mardi, 29 décembre 2009

La Chine exécute un Britannique

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 29/12/2009


C'est le premier ressortissant européen exécuté en Chine depuis 50 ans. Gordon Brown s'est dit "scandalisé" et "déçu".


La Chine a exécuté le ressortissant britannique Akmal Shaikh, 53 ans, condamné à mort pour trafic de drogue et présenté comme malade mental par sa famille, malgré d'ultimes appels à la clémence, a annoncé le Premier ministre britannique Gordon Brown ce mardi.


Archive non datée d'Akmal Shaikh

La Chine a exécuté le ressortissant britannique Akmal Shaikh, condamné à mort pour trafic de drogue, a annoncé le Premier ministre britannique Gordon Brown, une exécution qu'il a condamnée dans les termes les plus fermes.

AFP/Archives/Luis Belmonte Diaz


La Chine a exécuté le ressortissant britannique Akmal Shaikh, condamné à mort pour trafic de drogue, a annoncé le Premier ministre britannique Gordon Brown, une exécution qu'il a condamnée dans les "termes les plus fermes".

 

"Je condamne l'exécution d'Akmal Shaikh dans les termes les plus fermes, et suis scandalisé et déçu que nos demandes persistantes de clémence n'aient pas été exaucées", a déclaré Gordon Brown dans un communiqué.

 

La famille du condamné a fait part de "son chagrin" face au refus chinois de faire preuve de clémence.

 

La Chine a officiellement annoncé que l'exécution avait eu lieu par injection.

 

Shaikh, père de trois enfants, est le premier ressortissant européen exécuté en Chine depuis 50 ans, selon Reprieve, une ONG d'aide juridique basée à Londres.

 

Le Premier ministre britannique s'est dit "particulièrement préoccupé par le fait qu'aucune évaluation de la santé mentale (du condamné) n'ait été menée", avant de présenter ses "condoléances" aux parents et amis d'Akmal Shaikh qui affirmaient que ce dernier souffrait de troubles bipolaires.

 

L'espoir de la grâce

Manifestation de soutine à Akmal Shaikh le 28 décembre 2009 devant l'ambassade de Chine à Londres

AFP/Ben Stansall

Manifestation de soutine à Akmal Shaikh le 28 décembre 2009 devant l'ambassade de Chine à Londres

 

Ce Londonien avait été arrêté en septembre 2007, à Urumqi, capitale du Xinjiang, en possession de quatre kilos d'héroïne. Sa famille assure que des criminels ont profité de sa vulnérabilité psychologique pour lui faire transporter de la drogue. Il avait été condamné en décembre 2008 et son ultime appel avait été rejeté en début d'année par la Cour suprême.

 

"Il ne savait pas ce qui se passe et il espère une grâce", avait déclaré, l'un des deux cousins. "Nous lui avons dit de garder espoir, et nous lui avons dit que la date (de l'exécution) a été fixée au lendemain".

 

La Cour suprême chinoise a de son côté estimé ce mardi que "les éléments fournis par la partie britannique n'ont pas suffi à prouver qu'Akmal Shaikh souffre de maladie mentale", dans son avis, cité par le gouvernement chinois sur son site internet.

lundi, 28 décembre 2009

Abdulmutallab était interdit de séjour en Grande-Bretagne

Par liberation.fr



 

Umar Farouk Abdulmutallab, photo non datée.

Umar Farouk Abdulmutallab, photo non datée. (Reuters)



Sous surveillance par la Grande-Bretagne. Umar Farouk Abdulmutallab, inculpé pour avoir tenté de faire exploser un avion aux Etats-Unis le jour de Noël, était interdit d’entrée au Royaume-Uni depuis le rejet en mai d’une nouvelle demande de visa étudiant, a indiqué lundi le ministre britannique de l’Intérieur. Le Nigérian de 23 ans, qui a étudié l’ingénierie mécanique à l’University College London (UCL) entre 2005 et 2008, «a déposé en mai une demande pour un nouveau visa étudiant qui a été refusée», l’établissement où il prétendait vouloir étudier étant jugé douteux, a détaillé Johnson.


Après ce refus, il a été placé sur la liste des personnes à surveiller, ce qui interdit de fait l’entrée au Royaume-Uni, a expliqué le ministre. «Vous pouvez passer par ce pays si vous êtes en transit vers un autre pays, mais vous ne pouvez pas venir dans ce pays», a-t-il déclaré.


Alan Johnson a remarqué que les autorités américaines devraient normalement avoir été informées de la situation administrative d’Abdulmutallab, et a dit ne pas croire qu’il y ait pu y avoir une «anicroche» au niveau de la communication entre les deux pays. Le ministre a ajouté qu’il soupçonnait le Nigérian de ne pas avoir agi seul, et indiqué que la police britannique cherchait à déterminer «ce qui s’est passé quand il était dans ce pays, s’il a été radicalisé dans ce pays, s’il a eu des liens avec quiconque pouvant être derrière ce complot».

Obama réclame une révision des listes. Barack Obama a ordonné une révision scrupuleuse de la liste des personnes surveillées et interdites de vols vers les Etats-Unis après l’attentat manqué. Les bases de données utilisées par les agences de sécurité américaines étaient passées lundi au peigne fin puisqu’il apparaît que l’accusé figurait sur une liste de 550.000 noms depuis que son propre père avait signalé sa radicalisation à l’ambassade américaine à Abuja, en novembre.

En plus de cette liste fourre-tout d’un demi-million de suspects, quelque 18.000 noms rejoignent une liste plus étroitement surveillée et 4.000 autres personnes sont interdites de vol. Mais ce fils d’un riche banquier n’était ni interdit de vol sur les Etats-Unis, ni même considéré comme devant être particulièrement contrôlé dans les aéroports.

Inquiétude au Nigeria. Si le vice-président nigérian Goodluck Jonathan «déplore l’incident», il regrette d'avance les conséquences. «Cela va entraîner un harcèlement et une surveillance inutile d’autres Nigérians qui souhaitent voyager en dehors du pays.». «En tant que nation que Dieu aime (…), nous allons surmonter tous les défis auxquels fera face notre nation dans l’année à venir», a assuré le vice-président.

Abdulmutallab avait changé «très récemment»

La famille Abdulmutallab se désole. La famille d'Umar Farouk Abdulmutallab a diffusé lundi un communiqué, dans lequel elle indique que son comportement avait changé «très récemment». «La disparition et l’interruption des communications, qui avaient conduit sa mère et son père à alerter les agences de sécurité, ne correspondent pas du tout à sa personnalité et sont des développements très récents», affirme la famille Abdulmutallab, plus connue au Nigeria sous le nom de Mutallab.


Depuis son enfance, Umar Farouk Abdulmutallab, «qui avait reçu le meilleur suivi parental qui soit, n’avait jamais fait preuve d’une attitude, d’un comportement ou d’une relation qui suscite l’inquiétude», poursuit la famille. «La famille va continuer à coopérer pleinement avec les agences de sécurité locales et internationales dans cette enquête», assure-t-elle, et «remercie Dieu (…) qu’aucune vie n’ait été perdue dans l’incident».


Umar Farouk Abdulmutallab est le fils d’un riche banquier et ancien ministre issu du nord du Nigeria.

Dimanche, direction la prison. Abdulmutallab a été transféré dimanche de l'hôpital où il était soigné vers une prison. Son avocate, Miriam Siefer, a indiqué à la télévision Channel 7 à Detroit qu'Umar Farouk Abdulmutallab, blessé en tentant de faire détoner un mélange explosif dans le vol 253 entre Amsterdam et Detroit, avait été transféré de l'hôpital, situé à Ann Arbor (Michigan), vers le centre de détention fédéral de Milan, à environ 25 km plus au au sud.


Une audience, à laquelle son client ne devrait pas assister, est prévue lundi devant un tribunal de Detroit pour examiner une demande de prélèvement de son ADN déposée par les autorités américaines, a ajouté l'avocate. Selon Me Siefer, Abdulmuttalab n'a apparemment pas été autorisé à parler à quiconque, notamment à sa famille, depuis son arrestation vendredi.


Un juge s'était déplacé samedi à l'hôpital pour notifier formellement l'acte d'accusation au suspect, un Nigérian de 23 ans, fils d'un banquier et ex-ministre nigérian. Umar Farouk Abdulmuttalab lui avait indiqué ne pas pouvoir s'offrir les services d'un avocat et le juge lui en avait commis un d'office.


Les enquêteurs tentent d'établir d'éventuelles connections terroristes avec Abulmuttalab, qui aurait affirmé être lié à Al-Qaeda et avoir été entraîné au Yémen.


(Source AFP)

mercredi, 16 décembre 2009

Mandat d'arrêt/Livni: soutien de Brown

AFP, 16/12/2009


Le chef du gouvernement britannique Gordon Brown a téléphoné aujourd'hui à l'ex-ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni pour l'assurer de son soutien alors qu'un tribunal britannique a lancé un mandat d'arrêt contre elle, a annoncé le bureau de Tzipi Livni.


Gordon Brown a déclaré à Tzipi Livni qu'elle "était la bienvenue en Grande-Bretagne à tout moment" et exprimé sa détermination à modifier la législation britannique pour empêcher à l'avenir ce genre de poursuites.


Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima (centriste), le principal parti de l'opposition en Israël, a plaidé en faveur d'une réforme de la loi britannique. Elle a estimé qu'au delà de sa personne la législation britannique menace "tout dirigeant politique, tout officier et tout soldat en Israël et de par le monde, forcés de combattre le terrorisme".


Tzipi Livni a dû annuler la semaine dernière une visite à Londres après avoir été informée qu'elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par un tribunal britannique. La plainte porte sur son rôle à la tête de la diplomatie israélienne durant l'offensive militaire lancée il y a un an contre la bande de Gaza (1.400 morts palestiniens, en majorité des civils).


Israël menace d'écarter la Grande-Bretagne du processus de paix au Proche-Orient si elle ne prend pas des mesures pour empêcher des hauts responsables israéliens d'être poursuivis par la justice britannique.

jeudi, 19 novembre 2009

Grande-Bretagne : les plus de 55 ans auraient une vie sentimentale plus active que leurs cadets

 

Paru le 2009-11-19 par zigonet.com

Grande-Bretagne - Une enquête réalisée auprès de plus de 2.000 personnes aurait démontré que les plus de 55 ans seraient sentimentalement beaucoup plus actifs que leurs cadets.

Les résultats montreraient que 62 % des hommes et des femmes âgés de plus de 55 ans se seraient déjà inscrits sur un site de rencontres contre seulement 21% des 18-24 ans.

Ils auraient également rencontré plus de personnes en ligne et auraient eu plus de partenaires sexuels connus via internet que la plupart des autres tranches d’âge.

Cette enquête abattrait par ailleurs certains tabous concernant la sexualité des retraités. "Beaucoup pensent que la vie sexuelle de nos parents et grands-parents est tabou. Mais notre enquête montre qu’il est possible d’avoir une vie sentimentale active passé la retraite" explique Keren Smedley, qui dirige un site de rencontres.

Cette étude révélerait également qu'avant un premier rendez-vous, 31% des femmes s’achèteraient de nouveaux vêtements, 40 % se verniraient les ongles et 15 % se feraient épiler le maillot.

vendredi, 23 octobre 2009

Polémique: un «autochtone caucasien» invité à la BBC

Nick Griffin, le leader du British National Party, parti d'extrême-droite britannique qui n'accepte que des blancs, était l'invité d'un débat jeudi soir sur la BBC. Malmené, il pourrait néanmoins apparaître en victime.


SYLVAIN MOUILLARD (lexpress.fr)

Le portrait déformé de Nick Griffin, leader du parti d'extrême droite britannique BNP, lors d'un

Le portrait déformé de Nick Griffin, leader du parti d'extrême droite britannique BNP, lors d'un rassemblement anti-BNP le 21 octobre 2009 à Londres (AFP Leon Neal)


Toute la semaine, le débat a agité la société britannique: fallait-il inviter Nick Griffin, le leader du British National Party (BNP), formation politique d'extrême droite, à une émission télévisée de la BBC1, «Question Time»?

Le ministre chargé du Pays de Galles, Peter Hain, avait même écrit au directeur général de la BBC pour lui demander de revenir sur sa décision, en vain. Son argument: le BNP est une formation illégale, puisque n'acceptant que les «autochtones caucasiens». Autrement dit: les Britanniques blancs.

Finalement, le débat a bien été enregistré hier jeudi, et diffusé dans la soirée, à 22h35. Ce fut même un franc succès, puisque près de 8 millions de personnes l'ont suivi, c'est-à-dire une audience quasiment trois fois plus importante qu'à l'accoutumée.

Reconnaissance

Dans le fond, on ne sait pas quels bénéfices en tirera le leader du BNP, qui a obtenu plus de 6% des voix aux dernières élections européennes. Aura-t-il accédé à une certaine respectabilité en étant invité pour la première fois à un débat de ce genre? Dans le Times de jeudi, Nick Griffin remerciait ainsi «la classe politique et ses alliés d'être aussi stupides».

«Le tapage fait par la classe politique nous confère bien évidemment un tout nouveau niveau de reconnaissance publique», estimait-il. Toute la soirée, Griffin aura également été la cible des attaques et quolibets des participants. Récit.

Jeudi soir, avant l'enregistrement de l'émission, environ 500 personnes ont manifesté devant des studios londoniens de la BBC. Munies de pancartes appelant à «Arrêter le BNP fasciste» et affirmant que «le BNP est un parti nazi», 25 d'entre elles sont parvenues à pénétrer dans les locaux, avant d'être rapidement escortées vers l'extérieur par le personnel de la chaîne publique.

Si l'émission s'est déroulée «sans perturbation», Nick Griffin a monopolisé l'attention pendant une heure, des sujets tels que la grève postale ou l'Afghanistan étant laissés de côté. «Il y a eu des échanges très animés sur certains sujets», selon un porte-parole de la BBC, notamment à propos des tentatives de récupération par le BNP de l'ancien Premier ministre Winston Churchill, de la politique d'immigration ou de l'islam.

Esquivant une question sur sa position concernant l'Holocauste, en déclarant n'avoir jamais été condamné pour négationnisme, Griffin a affirmé: «Je ne suis pas un nazi, je ne l'ai jamais été». Il a également avancé que l'islam ne s'accordait pas avec «les valeurs fondamentales de la société britannique: la liberté de parole, la démocratie et l'égalité hommes-femmes» et admis partager certaines vues de l'ancien leader du Ku Klux Klan David Duke.

Confronté sur le plateau au ministre de la Justice Jack Straw, à un écrivain noir et une responsable conservatrice d'origine asiatique, Griffin a également dû répondre aux nombreuses interventions du public, qui ne l'a pas ménagé, en le huant à plusieurs reprises.

Après l'émission, le leader du BNP s'est plaint d'un programme consistant en un «défouloir» contre sa personne. En France, on aurait dit une «polémique indécente». Il n'empêche, plusieurs responsables politiques britanniques se sont inquiétés ce vendredi des retombées de cette émission, craignant que Griffin ne soit passé pour une victime.

mardi, 20 octobre 2009

Entre Londres et Bagdad, l'aller-retour express de 34 réfugiés irakiens

Le fiasco du rapatriement par les autorités britanniques de demandeurs d'asile irakiens, la semaine dernière, prend une résonance particulière, alors qu'un charter franco-britannique doit renvoyer aujourd'hui des réfugiés Afghans vers Kaboul.


Par SYLVAIN MOUILLARD

Le centre de détention de Colnbrook, où sont retenus une partie des réfugiés irakiens refoulés

Le centre de détention de Colnbrook, où sont retenus une partie des réfugiés irakiens refoulés à Bagdad la semaine passée. (REUTERS/Peter MacDiarmid)


44 demandeurs d'asile irakiens évacués de leur centre de rétention, emmenés à l'aéroport d'Heathrow à Londres, et embarqués dans un charter, à destination de Bagdad. L'opération, inédite depuis 2003, s'est soldée jeudi dernier par un fiasco. Arrivés sur place, 34 d'entre eux ont été refoulés par les autorités irakiennes et renvoyés au Royaume-Uni.

Les raisons ? Une opération mal organisée (les autorités de Bagdad n'étaient même pas au courant de l'arrivée du charter), et un refus plus général de cautionner la politique de Londres. Par le passé, des demandeurs d'asile avaient déjà été renvoyés dans le nord de l'Irak, supposé plus calme. Mais jamais à Bagdad et dans les provinces du sud, où règne encore une forte insécurité.

Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés a d'ailleurs condamné la décision britannique, pointant les risques d'attentats suicide, de kidnappings et de violences sectaires. Les Irakiens, quant à eux, rechignent de plus en plus à accepter le retour de réfugiés menacés de mort dans leur pays.

100 livres

C'est le cas de d'Abu Yousif, 39 ans, ingénieur. Cet Irakien fait partie des dix personnes restées à Bagdad après l'atterrissage du charter. Le quotidien britannique «The Independent» est allé à sa rencontre, trois jours plus tard. Dans un témoignage accablant, il raconte son sentiment d'abandon. Alors que les autorités britanniques avaient assuré que l'ambassade locale le prendrait en charge, il reçoit tout juste 100 livres (109 euros) pour se débrouiller.

Surtout, Abu Yousif se dit en danger. Il y a quelques années, il a travaillé dans une entreprise internationale qui effectuait des travaux de sécurité pour l'armée américaine et les ministères irakiens. Une activité professionnelle qui a causé la mort de son frère, tué par des «terroristes» qui les avaient confondus. En 2006, Abu Yousif paye donc 8000 livres (8783 euros) pour émigrer clandestinement en Grande-Bretagne.

Trois ans plus tard, il craint toujours pour sa vie: «Je ne peux pas retourner vivre dans ma maison parce qu'on me dit que c'est surveillé. Je pense que je vais être à la merci des mêmes personnes qui ont tué mon frère (...). Mon sac est toujours fait au cas où je doive partir précipitemment».

Insultes et coups

Au-delà de ce cas individuel, l'opération de jeudi dernier suscite une vive polémique en Grande-Bretagne. De nombreux reponsables politiques ont fustigé le manque de communication avec les autorités irakiennes, ainsi qu'une perte de temps et d'argent (le vol aurait coûté près de 250.000 livres, soit 275.000 euros).

Certains demandeurs d'asile, comme le rapporte le Guardian, ont aussi expliqué avoir été victimes d'insultes racistes et de coups dans l'avion. Les auteurs, d'après eux, font partie des 100 gardes de compagnies de sécurité privées qui les escortaient dans le charter. Lin Homer, la responsable du l'Agence des frontières britannique (UK Border Agency), a démenti que de tels actes ont eu lieu. Elle devra néanmoins s'expliquer sur ce fiasco au cours des prochaines semaines devant le Comité des affaires intérieures.

Cette affaire fait écho à celle des Afghans qui doivent être expulsés ce mardi par un charter franco-britannique. Dans une pétition, l'association France Terre d'Asile demande aux Etats membres de l'Union européenne «la suspension temporaire des renvois forcés vers l'Afghanistan tant que règnent, dans ce pays, le chaos et l'insécurité généralisée». «Tous risquent leur vie lorsqu'ils seront débarqués en Afghanistan, ravagé par la guerre», précise Gérard Minet, de la Ligue des Droits de l'Homme régionale, dans un communiqué.

Source : liberation.fr

Un « charter » franco-britannique pour Kaboul ce soir ?

mardi 20 octobre 2009 par ouest-france.fr

Reuters
Parmi les clandestins de Calais, de nombreux Afghans qui pourraient être renvoyés chez eux. : Reuters

 

La France et la Grande-Bretagne ont-ils programmé ce mardi soir un vol groupé pour expulser des clandestins afghans vers Kaboul ?

Selon la Cimade, un charter devrait renvoyer dans la soirée des immigrés clandestins vers Kaboul. L’association de défense des migrants affirme avoir obtenu des informations sur un vol qui partirait d’Angleterre dans la soirée, ferait une escale à Lille pour embarquer d’autres migrants, et repartirait ensuite vers l’Afghanistan.

En revanche, l’association France Terre d’Asile affirme dans un communiqué ce matin qu'"aucun vol n’était prévu ce soir au départ de Lille".

Au lendemain du démantèlement de la "jungle" de Calais, le 22 septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé l'organisation de retours forcés en Afghanistan en coopération avec le Royaume-Uni, conformément à un accord franco-britannique en date du 6 juillet 2009.

Début octobre, les associations de défense de sans-papiers et l'opposition avaient dénoncé un projet de « charter » franco-britannique de migrants afghans. Le ministre de l'Immigration, Éric Besson, avait confirmé à plusieurs reprises qu'il y aurait bien des vols pour Kaboul "si les conditions le permettent". Ces conditions étant, "que nous puissions être certains que les personnes seront en sécurité en arrivant à Kaboul et, deuxièmement, qu'il y ait possibilité d'une aide à la réinstallation".

lundi, 19 octobre 2009

Sarkozy père et fils, un sain esprit pour l’Afrique ?

Quand les fils à papa du continent reçoivent le pouvoir sur un plateau


La tendance est à la dynastie politique, craignent les médias français face au cas de Jean Sarkozy. Bien moins frileux, un certain nombre de dirigeants du continent africain organisent de manière active leur succession. Certains « fils de » sont déjà parvenus au pouvoir, et beaucoup échafaudent des plans pour y parvenir. Mais la tâche n’est pas aussi facile qu’il y paraît…
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Tempête blonde sur la France… La chevelure de Jean Sarkozy, fils du Président français Nicolas Sarkozy, est à la une de tous les médias en France. La chronique de son élection annoncée à la tête de l’Epad, organisme de gestion du quartier d’affaire de La Défense, lui vaut une critique acerbe, y compris d’une partie de la majorité parlementaire. Les accusations de népotisme se sont faites en quelques jours de plus en plus vives, et la presse internationale s’est à son tour emparée du sujet pour moquer le « prince Jean ». Nicolas Sarkozy, qui a lui-même dirigé l’EPAD de 2005 à 2006, se retrouve dans une situation difficile à gérer.

Jean Sarkozy n’est pas le premier fils de président français à entrer en politique. La moitié des enfants de présidents français de la Ve République, et même l’intégralité de leurs descendants mâles ont sauté le pas vers l’action publique, selon le décompte de Slate.fr. Ils n’ont pas toujours réussi à percer pour autant.

 

Des exemples de réussite


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L’ambition de Jean Sarkozy est comparée, par un certain nombre d’acteurs médiatiques et politiques, avec le comportement de plusieurs fils de présidents africains. Actualité oblige, Ali Bongo est l’exemple le plus cité. Son lien de filiation avec feu le Président gabonais Omar Bongo est certes contesté par certains, à l’image du candidat Bruno Ben Moubamba sur son blog, mais Ali a bien bénéficié de son nom pour prendre le pouvoir. Selon l’opposition, il a de plus été aidé pour convaincre les juges constitutionnels de son bon droit par sa belle-mère, également présidente de la Cour constitutionnelle. Comme souvent avec les « fils de », Bongo fils est considéré par beaucoup comme une pâle réplique de son père.

 

Ali rejoint ainsi le Président de RDC Joseph Kabila dans le club très fermé des « fils de » aux affaires. Kabila fils suit les pas de son père, Laurent-Désiré, en devenant son conseiller militaire lors de la guerre civile contre le dictateur Mobutu Sese Seko. Il reprend le flambeau en 2001, après l’assassinat de Kabila père, et n’est officiellement élu que 5 ans plus tard, en 2006. Il reste critiqué comme un relatif étranger, car, à l’image d’Ali Bongo, il parle français mais ne pratique pas les langues vernaculaires.

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Faure Gnassingbé a lui aussi de qui tenir : son père, Gnassingbé Eyadéma, a pris la tête du Togo en 1967, alors que Faure n’était âgé que d’un an. En 2002, Eyadéma modifie la constitution, afin de permettre à son fils, alors âgé de 35 ans, de pouvoir prétendre à la présidence. Il agit ainsi en bon père de famille puisqu’il meurt en effet d’une crise cardiaque en 2005. Tout comme son père 38 ans plus tôt, Faure prend le pouvoir par un coup d’Etat militaire. Une simple accélération du processus de désignation, selon ses vues.

 

Des candidatures en attente de validation

Nombreux sont ceux, parmi les présidents africains, qui planifient d’ors et déjà leur succession de façon dynastique. Et on sait que la période de transition post mortem n’est pas facile. Il suffit pour s’en convaincre de voir l’opposition farouche apparue au Gabon entre les anciens « frères », Ali Bongo et André Mba Obame, après la mort d’Omar. Les ambitions personnelles se font hélas plus fortes que le respect de la mémoire du chef, aussi vaut-il mieux bien préparer son départ.


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En Lybie, la famille de Mouammar Kadhafi est sacrée. Le guide libyen est ainsi entré dans un violent conflit diplomatique avec la Suisse suite à l’arrestation de son fils Hannibal, soupçonné d’avoir molesté des employés de l’hôtel où il résidait. Mais c’est le moins médiatique Seif al-Islam Kadhafi qui semble promis à la succession, parmi les huit enfants de Mouammar. Relativement critique du bilan de son père, il s’est engagé depuis 2007 dans une démarche de réformes. Mouammar Kadhafi s’est ému début octobre du fait que Seif al-Islam ne possède pas encore de poste officiel, estimant que son propre travail s’en trouvait perturbé. Le guide libyen devrait sous peu retrouver la paix de l’esprit.

 

 

Le voisin égyptien semble également sur une pente monarchique. L’opposition est persuadée que Gamal Moubarak, fils du Président, se présentera en 2011. Hosni Moubarak laisse tout de même planer un savant doute : peut-être se représentera-t-il lui-même pour un huitième mandat… En 2005, Gamal a dirigé la campagne de réélection de son père. Il occupe par ailleurs un poste au sein du Parti national démocratique (PND).


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Le Président sénégalais Abdoulaye Wade manie, avec la même subtilité qu’Hosni Moubarak, l’ambiguïté quant à l’échéance de 2012. Peut-être briguera-t-il un troisième mandat, à l’âge de 87 ans… à moins qu’il ne laisse son ministre de fils, Karim Wade, candidater à sa place. Idrissa Seck et Macky Sall, anciens Premiers ministres, avaient un temps espéré obtenir l’intronisation. Mais le sang importe, pour « Gorgui » (le « vieux » en wolof).

 

A Brazzaville, le Président congolais Denis Sassou Nguesso pense sérieusement à suivre l’exemple de feu son beau-fils Omar Bongo. Son enfant Denis Christel Sassou Nguesso, responsable du pétrole congolais, est passionné par la sape. Il aime plus largement à impressionner en dilapidant l’argent public. « Kiki » prépare, à la direction du Pôle des jeunes républicains (PJR) un brillant avenir à la tête de son pays.

 

Quant à Ousmane Tandja, il est encore discret mais devrait bientôt s’afficher au palmarès des « fils de ». C’est du moins l’avis de l’opposition, après le coup de force constitutionnel du président nigérien Mamadou Tandja en août. Selon Libération, il s’occupe depuis Shanghai de développer les relations avec le deuxième partenaire économique du Niger. Il semble que la société Trendfield, dirigée par un Hongkongais et un Français, serve de porte d’entrée aux investissements chinois.

 

Considérations techniques et morales

Il est important de préciser qu’avant de préparer son héritier à accéder au trône, le dirigeant autoritaire se doit d’assoir sa propre position par la pratique du « tripatouillage de constitution », afin de se libérer de la contrainte d’un nombre limité de mandats. Ce n’est qu’une fois confortablement installé qu’il peut commencer à penser à ses enfants. D’aucuns diront que ce palmarès manque cruellement de femmes. Il semble en effet que la loi salique s’applique de manière implicite dans les tractations de succession.

La pratique népotique n’est bien entendu pas l’apanage des dirigeants africains, et on peut la retrouver sous une forme ou sous une autre dans un certain nombre de pays du Nord, même parmi les plus démocratiques. Pour ne prendre qu’un exemple récent et marquant, George W. Bush doit une majeure partie de sa carrière politique à celles de son père George H. W. Bush, président avant lui, et de son frère Jeb Bush, gouverneur de Floride au moment de l’élection présidentielle de 2000.

Même s’il n’est pas question ici de prétendre établir de comparaisons trop hasardeuses, un point commun remarquable mérite d’être mis en avant dans la défense des « fils de ». Dans une tribune sur les fils Wade et Sassou Nguesso parue sur Afrik.com, au point de vue par ailleurs respectable, Bedel Baouna avance que « c’est un déni de démocratie que de les disqualifier d’avance, sous prétexte qu’ils sont fils de présidents ». Dans une entrevue au Figaro ce vendredi, le Président Nicolas Sarkozy défend son fils Jean en ces termes : « 45 conseillers […] élus au suffrage universel […] ont […] le droit de postuler à un poste d’administrateur à l’Epad. Sauf un ! Et pourquoi ne le peut-il pas ? Parce qu’il est mon fils ».


Quand les « fils de » d’Europe et d’Asie ciblent l’Afrique

Fils aîné de l’ancien Président français François Mitterrand, Jean-Christophe Mitterrand fait ses armes africaines comme journaliste de l’AFP en Afrique de l’Ouest, avant de rejoindre l’équipe de son père à la cellule africaine de l’Elysée en 1983. Il en prend la tête entre 1986 et 1992 et gagne le surnom de « Papamadi », qui moque sa filiation. Il est depuis 1993 confronté à sa participation présumée dans le trafic d’armes de l’Angolagate. Le tribunal correctionnel de Paris rendra à ce sujet son verdict le 27 octobre.

Fils de l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher (1979-1990), Mark Thatcher est arrêté en 2004 en Afrique du Sud. La justice l’accuse d’avoir aidé au financement d’une tentative avortée de coup d’Etat en Guinée équatoriale, visant à renverser le Président Teodoro Obiang Nguéma pour le remplacer par un opposant en exil, Severo Moto. Après des aveux partiels, il est condamné en 2005 à 3 millions de rands d’amende (380 000 euros) et quatre ans de prison avec sursis. En 2008, lors du procès en Guinée équatoriale du cerveau de l’opération, Simon Mann, ce dernier affirme que Thatcher fils avait été bien plus qu’un simple financeur.

Les « fils de » occidentaux ne sont pas les seuls à trouver leur bonheur en Afrique. Hu Haimeng, fils du Président chinois Hu Jintao, a dirigé de 1997 à 2008 la société Nuctech, basée en Chine, quittant ses fonctions avant que n’éclate l’année suivant en Namibie un scandale de détournement de fonds. Si rien ne permet pour le moment d’accuser directement Hu Haimeng, l’affaire est du moins soigneusement étouffée par la censure chinoise.

 

Lundi 19 octobre 2009, par Denis Carlier

Source : afrik.com

Crédit photo : Flickr - Jean Sarkozy/ Ammar Abd Rabbo


lundi, 05 octobre 2009

Coopération : Londres et Paris prêtent 4 milliards de dollars aux pays pauvres

La Grande-Bretagne et la France ont décidé d’accorder chacun un prêt de 2 milliards de dollars aux pays pauvres, écrit Nouvelobs. Annonce en a été faite dimanche par les ministres de l’Economie des deux pays lors d’une conférence de presse à Istanbul, à l’issue du G-7 Finances. Les pays africains seront les principaux bénéficiaires de cette aide qui sera transmise au Fonds monétaire international (FMI), pour administration. L’argent servira prioritairement à financer les projets de développement et de lutte contre le changement climatique. - Lundi 5 Octobre 2009

jeudi, 01 octobre 2009

Grande-Bretagne : un constructeur aéronautique accusé de corruption, des pays africains impliqués

Le Bureau des Fraudes britanniques devrait demander au Procureur général de poursuivre pour corruption le plus grand fabricant aéronautique de Grande-Bretagne, BAE Systems, révèle ce jeudi la BBC. En cause, des contrats suspects remportés par la firme, notamment en Tanzanie et en Afrique du Sud. - Jeudi 1er Octobre 2009

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