samedi, 28 novembre 2009
Nouvelle équipe Barroso : plus libérale et avec Barnier
C'est ce vendredi que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a officiellement choisi sa nouvelle équipe. Le Finlandais Olli Rehnn est ainsi chargé des Affaires économiques et monétaires, un nouveau poste, celui du changement climatique, revient à la Danoise Connie Hedegaard, et le candidat français Michel Barnier a été désigné commissaire européen au Marché intérieur. Cette dernière attribution a fait l'objet d'intenses tractations entre M. Barroso et le président français.
Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet
Sur les vingt-six membres de la future Commission européenne, la moitié seulement sont des nouveaux venus, douze autres sont déjà membres du collège sortant : le Français Michel Barnier y a siégé de 1999 à 2004.
En présentant la liste du nouveau collège, son président José Manuel Barroso a d’ailleurs surtout insisté sur l’équilibre de cette nouvelle formation. Equilibre politique d’abord : par exemple avec les six vice-présidents qui sont deux libéraux, deux socialistes et deux conservateurs, pour moitié des hommes, pour moitié des femmes. Sur le total, figurent d’ailleurs neuf femmes, un tiers du collège, une proportion pour laquelle José Manuel Barroso a été obligé de ferrailler avec les Etats membres qui ne proposaient que des hommes.
Ce collège est donc entièrement remodelé. Tous les sortants se sont vu attribuer un nouveau portefeuille. Les poids lourds de cette nouvelle commission seront l’Espagnol Joaquin Almunia à la Concurrence, le Finlandais Olli Rehn à l’Economie, le Belge Karel de Gucht au Commerce international, et bien sûr Michel Barnier qui décroche, ce que la France souhaitait, c’est-à-dire à la fois le Marché intérieur et les services financiers.
Il faudra évidemment compter aussi avec la Britannique Catherine Ashton, nouveau Haut représentant pour la Politique étrangère, mais aussi avec la Danoise Connie Hedegaard qui va inaugurer la fonction de commissaire aux questions climatiques.
| La nouvelle équipe Barroso |
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Allemagne : Günther Oettinger (Energie) Autriche : Johannes Hahn (Politique régionale) Belgique : Karel De Gucht (Commerce) Bulgarie : Rumiana Jeleva (Coopération, Aide humanitaire) Chypre : Androulla Vassiliou (Education, Culture, Multilinguisme) Danemark : Connie Hedegaard (Climat) Espagne : Joaquin Almunia (Concurrence - Vice-président) Estonie : Siim Kallas (Transports - Vice-président) Finlande : Olli Rehn (Affaires économiques et monétaires) France : Michel Barnier (Marché intérieur, services financiers) Grèce : Maria Damanaki (Affaires maritimes et pêche) Hongrie : Laszlo Andor (Emploi, Affaires sociales) Irlande : Maire Geoghegan Quinn (Recherche et innovation) Italie : Antonio Tajani (Industrie et entreprises) Lettonie : Andris Piebalgs (Aide au développement) Lituanie : Algirdas Semeta (Fiscalisté et union douanière) Luxembourg : Viviane Reding (Justice, droits fondamentaux - Vice-présidente) Malte : John Dalli (Santé et Protection des consommateurs) Pays-Bas : Neelie Kroes (Nouvelles technologies - Vice-présidente) Pologne : Janusz Lewandowski (Budget) Portugal : José-Manuel Barroso (président) République tchèque : Stefan Füle (Elargissement) Roumanie : Dacian Ciolos (Agriculture) Royaume-Uni : Catherine Ashton (vice-présidente, diplomate en chef de l'UE) Slovaquie : Maros Sefcovic (Relations institutionnelles - Vice-président) Slovénie : Janez Potocnik (Environnement) Suède : Cecilia Malmström (Affaires intérieures) |
11:33 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, commission, josé manuel barroso, climat, finances
vendredi, 06 novembre 2009
La sortie de crise au menu du G20 Finances
Les ministres des Finances et banquiers centraux des vingt principales économies mondiales sont réunis vendredi et samedi à Saint Andrews, en Ecosse. Dans ce berceau historique du golf, ils tenteront de trouver un cadre de travail pour mieux sortir de la crise.
Les moyens de sortir de la crise devraient occuper la majeure partie des débats du groupe du G20 qui réunit les principaux pays développés et émergents de la planète à Saint Andrews. Les débats porteront sur la mise en place du cadre de travail, un mode de fonctionnement basé sur la surveillance multilatérale, avec le Fonds monétaire international (FMI) comme arbitre.
Le G20 a montré au cours du sommet de Pittsburgh une parfaite unité sur ce point. Les pays se sont ainsi mis d’accord pour ne pas relâcher l’effort public engagé pour faire face à la crise qui, même si elle montre quelques signes d’apaisement, est loin d’être terminée. Au registre des données incitant à l’optimisme, les principales banques américaines et européennes annoncent des résultats record et se bousculent pour rembourser aux Etats les prêts d’urgence mis en place pour les sauver.
Hausse du chômage
Un autre indicateur a alimenté un mouvement d’optimisme : les Etats-Unis, la première économie mondiale, renouent avec la croissance. Après sa plus longue récession depuis les années 1930, le produit intérieur brut (PIB) américain pour le troisième trimestre 2009 a augmenté de 3,5% par rapport à la même période de l’année dernière, un peu plus que ce qu’attendaient les économistes. Les experts du Fonds monétaire international ont également revu à la hausse leurs prévisions pour l’économie mondiale en 2010, à 3,1% de croissance. Un rebond, selon eux, essentiellement dû au dynamisme de l’Asie et plus particulièrement de la Chine.
L’économie repart mais on est encore loin d’une sortie de crise. Les plans de relance mis en place par les pays du G20 ont permis, selon le Bureau international du travail (BIT), de sauver jusqu’à 11 millions d’emplois cette année, mais cela n’empêchera pas le chômage mondial d’atteindre un record en 2009 en touchant 241 millions de personnes.
Statu-quo monétaire
La montée continue du chômage a également été pointée par les banquiers centraux. A la veille de cette réunion du G20 Finances à Saint Andrews, les grandes banques centrales, Réserve fédérale américaine (Fed), Banque centrale européenne (BCE) et Banque d'Angleterre, ont toutes maintenu leurs taux à des niveaux historiquement bas mercredi et jeudi, en notant que les signes de reprise étaient loin d'être suffisamment installés pour modifier leur politique monétaire. La conjoncture des marchés financiers n’a « globalement pas changé » depuis septembre et les dépenses des ménages, moteur traditionnel de l’économie américaine, « restent entravés » par la montée continue du chômage, conclut le comité monétaire de la Fed.
Soucieux des incertitudes planant sur la croissance, les ministres des finances du G20 devraient donc se déclarer en faveur d’un retrait des mesures de relance mais « seulement quand il sera temps » et « de manière coopérative et coordonnée ». Dans une interview publiée vendredi dans les médias européens, le ministre des Finances britannique a estimé qu'il faut « continuer le travail du G20 commencé depuis un an ». « Si nous n'agissons pas, il y a le risque que nous soyons confrontés à une décennie de croissance molle et de faible emploi », a expliqué Alistair Darling.
18:54 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : g20, ecosse, finances
vendredi, 20 février 2009
Etats-Unis / Suisse / Finances : Une banque suisse invitée à lever le secret bancaire
Source : RFI (Article publié le 20/02/2009)
La Suisse est sous le choc. La décision de transmettre aux Etats-Unis une liste de clients de l’UBS ayant fraudé le fisc porte sans doute un coup fatal au secret bancaire qui a assuré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la prospérité du pays.
Dans les milieux politiques et économiques ont enregistre l’événement tel un véritable tsunami, à tout le moins une déroute pour la Suisse et sa place financière. On s’attend désormais à voir d’autres pays s’engouffrer dans la brèche ainsi ouverte et mettre à mal les banques et leurs pratiques, faisant la part un peu trop belle aux tricheurs du monde entier.
Les Américains eux-mêmes ont repris l’initiative à peine empoché leur premier succès et réclament les noms de 52 000 autres clients de la banque.
Pour l’heure l’UBS rejette la requête, mais à l’évidence, l’épreuve de force se poursuit. L’Union européenne n’est pas en reste, elle qui repart à l’attaque des paradis fiscaux. La Suisse et son système financier subissent une offensive globale qui peut porter une sérieuse atteinte à son équilibre économique.
11:08 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, suisse, finances, ubs









