vendredi, 06 novembre 2009

Israël rejette la résolution de l'ONU exigeant des enquêtes sur Gaza

JERUSALEM (AFP) - 06.11.2009


Israël a rejeté vendredi la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée la veille donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes "crédibles" sur des crimes de guerre qui auraient été commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.

voir_le_zoom : Le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman lors d un conseil des ministres, le 13 septembre 2009 à Jérusalem.Le ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman lors d'un conseil des ministres, le 13 septembre 2009 à Jérusalem.

Israël a rejeté vendredi la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée la veille donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes "crédibles" sur des crimes de guerre qui auraient été commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.

AFP/Archives - Gali Tibbon
voir_le_zoom : Le juge sud-africain Richard Goldstone, auteur d un rapport sur Gaza, le 7 juillet 2009 à Genève.Le juge sud-africain Richard Goldstone, auteur d'un rapport sur Gaza, le 7 juillet 2009 à Genève.

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté jeudi à une très large majorité une résolution donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes "crédibles" sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.

AFP/Archives - Fabrice Coffrini

Israël a rejeté vendredi la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée la veille donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes "crédibles" sur des crimes de guerre qui auraient été commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.

"Israël rejette la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, qui est totalement coupée des réalités auxquelles Israël fait face sur le terrain", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

En dépit de la très large majorité qui a appuyé la résolution, Israël estime avoir l'appui de la "majorité morale".

Le ministère des Affaires étrangères se félicite du "grand nombre d'Etats qui ont voté contre ou se sont abstenus", ce qui prouve à ses yeux "que la résolution ne dispose pas du soutien de la majorité morale".

La résolution, déposée par les pays arabes et non alignés, a recueilli 114 voix contre 18, avec 44 abstentions.

Les Etats-Unis ont voté contre, la Russie s'est abstenue, la Chine a voté pour. L'Union européenne a voté en ordre dispersé, produisant cinq "oui", sept "non" et 15 abstentions (dont la France et la Grande-Bretagne).

Les Européens objectaient à ce que la résolution "approuve" le rapport Goldstone, qu'ils estiment déséquilibré en défaveur d'Israël.

"Israël, comme n'importe quelle autre nation démocratique, a le droit à l'autodéfense et, comme en témoignent les événements des derniers jours, va continuer à protéger la vie de ses citoyens face à la menace du terrorisme international", poursuit le communiqué.

Le communiqué fait allusion à la saisie mercredi par la marine israélienne de "centaines de tonnes d'armes" provenant, selon Israël, d'Iran et destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, à bord d'un cargo allemand arraisonné en Méditerranée orientale.

La résolution de l'Assemblée générale "approuve" le rapport de la commission Goldstone et demande à Israël et aux Palestiniens d'ouvrir dans les trois mois des enquêtes "indépendantes, crédibles et conformes aux critères internationaux" sur les "graves violations du droit international humanitaire et des droits de l'Homme dont fait état le rapport".

Elle prévoit que l'Assemblée fasse le point dans trois mois sur l'application de la résolution, avec la possibilité de "saisir d'autres organes pertinents de l'ONU, dont le Conseil de sécurité".

Dans son rapport le juge sud-africain Richard Goldstone a accusé Israël et les Palestiniens de "crimes de guerre" et de "possibles crimes contre l'humanité" lors de l'offensive militaire israélienne à Gaza en décembre-janvier.

Les résolutions de l'Assemblée générale n'ont pas le caractère contraignant de celles du Conseil de sécurité mais elles ont un poids moral, car elle représentent les vues de la majorité des Etats du monde.

Israël, dont l'offensive contre Gaza répondait à des tirs de roquettes sur son territoire par des groupes armés palestiniens, a jugé le rapport Goldstone "inique, saugrenu et unilatéral".

© 2009 AFP

Source : tv5monde

mercredi, 28 octobre 2009

Le Hamas refuse la tenue d'élections palestiniennes à Gaza

Publié le 28/10/2009 par AFP


Le Hamas refuse la tenue d'élections palestiniennes à Gaza

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.

jeudi, 01 octobre 2009

Gaza : mobilisation pour mettre fin à l'impunité

30/09/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Lauranne Provenzano


Amnesty International dénonce les crimes de guerre commis à GazaAmnesty International dénonce les crimes de guerre commis à Gaza© Pierre-Yves Brunaud

Dans la foulée du rapport Goldstone, qui reconnaît des crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité lors de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, l’organisation Amnesty International mène une campagne intitulée « Vérité, justice et réparations ». Et demande qu’Israël se soumette à une enquête internationale.

A l’heure où le Conseil des droits de l’homme des Nations unies débattait du rapport Goldstone, l’association Amnesty International combattait dans la rue, mardi 29 septembre à 18h place de l’Opéra à Paris, pour que ce document ne reste pas lettre morte.

Goldstone, du nom de son rédacteur, un juge américain, est un compte-rendu d’enquête faisant la lumière sur les crimes de guerre commis par les forces armées (Israël et le Hamas) lors de l’opération intitulée « Plomb Durci » menée par Tsahal dans la bande de Gaza en janvier 2009. En 22 jours, 1400 Palestiniens, en majorité des civils dont 300 enfants, ont trouvé la mort, ainsi que neuf Israéliens dont trois civils.

Tout en dénonçant le caractère disproportionné de l’offensive israélienne, Amnesty International, qui a mené sa propre enquête dans la zone sinistrée, salue les conclusions qui recommandent à l’Onu de prendre des dispositions à l’égard des responsables.

Art et paix

L’association a misé sur une opération de communication originale, destinée à frapper l’opinion publique. L’artiste plasticienne Emilie Benoist a réalisé pour l’occasion une installation pour le moins inattendue. La jeune femme a souvent réfléchi à la manière dont elle pourrait s’impliquer auprès d’Amnesty International.

« C’est un premier engagement, auquel je pensais depuis longtemps mais je ne savais pas sous quelle forme il aurait lieu. Quand j’ai été contactée par Amnesty, j’ai immédiatement accepté. Et j’ai tenu à rester fidèle à mon travail personnel ».

En mêlant le militantisme et l’artistique, Amnesty International a surtout voulu « alerter différemment, parce qu’il fallait faire un grand coup face à ce drame », explique Emilie Benoist. Cela donne une immense photographie reproduite sur une bâche. Emilie Benoist et l’association ont tenu à dénoncer l’utilisation illégale, par l’armée israélienne, du phosphore blanc, symbolisé ici par des crayons papiers enduits de graphite. Ils forment, alignés sur l’image, une nuée d’obus.

Les militants s'allongent au sol, simulant les victimes tuées à Gaza. Crédit photo: Lauranne Provenzano pour JA.

Sur le parvis de l’Opéra, une dizaine de militants revêtus d’une combinaison blanche arborent des blessures, représentant les dégâts occasionnés par ce type d’armes : brûlures, plaies ouvertes…un simulacre de champ de bataille reproduit par l’artiste sur le thème des matières et des volumes.

Le tableau interpelle, surtout lorsque retentit une sirène stridente et que la soixantaine de militants venus soutenir l’association s’allonge au sol, en hommage aux victimes de Gaza, pour un « die-in » (de "sit-in") de quelques minutes.

Crimes de guerre

Les discours dénoncent l’immobilisme d’Israël, qui a refusé, tout comme le Hamas, de participer à l’enquête.« Viser délibérément et sans distinction des populations civiles est un crime de guerre », déclare au micro Geneviève Garrigos, la présidente d’Amnesty International France (AIF). « Nous demandons au Conseil des droits de l’homme d’alerter le Conseil de sécurité de l’ONU, et que celui-ci fasse appel à la Cour Pénale Internationale (CPI, non reconnue par l’Etat hébreu, ndlr) si Israël et le Hamas refusent de mener des enquêtes dans le délai imparti », reprend-elle.

L’association a adressé une lettre à Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, lui demandant de se prononcer conformément aux recommandations du rapport Goldstone. « La diplomatie française doit passer des déclarations aux actes », insiste Geneviève Garrigos.

Au même moment, les Etats-Unis, s’alignant sur la position israélienne, rejetaient le rapport, estimant qu’ « Israël a la capacité d'enquêter et de mener des investigations solides », par lui-même. Interrogé mercredi, Michel Morzière, responsable de la coordination Israël-Territoires occupés palestiniens-AIF qui a assisté à la manifestation la veille, se dit « refroidi » par cette sortie « aberrante », et cite un article de presse selon lequel « Washington torpille le rapport Goldstone ». Il dit attendre à présent la réaction européenne, qui pourrait œuvrer à « un rapprochement, pour obtenir une position médiane ».

mercredi, 30 septembre 2009

Israël va libérer vingt Palestiniennes contre une vidéo de Shalit

Publié le 30/09/2009 par Le Point.fr (avec AFP)

Israël va libérer vingt Palestiniennes contre une vidéo de Shalit

Le soldat franco-israélien Gilad Shalit a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes palestiniens © KEVIN FRAYER/AP/SIPA

Click here to find out more!

Israël et le Hamas se sont entendus sur la libération de 20 prisonnières palestiniennes en échange d'une vidéo récente de l'otage israélien Gilad Shalit, une percée dans les laborieuses négociations menées depuis l'enlèvement du jeune soldat en juin 2006. "Il est important que le monde entier sache que Gilad Shalit est en vie et en bonne santé et que le Hamas est responsable de (...) de son état", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, pour justifier l'accord conclu avec les islamistes du Hamas. Gilad Shalit, âgé de 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes palestiniens, dont le bras armé du Hamas.

Selon un communiqué rendu public en fin de matinée, le cabinet de sécurité israélien avait "décidé d'autoriser la libération de 20 détenues palestiniennes" en échange d'une preuve "claire et récente" de l'état de santé du soldat Gilad Shalit. "La preuve qu'il est en vie sera remise à Israël par les médiateurs (égyptiens et allemands) sous la forme d'une vidéo récemment filmée", précise le communiqué. Un haut responsable israélien a affirmé que les 20 prisonnières seraient libérées vendredi simultanément à la remise de la vidéo aux Israéliens. L'enregistrement date "probablement de quelques semaines", a-t-il précisé. De leur côté, les Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas, ont confirmé l'échange lors d'une conférence de presse à Gaza.

Importante avancée


Cet accord représente une importante percée dans les laborieuses négociations indirectes en cours entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle Gaza. Ces tractations sont menées depuis 2006 par l'intermédiaire de l'Egypte. L'Allemagne s'y est jointe en juillet dernier. Un officiel israélien a précisé qu'un médiateur allemand avait déjà vu la vidéo. "Nous avons des indications sur son contenu mais aucun responsable israélien ne l'a vue", a-t-il ajouté, refusant de se prononcer sur l'état de santé de l'otage. Du côté palestinien, Abou Moudjahid, porte-parole du Comité de la Résistance Populaire (CRP), un groupe armé palestinien qui a participé à l'enlèvement du soldat israélien, a indiqué que la vidéo durait une minute et constituait une preuve irréfutable que Gilad Shalit est en vie.

Selon le porte-parole des Brigades al-Qassam, les prisonnières sont quatre membres du Hamas, cinq du Fatah (le parti du président Mahmoud Abbas), trois du Jihad islamique, une du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et sept indépendantes. Le haut responsable israélien a de son côté indiqué que ces prisonnières - 19 originaires de Cisjordanie et une de Gaza - devaient être relâchées au cours des deux prochaines années. Elles ne sont pas impliquées dans la mort de citoyens israéliens, a-t-il assuré.

Depuis le début de sa détention, le soldat Shalit a pu faire parvenir en Israël plusieurs messages authentifiant qu'il était en vie, en juin 2007, en février 2008, puis en avril et juin de la même année. Le président israélien Shimon Peres, s'exprimant mercredi lors de la remise des lettres de créances du nouvel ambassadeur de France en Israël, a estimé qu'un nouveau signe de vie du soldat Shalit "serait un pas important vers sa libération".

 

mercredi, 16 septembre 2009

Israël riposte au rapport de l'ONU sur l'opération Plomb Durci

16/09/2009 | AFP


Dès le début, Israël a refusé de coopérer avec la mission GoldstoneDès le début, Israël a refusé de coopérer avec la mission Goldstone© AFP

Plusieurs responsables israëliens ont vivement critiqué un rapport onusien qui accuse Tsahal de crimes de guerre durant l'offensive Plomb Durci, à Gaza, fin 2008-début 2009.

Israël a ouvert les hostilités mercredi contre les conclusions de la commission Goldstone de l'ONU l'accusant de crimes de guerre durant son offensive militaire à Gaza l'hiver dernier.

"Nous mobiliserons nos amis à l'ONU, notamment les Etats-Unis et divers pays européens, pour que ce rapport soit purement et simplement enterré", a déclaré à la radio militaire le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon.

Le porte-parole des Affaires étrangères, Ygal Palmor, a expliqué à l'AFP qu'Israël allait déployer des efforts tous azimuts "pour bloquer et contrer les effets nocifs et pervers du rapport de la commission Goldstone".

"Crimes de guerre"

Dans un document de 574 pages publié mardi à New York, une mission d'enquête de l'ONU, présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, accuse les forces armées israéliennes "d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité".

La bande de Gaza a été la cible d'une offensive dévastatrice de Tsahal du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 censée faire cesser les tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens contre le territoire israélien. Plus de 1.400 Palestiniens ont été tués, d'après les services d'urgence palestiniens.

Israël craint qu'à l'initiative de pays arabes ce rapport accablant soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, et que dernier décide ensuite de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, indique un officiel anonyme cité par le quotidien Haaretz.

Rapport "malhonnête et politiquement biaisé"

Dans ce cas de figure, la CIJ pourrait vouloir juger des dirigeants politiques ou des chefs militaires israéliens impliqués dans l'opération "Plomb Durci" contre Gaza et émettre à cette fin des mandats d'arrêts internationaux.

"Nous allons faire tout notre possible pour empêcher qu'il y ait des suites juridiques à ce rapport en démontrant qu'il est malhonnête et politiquement biaisé", a affirmé à la radio publique Gabriela Shalev, l'ambassadrice d'Israël auprès de l'ONU.

Dès le début, Israël a refusé de coopérer avec la mission Goldstone, estimant, selon un communiqué des Affaires étrangères, que "son mandat était clairement partial".

Le président de la Knesset (Parlement), Réouven Rivlin, a tiré à boulets rouges contre le rapport, estimant que "ses conclusions reflètent la duplicité morale de l'ONU qui a permis à un chef d'Etat d'appeler depuis sa tribune à la destruction d'Israël", en référence au président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"Les rapports de Tsahal sont insuffisants"

Neuf organisations de défense des droits de l'homme en Israël ont toutefois exhorté l'Etat hébreu à "prendre au sérieux" le rapport Goldstone et à "mener une enquête impartiale et indépendante".

"Les rapports de Tsahal sont insuffisants. Seule une commission d'enquête israélienne indépendante peut constituer une réponse juridique adéquate sur la scène internationale", a commenté le professeur de droit Yaffa Silberschatz. En revanche, la majorité des médias israéliens s'élèvent contre "l'hypocrisie" de ce rapport "nauséeux".

"Il s'agit d'antisémitisme classique sous couvert de respect des droits de l'homme: on nomme une commission hostile et l'on trouve un juif obséquieux (M. Goldstone) pour la présider et danser au rythme imposé par le maître, un gentil (nom donné par les juifs aux païens)", fulmine un éditorialiste du quotidien Israel Hayom (droite).

Interviewée au téléphone par la radio militaire, la fille du juge Goldstone, Nicole, a défendu son père en assurant que c'était "un juif sioniste".

mardi, 25 août 2009

Une frappe israélienne fait trois morts à Gaza

25/08/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique


Un tunnel entre l'Egypte et la bande de GazaUn tunnel entre l'Egypte et la bande de Gaza© DR

En bombardant un tunnel de crontrebande entre Gaza et l'Egypte, Tsahal a fait trois morts et sept blessés. L'armée israélienne affirme qu'elle répondait à des tirs d'obus de mortier.

Une frappe aérienne israélienne sur un tunnel servant à la contrebande d'armes entre la Bande de Gaza et l'Egypte a fait au moins trois morts et sept blessés, a annoncé mardi un responsable du ministère palestinien de la Santé.

Le Dr Moaiya Hassanain a précisé que toutes les victimes sont des hommes qui se sont retrouvés pris au piège du tunnel au moment de la frappe tôt mardi matin.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a déclaré que cette frappe a été décidée en représailles d'une attaque au mortier, lundi, sur le sud d'Israël au cours de laquelle, selon plusieurs médias, un soldat israélien a été légèrement blessé.

Selon Tsahal, les militants palestiniens de Gaza ont tiré environ 220 roquettes et obus de mortier sur Israël depuis la fin de l'offensive israélienne sur l'étroite bande côtière le 18 janvier.

lundi, 17 août 2009

La rivalité des djihadistes pourrait profiter au Hamas

Publié le 17/08/2009 par Reuters

Click here to find out more!

Les rues de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, portent encore les traces des violents combats qui ont opposé vendredi et samedi le Hamas au groupe salafiste Djound Ansar Allah.

Ces affrontements, qui ont fait au moins 28 morts dont le chef des "Guerriers de Dieu", ne marquent probablement pas la fin des rivalités entre le Mouvement de la résistance islamique et les petites factions plus radicales qui défient son pouvoir dans le territoire côtier.

Selon ces groupes, les objectifs djihadistes prônés par Al Qaïda forment un programme plus important que les idées essentiellement nationalistes défendues par le Hamas.

Le Djound Ansar Allah s'était fait connaître en juin lors d'un raid mené à cheval contre un poste-frontière israélien. Le groupe bénéficie d'un bon soutien dans la population de la Bande de Gaza, où de nombreuses personnes ayant connu son chef, Abdel-Latif Moussa, dit Abou al Nour al Makdessi, l'ont décrit comme un homme aimable et pacifique.

Selon des proches, il s'était fait le chef spirituel de jeunes sympathisants djihadistes écoeurés par les persécutions menées contre eux par le Hamas.

Suivant un schéma qui rappelle le désenchantement vis-à-vis du Fatah au profit du Hamas, il y a deux ans, de nombreux Gazaouis semblent à présent se tourner vers des groupes islamistes plus radicaux.

Ces derniers reprochent au Hamas de ne pas faire appliquer la charia ou de lorgner les pays occidentaux pour négocier un allègement de l'isolement imposé par Israël.

"Ces derniers mois, l'invasion israélienne et la situation économique ont renforcé l'extrémisme des plus radicaux. Les liens avec Al Qaïda sont peut-être très distendus, mais les sympathies sont élevées", estime Maha Azzam, du cabinet d'analyse londonien Chatham House.

GESTE ENVERS L'OCCIDENT

La présence probable d'un activiste étranger parmi le Djound Ansar Allah - un Syrien d'origine palestinienne, tué en même temps que Moussa - affaiblit en outre les déclarations du Hamas, qui assure qu'aucun membre d'Al Qaïda n'est présent dans Gaza.

Des groupes tels que le Djaïch al Islam (Armée de l'islam), les Sayyouf al Hak (Epées vertueuses) ou le Djaïch al Oummah (Armée de la nation) étaient jusqu'à présent considérés comme idéologiquement proches d'Al Qaïda, mais non directement liés.

Mais si le regain de tensions entre ces factions et le Hamas n'augure certes pas d'un possible règlement prochain du blocage politique qui divise les Palestiniens, certains analystes y voient des éléments positifs.

Tout d'abord, cet affrontement montre, même si le Hamas entendait avant tout protéger son territoire, que le parti islamiste est prêt à intervenir contre les groupes dont l'engagement envers le processus de paix est encore plus faible que le sien.

"L'objectif principal était de montrer aux pays occidentaux que le Hamas est capable de supprimer toute progression des groupes plus radicaux. Le Hamas voulait montrer qu'il est certes un parti islamiste, mais modéré", avance Hani Habib, analyste palestinien. "Je pense que les Européens attendaient un tel geste de la part du Hamas pour justifier un éventuel changement de leur position officielle envers lui."

Si les dirigeants de Gaza semblent avoir toléré les petites factions radicales, ils ont parfois été irrités par leurs tirs de roquettes vers Israël, qui ont perturbé les trêves, ou leurs attaques contre les étrangers et les chrétiens de Gaza, qui ont mécontenté les gouvernements occidentaux.

Selon Are Hovdenak, auteur d'un article sur le sujet pour l'Institut international de recherche sur la paix, à Oslo, ces tensions pourraient faire apparaître de nouvelles portes de sortie au conflit.

"On pourrait s'apercevoir, explique-t-il, qu'il existe deux tendances au sein des islamistes, que le Hamas souhaite jouer un rôle face à ces groupes djihadistes, et même qu'il pourrait être un allié contre eux."

Avec Nidal al Moughrabi et Bill Maclean à Londres, version française Gregory Schwartz

vendredi, 14 août 2009

Gaza: heurts armés entre police du Hamas et un groupe dissident, 15 blessés

Par AFP, publié le 14/08/2009

GAZA - Une quinzaine de Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés vendredi dans la bande de Gaza lors d'échanges de tirs entre la police du mouvement Hamas, qui contrôle le territoire, et des membres d'un groupe dissident, a-t-on appris auprès des services d'urgence.

Abdel Abdelatif Mussa (C) entouré de membres armés de son groupe radical après la prière du vendredi à Gaza, le 14 août 2009.

AFP/Said Khatib

Abdel Abdelatif Mussa (C) entouré de membres armés de son groupe radical après la prière du vendredi à Gaza, le 14 août 2009.

Selon des témoins, les échanges de tirs se sont produits lorsque la police du Hamas a donné l'assaut contre les membres de ce groupe extrémiste qui s'étaient retranchés dans une mosquée de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne.

Parmi les blessés figurent essentiellement des civils, ainsi que des membres du groupuscule dissident, a indiqué le responsable des services d'urgence, qui n'a pas précisé si des policiers du Hamas avaient également été touchés.

Selon d'autres témoins, un groupe d'extrémistes palestiniens avait auparavant proclamé vendredi la création dans la bande de Gaza d'un "Emirat islamique", défiant le Hamas, jugé trop modéré.

"Nous proclamons aujourd'hui la création d'un Emirat islamique dans la bande de Gaza", avait déclaré dans une mosquée de Rafah, Abdel Abdelatif Moussa, représentant du groupe radical Jund Ansar Allah, ont précisé ces témoins.

Ce dernier était entouré de combattants armés lorsqu'il a tenu ces propos, a-t-on précisé de mêmes sources.

Abel Abdelatif Moussa représentant du groupe radical Jund Ansar Allah donne un sermon dans une mosquée à Gaza, le 14 août 2009.

AFP/Said Khatib

Abel Abdelatif Moussa représentant du groupe radical Jund Ansar Allah donne un sermon dans une mosquée à Gaza, le 14 août 2009.

Selon le centre de surveillance de sites islamistes SITE, ce groupe salafiste palestinien a annoncé son allégeance à "l'Emirat islamique au coeur de Jérusalem", dans un communiqué publié vendredi sur son site internet et sur des forums islamistes.

Jund Ansar Allah ("Les soldats des partisans de Dieu") est un groupuscule radical qui entend faire appliquer strictement la charia (loi islamique) et reproche au Hamas d'être trop libéral en terme de moeurs.

D'après des témoignages, les membres de ce groupuscule ont ainsi menacé les propriétaires de cafés internet d'incendier leurs établissements, et veulent imposer davantage de pudeur et de rigueur sur les plages du petit territoire.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par la force en juin 2007 aux dépens de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

vendredi, 31 juillet 2009

L'armée israélienne a bien utilisé du phosphore blanc à Gaza

Créé le 31.07.09 par 20minutes.fr

De jeunes Palestiniennes sur le balcon de leur maison à Rafah, Bande de Gaza, le 23 mars 2009.
De jeunes Palestiniennes sur le balcon de leur maison à Rafah, Bande de Gaza, le 23 mars 2009. /I. ABU MUSTAFA / REUTERS

Un rapport de l'Etat hébreux précise que Tsahal a toujours respecté le droit international...

Dans un rapport publié ce jeudi, Israël admet avoir utilisé des munitions au phosphore blanc lors de l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza au début de l'année. Plusieurs ONG accusaient Tsahal, l'armée de l'Etat hébreux, d'avoir fait usage de ces bombes incandescentes contre les civils. Amnesty International, dans un rapport publié début juillet, affirmait notamment qu'Israël avait tiré des obus au phosphore blanc «au dessus de zones à grande densité de population» provoquant de graves brûlures, parfois mortelles.


Israël explique pour sa part avoir développé une «réponse proportionnée» aux attaques du groupe islamiste et affirme que Tsahal a toujours respecté le droit international. Les armes au phosphore blanc n'auraient notamment pas été utilisées dans les zones d'habitations.

«Brûlures de la peau, spasmes et sérieuses difficultés respiratoires»

Un avis qui n'est pas partagé par tous. Le Centre palestinien pour les Droits de l'homme, une ONG basée à Ramallah relatait, mi-janvier, sur Rue89: «Au seizième jour de l'offensive israélienne, au moins une centaine de civils de la région de Khan Younis souffraient de brûlures de la peau, spasmes et sérieuses difficultés respiratoires imputables à ces bombes.» Les autorités israéliennes enquêtent par ailleurs sur plusieurs accusations d'«écarts et d'abus» qui auraient été commis par des soldats.

1.400 Palestiniens (selon les autorités palestiniennes), dont de nombreux civils, seraient morts dans le conflit, ainsi que 13 Israéliens.

O.R.

mardi, 21 juillet 2009

Israël préparerait une opération contre 23 colonies sauvages

Publié le 21/07/2009 par Reuters

Israël préparerait une opération contre 23 colonies sauvages

Drapeau israélien dans l'avant-poste de Migron, en Cisjordanie. Selon le quotidien Haaretz, Israël prévoit de démanteler en un seul jour tous les avant-postes de colons non autorisés en Cisjordanie. /Photo prise le 29 juin 2009/REUTERS/Ronen Zvulun

Click here to find out more!

L'armée israélienne prépare une 'opération coup de poing' pour raser en une journée les 23 colonies juives sauvages de Cisjordanie que l'Etat juif s'était engagé auprès de son allié américain à démanteler il y a déjà huit ans, rapporte le quotidien Haaretz.

L'article du journal de centre gauche n'avance pas la date d'une telle opération mais précise que l'armée s'est livrée la semaine dernière à une répétition générale pour se préparer à l'évacuation de force des 8.000 colons installés dans ces "avant-postes" jamais autorisés par les autorités.

Ces préparatifs ont été menés par l'armée en étroite liaison avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a promis au président américain Barack Obama la destruction de ces colonies sauvages en contrepartie de la poursuite de "l'extension naturelle" des colonies existantes.

Des porte-parole du chef du gouvernement et de l'armée ont refusé de commenter l'article paru dans Haaretz sous la signature d'un éditorialiste auquel l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, toujours dans le coma, avait confié son intention d'évacuer la bande de Gaza, ce qui fut fait en 2005.

Pinhyas Wallerstein, un des dirigeants des colons, a qualifié l'information du journal de "complètement délirante", bien que le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï ait déclaré il y a deux mois que ce dossier était prioritaire pour le nouveau gouvernement Netanyahu, dominé par la droite.

Mais, au micro de la radio de l'armée, il n'a pas exclu que les colons soient amenés à conclure avec les autorités des "accords douloureux", tout en excluant qu'ils résultent de pressions américaines. Le ministère israélien de la Défense s'est refusé à dévoiler la liste des implantations visées, pour se ménager un effet de surprise.

REPRISE PROCHAINE DES NÉGOCIATIONS?

Benjamin Netanyahu s'est engagé auprès de Barack Obama, qui réclame un gel total des activités de colonisation juive, à ne pas construire de colonies nouvelles et à démanteler celles qui se sont installées sans agrément du gouvernement, mais il a exclu de geler l'extension naturelle des colonies existantes.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré que les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis six mois, ne reprendraient que si l'Etat juif cessait l'ensemble de ses activités de colonisation, conformément aux dispositions de la "feuille de route pour la paix" acceptée en 2003 par les deux parties.

Benjamin Netanyahu a lancé un nouveau défi aux Etats-Unis dimanche en rejetant leur demande de suspension de la construction de 20 nouveaux logements dans la partie orientale et arabe de Jérusalem.

"Nous ne pouvons pas accepter l'idée que les Juifs n'aient pas le droit de vivre et d'acheter où que ce soit à Jérusalem", a martelé le Premier ministre lors du conseil des ministres hebdomadaire.

Réagissant à ces propos, le négociateur palestinien Saeb Erekat a déclaré que le Premier ministre israélien devait comprendre que "colonies et paix sont deux choses qui ne font pas bon ménage".

Le vice-Premier ministre israélien Dan Meridor a invité les Palestiniens à reprendre le chemin de la table de négociation, soulignant qu'ils avaient accepté de discuter avec le gouvernement précédent d'Ehud Olmert alors même que la colonisation se poursuivait.

"Je pense, et certainement j'espère, que nous allons assister à la reprise des négociations dans les prochaines semaines", a-t-il déclaré à la presse étrangère.

Marc Delteil

Toutes les notes