Si le directeur sportif de l'OM regrette que l'OM ait encaissé trois buts dans le dernier quart d'heure, il est soulagé de voir que son équipe a lutté pour arracher un point à Gerland.
A 4-2, on a du mal à imaginer que l’OM peut être rejoint ?
On a la maîtrise du match, tu mènes avec deux buts d’écart et tu n’as pas le droit de prendre trois buts en si peu de temps. Avant le match, si on te dit que tu vas prendre un point, peut-être peut-on s’en satisfaire mais on est venus pour gagner car on savait qu’il y avait des failles à exploiter. On a eu les trois points, à un moment donné, mais le bloc-équipe n’a peut-être pas bien défendu dans les dix dernières minutes que ce soit au départ du ballon, en empêchant la relance. Heureusement, que l’on est revenus à 5-5. Tout le monde parlera d’un match fou avec du spectacle, dix buts… Mais vu le contenu et le contexte, on ne peut pas être content d’arracher un point ici.
Comment expliquer le retour de Lyon ?
A l’extérieur, on ne marquera pas souvent quatre ou cinq buts. Si on en marque quatre, c’est impossible pour l’adversaire de revenir dans la partie. On doit être capable de gérer ce genre de performance et de fermer. A 4-2, on aurait du fermer. Les gens se sont régalés mais on est à Lyon, leur marquer cinq buts, ce n’est pas évident. Si on prend les deux gardiens, ce sont deux internationaux et ils en prennent cinq chacun. Les deux défenses sont habituées à jouer la Champions League et elles en prennent cinq… Lyon, à 5-4, n’a pas le droit de ne pas gagner mais nous avions les trois points à un moment donné et nous n’avons pas le droit de les perdre également. Ce n’est une satisfaction ni pour Lyon, ni pour nous. Cependant, le parcours continue et si on regarde les points, le match de Paris a une importance encore plus grande car en gagnant, on pourrait recoller aux trois premières places. On ne gardera que le positif de ce match, le négatif, Didier s’en charge, il a déjà commencé dans le vestiaire.
Prendre un point à Lyon, ce n’est pas si mal…
Dans d’autres temps, 5-5 à Lyon, on aurait pu être heureux mais pas ce soir. Ceux qui ont vu le match ont vu un grand spectacle avec dix buts dans un match. C’était ouvert. Pour les entraîneurs et les joueurs, c’est moins bien. Heureusement que nous ne sommes pas rentrés bredouilles en menant 4-2. La défaite aurait été une faute professionnelle.






Ils sont passés par toutes les émotions. Nous aussi. Du rire aux larmes, des larmes au rire, la soirée s’est finalement figée sur la joie rageuse des Marseillais devant leurs supporters, à la 93e minute. Avant que le recul de l’après-match ne révèle aussi une forme de déception. Celle de ne pas avoir signé un coup retentissant en s’imposant (encore) à Gerland. En menant par deux buts d’écart à dix minutes de la fin, on ne pouvait imaginer se réjouir du partage des points. Et pourtant, dans cette nuit mémorable, l’OM est bien passé aussi près de la victoire que de la défaite.
L’égalisation olympienne intervint en tout à cas à la bonne heure. Elle replaça l’OM sur une tout autre orbite. Ce que démontra la reprise tonitruante des joueurs de Didier Deschamps. Sur un débordement de Fabrice Abriel, Bakari Koné jaillit pour claquer le ballon de l’extérieur du pied et donner l’avantage à son équipe (2-3, 47e).
Un vrai match de dingue dont l’issue semblait être enfin dessinée. On n’était encore loin de l’aliénation finale. Car Lisandro allait chiper la rencontre que l’on pensait calée au chaud dans la poche des Phocéens. En résistant au retour d’Hilton puis en glissant le cuir hors de portée de Mandanda, l’Argentin insuffla l’espoir à son équipe (3-4, 81e). Avant de la border dans un lit de rêve, en transformant un penalty sévère (main de Heinze), puis en lançant Pjanic, serviteur de Bastos, pour le cinquième but lyonnais à la 90e minute !











