mercredi, 06 janvier 2010
frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza
Un soldat égyptien tué dans un échange de tirs avec le Hamas
Un jeune soldat égyptien a été tué mercredi dans un échange de tirs avec le Hamas à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.
De sources égyptienne et palestinienne, on indique que le soldat de 21 ans a été tué du côté égyptien de la frontière au niveau de la ville de Rafah par des tirs de policiers du Hamas.
Quatre Palestiniens ont pour leur part été blessés dans cet échange, qui s'est produit lorsque des dizaines de Gazaouis ont jeté des pierres sur les forces de sécurité égyptiennes.
Ils entendaient ainsi protester contre la construction par l'Egypte d'une sorte de "ceinture d'acier" censée empêcher le creusement de tunnels de contrebande entre les deux territoires.
L'incident de mercredi est le plus sérieux entre l'Egypte et le mouvement islamiste depuis que Le Caire a entrepris en toute discrétion la construction de ce mur d'acier, il y a un mois.
Selon un responsable militaire israélien, ce "mur" d'acier souterrain de 14 km est susceptible, une fois achevé, dans quelques mois, de mettre un terme à l'importation d'armes par le Hamas.
Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé un "mur de la mort" qui empêche l'étroite bande côtière, soumise à un blocus israélo-égyptien, de s'approvisionner en produits de première nécessité.
BLOCUS INTERNATIONALEMENT CRITIQUÉ
Quelque 3.000 tunnels entre Gaza et l'Egypte étaient opérationnels avant l'intervention militaire israélienne d'il y a un an contre le Hamas et seulement 150 seraient encore en fonction.
L'Egypte était soumise à des pressions croissantes d'Israël et des Etats-Unis pour faire cesser le trafic souterrain vers l'étroite bande côtière surpeuplée.
Le blocus vise à faire plier le Hamas qui refuse obstinément de renoncer à la violence, de reconnaître le droit d'Israël à l'existence et d'endosser les accords passés entre l'OLP et l'Etat juif.
Il a été initialement imposé lorsque des activistes venus de Gaza ont enlevé du côté israélien de la frontière le soldat Gilad Shalit, en juin 2006, un rapt revendiqué par trois mouvements dont la branche militaire du Hamas.
Le blocus a été renforcé lorsque le Hamas a chassé de Gaza les forces fidèles au président palestinien modéré Mahmoud Abbas, en juin 2007.
Son maintien après l'offensive dévastatrice de Tsahal à Gaza, il y a un an, est très critiqué par la communauté internationale, qui s'indigne du blocage de l'aide étrangère à la reconstruction du territoire.
Version française Marc Delteil
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mardi, 29 décembre 2009
Netanyahu au Caire pour des entretiens sur la paix au Proche-Orient
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé mardi en début d'après-midi au Caire© AFP Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé mardi en début d'après-midi au Caire où il doit s'entretenir avec le président égyptien Hosni Moubarak du processus de paix israélo-palestinien, a-t-on appris de source aéroportuaire.
Ce déplacement intervient alors que l'administration américaine de Barack Obama prépare, selon des diplomates arabes et occidentaux au Caire, deux lettres de garanties destinées aux Palestiniens et à Israël qui devraient servir de base à une relance des négociations suspendues depuis l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza fin 2008.
La dernière visite de M. Netanyahu au Caire date du 13 septembre.
Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a affirmé dimanche que les entretiens entre MM. Netanyahu et Moubarak porteraient "sur les moyens de relancer les efforts de paix".
Juste avant son arrivée, M. Aboul Gheit a vivement critiqué mardi le lancement par le gouvernement israélien d'appels d'offres pour la construction de centaines de nouveaux logements juifs à Jérusalem-est.
Israël pointé du doigt
La construction de ces nouveaux logements "avorte les efforts déployés pour relancer les négociations (israélo-palestiniennes) qui doivent mener à l'établissement d'un Etat palestinien", a déclaré M. Aboul Gheit, cité par l'agence égyptienne MENA.
"Un tel comportement suscite des interrogations sur le sérieux de la volonté d'Israël de parvenir à un règlement définitif (du conflit avec les palestiniens) et porte à croire qu'Israël cherche à se dérober aux obligations d'une paix juste et durable".
Le ministère israélien de l'Habitat a publié lundi des appels d'offres pour la construction de 692 logements notamment à Névé-Yaacov, Pisgat-Zeev et Har-Homa, qui figurent parmi la dizaine de quartiers juifs érigés dans la partie orientale de la Ville sainte conquise et annexée en juin 1967.
18:42 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, diplomatie, israël, palestine, paix
lundi, 21 décembre 2009
Les Frères musulmans d'Egypte se cherchent un nouveau chef
Mohammed Mehdi Akef, actuel leader des Frères musulmans, ici au Caire en 2005© AFP Affaiblis par leurs divisions internes, les Frères musulmans d'Egypte élisent en ce moment leur nouveau leader, en remplacement de Mohammed Mehdi Akef. La confrérie pourrait, en raison de ses désaccords, accuser un net recul aux prochaines élections législatives.
Les Frères musulmans d'Egypte ont commencé à voter pour élire leur nouveau chef et leur bureau exécutif, rapporte lundi la presse, faisant état de graves divisions internes susceptibles d'affaiblir la première force d'opposition du pays. Les membres de la confrérie doivent élire le successeur de leur Guide suprême, Mohammed Mehdi Akef, qui a décidé de se retirer en janvier, au terme de son mandat. Ils désignent également les 16 membres du bureau exécutif.
Les résultats préliminaires dimanche soir montrait que 14 membres du bureau exécutif ont déjà été élus alors que quatre hauts responsables, dont le numéro 2 Mohammed Habib, rivalisent pour les deux postes restants, indique le journal Al-Chorouk, citant des sources du mouvement.
Confrérie diviséé
Mohammed Habib a indiqué à ce journal que le groupe était divisé entre les partisans d'un mouvement plus actif dans la vie politique et ceux qui préfèrent le statu quo.
Les Frères musulmans sont officiellement interdits en tant que parti politique mais relativement tolérés dans les faits, même si leurs membres font régulièrement l'objet d'arrestations.
"Les désaccords au sein du groupe sont très sérieux", a déclaré Amr el-Choubaki, analyste au Centre Al-Ahram d'études politiques et stratégiques.
"La plupart des membres du groupe sont des conservateurs ayant peu d'expérience politique en dehors des Frères musulmans et qui s'appuient sur des documents religieux pour donner la ligne politique", a-t-il indiqué. Les autres, dont M. Habib et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont appelé à plus de participation dans la vie politique, ce qui a notamment contribué à leur mise à l'écart, a-t-il ajouté.
Ces divisions risquent d'affaiblir ce groupe pour les prochaines élections législatives, prévues en novembre 2010. Les Frères musulmans avaient fait une percée historique aux législatives de 2005, remportant un cinquième des sièges au Parlement avec des députés "indépendants". Depuis, les autorités mènent régulièrement des opérations contre la confrérie, visant notamment ses dirigeants.
18:33 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, politique, opposition, frères musulmans
lundi, 07 décembre 2009
Algérie-Egypte : le Caire veut des "excuses ou des dédommagements"
Des supporteurs égyptiens, le 18 novembre 2009 à Khartoum© AFP L'Egypte ne renverra son ambassadeur en Algérie qu'après avoir reçu des "excuses" ou des "dédommagements" pour les dégâts subis affirme un secrétaire d'Etat dans la presse égyptienne.
L'Egypte renverra en Algérie son ambassadeur, rappelé en novembre en pleine crise autour de la qualification pour le Mondial-2010, si elle obtient des compensations pour les dégâts subis par les intérêts égyptiens dans ce pays, a déclaré lundi un responsable gouvernemental.
"Nous ne renverrons pas l'ambassadeur d'Egypte en Algérie s'il n'y a pas d'excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptien" en Algérie, a déclaré Moufid Chehab, secrétaire d'Etat chargé des Affaires juridiques au journal Chorouq.
Les tensions autour de la qualification pour le Mondial, emportée finalement par l'Algérie, ont été marquées le 12 novembre par l'attaque à coups de pierre d'un bus transportant l'équipe algérienne venue jouer au Caire, au cours de laquelle trois sportifs avaient été blessés.
Le match, deux jours plus tard dans la capitale égyptienne, a été suivi d'incidents violents, et des locaux d'entreprises égyptiennes en Algérie ont été attaqués par des manifestants tandis que certains Egyptiens ont eu leur domicile saccagé.
Des incidents sont également survenus le 18 novembre lors du match d'appui joué à Khartoum, présentés par la presse et les officiels au Caire comme des "agressions" contre les supporteurs égyptiens.
Dizaines de milliers de dollars
La crise avait pris un tour diplomatique avec des manifestations au Caire devant l'ambassade d'Algérie, et le rappel pour consultations de l'ambassadeur égyptien à Alger le 19 novembre.
Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a estimé dimanche les dégâts à des dizaines de milliers de dollars, ajoutant que les sociétés égyptiennes visées, dont le groupe de télécommunications Orascom, demanderaient des dommages et intérêts.
"Les sociétés demanderont des dommages et intérêts pour ces dégâts et nous espérons que (. . . ) le gouvernement algérien accèdera (à ces demandes)", a-t-il déclaré selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
L'Egypte souhaite pouvoir reprendre de bonnes relations avec l'Algérie, a-t-il toutefois poursuivi, déclarant que les deux pays étaient unis "par l'affection et la fraternité".
13:29 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maghreb & moyen-orient, diplomatie, egypte, lgérie, sport
mercredi, 02 décembre 2009
La princesse Ferial enterrée dans une mosquée du Caire
Ferial d'Egypte est décédée après sept ans de lutte contre un cancer de l'estomac© AFP
La fille de l'ancien roi Farouk, la princesse Ferial, décédée dimanche à Genève d'un cancer, a été enterrée mardi dans une mosquée du Caire, après de discrètes funérailles.
Son demi-frère, Ahmed Fouad, qui avait brièvement accédé au trône en 1952 sous le nom de Fouad II d'Egypte, a assisté à ces funérailles privées qui ont eu lieu à la mosquée de Rifai, sépulture des membres de la famille royale.
La princesse, née en 1938 à Alexandrie (nord) de l'union du roi Farouk avec sa première femme Farida, est décédée après sept ans de lutte contre un cancer de l'estomac.
Elle avait suivi des études en Suisse, où elle s'était définitivement installée.
Son père, le roi Farouk, avait abdiqué dans le cadre de la révolution de 1952. Son fils, Fouad II, lui avait alors succédé, mais il avait été contraint de rejoindre sa famille en exil après la proclamation de la République en 1953.
13:25 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, décès, suisse, royauté, ferial d'egypte
lundi, 30 novembre 2009
La princesse Ferial d'Egypte est décédée
La fille du roi Farouk, ici aux côtés du roi d'Espagne Juan Carlos en 2005© AFP
La princesse Ferial d'Egypte, fille du roi Farouk 1er, est décédée dimanche à Genève. Elle souffrait d'un cancer de l'estomac depuis sept ans.
La fille du roi Farouk, souverain égyptien chassé du pouvoir en 1952, est morte dimanche à Genève après plusieurs années de lutte contre un cancer de l'estomac, a-t-on appris auprès d'un proche de la famille, Lotus Abdel Karim.
La princesse Ferial était née en 1938 à Alexandrie (nord), de l'union du roi Farouk avec Farida, sa première femme. Elle avait suivi des études en Suisse, où elle s'était définitivement installée. Elle souffrait d'un cancer de l'estomac depuis sept ans.
"Elle sera enterrée en Egypte. Sa dépouille sera rapatriée (...) d'ici un à deux jours", a précisé M. Abdel Karim.
Le roi Farouk a abdiqué dans le cadre de la révolution de 1952. Son fils, Ahmed Fouad (Fouad II d'Egypte) lui avait alors succédé, mais il avait été contraint de rejoindre sa famille en exil après la proclamation de la République en 1953.
20:05 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, princesse ferial, décès, farouk, ferial, princesse
jeudi, 26 novembre 2009
Egypte : une succession et des questions
Le chef de l'Etat égyptien Hosni Moubarak en compagnie de son fils Gamal et de son épouse Suzanne© AUNOS JEAN-CLAUDE/GAMMA Candidat potentiel à la présidentielle de 2011 au cas où son père ne se représenterait pas, le fils de l’actuel chef de l’État n’est pas assuré de bénéficier du soutien sans réserve des dignitaires du régime. Samer Suleiman, professeur d’économie politique à l’Université américaine du Caire, décrypte pour J.A. une situation plus compliquée qu’il n’y paraît.
Entretien paru dans le N°2549 du 15 au 21 novembre.
Depuis quelques années, le président égyptien Hosni Moubarak semble préparer son fils Gamal à lui succéder. Lors du congrès du Parti national démocratique (PND, au pouvoir), qui s’est déroulé du 30 octobre au 2 novembre, Gamal Moubarak, 46 ans, est apparu comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2011. Mais pour Samer Suleiman*, professeur d’économie politique à l’Université américaine du Caire et chercheur associé au Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (Cedej), un centre de recherche français en Égypte, l’arrivée au pouvoir du fils du président est loin d’être acquise.
Jeune Afrique : Lors du congrès du PND, Gamal Moubarak a insisté sur la nécessité pour le régime d’être plus attentif aux Égyptiens les plus pauvres. Cet ancien banquier, proche des milieux d’affaires, tente de se donner une image plus sociale. Quelle est sa cote de popularité dans le pays ?
Samer Suleiman : On ne peut pas parler de popularité ou d’impopularité, parce que la majorité des Égyptiens ne s’intéresse pas vraiment à la question de la succession. Ils ne sont pas dupes, ils savent très bien qu’ils n’auront pas voix au chapitre et que la décision appartient à une poignée de dignitaires du régime. La vox populi pourrait avoir son importance si des divisions persistantes se faisaient jour parmi les dirigeants et si les factions qui s’affrontent cherchaient à s’allier avec tel ou tel parti de l’opposition. Dans ce cas, la popularité de ces partis pourrait jouer.
Depuis 2004, Gamal Moubarak, en tant que président du Haut Comité des politiques du PND, a été l’artisan de la libéralisation de l’économie égyptienne. C’est avant tout le candidat des milieux d’affaires ?
Les personnes qui gravitent autour de Gamal Moubarak sont issues de la nouvelle élite des affaires, mais il y a aussi des intellectuels et des universitaires libéraux et réformateurs. Je pense que Gamal Moubarak est plus manipulé que manipulateur, car il constitue aux yeux de ces supporteurs un tremplin idéal pour accéder au pouvoir. Mais ce qui compte pour le régime, c’est moins l’homme qui va occuper le siège de président après Hosni Moubarak que la préservation de l’équilibre actuel du pouvoir : une coalition entre les militaires et les milieux d’affaires, un peu comme dans les pays d’Amérique latine dans les années 1980. Le futur président, quel qu’il soit, gouvernera l’Égypte de la même manière que Moubarak. Il n’y aura pas de changement fondamental.
On cite souvent l’absence de carrière militaire de Gamal Moubarak comme l’un de ses principaux handicaps…
Son principal handicap, qui est aussi, paradoxalement, son premier atout, c’est d’être le fils du président. Les dignitaires du régime ne sont pas tous favorables à son élection, parce que cela tendrait à démontrer qu’il y a un déficit institutionnel en Égypte : ce ne sont plus les institutions politiques qui produisent des hommes d’État mais les familles qui gouvernent. Et puis la société est traversée par une volonté de changement dont ils sont obligés de tenir compte. Moubarak est au pouvoir depuis près de trente ans. Si son fils lui succédait, cela symboliserait la perpétuation d’un système de gouvernement et ne ferait qu’aggraver les tensions.
Selon vous, qui sera le candidat du PND à l’élection présidentielle de 2011 ?
Il y a de fortes chances que Hosni Moubarak lui-même se représente. C’est l’hypothèse la plus logique. Si l’on propulsait Gamal Moubarak à la tête de l’État, cela pourrait créer des tensions au sein du régime. Pourquoi prendre ce risque ? Hosni Moubarak représente la stabilité, il parvient à fédérer les différents groupes associés au pouvoir. Je pense qu’ils vont le garder comme président aussi longtemps que possible, jusqu’à la dernière minute.
Quels sont les scénarios possibles de l’après-Moubarak ? On évoque aussi le nom d’Omar Souleiman, le très influent chef des services de renseignements égyptiens, pour lui succéder.
Le régime égyptien ne repose pas sur la personne de Moubarak. S’il vient à disparaître, le régime lui survivra. Selon la Constitution, le président de l’Assemblée du peuple – Ahmed Fathi Sorour (PND) actuellement – doit assurer l’intérim. À ce moment-là, le régime examinera les différents candidats à la succession et choisira celui qui réunit le plus large consensus avant d’organiser une élection. Gamal Moubarak sera l’un de ces candidats, Omar Souleiman peut-être aussi. Mais tout dépendra de la situation à ce moment précis. Un climat d’instabilité le poussera à choisir un général de l’armée, un personnage « de l’ombre » issu d’une institution qui reste le pilier du régime.
Les Frères musulmans, qui occupent un cinquième des sièges du Parlement depuis 2005 et constituent la première force d’opposition, peuvent-ils représenter un facteur de déstabilisation ?
C’est une variable importante, bien sûr, mais qui ne change pas fondamentalement la donne. Ils sont de toute façon « sous contrôle » : la répression à leur égard est constante. Ces derniers mois, elle est apparue comme une stratégie préventive pour préparer les législatives de l’an prochain. Par ailleurs, la confrérie a rarement fait le choix de l’action violente. En 1954, les Frères s’étaient rangés du côté du président de la République, Mohamed Naguib, opposé à Nasser. Mais ils n’ont pas pour autant pris les armes lorsque Nasser a gagné la partie. Il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui.
Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, et Mohamed el-Baradei, l’actuel chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pourraient se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière de l’opposition. Ont-ils un rôle à jouer ?
Tant que Moubarak est en vie, je ne le crois pas. Mais lorsqu’il ne sera plus là, Amr Moussa pourrait être l’un des candidats à la succession, d’autant qu’il est lui-même un « enfant du régime ». L’armée peut le choisir si elle veut placer dans le fauteuil de président une personnalité plus « présentable » qu’un général, quelqu’un qui semble représenter davantage la société civile. C’est ce qui s’est passé en Algérie, lorsque les généraux ont fait appel à Abdelaziz Bouteflika pour diriger le pays.
* Auteur de Strong Regime, Weak State : the Management of the Fiscal Crisis and Political Change in Egypt under Mubarak (Régime fort, État faible : la gestion de la crise fiscale et les changements politiques en Égypte sous Moubarak), une thèse de doctorat publiée en arabe en 2004 et à paraître en anglais en 2010 aux Presses de l’université de Stanford.
10:46 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, interview, hosni moubarak, gamal moubarak, samer suleiman
mardi, 24 novembre 2009
MONDIAL 2010 Égypte/Algérie : Kadhafi va agir en médiateur pour apaiser les tensions
Publié le 24/11/2009 par Le Point.fr
Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi va agir en médiateur pour mettre fin aux tensions entre Le Caire et Alger autour des éliminatoires du Mondial 2010 qui ont tourné à la crise diplomatique, a rapporté mardi l'agence de presse officielle libyenne Jana. "Le Guide de la Révolution, président de l'Union africaine (UA), va travailler pour combler le fossé qui s'est creusé entre l'Égypte et l'Algérie à la suite de la récente rencontre de football entre les sélections des deux pays", a indiqué l'agence.
Cette médiation sera conduite par le colonel Kadhafi à la demande du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a précisé Jana. La tension entre l'Égypte et l'Algérie n'a cessé de monter au cours des dernières semaines autour de la qualification pour le Mondial. La crise a éclaté après une attaque à coup de pierres du bus transportant l'équipe d'Algérie à son arrivée dans la capitale égyptienne il y a une dizaine de jours et des accrochages entre supporteurs des deux camps mercredi soir dans la capitale soudanaise, Khartoum, où l'Algérie a obtenu son billet pour le Mondial en éliminant l'Égypte (1-0).
L'Égypte a convoqué l'ambassadeur d'Algérie au Caire à deux reprises et elle a rappelé son ambassadeur à Alger jeudi. Vendredi, une manifestation devant l'ambassade d'Algérie au Caire avait donné lieu à des violences et 35 personnes, dont 11 policiers, ont été blessées.
18:06 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mondial 2010, Égypte, algérie, mouammar kadhafi
lundi, 23 novembre 2009
Souffle d'optimisme pour la libération de Gilad Shalit
A l’issue d’une visite éclair au Caire ce dimanche, le président israélien Shimon Peres a déclaré que les négociations pour la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, prisonnier du Hamas, était en «progrès». La censure militaire israélienne impose un blocus sur les informations concernant cette affaire mais selon la chaîne de télévision Al Arabiya, le Hamas, qui détiendrait le jeune homme, doit se réunir pour discuter d’un prochain échange de prisonniers.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
L’échange du soldat israélien Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens pourrait avoir lieu après la fête islamique d’Al Adha, qui commence ce vendredi et dure quatre jours. C’est la chaîne d’information panarabe Al Arabiya qui a donné la nouvelle de son siège à Dubaï. « Selon des sources informées du Hamas, un progrès notable a été réalisé en ce qui concerne le projet d’échange de prisonniers » a indiqué la chaîne citant un responsable du mouvement islamiste.
Le médiateur allemand a remis au Hamas une liste des prisonniers qu’Israël accepte de libérer en contre partie du soldat Shalit, enlevé en juin 2006. Les responsables du Hamas tiendront lundi une réunion pour examiner les détails de la transaction a ajouté la chaîne. Le journal Al Qods al Arabi précise que le Hamas remettra Gilad Shalit à l’Egypte en contrepartie de la libération de 350 à 450 prisonniers palestiniens. Certains de ces prisonniers seront immédiatement libérés, d’autres quand Shalit rentrera en Israël. Certains, enfin, devront s’exiler en dehors des territoires palestiniens.
11:10 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, israël, territoires palestiniens, gilad shalit
jeudi, 19 novembre 2009
L'Egypte rappelle un diplomate en Algérie
18:14 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, algérie






