lundi, 28 décembre 2009
Les événements qui ont marqué la première décennie du XXIe siècle
Publié le 28/12/2009 à par AFP

11 septembre 2001: deux avions détournés par des kamikazes islamistes heurtent de plein fouet les deux tours du World Trade Center à New York; un autre appareil frappe le Pentagone à Washington; un quatrième, dont les passagers attaquent les pirates de l'air, s'écrase dans un champ en Pennsylvanie.
Voici une sélection que quelques événements qui ont particulièrement marqué la première décennie du XXIe siècle.
11 SEPTEMBRE 2001
Deux avions détournés par des kamikazes islamistes heurtent de plein fouet les deux tours du World Trade Center à New York; un autre appareil frappe le Pentagone à Washington; un quatrième, dont les passagers attaquent les pirates de l'air, s'écrase dans un champ en Pennsylvanie. Ces attaques terroristes, sans précédent sur le territoire des Etats-Unis, coûtent la vie à 2.973 personnes, outre les kamikazes. Les deux tours jumelles s'effondrent quelques heures après les attaques, qui laissent l'Amérique en état de choc. Les attentats sont revendiqués par l'organisation Al-Qaïda d'Oussama Ben Laden, basée principalement en Afghanistan, pays alors dominé par les talibans.
"GUERRE CONTRE LA TERREUR"
En réponse, le gouvernement du président américain George W. Bush lance sa "guerre contre la terreur" qui commence avec le renversement, avant même la fin 2001, du régime des talibans par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Huit ans plus tard, environ 112.000 soldats étrangers sont toujours en Afghanistan pour soutenir le gouvernement de Kaboul face à la rébellion des talibans qui ont regagné du terrain ces trois dernières années.
Le 19 mars 2003, le gouvernement Bush lance l'invasion de l'Irak de Saddam Hussein, avec le soutien de quelques alliés comme les Britanniques. Mais cette offensive, menée sous l'accusation de dissimulation par l'Irak d'armes de destruction massive et de liens entre le régime irakien et Al-Qaïda, divise profondément les Occidentaux. Fin 2009, il y a toujours 115.000 militaires américains en Irak où des dizaines de milliers de civils ont été tués, ainsi que près de 4.400 soldats américains et 320 militaires d'autres pays.
La "guerre contre la terreur" prend aussi des aspects très controversés comme les sévices sexuels infligés à des prisonniers irakiens par des militaires américains à la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, ou l'établissement d'une prison spéciale pour "terroristes" à Guantanamo, base américaine sur l'île de Cuba, échappant à toute norme juridique.
TSUNAMI
Un très violent séisme au large des côtes indonésiennes, le 26 décembre 2004, déclenche un vaste tsunami sur le pourtour de l'océan Indien, avec des vagues pouvant atteindre 30 mètres. Environ 220.000 personnes y perdent la vie, pour les trois quarts en Indonésie, pays le plus durement frappé avec le Sri Lanka, l'Inde et la Thaïlande. Il s'agit d'une des pires catastrophes naturelles en cent ans.
SEISME EN CHINE
La province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, subit le 12 mai 2008 un séisme de magnitude 7,9 qui fait plus de 87.000 morts ou disparus dans l'effondrement de bâtiments, des éboulements et des inondations. Des millions d'habitants de la province voient leurs maisons détruites. L'effondrement en particulier d'écoles, d'hôpitaux et d'usines soulève des questions sur le respect des normes de construction plus strictes, en principe mises en oeuvre après le désastreux séisme de 1974 dans la région de Tangshan (nord-est), qui a tué des centaines de milliers de personnes.
CRISE ECONOMIQUE
Le dépôt de bilan de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, sonne le glas d'une frénésie financière autour d'opérations risquées dans le secteur du crédit immobilier américain, dit "sub-prime". Cette quasi-faillite d'un fleuron du système bancaire et les difficultés manifestes d'autres institutions comme American Insurance Group (AIG), déclenche une crise d'abord financière puis économique, la plus grave depuis le Krach de Wall Street en 1929. Au fil de la crise apparaissent les énormes montants des avoirs "toxiques" des sub-primes, diffusés par titrisation dans le monde à travers l'ensemble du système financier. Ils provoquent une dégringolade boursière, le blocage des marchés du crédit et obligent les gouvernements à renflouer le secteur bancaire avec des fonds publics. Une récession économique mondiale s'enclenche, touchant la plupart des pays, sauf quelques nations émergentes comme la Chine ou le Brésil. La crise est émaillée de scandales comme la plus grosse escroquerie de l'histoire de Wall Street, due au financier Bernard Madoff qui a fait perdre plus de 20 milliards de dollars à ses client et a été condamné à 150 ans de prison, ou les bonus et autres émoluments extravagants des banquiers. Pour 2010, les économistes prédisent une timide reprise.
OBAMA
Premier président noir des Etats-Unis, élu le 4 novembre 2008, Barack Obama prend ses fonctions en pleine crise économique, alors que son élection avec le slogan "Yes we can" a soulevé d'immenses espoirs. Fin 2009, il obtient du Sénat l'approbation d'une réforme de l'assurance maladie, qui vise à couvrir la large majorité des Américains. Un vote qu'il qualifie d'"historique".
Quant aux deux guerres héritées de l'ère Bush, il décide d'envoyer 30.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, parallèlement à un retrait progressif d'Irak, dont la fin est envisagée pour 2011. La fermeture de la prison de Guantanamo, qu'il avait promise, n'est pas encore achevée. Le processus de paix au Proche-Orient, autre dossier-clé, reste dans l'impasse malgré une intense activité diplomatique américaine. Ce qui a fait dire à nombre de commentateurs que l'attribution du prix Nobel de la paix 2009 à Barack Obama était peut-être un peu prématurée.
12:56 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : événement, crise economique, tsunami, 11 septembre 2001, barack obama
vendredi, 18 décembre 2009
Les Grecs redescendent dans la rue
Face à une crise financière sans précédent et l’annonce de mesures sévères pour réduire le déficit et la dette du pays, le gouvernement se trouve aux prises avec la première réaction d’hostilité de la part de la population. Elle s’est traduite jeudi 17 décembre avec un mouvement de grève et de manifestations, en dépit des propos du ministre de l’Economie qui se voulait rassurant.
Avec notre correspondant à Athènes, Philippe Cergel
La grève la plus suivie est celle des journalistes qui a privé le pays pendant vingt-quatre heures de toute information. Le puissant syndicat de la profession qui proteste contre les conséquences de la crise touchant tous les médias, s’est joint à l’appel lancé par le Pame, un courant syndical proche des communistes, ainsi que par le Syriza, le parti de la gauche radicale. Ces deux organisations accusent les puissantes confédérations GESEE et ADEDY, dirigées par des socialistes, de jouer les briseurs de grève.
Résultat concret de cette division syndicale, un mouvement diversement suivi avec de légères perturbations dans les écoles et les hôpitaux et un peu plus sérieuses dans les transports en commun jusqu’en début d’après-midi. La manifestation a rassemblé dans le calme quelques milliers de personnes derrière une banderole où l’on pouvait lire: « Les déficits et les dettes sont les vôtres. Que les riches paient pour la crise ! ».
Ce slogan qui résume le sentiment d’une partie de la population face aux mesures d’austérité prévues dans les prochains mois rend la position du gouvernement encore plus délicate. L’agence Standards and Poor’s a invoqué les risques d’une contestation sociale pour abaisser à son tour la note de la Grèce à 3B+.
Alors que le chômage a atteint officiellement les 9,3% au troisième trimestre, l’annonce par le ministre de l’Economie, Georgios Papakonstantinou, de nouvelles privatisations à hauteur de 2,5 milliards d’euros risque de provoquer de nouveaux remous après la période des fêtes de fin d’année.
19:04 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, crise économique
lundi, 30 novembre 2009
La crise économique à Dubaï touche les commerçants camerounais
19:54 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique, dubaï, cameroun
mardi, 24 novembre 2009
Crise: l'Afrique prend les commandes
de g. à droite: Abdoulie Janneh, Donald Kaberuka et Jean Ping, à Addis-Abeba, le 12 novembre© Dagnachew Teklu/APA
Jusqu’à présent, les Africains ont vu les crises mondiales se succéder sans réagir. Ils étaient sans pouvoir et sans voix. Le poids économique de leur continent était négligeable, leurs partenaires se limitaient à l’Union européenne et aux institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale). Bref, ils n’avaient d’autre choix que de tendre la main, et d’obtempérer… Avec la dernière crise, qui a éclaté en septembre 2008, les choses semblent – enfin – changer pour de bon.
Ce changement, dont on avait senti les prémices avec la participation africaine aux sommets du G20, est apparu au grand jour lors du premier forum africain sur les effets de la crise mondiale, à Addis-Abeba. Du 11 au 13 novembre, la capitale éthiopienne a réuni l’élite du continent et de la diaspora – près de 400 experts de toutes disciplines – pour évaluer l’impact de la crise et réfléchir aux moyens de promouvoir le développement durable et l’intégration sur le continent.
Sous l’impulsion de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine (UA), ce forum a galvanisé les esprits et provoqué des discussions d’une franchise jamais atteinte. Plus personne n’est désormais indifférent au sort de ce continent qui comptera 2 milliards d’habitants en 2050, deux fois plus qu’aujourd’hui, et dont la superficie est trois fois supérieure à celle des États-Unis ou de la Chine.
Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, l’a judicieusement rappelé : « La crise est salutaire pour tout le monde. On sait désormais que le marché capitaliste ne va pas tout résoudre et que rien n’est irréversible. Personne ne pourra plus nous dicter ce que nous devons faire. Mais notre seule voie de salut est dans le regroupement de nos forces et de nos potentialités naturelles. » Dans un discours flamboyant, il a réaffirmé que « l’Afrique doit d’abord compter sur elle-même » et – allusion aux accords de coopération avec la Chine, l’Inde ou l’Amérique latine – qu’elle a non seulement « raison de diversifier ses partenaires », mais que « c’est son droit le plus absolu ».
Pour Donald Kaberuka, le président de la BAD, l’Afrique devrait commencer à sortir de la crise dès 2010, avec un taux de croissance de 4 %, contre 1,7 % cette année. « Pour créer des emplois et réduire la pauvreté, nous avons besoin de 7 % de croissance, a-t-il tempéré. Ce n’est pas une tâche impossible, le continent est un gisement de matières premières. C’est aussi un marché de plus de 1 milliard de consommateurs. »
Le danger, a souligné Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la CEA, réside dans la « mono-économie de l’extraction des matières premières et dans la croissance sans emploi ». « Imaginons l’Afrique de demain, a conclu le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi, très en verve. Une Afrique capable de trouver une réponse globale à la crise et aux changements climatiques, une Afrique capable d’attirer les investissements, une Afrique qui ne se contenterait plus de gérer une pauvreté chronique… Pour y arriver, il faudra plus d’un forum de ce genre ! »
19:02 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ua, crise économique, diaspora, bad
mercredi, 04 novembre 2009
Crise économique : le pire a été évité

Pendant les premiers mois de sa présidence, le sauvetage de l’économie américaine a mobilisé toute l’énergie de Barack Obama.
A peine installé dans le bureau ovale, Barack Obama doit s’attaquer à la pire crise économique qu’aient connue les Etats-Unis depuis la Grande Dépression des années 1930. Dans les premières semaines de sa présidence, il parvient à faire adopter par le Congrès un gigantesque plan de relance de 787 milliards de dollars, alliant baisse d’impôts et programme de grands travaux censés stimuler la machine économique. Des centaines de milliards de dollars d’argent public sont également débloqués pour sauver de la faillite les plus grandes banques du pays, ainsi que les géants de l’automobile General Motors et Chrysler.
Pendant les premiers mois de sa présidence, le sauvetage de l’économie américaine a mobilisé toute l’énergie de Barack Obama, lui laissant peu de loisir pour lancer d’autres chantiers. Après deux ans de récession, les Etats-Unis sont aujourd’hui sortis du rouge : l’économie a renoué avec la croissance et affiche même une progression de 3.5% au troisième trimestre 2009. Mais le chômage reste endémique. 9,8% de la population active est sans emploi, c’est le taux le plus élevé depuis 26 ans.
Source : RFI
10:40 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : états-unis, crise économique
jeudi, 22 octobre 2009
Les appétits chinois sortent l’économie sud-africaine de la morosité
Le président sud-africain Jacob Zuma et le Premier ministre chinois Wen Jiabao© Xinhuanet
La crise financière internationale bénéficie à Pékin en Afrique du Sud. Les relations entre les deux pays se sont intensifiées durant le premier semestre de 2009. La Chine est désormais le premier client de la Nation arc-en-ciel. Une situation qui se confirme particulièrement dans le secteur minier.
Lorsque, fin 2008, les producteurs européens de fer ont commencé à réduire leur commande, la plupart des 4300 salariés de la mine de Sishen, qui exploite du minerai de fer dans la province sud-africaine du Northern Cape, se sont légitimement inquiétés pour leur emploi. Dix mois plus tard, cette anxiété n’est plus qu’un lointain souvenir.
Au cours de cette période, l’augmentation de 35% de la demande de l’insatiable industrie chinoise a permis de compenser le recul de 50% de celle de l’Europe, du Japon et de la Corée du Sud, victimes du choc de la récession. Les responsables de Kumba Iron Ore, filiale d’Anglo-American, propriétaire de la mine, envisagent à présent son développement.
Pour le syndicaliste Eddie Majadibodu, porte-parole des mineurs, cette nouvelle contraste singulièrement avec la situation d’un secteur, gagné depuis plusieurs mois par la morosité à l’image de l’industrie du platinium où des milliers d’emplois ont été détruits. « Nous avons été préoccupés, mais la société se porte bien aujourd’hui », explique-t-il.
Premier importateur de produits sud-africains
Kumba n’est pas la seule entreprise à bénéficier du renforcement des relations entre l’Afrique du Sud et la Chine. Au cours du premier semestre de 2009, alors que les exportations sud-africaines vers l’Allemagne, le Royaume uni, le Japon et les Etats-Unis plongeaient, la Chine a également augmenté ses commandes de chrome et autres matières premières.
Dernier signe en date de l’intensification de ces échanges, Pékin est aujourd’hui la première destination pour les exportations sud-africaines. Il y encore un an, l’Empire du Milieu ne se situait qu’au cinquième rang. Ce nouveau statut de premier partenaire n’est d’ailleurs pas sans rapport avec l’intérêt croissant de la Chine pour l’Afrique. Des industries comme le textile ou les composants électroniques sont autant de débouchés pour la place sud-africaine. (…)
Forte présence
Selon les banquiers, les investisseurs chinois devraient prendre dans les prochains mois des participations dans des mines locales, particulièrement celles qui comme les juniors sous-capitalisées ont souffert l’an passé d’une chute brutale de leur commande.
« Il y a de plus en plus de prospections. Nous recevons un à deux investisseurs potentiels par semaine », explique un banquier de Johannesburg. Plus généralement, les communications et les infrastructures de transport font de l’Afrique du Sud un pays attractif pour abriter les filiales des groupes chinois opérant dans la région. Un des plus importants groupes commercial a récemment ouvert une représentation dans la ville de Cape Town pour soutenir un projet de plusieurs millions de dollars en Angola.
Pour d’autres observateurs cependant, la relation entre les deux pays ne se développeront pas aussi vite qu’on le croit. Certains banquiers pointent les problèmes logistiques et les difficultés des entreprises chinoises à se financer en dehors de leur pays.
En outre, la Chine s’est déjà heurtée à des résistances tant politiques que culturelles sur le continent. Et il y a de grandes chances pour que cela se reproduise. Il y a trois ans, l’ancien président Thabo Mbeki avait mis en garde contre le caractère colonialiste de cette relation tout en encourageant son gouvernement à imposer temporairement , en 2007 et 2008, des quotas sur les importations chinoises de textile. « Ils ne sont pas toujours accueillis les bras ouverts », souligne un banquier.
A court terme, la position dominante de Pékin dans l’économie sud-africaine devrait s’affaiblir avec le redémarrage de l’économie européenne. Mais cette relation ne peut que se renforcer sur le long terme.
19:15 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique du sud, economie, chine, crise économique, commerce, minerai
L'économie chinoise sort de la crise
Par rfi.fr. Article publié le 22/10/2009
Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin
Il y avait du triomphalisme, ce jeudi matin, de la part des dirigeants chinois, dans la présentation des chiffres de la croissance. Le porte-parole du bureau national des statistiques a affiché sa confiance, en affirmant d'entrée que l'objectif de 8 % de croissance cette année, fixé par le gouvernement, sera atteint et même dépassé.
Sur les trois premiers trimestres, la croissance chinoise a atteint 7,7 %, avec une accélération progressive au troisième trimestre. La croissance a atteint 8,9 % en rythme annuel.
Les facteurs du redressement
Il y a pour commencer ce plan de relance de 4 000 milliards de yuans (400 milliards d'euros) injectés par le gouvernement central et les provinces dans l'économie, sous forme d'investissements, aides directes aux entreprises et financement de grand projets d'infrastructure. Fort de ce soutient, la production industrielle a fait un bond de 14 % sur un an, après avoir plongé fin 2008.
Ce plan de sauvetage a permis également de soutenir les ventes de détails, en hausse de 15 %. Les chinois se sont mis à consommer plus, grâce, là encore, aux aides du gouvernement. Mais la situation n'est pas totalement stabilisée. L'un des principaux soucis de la Chine reste la faiblesse des exportations qui restent aujourd'hui encore le principal moteur de la croissance chinoise.
18:09 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, crise économique
lundi, 19 octobre 2009
Ian Khama reconduit pour 5 ans à la tête du Botswana
L'intronisation du président reconduit est prévue en début de semaine© AFP Le Parti démocratique du Botswana (BDP) a remporté 45 des 57 sièges du parlement et les députés ont ainsi pu reconduire Ian Khama.
Le président du Botswana Ian Khama, au pouvoir depuis 2008, a été reconduit dimanche pour cinq ans à la tête de son pays, après la large victoire de son parti, le BDP, aux élections législatives organisées vendredi dans ce pays riche en diamants mais frappé par la crise.
"J'ai l'honneur et le privilège de déclarer Ian Khama président", a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche le ministre de la justice Julian Nganunu à la radio d'Etat.
Le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir depuis l'indépendance en 1966 de cette ancienne colonie britannique, a remporté 45 des 57 sièges du parlement, deux partis d'opposition et un candidat indépendant se partageant les douze sièges restants. "Nous avons de l'expérience et le Botswana nous fait confiance, particulièrement durant ces temps difficiles", a déclaré le porte-parole du BDP, Comma Serema.
Le parti devait organiser un rassemblement dimanche à Gaborone pour célébrer sa victoire, tandis que l'intronisation du président reconduit est prévue en début de semaine.
Le secteur du diamant en crise
C'est la première fois que Ian Khama, ancien militaire de 56 ans, gagne une élection. Il avait succédé en avril 2008 à Festus Mogae, arrivé au terme de ses deux mandats au pouvoir.
Fils du fondateur du Botswana et chef de la principale tribu du pays, M. Khama a été récemment critiqué, y compris au sein de son parti, pour son style autoritaire. Mais il est très populaire à l'étranger pour avoir été un des seuls en Afrique à critiquer ouvertement le président zimbabwéen Robert Mugabe.
Son mandat de cinq ans s'ouvre dans un contexte particulièrement difficile pour le Botswana, frappé de plein fouet par la crise économique, et où près de la moitié de la population (47%) vit toujours avec moins de un dollar par jour.
Bien géré, peu corrompu, le Botswana est régulièrement classé en haut des tableaux de bonne gouvernance en Afrique. Mais ce pays semi-désertique d'Afrique australe est touché par la crise économique mondiale qui affecte sa principale ressource, la vente de diamants.
Grâce à ces pierres précieuses, le Botswana a connu une croissance moyenne de 9% jusqu'en 2006. Mais cette année, le pays produira moitié moins de diamants que l'an dernier et son Produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 12% en 2009.
5 000 bourses universitaires supprimées
La chute des recettes a déjà commencé à peser sur les programmes sociaux du gouvernement, avec la suppression notamment de 5. 000 bourses universitaires.
Les inquiétudes sont également grandes pour les programmes de lutte contre le sida, qui concerne un adulte sur quatre.
Près de 725. 000 électeurs, sur une population de 1,9 million d'habitants, étaient appelés aux urnes vendredi pour désigner leurs 57 députés.
Selon un représentant d'une mission d'observation régionale, Henrique Banze, vice-ministre des Affaires étrangères du Mozambique, les élections se sont déroulées dans le calme. La commission n'a reçu aucune plainte pour intimidation, a-t-il dit.
17:15 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : botswana, crise économique, diamant, ian khama, élections législatives
mercredi, 23 septembre 2009
G20: les pays émergents sauront-ils se faire entendre?
Photo de famille des dirigeants lors du G20 de Londres, en avril 2009© DR Les pays émergents, dont l’Inde, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud, espèrent tirer leur épingle du jeu économique mondial. Le sommet du G20 à Pittsburgh, doit être pour eux l’occasion de participer réellement aux travaux de redressement après la crise.
A l’occasion du G20, les chefs d’Etat et de gouvernement se réuniront les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, en Pennsylvanie, pour faire le point sur la réglementation financière mondiale. Pour les leaders du monde économique, l’objectif de cette rencontre est d’entériner les programmes sur lesquels planchent leurs experts depuis le précédent sommet, à Londres, en avril dernier.
A cette date, les pays du G20 avaient affiché un soutien mutuel et la ferme intention de pallier aux carences du système financier international. Qu’en sera-t-il aujourd’hui, au moment où les signaux de reprise se font sentir ? Les pays émergents notamment, peu responsables de cette crise mais qui sont pourtant les plus touchés, pourront-ils faire valoir leurs intérêts face aux Etats-Unis et à l’Union européenne ?
Les Etats-Unis et l’Europe dominent les débats
D’après les annonces faites par les dirigeants des pays industrialisés, la question des bonus accordés aux opérateurs des marchés sera au cœur des discussions cette semaine, à l’image de celle des paradis fiscaux, qui avait prévalu lors du sommet de Londres. Dès lors, les pays en développement risquent d’être écartés de fait des débats, au bénéfice des géants industrialisés bien plus concernés, et qui entendent ne rien lâcher sur la question. Ils espèrent en particulier des mesures en faveur de la relance et de la mise en place de politiques budgétaires plus efficaces afin de relancer leurs économies.
Très dépendants de leurs exportations, des pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde attendent, eux, des mesures concrètes pour empêcher la tendance au repli de certains pays nationaux soucieux de mieux protéger leur production. « Non au protectionnisme » réclament-ils en substance depuis le début de la débâcle économique. Alors qu’ils semblaient avoir été entendus au printemps dernier, ils craignent désormais un recul sur ces questions.
De Londres était ressortie la promesse d’engager à cet effet 1100 milliards de dollars comme remède anti-crise, en triplant notamment les ressources du Fonds Monétaire International (FMI). Ces subventions devaient permettre au grand argentier d’augmenter sa capacité d’aide vis-à-vis des pays en difficulté. Mais au-delà du soutien qu’on voudra bien leur accorder, les puissances montantes aspirent surtout à une véritable visibilité au sein des instances internationales de décision.
Vers une gouvernance mondiale ?
Car, pour l’heure, on est loin de l’unanimité sur la gestion de cette crise, et l’intérêt général est relégué au second plan face aux ambitions nationales. Pour preuve, la déclaration de Christine Lagarde, ministre française de l’Economie qui a déploré lors d’une conférence de presse organisée par l'association des journalistes économiques et financiers le 22 septembre sur le G20, que la Chine et le Brésil soient « peu mobilisés » sur la question de la limitation des bonus. Pour trouver un consensus, les économies du Sud doivent de leur côté pouvoir dépasser l’antagonisme qui les oppose encore aux pays industrialisés, le préalable étant l’existence d’instances internationales dans lesquelles elles pourraient se faire entendre. Mais on en est encore loin.
Seront présents à Pittsburgh les pays industrialisés du G8 (France, Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Russie et Italie) ainsi que 11 nations dites « émergentes », à savoir : l’Inde, la Chine, l’Argentine, le Brésil, l’Australie, l’Indonésie, le Mexique, l’Arabie Saoudite, la Turquie, l’Afrique du Sud et la Corée du Sud. Quant au vingtième membre, il s’agit en fait de l’Union Européenne, représentée par un membre de la présidence tournante (la Suède) et un membre de la Banque Centrale Européenne (BCE).
16:55 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise économique, finance, g20, pays émergents
lundi, 14 septembre 2009
SOS pays pauvres
Pour éviter que les pays les plus pauvres soient les laissés-pour-compte de la crise, la Banque mondiale (BM) a dépêché l’un de ses émissaires en Europe pour maintenir la pression sur les bailleurs de fonds qui alimentent l’Association internationale de développement (AID), chargée, au sein de l’institution, d’œuvrer en faveur de ces pays. Une mission confiée à Axel van Trotsenburg. Nommé vice-président chargé du Financement concessionnel et des Partenariats mondiaux à la mi-août, ce dernier a entrepris, au début de septembre, une tournée en Allemagne, au Royaume-Uni, dans les pays scandinaves, en France et aux Pays-Bas. À son retour à Washington, il rencontrera les Américains et les Japonais.
L’Afrique est particulièrement concernée par l’opération. Sur les 82 pays les plus pauvres qui bénéficient des crédits de l’AID, une quarantaine sont africains. Chaque année, ces derniers (Sénégal, Mali, Burkina, Cameroun…) obtiennent plus de 50 % des crédits alloués par le fonds pour financer leurs budgets, leurs infrastructures, leurs systèmes de santé ou d’éducation.
Au cours de la dernière année fiscale de la BM, qui s’est achevée en juin 2009, l’AID a engagé un programme de crédits record de 14 milliards de dollars, en hausse de 25 % par rapport à l’exercice précédent (11 milliards). Sur trois ans (jusqu’en juin 2011), l’AID dispose d’un budget de 42 milliards de dollars.
« Ces pays ont fait des progrès pour réduire la pauvreté, explique-t-on à la BM. Mais ils sont très fragiles, surtout avec la crise, qui les frappe eux aussi. Il faut donc faire un effort supplémentaire pour protéger les couches les plus vulnérables de leur population. » Dont acte.
17:46 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise économique, pauvreté, nomination, banque mondiale






