mardi, 05 janvier 2010
RD Congo
La lave du volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), continuait d'avancer dans la forêt lundi 4 décembre, plus de 48 heures après l'éruption, selon l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG).
Le volcan Nyamulagira, entré en éruption tôt samedi matin ne constituerait pas un « danger » pour la ville de Goma, affirment les autorités notamment le vice-gouverneur Feller Lutaitchirwa. Un avis partagé par les volcanologues de la région qui restent tout de même prudents. Ces derniers observent attentivement la direction de la coulée de lave qui pourrait provoquer de gros risques si elle était au contact du lac Kivu ou d'un de ses affluents. Katcho Karumé directeur de l'Observatoire Volcanologique de Goma, exprime une certaine inquiétude au micro de RFI.
Karume Katcho : Le grand lac Kivu, qui a beaucoup de méthane, ne représente pas trop de danger, mais il y a un petit lac qu’on appelle « les gorges de Kabuno », c’est lui qui a plus de CO2 que de méthane.
Evidemment, la situation n’en est pas encore au stade de la saturation mais beaucoup de chercheurs comme nous sommes en train de penser qu’on n’est pas trop loin de cette situation de saturation. Si la coulée de lave continue et que cela se déverse dans la presqu’île de Kabuno, donc ce petit lac à côté du grand lac Kivu, là cela pourrait entraîner des explosions si on approchait encore la saturation.
RFI : Avec des risques d’intoxication bien sûr ?
KK : Absolument parce que c’est le CO2 qui va sortir, et si le CO2 sort, ça veut dire que l’oxygène va monter. Et si l’oxygène monte, parce que l’oxygène est plus lourd que le CO2 du moins, les gens par manque d’oxygène vont mourir par asphyxie. Si ça arrivait…
RFI : Les risques aujourd’hui sont écartés ?
KK : Pour le moment, c’est écarté, c’est-à-dire qu’il faut attendre que l’on soit autour de 17 jours d’activité soutenue d’émissions de lave.
17:21 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : catastrophes naturelles, environnement, rdc
lundi, 28 décembre 2009
125 baleines mortes échouées en Nouvelle-Zélande
Au moins 125 baleines sont mortes dimanche après s'être échouées sur deux plages en Nouvelle-Zélande.
Un total de 105 baleines pilotes ont péri à Farewell Spit, à l'ouest de la station touristique de Nelson, sur l'île méridionale de la Nouvelle Zélande, tandis que 21 cétacés ont trouvé la mort en s'échouant sur une plage de la côte est de l'île septentrionale.
Selon un responsable des services de préservation des ressources naturelles, Hans Stoffregen, cité par le journal Nelson Mail, aucune des baleines pilotes qui se sont échouées à Farewell Spit n'a pu être sauvée.
"Elles étaient dans un triste état. Le temps que nous arrivions, les deux-tiers étaient déjà mortes. Nous avons dû euthanasier les autres, a-t-il dit. C'était affreux, mais rien n'aurait pu être fait pour les sauver. C'était la solution la plus humaine".
42 baleines ont pu être sauvées
Les baleines étaient restées longtemps hors de l'eau et étaient dans un état de grande souffrance. Selon Hans Stoffregen, une autre baleine a été découverte lundi sur une plage proche et d'autres pourraient avoir péri dans le secteur.
Les 21 baleines qui sont mortes sur la péninsule de Coromandel, sur l'île septentrionale, faisait partie d'un groupe de 63 cétacés qui se sont échoués dimanche sur la plage.
Des bénévoles et des vacanciers ont pu remettre à la mer les 42 baleines survivantes. "La dernière fois qu'elles ont été vues, elles nageaient sans problème vers le large", a indiqué la porte-parole du service Lyn Williams.
L'une des femelles a même donné naissance à un baleineau immédiatement après avoir été remise à la me
18:23 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, nouvelle-zélande
mercredi, 23 décembre 2009
COP15 : L’Incinération de l’Afrique

C’est un accord qui n’est pas contraignant et les grands pollueurs ont libre champ de se donner des marges arbitraires fictives de limite des émissions de gaz à effet de serre qui leur plaisent. Voici donc le monde se comporter comme un procrastinateur qui temporise, diffère et renvoie au lendemain des décisions urgentes à prendre sur le champ : on se donne rendez-vous en décembre 2010 à Mexico City pour la COP16…
Cet accord est loin des expectatives des milliards des habitants de la planète - dont ceux des pays en voie de développement qui constituent le G-77 de l’ONU ; et surtout ceux des Etats insulaires qui verront leurs pays disparaître à la fin de ce siècle, avec le plafonnement hypothétique du réchauffement climatique à 2°C annoncé par Obama. La présidence annuelle du G-77 se faisant par rotation, c’est le Soudan qui assume cette année la présidence de ce groupe - par la voix outragée, à la COP15, du Soudanais Lumumba Stanislaus Di-Aping. La réaction de l’ambassadeur Lumumba Stanislaus Di-Aping à l’accord d’Obama fut acrimonieuse, frisant l’insulte et l’outrage non seulement à chef d’Etat, mais aussi à ceux qui soutiennent que la Shoah est incomparable dans l’histoire de l’humanité.
Voici le florilège des réactions de Lumumba Stanislaus Di-Aping au L9 d’Obama : « On nous demande de signer l’incinération de l’Afrique ». « Cet accord résultera sans aucun doute en une dévastation massive en Afrique et dans les petits Etats insulaires. Il a le plus bas niveau d’ambition qu’on puisse imaginer. Il n’est rien moins que le climato-scepticisme en action. Il condamne des pays dans un cycle perpétuel de pauvreté. Obama a éliminé toute différence entre lui et Bush ». Et, plus ostensiblement, Lumumba Stanislaus Di-Aping a aussi comparé L9 à la Shoah, affirmant que l’accord « est une solution basée sur les valeurs même, à notre avis, qui ont conduit six millions de personnes dans des fours crématoires en Europe ».
Comme l’on peut s’y attendre, cette dernière affirmation de Lumumba Stanislaus Di-Aping a outragé beaucoup de gens. Mais avant de s’outrager, que l’on considère un moment le fait que le stress climatique qui se fait déjà sentir à plusieurs points du globe — dont l’Afrique — a été causé par un réchauffement de la planète de seulement 0,6° C au cours des cent dernières années. Le plafonnement incertain du réchauffement climatique à 2° C proposé par Obama se traduira en fait par la disparition des pays insulaires, l’avancée désertique en Afrique, la rareté de l’eau, la disparition d’une cinquantaine d’espèces animales, des guerres climatiques et hydrauliques et des millions de morts.
Mais revenons à la COP15 et au L9 d’Obama. Les Etats-Unis ne font pas partie du Protocole de Kyoto dont la COP est un mécanisme de mise en œuvre. On s’étonne donc que toutes les nations puissent dépendre d’une feuille de route climatique imposée par ce pays, l’un des deux grands pollueurs de la planète avec la Chine. De plus, où est la transparence et la démocratie dont Obama se fait le chantre lorsqu’on voit cet accord sortir d’un conciliabule entre la Chine et l’Amérique - l’entité « Chimerica » (Chine et Amérique) du Professeur Naill Ferguson ou le « G-2 » de Jacques Attali . Ah, j’oubliais, il y avait aussi l’Inde et l’Afrique du Sud dont les intérêts ne coïncident pas nécessairement avec ceux des autres pays en développement, soit dit en passant, qui servent de couverture à ce diktat du G-2 sur le monde.
Régis Debray dit que les Grecs appellent le Président des Etats-Unis le " Planétarque", c’est-à-dire le monarque planétaire absolu. Cette description a été confirmée le vendredi 18 décembre au Bella Center où les présidents et les chefs du gouvernement du monde, tous assis comme des enfants sages et tétanisés, y compris Dmitri Medvedev, regardaient pérorer Obama qui n’a même pas daigné se mêler à eux. Et le Planétarque est réapparu plus tard lors d’une conférence de presse pour dicter cet accord L9 au monde. Dans son monologue, il a d’abord affirmé ce que l’accord contenait de positif pour son pays : le gouvernement étatsunien est en train de transformer son économie et de sauvegarder des emplois par l’investissement dans l’« économie verte » qui libérera l’Amérique de sa dépendance du « pétrole étranger » ; cet effort illustre le leadership des Etats-Unis de par le monde ; que Copenhague n’est que le commencement d’une nouvelle approche aux problèmes inhérents au changement climatique…
Comme tout Planétarque, Obama vise d’abord les intérêts des multinationales de son pays à qui il donne carte blanche pour leurs activités polluantes et sacrifie des millions d’êtres humains sur l’autel de la religion de l’ultra-néolibéralisme.
Le jeudi 17 décembre à Copenhague, devant une foule de représentants des ONG et de jeunes protestataires venus de tous les points du globe, l’Archevêque Desmond Tutu s’est écrié en ces termes : « Nous savons que plus de 300 000 personnes autour du monde meurent chaque jour de pauvreté causée par des émissions [des gaz à effet de serre] provenant des pays riches. Hello, les riches ! Hello là-bas, hello l’Amérique ! »
L’Ambassadeur Lumumba Stanislaus Di-Aping fait courageusement écho à ce cri d’alarme lancé en plein désert par Desmond Tutu en réservant formellement une fin de non-recevoir à ce plan du Planétarque. Il montre au monde que si l’Afrique n’a pas les moyens d’arrêter l’inexorable, elle a tout au moins la capacité de signaler à l’humanité — à haute voix — qu’on est à bord d’un train emballé dont les freins ont été sabotés par son propre conducteur.
10:51 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement, environnement
mardi, 15 décembre 2009
Nouveau projet d'accord sans aucun objectif chiffré
Les pays du Sud s'inquiètent du nouveau projet d'accord mondial contre le réchauffement rendu public ce mardi 15 décembre à Copenhague par les responsables de la négociation. Un projet d'accord qui risque de ne satisfaire personne car le texte ne contient aucun objectif chiffré ni sur les réductions des émissions polluantes ni sur le financement.
Avec notre envoyé spécial à Copenhague, Arnaud Jouve
Pour que cet accord fonctionne, il y a trois points principaux qui doivent trouver des réponses à Copenhague.
Le premier point c’est l’engagement des pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, car c’est eux qui polluent le plus et qui possèdent les technologies pour y remédier. Et sur ce point, tous les pays concernés n’ont pas le même niveau d’engagement, et on est encore aujourd’hui loin du compte.
Le deuxième point, c’est qu’il faut un accord juridiquement solide. Il faut que, lorsqu’un pays s’engage à faire des efforts, les autres, dans son entourage, le suivent. Et là encore, ce n’est pas gagné. Le protocole de Kyoto est une forme de réponse juridique et l’on voit bien que les Etats-Unis, par exemple, refusent des engagements contraignants.
Et le troisième point, c’est la solidité financière.
On dit aux pays en développement : « vous devez prendre un chemin différent des pays industrialisés pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre ». Ce à quoi les pays en développement répondent : « nous sommes d’accord pour aller dans cette voie-là, mais il faut nous aider, il faut que l’on ait de l’argent et des technologies pour pouvoir avancer ».
Et là, sur ce dernier point comme sur les autres, on est toujours bloqué et on attend les décisions des politiques.
19:06 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, environnement, sommet de copenhague
À Copenhague, l'Afrique tape du poing sur la table

Deux délégués du Bénin, hier à Copenhague. Les pays africains veulent que les engagements de Kyoto soient prolongés jusqu'en 2020.Crédits photo : AFP
Les pays en développement redoutent un abandon du protocole de Kyoto au profit d'un accord moins contraignant pour les pays industrialisés.
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Comme des plaques tectoniques en mouvement, la conférence sur le climat de Copenhague voit quotidiennement des failles s'ouvrir et des forces s'affronter sans que l'on sache encore, à quatre jours de la fin, si le terrain va se stabiliser.
Lundi, c'est le bloc des pays africains qui a fait parler de lui. En fin de semaine dernière, déjà, les francophones n'avaient guère apprécié que la présidence de la conférence ne juge pas utile d'organiser des traductions lors d'une séance plénière. Ce qui est la règle à l'ONU. Mais, lundi, le groupe Afrique (53 pays), emmené par le responsable des négociations pour l'Algérie, a demandé la suspension des discussions dans la matinée en accusant les pays industrialisés de vouloir «tuer le protocole de Kyoto». Les pays africains, comme la plupart des pays en développement, redoutent depuis le début du processus d'être pris dans une sorte de marché de dupes : on arriverait à un accord final qui, certes, pourrait rassembler autour d'un texte les 192 pays participant aux discussions, mais qui n'aurait pas de caractère obligatoire. Tout au moins dans l'immédiat. Ils refusent donc que les négociateurs abandonnent les discussions sur le protocole de Kyoto, «le seul texte qui induise des engagements contraignants pour les pays développés», rappelle Jose Endmundo, le ministre de l'Environnement de la République démocratique du Congo.
Conclu en décembre 1997, le protocole impose aux 37 pays industrialisés qui l'ont ratifié et à l'UE de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour les pays en développement, qui sont exonérés de ces obligations, ce document offre une «paroi étanche», commente un négociateur, entre les pays du Nord, qui ont une responsabilité dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète. La première période d'engagement du protocole arrive à échéance fin 2012. Les pays en développement veulent être certains qu'elle sera prolongée pour une deuxième tranche jusqu'en 2020.
Les chefs d'État arrivent
De leur côté, plusieurs pays industrialisés renâclent, avec un argument : si tous les pays occidentaux sont concernés par Kyoto, un seul y échappe, les États-Unis, qui ne l'ont pas ratifié. Sans oublier que les grands émergents tels que la Chine, l'Inde ou le Brésil sont également épargnés. Cela se justifiait en 1997, c'est moins vrai aujourd'hui. Surtout pour la Chine. «Ce pays est vraiment limite» pour se revendiquer du bloc des moins développés, reconnaît un négociateur.
Dès lors, le Japon ou encore l'Australie ont récemment fait comprendre qu'ils ne voulaient pas prolonger Kyoto. «On ne voit pas pourquoi nous devrions avoir des engagements inscrits dans le marbre alors qu'ils sont gravés dans du chewing-gum pour les autres», ironise un expert européen. Dans ce jeu de pressions permanentes, «tout peut basculer dans un sens comme dans un autre», poursuit-il. Les ministres qui sont officieusement entrés dans les négociations ce week-end en seront officiellement investis ce soir. Mais le temps se resserre. Déjà est évoquée l'arrivée des premiers chefs d'État ou de gouvernement ce mercredi. «Les dirigeants sont pratiquement en route. Leur rôle est important, mais les négociateurs et les ministres ne peuvent pas tout leur laisser», a insisté Ed Miliband, le ministre britannique du Climat. Beaucoup ont en mémoire le sommet de La Haye, en 2000 : la présidence avait alors fait le pari que les politiques débloqueraient tout à la fin. Ce fut un échec.
LIRE AUSSI
» Regain de tension Nord-Sud à Copenhague
14:21 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sommet de copenhague, environnement, climat, protocole de kyoto
lundi, 07 décembre 2009
Sommet de Copenhague : l’Afrique aura son mot à dire

« L’Afrique n’est pas prête à signer n’importe quel accord tant que nos revendications et nos exigences ne sont pas prises en compte », a déclaré mardi à Dakar, Djibo Leyti Kâ, le ministre sénégalais de l’Environnement. Le ton est donné, le continent compte défendre ses politiques et ses stratégies de lutte contre le changement climatique, lors de la 15e conférence sur le climat qui doit se dérouler du 7 au 18 décembre, à Copenhague, au Danemark.
En novembre dernier, lors d’une rencontre internationale à Addis Abbeba, en Ethiopie, les chefs d’Etat africains s’étaient mis d’accord sur les questions clés à aborder lors de ce sommet. Les objectifs à atteindre sont, dans les prochaines années, l’atténuation des changements climatiques, l’adaptation de l’Afrique aux changements climatiques, le transfert des technologies, le renforcement des capacités des pays africains, et le financement.
Le problème du financement
Un point soulevé à l’occasion du 7e Forum mondial pour le développement durable, début octobre, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Les dirigeants africains ont alors statué sur le montant des compensations qu’ils demanderaient à Copenhague. « Nous pensons qu’il faut 65 milliards de dollars (44 millions d’euros) pour pouvoir faire face, d’un point de vue continental, à ces phénomène de changement climatique », a annoncé le président du Comité d’organisation, Salifou Saxwadogo.
Une requête entendue par le ministre français du développement Jean-Louis Boorlo qui, dans ses propositions en vue du sommet de Copenhague, a inclus un « Plan Justice Climat ». Un document ambitieux qui prévoit la somme de 410 milliards de dollars (275 milliards d’euros) sur 20 ans en direction des pays les plus exposés au réchauffement climatique, dont 305 milliards de dollars reviendraient au continent africain.
Le front commun des pays émergents
Malgré ces promesses de financement, l’Afrique du sud, comme d’autres pays émergents, n’entend pas remplir les objectifs fixés par le Sommet de Copenhague, qui se veut plus contraignant que le protocole de Kyoto. Avec la Chine, l’Inde et le Brésil, le pays a proposé mardi un texte pour la Conférence sur le climat différent du projet de déclaration finale envisagé par le Danemark. Le même jour, cette proposition a été soumise à la discussion lors d’une réunion préparatoire avec des représentants des pays développés, a indiqué le négociateur en chef de l’Afrique du Sud, Alf Wills. « Il y a deux positions différentes sur la table, et le processus doit maintenant établir s’il y a des points communs », a-t-il affirmé.
Ces deux propositions traduisent les points de vue divergents entre pays industrialisés et pays en développement. Ces derniers sont hostiles à l’adoption d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. Ils récusent également tout engagement en faveur d’une réduction des émissions mondiales à partir de 2020 et du maintien du réchauffement moyen sous le seuil de 2°C.
Pourtant, les conséquences de l’effet de serre touchent l’Afrique de plein fouet : désertification, dérèglements climatiques (inondations, sècheresse). Selon le groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC), créé en 1992, les pluies ont diminué de 25% en trente ans dans le Sahel et la température a augmenté en moyenne de 0,7 degrés en Afrique en un siècle.
Lire aussi :
Réchauffement climatique : l’Afrique met les pays riches sous pression
Réchauffement climatique : l’Afrique veillera à ses intérêts à Copenhague
13:00 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danemark, climat, sommet de copenhague, environnement
mercredi, 02 décembre 2009
Areva : Greenpeace pointe des risques de contamination radioactive
Greenpeace vient de publier un rapport sur les mines d’uranium du nord du Niger. Une équipe de cette organisation s’est rendue du 1er au 9 novembre 2009 dans ces mines exploitées par le groupe français Areva. Le rapport de Greenpeace évoque d’importants risques de contamination radioactive pour les populations locales.
L'association de défense de l'environnement Greenpeace relève des niveaux élevés de radiation dans les rues d’Akokan à l’ouest d’Arlit. « Les enfants qui jouent dans ces rues, explique le rapport, sont exposés à des risques inacceptables des rayonnements radioactifs.» A certains endroits de cette cité minière du Niger, la dose de radiation au niveau du sol est 500 fois plus élevée que le niveau naturel constate Greenpeace. « Même les passants peuvent être exposés gravement » note le mouvement écologiste.
Ces rayonnements proviendraient des roches radioactives utilisées pour remblayer les routes. Greenpeace, qui recommande « une action immédiate pour protéger la population», affirme n’avoir pas pu se déplacer librement autour de la zone des mines en raison des restrictions imposées par les autorités locales.
Joint par RFI, Areva s’est dit « surpris par le résultat de ce rapport ». Le groupe soutient que «les emplacements identifiés comme radioactifs ne comportent pas un risque de problème de santé majeur.» Areva rappelle qu'un plan de décontamination est en route depuis 2007 sous le contrôle des autorités administratives.
10:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : niger, uranium, environnement
lundi, 23 novembre 2009
Les villes côtières menacées par la hausse du niveau des mers
Une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) pointe les effets catastrophiques d'une élévation du niveau des mers consécutive à la fonte des glaces. «C'est la raison pour laquelle nous devons tout mettre en œuvre pour empêcher une hausse des températures supérieure à deux degrés par rapport aux températures préindustrielles», avertit Walter Vetterli, l'un des directeurs du WWF.
Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu
Le niveau des mers pourrait augmenter d’un demi-mètre en cas d’élévation de la température de 0,5 à 2 degrés d’ici 2050. Selon les études effectuées par le Fonds mondial de la nature (WWF), la fonte des glaces entraînerait des inondations catastrophiques.
Les 136 villes côtières les plus importantes du globe subiraient des dégâts considérables évalués à plus de 18. 900 milliards d’euros. La côte nord-est des Etats-Unis serait proportionnellement l’une des plus touchées, avec une hausse du niveau des eaux, supérieure de 15 centimètres à la moyenne mondiale. Il en découlerait une fréquence et d’une gravité accrues des tempêtes et des ouragans.
Cela se traduirait par une aggravation du coût des dommages de plus de 3.300 milliards d’euros. La seule recette pour bloquer la hausse des températures consiste selon le WWF, à réduire de 40% d’ici 2020 les émissions de CO2 dans les pays industriels.
11:29 Publié dans SCIENCES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, environnement
jeudi, 22 octobre 2009
"Saqayti" : une trouvaille marocaine pour l’environnement

En milieu rural, certain quartiers ne peuvent être desservis individuellement en eau potable, pour des raisons structurelles ou financières. La seule solution devant les habitants est de recourir aux fontaines publiques qui délivrent de l’eau à volonté. Ce système provoque toutefois le gaspillage et la surconsommation de l’eau d’où une facture très salée à la charge des collectivités locales. Pour corriger ces dysfonctionnements, de nouvelles bornes fontaines automatiques « Saqayti »- ma fontaine en arabe- ont été mises en place par Véolia Environnement Maroc. Elles fonctionnent avec une carte à puce créditée chaque mois, d’un volume d’eau prépayé par les communes.
Ce nouveau procédé bénéficie à la fois aux villageois et aux communes. Les habitants n’ont plus à faire la queue pour s’approvisionner en eau potable. « Et cela a réduit de manière significative les risques d’échec scolaire chez les enfants et notamment les filles astreintes à la corvée d’eau », se réjouit Dominique Héron, Directeur des partenariats chez Véolia Environnement. Le système a permis également d’éviter des piratages du réseau et d’instaurer une ambiance conviviale dans les quartiers, ajoute-t-il.
Profitant de l’énergie solaire, les bornes fontaines permettent également aux autorités locales de budgéter leur consommation - 50 à 70% d’économies réalisées - et de préserver ainsi leurs ressources en eau. Testées en 2006 à Témara (6 kms de Rabat), les bornes fontaines automatique ont été étendues au nord du Maroc et les autorités de Tanger prévoient d’en implanter une cinquantaine aujourd’hui. Cette initiative de développement durable qui a value plusieurs récompenses à l’opérateur français mérite d’être dupliquée dans d’autres pays en voie de développement.
Mercredi 21 octobre 2009, par Salah Taoufik
Source : afrik.com
13:00 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : véolia, eau, véolia environnement, maroc, saqayti, environnement
lundi, 19 octobre 2009
De la neige artificielle dans le désert au Mali pour stimuler la pluie

« Une demi-heure après, il pleut là où nous le voulons », a résumé Daouda Zan, ingénieur au service météorologique du Mali. La précipitation artificielle, ou ensemencement des nuages, est utilisée partout dans le monde depuis plus d’un demi-siècle.
Mais ces trois dernières années, des météorologues maliens ont localisé des nuages dans les régions les plus sèches et les ont ensemencés. La neige ainsi fabriquée fond et se transforme en pluie.
Mamadou Adama Diallo, coordonnateur du programme de pluies provoquées, a dit à IRIN que le gouvernement cherchait, depuis plusieurs dizaines d’années, une solution face à l’imprévisibilité croissante des précipitations, qu’il associe au changement climatique.
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) seuls quatre pour cent des terres du pays sont irrigables. D’après le service météorologique national, le manque de précipitations est particulièrement critique dans les régions de Segou, Mopti et Koulikoro, au centre du pays. Une enquête publique a révélé, en 2006, que dans ces zones, au moins treize pour cent des enfants âgés de moins de six ans montraient des signes de malnutrition aiguë.
Problème
La moyenne des précipitations a diminué de 20 pour cent au Mali depuis les sécheresses des années 70. « La sécheresse augmente, la nappe phréatique diminue et le débit des grands fleuves connaît une baisse de 50 pour cent », a indiqué Sidi Konaté, technicien au ministère de l’Environnement.
Les saisons des pluies de plus en plus courtes troublent les agriculteurs. « Le démarrage et la fin de la saison humide sont devenus imprévisibles et les paysans ne savent plus quand semer », a commenté Sidi Konaté.
Ces changements ont semé la confusion parmi les agriculteurs, les pêcheurs et les éleveurs. « Le delta intérieur du Niger connaît une perte annuelle d’eau de trois milliards de mètres cubes et l’ensablement et la désertification affectent les habitations, les terres agricoles et les voies de communication ».
Des pluies d’un million de dollars
Avec l’aide de conseillers américains, le gouvernement a organisé 332 vols d’ensemencement depuis 2007 et alloué 32,5 millions de dollars de fonds propres au programme de pluies provoquées, entre 2006 et 2010, a dit à IRIN le ministre des Finances, Sanoussi Touré.
Interrogé sur la possibilité de continuer ce projet de contrôle du climat qui coûte plusieurs millions de dollars, le coordonnateur du programme, M. Diallo, a dit que les coûts de lancement d’un projet étaient généralement plus élevés au cours des trois premières années. « Après, les dépenses récurrentes se limitent essentiellement au fonctionnement et au renforcement des capacités du personnel en vue de l’appropriation des techniques ».
Un dérèglement de la nature ?
Pour les sceptiques des pluies provoquées, les produits chimiques ou les bactéries glaçogènes pulvérisés dans les nuages pourraient nuire à l’environnement. Mais M. Diallo a dit à IRIN qu’ils utilisaient du sel de table pour provoquer la condensation et les précipitations, ce qui n’avait engendré aucun dommage sur les deux dernières récoltes.
Là où le service météorologique avait provoqué des pluies en 2007, les récoltes avaient bénéficié de saisons de croissance plus longues et d’une moyenne de 18 pour cent de précipitations en plus par rapport à l’année précédente. L’année 2008 a connu une augmentation des précipitations similaire.
Les saisons de croissance dans les régions Kayes, Mopti et Koulikoro ont été nettement plus longues. « Ces pluies provoquées ont permis aux paysans de semer plutôt et de continuer la saison plus tard que d’habitude », a expliqué M. Diallo à IRIN.
L’augmentation des précipitations dans ces régions a conduit à un accroissement de 50 pour cent des récoltes de millet, de sorgho, d’arachide et de coton, a indiqué à IRIN le ministre de l’Agriculture, Agatham Ag Alhassane. « Les pluies provoquées qui...relevaient du rêve sont donc devenues une réalité. Nos compatriotes qui suivent le bulletin météo de la télévision nationale constatent avec joie la réussite de ces opérations ».
Certains sont peut-être ravis, mais ils n’attribuent pas cet exploit aux ingénieurs-météorologues. Bamoussa Diarra, agriculteur de 77 ans vivant à Segou, à 220 km au nord-est de la capitale, Bamako, a dit à IRIN :« Depuis que je suis né, je n’ai fait que de l’agriculture. Jamais de la vie, je n’ai entendu de telles sottises. Ce n’est pas vrai. La pluie, c’est Dieu qui la donne, pas les hommes. Depuis quand, des hommes sont-ils devenus Dieu ? »
Amadé Guindo, producteur de céréales du centre du Mali, est du même avis : « Il faut être fou pour croire que les hommes peuvent provoquer de la pluie ».
Lundi 19 octobre 2009, par notre partenaire IRIN
Source: afrik.com
20:03 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, agriculture, environnement






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