lundi, 09 novembre 2009

La cinémathèque africaine de Ouagadougou se réfugie aux archives nationales

lundi 9 novembre 2009

La cinémathèque africaine de Ouagadougou sera délocalisée à la direction des archives nationales. C’est le Délégué général du Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), Michel Ouédraogo qui l’a annoncé, le vendredi 6 novembre 2009, lors d’une visite de la cinémathèque par une délégation de Cultures France qui est venue en aide à cette structure durement touchée par les inondations du 1er septembre 2009, en lui octroyant 13 millions de francs CFA.

Suite aux inondations du 1er septembre 2009, la cinémathèque africaine de Ouagadougou qui avait été submergée par les eaux, avait subi beaucoup de dégâts matériels. En attendant une solution définitive, elle sera délocalisée à la direction des archives nationales, pour une période de quatre mois. Une annonce faite par le Délégué général du Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), Michel Ouédraogo, pendant une visite des lieux, par le ministère français des affaires étrangères, à travers son démembrement culturel, Cultures France.Cette structure a mis à profit cette visite, pour faire un don de 13 millions de francs CFA à la cinémathèque, en vue de l’aider à se reconstituer après les dommages causés par les inondations du 1er septembre dernier.

Le Directeur général de Cultures France, Olivier Poivre d’Arvor pense qu’il est primordial de faire ce geste à l’endroit de ce « patrimoine historique formidable ». C’est une aide qui « rappelle combien l’élan de solidarité a dépassé les frontières du Burkina Faso », ajoute le ministre burkinabè de la Culture, du tourisme et de la communication, Filippe Savadogo.

Au cours de la cérémonie, Cultures France et le Fespaco ont procédé à une signature de convention et à un échange de parchemins. Olivier Poivre d’Arvor a émis une éventualité du transfert de copies de films de la cinémathèque de Paris (France) à Ouagadougou. Processus qui a, du reste commencé avec une remise symbolique du film « Rabi » du réalisateur burkinabè, Gaston Kaboré.

La cinémathèque africaine de Ouagadougou a officiellement été inaugurée en 1995 et elle assure la collecte, l’inventaire, le catalogage et la conservation des films. Ce sont, environ 1500 films qui ont été endommagés par les inondations du 1er septembre 2009. Malgré cette catastrophe, Olivier Poivre d’Arvor soutient que « la cinémathèque n’est pas morte, elle a subi un revers douloureux ». Abderrahmane Sissako, le vice-président de Cultures France a appelé tous les cinéastes à aider à la reconstitution de ce patrimoine, car pour lui, « le cinéma est une famille ».

Kpénahie Traoré

Fasozine

vendredi, 17 juillet 2009

PANAF 2009 : L’Algérie soutient la coproduction cinématographique

En marge des festivités du festival culturel panafricain d’Alger, un clin d’œil a été fait à la coproduction africaine. Un jury a été mis en place pour étudier 33 projets de films africains qui lui ont été soumis. Une présélection des dossiers ayant présenté un synopsis, un scénario, un devis et un plan de financement a été faite par ledit jury que présidait Ahmed Bedjaoui.

A l’issue de l’analyse des dossiers, 4 courts métrages ont été retenus. Ce sont "Bakassa" de Auguste Kouemo Yanghu du Cameroun, "Elle s’amuse" de Nadine Otsobogo du Gabon, "La Petite maman" de Thierno Ibrahima Sané du Sénégal et le "Stade" de Ala Eddine Slim de la tunisie. Outre les courts métrages, le jury a retenu 4 longs métrages. Il s’agit de "Segoufanga" de Mambaye Coulibaly du Mali, "La Bague de mariage" de Rahmatou Keita du Niger, "Sokho" de Marie Ka du Sénégal et "Al Ziara ou Lune noire" de Nawfel Saheb-Ettaba de la Tunisie.

A cela s’ajoute le fait que le jury a approuvé la proposition de la chaîne de télévision, TV5, partenaire du 2e Panaf, d’octroyer en son nom deux bourses de réécriture. A cet effet, le jury a retenu "Le silence de l’aïeul" de Mariam Sylla du Sénégal et "La vie est ici" de Mweze Ngangura de la RDC, et ce, au regard de la pertinence des sujets traités.

Comme on le constate, le Sénégal et la Tunisie ont eu chacun deux projets financés. Mieux le Sénégal se retrouve avec une des deux bourses de TV5. D’aucuns pourraient se demander pourquoi le Burkina, pays de cinéma, n’apparaît pas dans cette liste. Selon les informations qui nous sont parvenus, il n’y a pas eu de candidature burkinabé. Une seule cinéaste avait voulu postuler mais elle était hors délai.

Par cette démarche l’Algérie exprime toute sa disponibilité à accompagner la coproduction africaine à la grande satisfaction des cinéastes venus nombreux au 2e Panaf d’Alger. Parmi eux, nous avons noté la présence de ST Pierre Yaméogo, Gaston Kaboré et de Régina Fanta Nacro qui, en compagnie du délégué général du FESPACO, Michel Ouédraogo ont regagné Ouagadougou mardi et mercredi derniers. Le ministre en charge de la Culture, Filippe Savadogo a foulé le sol algérien ce matin 16 juillet pour vivre les derniers moments de ce grand événément culturel et y signer des conventions qui profiteront aux cultures des pays amis que sont le Burkina et l’Algérie.

Ces projets acceptés est la preuve que le Panaf continue de réjouir les Algériens et les nombreux festivaliers. C’est ainsi que chaque nation pourra s’exprimer dans sa culture avec toutes ces opportunités d’échanges.

Le Délégué général du FESPACO apprécie

"Il faut saluer les initiatives prises par les autorités algériennes qui ont décidé de soutenir les réalisateurs africains. Cela va permettre à ces derniers de réaliser des films. Nous savons que la réalisation et la production coûtent chère. Cette initiative permet de voir qu’on peut travailler à avoir une coopération sud-sud avantageuse et rentable pour le cinéma africain. En dehors de la coproduction que l’Algérie offre aux réalisateurs africains, le volet cinéma à la même importance que les autres arts à ce Panaf. Le Panaf est un festival généraliste contrairement au FESPACO qui est un festival spécialisé allant dans le sens du cinéma et uniquement du cinéma. Tous les deux se complètent , mais il faut une spécialisation au niveau des arts africains. Sur l’ensemble du Festival qui touche tous les arts, les productions se font au moins dans 27 villes de l’Algérie. Nous apprécions très bien ce qui se passe à Alger. L’Algérie marque un coup d’effort, un coup qui interpelle les autres pays à se mettre au diapason. Cela nécessite des moyens. La preuve, l’Algérie a mis plus de 55 millions d’euros dans ce festival, soit environ une quarantaine de milliards de F CFA. Ce qui constitue le budget, tout le budget des ministères de culture dans beaucoup de pays africains.La culture coûte très chère et si nous voulons donner une image à l’Afrique, il faut qu’on mette les moyens."

Par Alexandre Le Grand ROUAMBA

lepays

mardi, 03 mars 2009

Burkina Faso / Fespaco : "Triomf" de Michael Raeburn: le portrait d'affreux sales petits Blancs d'Afrique du Sud

Source : RFI (Article publié le 03/03/2009)

<a href="http://www.youtube.com/watch?v=xlkWqaaLER8&amp;feature=related" target="_blank">Présentation du film</a> par Michael Raeburn (sous-titrée en français)

Présentation du film par Michael Raeburn (sous-titrée en français)

Difficile en fait de savoir comment va être reçu ici à Ouagadougou, ce film étonnant signé du grand cinéaste zimbabwéen, qui n’en est pas à une provocation près, puisqu’un de ses premiers films The Grass is singing avait été censuré, sur les écrans sud-africains dans les années 80, et pour cause, puisque c’était l’histoire d’une femme blanche très attirée par son boy noir ! Dans cette nouvelle version de l’apartheid façon Raeburn, l’histoire se déroule dans une petite ville de banlieue proche de Johannesbourg, Triomf, ville peuplée de familles blanches et pauvres, après que ses habitants noirs, en aient été expulsés.

Le contexte politique : la campagne électorale qui allait porter Mandela au pouvoir.

Le film est donc traversé d’éclats de cette campagne, cortèges zoulous, manifestation du parti extrémiste afrikaaner, qui émaillent le destin misérable de cette famille de petits blancs pauvres :  père alcoolique , fils dégénéré, mère soumise, aux coups des uns et aux envies très sexuées des autres.

Bref une famille, d’affreux, sales et méchants, pour parodier le titre du film d’Ettore Scola. Michael Raeburn a trouvé un vrai ton pour nous raconter en images fortes, le racisme ordinaire, la vie quotidienne chez les pauvres, noirs et blancs d’ailleurs, et l’espoir extraordinaire qui se fait jour dans les rues… Le passage d’un monde à l’autre, la naissance d’une société ou rien ne sera plus jamais comme avant.

lundi, 02 mars 2009

Burkina Faso / FESPACO : Spectacle grandiose pour un jubilé d’émeraude

Source : lobservateur.bf

Comme aux éditions des dernières années, le menu, servi au public ce 28 février 2009 au stade du 4-Août à l’ouverture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), n’a pas varié : prestations d’artistes, allocutions et feux d’artifices. L’innovation fut le spectacle grandiose de la célèbre chorégraphe burkinabè, Irène Tassembédo, pour magnifier le jubilé d’Emeraude du FESPACO.

 

16 h. Heure habituelle pour les rencontres sportives au stade du 4-Août de Ouagadougou. Le soleil a baissé d’intensité et le temps est clément. Le public déferlait vers le temple du football. Les forces de défense et de sécurité fortement mobilisées avaient quadrillé la zone pour canaliser ce beau monde. A la porte des officiels, une armada d’éléments de sécurité, presque tous en costume sombre, veillaient au grain et foudroyaient du regard les gens. Pour accéder au stade, il fallait montrer patte blanche en se soumettant au détecteur de métal.

A l’intérieur, la cuvette est à moitié remplie. Il reste une heure pour le début de la cérémonie. En attendant, des artistes-musiciens tels que Adji et Zougna-Zagamda et son fils, Bamos Théo, Dick Marcus jouent en live pour tenir le public en haleine. Pendant ce temps, photographes et cameramen se positionnent pour « rafaler » ou capter les images afin d’immortaliser l’évènement.

Les choses sérieuses commencent à l’heure indiquée (17 heures) dans le programme officiel. A tout Seigneur, tout honneur. Simpon Compaoré, maire de Ouagadougou, ouvre le bal des allocutions. Il exprime sa joie d’accueillir autant de monde dans sa ville et se réjouit du fait que ce rendez-vous permet d’affirmer notre identité culturelle, le brassage des cultures et des nationalités. Il invite enfin les festivaliers à faire comme chez eux car le Burkina Faso est une terre d’accueil et d’hospitalité. Contre toute attente, l’édile de la capitale reprend son speech en anglais sous les acclamations mais aussi les rires des spectateurs.

Le représentant du directeur général de l’UNESCO a salué le Burkina Faso qui a le mérite d’organiser 40 ans de vie du FESPACO, une manifestation qui contribue à renforcer l’intégration africaine. A cet égard, l’UNESCO ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien à la biennale du cinéma. L’envoyé de Koïshiro Matswura a achevé son allocution par un hommage à Sembène Ousmane, le doyen des cinéastes, pour ce qu’il a fait pour la promotion de la culture africaine à travers ses œuvres littéraires et cinématographiques.

Le parrain de la 21e édition du FESPACO, le Dr Cheick Modibo Diarra, est, lui aussi, allé dans la même lancée que son prédécesseur à la tribune en saluant la mémoire du Sénégalais qui a tracé un chemin à suivre. La dernière intervention a été celle du ministre de la Culture Filippe Savadogo, qui a surpris plus d’un journaliste en étant bref dans son discours, lui qui a l’habitude de tenir longtemps le crachoir. Il a, en français et en anglais, souhaité une bonne fête du cinéma à tous.

Place maintenant à l’ambiance musicale après le clap de la 21e édition donné par le Premier ministre Tertius Zongo qui avait à ses côtés la première Dame, Chantal Compaoré, des membres du gouvernement et des ambassadeurs burkinabè. Sur le grand podium défilent les artistes-musiciens dont le Ghanéen Kodjo Antwi, principal invité venu de l’extérieur cette année. Il s’en est suivi une parade artistique et le spectacle chorégraphique concocté par Irène Tassembédo. Exception faite de quelques mouvements mal coordonnées, les danseurs ont pu tirer leur épingle du jeu dans une chorégraphie assez digeste. Mais la partie la plus attendue était celle des feux d’artifice. Le stade du 4-Août a connu un déluge de lumière qui illuminait le ciel au grand bonheur du public qui répondait par des cris de joie et des applaudissements nourris. C’est dans l’euphorie que les spectateurs ont déserté les gradins pour se plonger dans l’ambiance festive du FESPACO dans les différents sites de manifestations.

Cyr Payim Ouédraogo Adama Ouédraogo Damiss

Les coulisses

A quand la fin de la mauvaise sonorisation ? Comme en 2007 à l’ouverture du festival, la sonorisation a été défectueuse sur toute la ligne : son faible, avec en plus trop d’écho ou de reverbération ; des sons d’instruments noyant complètement les voix des artistes et c’est à se demander même si un ingénieur de son était présent au Stade du 4-Août. Résultat : la création musicale de Yeleen, d’Alif Naaba, de Sissao et de Floby, pour ne citer que ces cas, était tout simplement du vacarme. Sincèrement, on ne comprend pas l’acharnement de l’organisation à recourir à telle maison de sonorisation du côté de la Côte d’Ivoire alors qu’on a l’expertise sur place. Il est temps qu’on arrête avec cette médiocrité qui ne nous fait pas honneur.

Sacré Filippe ! Scte I : le ministre de la Culture, de la Communication et du Tourisme, Filippe Savadogo ne cesse d’étonner avec ses actions spectaculaires. Ainsi, le ministre a pris tout le long temps pour descendre de la tribune et annoncer solennellement que son discours est sur www.culture.gov.bf. Acte II : pendant l’intervention de Filippe Savadogo, les artistes burkinabè, auteur de la création musicale, ont été ovationnés par les spectateurs des gradins 15, 16 et 17 du stade alors qu’ils se retiraient. Le ministre, croyant que les applaudissements lui étaient destinés, s’adressa en ces termes au public en langue mooré : « Barka, barka… » qui veut dire merci.

La Brigade verte veille sur la propreté au stade Les braves femmes de la Brigade verte de la municipalité de Ouagadougou étaient aussi à l’œuvre au niveau du stade pour ramasser les sachets et bidons d’eau ainsi que d’autres déchets traînant au niveau de la main courante. C’est le lieu de féliciter ces dames et d’appeler le public à plus de civisme pour que Ouagadougou reste propre.

Le film « Le fauteuil » est bien là ! L’un des deux longs métrages burkinabè, « Le fauteuil » en compétition officielle risquait d’être absent compte tenu des soucis financiers qu’aurait éprouvé le réalisateur pour boucler le budget du film. Si on parlait d’un besoin de plus de 40 millions de FCFA, il ressort finalement que 22 millions de CFA ont suffi à régler le problème du réalisateur Missa Hébié. Le ministère de la Culture a dû casquer 10 millions pour lui venir en aide tandis que le réalisateur a pris des engagements ailleurs afin de pouvoir disposer de son œuvre qui est arrivée le vendredi 27 février 2009. C’est donc un ouf de soulagement. Mais, cela pose le problème de financement des films africains devenus un véritable casse-tête chinois depuis plus d’une décennie.

Gaston Kaboré, président du jury longs métrages Il n’est plus à présenter dans le monde du cinéma africain et mondial pour ses œuvres cinématographiques qui ont charmé plus d’un. Gaston Jean Marie Kaboré est jusque-là, avec Idrissa Ouédraogo, les Burkinabè à avoir remporté l’Etalon d’or de Yennenga avec son film « Buud Yam » en 1997. Gaston Kaboré est le fondateur de la Société indépendante de production pour le cinéma et de la télévision « CINECOM-PRODUCTION » créée en 1989 et de l’Institut « Imagine » spécialisé dans la formation en audiovisuel et en multimédia. Notons qu’un autre compatriote, à savoir Idrissa Ouédraogo, a présidé ce jury en 2003, édition au cours de laquelle « Heremakono (En attendant le bonheur) » d’Abderrahmane Sissako de la Mauritanie a décroché l’Etalon d’or.

Edouard Ouédraogo, parrain du 1er congrès des critiques africains Déjà lors de la 20e édition du FESPACO, les critiques de plusieurs pays de l’Afrique s’étaient déjà signalés en renforçant leurs capacités à la lecture de l’image et du son. Ils ont également animé « AfriCiné », le journal de la critique, durant le festival qui fut une référence pour les professionnels du cinéma et de la communication. Au cours de cette édition, la Fédération africaine des critiques de cinéma (FACC) organise le lundi 2 mars 2009 son premier congrès à partir de 10 heures à la salle Sembène Ousmane. Cette rencontre sera parrainée par le directeur du quotidien burkinabè, l’Observateur paalga, Edouard Ouédraogo. Selon le président de la FACC, Clément Tapsoba, ce dernier a fait office de pionnier de critique dans les années 76 par les chroniques cinématographiques proposées dans son journal.

Journalistes sans badges ! De nombreux journalistes n’ont pas reçu leurs badges. Le délégué général du FESPACO a dû délivrer des laissez-passer en attendant la réception desdits badges. Pire, c’est à quelques heures de la cérémonie d’ouverture que certains ont appris qu’il y avait un badge d’accès à la main courante. Heureusement qu’à l’entrée, le responsable de la commission Presse, Gervais Hien, était présent pour gérer la situation avec un lot en nombre limité. Renseignement pris, ce problème de badges, qui a rendu furieux de nombreux hommes de médias, serait lié à une panne d’ordinateur dont les pièces de recharge ne seraient pas disponibles sur place. Mais tout serait rentré dans l’ordre et le sésame sera mis à la disposition de ceux qui ne l’ont pas encore obtenu.

Des stands au siège du festival partent en fumée Un incendie a détruit des stands au siège du FESPACO le samedi, aux environs de 21 h après l’ouverture officielle de la manifestation du côté du Stade du 4-Août. Les sapeurs-pompiers ont réussi à limiter les dégâts. Il semblerait que tout est parti d’un court-circuit. Il va falloir que l’organisation soit plus regardante pour que la suite du festival ne soit pas en péril.

Le Centre de presse quitte le Liptako-Gourma pour Azalaï hôtel Depuis de nombreuses éditions, le Centre de presse était logé au Liptako-Gourma. Cette année, ils ont été nombreux à faire le pèlerinage au niveau de site pour constater que les choses ont changé. Après renseignements, il serait basé à Azalaï hôtel Indépendance. Ce changement de lieu ne s’est pas fait sans désagréments puisque le samedi 28 février, l’équipe chargée de gérer ledit centre de presse a été priée de libérer la salle qu’elle venait d’occuper du fait d’un cocktail de mariage. Aux dernières nouvelles, le centre est maintenant logé au 2e étage de l’hôtel. Espérons que c’est la fin du calvaire pour ces organisateurs.

C.P.O. & A.O.D.

Avenue Ousmane-Sembène

La reconnaissance du Burkina à un bâtisseur

Le FESPACO a 40 ans. Parmi les pionniers de cet événement culturel d’importance figure Sembène Ousmane. Depuis le 28 février 2009, la rue n°15.862 sise à Ouaga 2000 porte le nom de ce bâtisseur.

La rue n°15.862 sise à Ouaga 2000 dans l’arrondissement de Bogodogo, longue de 2 300 mètres linéaires, débutant à l’ouest par le boulevard Moammar El Khadafi et se terminant à l’est par la rue 15.989 (route Nationale reliant Ouagadougou à Pô et la frontière du Ghana) porte, depuis le 28 février 2009, le nom de baptême : "Avenue Ousmane-Sembène".

Ainsi en a décidé le Conseil municipal de Ouagadougou pour rendre hommage à ce natif de Ziguinchor, en Casamance au Sénégal, un des pères fondateurs du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) qui fête, au cours de cette semaine, ses 40 ans. Après avoir énuméré certains hauts faits de l’écrivain cinéaste, le maire de Baskuy, Marin Ilboudo, a relevé qu’il mérite d’être immortalisé dans la mémoire collective. "L’immense travail abattu par le doyen dans sa lutte pour l’émergence d’un cinéma africain, nous fonde de la garder dans nos mémoires comme un homme engagé, un homme déterminé", a souligné le maire.

La cérémonie a connu la participation de personnalités politiques et du monde culturel, le ministre de la Culture sénégalais, Mame Birahim Diop, et le fils aîné du cinéaste, Alain Sembène. En rappel, Sembène Ousmane nous a quitté le 9 juin 2007 et repose au cimetière musulman de Yoff de Dakar. Les cinéastes sénégalais rendent un hommage aux "aînés des doyens" à travers une exposition dont le maître d’œuvre est Maguette Diop, secrétaire général de l’association des cinéastes sénégalais.

Du couloir jouxtant la piscine de l’hôtel Azalaï jusque dans la chambre n° 1 où logeait Sembène Ousmane à chaque fois qu’il venait à Ouagadougou, on peut lire des affiches sur l’œuvre cinématographique et littéraire de l’homme. Dans ladite chambre on retrouve des effets personnels comme son chapeau, ses lunettes, sa pipe... et les différentes distinctions dont celle du statut de "trésor humain vivant" décerné par l’Etat sénégalais. Les autorités sénégalaises ont promis de réaliser un musée en l’honneur de ce valeureux homme.

Burkina Faso : LES COULISSES DU FESPACO 2009

Source : lepays.bf

"Le Fauteuil" de Missa Hébié est bien là.

 

Il avait lancé un cri de coeur sur les antennes de la télévision nationale pour la finition de son film. Missa Hébié, puisque c’est de lui qu’il s’agit, peut maintenant s’estimer heureux. Son film long métrage de 95 mn, "Le Fauteuil" (l’un des deux films burkinabè en compétition) est arrivé le vendredi 27 février 2009 à Ouagadougou. Grâce à un bon coup de main du ministère en charge de la Culture, Missa Hébié a pu faire le kinéscopage de son oeuvre à savoir passer du numérique au 35 mn qui est la version cinéma. "Le Fauteuil" passera lors des projections de presse, le jeudi 5 mars prochain au ciné Burkina et sera l’objet d’une soirée gala à 18h30 le même jour.

Gohou au MICA

Ceux qui l’ont vu au SIAO juste après l’ouverture officielle du MICA n’ont pu s’empêcher de rire. Le célèbre comédien ivoirien Gohou a été aperçu dans la cour du SIAO le samedi 28 février dernier et a déclenché l’hilarité générale surtout chez les femmes de la brigade verte qui l’entouraient.

Un policier à même le sol

A l’ouverture du MICA, les photographes et les cameramen ont fait tomber un policier lors de la coupure du ruban symbolique. Visiblement, il y a eu un malentendu puisqu’il voulait les empêcher d’entrer dans le pavillon climatisé où se trouvent les stands.

Le Mogho Naaba Baongo au stade

La cérémonie d’ouverture de la 21e édition du FESPACO le samedi 28 février dernier a connu la présence de l’empereur des Moosé, le Mogho Naaba Baongo.

3 minutes de discours pour Filippe Savadogo

Le ministre Filippe Savadogo n’a pas prononcé son discours lors de l’ouverture du FESPACO. Avant de dire quelques mots en anglais tout comme le maire de Ouaga, Simon Compaoré, il a indiqué que son allocution était disponible sur le site web de son ministère, www.culture.gov.bf.

119 médias internationaux accrédités

De source proche du comité d’organisation, 119 médias internationaux ont été accrédités pour cette 21e édition du FESPACO.

Yeleen très ovationné

Smarty et Mawndoé du groupe Yeleen ont été chaleureusement salués par le public à leur entrée dans le stade du 4-Août pour l’animation qu’ils devaient assurer avec Floby, Eugène Kounker, Sissao et Alif Naaba.

40 minutes de spectacle chorégraphique pour les 40 ans du FESPACO

L’un des temps forts de la cérémonie d’ouverture aura été le spectacle chorégraphique créé par Irène Tassembédo et qui a dupé exactement 40 mn. Il aura fallu deux mois pour le préparer et selon nos informations, au total 276 personnes ont été mobilisées pour sa réussite, y compris le staff. Si les musiciens et les danseurs ont été appréciés, ce sont plutôt les acrobates "pousseurs de barriques" qui ont été les plus applaudis. C’est à la suite de ce spectacle qu’on a pu admirer le magnifique feu d’artifice, devenu maintenant une tradition du FESPACO.

Une sécurité impeccable

Ce samedi 28 février au stade du 4-Août, la sécurité était impeccable. Ce sont les paparazzi et les cameramen qui ont d’ailleurs le plus apprécié cela. Après la cérémonie, il n’y a pas eu de bousculades pour l’interview avec le Premier ministre. Les hommes de sécurité ont bien géré la situation. Chapeau bas !

Double clap pour la 21e édition

Comme à chaque édition du FESPACO, c’est le clap qui donne le "la" manifestation. Cette année, le Premier ministre, Tertius Zongo, a encore sacrifié à la tradition mais avec une particularité. Pour les nombreux paparazzi qui n’avaient pas pu immortaliser le geste, le chef du gouvernement a repris le clap.

Alain Joyandet au ciné Wemtenga

Après la cérémonie d’ouverture, le secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, est allé visiter la salle de ciné Emergences cinéma au secteur 29.

Un incendie au siège du FESPACO

Dans la nuit du samedi 28 février dernier, un incendie s’est déclaré au niveau des stands confectionnés pour les expositions au siège du FESPACO. Selon nos informations, il y a des dégats matériels au niveau des deux stands qui ont été touchés. Une femme qui voulait sauver son matériel des flammes a failli être étouffée. L’incendie aurait été provoqué par de mauvaises installations électriques.

Une sonorisation nulle

A la cérémonie d’ouverture de la 21e édition du FESPACO, presque tous ceux qui étaient présents ont déploré la mauvaise qualité de la sonorisation. Certains ont même affirmé qu’à ce niveau, c’est une tare que le FESPACO traîne comme un boulet aux pieds parce que c’est la même situation qui a été vécue en 2007.

Filippe Savadogo fait boire les festivaliers

A l’issue de la cérémonie du baptême de la rue Sembème Ousmane, le 28 février 2009 à Ouaga 2000, le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo, a offert un pot aux festivaliers, à sa résidence à Ouaga 2000.

vendredi, 23 janvier 2009

Burkina Faso : Lancement international du FESPACO à Dakar

Hier, l’hôtel Pulman Téranga de Dakar a offert son vaste et somptueux cadre pour l’organisation du lancement international de la 21e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). A cette grande occasion, Rasmané Ouédraogo dit Raso, le président du Conseil d’administration, et Michel Ouédraogo, le délégué général de cette institution, se sont longuement étendus devant un vaste parterre de journalistes et d’hommes du cinéma, sur l’organisation de cette 21e biennale du cinéma africain et la touche qu’ils comptent imprimer dorénavant au FESPACO.

Sauf erreur ou omission, c’est la deuxième fois, en 40 ans d’existence de la biennale du cinéma africain, que la capitale sénégalaise abrite un lancement du FESPACO, la première ayant eu lieu en 1989. Cela fait 20 ans que le Sénégal, qui reste un acteur majeur du cinéma africain, n’avait eu l’honneur d’abriter une telle manifestation. Inutile de dire qu’ils sont bien heureux, les officiels, les hommes de médias et naturellement les cinéastes sénégalais de cette grande marque d’estime faite à leur pays.

Pour cette édition, qui se déroulera du 28 février au 07 mars prochain et où sont attendus plus de 600 films toutes catégories confondues en provenance de 75 pays, le président du jury long-métrage a pour nom Gaston Kaboré, et le parrain n’est autre que Cheikh Modibo Diarra. Ainsi, après le comédien français Richard Bohringer en 2005, le Camerounais Manu Dibango en 2007, la paternité de cette édition échoit à l’ingénieur aérospatial, navigateur interplanétaire et Président de Microsoft Afrique, le Malien Cheikh Modibo Diarra.

A entendre Michel Ouédraogo, le choix de ce grand intellectuel de 57 ans pour parrainer cette édition a été dicté par son modèle de rigueur, de discipline ,d’ardeur au travail et de réussite pour la jeunesse africaine Cette année, deux faits marquants, à savoir les 40 ans du FESPACO et les 20 ans de la cinémathèque africaine de Ouagadougou, vont donner un cachet particulier à la manifestation.

Pour les conférenciers, la célébration de ces deux anniversaires est placée sous la dynamique d’une nouvelle vision ,le programme Vision 21, qui est une somme d’actions visant à révolutionner le festival en tant qu’institution et évènement pour en faire une mobilisation culturelle cinématographique de son temps ; chose qui suppose implicitement une élaboration assez rigoureuse de stratégies affinées pour progressivement apporter des innovations à l’organisation structurelle et fonctionnelle de l’institution. L’édition 2009 sera, par ailleurs, marquée par un vibrant hommage à rendre à Ousmane Sembène, le doyen des cinéastes africains et pionnier du FESPACO, disparu le 09 juin 2007.

Pour le programme de ces 40 ans du Festival, il est prévu une série d’activités telles des expositions itinérantes de photos, des expositions d’affiches du FESPACO, naturellement des réflexions sur le cinéma africain, qui semble être au creux de la vague avec ses fermetures en cascade des salles de ciné à travers le continent, ainsi que sur la fondation FESPACO.

Outre les cérémonies de libation, une place sera dédiée à Ousmane Sembène et son effigie sous forme de statue (grandeur 3 mètres environ) sera érigée. Mieux, la chambre n°1 de l’hôtel Azalai dans laquelle il a régulièrement séjourné lors des différents festivals, sera aménagée pour le recueillement et la signature du livre d’hommage. Pour couronner l’ensemble des activités du volet hommage à cet écrivain et cinéaste émérite sénégalais, ses œuvres seront programmées pendant le Festival tous les jours et dans toutes les salles de cinéma.

Pour la présente édition du FESPACO, le marché des films est transféré sur un espace plus spacieux, le SIAO, qui abritera par ailleurs une galerie marchande où seront exposés des objets d’art, l’agroalimentaire, de la vannerie, de la poterie. Et l’institution que dirige Michel Ouédraogo dans sa nouvelle dynamique renouera avec Bobo-Dioulasso, la capitale économique.

Ainsi, le mini FESPACO de Bobo aura lieu du 12 au 15 mars 2009 pour que la population de Sya puisse vivre aussi l’ambiance de cette fête du cinéma africain à travers des rencontres professionnelles et des manifestations culturelles. Voilà qui est dit. Prenons donc rendez-vous pour vivre exactement dans 35 jours avec effervescence cette fête majeure du cinéma africain.

(source lobservateur.bf)

 





 

Burkina Faso / Cérémonie officielles : En attendant l’interdiction des photographes

« Bientôt il y aura une circulaire pour réglementer la photographie dans les cérémonies. Désormais, il n’y aura plus un photographe entre les officiels et l’assistance. Ce sont les dernières photos que vous faites aujourd’hui ».

 

Voici les mots très aimables que Filippe Sawadogo, Commandeur de l’Ordre National, patron de la Culture, Communicateur en chef, grand maître de cérémonie devant l’éternel et premier guide du tourisme burkinabè, a trouvés pour présenter ses vœux aux photojournalistes en primeur, à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de son département, avant son discours officiel. C’était le 16 janvier dernier dans les locaux de la Télévision nationale du Burkina (TNB).

En réalité, ce n’est pas surprenant pour nous qui sommes sur le terrain, car il n’est pas à son premier haut fait d’arme. En effet, le signal avait été déjà donné. Nous en voulons pour preuve, le signe qu’il avait fait au photographe de Sidwaya (en train de faire son travail aux côtés d’un cameraman) de quitter les lieux, pour être mieux vu par la télé lors d’une conférence de presse animée le 18 décembre 2007, par son collègue Assane Sawadogo, ex-ministre de la Sécurité.

On ne peut non plus oublier la confiscation de l’appareil d’un photographe de l’Observateur paalga, par monsieur le ministre en personne le 19 mai 2008, sous prétexte qu’il n’a pas demandé la permission avant de photographier des soldats du feu qui luttaient contre un incendie provoqué, semble-t-il, par un court-circuit dans son ministère.

Le Burkina étant ce qu’il est, et ses responsables ce qu’ils sont, nous ne sommes pas vraiment étonnés de ces « mesures disciplinaires » contre les chasseurs d’images, mais c’est la décision du censeur de service qui nous étonne. Premièrement, c’est celui-là même qui a présidé aux destinées du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). On suppose donc qu’il connaît l’importance de l’image. Ensuite, il fut le doyen des ambassadeurs burkinabè en zone Europe.

A notre connaissance, les photographes ne sont pas des indésirables là-bas. Enfin, c’est le premier responsable du département de la Culture, du Tourisme et de la Communication. Si on considère que la photo accompagne la culture et le tourisme, et que nous travaillons pour des organes de presses qui sont sous sa tutelle, on peut dire qu’il est notre premier patron.

A ce titre, il pouvait nous rencontrer lui-même ou par délégation, par ses services techniques (pour des raisons de respect mutuel), pour échanger sur le sujet comme il l’a fait avec les MC. Mais rien de tout cela. La mise en garde, faite devant nos patrons, nos femmes et nos enfants lors de la présentation de vœux des travailleurs de l’information à leur ministre de tutelle, laisse croire que les photographes sont des « persona non grata », et qu’il faut régler le compte à ces « trouble-fêtes ».

En attendant donc la fameuse circulaire, l’Union des photojournalistes de l’Afrique de l’Ouest (UPHAO), section du Burkina, prend acte et invite ses membres au respect de la volonté ministérielle, tout en se réservant le droit de prendre la décision qui s’impose face à toutes actions tendant à empêcher ses membres de travailler dans la quiétude.

Il convient de rappeler que notre travail de reporter photo ne date pas d’aujourd’hui. Et nous avons suivi le même Filippe dans ses différentes fonctions avant qu’il ne vienne à la tête de notre ministère, sans qu’il ait trouvé à redire sur notre profession.

Mais ce changement brusque de comportement envers ses « amis d’hier » a commencé à être visible et frontal depuis la prise de contact du premier gouvernement de Tertius Zongo, le 12 juin 2007, à la présidence du Faso où il lança ces mots aux preneurs d’images : « Pas de gros plan SVP, ne me faites pas de gros plan...

Non, reculez, pas de gros plan ». A la question de savoir pourquoi, il répondit du tac au tac que « Parce que c’est mon métier et en général, les gros plans grossissent mes défauts ». Mais que voulez-vous ? Les hommes changent avec le temps et les événements.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de photos rapprochées, mais d’une interdiction pure et simple des photojournalistes devant les officiels (sauf devant Blaise Compaoré, Tertius Zongo, ainsi que certains ministres et présidents d’institutions qui, eux, aiment notre présence et nous facilitent toujours la tâche pendant nos reportages), que le « seigneur » des médias veut décider.

Aux ordres donc, votre Excellence. Plein succès à la circulaire, bonne et heureuse année 2009. On n’en sait jamais, cette décision pourrait être pour notre bien aussi. Au fait, les cameramen sont aussi concernés par cet oukase ?

Pour le bureau, le président
Emmanuel Ilboudo