mardi, 15 décembre 2009

Le Dreamliner de Boeing va enfin prendre son envol

Article publié le : mardi 15 décembre 2009

Sur le site de Boeing, le premier vol du 787 Dreamliner est annoncé.
Boeing.com



Par RFI

 

Le Boeing 787 Dreamliner devrait effectuer son premier vol d'essai dans le ciel d'Everett, près de Seattle, ce mardi 15 décembre 2009 aux Etats Unis (18 h TU). Cet avion de ligne américain, capable de transporter jusqu'à 330 passagers et concurrent direct de l’Airbus A380, quittera le sol après deux ans de retard.

 

Le parcours du Dreamliner, littéralement avion de rêve, ressemble plutôt à un cauchemar. Cet appareil à la technologie révolutionnaire devait initialement voler il y a deux ans. Mais les retards se sont accumulés. A cause de problèmes de conception sur le fuselage. L'utilisation de nouveaux matériaux, plus légers, et la multiplication des sous-traitants pour produire l'appareil ont visiblement posé des difficultés.

 

Les retards sont néanmoins courants dans le secteur aéronautique. Chez Airbus, le concurrent européen de Boeing, le cargo militaire A 400M a effectué son vol inaugural la semaine dernière, plus de 3 ans après la date prévue.

 

Mais les mésaventures du Dreamliner coûtent cher. Boeing a dû inscrire une perte de 1 milliard 600 millions de dollars à son bilan, au troisième trimestre. Sans compter la plainte déposée par des investisseurs il y a un mois. Ils accusent l'avionneur américain de ne pas les avoir informés assez tôt des difficultés de son avion.

 

Malgré ces problèmes et quelques annulations, Boeing se targue d'avoir plus de 800 commandes de Dreamliner sur son carnet. Les premières livraisons devraient commencer à l'automne 2010.

 

L'Iran dénonce les «paroles absurdes» de Barack Obama

Article publié le : mardi 15 décembre 2009



Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki.
Reuters / Morteza Nikoubazl


Par RFI

Dans son discours de réception du prix Nobel de la paix à Oslo, Barack Obama a apporté son soutien à l'opposition iranienne, rendant notamment hommage aux manifestants. La réaction de Téhéran n'a pas tardé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a répondu lundi 14 décembre 2009 au président américain dénonçant des « paroles absurdes ».

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Manouchehr Mottaki a dénoncé ce qu’il appelle le soutien de Barack Obama aux manifestations de l’opposition en Iran. « Le président américain, parce qu’il est perdu pour analyser la situation iranienne a recommencé à prononcer des paroles absurdes », a-t-il déclaré.

« Dans la situation actuelle, les Américains doivent apprendre à écouter, à comprendre la réalité du pays », a-t-il affirmé. Il a ajouté que la poursuite des erreurs de l’ancien président américain par Barack Obama, coutera cher aux Etats-Unis.

Manouchehr Mottaki réagissait à la déclaration du président américain qui apportait son soutien aux opposants qui manifestent depuis plusieurs mois contre le pouvoir en Iran.

Les relations entre les deux pays se sont envenimées ces dernières semaines, notamment après le refus de Téhéran d’accepter un projet d’accord international qui prévoyait le transfert hors d’Iran de la majeure partie de son uranium enrichi. Cet accord est une garantie pour les Occidentaux que l’Iran ne cherchera pas à fabriquer l’arme atomique.

Les critiques de Manouchehr Mottaki interviennent également alors que les Etats-Unis ont menacé l’Iran de nouvelles sanctions internationales à cause de ce refus d’accepter l’accord sur l’uranium.

Etats-Unis : faut-il blanchir son nom ?

Ou comment contourner les discriminations


Changement de nom et effacement des reférences communautaires sur leur CV, omission volontaire de diplomes obtenus dans des universités réservées historiquement aux Noirs, autant de pratiques qui se répandent chez des Afro-Américains en quête d’un emploi.

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Lundi 14 décembre 2009 / par Marcel Bekolo (Source : afrik.com)

 

Tahani Tompkins avait du mal a être rappelé après des entretiens d’embauche cette année à Chicago quand un ami lui a suggéré de changer son nom. Au lieu de Tahani, un nom commun dans la communauté afro-américaine, il commença à mettre T.S. Tompkins dans ses candidatures.

 

En quête également de travail, Yvonne Orr , qui vit aussi à Chicago, a supprimé de con CV une licence obtenue à l’Universite de Hampton, un établissement réservé par le passé exclusivement aux étudiants Noirs. Elle a aussi faire disparaître une expérience dans une ONG noire-americaine où elle s’occupait de récolter des fonds depuis 15 ans auprès des éventuels donateurs. Yvonne a réorganisé son CV de telle sorte que les reférences mentionnées occultent tout passage dans une entreprise ou une association noire.

 

Grand écart entre assimilation et diversité

Les Afro-Américains ont toujours oscillé entre assimilation et diversité. Si l’assimilation n’a jamais pris le dessus, la décision deTahani et Yvonne, "blanchir leur cv", n’est pas isolée. Des cas similaires se multiplient au sein de la communauté noire-américaine. La moitié d’un panel d’Afro-Américains interrogés fin novembre sur les disparités raciales à l’embauche par le quotidien New York Times déclare avoir déjà dissimulé sa couleur de peau, ou avoir minimisé au maximum leur "blackitude" sur leur CV.

 

Tahani et Yvonne expliquent que "blanchir leur cv" est une stratégie destinée à écarter un obstacle potentiel, qui pourrait au minimum les empêcher de dégoter un entretien et démontrer aux recruteurs qu’ils sont faits pour le poste. Selon des experts, cette méthode peut être payante. Des études ont montré que les candidats avec des noms à consonnance noire reçoivent moins d’appels de recruteurs que ceux avec des noms à consonnance blanche, même à diplôme et compétences équivalents. De plus, la discrimination positive a beaucoup reculé depuis les années 80, remplacée par une variété de programmes sur la diversité, qui tardent à prouver leur efficacité sur la représentation des minorités.

 

La fin de la discrimination positive

"Même les entreprises à taille moyenne n’ont soit pas de programmes sur la diversité ou alors ont des programmes peu efficaces pouvant produire l’effet contraire", selon Alexandra Kalev, sociologue à l’universite d’Arizona, et qui a travaillé sur la question. "Donc pour ces entreprises, être Noir n’aide pas", conclut-elle.

 

Les chômeurs Afro-américains disent que l’effacement de leurs marqueurs noirs va au-delà du premier contact, qui permet d’ouvrir la porte d’une entreprise pour un entretien d’embauche. Ils en usent aussi pour s’assurer qu’ils vont paraître "acceptables" aux recruteurs une fois que ceux-ci les auront rencontrés. Ils cachent donc sur leur militantisme dans une association communautaire. "L’activisme dans la communauté noire est souvent mal vu par les employeurs, donc il faut éviter de le mentionner ou d’en parler lors de l’entretien", souligne David Verner, architecte au chômage, vivant à New York. "Il faut alléger sa couleur" ; confirme Yvonne.

 

"Ma notion de dissimulation veut dire que des gens peuvent avoir des idees stigmatisantes qu’ils ne peuvent contrer ou ne cacheront pas. Il y a néanmoins une grosse dose de pression, d’expériences pour qu’ils minimisent ces identités", explique Kenji Yoshino, professeur de droit a l’Universite de New York (NYU), auteur du livre " Covering : The Hidden Assault on Our Civil Rights". Selon M. Yoshino, "avant, la ligne de séparation était entre les Blancs et les non Blancs, et se terminait en faveur des Blancs. Désormais cette ligne est entre les Blancs et les non Blancs qui veulent se comporter en Blancs".

 

Cacher sa couleur : un crève-coeur !

Dissimuler sa couleur de peau ou changer de nom restent toutefois un crève-coeur pour les Afro-Américains. "J’ai longtemps lutté contre cette idée", raconte Yvonne. " Je me suis demandé quel message j’envoyais à mes enfants ? Comment leur apprendre à être fiers d’eux-mêmes et à s’accepter tels qu’ils sont", poursuit-elle. "Quelque part, ils (Yvonne et Tahani) nient qui et ce qu’ils sont. Ils devront toujours prétendre être quelqu’un de différent", explique John L. Jackson, professeur d’anthropologie et de communications à l’Université de Pennsylvanie et auteur de "Racial Paranoia". Une schizophrénie entre derme et personnalité !

 

Ces réalités ont toujours été tues en raison de l’idée reçue que la discrimination positive ( affirmative action) a permis aux candidats Afro-Américains d’obtenir des emplois, qu’ils auraient du mal à saisir en l’absence de politique volontariste en faveur de la promotion sociale des minorités. Et aussi parce qu’il y a des hauts et des bas dans la façon dont les Afro-Américains célèbrent leur couleur de peau. Les parents d’Yvonne étaient membres du mouvement des droits civiques Black Panthers, formé aux États-Unis en 1966 pour défendre les intérêts de la communauté noire. Mais devant les difficultés d’Yvonne à décrocher un emploi, sa propre mère l’a aidée à modifier son CV. " Tu n’as pas besoin de crier que tu es Noire", lui a-t-elle conseillé, raconte Yvonne...

L’Afro Américain (AA) et l’Africain Français (AF)

Exercice pratique d’identité / différence


C’est bien connu la même couleur de peau n’est pas forcément synonyme de proximité culturelle ou identitaire voire sociale, sauf chez les Africains et en particulier chez les Noirs où on se donne tous du "Frère" indépendamment de ses origines. Pas forcément à juste titre...

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mardi 15 décembre 2009 / par Luc Olinga, pour l'autre afrik

Quand je me suis installé aux Etats-Unis il y a quelques années, j’ai été stupéfié par le fossé existant entre moi et un Afro-Américain (AA). Plus déconcertant encore, je me suis rendu compte que, hormis la couleur de peau, j’étais davantage plus proche d’un "Français de souche", de part les réalités culturelles ou sociétales et l’histoire récente, que d’un AA.

Ce constat m’a conduit à me rebaptiser African-French (AF) en référence à l’African-American.

Pourtant des similitudes entre un AA et un AF il en foisonne. D’abord nous parlons fort. Demander à un occidental, qui surprend ou entend une conversation entre deux Africains ou un groupe de Noirs. Il vous dira au son de leur voix qu’ils sont en train de se disputer. Que nenni !

Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF

En déambulant dans le quartier historique des Noirs à Harlem à New York ou encore dans certains coins majoritairement habités par des AA à Brooklyn ou à Chicago, j’avais l’impression d’être transporté au marché Mokolo à Yaoundé au Cameroun ou au marché Colobane à Dakar au Sénégal.

Quand j’étais invité à dîner chez des amis AA, j’étais happé par des effluves envoûtantes, des odeurs d’épices et autres arômes qui me ramenaient dans la cuisine de mes tantes, mère et grand-mère.

En plus, la femme est la colonne vertébrale de la famille chez les AA comme chez les AF : elle s’occupe notamment de l’éducation des enfants ... De facto, elle est le chef de famille. Chez les femmes AA, j’ai reconnu la même façon de pester contre ces "pères absents" si présente chez les AF

Chez nombre de AA j’ai aussi retrouvé l’art de la dramatisation. Le culte pour la tragédie. Un petit rien est transformé en un +grand-tout+ ; un incident anodin devient un accrochage grave ; les récits des épopées ; un hématome un traumatisme ; une simple engueulade une dispute sanglante... Vu sous cet angle un AA n’est pas différent d’un AF.

Que dire en outre de notre approche de l’esthétisme. Nous partageons les mêmes canons de beauté. Le AA et l’AF préfèrent la femme selon Botero plutôt que l’icône des magazines de mode et des podiums. Le AA et l’AF célèbrent la femme avec une poitrine voluptueuse et une paire de fesses opulente.

Je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA.

Il n’empêche que malgré ces points de convergence, je me sens plus proche d’un "Français de souche" que d’un AA. Prenons le sport, au coeur de nos deux sociétés.

David, mon ami AA, n’était là pour personne le jour des matches de football américain, un sport auquel je ne comprenais pas vraiment les rudiments. J’ai essayé de m’y intéresser mais je n’ai jamais réussi à éveiller une quelconque flamme au grand dam de mon ami, pour qui c’est LE sport.

A l’inverse, David n’avait pas compris que je gagne d’assaut les bars de sport en 2008 pour regarder les matches de la Coupe d’Afrique des nations de football et des mois plus tard pour le championnat d’Europe des nations de football.

Il ne s’expliquait pas que je puisse montrer tant d’engouement pour le "soccer", une discipline sportive peu exaltante selon lui. En parallèle, mon autre ami Norbert, un franco-belge, multipliait les paris sur les rencontres de football. Nous échangions nos pronostics. Nous parlions le même langage. David en était exclu. Il nous renvoyait involontairement pour sa part à notre statut d’étrangers quand il s’agissait de "sports US".

Plus qu’un hobby, David et moi avions à l’opposé une culture différente. Le football américain pour lui était au coeur de la fierté américaine, tandis que le "soccer" était un pan de mon quotidien.

Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques.

Ce qui me frappait aussi chez les AA, c’était l’empreinte indélébile du passé. Les blessures de leur histoire ont développé chez eux une soif de revanche et un besoin de s’affirmer contre l’autre coûte que coûte.

Certes le colonialisme et la ségrégation ne sont pas comparables et n’ont pas engendré des catastrophes physiques, sociales, psychiques identiques mais ils sont tous deux encore prégnants. Le premier sous la forme de néocolonialisme et la seconde s’est transformée en discriminations raciales.

Pour autant le AF que je suis ne s’inscrit pas dans la revanche. Il n’a pas d’acrimonie contre le colonisateur. Peut-être à tort.

Or le AA reste marqué par l’esclavage et ses relents. L’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche n’a pas apaisé cette colère.

Quand le AF célébrait la victoire du premier Noir à la tête du pays le puissant du monde parce qu’elle signifiait, pour lui, que l’homme noir n’était pas un bon à rien, le AA y voyait l’aboutissement du long et ardu combat pour les droits civiques. Non que les deux visions soient incompatibles mais elles dénotent un état d’esprit qui distingue fondamentalement le AA du AF.

Source : afrik.com

Barack Obama demande aux banques de prêter davantage

Pierre-Yves Dugua, correspondant à Washington (lefigaro.fr), 14/12/2009


Le président américain a convoqué ce lundi les patrons de douze grands établissements financiers.

Barack Obama a demandé ce lundi aux patrons des douze plus grandes banques des États-Unis, qu'il avait invités à la ­Maison-Blanche, de prêter davantage pour soutenir la reprise et stimuler l'emploi. C'est à ses yeux une «obligation morale» maintenant que la plupart de ces établissements ont remboursé le Trésor des aides directes qui les ont sauvés de la catastrophe.

 

L'entretien, qu'il a qualifié de «direct et productif», est intervenu quelques heures après qu'il a dénoncé «l'irresponsabilité de banquiers» pressés de toucher aujourd'hui des primes alors que leurs erreurs ont coûté cher au contribuable et plongé le monde dans la crise.

 

La chute du volume de nouveaux prêts bancaires inquiète le président Obama. Il juge qu'elle tient en partie à la réticence des banques à prendre des risques, notamment sur des petites entreprises, historiquement créatrices de l'essentiel des créations d'emplois.

 

Le dialogue direct entre Obama et les banquiers a changé de nature depuis que la situation économique s'est stabilisée et que beaucoup de banques affichent des profits et ont remboursé leurs aides. Citigroup est la dernière en date à le faire. Elle compte rembourser 20 milliards de dollars au Trésor américain. La troisième banque de dépôt des États-Unis échappera ainsi aux limites imposées par l'Administration Obama aux rémunérations de ses employés et dirigeants. Elle suit le modèle de sa rivale Bank of America il y a quelques jours. Wells Fargo et PNC Financial sont les deux dernières grandes banques de dépôt à ne pas avoir négocié leur sortie du régime d'aides ­directes du Trésor.

 


Conditions favorables

Pressée de démontrer sa solidité, Citigroup va profiter des conditions favorables sur les marchés boursiers pour émettre des actions ordinaires à hauteur de 17 milliards de dollars. La banque new-yorkaise placera dans le même temps 3,5 milliards de dollars de titres hybrides. L'opération s'accompagne de la revente par le Trésor de 5 des 30 milliards de dollars en actions de Citigroup qu'il détient.

 

Au début de l'année, la banque, fragilisée par la crise, avait été obligée de laisser l'État fédéral monter dans son capital à hauteur de 34 %. Le reste de la participation sera vendu par le Trésor au cours des six à douze prochains mois.

 

» Citigroup pourrait lever 20 milliards pour rembourser l'Etat

mercredi, 09 décembre 2009

Etats-Unis/Justice : Un poison au lieu de trois pour les exécutions capitales

Article publié le : mercredi 09 décembre 2009

L’Ohio opte désormais pour l’injection d’un seul seul produit mortel au lieu des trois utilisés jusqu’à présent.
Wikipedia



Par RFI

L’Etat de l’Ohio a inauguré, le 8 décembre 2009, une nouvelle injection létale pour condamné à mort : un seul produit au lieu des trois habituellement utilisés.Désormais un seul puissant anesthésiant remplacera les poisons qui paralysent le système musculaire et bloquent le cœur.

L’Etat de l’Ohio avait suspendu les exécutions depuis trois, après une tentative ratée. Le 15 septembre dernier, un condamné à mort de 53 ans, Romell Broom, a subi pendant deux heures en Ohio les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'Etat. Ils l’ont piqué aux bras, aux mains et aux jambes à dix-huit reprises. Le directeur de la prison a finalement jeté l'éponge, reportant l'exécution puisque son équipe n'avait pas réussi à isoler une veine susceptible de supporter le cathéter par lequel l'injection mortelle sera diffusée.

L’Ohio opte désormais pour l’injection d’un seul seul produit mortel : le thiopental sodium, au lieu des trois utilisés jusqu’à présent, selon une motion déposée vendredi, devant un tribunal fédéral, par le procureur de l'Etat du nord des Etats-Unis, Richard Cordray

Ce mardi, les avocats de Kenneth Biron ont tenté jusqu’au dernier moment d’obtenir un sursis pour leur client, en arguant du fait que la nouvelle méthode d’exécution était en fait une expérimentation.

Le protocole prévoyait qu’en cas de difficulté à poser une intraveineuse, on pouvait injecter directement dans les muscles des substances provoquant la mort. Mais les autorités pénitentiaires n’ont pas eu besoin de recourir à cette solution, précise le communiqué publié par la prison.

L’Etat de l’Ohio prévoit désormais de procéder à une exécution capitale chaque mois, en suivant cette nouvelle méthode. Quant au condamné qui n’avait pas pu être exécuté en septembre, il attend toujours d’être fixé sur son sort.

lundi, 07 décembre 2009

Première femme homosexuelle élue évêque

Article publié le : lundi 07 décembre 2009

Le révérend Mary Glasspool.
AFP



Par RFI

Le diocèse épiscopalien de Los Angeles, en Californie, a élu évêque une ecclésiastique ouvertement homosexuelle, lors de sa convention annuelle, samedi, a annoncé l'Eglise épiscopalienne américaine, une branche de l'Eglise anglicane. C'est la première élection de ce type depuis qu'il a été décidé aux Etats-Unis de ne plus écarter les homosexuels de postes à responsabilité.

Le révérend Mary Glasspool a 55 ans et une compagne depuis 1988. De quoi raviver le débat entre traditionnalistes et libéraux au sein d'une Eglise anglicane régulièrement secouée par ce genre de polémique.

C'est la deuxième fois qu'une personne homosexuelle est élue évêque de l'Eglise épiscopalienne américaine depuis l'ordination en 2003 du révérend Gene Robinson dans le New Hampshire (nord-est).

A l'époque la désignation de Gene Robinson avait créé une très violente polémique entre les traditionnalistes, originaires d'Afrique et d'Amérique du Sud arguant du fait que la Bible bannit l'homosexualité, et les libéraux affirmant que les textes doivent être lus à la lumière de l'époque moderne. Les divisions étaient si vives que l'Eglise anglicane n'était pas passée loin du schisme.

Aux Etats-Unis, l'Eglise épiscopale avait voté en juillet la fin d'un moratoire de trois ans qui laissait les homosexuels à l'écart des postes importants.

L'élection de Mary Glasspool doit encore être validée par la hiérarchie de l'Eglise et notamment l'ensemble des évêques des cent huit diocèses du pays.

tags : Etats-Unis - Religion

vendredi, 04 décembre 2009

Etats-Unis : Faux invités de la Maison Blanche : le «Secret Service» sermonné

Article publié le : vendredi 04 décembre 2009

Michaele Salahi et son époux Tareq (D) saluent le président américain, Barack Obama à la Maison Blanche, le 24 novembre 2009.
Reuters/Samantha Appleton-Maison Blanche



Par RFI

Comment un couple d'inconnus a-t-il pu entrer à la Maison Blanche et s'inviter au dîner d'Etat donné par le président américain alors que personne ne les avait conviés ? Jeudi, 3 décembre, le Congrès a auditionné plusieurs personnespour tenter de comprendre où se situent les failles dans le système de sécurité.

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

On leur avait pourtant demandé de venir, et ils auraient été, incontestablement, les stars de la journée. Michaele et Tareq Salahi, ceux qui ont réussi à entrer à la Maison Blanche la semaine dernière, et même à serrer la main de Barack Obama, ont finalement décidé de ne pas venir s’expliquer devant la commission de la sécurité intérieure du Congrès.


C’est donc le chef du « Secret Service », le groupe de super policiers chargé de protéger les personnalités, qui a dû répondre pendant près de quatre heures aux questions insistantes des parlementaires, ulcérés que l’on puisse entrer dans la Maison Blanche comme dans un moulin. Il s’agit d’une erreur incompréhensible et impardonnable, a bredouillé Marc Sullivan, en précisant que les agents qui ont laissé entrer les invités surprise alors même que leur nom ne figurait pas sur la liste, ont été placés en congé administratif.

 

Michaele et Tareq Salahi vont quand même devoir s’expliquer. Ils devraient recevoir dans les jours qui viennent une citation à comparaître ; le « Secret Service » a annoncé l’ouverture de poursuites à leur encontre, et pour faire bonne mesure, le fisc s’intéresse désormais de très près à leurs affaires.

mercredi, 02 décembre 2009

Renforts: les influents soutiens d'Obama

AFP, 02/12/2009


Plusieurs influents élus du Congrès américain se sont déclarés favorables mardi à l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, dont le président Obama s'apprête à faire l'annonce.


Le leader de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, a indiqué dans un communiqué que le président doit "présenter (mardi soir) une stratégie aboutie qui va garantir la sécurité des Américains chez eux, démunir Al-Qaïda d'un sanctuaire en Afghanistan et honorer nos troupes et leurs sacrifices quotidiens".


Le président Barack Obama a décidé le déploiement accéléré de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, assorti d'un début de retrait des troupes dès la mi-2011.


Le sénateur républicain Kit Bond, qui siège à la commission du Renseignement, s'est pour sa part déclaré "encouragé par le fait que le président a renouvelé la stratégie qu'il avait exposé en mars, une stratégie qui permettra à nos troupes de retrouver le succès et de remettre l'Afghanistan sur la route de la stabilité".


M. Bond a toutefois regretté l'idée d'assortir la nouvelle stratégie d'un calendrier de retrait. "Le président devrait écouter les chefs militaires sur le terrain, pas les généraux de salon à Washington", a-t-il dit.


M. Obama a reçu mardi plusieurs élus mardi à la Maison Blanche pour les informer officiellement de sa nouvelle stratégie avant de s'envoler pour l'école militaire de West Point (nord-est), où il devait prononcer son discours annonçant l'envoi de renforts.

Plus tôt dans la journée, le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants Steny Hoyer avait fustigé le prédécesseur de M. Obama, George W.

Bush, en affirmant que l'administration de ce dernier avait "tourné les talons" devant l'Afghanistan pour se concentrer sur l'invasion de l'Irak.

"Ils ont commencé quelque chose et n'ont pas terminé, et ils ont laissé le soin à cette administration de tout arranger", a dit M. Hoyer. "Clairement, nous ne commettons pas la même erreur que l'administration Bush", a-t-il dit.

Sarah Palin vend des millions de livres

AP, 02/12/2009


L'ex-candidate à la vice-présidence des Etats-Unis, Sarah Palin, a vendu des millions d'exemplaires de son ouvrage "Going Rogue".

Difficilement traduisible, le titre évoque une tricheuse, qui n'en ferait qu'à sa tête, ce que cherche à évoquer la candidate républicaine.

La porte-parole de la maison d'édition HarperCollins Tina Andrealis a indiqué mardi que deux semaines après le lancement du livre, un million d'exemplaires de ces mémoires d'une femme politique en Alaska s'était vendues. Le tirage a été porté de 1,5 à 2,8 million d'exemplaires.

Les mémoires politiques se vendent bien aux Etats-Unis, de celles de Barack Obama "Audacity of Hope", l'audace d'espérer, à "Living History" d'Hillary Clinton, ou "Ma Vie" par Bill Clinton.

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