jeudi, 02 juillet 2009
Bahia, la miraculée de l'A310 de Yemenia, est à Paris
REUTERS/Thomas Mukoya
L'avion de la République française sur le point de décoller avec la seule survivante du crash de l'A310 Bahia Bakari.
La seule rescapée retrouvée lors du crash mardi d'un Airbus de la compagnie Yemenia a quitté Moroni en direction de Paris mercredi soir, à bord de l'avion du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.
"La petite Bahia est installée (dans l'avion). Nous la ramenons à Paris auprès de son père. Les médecins considèrent qu'il n'y a pas de problème pour la rapatrier", a déclaré M. Joyandet à l'AFP peu avant le décollage.
"L'avion a été sécurisé et partiellement médicalisé", a-t-il ajouté, précisant que Bahia Bakari serait hospitalisée à son arrivée jeudi matin à Paris.
L'adolescente a été acheminée en ambulance de l'hôpital El Maarouf de Moroni jusqu'au tarmac de l'aéroport. Bahia Bakari, 12 ans, voyageait avec sa mère dans l'A310 de Yemenia en provenance de Marseille, dans le sud de la France. Elle est pour l'heure la seule rescapée de la catastrophe.
Frêle adolescente de presque 13 ans, Bahia Bakari, fait déjà figure de miraculée sauvée des eaux et de l'épuisement, seule rescapée pour l'heure du crash d'un Airbus A310 de la compagnie Yemenia au large des côtes comoriennes.
Les recherches se poursuivent
Apparemment unique survivante sur les 153 personnes à bord de l'Airbus de la compagnie nationale yéménite, elle est sortie légèrement blessée de l'accident, victime d'une fracture de la clavicule et de brûlures au genou après avoir passé plusieurs heures dans l'eau, agrippée à une débris de l'appareil.
"Elle n'a rien senti, elle s'est trouvée dans l'eau et elle a entendu des gens parler. Elle ne voyait personne dans la nuit. Elle est restée accrochée sur je ne sais pas quoi. Elle m'a dit qu'on l'avait éjectée. A partir de là, elle s'est trouvée à côté de l'avion, elle n'était pas à l'intérieur", a relaté son père Kassim Bakari sur la radio RTL.
La suite est racontée par un sauveteur qui décrit comment il avait aperçu la jeune fille, nageant dans une mer mauvaise au milieu de corps et de débris.
"On a essayé de jeter la bouée, elle n'a pas pu prendre la bouée, j'ai dû sauter pour la récupérer. Elle tremblait, elle tremblait. On lui a mis quatre draps, on lui a donné de l'eau chaude et sucrée, on lui a simplement demandé le nom, le village. Puis on a l'emmené à l'hôpital d'urgence", a-t-il dit. "
Les recherches continuent avec d'importants moyens français et américains pour épauler les secours comoriens.
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mercredi, 01 juillet 2009
A310: information judiciaire ouverte
AFP, 01/07/2009
La justice française a ouvert aujourd'hui une information judiciaire contre X pour "homicide involontaire" après l'accident de l'Airbus A310 de la compagnie aérienne Yemenia, qui s'est écrasé aux Comores avec 153 personnes à bord dont 66 Français, a-t-on appris de source judiciaire.
19:29 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a310, crash d'un airbus a310
Baya, unique rescapée du crash de l'A310

Baya Bakari, rescapée du crash, doit être rapatriée en France pour être admise dans un hôpital parisien (AFP/Stéphane de Sakutin).
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Même son père n'aurait pas imaginé qu'elle puisse survivre à une telle catastrophe. Pourtant, Baya Bakari, décrite comme fragile et sachant «à peine nager», est l'unique rescapée de l'accident de l'A310 de Yemenia Airways, au large des Comores, mardi.
L'adolescente, qui va avoir 13 ans le 15 août, est originaire du village de Nioumadzaha sur la Grande Comore et habite Marseille. Elle avait quitté la France lundi depuis l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle en compagnie de sa mère, qui n'a elle pas survécu.
Après avoir passé 12 heures dans l'océan Indien, Baya Bakari a été recueillie «tremblante» par les secours comoriens, qui l'ont enveloppée dans plusieurs couvertures et lui ont donné de l'eau chaude sucrée. Souffrant d'hypothermie, souffrant d'une clavicule cassée et de brûlures au niveau du genou, elle a ensuite été prise en charge par l'hôpital El Maarouf. Elle est attendue jeudi matin à Paris, où elle sera de nouveau hospitalisée.
«Elle est évidement très traumatisée (...) Elle souhaite se reposer maintenant», a annoncé le secrétaire d'Etat à la Coopération et la Francophonie Alain Joyandet, après lui avoir rendu visite à l'hôpital.
Karim Bakari, le père de la jeune fille, a pour l'instant exclu de lui annoncer la mort de sa mère. «Quand je l'ai eue au téléphone, elle demandait où était sa maman. On lui a dit qu'elle était à côté dans une chambre», a-t-il déclaré. «Qui va lui dire, je ne sais pas qui va lui dire ça».
«Des avions cercueils»
D'après lui, Baya doit la vie sauve au fait d'avoir été éjectée de l'appareil. «Elle s'est retrouvée à côté de l'avion (…) Elle n'a rien senti et s'est retrouvée dans l'eau. Elle a entendu des gens parler autour mais elle ne voyait personne dans la nuit», a-t-il précisé sur RTL. «C'est une fille très très timide. Je n'ai jamais pensé qu'elle allait s'en sortir comme ça (...) C'est le bon Dieu qui l'a voulu», a-t-il ajouté. «Elle a vraiment montré une force physique et morale absolument incroyable», a complété Alain Joyandet.
Malgré ce miracle, Karim Bakari doit également faire face à la mort de son épouse. D'où sa colère vis-à-vis de la compagnie aérienne, largement mise en cause dans cet accident. Comme l'ensemble de la communauté comorienne, il dénonce les avions poubelles de Yemenia Airways.
«Moi, cette ligne-là, je l'ai prise à plusieurs reprises (…) Le problème ne se pose jamais ici à partir de Paris, il se pose toujours à partir de Sanaa (la capitale du Yémen, ndlr), c'est là où tout chamboule, à cause des conditions des avions», a-t-il affirmé sur France Info.
«Mais quand on dit que voilà, cet avion n'a plus le droit de venir en France, d'accord, mais on a oublié une chose : c'est que même à Sanaa, y'a des Français qui partent à l'étranger et ces Français-là, est-ce qu'on peut les laisser dans des avions cercueils ? Je ne crois pas, mais personne n'a jamais levé le petit doigt (…) c'est pour ça, qu'on en est arrivé là aujourd'hui». Et de conclure : «Non seulement il y a de la colère, mais il y a de la haine aussi.»
19:21 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crash d'un airbus a310, airbus, a310
A310 : les boîtes noires n'ont toujours pas été répérées
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP

L'A310 de Yemenia Airways, en avril 2008 à Djibouti. Crédits photo : AFP
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La recherche des boîtes noires de l'A310 de Yemenia Airlines, qui s'est écrasé mardi au large des Comores, n'a pas avancé. Mercredi après-midi, le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, est en effet revenu sur ses précédentes déclarations. «Contrairement à ce qui a été indiqué ce matin, le Transall n'a pas perçu les balises des boîtes noires mais plus vraisemblablement des balises de détresse. Il a pu y avoir une confusion», a-t-il reconnu.
Plus tôt dans la journée, le même Alain Joyandet, présent sur place, avait pourtant affimé que le signal sonore d'une boîte noire avait été détecté la veille «par une patrouille aérienne à 40 km des côtes de Grande Comore». L'information avait été rapidement confirmée par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
C'est La Rieuse, un patrouilleur français, qui a initié mercredi les opérations de récupération de cette boîte noire. La frégate Nivôse, arrivée à Mayotte pour du ravitaillement, était aussi en chemin. «La France a envoyé beaucoup de moyens aussi bien aériens que maritimes», a indiqué Dominique Bussereau.
Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont aussi repris mercredi matin, après avoir été interrompues la veille, à cause de la nuit et de mauvaises conditions météo. Là encore, des informations contradictoires ont circulé dans la journée. D'après un médecin, le principal hôpital de Moroni aurait reçu des instructions pour se préparer à recevoir un nouveau rescapé. Mais selon Alain Joyandet, Baya Bakari serait la seule survivante du crash. Il y a «une seule rescapée et pas deux», a-t-il dit sur France Info.

Infographie lefigaro.fr
Les Comores accusent Paris
Même si la compagnie aérienne est largement pointée du doigt pour manque de sécurité sur son appareil, les causes exactes du drame sont encore indéterminées.
Mercredi, le vice-président des Comores et ministre des Transports, Idi Nadhoim, a directement mis en cause la responsabilité de la France, après que Dominique Bussereau a annoncé que l'A310-300 de la Yemenia avait été interdit de voler dans le ciel français en 2007.
«J'aurais aimé que les Français nous informent de l'état de cet avion, qu'ils nous disent s'il avait des problèmes (…) Est-ce qu'il s'agit-là de discrimination ?», s'est-il interrogé sur France 24. «Air Mozambique ou Air Angola sont interdits : là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler» de la compagnie yéménite, a-t-il assuré, laissant entendre que des intérêts commerciaux étaient en jeu : «Ce sont des Airbus, une grosse entreprise européenne.»
«Les contrôles sont ensuite transmis à tous les pays européens et nous échangeons nos informations. Donc, au niveau de l'Europe, tout va bien», a répondu Dominique Bussereau, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Ensuite, ces informations sont transmises à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), mais celle-ci «n'a pas de pouvoirs pour ensuite obliger un pays à faire telle ou telle modification». «C'est cette chaîne-là qui est inacceptable», a jugé le secrétaire d'Etat aux Transports. «Nous allons bien évidemment nous battre avec les Européens et au niveau mondial pour faire changer cette affaire», a-t-il assuré.
Les familles des victimes seront indemnisées
Mercredi, le chef de bureau de la Yemenia Air à Paris, Fayçal Emran, a déclaré qu'un versement initial de 20.000 euros allait être versé aux familles de chaque victime du vol IY626, en guise de premier dédommagement.
19:17 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crash d'un airbus a310
L'Airbus accidenté était interdit de vol en France
Après le crash de l'A310 de Yemenia Airways au large des Comores, les autorités françaises ont indiqué que l'avion accidenté avait été interdit de vol dans l'Hexagone parce qu'il présentait des "irrégularités dans ses équipements".
Un survivant du crash de l’Airbus A310-300 de Yemenia Airways, qui transportait 153 personnes, a été retrouvé au large des Comores sur le lieu de l’accident, a affirmé à l’AFP un haut responsable de la compagnie aérienne yéménite, Mohammad al-Soumairi.
Les premières informations, qui indiquaient que le seul rescapé était un enfant agé de cinq ans, ont été démenties dans la soirée. Il s'agirait en fait d'une adolescente de 14 ans, selon les autorités comoriennes.
Trois corps ont par ailleurs été repêchés, tandis que les recherches d’éventuels survivants se poursuivent dans des conditions rendues difficiles par le mauvais temps. Une centaine de corps auraient été repérés, ont indiqué les autorités yéménites.
Paris a aussi dépêché sur la zone deux bâtiments de la marine nationale et un avion Transall, partis de l'île de la Réunion.
La plupart des passagers étaient en transit
Le contact avec le vol 626 de Yemenia Airways a été perdu à 00h51(GMT+2), alors que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents soufflant à une vitesse de 61 nœuds", a déclaré un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, lors d'un point presse à Sanaa.
Les corps et une nappe de carburant ont été repérés à quelque 16 ou 17 milles marins - soit environ 29 kilomètres - de Moroni. L’accident serait survenu lors de la phase d’approche de l’appareil.
L’A310 effectuait la liaison entre Sanaa, la capitale du Yémen, et Moroni, celle des Comores. La plupart des passagers embarqués étaient en transit.
De source aéronautique française, on indique que 66 Français se trouvaient à bord de l'appareil.
"Une compagnie très surveillée"
Les autorités aéroportuaires invoquent les mauvaises conditions météo au moment de l’accident, sans pour autant en faire l'explication du crash. Le directeur adjoint de Yemenia Airways a, de son côté, assuré sur l’antenne de FRANCE 24 que "l’avion avait décollé sans aucun problème technique".
Le secrétaire d’État français aux Transports, Dominique Bussereau, a précisé sur la chaîne française i-Télé que Yemenia était une compagnie "très surveillée". "L'Airbus A310 en cause avait été contrôlé en 2007 en France par la DGAC (Direction générale de l'aviation civile, NDLR), et elle avait constaté un certain nombre de défauts. Depuis, l'appareil, n'était pas réapparu dans notre pays", a-t-il aussi déclaré.
| La compagnie yéménite n'était pas sur la liste noire |
Une équipe française du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), un organisme public chargé des enquêtes sur les crashs, doit se rendre sur les lieux de l'accident. Même s'il s’est déroulé à l'étranger, l’équipe devrait intervenir dans l’enquête, car le constructeur de l'avion, Airbus, est partiellement français.
Sans attendre les conclusions de l’enquête, le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani, a dit qu'il souhaitait proposer la constitution d'"une liste noire mondiale" des compagnies aériennes dangereuses, "semblable à celle qui est utilisée dans l'Union européenne". Son intention est de la proposer lors de sa prochaine rencontre, à Bruxelles, avec les présidents de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Précisons que la compagnie Yemenia Airways ne figurait pas sur la liste noire européenne.
FRANCE 24
11:52 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crash d'un airbus a310
Une boîte noire de l'A310 de Yemenia localisée, selon la France
Le gouvernement français indique qu'une des deux boîtes noires de l'Airbus de Yemenia Airways, qui s'est abîmé mardi en mer, a été localisée à 40 kilomètres des côtes de la Grande Comore. Un navire français devrait la récupérer.
AFP - Une des deux boîtes noires de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia, qui s'est abîmé mardi près des Comores, a été localisée mardi après-midi et les opérations pour la récupérer commenceront mercredi, a annoncé le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet, présent sur place et cité par une porte-parole.
"Le signal de la boîte noire a été localisé hier (mardi) à 16H30 locales (14H30 heure française) par une patrouille aérienne à 40 kilomètres des côtes de Grande Comore", a déclaré mercredi Alain Joyandet.
Un navire français, la Rieuse, devait arriver dans la journée dans la zone pour commencer les opérations de récupération de la boîte noire, a-t-il précisé.
La France a dépêché deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall après l'accident de cet Airbus A310 de Yemenia, qui transportait des Français et de nombreux membres de la communauté comorienne installés en France.
Au total 66 Français se trouvaient parmi les 153 passagers et membres d'équipage à bord de cet Airbus A310.
Ils avaient embarqué lundi sur un autre avion de Yemenia, un Airbus A330-200, qui effectuait une liaison entre Paris, Marseille et Sanaa au Yemen. Les passagers ont alors changé d'appareil pour la fin de leur parcours vers Djibouti, puis Moroni, aux Comores.
Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont repris mercredi. Pour l'heure, seule une adolescente de 14 ans a été retrouvée vivante.
FRANCE 24
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AIRBUS ABÎMÉ AU LARGE DES COMORES : Une boîte noire de l'A310 repérée
Publié le 01/07/2009 par Le Point.fr
Avec AFP

Non inscrite sur la liste noire, Yemenia Airlines faisait l'objet d'un contrôle renforcé © KHALED FAZAA / AFP
Une des deux boîtes noires de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia, qui s'est abîmé mardi au large des Comores , a été localisée mardi après-midi et les opérations pour la récupérer commenceront mercredi, a annoncé le secrétaire d'État à la Coopération Alain Joyandet, présent sur place. Un navire français, La Rieuse , doit arriver dans la journée dans la zone pour commencer les opérations de récupération de la boîte noire.
La France a dépêché deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall après l'accident de cet Airbus A310 de Yemenia, qui transportait des Français et de nombreux membres de la communauté comorienne installés en France . Au total 66 Français se trouvaient parmi les 153 passagers et membres d'équipage à bord de cet Airbus A310. Ils avaient embarqué lundi sur un autre avion de Yemenia, un Airbus A330-200, qui effectuait une liaison entre Paris, Marseille et Sanaa au Yémen. Les passagers ont alors changé d'appareil pour la fin de leur parcours vers Djibouti, puis Moroni, aux Comores. Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont repris mercredi. Pour l'heure, seule une adolescente de 14 ans a été retrouvée vivante.
11:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crash d'un airbus a310
Crash de Moroni : la compagnie et son A310 en question
Mardi 30 juin au matin, à l'aéroport international de Sanaa, aucun signe ne permettait de prendre la mesure de la catastrophe qui avait frappé, aux premières heures, les 153 passagers et membres d'équipage du vol IY 626 Sanaa-Moroni (Comores), une seule passagère ayant survécu. Seule une vaste salle de presse aménagée à proximité du terminal des arrivées rappelait que la compagnie nationale yéménite venait de connaître son accident le plus meurtrier depuis sa restructuration, en 1978.
Distillant de maigres informations à de rares journalistes, le porte-parole de l'aviation civile yéménite, Mohammad Abdul Kader, s'évertuait à rassurer sur la bonne santé sécuritaire de la flotte yéménite. Au même moment, le ministre des transports, Khaled al Wazir, pilotait la cellule de crise, depuis un hangar situé à l'abri des regards.
Les questions sur l'A310. Il n'aura pas fallu longtemps pour que le curriculum vitae de l'Airbus A310 qui s'est abimé au large de la capitale comorienne ne soulève plusieurs interrogations sur sa capacité à voler en toute sécurité. Quelques heures après le crash, de nombreux médias et des passagers en colère le qualifiaient d'avion poubelle.
Contrôlé par la Direction générale de l'aviation civile française (DGAC) en 2007 et propriété du loueur américain ILFC (groupe AIG), l'avion s'était vu signifier, pour "défauts", une interdiction de vols sur le territoire français.
"Mais pas pour l'Angleterre", affirme, sous couvert de l'anonymat, un ingénieur de la compagnie yéménite. "Ce même A 310 avait effectué la liaison Sanaa-Londres, il y a quelques jours à peine, et il gagnait régulièrement plusieurs villes européennes et asiatiques", précise-t-il.
Le 24 juin, l'avion avait mis le cap sur Heathrow en Angleterre, Riyad en Arabie Saoudite, puis sur Abu Dhabi, la veille de l'accident.
Le ministre des transports, Khaled al Wazir, a insisté, lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement, sur le bilan technique que l'avion accidenté avait passé avec succès le 2 mai, "sous la supervision d'un ingénieur d'Airbus". Malgré ses 19 années d'âge, "l'avion ne souffrait d'aucune anomalie", selon le ministre.
Il avait rejoint la flotte yéménite en 1999, après avoir servi dans cinq compagnies étrangères, dont la compagnie française, aujourd'hui disparue, Air Liberté.
Les questions sur la compagnie Yemenia. Depuis 2007, Yemenia était placée sous le "contrôle renforcé" des autorités françaises et européennes, mais sans incidence sur les deux rotations hebdomadaires de la compagnie vers Paris.
Selon l'Aviation Safety Network (ASN), une organisation indépendante basée aux Etats-Unis, Yemenia aurait connu deux incidents techniques sérieux depuis l'an 2000, sans faire de victimes.
La compagnie est créditée d'une triste réputation commerciale, notamment sur ses vols moyen-courrier. Attentes interminables et retards, inconfort des transits, communication inexistante, surréservations, placements libres dans l'avion, sièges déchirés ou brinquebalants, ceintures de sécurité défectueuses, coffres à bagages capricieux, toilettes inutilisables, etc : tous ces manquements nourrissent quotidiennement les tensions entre le personnel navigant et les passagers, qui se voient régulièrement débarqués d'un A 330 rutilant en provenance de France pour embarquer à destination de Moroni sur un vieil A 310 inconfortable.
Accusée de laxisme par des associations de passagers, la compagnie Yemenia profite d'un marché lucratif à destination des Comores, grâce à une politique tarifaire alléchante et une franchise de bagages supérieure à ses concurrents. Les clients se retrouvent donc prisonniers de cette guerre des prix, avec le sentiment que l'aspect minable de l'avion est synonyme d'une maintenance technique approximative.
Cette accusation de vol au rabais, qui mettrait en péril la sécurité des passagers, un ingénieur du service de maintenance la réfute. "Tous nos avions peuvent voyager en toute sécurité à destination de Moroni", insiste-t-il. "Le choix de l'appareil se fait uniquement en fonction du nombre de passagers, on peut alors affréter un A 330 ou un Boeing, indifféremment".
Mercredi 1er juillet, des jeunes Français d'origine comorienne ont perturbé l'enregistrement du vol de Yemenia au départ de Paris et à destination de Sanaa, via Marseille. Une soixantaine de passagers ne se sont pas présentées.
11:18 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crash de moroni, crash d'un airbus a310
UNE ASSOCIATION MET EN CAUSE LA SÉCURITÉ ENTRE SANAA ET MORONI : "Les vols sont assurés par des compagnies poubelles"
Publié le 01/07/2009 par AFP
"Les vols entre Sanaa et Moroni sont assurés par des compagnies poubelles, ils ne répondent pas aux normes. On prend les gens comme des bêtes, on les entasse, on ne respecte pas les horaires, il y a toujours des problèmes techniques", a-t-il insisté. "On sait très bien que ce ne sont pas les conditions climatiques qui ont créé l'accident." Rappelant que l'association créée l'an dernier pour réclamer de meilleures conditions de voyage vers les Comores avait organisé le 11 août dernier une manifestation qui avait rassemblé trois cents personnes à l'aéroport de Marignane, Farid Soilihi a reproché à la France de n'avoir pas agi dans ce sens, malgré les démarches engagées.
"Nous sommes des Français. Nous demandons à la France de faire la lumière sur cet accident", a-t-il poursuivi. "Aux Comores, nous sommes tous une famille. Chaque Comorien a un parent dans ce vol." De son côté, Nassardine Haytari, adjoint (PS) au maire du 1er secteur de Marseille, d'origine comorienne, s'est dit "en colère" devant cette catastrophe "prévisible". "Les autorités françaises ne nous ont pas entendus. Le résultat du mépris, c'est qu'il y a aujourd'hui des morts", a-t-il affirmé. "Ce qui m'énerve, c'est de faire de ce drame un drame comorien. C'est un drame français et comorien", a-t-il poursuivi. Près de 80.000 Comoriens vivent à Marseille, l'une des plus importantes communautés comoriennes au monde.
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UN AIRBUS A310 S'ABÎME AU LARGE DES COMORES : Bahia, 14 ans, unique miraculée du drame
Publié le 01/07/2009 par lepoint.fr

L'A310 de la compagnie aérienne Yemenia avait embarqué ses passagers à Sanaa au Yémen pour se rendre à Moroni, via Djibouti, avec 153 passagers et membres d'équipage © EPA/YAHYA ARHAB
C'est une miraculée. Une rescapée de 14 ans, la seule à ce jour des 153 passagers de l'Airbus A310 de Yemenia Airways qui s'est abîmé dans la nuit de lundi à mardi au large des Comores , a été hospitalisée mardi. Originaire de Marseille, Bahia Bacari avait embarqué à Roissy-Charles-de-Gaulle avec sa mère, décédée dans le crash.
La jeune fille a passé une dizaine d'heures dans l'eau, accrochée à un débris de l'appareil, avant d'être repêchée. "Elle n'a rien senti et s'est retrouvée dans l'eau. Elle a entendu des gens parler autour mais elle ne voyait personne dans la nuit", précise son père Kassim Bakari avant d'ajouter que sa fille lui avait dit qu'elle avait été "éjectée" de l'avion. "On l'a éjectée. Elle s'est retrouvée à côté de l'avion", ajoute son père, contacté par Associated Press. Kassim Bakari décrit sa fille aînée comme "fragile" et sachant "à peine nager". "Elle est très très timide. Je n'ai jamais pensé qu'elle allait s'en sortir comme ça. (...) C'est le bon Dieu qui l'a voulu", insiste-t-il. Souffrant d'hypothermie, la jeune fille est hospitalisée à Moroni, la capitale comorienne.
"Avion poubelle"
L'un des sauveteurs de l'adolescente, interrogé par Europe 1, a décrit comment il avait aperçu la jeune fille, vers 3 heures, flottant dans une mer houleuse au milieu des corps et des débris de l'avion. "On a essayé de jeter la bouée, elle n'a pas pu prendre la bouée, j'ai dû sauter pour la récupérer. Elle tremble, elle tremble. On lui a mis quatre draps, on lui a donné de l'eau chaude et sucrée, on lui a simplement demandé le nom, le village. On va l'emmener à l'hôpital d'urgence", a rapporté le sauveteur à la radio. Les autorités comoriennes ont précisé que les précédentes informations selon lesquelles le survivant était un enfant de cinq ans étaient erronées.
Les causes du crash ne sont pas encore connues. Plusieurs sources mettent en cause un temps exécrable. Dominique Bussereau a confirmé sur Europe 1 qu'une météo déplorable était peut-être à l'origine de la catastrophe. Mais lepoint.fr révèle au contraire que la météo était bonne au moment du crash . L'état de l'avion est aussi pointé du doigt. "Poubelle", "épave", "tombeau" ou encore "cercueil"... Les images abondent pour décrire l'état des avions de Yemenia Airways, une compagnie détenue à 51 % par le gouvernement yéménite et à 49 % par le gouvernement saoudien.
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