samedi, 02 janvier 2010
Tentative d’assassinat d’un des dessinateurs des caricatures de Mahomet
Le dessinateur danois Kurt Westergaard a été victime d'une tentative d'assassinat à son domicile le 2 janvier 2010, dans la nuit de vendredi à samedi. Son agresseur, un jeune Somalien de 28 ans, proche du mouvement islamiste des shebabs, a été interpellé par la police.
Le dessinateur danois Kurt Westergaard a été victime d'une tentative d'assassinat à son domicile d'Aarhus dans la nuit du samedi 2 janvier. Un Somalien s'est introduit dans le domicile de l'auteur d'une des caricatures de Mahomet. Il était armé d'une hache et d'un couteau et avait l'intention d'assassiner l'artiste.
Kurt Westergaard s'est retranché dans une salle sécurisée et a pu appeler les secours. La police est intervenue très rapidement tirant à deux reprises sur l'agresseur. L'homme âgé de 28 ans a été conduit à l'hôpital pour y être opéré. Ses jours ne sont pas en danger.
Selon la police danoise, l'agresseur entretient des liens étroits avec des chefs d'al-Qaïda en Afrique de l'Est, et la milice islamiste de Somalie, les shebabs. Ce Somalien, qui possède un titre de séjour en règle, sera inculpé pour tentative de meurtre contre Kurt Westergaard et un policier danois.
09:59 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, droits de l’homme, terrorisme
lundi, 21 décembre 2009
Questions sur les carences d'un sommet bancal

Vue générale du Bella Center, à Copenhague, où s'est déroulé le sommet. Crédits photo : AFP
La Conférence sur le climat a débouché sur un accord a minima qui a toutefois le mérite d'exister.
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Le sommet de Copenhague est-il un échec total ?
Nicolas Sarkozy, la veille de son arrivée à Copenhague, lors de son interview à Canal +, avait énuméré les quatre critères de réussite du sommet. Seuls deux figurent dans l'accord final : la limitation de la hausse des températures de 2°C comme objectif, et les engagements financiers. En revanche, la référence à une diminution de 50 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde en 2050 ainsi que la création d'une organisation mondiale de l'environnement sont passées par pertes et profits. L'Europe s'était engagée à porter son effort de 20 % à 30 % en cas d'accord satisfaisant. Elle «s'en tiendra à l'objectif de 20 % jusqu'à la conclusion d'un traité contraignant», a déclaré Angela Merkel. Pour certains, le sentiment d'échec tient au fait que la perspective d'un traité a totalement disparu de l'accord final. Samedi, tous les diplomates s'interrogeaient sur la valeur juridique de ce texte. C'est une décision «acrobatique», concède le diplomate maltais Michael Cutajar, un des responsables de la négociation onusienne. «L'urgence ne produit pas le droit, analyse Laurence Boisson de Chazournes, professeur de droit international à l'université de Genève, c'est le droit qui accompagne le processus politique.» Copenhague a accouché d'un accord bancal, mais qui a le mérite d'exister. «Ce sont les chefs d'État qui ont sauvé le processus. Avant qu'ils arrivent, on était fichu», commente Brice Lalonde, l'ambassadeur climat pour la France. Les optimistes soulignent que même en l'absence de règles du jeu internationales, tous les pays, États-Unis et Chine compris, ont engagé des politiques nationales de lutte contre le réchauffement climatique.
Le processus de négociations de l'ONU a-t-il implosé ?
La présence des chefs d'État et de gouvernement a court-circuité les voies traditionnelles de la négociation onusienne. L'accord de Copenhague a été ficelé derrière des portes closes entre une petite trentaine de dirigeants sur 119 présents et 193 États représentés. «Vous allez entériner ce coup d'État contre les Nations unies», tonnait la déléguée du Venezuela durant l'ultime séance plénière, dans la nuit de vendredi à samedi.
À l'instar de nombre d'acteurs de cette folle quinzaine danoise, Nicolas Sarkozy confirme : tout cela montre «les limites d'un système onusien qui est à bout de souffle».
«Si certains grands pays, comme l'Inde, étaient au Conseil de sécurité, cela serait plus facile de leur faire endosser leurs responsabilités», a ajouté le chef de l'État, persuadé qu'«il n'y aura plus d'autres conférences où personne ne peut prendre de décision». Copenhague esquisse «ce que pourrait être une gouvernance planétaire, remarque Brice Lalonde. Il n'y aurait pas de contrainte a priori, mais une surveillance a posteriori des engagements climatiques.»
Le protocole de Kyoto est-il mort ?
Signé en 1997 mais ratifié et entré en application en 2005 seulement, le protocole de Kyoto engage 37 pays industrialisés plus l'Union européenne (UE) à des réductions chiffrées de leurs émissions de CO2, pour la période 1990-2012. Les États-Unis n'ont jamais ratifié Kyoto. La conférence de Copenhague avait pour objectif de fixer les règles du jeu de l'après-Kyoto. L'accord succinct prévoit seulement que les pays industrialisés «s'engagent individuellement ou collectivement» pour l'échéance 2020. Sans autre carcan qu'une surveillance aux règles indéterminées. Cependant, il n'est pas exclu que le protocole de Kyoto soit prolongé pour l'après-2012 par un nouveau texte contraignant. Mais, comme l'a perfidement souligné Barack Obama, «Kyoto était juridiquement contraignant, et personne n'a respecté ses engagements».
Que va-t-il se passer maintenant ?
La déclaration de Copenhague ne fixe même pas de calendrier pour obtenir un traité ou autre document contraignant sur le climat. Les Européens et de nombreux pays en voie de développement espéraient au moins mentionner la conférence ministérielle annuelle suivante comme date butoir. Celle-ci se déroulera du 29 novembre au 10 décembre 2010 à Mexico. Avant Mexico, Bonn, siège du secrétariat de la Convention de l'ONU sur le climat, accueillera du 31 mai au 11 juin une réunion d'étape. Les scientifiques sonnent l'alarme, mais le processus politique mondial entamé à Rio en 1992 n'en est qu'à ses débuts.
LIRE AUSSI :
» Borloo relativise l'échec de Copenhague
» Climat : Copenhague s'achève sur un échec
17:57 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, sommet de copenhague, climat
mercredi, 16 décembre 2009
C'est la pagaille à Copenhague!

Dernière info, 12h42: Environ 200 délégués, nombre d'entre eux issus de pays en développement, sont sortis mercredi du Bella Center pour aller à la rencontre des manifestants bloqués à l'extérieur par les forces de l'ordre. Chantant des slogans, ils ont traversé tout le Bella Center puis sont sortis, canalisés par un cordon de policiers se tenant épaule contre épaule.
>> Cliquez ici pour rafraîchir et avoir les dernières infos
12h40: Les CRS sortent la lacrymo
Un manifestants témoigne: «On s'est tous attachés les uns aux autres, pour former un bloc, et on a poussé, lentement, jusqu'au cordon de CRS, en demandant à ce qu'on nous laisse passer. Les CRS ont repoussé la chaîne à coup de lacrymos».
12h30: Manifestants vs police
170 personnes ont été interpellées entre les stations de métro Oerestad et Bella Center. Elles auraient tenté de pénétrer dans l'enceinte du Bella Center.
12h14: La présidente des consultations démissionne
Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a pris mercredi la présidence de la conférence climat de l'ONU à Copenhague en remplacement de Connie Hedegaard, chargée des consultations informelles pour boucler l'accord contre le réchauffement.
>> Notre blog sur le sommet de Copenhague, c'est ici
12h10: A l'intérieur, c'est le grand secret
Contactée par 20minutes.fr, l'entourage de la députée européenne Sandrine bélier, qui se trouve à l'intérieur du bella Center (où se déroule la conférence), «on ne sait rien de ce qui se passe dehors. On doit aller à la pêche aux infos. Et si on sort, on a peur de ne plus pouvoir rentrer dans le bâtiment».
12h07: Les «Amis de la terre» recalés
Outre les manifestants arrêtés, une centaine de membres de l'organisation écologiste «Les amis de la Terre», dûment accrédités, ont été bloqués ce mercredi matin à l'entrée du Bella Center où se tient la Conférence de l'ONU sur le climat. «On nous a refusé l'accès, alors que nous sommes tous accrédités», a expliqué le directeur exécutif des Amis de la Terre, Andy Atkins, alors que sa délégation au complet était assise en signe de protestation devant les derniers portiques de sécurité marquant l'entrée du centre.
10h49: 100 personnes arrêtées
Un peu plus tôt dans la matinée, plus de 100 personnes ont été arrêtées devant le Bella Center de Copenhague où se déroule la conférence de l'ONU sur le climat, a annoncé une porte-parole de la police. Les manifestants «ont été interpellés près de la station de métro du Bella Center», dans la banlieue de Copenhague par des policiers avec des chiens, a-t-elle ajouté. Ils font partie d'un groupe de manifestants rassemblés près du Bella Center pour tenter de pénétrer par l'arrière de l'enceinte clôturée par plus de 6 kilomètres de grillages.
13:46 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, danemark, sommet, copenhague
mardi, 15 décembre 2009
Copenhague : l'appel d'Angélique Kidjo
La chanteuse Angélique Kidjo est impliquée dans de nombreux combats© AFP "On ne peut pas continuer à se dire: on a du temps. On n'a pas de temps ! La chanteuse béninoise Angélique Kidjo a appelé de ses voeux samedi à Copenhague une réaction forte et rapide face au changement climatique.
"Il y a des rivières qui s'assèchent en Afrique, il y a des cours d'eau où on peut marcher alors qu'on ne l'avait jamais fait avant. C'est maintenant ou jamais", a-t-elle expliqué à l'AFP en marge de la manifestation qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans la capitale danoise.
"Je ne veux plus de paroles, ni de promesses. Je veux qu'à la fin de la rencontre, il y ait un papier signé avec une échéance. Ceux qui pensent que les populations ne vont pas suivre ont tort".
Que faut-il attendre de la conférence climat en cours, qui doit s'achever vendredi en présence de plus de 100 chefs d'Etat?
"J'espère que cela va donner quelque chose, parce que si cela ne donne rien du tout, moi, je sais qui sont les gens au pouvoir en ce moment, je ne risque pas d'oublier leurs têtes", a-t-elle répondu.
"Je viens d'un continent qui est touché de plein fouet par le changement climatique sans avoir les moyens de l'éviter ou de changer le cours des événements", a-t-elle ajouté.
"Le changement climatique ce n'est pas seulement une question de scientifiques. Bien sûr, on a besoin de preuves scientifiques. Mais en même temps, il faudrait être complètement stupide pour ne pas voir ce qui se passe autour de nous", a ajouté la chanteuse, impliquée dans de nombreux combats, de la lutte contre le sida à la défense de l'environnement.
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans le froid à Copenhague pour réclamer un accord ambitieux et contraignant à la Conférence sur le climat de Copenhague.
18:44 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, danemark, réchauffement, angélique kidjo
Ban Ki-moon s’efforce de sauver le sommet de Copenhague
« Ce n'est plus le moment de gesticuler. Chaque pays doit prendre sa part pour sceller un accord à Copenhague », a mis en garde le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui est attendu ce 15 décembre 2009 dans la capitale danoise. Les travaux sur le changement climatique ont pris du retard, notamment en raison du coup de colère des pays africains. Les 53 pays de la délégation du continent se sont retirés des groupes de travail durant plusieurs heures pour manifester leur désaccord avec les pays industrialisés, peu enclins selon eux à réduire réellement leurs émissions de gaz à effet de serre.
Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion
Avant de se rendre sur place, le secrétaire général de l’ONU a exhorté les négociateurs à surmonter les obstacles. « Le moment est venu d’agir », a-t-il expliqué. Selon lui, les Etats font face à un choix historique très clair. « Nous pouvons avancer vers une croissance durable et verte, ou continuer sur la route qui nous mènera à notre perte », a-t-il dit.
Le secrétaire général de l’ONU appelle les 115 chefs d’Etat et de gouvernement qui vont se rendre à Copenhague à faire preuve de leadership. « Nous n’avons plus le temps de prendre des poses ou de blâmer les autres », a expliqué Ban Ki-moon.
Le secrétaire général de l’ONU se dit toutefois confiant, grâce aux promesses des pays riches et émergeants. Il a aussi balayé d’un revers de la main les critiques de ceux qui tentent de remettre en cause les preuves scientifiques du changement climatique.
Le secrétaire général de l’ONU s’est beaucoup impliqué dans cette négociation. Il en a fait la pierre angulaire de son mandat. Mais il n’a pas encore réussi à combler le fossé entre les pays riches, qui en pleine crise économique sont réticents à s’engager, et les pays en développement, qui ne se sentent pas responsables du changement climatique, et ne veulent pas en payer le prix.
14:25 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réchauffement climatique, climat, danemark, onu, sommet de copenhague, ban ki-moon
lundi, 07 décembre 2009
De Kyoto à Copenhague, ce qu'il faut savoir
Par liberation.fr
Qu'est ce qui a été décidé au Japon en 1997? Les engagements ont-ils été tenus? Que va-t-il se passer au Danemark durant les douze jours du sommet? Toutes les clés pour comprendre les enjeux de la conférence qui s'est ouverte ce lundi matin.
(REUTERS)
Protocole de Kyoto, kesako?
C'est, à ce jour, le premier outil international et unique instrument multilatéral de lutte mondiale contre l'effet de serre.
Protocole additionnel à la convention de l'ONU sur les changements climatiques adoptée en 1992 à Rio, Kyoto a été conclu en décembre 1997 et est entré en vigueur en février 2005.
Son avenir se jouera à Copenhague, car les engagements conclus au Japon s'achèvent fin 2012.
Que visait-il?
L'objectif de Kyoto était de réduire les émissions mondiales de six principaux gaz à effet de serre (GES), dont le CO2, d'au moins 5% en 2012 par rapport à 1990.
Selon une étude publiée mi-novembre dans la revue Nature Geoscience, les émissions ont bondi de +41% par rapport à 1990 et celles liées à l'utilisation d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) ont bondi de 29% entre 2000 et 2008, malgré un léger ralentissement l'an dernier dû à la crise.
Ce protocole a-t-il été un succès?
Non. La contrainte de réduction de Kyoto ne pèse que sur les 38 pays industrialisés (dont l'Union européenne) qui l'ont ratifié, au nom de leur responsabilité historique due à leur développement précoce dès la fin du XVIIIe siècle.
C'est pour cette raison que les Etats-Unis avaient refusé de ratifier le traité.
Les 38 pays (dits de l'Annexe 1) qui ont ratifié le protocole représentaient 46% des émissions de gaz à effet de serre en 2004 (pour 20% de la population mondiale et 57% du PIB). Ils se sont vu imposer des «objectifs différenciés» de -8% pour l'UE à +15% pour la Russie, -6% pour le Canada ou le Japon.
Par ailleurs, les pays émergents, dont la Chine, devenue premier pollueur mondial (19% des émissions), ou l'Inde, sont exonérés de ces engagements, au même titre que l'ensemble des pays en développement malgré leur croissance exceptionnelle.
Qu'est-ce que le sommet de Copenhague?
Cette conférence, à laquelle participent 192 pays, doit garantir le renouvellement des engagements internationaux en enrôlant cette fois dans l'effort l'ensemble des grands pollueurs, soit au sein d'un protocole de Kyoto amendé, soit par un nouveau traité.
Fait sans précédent depuis la conférence fondatrice de Rio (1992), une centaine de chefs d'Etat sont attendus lors de ce rendez-vous danois
Quels sont les objectifs de cette conférence?
Limiter à deux degrés la hausse de la température moyenne à la surface de la Terre. L'objectif, qui passe par une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre , est aujourd'hui largement partagé. Mais la répartition des efforts nécessaires pour y parvenir est loin de faire l'unanimité.
Pour espérer rester sous la barre des deux degrés, selon les scientifiques, il faut diviser par deux, d'ici à 2050, les émissions mondiales des gaz à effet de serre, issues pour l'essentiel de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. Et de 80% celles des pays industrialisés.
L'enjeu est de favoriser, grâce à des transferts de fonds et de technologie, l'émergence pour les pays du Sud d'un nouveau modèle de développement, moins gourmand en combustibles fossiles que celui qui fut celui des pays du Nord pendant des décennies.
Comment mettre ces objectifs en musique?
Les engagements des grands pays en développement doivent passer par une série d'actions mesurables, vérifiables, leur permettant d'infléchir la hausse vertigineuse de leurs émissions dans le même délai. Il faut donc parvenir à un système de contrôle des engagements et des actions programmées. Il faut aussi parvenir à un accord sur le financement de l'aide à l'adaptation des pays les plus vulnérables au changement climatique en cours et à l'atténuation des émissions des économies en développement dès l'adoption du nouvel accord.
L'accord de Copenhague, si accord il y a, doit stipuler le montant chiffré (qui paye quoi, pour qui), ainsi que son mode de gestion et de contrôle.
Il faut aussi parvenir à fixer une date-limite pour transformer cet accord en un traité international d'ici la fin de 2010, à temps pour prendre le relais des engagements pris à Kyoto pour 2008-2012.
Enfin, le sommet de Copenhague doit déboucher sur des décisions techniques concernant la protection de forêts et le transfert de technologies propres.
Faut-il être optimiste sur les accords à attendre de ce sommet?
Non et oui. Actuellement, mis bout à bout, les engagements annoncés à ce jour par les pays industrialisés à l'horizon 2020 représentent une baisse de 12% à 16% de leurs émissions par rapport à 1990, loin de la fourchette de 25% à 40% mise en avant par les scientifiques pour se placer sur la bonne trajectoire.
Ces dernières semaines ont pourtant apporté quelques signaux encourageants, avec les premiers engagements chiffrés des Etats-Unis, de retour dans le jeu climatique après huit années d'inaction sous Bush, et de la Chine - les deux principaux pollueurs de la planète - puis, jeudi, de l'Inde.
Pourquoi les négociations sont-elles si compliquées?
Les grands pays émergents, Chine et Inde en tête, expriment leur frustration et soulignent la «responsabilité historique» des pays industrialisés dans le réchauffement.
Et si Copenhague se conclut sur un échec?
Ce sommet n'est que le préambule à la conférence de Mexico, qui aura lieu l'an prochain. Les négociateurs visent un ensemble de décisions politiques, dont certaines avec application immédiate, qui donneraient lieu à un traité en 2010. Au plus tard lors de la conférence de Mexico qui aura lieu en fin d'année.
13:59 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, climat, sommet de copenhague
Sommet de Copenhague : l’Afrique aura son mot à dire

« L’Afrique n’est pas prête à signer n’importe quel accord tant que nos revendications et nos exigences ne sont pas prises en compte », a déclaré mardi à Dakar, Djibo Leyti Kâ, le ministre sénégalais de l’Environnement. Le ton est donné, le continent compte défendre ses politiques et ses stratégies de lutte contre le changement climatique, lors de la 15e conférence sur le climat qui doit se dérouler du 7 au 18 décembre, à Copenhague, au Danemark.
En novembre dernier, lors d’une rencontre internationale à Addis Abbeba, en Ethiopie, les chefs d’Etat africains s’étaient mis d’accord sur les questions clés à aborder lors de ce sommet. Les objectifs à atteindre sont, dans les prochaines années, l’atténuation des changements climatiques, l’adaptation de l’Afrique aux changements climatiques, le transfert des technologies, le renforcement des capacités des pays africains, et le financement.
Le problème du financement
Un point soulevé à l’occasion du 7e Forum mondial pour le développement durable, début octobre, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Les dirigeants africains ont alors statué sur le montant des compensations qu’ils demanderaient à Copenhague. « Nous pensons qu’il faut 65 milliards de dollars (44 millions d’euros) pour pouvoir faire face, d’un point de vue continental, à ces phénomène de changement climatique », a annoncé le président du Comité d’organisation, Salifou Saxwadogo.
Une requête entendue par le ministre français du développement Jean-Louis Boorlo qui, dans ses propositions en vue du sommet de Copenhague, a inclus un « Plan Justice Climat ». Un document ambitieux qui prévoit la somme de 410 milliards de dollars (275 milliards d’euros) sur 20 ans en direction des pays les plus exposés au réchauffement climatique, dont 305 milliards de dollars reviendraient au continent africain.
Le front commun des pays émergents
Malgré ces promesses de financement, l’Afrique du sud, comme d’autres pays émergents, n’entend pas remplir les objectifs fixés par le Sommet de Copenhague, qui se veut plus contraignant que le protocole de Kyoto. Avec la Chine, l’Inde et le Brésil, le pays a proposé mardi un texte pour la Conférence sur le climat différent du projet de déclaration finale envisagé par le Danemark. Le même jour, cette proposition a été soumise à la discussion lors d’une réunion préparatoire avec des représentants des pays développés, a indiqué le négociateur en chef de l’Afrique du Sud, Alf Wills. « Il y a deux positions différentes sur la table, et le processus doit maintenant établir s’il y a des points communs », a-t-il affirmé.
Ces deux propositions traduisent les points de vue divergents entre pays industrialisés et pays en développement. Ces derniers sont hostiles à l’adoption d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. Ils récusent également tout engagement en faveur d’une réduction des émissions mondiales à partir de 2020 et du maintien du réchauffement moyen sous le seuil de 2°C.
Pourtant, les conséquences de l’effet de serre touchent l’Afrique de plein fouet : désertification, dérèglements climatiques (inondations, sècheresse). Selon le groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC), créé en 1992, les pluies ont diminué de 25% en trente ans dans le Sahel et la température a augmenté en moyenne de 0,7 degrés en Afrique en un siècle.
Lire aussi :
Réchauffement climatique : l’Afrique met les pays riches sous pression
Réchauffement climatique : l’Afrique veillera à ses intérêts à Copenhague
13:00 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, climat, sommet de copenhague, environnement
vendredi, 06 novembre 2009
Le Danemark autorise l'accès à Internet pendant les épreuves du Bac
Les candidats au A Level, baccalauréat local, de treize lycées expérimentaux auront cette année l’autorisation d'utiliser Internet pour leurs examens (depuis plus de dix ans déjà les élèves danois peuvent rédiger leurs copies sur ordinateur). Si l'essai est concluant, le principe sera généralisé à tous les lycéens en 2011.L'accès au web sera cependant limité : pas de messagerie instantanée entre candidats ni de mail avec l'extérieur. Un contrôle aléatoire devrait suffire à dissuader les tricheurs, le ministère de l'Éducation comptant sur l'intégrité des étudiants. Les professeurs sont un peu moins confiants, forts de l'expérience quotidienne de ruses toujours réinventées pour déjouer leur surveillance.En fait, les épreuves seront adaptées et demanderont capacités de réflexion, d'analyse et de synthèse plus que connaissances encyclopédiques. A l'origine de cette décision, la conviction du ministère qu'Internet est déjà utilisé par les élèves pour leurs devoirs, et qu'il le sera au quotidien dans leur vie professionnelle. Autant les former, dès lors, à savoir trier parmi une profusion d'informations.L'on pourrait objecter aux pouvoirs publics danois bien intentionnés que le bon usage du web doit être enseigné tout au long de la scolarité, et que l'autoriser pendant l'examen final ne fera pas vraiment avancer le schmilblick… Mais profitera aux geeks.
17:38 Publié dans INSOLITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark
mardi, 27 octobre 2009
Un attentat aurait été déjoué au Danemark
27/10/2009 - par jdd.fr
Deux habitants de Chicago ont été arrêtés et inculpés de complot visant à attaquer Jyllands-Posten, un journal danois qui avait publié des caricatures du prophète Mahomet, a annoncé mardi le département américain de la Justice. David Headley se serait rendu cette année au Danemark pour y repérer des cibles éventuelles et aurait discuté de ses projets avec des comploteurs présumés au Pakistan. Il a été arrêté le 3 octobre alors qu'il allait quitter Chicago pour Lahore. Tahawwur Hussain Rana, un Canadien établi à Chicago, a quant à lui été arrêté le 18 octobre. Il est accusé d'avoir aidé Headley à se déplacer à l'étranger et de s'être entretenu de cibles possibles avec lui.
17:54 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attentat, danemark, justice
lundi, 22 juin 2009
Danemark/Groenland : Le Groenland fait un pas vers l'indépendance
La reine Margrethe, vêtue du traditionnel costume de fête groenlandais, à Nuuk, le 21 juin 2009.
(Photo: Reuters)
Pour fêter cette dernière étape vers l'indépendance, des milliers de Groenlandais se sont massés sur le port de Nuuk, la capitale, où les colons danois ont débarqué il y a 300 ans.
Le nouveau statut de l'île a été plébiscité en novembre dernier par les deux tiers des 57 000 habitants du Groenland, pour la plupart Inuits. Ils vont enfin disposer de leurs ressources naturelles : pétrole, gaz, or, diamant, uranium. Des ressources qui suscitent beaucoup de convoitises. Avec le réchauffement climatique, ces extraordinaires réserves devraient devenir plus facilement exploitables.
Ces ressources devraient permettre de développer l'économie de l'île. Les Groenlandais, encore très dépendants financièrement de la couronne danoise, pourront alors accéder à l'indépendance.
Le nouveau statut accorde aussi aux Inuits le droit à l'autodétermination et la reconnaissance en tant que peuple et ils auront un droit de regard sur leur politique étrangère et leur sécurité toujours confiées aux Danois.
Enfin la langue groenlandaise devient la langue officielle du Groenland. Les réalités sociales du Groenland assombrissent un peu la fête. La coalition au pouvoir fait de l'éducation et de la lutte contre l'alcoolisme ses priorités.
Reprendre en main les ressources de l'île
Le Groenland va dès à présent racheter 50% des actions que l'Etat danois possédait encore dans la compagnie groenlandaise Nunaoil, ce qui lui laissera toute latitude dans l'attribution des licences de prospection et d'exploitation pétrolière aux compagnies internationales.
Reprendre en main les ressources de l'île est une des priorités du nouveau gouvernement local. Or ces richesses sont potentiellement immenses. Le sous-sol gelé du Groenland recèlerait, uniquement en pétrole, l'équivalent du tiers de ce qui a déjà été pompé dans la mer du Nord, à ce jour.
L'extraction du pétrole pourrait ne pas commencer avant dix ans, et la forte chute des cours du brut depuis un an, risque de retarder des investissements très coûteux.
Le Groenland pourrait attendre un peu avant de pouvoir s'assumer complètement : la moitié de son budget provient de Copenhague. L'autre moitié de la pêche, et surtout de la crevette, raréfiée, elle par le réchauffement climatique.
11:17 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, groenland






