

La veille, le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, avait indiqué que l'A310-300 avait été "exclu" du sol français "il y a quelques années [...] parce que nous estimions qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements". "Est-ce qu'on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n'assurerait pas la sécurité?", s'était aussi interrogé Dominique Bussereau devant les députés à Paris.

 

France 24

mercredi, 08 avril 2009

France-Comores : la riposte de Joyandet

Source : lexpress.fr, publié le 08/04/2009 

Un incident sérieux a troublé le 4 avril à Moroni le sommet de la Commission de l'Océan indien (COI), instance régionale qui rassemble les Comores, les Seychelles, l'île Maurice, Madagascar et la France (Réunion). Dans son propos introductif, le ministre des Relations extérieures comorien avait stigmatisé le référendum par lequel Mayotte, l'une des composantes de l'archipel des Comores, a choisi six jours plus tôt de devenir dès 2011 le 101e département français. Ahmed Ben Saïd Jaffar y voit un « geste inamical », source d'un « différend indépassable » entre Paris et son pays. Furieux de ne pouvoir répliquer instantanément, Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération, a pris la parole dès l'ouverture des travaux, pour dénoncer « l'instrumentalisation d'un contentieux bilatéral, alors même que la COI doit de toute urgence traiter la crise malgache ». « Il était clair que moins d'une semaine après le référendum, on allait au casse-pipe, confie un membre de son entourage. Au point de redouter le caillassage de la voiture du ministre. Les coups seront donc venus d'ailleurs... »

lundi, 23 mars 2009

Comores / Réforme de la Constitution : un débat qui divise

Source : RFI , Article publié le 23/03/2009 

Le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, ne souhaite pas renoncer à son projet de réforme de la Constitution.(Photo : AFP)

Le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, ne souhaite pas renoncer à son projet de réforme de la Constitution.
(Photo : AFP)

Le président comorien réunit ce lundi les présidents des îles qui composent l’Union des Comores. Au menu, le débat institutionnel qui agite le pays depuis des mois. Ahmed Abdallah Sambi veut modifier la Constitution. Deux dispositions font débat : la question des relations des îles avec l’Etat fédéral, et surtout la prolongation d’un an du mandat présidentiel, au nom de l’harmonisation des mandats. Ahmed Abdallah Sambi, élu en principe jusqu’en 2010, resterait alors en poste jusqu’en 2011. L’opposition n'est pas d'accord. Mais le chef de l’Etat veut aller au bout de son projet.

Le président Sambi ne veut pas renoncer à son projet de réforme de la Constitution. Il a déjà dû l’ajourner, mais il n’abandonne pas. Il tente la concertation. Si aucun terrain d’entente n’est trouvé avec les présidents des Iles qui s’opposent à lui, il pourrait bien se passer d’eux, tout simplement.

Ainsi, il n’est pas sûr qu’il renonce à l’une des mesures clé de sa réforme : la question de l’harmonisation des mandats. En clair, la prolongation pour un an de son mandat de président.

« Le président l’envisage, mais nous restons dans les problèmes d’aujourd’hui. Comme vous le savez, nous avons un calendrier électoral insupportable pour le pays, avec des élections à répétition chaque année », explique le directeur de cabinet du président Sambi, Mohamed Dossar. Et d'ajouter : « L’une des propositions est d’arriver à harmoniser les élections. S’il n’y a pas d’ accord sur ce sujet, soit le président renonce à la réforme, soit il consulte la population. Puis il finalisera le projet avant de le présenter au suffrage des Comoriens qui vont décider en dernier ressort ».

Le referendum constitutionnel pourrait se tenir dans les prochaines semaines.

 

mardi, 03 mars 2009

Comores : La réforme constitutionnelle se fait dans la difficulté

Source : RFI (Article publié le 03/03/2009)

Un référendum sur un projet de réforme constitutionnelle aux Comores devrait être organisé le 22 mars. Ce projet propose de réduire les pouvoirs des présidents des îles de l'archipel et d'allonger d'un an le mandat du président fédéral. Le texte érige également l'islam en religion d'Etat et donne au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée.

Le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi.(Photo : AFP)

Le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi.
(Photo : AFP)

Les Assises qui s’ouvrent ce mardi portent sur la bonne gouvernance, le fonctionnement des institutions et surtout, sur l’avant-projet de loi référendaire proposé par le chef de l’Etat comorien.

Cette conférence, qui devrait plancher sur les points à réviser, intervient quelques jours seulement avant le référendum. Les exécutifs des îles et l’opposition comorienne refusent d’y prendre part. Ils exigent que ce référendum soit reporté.

Depuis quelques jours, la communauté internationale est à pied d’œuvre pour ramener ces derniers à la table des négociations. Sous l’égide de l’Union africaine, elle a obtenu du gouvernement fédéral une déclaration qui parle implicitement de report.

Le porte-parole du gouvernement comorien déclare que la date du référendum sera communiquée après la tenue du dialogue. Mais l’opposition campe sur sa position du boycott. Il faudra attendre samedi prochain, date de la fin de la conférence pour savoir si le référendum est maintenu ou reporté.