samedi, 26 décembre 2009

Un militant américain entre clandestinement en Corée du Nord



Un militant américain des droits de l'homme est entré en Corée du Nord afin d'attirer l'attention sur les souffrances du peuple nord-coréen, annoncent d'autres militants ainsi que les médias sud-coréens.


UN MILITANT AMÉRICAIN ENTRE CLANDESTINEMENT EN CORÉE DU NORD Agrandir la photo


Ni les autorités de Pyongyang ni celles de Washington n'ont fait de commentaire.

 

Selon les autres militants, Robert Park, âgé de 28 ans, est entré en Corée du Nord à partir de la Chine. L'agence sud-coréenne Yonhap et le quotidien Kukmin Ilbo précisent qu'il a franchi la frontière à un point où les patrouilles sont moins fréquentes, près de la ville frontalière de Hoeryong.

 

Selon les militants qui l'ont accompagné jusqu'à la frontière, Park, chrétien pratiquant, s'est exclamé une fois la frontière franchie: "Je suis un citoyen américain. Je vous apporte l'amour de Dieu. Dieu vous aime."

 

A Séoul cette semaine, Park avait déclaré à Reuters qu'il était de son devoir de chrétien de faire ce voyage, et qu'il ne voulait pas que les autorités américaines viennent le secourir.

 

"Je ne veux pas que le président Obama vienne payer pour me faire sortir. Je veux que le peuple nord-coréen soit libre", a-t-il affirmé mercredi.

 

"Tant que les camps de concentration n'auront pas été libérés, je ne veux pas sortir. Si je dois mourir là-bas avec eux, je mourrai. En tant que chrétiens, nous devons prendre la croix pour ces hommes, femmes et enfants innocents, ce qui signifie sacrifier nos vies pour la rédemption des autres."

 

Park, qui a la double nationalité coréenne et américaine, a annoncé qu'il serait porteur d'un message appelant le dirigeant Kim Jong-il à quitter ses fonctions, à la fermeture des centres de détention et à l'indemnisation des victimes.

 

Il a ajouté vouloir être arrêté afin d'inciter les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon à s'impliquer davantage pour aider les Nord-Coréens.

 

Jon Herskovitz, version française Gregory Schwartz

jeudi, 12 novembre 2009

Revue de presse Asie : Libération d’un prêtre irlandais aux Philippines

Article publié le : jeudi 12 novembre 2009


Par Valérie Rohart



Le Père Michael Sinnott avait été kidnappé le 11 octobre dernier dans le sud du pays par le Front de Libération Moro Islamique. Il a été libéré ce jeudi matin et la presse philippine est très réactive : c’est le premier gros titre des journaux en ligne. « Il va aussi bien que possible sachant que le prêtre souffre de problèmes cardiaques » affirment les journaux philippins. Dans The Inquirer, les autorités irlandaises affirment qu’aucune rançon n’a été payée alors que le MILF réclamait 2 millions de dollars. « Payer une rançon aurait mis en danger tous les autres travailleurs humanitaires dans la région ainsi que les citoyens irlandais » a expliqué le ministre des Affaires étrangères irlandais, Michael Martin, toujours cité par l’Inquirer. Le Manilla Bulletin rappelle lui que le père Sinnott a été libéré à la veille de l’arrivée ce jeudi aux Philippines de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.

D’une religion à l’autre et d’un religieux à l’autre… En Inde, c’est le Dalaï Lama qui a des problèmes avec les autorités

Et là aussi ça fait la Une de la presse. C’est le Times of India qui l’annonce : bien qu’il ait promis de ne pas interférer dans le voyage du Dalaï Lama dans la province d’Arunachal Pradesh, le gouvernement indien a tout de même fini par demander au chef spirituel des tibétains de restreindre son programme et il a ordonné aux journalistes qui couvraient ce voyage de quitter les lieux. Le gouvernement indien demande notamment au Dalaï Lama de transformer le discours public qu’il doit faire ce jeudi en prière religieuse. « C’est que la région est sensible » explique le Times of India. L’Arunachal Pradesh est en effet une région revendiquée par la Chine. D’où le caractère sensible de la visite du Dalaï Lama. La Chine avait d’ailleurs tenté de s’opposer à ce déplacement.

Toujours au chapitre religieux, cette déclaration du secrétaire général du Parti Démocratique du Japon, le parti au pouvoir…

Et reprise par l’Asahi Shimbun : Ichiro Osawa estime que la chrétienté et l’Islam sont deux religions très exclusives. « Au contraire, dit-il toujours cité par l’Asahi, le bouddhisme est une religion très ouverte, tolérante, c’est une tournure d’esprit » et il ajoute : « La façon dont vit la société occidentale montre bien qu’une civilisation basée exclusivement sur la chrétienté stagne ». Les Occidentaux apprécieront la réflexion qui engage le tout nouveau parti au pouvoir au Japon…

Le ton monte entre les deux Corées après l’incident naval de mardi…

Rodong Sinmun, l’organe officiel du Parti communiste nord-coréen affirme que l’échange de tir entre les deux navires est une conspiration du Sud pour détériorer les relations entre les deux Corées à travers une provocation militaire. Je vous rappelle que mardi matin, un navire sud-coréen a lance des sommations puis a ouvert le feu contre un bateau nord-coréen qui aurait franchi la frontière maritime entre les deux pays. Une frontière fixée par les Nations Unies et que le Nord ne reconnait pas.

Les Etats Unis ont accepté d’envoyer un émissaire spécial pour discuter directement avec la Corée du Nord mais ne renoncent pas pour autant aux sanctions contre la Corée du Nord.

Ils seraient même en train, selon le Chosun Ilbo, de chercher un moyen de priver Kim Jong il de l’accès à ses comptes courants. « Le 4 août dernier, écrit le Chosun Ilbo, alors que la Corée du Nord invitait à Pyongyang l’envoyé spécial américain Stephen Bosworth et que l’ancien président Bill Clinton était en Corée du Nord pour obtenir la libération des deux journalistes américaines, l’émissaire américain chargé des sanctions contre la Corée du Nord était, lui, à Moscou pour demander au gouvernement russe d’arrêter les activités d’une branche de la mafia qui alimente les comptes de Kim Jong-il ». « Les services secrets sud-coréens et américains, écrit encore le Chosun Ilbo, sont convaincus que la Corée du Nord a récemment reçu des devises étrangères toutes fraiches qui proviennent du trafic d’ivoire en Afrique, du trafic de faux dollars ainsi que de la vente de faux viagra et de drogue ».

Tension entre la Thaïlande et le Cambodge à propos de l’ancien Premier ministre Thaksin, la polémique n’est pas terminée…

« No, no, no, no ». Quatre fois «non» c’est le premier titre ce jeudi du Bangkok Post qui explique : « Le Cambodge a donné  quatre raisons pour lesquelles il n’extradera jamais Thaksin Shinawatra ». C’est fois c’est donc officiel : le Cambodge refuse d’extrader l’ancien Premier ministre thaïlandais qui est sous le coup d’une condamnation dans son pays. Je vous rappelle qu’au Cambodge, le premier ministre Hun Sen a accueilli Thaksin et lui a même offert un poste de conseiller économique. Ce que la Thaïlande considère comme une provocation. « Du coup, raconte le Bangkok Post, le gouvernement thaïlandais a décidé de revoir sa coopération avec le Cambodge ».

A Hong Kong, le South China Morning Post se range du côté thaïlandais.

« Dans un monde parfait, écrit le quotidien, les pays voisins devraient se respecter les uns les autres. Malheureusement dans la région du Mékong, on est loin de cette utopie. Et le Premier ministre cambodgien Hun  Sen aurait du s’abstenir d’accueillir l’ancien premier ministre Thaksin » écrit le South China Morning Post. Tandis que le journal thaïlandais The Nation estime lui que ce différent illustre aussi une différence de style entre ses dirigeants. « Une différence de génération » explique le journal. « Le vieux leader Hun Sen contre le jeune Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva » explique The Nation.

mardi, 10 novembre 2009

Affrontement naval en mer Jaune

Article publié le : mardi 10 novembre 2009

Des postes de garde en Corée du Sud (d) et Corée du Nord (g), près de la zone démilitarisée séparant les deux pays, le 10 novembre 2009.
AFP/Jung Yeon--Je



Par RFI

Un navire nord-coréen a été sévèrement endommagé au cours d'un affrontement naval qui a opposé mardi la Corée du Nord et la Corée du Sud au large de leurs côtes occidentales. L'incident a eu lieu après qu'un bateau de patrouille nord-coréen a pénétré dans les eaux territoriales du Sud et ignoré des tirs de semonce, a affirmé l'armée sud-coréenne. Pyongyang a exigé des excuses de Séoul.

Avec notre correspondant à Séoul, Thomas Ollivier

Séoul affirme que ce bateau nord-coréen avait déjà été averti deux fois qu’il s’approchait trop de la frontière navale, et à trois nouvelles reprises après qu’il l’ait franchie. Mais, à la grande surprise des Sud-Coréens, il a répondu aux coups de semonce avec des tirs véritables. Quinze impacts ont été relevés côté sud-coréen.

Le combat a été très bref et Séoul affirme que, de son côté, aucune perte humaine n’était à déplorer. Le navire nord-coréen est reparti « enveloppé de flammes », selon les termes utilisés par le Premier ministre.

En fait, le véritable problème réside dans la définition même de la frontière maritime qui sépare les deux Corées. Elle a été tracée unilatéralement par les forces de l’ONU à la fin de la guerre de Corée. Et, contrairement à la DMZ, la frontière terrestre, elle n’a jamais été reconnue par la Corée du Nord, qui affirme que ses eaux territoriales vont plus loin au sud.

On ignore encore pourquoi ce bateau nord-coréen a agi de la sorte. Il peut s’agir d’une provocation ou d’une simple erreur de navigation. Mais la Corée du Nord n’a pas tardé à demander des excuses officielles au Sud.

lundi, 05 octobre 2009

Tournée en Asie de Jack Lang, envoyé spécial pour la Corée du Nord

L'envoyé spécial du président français Nicolas Sarkozy pour la Corée du Nord, Jack Lang, a débuté lundi au Japon une tournée qui le conduira dans divers pays d'Asie, en Russie et aux Etats-Unis, afin d'étudier l'instauration éventuelle de relations diplomatiques avec Pyongyang.

"Le président français pense que c'est le moment approprié" pour explorer cette possibilité, "car les choses +bougent+ un peu" dans les dossiers nord-coréens, a déclaré M. Lang à des journalistes de la presse française à Tokyo.

Après le Japon dont il a rencontré le ministre des Affaires étrangères Katsuya Okada, le représentant de M. Sarkozy se rendra en Corée du Sud, en Russie, aux Etats-Unis et en Chine, avant d'aller en Corée du Nord "probablement autour du 9 et 10 novembre".

"L'idée du président de la République est de consulter, d'interroger nos partenaires" sur les différents dossiers liés à Pyongyang, notamment le nucléaire, a expliqué M. Lang.

Les Etats visités par l'envoyé français participent à une négociation à six pays portant sur l'abandon du nucléaire par la Corée du Nord, en échange d'une aide énergétique et de garanties de sécurité, mais ces discussions sont au point mort depuis plusieurs mois.

Seul grand pays de l'Union européenne à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec Pyongyang, "la France a un certain rôle à jouer" dans le règlement du problème du programme nucléaire nord-coréen, a affirmé M. Lang.

Il a ajouté que son rôle se bornait pour l'instant à "écouter, pour rapporter au président les impressions" retenues lors des discussions avec les diplomates étrangers sur la Corée du Nord.

M. Lang, un député de l'opposition socialiste plusieurs fois ministres de gouvernements de gauche dans les années 80 et 90, a été chargé d'une "mission d'information" sur la Corée du Nord jeudi par le président de droite M. Sarkozy.

Il devra lui proposer "les initiatives que la France pourrait utilement entreprendre pour contribuer au règlement de la crise nord-coréenne".

L'envoyé devra aussi lui soumettre une "analyse sur les circonstances qui pourraient conduire la France à envisager l'établissement de relations diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée en tenant compte de la nécessité de progrès sur la question nucléaire, les relations intercoréennes et la situation humanitaire et des droits de l'Homme".

Régulièrement soupçonné de vouloir céder aux sirènes de l'"ouverture" à gauche prônée par le chef de l'Etat français, Jack Lang a plusieurs fois confié qu'il jugeait positive la politique étrangère de M. Sarkozy mais démenti toute velléité d'entrer dans un gouvernement de droite.

 

lundi, 07 septembre 2009

Opération sourire à Pyongyang

Tout en faisant preuve d'un peu plus de souplesse, le régime nord-coréen poursuit son chantage au nucléaire. Il accuse aussi les Etats-Unis de jouer un double jeu. A Séoul, on observe ces manœuvres avec perplexité.

07.09.2009 | Yi Yong-in | 

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth avec le principal négociateur sud-coréen, Wi Sung-Lac, le 5 septembre 2009

Le représentant spécial des Etats-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Bosworth avec le principal négociateur sud-coréen, Wi Sung-Lac, le 5 septembre 2009

Dans une lettre adressée, le 3 septembre, au Conseil de sécurité de l'ONU, le régime de Pyongyang accepte une partie des conditions posées par les Etats-unis comme préalables à toute négociation, mais en même temps pousse ces derniers à faire un choix entre dialogue et sanctions. La Corée du Nord a multiplié les gestes conciliants depuis que Bill Clinton s'y est rendu les 4 et 5 août, visite qui a permis la libération des deux journalistes américaines détenues depuis trois mois dans le pays. De plus, la présidente du constructeur automobile sud-coréen Hyundai, Hyun Jung-eun, a été reçue par Kim Jong-il, et les relations intercoréennes ont connu une certaine détente. Tout cela a contribué à préparer le terrain en vue d'une reprise du dialogue entre Pyongyang et Washington. Les initiatives nord-coréennes ont été jugées favorablement par l'administration Obama, qui a cependant choisi de ne pas fléchir sur le principe de la dénucléarisation. Cette dernière a demandé un "engagement politique" de Pyongyang en faveur de la dénucléarisation et son retour aux pourparlers à six sur le programme nucléaire [les deux Corées, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie].

La lettre de Pyongyang répond d'une certaine manière à ces exigences. Ainsi, au sujet de la dénucléarisation, les Nord-Coréens déclarent qu'ils "n'ont jamais nié sa nécessité". C'est bien la première fois qu'ils l'affirment par écrit. Il s'agit d'une prise de position assouplie, comparée à celle communiquée par le ministère  des Affaires étrangères nord-coréen, le 13 juin 2009, qui affirmait, en réponse à la résolution 1874 du Conseil de sécurité leur imposant des sanctions, que "l'abandon du nucléaire est désormais une chose absolument impossible". Quant au retour aux pourparlers à six, Pyongyang dit s'opposer non à leur principe même mais à leur "configuration", c'est-à-dire au fait que les cinq autres participants font cause commune contre elle.

En revanche, dans le même document, le régime ne cache pas sa colère contre la stratégie américaine de la "double piste", à savoir celles de la carotte et du bâton. S'il reconnaît fabriquer des armes en extrayant du plutonium et déclare que son programme d'enrichissement d'uranium est entré dans sa phase finale, c'est pour signifier que plus les Américains retardent le dialogue, plus la situation risque de leur devenir défavorable. La grande inconnue est la capacité réelle de la Corée du Nord à enrichir de l'uranium, à des fins militaires selon certains spécialistes et non pour mettre en place des réacteurs à eau légère comme le prétend Pyongyang. Le débat avait été, en 2002, à l'origine de la deuxième crise nucléaire. "Si la Corée du Nord fait publiquement état d'activités qu'elle devrait normalement dissimuler, explique une source diplomatique sud-coréenne, c'est pour renforcer sa position avant les négociations. Celles-ci sont indispensables pour connaître ses capacités réelles."

samedi, 22 août 2009

Manœuvres autour du cercueil de Kim Dae-jung

Une délégation nord-coréenne vient d'arriver à Séoul pour rendre un dernier hommage à l'ancien président de la Corée du Sud. Cette visite exceptionnelle peut fournir l'occasion d'une reprise du dialogue intercoréen.

21.08.2009 | Cho Chun-hyong | JoongAng Ilbo

Un mémorial a été installé dans la mairie de Séoul,19 août 2009

Un mémorial a été installé dans la mairie de Séoul,19 août 2009

La Corée du Nord vient d'annoncer son intention de mettre fin dès le 21 août aux mesures qu'elle avait mises en place en décembre 2008 dans le but d'interrompre ses relations avec le Sud. Cette déclaration fait suite à l'invitation lancée par Pyongyang à la présidente du groupe Hyundai, Hyun Jung-eun, dont le séjour en Corée du Nord, du 10 au 17 août, a permis la libération de Yu Seong-jin, un de ses employés détenu depuis mars, et abouti à une série d'accords avec les autorités nordistes. Les Nord-Coréens semblent en effet vouloir améliorer leurs relations avec le Sud, placées sous le signe de la tension depuis l'arrivée au pouvoir à Séoul il y a dix-huit mois du président conservateur Lee Myung-bak. La décision a été communiquée le 20 août, probablement dans un souci de détendre l'atmosphère à la veille de l'arrivée en Corée du Sud d'une délégation nord-coréenne venue saluer la dépouille de l'ancien président Kim Dae-jung, décédé le 18 août [ses funérailles nationales auront lieu le 23 août]. La balle est à présent dans le camp du gouvernement du Sud, dont on se demande s'il va profiter de cette rencontre avec des hauts fonctionnaires du régime nordiste – dont Kim Ki-nam, secrétaire du Comité central du Parti du travail, et Kim Yang-gon, chef du département chargé des questions de la réunification – pour rétablir le dialogue avec Pyongyang.

A la suite du séjour en Corée du Nord de Mme Hyun, les autorités nord-coréennes avaient d'abord annoncé que "le franchissement de la ligne démarcative par les employés d'entreprises sud-coréennes et leur séjour sur le territoire du Nord seraient à nouveau autorisés". Le 20 août, le régime a levé toutes les restrictions qu'il avait posées pour exprimer son mécontentement devant l'attitude tiède du nouveau gouvernement sud-coréen quant à l'application de l'accord du 15 juin 2000, fruit du premier sommet intercoréen qui avait réuni Kim Dae-jung et Kim Jong-il, et de celui du 4 octobre 2007 conclu entre ce dernier et l'ancien président Roh Moo-hyun. La liaison ferroviaire entre les deux Corées devrait être rétablie, ainsi que les activités du bureau de concertation de la coopération économique du site industriel spécial de Kaesong, en Corée du Nord.

Une autre question est de savoir si le Nord veut simplement relancer, avec la collaboration des autorités sudistes, sa coopération avec Hyundai qui lui rapporte de l'argent, comme le tourisme au mont Kumgang et au mont Paekdu, ou s'il tient véritablement à l'amélioration des relations intercoréennes. Le gouvernement sud-coréen a interdit à la presse de dévoiler le détail du séjour de la délégation, officiellement pour des raisons de "sécurité des hôtes nord-coréens". Mais il semble surtout vouloir éviter de donner à ces derniers l'occasion de s'exprimer devant la presse du Sud pour ne pas tomber dans un piège relevant de la stratégie nord-coréenne. Cependant, le gouvernement ne devrait pas laisser passer l'occasion de rencontrer Kim Yang-gon, un des proches de Kim Jong-il, pour mieux connaître les intentions de ce dernier quant aux relations intercoréennes. Tout devrait se passer dans la plus grande discrétion, le gouvernement se contentant pour le moment d'affirmer sa volonté de normaliser ses relations avec le Nord en proposant la tenue d'une réunion avec la Croix-Rouge intercoréenne à propos des rencontres de familles séparées.

La Corée du Nord plaide pour une amélioration immédiate des liens avec Séoul

Publié le 22/08/2009 par AFP (Par PARK Chan-Kyong)

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Une délégation de responsables nord-coréens venus rendre hommage à l'ex-président Kim Dae-jung, a appelé samedi à Séoul à une amélioration immédiate des relations entre les deux Corées, après des mois de vives tensions.

Les émissaires nord-coréens, "porteurs d'un message du (numéro un nord-coréen) Kim Jong-Il", ont également demandé à rencontrer le président sud-coréen, Lee Myung-Bak, a rapporté l'agence sud-coréenne Yonhap, citant un responsable gouvernemental non-identifié.

Le dialogue entre les deux voisins, toujours officiellement en état de guerre depuis le sanglant conflit de 1950-53, s'est détérioré depuis l'arrivée au pouvoir en février 2008 du président sud-coréen Lee Myung-bak, un conservateur partisan d'une ligne intransigeante à l'égard de Pyongyang.

Entre les deux Corées, les relations sont particulièrement tendues depuis que le Nord a mené son deuxième essai nucléaire le 25 mai, condamné par l'ONU, et annoncé n'être plus lié par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.

"Ayant rencontré de nombreux Sud-Coréens ici, j'en suis venu à croire que les relations inter-coréennes doivent être améliorées le plus tôt possible", a déclaré Kim Yang-gon, responsable nord-coréen en charge des relations inter-coréennes.

"Nous n'avons eu que peu d'opportunités de discuter (...) J'espère que ces premières discussions officielles à haut niveau sous le mandat de Lee Myung-Bak, nous donneront l'occasion d'avoir des échanges francs", a-t-il ajouté, lors d'un entretien avec Hyun In-taek, ministre sud-coréen de l'Unification.

La rencontre de samedi est la première entre les deux pays depuis l'entrée en fonction du gouvernement du président Lee en février 2008, envers lequel Pyongyang a fait preuve d'une nette hostilité.

La délégation de six hauts-responsables nord-coréens est arrivée vendredi à Séoul pour rendre un hommage - sans précédent de la part de Pyongyang - à l'ancien président sud-coréen et prix Nobel de la Paix Kim Dae-jung, décédé mardi à l'âge de 85 ans.

Artisan d'une politique d'ouverture envers le Nord, l'ex-président (1998-2003) fut le premier chef d'Etat du Sud à se rendre à Pyongyang où il signa, le 15 juin 2000 avec Kim Jong-il, une déclaration commune marquant le réchauffement des relations.

Sa politique lui avait valu en 2000 le prix Nobel de la Paix.

Des funérailles nationales seront célébrées dimanche au Parlement.

La délégation nord-coréenne a également plaidé en faveur d'une reprise des discussions inter-coréennes et des échanges économiques, a déclaré Chung Dong-young, ancien ministre de l'Unification.

"Les temps ont changé. L'héritage de la Guerre froide doit être enterré. Je rencontrerai quiconque pour des discussions franches", a déclaré l'émissaire en chef nord-coréen, Kim Ki-nam, secrétaire du parti des Travailleurs nord-coréen et proche de Kim Jong-il, cité par M. Chung.

Interrogé sur l'état de santé du numéro un nord-coréen, qui aurait été victime d'une attaque cérébrale il y a un an, M. Kim a indiqué que le leader nord-coréen était suffisamment en forme pour effectuer encore plus de visites dans le pays que l'an passé.

Signe d'une certaine détente, le régime nord-coréen a reçu au début du mois l'ancien président américain Bill Clinton, qui s'est entretenu avec Kim Jong-il et a obtenu la libération de deux journalistes américaines, condamnées pour être entrées illégalement sur le territoire de l'Etat communiste.

Pyongyang a également promis la semaine passée de lever les restrictions pour les passages transfrontaliers avec le sud et d'autoriser la reprise des voyages touristiques vers le Nord.

lundi, 17 août 2009

Pyongyang montre des signes de relatif apaisement envers Séoul

17.08.2009 | Par Jun KWANWOO

AFP

La présidente du groupe sud-coréen Hyundai, Hyun Jung-Eun, le 17 août 2009 à Paju point de passage entre les deux Corées.

La Corée du Nord a accepté lundi la reprise des voyages entre les deux Corées et l'assouplissement des contrôles frontaliers, dans un geste d'apaisement après plusieurs mois de fortes tensions avec Séoul tout en dénonçant des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes.

La Corée du Sud a accueilli avec prudence les annonces de Pyongyang, indiquant que les deux pays devaient encore mener des discussions avant la reprise des voyages vers la Corée du Nord, importante ressource pour le régime communiste.

Cet accord a été annoncé au lendemain d'une rencontre à Pyongyang entre le numéro un nord-coréen Kim Jong-il et la présidente du conglomérat sud-coréen Hyundai, Hyun Jung-eun, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Le gouvernement "évalue de façon positive" le communiqué commun de Pyongyang et de Hyundai, a réagi le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, Chun Hae-sung. Mais il s'agit d'un accord "obtenu au niveau civil. Nous avons besoin d'accords au niveau des autorités pour mettre ces accords en application", a relativisé Séoul.

Selon le communiqué, les voyages des Sud-Coréens à destination du Mont Kumgang, sur la côte est, et de la ville historique de Kaesong, sur la côte occidentale, reprendront prochainement.

AFP/Korea pool/Archives

Un nord-Coréen serre la main de sa soeur, citoyenne sud-coréenne, lors d'une rencontre organisée par les autorités pour les familles, le 19 octobre 2007 sur le Mont Kumgang

La Corée du Nord accordera davantage d'autorisations aux touristes sud-coréens pour se rendre au Mont Kumgang. Séoul avait suspendu les visites sur ce site quand des militaires avaient tué en juillet 2008 une Sud-Coréenne qui s'était introduite dans une zone militaire.

Pyongyang a également décidé de lever les contrôles aux frontières pour les hommes d'affaire et les touristes.

Selon l'accord, le Nord autorisera également plus souvent les rencontres entre les familles des deux pays séparées depuis la guerre de 1950-1953. Certaines pourraient avoir lieu dès la fin octobre.

La Corée du Nord avait mis fin aux visites à Kaesong et limité l'accès des hommes d'affaire sud-coréens à un complexe industriel financé par des investissements sud-coréens.

Mme Hyun s'était rendue à Pyongyang la semaine dernière afin d'assurer la libération d'un employé de Hyundai détenu au Nord depuis le 30 mars. De retour d'une nouvelle visite lundi, elle a indiqué que quatre marins sud-coréens, détenus au Nord, pourraient également être libérés prochainement.

AFP/Archives

Des soldats sud-coréens passent à Paju le long de la zone démilitarisée qui borde la frontière entre les deux Corées, le 31 mai 2009

Pour Kim Yong-hyun, chercheur à l'Université Dongguk de séoul, le Nord a réalisé qu'entretenir l'hostilité avec le Sud constituait un obstacle à une amélioration de ses relations avec les Etats-Unis.

"Sous le coup des sanctions de l'ONU, le Nord a aussi des raisons économiques de reprendre des échanges avec le sud", selon l'universitaire.

Signe des tensions cependant toujours vives, Pyongyang a annoncé avoir placé son armée en état d'alerte avant le début lundi de manoeuvres américano-sud-coréennes et qu'elle riposterait par tous les moyens, y compris nucléaires, à toute "provocation militaire".

Pyongyang dénonce fréquemment ce genre de manoeuvres militaires, que Séoul et Washington présentent comme purement défensives, et promet de répliquer à la moindre violation de sa souveraineté.

Le dialogue entre les deux voisins, toujours officiellement en état de guerre depuis le sanglant conflit de 1950-53, s'est détérioré depuis l'arrivée au pouvoir en février 2008 du président sud-coréen Lee Myung-bak, un conservateur partisan d'une ligne intransigeante à l'égard de Pyongyang.

Entre les deux Corées, les relations sont particulièrement tendues depuis que le Nord a mené son deuxième essai nucléaire le 25 mai, condamné par l'ONU, et annoncé n'être plus lié par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.

jeudi, 06 août 2009

Les deux journalistes sont arrivées sur le sol américain

Par RFI. Article publié le 05/08/2009 

 Laura Ling et Euna Lee, les deux otages libérées, à leur arrivée sur le sol américain le 5 août 2009.(Photo : REUTERS/Mario Anzuoni)

Laura Ling et Euna Lee, les deux otages libérées, à leur arrivée sur le sol américain le 5 août 2009.
(Photo : REUTERS/Mario Anzuoni)

« Une source de joie pour le pays tout entier. » C'est par ces mots que Barack Obama a accueilli le retour sur le sol américain des deux journalistes libérées hier par Pyongyang. Une libération survenue suite à un entretien entre Kim Jong-il et l'ancien président Bill Clinton. Les deux jeunes femmes, détenues depuis mars dernier pour être entrées illégalement en Corée du Nord, ont retrouvé, en larmes, leurs familles à l'aéroport californien de Burbank, près de Los Angeles. La visite surprise de Bill Clinton à Pyongyang, a été l'aboutissement de quatre mois de tractations pour obtenir la libération des deux journalistes américaines emprisonnées dans ce pays.


C’était une arrivée toute en émotion. Les deux femmes, Laura Ling et Euna Lee, ont atterri à Burbank, juste au nord de Los Angeles, sous un soleil radieux, à 6 heures du matin.

A l’aéroport, leurs familles et amis, accompagnés de Barack Obama et de l’ancien vice-président Al Gore (co-président de Current TV, la chaîne pour laquelle travaillent les deux reporters), les ont accueillies.

A la descente de l’avion, les deux femmes ont embrassé leurs proches, visiblement très émues, après quatre mois de détention en Corée du Nord. Puis Laura Ling, 32 ans, s’est approchée du micro : « il y a trente heures de cela, Euna Lee et moi étions emprisonnées en Corée du Nord. Nous avions peur à tout moment que l’on nous envoie en camp de travail. Et puis soudain, on nous a dit que nous avions un rendez-vous. Nous avons été emmenées quelque part et là en passant la porte, nous avons vu Bill Clinton. Nous étions sous le choc mais on a alors compris tout de suite du fond du cœur que notre cauchemar était terminé ».

C’est tout ce que l’on sait pour le moment. Celui qui a permis la libération, l’ancien président Clinton, descendu du même avion, s’est déclaré « très heureux ». Tout comme le président Obama qui a déclaré que « c’était une source de joie pour le pays tout entier ».

Maintenant que l'avion qui transportait Bill Clinton et les deux journalistes a atterri aux Etats-Unis, les observateurs en savent un peu plus sur les dessous de cette mission très spéciale de l'ancien président américain.

Laureen Ortiz

Plusieurs mois de discussions

Jusqu’à présent, l'affaire avait été tenue secrète, mais des discussions en coulisses, lancées peu après la double arrestation, se tenaient depuis plusieurs mois avec l'aide de diplomates suédois sur place et de la mission nord-coréenne aux Nations unies.

L'idée d'un émissaire était dans l'air, mais le nom de Bill Clinton ne figurait pas parmi ceux qu'Hillary Clinton avait proposés de prime abord. On parlait plutôt d'Al Gore, l'ex-président et fondateur de la télévision pour laquelle travaillaient les deux journalistes.

Mais le nom de l'ancien président démocrate s'est imposé parce que les autorités nord-coréennes elles-mêmes l'ont évoqué devant les deux prisonnières, qui se sont empressées d'en parler à leur famille et à Al Gore, lequel a saisi la Maison Blanche.

Ce n'est pas Barack Obama qui a appelé Bill Clinton, mais son conseiller à la Sécurité nationale, James Jones. Washington, avant de donner son accord, a aussi voulu mettre à l'épreuve Pyongyang et s'assurer que Bill Clinton ne risquait de rentrer bredouille d'un tel voyage.

La Maison Blanche et Hillary Clinton elle-même ont été très attentives à dissocier des relations conflictuelles avec Kim Jong-il sur le nucléaire. Ce voyage humanitaire a été entrepris avec un avion privé et une délégation qui n'incluait aucun officiel de l'administration Obama.

Mais la conclusion des analystes est unanime : Bill Clinton est un ambassadeur officieux idéal, et il est prévisible que cette mission ne sera pas pour lui la dernière.

mardi, 04 août 2009

Bill Clinton aurait rencontré les deux journalistes américaines emprisonnées

Publié le 04/08/2009 par Le Point.fr

 

Avec AFP

Bill Clinton aurait rencontré les deux journalistes américaines emprisonnées

L'ancien président américain Bill Clinton a rencontré le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il à Pyongyang, mardi © REUTERS TV



L'ancien président américain Bill Clinton aurait rencontré mardi les deux journalistes américaines détenues en Corée du Nord à l'occasion de sa visite-surprise dans le pays. C'est ce que rapporte la chaîne américaine ABC , citant une source gouvernementale. Laura Ling et Euna Lee, arrêtées le 17 mars et condamnées à 12 ans de travaux forcés pour avoir franchi la frontière sans autorisation, pourraient rejoindre les États-Unis dès mercredi, selon ABC.

Plus tôt dans la journée, l'ex-chef d'état américain s'est entretenu avec le leader nord-coréen Kim Jong-il. Selon la radio officielle nord-coréenne, citée par l'agence sud-coréenne Yonhap, l'ex-chef d'État américain aurait transmis à cette occasion un message verbal de Barack Obama au dirigeant nord-coréen. Les deux hommes auraient eu un "large échange d'opinions", un geste hautement symbolique dont la portée a aussitôt été largement relativisée par la Maison-Blanche. Peu après l'annonce de l'agence de presse nord-coréenne, les autorités de Washington ont tenu à préciser que Bill Clinton n'avait remis aucun "message" à Kim Jong-il. "Ce n'est pas vrai", a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. La Maison-Blanche a jusqu'ici décrit la visite de l'époux de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton comme une "mission d'ordre seulement privé destinée à garantir la libération des deux Américaines".


À son arrivée à Pyongyang, mardi matin, l'ancien président américain Bill Clinton a été accueilli par le vice-président de l'Assemblée du peuple nord-coréen, Yang Hyong-sop © ZHANG BINYANG / MAXPPP

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