mardi, 22 décembre 2009
Enfin sous tutelle ?
Enfin sous tutelle ?
Raymond Domenech sera-t-il bientôt chapeauté par Gérard Houllier ? (DPPI)
Dans son édition de ce mardi, France Football évoque la possible mise sous tutelle de Raymond Domenech par le tandem Houllier-Martel. Soit la résurgence d’un vieux serpent de mer depuis juillet 2008.
par Cédric Callier, le 22-12-2009Souvenez-vous, juillet 2008… Lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Escalettes annonce le maintien au poste de sélectionneur de Raymond Domenech malgré un Euro désastreux. Pour faire passer la pilule, le président de la FFF annonce alors de nombreux changements, dont celui de la mise sous tutelle du sélectionneur sous l’égide d’un «Club France 2010», simple refonte d’un comité de gestion existant depuis 2005 mais aux oubliettes jusqu’alors. A l’époque, le rôle de celui-ci est de «fixer la politique, les objectifs et les conditions générales de fonctionnement de la sélection nationale.» Et depuis ? Plus rien, ou presque. Domenech n’a pas changé d’un iota sa communication et il règne toujours en maître absolu sur une équipe de France qui, certes, s’est qualifiée pour la Coupe du Monde 2010, mais par le biais d’un véritable psychodrame national lié à la fameuse main de Thierry Henry. Le Club France dans tout ça ? Il était permis de le croire de nouveau mort et enterré. Sauf que France Football, dans son édition de mardi, annonce sa résurrection. Ou plus simplement sa naissance. Ainsi, le bihebdomadaire ressort l’Arlésienne numéro 1 de la FFF : la mise sous tutelle de Raymond Domenech.
Aulas éconduit
Celle-ci aurait été abordée le jeudi 17 décembre lors d’une réunion informelle entre plusieurs des représentants les plus influents du football professionnel : Frédéric Thiriez, le président de la LFP, Jacques Rousselot, le président de Nancy, Jacques Thébault, l’ancien directeur général de la LFP, Jean-Pierre Louvel, le président du syndicat des clubs pros, Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, Gervais Martel, le vice-président de la FFF joint par téléphone, et un certain Guy Chambily, l’auteur de la fronde anti-Domenech. Soit un étonnant aréopage de membres du conseil fédéral et de personnalités éminentes du Club France. Enjeu de cette réunion ? Adopter une opinion commune lors du conseil fédéral programmé le lendemain, mais aussi évoquer la nécessité d’encadrer Raymond Domenech. Une idée déjà évoquée il y a quelque temps par Aulas, qui se verrait bien occuper le poste de manager général des Bleus. Une candidature rejetée, selon France Football, par Thiriez. A la place du président lyonnais, un nom se dégage : celui de Gervais Martel. A ses côtés, dans le rôle de directeur sportif, on retrouverait alors Gérard Houllier. Et comme par hasard, il se trouve que les deux appartiennent au Club France…
Domenech tranquille ?
Alors quelle crédibilité accordée à cette information ? A en croire les déclarations publiées dans le même temps par Le Parisien, celle-ci est faible. «Ce sont des conneries !» tonne ainsi Gervais Martel. «Moi, manager des Bleus ? Et le trompettiste Louis Armstrong, il devient entraîneur adjoint ? Ce rôle ne m’intéresse pas.» Le son de cloches est sensiblement le même chez Houllier : «C’est incroyable ! Cela n’a jamais été évoqué lors du conseil fédéral. Ce n’est pas d’actualité et ce n’est pas possible.» Pourtant, dans L’Equipe, Louvel rapporte «A six mois de la Coupe du Monde, il ne serait pas raisonnable de se séparer du sélectionneur. Nous n’avons donc pas la volonté de renverser qui que ce soit ou d’imposer un diktat. Mais nous ne pouvons rester les bras croisés. Il faut envisager toutes les solutions pour que l’équipe de France suscite à nouveau l’engouement. Ne rien faire serait un manquement à nos responsabilités (…) Mais il appartient à la Fédération de définir les missions des uns et des autres.» Ce à quoi rétorque Escalettes : «Ils ont des propositions à faire ? Qu’ils les fassent. Moi aussi j’en ai à formuler. Mais c’est le conseil fédéral qui tranchera le moment venu.» Le conseil fédéral ? Celui-là même qui a voté le maintien de Domenech et qui, vendredi dernier, n’a pas souhaité remettre en cause quoique ce soit malgré l’éclat Chambily ? Autant dire que la tentative, réelle ou pas, du Club France 2010 est déjà vouée à l’échec tant la stratégie dudit conseil se résume en un mot : l’immobilisme. Et pendant ce temps, Domenech peut couler des jours tranquilles…
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vendredi, 18 décembre 2009
Football / Equipe de France : Escalettes s’explique
18/12/09. Par sport24.com
Jean-Pierre Escalettes est revenu en conférence de presse sur la décision du Conseil Fédéral de maintenir Raymond Domenech à son poste.
«Pendant une heure et demie, ce qui prouve que le débat a été riche, et en l’absence de Raymond Domenech, tout le monde s’est exprimé avec beaucoup de précision, de courtoisie et de transparence. Sur l’ensemble du Conseil Fédéral, aucun membre, à l’exception de Guy Chambily, n’a demandé à ce que le débat sur le maintien ou non de Raymond Domenech soit ouvert (…) Les raisons majeures sont les suivantes. Ce serait contre-productif actuellement, notre objectif est de préparer le mieux possible l'équipe de France à la Coupe du monde 2010. La deuxième est que ce n'est pas conforme à la ligne de conduite du Conseil Fédéral. Raymond Domenech devait qualifier les Bleus pour le Mondial, ce qui a été fait».
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Domenech reste en poste
Domenech reste en poste
Raymond Domenech peut savourer. Il sera bien sur le banc de l'équipe de France en Afrique du Sud (DPPI)
Comme prévu, Raymond Domenech a été confirmé dans ses fonctions de sélectionneur à l’issue de Conseil fédéral de vendredi.
par Aurélien Billot, le 18-12-2009«Il va se passer quelque chose. 90% du Conseil fédéral est contre Domenech, je le sais, malgré ce que les uns et les autres peuvent bien dire.» Guy Chambily a eu beau marteler son message un peu partout ces derniers jours, il n’y a pas eu de révolution ce vendredi à la Fédération française de football. Car si le cas du compagnon d’Estelle Denis a bien été évoqué par les sages du football hexagonal, le vote réclamé par Chambily concernant son maintien ou non au poste de sélectionneur, n’a lui pas eu lieu. «La question a été posée à tous les membres du Conseil par M. Guy Chambily. Le débat a duré une heure et demi en l'absence de Raymond Domenech. Tout le monde s'est exprimé (entre autre Gervais Martel, Frédéric Thiriez et Lilian Thuram). Mais sur l'ensemble des membres du Conseil fédéral, aucun, à l'exception de Guy Chambily, n'a demandé que le débat sur le maintien de Raymond Domenech soit ouvert», a indiqué Jean-Pierre Escalettes une fois la réunion terminée.
«Ce serait contre-productif»
«Les raisons majeures sont les suivantes. Ce serait contre-productif actuellement, notre objectif est de préparer le mieux possible l'équipe de France à la Coupe du monde 2010. La deuxième est que ce n'est pas conforme à la ligne de conduite du conseil fédéral. Raymond Domenech devait qualifier les Bleus pour le Mondial ce qui a été fait. La qualification existe et c'était la seule clause sportive qui figurait dans le contrat», a ensuite poursuivi le président de la 3F. En fait, plus que cette confirmation, la seule véritable information livrée par le Conseil fédéral, c’est le programme des Bleus d’ici le début du Mondial.
Le programme dévoilé
Jusqu’ici, seul un match amical contre l’Espagne était prévu (le 3 mars 2010 au Stade de France). On sait désormais qu’il sera suivi d’un match face au Costa Rica, «en province», le 25 mai, puis d’un stage de trois ou quatre jours à Sousse, en Tunisie, au terme duquel les Bleus joueront les Aigles de Carthage, le 30 mai. Comme pressenti depuis quelques semaines, Henry et consorts prendront ensuite la direction de l’Île de la Réunion pour y boucler leur préparation, «sous réserve que les terrains soient suffisamment qualitatifs» pour y disputer un troisième et dernier match amical face à la Chine, le 4 ou le 5 juin. Les Bleus n’arriveront donc en Afrique du Sud que le 6 juin, soit cinq jours avant leurs débuts dans la compétition, le 11 face à l’Uruguay.
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mardi, 15 décembre 2009
Football / Equipe de France : Vent de révolte chez les sages ?
Vent de révolte chez les sages ?
Jean-Pierre Escalettes continuera-t-il a soutenir Raymond Domenech ? (DPPI)
Doyen du conseil fédéral de la FFF, Guy Chambily révèle dans France Football qu’il va demander l’éviction de Raymond Domenech lors de la prochaine réunion de l'instance vendredi. L'ancien président de Caen veut «arrêter le carnage».
par Guillaume Loisy, le 15-12-2009«J'ai deux buts: le départ de Raymond Domenech de son poste de sélectionneur et la protection de Jean-Pierre Escalettes, un homme très bien que je sais affecté, traumatisé même par la situation que nous connaissons.» La phrase est signée Guy Chambily dans France Football ce mardi. «Guy qui ?» demanderont certains. Agé de 77 ans, Guy Chambily est le doyen du conseil fédéral de la Fédération Française de football. Et il sonne la charge contre Raymond Domenech, à six mois du début de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Chambily l’assure dans le bihebdomadaire, il demandera l’éviction du sélectionneur national lors de la prochaine réunion des «sages» prévue vendredi. Un vent de révolte inédit depuis la prise de fonctions de Domenech en 2004.
«Arrêter le carnage»
C’est d’ailleurs cette année là que Chambily est entré au conseil fédéral. Ancien président du Stade Malherbe de Caen, l’entrepreneur normand faisait donc partie des membres ayant confirmé deux fois Raymond Domenech dans ses fonctions. La première après la Coupe du Monde 2006. Puis suite à l’Euro 2008 où la France avait pourtant été humiliée (2 défaites et un nul, 6 buts encaissés pour un inscrit). L’actuel sélectionneur avait récolté 19 voix sur 20. Dont celle de Chambily. Un an et demi plus tard, le doyen du conseil se dit «scandalisé» car «l’image de l’équipe de France, celle de la Fédération, celles du président et du conseil fédéral, sont devenues totalement désastreuses.» Et «les bornes ont été dépassées» avec l'affaire de la main de Thierry Henry face à l'Irlande. La solution ? Ecarter Domenech pour «arrêter le carnage.»
Si la sortie médiatique de Chambily ne plait pas vraiment à la Fédération – «elle m’a imploré de retirer ma demande (…) en me parlant du déchaînement médiatique que ma position allait entraîner» – le frondeur fera feu vendredi puisqu’il a demandé «l’examen du renouvellement du contrat de Domenech, avec un vote confidentiel à la clé.» En attendant de savoir si sa demande a été inscrite à l’ordre du jour, Chambily a informé les autres membres du conseil de ses intentions. Des sages qui n’ont pas besoin d’être convaincus selon lui. «Petit à petit, tous les fidèles d'Escalettes ont avalé des couleuvres, mais à un moment, il faut savoir dire stop ! (...) J'ai la certitude qu'ils sont favorables à l'éviction de Domenech», assure ainsi Chambily qui craint cependant que ses confrères puissent «battre en retraite, pour des raisons personnelles.»
Un successeur ? L’affaire du DTN
Quand France Football lui précise que Domenech est sous contrat jusqu’à la Coupe du Monde, l’ancien patron du Stade Malherbe rétorque : «Son contrat portait sur la qualification à la Coupe du Monde. C'était sa mission. On m'assure aujourd'hui que, dès lors qu'il qualifiait l'équipe de France, il la dirigeait automatiquement pendant la phase finale. Première nouvelle (...) Sachez que le conseil fédéral n'est absolument pas au courant de cette clause». Considérant l’équipe de France «fracassée», Chambily espère que la Fédération remplacera Domenech dans les mois à venir. Quitte à se retrouver dans une situation délicate à quelques mois du Mondial. «Nous avons un DTN (Gérard Houllier, ndlr) qui est payé pour trouver une solution. C’est son problème.» Un problème que la Fédération préfère peut-être s’éviter.
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mardi, 24 novembre 2009
Domenech rompt le silence
Domenech rompt le silence
Raymond Domenech règle ses comptes avec ceux qui l'ont critiqué (DPPI)
Un peu moins d’une semaine après le sulfureux France-Eire, Raymond Domenech a enfin accepté de s’exprimer. Conscient de la médiocrité du jeu de l'équipe de France, il en profite également pour répondre aux critiques de Bixente Lizarazu, Eric Cantona et Roselyne Bachelot.
par Aurélien Billot, le 24-11-2009
Près d’une semaine que l’on attendait sa réaction. Près d’une semaine que l’on voulait entendre ce qu’il avait à dire sur le match - ou plutôt le non-match - de ses joueurs face à l’Eire, sur la main de Thierry Henry et sur l’énorme polémique qui a suivi. Bixente Lizarazu avait bien tenté de lui arracher quelques mots juste après la rencontre, mais il avait été renvoyé dans les cordes illico presto (voir ci-dessous). Finalement, c’est donc «à froid» que le sélectionneur a décidé de s’exprimer. D’abord sur France Bleu lundi soir, puis dans L’Express mardi. Deux interviews «exclusives» dans lesquelles il n’a pour une fois occulté aucun sujet, pas même celui du jeu indigent de l’équipe de France mercredi soir dernier. «On n’a pas été bons, on a perdu les pédales, a-t-il ainsi reconnu. Au début du match, il y avait 8 joueurs qui avaient moins de 30 sélections, qui n’avaient jamais joué de match couperet au niveau international. Ils se sont retrouvés avec le couteau sous la gorge face à une équipe qui n’avait rien à perdre. L’équipe s’est équilibrée à partir du moment où je fais entrer deux joueurs d’expérience, Govou et Malouda.» Mais alors pourquoi diable ne pas les titulariser d’entrée ?
«Je ne comprends pas le procès fait à Thierry Henry»
Autre objet du marasme actuel, la désormais célèbre main de Thierry Henry. Une «mimine» dont le compagnon d’Estelle Denis affirme n’avoir eu connaissance qu’après le coup de sifflet final. «Nous, à la fin du match, les joueurs, tout le monde, on saute de joie. Ben oui, on est comme les spectateurs dans le stade qui ont fait la fête à la fin du match parce qu'on n'a pas vu. Je le sais une fois que je suis rentré dans le vestiaire. Avec Titi, on discute, j'entends les gens qui en parlent. C’est dommage pour les Irlandais parce que par rapport à leur équipe, leur public, ça aurait été bien qu'ils soient en Coupe du Monde, mais voilà ça arrive 200 000 fois par saison dans tous les matches.» Du coup, l’ancien sélectionneur des Espoirs avoue avoir du mal à digérer les nombreuses critiques qui se sont abattues sur son capitaine. «Je ne comprends pas le procès fait à Thierry Henry, un joueur irréprochable, recordman des buts en équipe de France, bref, une référence. En France, on a une fâcheuse tendance à s'auto-flageller. Ce sont des accusations sur un joueur, alors que le vrai débat repose sur l'arbitrage Nous, on a déplacé le débat pour en faire un problème contre quelqu'un. Et ça, oui, j'ai du mal à le digérer.»
«Lizarazu, il est bien gentil mais…»
Mais ce n’est pas tout, les nombreux avis extérieurs ont aussi du mal à passer, notamment ceux des politiques, des intellectuels et des anciens footballeurs. A commencer par Bixente Lizarazu. «C'est bien gentil, les leçons de Bixente Lizarazu... Il est sympa, il a gagné quelque chose et j'en suis heureux pour lui, mais il ne doit pas oublier que lui aussi a vécu des moments difficiles, en 2002 par exemple. Il prétend aussi que je refuse de parler football, tactique et technique. Il a tort. J'en parle, mais avec mes joueurs, pas avec lui. De toute façon, il ne pose pas de questions, il se contente de donner des avis. Les anciens joueurs qui se comportent comme des entraîneurs alors qu'ils n'ont jamais dirigé une équipe me laissent indifférent.» Quant à Eric Cantona, qui avait déclaré que la France n’avait pas eu de sélectionneur plus mauvais «depuis Louis XVI»… «Je ne savais pas que Louis XVI avait été sélectionneur... Je mets Cantona dans le même lot que les autres. Il est entraîneur de beach-soccer et n'a pas réussi à qualifier son équipe pour la Coupe du Monde. Qu'il fasse preuve de décence !»
«Que chacun reste à sa place»
Derniers visés de ce remake de «Règlement de comptes à OK Corral», la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, et le philosophe Alain Finkielkraut : «Mme Bachelot me demande de me "mobiliser". Moi, je ne m'occupe pas de gérer un ministère, je ne m'occupe pas de la santé. Si c'est tout ce qui inquiète Mme Bachelot en France, qu'elle se rassure : je suis mobilisé. Quant à Alain Finkielkraut, c'est bien ce philosophe persuadé qu'il y a trop de Noirs dans l'équipe de France, n'est-ce pas ? Allons... Le seul à avoir adopté une attitude honorable, c'est le président. Il a dit: "Laissez-moi à ma place", et il a eu raison. Que chacun reste à sa place.» Enfin, son ultime mise au point a concerné la prime faramineuse (862 000 euros) qu’il aurait soi-disant touchée pour avoir qualifié l’équipe de France pour le Mondial. «Le chiffre est complètement ahurissant. C'est loin du compte. Je n'essaie même pas de contredire parce que c'est dans la ligne éditoriale habituelle. C'est un pur mensonge.»
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lundi, 16 novembre 2009
Toulalan et Abidal renoncent

Eric Abidal ne jouera pas le barrage retour Crédits photo : DPPI
L'encadrement de l'équipe de France a officialisé ce dimanche les forfaits sur blessure de Jérémy Toulalan et Eric Abidal. Pour l'instant, personne n'a été appelé pour les remplacer.
Coup dur ce dimanche pour l'équipe de France avec l'annonce officielle des forfaits sur blessure de Jérémy Toulalan et d'Eric Abidal pour la venue de l'Eire mercredi soir, en barrages retour. Et autant le premier était presque attendu, autant le second pourrait poser bien des problèmes à Raymond Domenech dans l'élaboration de son arrière-garde. En effet, depuis le déplacement en Serbie, le sélectionneur français avait enfin misé sur la stabilité pour composer sa charnière centrale avec le duo Gallas-Abidal. Bien qu'auteur de diverses approximations, notamment une à Belgrade qui amena l'expulsion de Hugo Lloris et le but serbe, ce tandem avait donné satisfaction. Domenech devra donc une énième fois changer ses plans, avec pourquoi pas le retour de Sébastien Squillaci. Le Sévillan avait lui aussi démontré de belles choses lors de la double confrontation avec la Lituanie, avant de disparaître des 11 de départ tricolores de manière surprenante. A moins que le sélectionneur ne redonne sa chance à Julien Escudé, malheureux face à la Roumanie avec un but contre son camp…
Et si Vieira…
Le forfait de Toulalan, lui, est moins problématique. D'abord car il était pressenti. Depuis quelques semaines, le Lyonnais joue en serrant les dents avec des douleurs aux adducteurs. Forfait à Croke Park, il n'avait pas pris part ce dimanche à Clairefontaine à l'entraînement collectif programmé pour les remplaçants et ceux assis en tribunes. Une absence qui en disait long sur la probabilité de son forfait mercredi, confirmé donc en début de soirée par le site internet de la Fédération. Pour le remplacer, Domenech devrait de nouveau compter sur Alou Diarra, solide en Irlande et qui n'a jamais perdu lorsqu'il était associé à son homonyme Lassana. Reste à voir maintenant si le sélectionneur compte rappeler un ou deux joueurs pour pallier ces forfaits. Et bien sûr, le forfait de Toulalan repose la problématique Patrick Vieira. Domenech peut-il faire appel à l'Interiste comme une simple roue de secours ? A priori, cela semble peu probable vu le statut de Vieira, sans compter que Moussa Sissoko constitue déjà une solution de remplacement, mais qui sait…
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vendredi, 06 novembre 2009
Le message de Vieira
Le message de Vieira
Patrick Vieira et Raymond Domenech, ici en 2006, repartiront-ils pour une nouvelle Coupe du Monde ensemble ? (Reuters)
S’il comprend sa non-convocation pour les barrages face à l’Irlande, Patrick Vieira prévient le sélectionneur dans L’Equipe : il n’y a pas meilleur que lui à son poste chez les Bleus.
par Guillaume Loisy, le 06-11-2009Patrick Vieira a beau dire qu’il ne voulait pas «(s)’attendre à quelque chose» avant l’annonce du groupe tricolore pour les deux matches capitaux face à l’Irlande, il lui sera sans doute bien difficile d’assister à la bataille de Dublin depuis son canapé. Lui, le rugueux Pat’, qui a forgé sa réputation sur les pelouses britanniques face à des teignes comme Roy Keane ou Dennis Wise, aurait aimé aller au charbon contre les Irlandais. Et qualifier la France pour la Coupe du Monde. Mais Raymond Domenech en a décidé autrement. Malgré un net regain de forme du Milanais. «Je suis heureux que Pat revienne petit à petit. On s'est posé la question ce matin (Ndlr : jeudi) avec le staff… Tout ce que je souhaite c'est qu'il continue à jouer régulièrement pour être prêt au moment de la Coupe du Monde», expliquait le sélectionneur aux journalistes jeudi. Bonne nouvelle quand même pour Vieira : il n’est donc pas placardisé comme Robert Pirès, Ludovic Giuly ou Sébastien Frey.
Une décision logique
Si l’on savait Domenech enclin à le rappeler quand il retrouverait son meilleur niveau, la non-sélection de l’ancien Gunner pour les barrages n’a rien de surprenant. Domenech n’allait pas chambouler sa hiérarchie au milieu de terrain alors que ses Bleus ont montré des progrès, dans le jeu et l’esprit, lors de leurs dernières sorties. La paire Toulalan-Diarra garde ainsi la confiance du sélectionneur. Par ailleurs, réintégrer son capitaine «théorique» alors que Thierry Henry est allé au feu pour le soutenir après la polémique de la causerie avant la Roumanie aurait été audacieux. Surtout pour des barrages où l’esprit commando et l’union sacrée doivent être invoqués. Dans le vestiaire, Henry reste donc le seul patron. Son énorme influence sur le jeu des Bleus lui confère une légitimité plus forte que celle d’un Patrick Vieira destiné plutôt à débuter sur le banc, à Croke Park comme à Saint-Denis, en cas de sélection. Bref, sous pression malgré son étonnante décontraction jeudi, Domenech a logiquement préféré s’éviter un éventuel problème et repousser le «dossier Vieira» à 2010. Mais aura-t-il l’occasion de le rouvrir ?
Le «Long» a de l’orgueil
Du côté du joueur, la déception est présente mais il la relativise. «J’aurais bien aimé participer au barrage. Mais ce n’est qu’une étape», explique-t-il dans L’Equipe. Répétant une nouvelle fois que son objectif est de «participer à la Coupe du Monde», le joueur de José Mourinho n’est sûr de rien puisque son avenir chez les Bleus dépend, à la fois de Domenech et de ses coéquipiers. Une non-qualification pour le Mondial et Vieira, 33 ans, devra définitivement laisser la place à la nouvelle génération. Pour l’instant, l’intéressé ne parle que du Mondial, «Je ferai le maximum pour y être» avant de lâcher une petite bombe qui fait tout le sel de son entretien dans le quotidien. Une phrase que l’on peut difficilement reprocher à ce pilier des Bleus, 107 sélections au compteur et de nombreux faits d’armes au tableau d’honneur. «Je sais qu'à mon poste, il n'y a pas meilleur que moi en France à l'heure actuelle. Cela peut paraître prétentieux mais j'en suis persuadé.» Il ne lui reste plus qu’à contaminer le sélectionneur. Mais le virus Mondial aura peut-être déjà déserté la France au printemps prochain…
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jeudi, 05 novembre 2009
BLEUS / LE NOUVEAU MAILLOT : Fidèle à l'esprit des Bleus
Ce maillot veut voir l'Afrique du Sud. Présentée jeudi lors de la conférence de presse de Raymond Domenech, la nouvelle tunique de l'équipe de France sera portée pour la première fois par les Bleus lors des deux matchs de barrages contre l'Eire. Un baptême du feu à Croke Park le 14 novembre avant de se produire à Saint-Denis quatre jours plus tard pour, on l'espère, valider le billet des Bleus pour la Coupe du Monde 2010. Pour y parvenir, les joueurs de Raymond Domenech pourront compter sur l'esprit de 1984 et de 1998 qu'Adidas a souhaité réanimer. Sur les côtés du maillot, les célèbres bandes rouge et blanche viennent rappeler les heures glorieuses connues aux époques Platini et Zidane et pousseront les Bleus vers la qualification.
« On aura besoin, dans ces deux matchs, d'un soutien total du public, a estimé le sélectionneur des Bleus jeudi au siège de la Fédération. Ça tombe bien comme c'est un maillot qui soutient sur les côtés. On aura au moins le maillot qui nous soutiendra. Mais je sais que le public est là aussi. La réactivité des supporters français pour avoir des places pour le match retour nous a fait plaisir à tous parce qu'on sent qu'il n'y a pas que quelques personnes qui sont intéressées par cette qualification. C'est la France entière qui est derrière son équipe. Ça fait plaisir : on se dit qu'on part pour deux matchs qui sont supers à jouer. On a envie de les faire parce que c'est ce qui fait vibrer tout le monde. »
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Sans Vieira, avec Cissokho
Ali Cissokho a été appelé pour la première fois (DPPI)
Raymond Domenech a dévoilé la liste des joueurs retenus pour le barrage décisif contre l’Irlande, qualificatif pour la Coupe du Monde 2010. Malgré un regain de forme, Patrick Vieira n’en fait pas partie, à la différence du novice Aly Cissokho.
par Nicolas Cerbelle, le 05-11-2009Au regard de sa liste, peut-être sa dernière en cas d’échec («Je ne me pose pas la question. Seul le présent compte. On va faire le mieux pour que ça passe. Je me concentre sur ces deux matches»), on constate que Raymond Domenech a choisi la continuité. Pour affronter l’Eire à Croke Park et au Stade de France, les samedi 14 et mercredi 18 novembre, lors des barrages, le sélectionneur de l’équipe de France, sans doute conforté par les récentes prestations des Bleus contre les Iles Féroé et l’Autriche, a décidé de ne rien changer. Parmi les 24 joueurs appelés - «On a pris un peu plus large pour pallier les éventuels soucis de dernières minutes» -, seul Aly Cissokho n’avait jamais connu l’honneur de la réception d’un coup de fil du compagnon d’Estelle Denis. «Tout joueur rêve de jouer en équipe de France. C’est une grande joie personnelle qui récompense tout le travail que j’ai fourni, comme aller au Portugal par exemple. Cette expérience m’a servie. Cette convocation est aussi particulière puisqu’elle va déterminer la qualification pour le Mondial. Il y aura forcément plus de pression et ce sera des matches tendus», s'est empressé de réagir le joueur.
Cissokho pour remplacer Clichy
Et encore, le latéral gauche lyonnais ne doit sa place qu’à la blessure de Gaël Clichy. Celui-ci a toutefois été préféré à Benoît Trémoulinas dans le rôle de doublure, non pas au bénéfice de «l’ordre alphabétique», comme le faisait croire sous forme de boutade Domenech avant de reconnaître plus sérieusement que les deux joueurs étaient «assez proche l’un de l’autre.» Systématiquement titulaire avec l’OL et auteur de solides prestations depuis le début de saison, Cissokho n’a toutefois pas à rougir d’une convocation relativement attendue. Son homonyme, Moussa Sissoko figure également dans le groupe. Buteur contre l’OM le week-end dernier, le Toulousain bénéficie de la nouvelle absence de Patrick Vieira. De retour en forme, salué par José Mourinho, l’Interiste paye sans doute la confiance qu’accorde le sélectionneur à la paire Toulalan/Diarra à la récupération. L’ancien capitaine des Bleus ne peut décemment se contenter d’une place de remplaçant. «Je suis heureux que Pat revienne petit à petit. On s’est posé la question ce matin (Ndlr : jeudi) avec le staff… Tout ce que je souhaite c’est qu’il continue à jouer régulièrement pour être prêt au moment de la Coupe du Monde.» La porte n’est donc pas totalement fermée pour l’ancien Gunner…
Henry à 100% ?
Pour le reste, c’est du classique. Quasiment tous les postes ont été doublés. En l’absence de Franck Ribéry, touché au genou, Sidney Govou, que ses récents déboires en club n’ont pas pénalisé, devrait être en concurrence avec Nicolas Anelka pour occuper le flanc droit. André-Pierre Gignac et Karim Benzema se disputeront la pointe de l’attaque, alors que Thierry Henry a sa place réservé à gauche. A conditions qu’il soit opérationnel…
La sélection française :
Mandanda, Lloris, Carrasso - Abidal, Escudé, Evra, Fanni, Gallas, Sagna, Squillaci, Cissokho - Diaby, A. Diarra, L. Diarra, Toulalan, Sissoko, Malouda, Gourcuff - Govou, Henry, Anelka, Benzema, Gignac, Rémy.
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jeudi, 15 octobre 2009
«La vérité dans un mois»
Raymond Domenech a désormais la tête tournée vers les barrages (DPPI)
Satisfait de la performance de son équipe bis face à l’Autriche, Raymond Domenech souhaite que les Bleus restent dans le même état d’esprit d’ici aux barrages. Et ce, quel que soit l’adversaire en face.
par Cédric Callier, le 15-10-2009Au Stade de France
Raymond, que retiendrez-vous de cette victoire face à l’Autriche (3-1) ?
Raymond Domenech : Que l’on a marqué des buts, qu’il y a eu de vraies bonnes séquences, qu’il y a vraiment un groupe fort. Chacun a pu montrer son envie, sa détermination, dans un registre que j’aime bien. C’est bien de voir que quelque soit les joueurs sur le terrain, tout le monde est dans le même état d’esprit.
Avez-vous eu peur d’un relâchement en début de seconde période ?
Raymond Domenech : Non, je ne considère pas qu’il y ait eu de relâchement. C’est simplement notre adversaire qui nous a posés plus de problèmes. On a eu des difficultés car on ne joue pas tout seul et en début de seconde période, l’Autriche a modifié son organisation, ce qui nous a posés quelques soucis. Mais c’est bien justement d’avoir réagi après et d’avoir repris la direction des opérations.
Reconnaissez-vous néanmoins avoir eu du mal à finir la rencontre ?
Raymond Domenech : Oui, mais cela démontre juste que c’était un match difficile, face à un adversaire qui nous a posés des problèmes. Physiquement, ils nous ont un peu usés. Et puis quand on mène 3-1 comme cela, ce n’est pas évident de continuer à pousser.
Thierry Henry est-il blessé ?
Raymond Domenech : Un petit peu, mais on verra dans deux-trois jours où il en est précisément. On l’a fait sortir tout de suite pour éviter tout risque.
La stratégie d’opter pour un vaste turn-over était-elle la bonne ?
Raymond Domenech : Sur ce match-là, on peut dire que le résultat est positif. Mais la vérité sera dans un mois. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir gardé cette bonne dynamique. J’espère que dans un mois nous serons dans le même état d’esprit.
Pourquoi avoir néanmoins reconduit Govou et Henry ?
Raymond Domenech : Car il y a toujours besoin de cadres. Eux en plus n’avaient pas de cartons. On a besoin de joueurs d’expérience pour apporter une certaine solidité à l’ensemble.
Etait-ce important selon vous de marquer tôt contre cette équipe ?
Raymond Domenech : Je n’ai pas de préférence. L’essentiel, c’est de marquer, que ce soit à la 17e, à la 30e ou même à la 94e minute cela nous ira dans un mois.
Quel regard portez-vous sur vos quatre adversaires potentiels en barrages ?
Raymond Domenech : Je n’ai pas de préférence. Ma préférence, c’est une qualification pour la Coupe du Monde 2010. Les quatre autres équipes auront la même ambition et s’accrocheront pour cela. Ce sera donc compliqué et il n’y a pas de bon ou de mauvais adversaire dans cette configuration.
Le match en images :
Le parcours qualificatif des Bleus en images :
11:00 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, equipe de france, interview, raymond domenech








