jeudi, 07 janvier 2010
Maghreb & Moyen-Orient
Un Jordanien tout proche de la tête de l'UPM
Les participants à la réunion de l'Union pour la Méditarranée du 5 janvier 2010 au Caire© AFP Ahmad Masa'deh, ambassadeur de Jordanie auprès de l'Union Européenne et de la Belgique et candidat au poste de secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée, a reçu le soutien de cinq membres de l'organisation. Il s'agit de l'Egypte, la France (les deux co-présidents), l'Espagne, la Tunisie et la Jordanie, dont les ministres des Affaires étrangères sont réunis au Caire.
Un candidat jordanien au poste de secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée a reçu mardi soir le soutien de cinq des pays membres de l'UPM, dont celui de la co-présidence française et égyptienne, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.
Les ministres des Affaires étrangères d'Egypte, de France, d'Espagne, de Tunisie et de Jordanie, réunis au Caire, "ont indiqué qu'ils accueillaient favorablement le candidat jordanien Ahmad Masa'deh pour le poste de secrétaire général de l'UPM", rapporte l'agence officielle Mena, citant un communiqué du ministère.
Décision mi-février
Ils se sont accordés sur le fait que cette candidature serait évoquée lors d'une prochaine réunion le 12 janvier à Bruxelles, "pour préparer une recommandation commune à l'intention des ministres des Affaires étrangères des pays membres afin qu'elle soit entérinée de manière définitive le plus vite possible, peut-être à la mi-février", selon la Mena.
Le secrétariat général pourrait ainsi être opérationnel à la fin février, ajoute l'agence.
Le futur secrétaire général sera basé à Barcelone avec des adjoints palestinien, israélien, turc et de la Ligue arabe.
En décembre, des diplomates avait fait savoir que la candidature de M. Masa'deh, ambassadeur de Jordanie à Bruxelles, ne rencontrait pas l'assentiment général et que Paris avait par le passé cherché d'autres solutions, approchant la Tunisie pour le poste de secrétaire général.
Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos avait estimé juste avant son départ de Madrid pour Le Caire que l'UPM était "très proche de nommer son secrétaire général", un sujet en débat depuis des mois.
Sommet en juin à Barcelone
Il avait souligné que la nomination d'un secrétaire général permettrait notamment de préparer le second sommet de l'UPM, prévu en juin à Barcelone (nord-est de l'Espagne), dans le cadre de la présidence espagnole de l'Union européenne.
La France et l'Egypte assurent la co-présidence de l'UPM, créée le 13 juillet 2008 sur une idée du président français Nicolas Sarkozy. L'UPM compte une quarantaine de membres, dont les pays de l'UE, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée.
Elle ambitionne, en développant des projets concrets dans divers domaines (environnement, transports, énergie, culture, éducation...), de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte.
L'UPM a toutefois été mise en veilleuse au premier semestre 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza en début d'année. Sa relance s'est ensuite heurtée à la controverse sur une participation du chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, à ses travaux, et à l'absence d'un secrétaire général.
Le Caire et d'autres capitales arabes refusent la présence de M. Lieberman, dont le pays est membre de l'UPM, en raison de ses positions ultra-nationalistes et hostiles à un Etat palestinien.
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mardi, 29 décembre 2009
Trois Maliens "piégés" inculpés aux USA pour terrorisme et trafic de drogue
Un avocat malien, Me Harouna Mamadou Touré, a annoncé samedi à l'AFP qu'il partait aux Etats-Unis pour y défendre trois Maliens, inculpés à New York pour activités terroristes présumées et trafic de drogue, après avoir été "piégés" par des agents américains infiltrés au Ghana.
"J'ai été constitué pour défendre les trois jeunes Maliens inculpés par la justice américaine pour activités terroristes présumées et trafic de drogue en relation avec la branche africaine de la nébuleuse Al-Qaïda. Ils ont été transférés du Ghana au Etats-Unis", a affirmé à l'AFP cet avocat.
Selon l'acte d'accusation dont l'AFP s'est procuré une copie, Oumar Issa, Harouna Touré et Idriss Abelrahman avaient accepté de transporter de la drogue du Ghana en Espagne via le désert. Ils croyaient alors agir pour le compte d'hommes appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et ayant des liens avec Al-Qaïda, mais il s'agissait en fait d'agents de renseignements américains.
Filmés et enregistrés à leur insu au Ghana, les trois jeunes ont reçu des agents américains la somme de 15. 000 dollars qui devait leur permettre d'acheter un camion pour le transport de la cargaison.
"Incitation à la commission d'un crime"
"Mes clients ne sont pas des agents d'Al-Qaïda. Ils se sont présentés comme ce qu'ils ne sont pas, en réalité. C'était peut-être une question de gain", a déclaré Me Touré.
Le défenseur plaide que "ce sont les agents américains qui ont piégé les trois jeunes et les ont mis dans ce pétrin" et il "compte même porter plainte contre eux pour +incitation à la commission d'un crime"".
"Je veux aussi souligner qu'à aucun moment, mes clients n'ont eu de la drogue entre les mains. C'est vraiment une histoire qu'on voit dans les films", a-t-il ajouté.
Des sources concordantes à Gao (1. 200 km au nord-est de Bamako), ville d'origine des trois inculpés, ont assuré que le trio n'avait aucun lien avec le terrorisme. "Ce sont des jeunes de Gao. Ils se débrouillaient pour gagner leur vie. Ils n'ont rien à voir avec Al-Qaïda", a ainsi affirmé un conseiller municipal, Baba Touré.
"Tout sauf des agents d'Al-Qaïda"
Plusieurs journalistes étrangers travaillant sur le dossier de l'émigration clandestine ont reconnu formellement l'un des trois jeunes, Harouna Touré, comme étant le propriétaire d'un camion qui véhiculait des migrants vers l'Europe.
M. Touré, la trentaine, surnommé "Bamba", recevait notamment à Gao des ressortissants de la péninsule indienne, qui demandaient à émigrer vers l'Europe à partir du Nord du Mali.
"Il faisait des affaires, c'est sûr. Je voyais des Pakistanais, des Bangladeshi chez lui. Je ne sais pas si c'est ça qui a fait penser à Al-Qaïda", a affirmé de son côté à l'AFP un enseignant de Gao, Moussa Maïga, affirmant que les trois jeunes "en tout cas, sont tout sauf des agents d'Al-Qaïda".
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mercredi, 23 décembre 2009
Un Malien, premier albinos à obtenir le statut de réfugié en Espagne
Abdoulaye Coulibaly est devenu le premier albinos africain à obtenir l'asile et le statut de réfugié en Espagne, pour cause de discrimination, selon les médias espagnols qui ont annoncé l'information ce mardi 22 décembre 2009. Le jeune malien de 22 ans a obtenu sont statut de réfugié le vendredi 18 décembre, un statut accordé par le ministère espagnol de l'Intérieur.
Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard
Le jeune Malien de vingt-deux ans est arrivé aux Canaries, à bord d’une de ces barques de fortune, au mois de mars dernier. Albinos, Abdoulaye Coulibaly, a raconté qu’il avait fui son pays, parce qu’il était discriminé et qu’il avait peur.
A plusieurs reprises, il aurait échappé à des enlèvements, dont l’un d’entre eux, en 2007, près du stade de football de Bamako. « Ils voulaient m’arracher la peau, a-t-il raconté, je sais qu’ils coupent les doigts ou la tête d’autres albinos pour les utiliser au cours de rituels ».
La commission pour le droit d’asile du ministère de l’Intérieur espagnol a écouté très attentivement, le récit du drame vécu par le jeune Malien et il lui a accordé finalement le statut de réfugié.
La fondation du chanteur malien, Salif Keïta, comme l’ONG canadienne Under the Same Sun (Sous le même soleil) ont beaucoup influencé la décision espagnole. Abdoulaye Coulibaly a trois autres frères, dont deux sont comme lui, albinos. Il espère pouvoir les faire venir en Espagne. En six mois, il a appris l’espagnol, étudie l’anglais, écrit des poèmes sur sa vie en Afrique et sur l’immigration. Il adore le football, le Real Madrid et pourra désormais vivre sans avoir peur.
C’est un précédent car d’autres demandes de personnes albinos, d’origine africaine, ont déjà été refusées en Espagne. Un autre cas à Valence est à l’étude ; tout laisse à penser que le droit d’asile lui sera bien accordé.
Le chanteur malien Salif Keïta, dont la Fondation a soutenu Abdoulaye Coulibaly dans ses démarches, est lui-même albinos. Il a lancé à la fin du mois novembre 2009 un appel pour mieux protéger les albinos tués par dizaines ces dernières années dans la région des Grands lacs.
Les albinos souffrent d'une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux.
Plus de cinquante albinos auraient été tués et démembrés depuis deux ans en Tanzanie et au Burundi, et des parties de leurs corps vendues pour des milliers de dollars à des sorciers qui confectionnaient des « grigris » prétendument miraculeux.
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18:07 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, mali, droits de l’homme
lundi, 21 décembre 2009
Aqmi soupçonné d'un nouvel enlèvement
Les deux Italiens seraient détenus au Mali© AFP L'enlèvement de deux Italiens dans le sud-est du pays vendredi, rappelle la méthode utilisée contre trois Espagnols fin novembre. Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé qu'il s'agissait d'un rapt.
L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.
Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.
En route pour le Burkina Faso
Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.
Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.
Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.
Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.
"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre, ce qui laisse penser qu'il s'agit du même groupe terroriste", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.
Enlèvement près de la frontière avec le Mali
Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.
Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.
Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.
Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.
"L'enlèvement a été érigé en commerce juteux depuis que les Européens ont commencé à payer cher pour la vie de leurs otages. La Mauritanie est désormais perçue comme un maillon faible, étant donné la taille de son territoire aux trois-quarts désertique et quasiment incontrôlable", rappelle Abou Al Maali.
Ces deux dernières années, Aqmi a revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.
Mohamed Ould Abdel Aziz, élu président en juillet après avoir mené un coup d'Etat en 2008, avait promis une "lutte sans merci" contre le terrorisme.
Au début du mois, l'ancien général a affirmé que la multiplication des actions d'Aqmi résultait d'un "cumul d'erreurs sécuritaires et militaires des régimes précédents". Il a assuré qu'il s'employait à mieux équiper l'armée mais que cela ne se ferait pas "en un jour".
L'opposition prévoit d'organiser, mercredi, à Nouakchott "une marche de protestation", notamment "contre l'insécurité grandissante".
11:19 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, espagne, enlèvement, italie, aqmi
vendredi, 18 décembre 2009
La Catalogne pourrait interdire la corrida
Le Parlement de Catalogne débat ce vendredi 18 décembre 2009 de l'éventuelle interdiction de la corrida. Cette région du nord-est de l'Espagne pourrait ainsi devenir la première de ce pays, en dehors des Iles Canaries, à bannir la mise à mort publique des taureaux, une tradition pourtant millénaire.
La corrida moderne se fonderait sur des jeux taurins organisés au Moyen-Âge pour divertir la noblesse espagnole. Le combat et la mise à mort du taureau dans les arènes est ensuite codifié, évolue au fil des siècles, et se répand selon différents usages au Portugal, dans le sud de la France et dans certains pays d'Amérique latine.
C'est donc à une tradition ancrée dans l'histoire et la culture espagnole que s'attaquent les opposants à la tauromachie. En Catalogne, ils sont en forte croissance. La seule arène de Barcelone qui organise encore des corridas voit les spectateurs se raréfier. Et l'initiative visant à interdire la corrida par la loi a recueilli l'été dernier plus de 180 000 signatures.
Ce vendredi 18 décembre, les parlementaires catalans ont décidé de légiférer. Il s'agit de modifier la loi qui interdit aujourd'hui de tuer ou de maltraiter des animaux lors de spectacles publics à l'exception, justement, des taureaux.
En cas de succès, la plateforme qui milite pour la défense des animaux a l'intention d'étendre l'interdiction de toréer au reste du pays.
18:39 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, corrida
Aminatou Haidar : la fin du bras de fer
La militante Aminatou Haidar quitte l'hôpital de l'île de Lanzarote le 17 décembre 2009© AFP Un peu plus d'un mois après avoir entamé une grève de la faim et un véritable bras de fer avec les autorités marocaines, la militante sahraouie Aminatou Haidar est revenue dans la nuit de jeudi à vendredi à Laâyoune (Sahara occidental) dans un avion en provenance des Canaries (Espagne).
L'avion médicalisé dans lequel elle avait embarqué s'est posé à Laâyoune vendredi vers 00H15 locales (et GMT). Il avait quitté Lanzarote deux heures plus tôt. Selon une source policière, Mme Haidar a accompli normalement les formalités d'entrée à l'aéroport en marquant sur la fiche d'arrivée qu'elle "arrivait au Maroc". Elle est ensuite partie dans une voiture conduite par son oncle maternel, cheikh Mohamed Boussoula.
Agée de 42 ans et mère de deux enfants, Aminatou Haidar observait une grève de la faim depuis plus d'un mois pour forcer le Maroc à l'autoriser à rentrer chez elle à Laâyoune. Elle avait été hospitalisée dans la nuit de mercredi à jeudi à la suite de violentes nausées et de douleurs abdominales.
Au retour d'un séjour aux Etats-Unis, où elle avait reçu un prix en faveur des droits de l'Homme, elle avait été refoulée le 14 novembre de Lâayoune, les autorités marocaines lui reprochant de n'avoir pas voulu accomplir les formalités nécessaires. Elle les accusait en retour de lui avoir retiré son passeport marocain.
Intervention française
Cette affaire a donné lieu à un ping-pong diplomatique entre Madrid et Rabat, Paris intervenant finalement pour, semble-t-il, débloquer une situation qui paraissait sans issue.
Dans un communiqué publié jeudi soir, l'Elysée a en effet annoncé que le président Nicolas Sarkozy avait demandé au Maroc de remettre un passeport à Mme Haidar.
M. Sarkozy a effectué cette démarche le 15 décembre en recevant à Paris le ministre marocain des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri et en exprimant "le voeu que le royaume du Maroc puisse, dans sa tradition d'ouverture et de générosité, faire remettre à Mme Aminatou Haidar son passeport marocain à son arrivée sur le territoire du royaume", selon le texte.
"Comme suite à cet entretien", le roi "Mohammed VI a informé le président Sarkozy, par message, le 17 décembre 2009, de l'accord de l'Etat marocain. Dans ces conditions, Madame Aminatou Haidar peut regagner le Maroc", ajoute le communiqué.
Vendredi, le ministère marocain des Affaires étrangères a confirmé que le Maroc avait accédé à la demande de "pays amis et partenaires" en faveur d'un retour d'Aminatou Haidar à Laâyoune, mais qu'il restait ferme sur "le respect total de la loi marocaine, par tous, sans exception et sur l'intégralité du territoire national".
Et selon Rabat, les "agissements" de Mme Haidar "ne sont pas liés à la promotion des droits de l'Homme". "Elle a, bel et bien, agi pour le compte du Polisario, qui demeure un mouvement militaire et totalitaire, à la solde de l'Algérie qui l'abrite, le finance et le soutient".
"Trouver une solution permanente du conflit au Sahara occidental"
Deux tentatives de la militante sahraouie de rentrer à Lâayoune, les 4 et 5 décembre, avaient échoué, les autorités marocaines refusant l'atterrissage de l'avion à bord duquel elle se trouvait.
"C'est un triomphe du droit international, des droits de l'Homme, de la justice internationale et de la cause sahraouie", avait déclaré à la presse la militante pro-Polisario en sortant de l'hôpital. Si les autorités marocaines s'opposaient une nouvelle fois à son retour au Sahara occidental, elle "resterai(t) à bord de l'avion et continuerai(t) (sa) grève de la faim", avait-elle ajouté.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton a déclaré de son côté avoir été "contente d'apprendre la décision du gouvernement marocain", dans un communiqué, rappelant que la militante sahraouie avait reçu le prix Robert Kennedy pour les droits de l'Homme.
Mme Clinton a salué un "geste humanitaire" qui "reflète l'esprit véritable et la générosité du gouvernement et du peuple marocains, et qui souligne l'urgence à trouver une solution permanente du conflit au Sahara occidental".
Rabat estime que le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole annexée en 1975, fait partie intégrante du royaume et propose une large autonomie sous sa souveraineté. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, lutte en revanche pour son indépendance.
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jeudi, 17 décembre 2009
Aminatou Haidar hospitalisée à l'unité de soins intensifs de Lanzarote
La militante sahraouie Aminatou Haidar lors d'une conférence de presse, le 10 décembre 2009© AFP La militante sahraouie Aminatou Haidar a été transportée à l'hôpital à sa demande, après l'aggravation de son état de santé. Elle veut continuer sa grève de la faim, commencée le 16 novembre sur l'île espagnole de Lanzarote.
La militante sahraouie Aminatou Haidar en grève de la faim depuis plus d'un mois à l'aéroport de Lanzarote (Canaries) a été transportée à l'hôpital à sa demande, jeudi, a annoncé sa porte-parole, Edi Escobar.
Etat de santé préoccupant
Aminatou Haidar a été hospitalisée peu après minuit, à la suite de violentes nausées et de douleurs abdominales. Elle a vomi du sang, est sévèrement déshydratée mais elle reste consciente, a précisé une source médicale en ajoutant qu'on ne la forcera pas à s'alimenter.
"Les médecins nous ont dit que son état était stationnaire et qu'ils lui avaient donné des calmants pour soulager les fortes douleurs qu'elle avait ressenties dans la journée", a déclaré jeudi matin à la Radio nationale espagnole (RNE) le porte-parole de sa plateforme de soutien, Fernando Peraita.
Mme Escobar a indiqué que l'activiste sahraouie avait l'intention de continuer la grève de la faim qu'elle a débutée le 16 novembre afin de forcer le Maroc à l'autoriser à rentrer chez elle.
Aminatou Haidar, 42 ans, mère de deux enfants, militante pour l'indépendance du Sahara occidental, avait entamé sa grève de la faim à l'aéroport de Lanzarote alors qu'elle voulait rentrer chez elle à Laâyoune de retour d'un voyage aux Etats-Unis où elle avait reçu un prix en faveur des droits de l'homme.
Elle a été hospitalisée dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital général de Lanzarote, quelques heures après l'arrivée de sa soeur, Laila Haidar.
Zapatero suit la situation "minute par minute"
Mercredi, le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero avait affirmé au Parlement qu'il suivait la situation "minute par minute". "Nous espérons trouver rapidement une solution favorable", avait-il dit.
Mme Haidar a dores et déjà refusé la nationalité espagnole ou un droit d'asile en Espagne. Elle veut rentrer au Sahara occidental "morte ou vive, avec ou sans son passeport".
La Maroc affirme de son côté qu'elle a refusé la citoyenneté et le passeport marocain, ce qu'elle nie.
Le Maroc considère que le Sahara occidental fait partie intégrante du royaume. Le Polisario, soutenu par l'Algérie, a combattu pour son indépendance. Il réclame aujourd'hui un référendum sur l'avenir du territoire dans lequel l'indépendance serait l'une des options offertes. Rabat propose pour sa part une large autonomie sous sa souveraineté et exclut l'indépendance.
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mercredi, 09 décembre 2009
Le président Ould Abdel Aziz s'exprime sur l'enlèvement des humanitaires espagnols
Les autorités se sont exprimées mardi 8 décembre pour la première fois sur l’enlèvement le 29 novembre dernier des trois humanitaires espagnols dans le pays. Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a pris lui-même la parole lors d'une conférence improvisée. Le rapt avait été revendiqué, plus tôt dans la journée, par al-Qaïda au Maghreb Islamique.
Depuis l’enlèvement des trois humanitaires espagnols il y a dix jours, les autorités mauritaniennes avaient opté pour la loi du silence. Pas une seule déclaration officielle n’avait été faite que ce soit pour confirmer le kidnapping , indiquer les moyens déployés ou faire état de l’avancée des recherches. Un silence sur lequel avaient fleuri les rumeurs les plus diverses, parlant tantôt de localisation des otages, tantôt de libération tantôt d’assaut manqué.
Mardi 8 décembre, plusieurs heures après la revendication de l’enlèvement par un porte-parole d’al-Qaïda au Maghreb Islamique, le président de la République a lui-même brisé ce silence au terme d’une visite inopinée dans un hôpital.
Mohamed Oul Abdel Aziz a expliqué l’enlèvement en indiquant que c’est « le cumul d’erreurs sécuritaires et militaires des régimes précédents qui a conduit à ce genre d’actes terroristes ». Il a fait notamment état de corruption ainsi que de manque de matériel et de moyens au sein de l’armée.
Toutefois le président a immédiatement précisé que depuis l’installation de l’actuel gouvernement, le pays s’est attelé à « équiper les forces armées et de sécurité et à les entraîner pour leur permettre de mener à bien leur mission essentielle de protection du pays et de ses hôtes, une tâche qui ne peut cependant être réalisée en un jour », a encore ajouté le
12:22 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, ould abdel aziz, al-qaïda, espagne
mardi, 08 décembre 2009
Aminatou Haidar "ira jusqu'à la mort"
La militante sahraouie Aminatou Haidar, qui observait mardi son 23e jour de grève de la faim© AFP
Le compagnon de la militante sahraouie, Bachir Lekhfawni, s'est confié au quotidien espagnol ABC.
La militante sahraouie Aminatou Haidar, qui observait mardi son 23e jour de grève de la faim à Lanzarote (Espagne) pour pouvoir retourner au Sahara occidental, "ira jusqu'à la mort" s'il le faut, a assuré son compagnon, Bachir Lekhfawni, au quotidien espagnol ABC.
Interrogé à Laâyoune, au Sahara occidental, territoire annexé par le Maroc en 1975, M. Lekhfawni a déclaré que Mme Haidar "irait jusqu'à la mort, c'est certain. La famille ne va pas intervenir".
"Nous attendons son retour, morte ou vive", a-t-il ajouté. "Son retour est certain. Ce que nous ignorons, c'est si elle l'effectuera dans un cercueil. Vu comment se présentent les choses, je vois une fin malheureuse".
Aminatou Haidar, 42 ans, militante pour l'indépendance du Sahara occidental, observait mardi son 23e jour de grève de la faim pour pouvoir rentrer à Laâyoune. Le Maroc lui en refuse catégoriquement l'accès, arguant qu'elle aurait renié sa nationalité marocaine.
"Nous voulons le retour de notre maman !"
Aminatou Haidar a été expulsée le 14 novembre du Sahara occidental par les autorités marocaines qu'elle accuse de lui avoir confisqué son passeport marocain. Selon Rabat, elle a refusé "d'accomplir les formalités habituelles de police et renié sa nationalité marocaine".
La presse espagnole a publié mardi des extraits d'une lettre de ses deux enfants, âgés de 15 et 13 ans. Ceux-ci lancent "un appel urgent à tous les enfants du monde" et à "toutes les mamans du monde".
"Nous voulons le retour de notre maman !", ont écrit les enfants, selon un fac-similé de la lettre rédigée en français et publié par ABC à sa une.
La militante pro-Polisario, qui ne fait pourtant pas partie de cette organisation indépendantiste, a fait savoir lundi qu'elle refuserait tout type de soin médical. Embarrassé par la tournure des événements, le gouvernement socialiste espagnol tente de la dissuader de poursuivre son combat jusqu'à une issue fatale.
Un juge d'instruction espagnol a mandaté lundi un troisième expert médical pour statuer sur l'éventuelle hospitalisation forcée de la militante, ont également indiqué des sources judiciaires à Lanzarote (Canaries).
Hospitalisation forcée ?
Cette décision a été prise après l'établissement de deux rapports médicaux contradictoires; l'un du médecin personnel de Mme Haidar, qui juge son état très grave; l'autre d'un médecin requis par le magistrat, qui a estimé que son état n'était pas si critique.
"Son temps est en train de s'achever. Nous ne pouvons plus parler de semaines, mais d'heures ou de jours", a indiqué samedi le médecin personnel de Mme Haidar, Domingo de Guzman Perez Hernandez.
Après avoir recueilli un troisième rapport médical, le juge devrait prochainement décider ou non d'ordonner l'hospitalisation de Mme Haidar.
La préfecture des Canaries avait demandé dimanche soir au magistrat de "prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la vie et l'intégrité d'Aminatou Haidar", y compris son "hospitalisation".
Le Maroc considère que le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole qu'il a annexée et administrée depuis 1975, fait partie intégrante de son territoire. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame son indépendance malgré la proposition de Rabat de lui accorder une large autonomie.
18:14 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : maghreb, moyen-orient, maroc, algérie, espagne, sahara
lundi, 07 décembre 2009
Le meilleur et le pire
Le meilleur et le pire
Cristiano Ronaldo a marqué, et a été expulsé contre Almeria (DPPI)
Cristiano Ronaldo a montré ses deux facettes face à Almeria (4-2) en provoquant un pénalty avant de marquer un but, puis en étant expulsé. Barcelone poursuit tranquillement sa route à La Corogne (3-1) et Séville a perdu deux points face à un très bon Valladolid (1-1)
par Pierre Sampermans, le 07-12-2009Notre correspondant à Madrid
Ce qu'il faut retenir :
Si d’aucuns doutaient encore du caractère explosif de Cristiano Ronaldo, son «auto-expulsion» de ce samedi face à Almeria leur ôtera tout scepticisme. Le Portugais a été le grand protagoniste de la victoire du Real face à Almeria (4-2), en provoquant le penalty qui devait amener le but de Benzema (3-2, 82e), puis en inscrivant le dernier but du match à la conclusion d’une contre-attaque synonyme de victoire (4-2, 84e). CR9 aurait évidemment pu en rester là et repartir ainsi acclamé du Santiago Bernabeu, mais un mauvais geste de Macedo provoquait une réaction impulsive du footballeur le plus cher de la planète. Celui-ci lui rendait d’un coup de pied que monsieur Estrada ne pouvait que sanctionner d’un carton rouge.
Pendant ce temps, à La Corogne, le Barça retrouvait son jeu pour se défaire d’un Deportivo très batailleur et opportuniste. Mais l’ouragan blaugrana était trop fort, trop rapide et trop précis pour n’importe quel adversaire ce week-end et Messi, par deux fois, puis Ibrahimovic permettaient aux Catalans de conserver leur avance sur le Real en tête de la Liga. Avance qu’ils avaient augmentée mercredi à Jerez (0-2) en match avancé de la 15e journée, en prévision du Mondial des clubs auquel ils doivent participer en décembre. Derrière, l’écart s’est encore creusé un peu plus puisque Séville a laissé des points en route lors de la venue de Valladolid (1-1). Les Andalous, à 11 contre 10, n’ont pu faire mieux que ce match nul qui permet à Valence de reprendre la 3e place grâce à sa victoire à l’arrachée à Bilbao (1-2).
Le top :
Ernesto Velverde semble avoir réussi à redonner confiance à Villarreal en seulement quelques semaines. Le sous-marin jaune, qui avait débuté la saison par 3 nuls et 4 défaites, présente un compteur positif depuis le début du mois de novembre. Surtout, son net regain de confiance lui a permis de l’emporter ce dimanche face à Getafe envers et contre tous. En effet, les coéquipiers de Robert Pirès non seulement ont été menés au score par deux fois avant de revenir à hauteur, mais ont dû évoluer à 10 toute la deuxième période après l’expulsion de Cani, puis à 9 après celle de Lopez ! Ces différents coups du sort n’ont pas empêché Cazorla et surtout Capdevila, par deux fois, de trouver le chemin des buts, et de relancer les Valenciens dans la course à l’Europe.
Le flop :
L’Espanyol vient d’encaisser son deuxième 4-0 consécutif. Après avoir largement perdu à l’Atlético, les hommes de Mauricio Pochettino ont répété le score de la dernière journée face à Santander, et à domicile qui plus est. Absents dans tous les compartiments du jeu, les Catalans ont du souci à se faire au vu des deux dernières rencontres. Les mauvaises heures de la saison dernière ne veulent pas être vécues de nouveau pour l’autre club de Barcelone. Mais le souvenir est encore très présent dans les têtes, pourtant de qualité, comme le prouve les déclarations de l’entraîneur argentin : «Je suis plus préoccupé par le moral de mes joueurs que par le résultat sportif.»
C'est dit !
«Nous sommes dans une situation optimale pour recevoir le Real Madrid», se félicitait Unai Emery entraîneur de Valence, après la victoire à Bilbao et avant de recevoir le Real Madrid la semaine prochaine.
Les news des Franceses :
Jérémy Matthieu poursuit sa belle aventure espagnole avec Valence, avec une nouvelle victoire à Bilbao (1-2). L’ancien Toulousain est toujours un titulaire indiscutable pour Unai Emery. C’est également le cas de Thierry Henry avec Barcelone et ce malgré les critiques qui accompagnent chacune de ses sorties. Titi est sorti comme à l’accoutumée pour laisser sa place au jeune Pedro. Eric Abidal, lui, a joué toute la rencontre. A Séville, Sébastien Squillacci est sorti à la mi-temps pour Abdoulay Konko et à Villarreal, Robert Pirès est sorti à la 65e pour Cazorla. Enfin Karim Benzema a inscrit son 3e but en Liga cette saison au rebond d’un penalty de Cristiano Ronaldo arrêté dans un premier temps par Diego Alves.
Résultats de la 13e journée :
Samedi 5 décembre
Real Madrid - Almeria 4-2
La Corogne - Barcelone 1-3
FC Séville - Valladolid 1-1
Jerez - Atlético Madrid 0-2
Dimanche 6 décembre
Espanyol Barcelone - Santander 0-4
Malaga - Osasuna 1-1
Tenerife - Gijon 2-1
Majorque - Saragosse 4-1
Athletic Bilbao - Valence 1-2
Villarreal - Getafe 3-2
Programme de la 14e journée :
Samedi 12 décembre
Barcelone - Espanyol Barcelone
Valence - Real Madrid
Saragosse- Athletic Bilbao
Dimanche 13 décembre
Almeria - Deportivo La Corogne
Gijon - FC Séville
Santander - Jerez
Atlético Madrid - Villarreal
Valladolid - Malaga
Getafe - Tenerife
Osasuna - Majorque
14:43 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, liga, espagne








