mardi, 08 décembre 2009

Teodoro Obiang Nguema investi président de la Guinée équatoriale

2009-12-08 | AFP

Teodoro Obiang Nguema, 67 ans dont 30 au pouvoir en Guinée équatoriale, a prêté serment mardi pour un nouveau mandat de sept ans, a constaté un correspondant de l'AFP à Bata, deuxième ville et capitale économique équato-guinéenne.

"Moi, Obiang Nguema Mbasogo, je jure devant Dieu et pour mon honneur, devant le peuple, d'excercer avec dignité et responsabilité les fonctions de chef de l'Etat que le peuple m'a confiées, d'observer et faire observer la Loi fondamentale, de veiller au bien-être commun et à la prospérité de la République", a-t-il déclaré.

La cérémonie d'investiture s'est déroulée au palais des Congrès, en présence de plusieurs chefs d'Etat, de gouvernement et délégations étrangères.

Parmi les chefs d'Etat présents, figuraient Denis Sassou Nguesso (Congo), Laurent Ggabgo (Côte d'Ivoire), Pierre Nkurunziza (Burundi), Mme Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), John Atta-Mills (Ghana), Idriss Deby Itno (Tchad), Faure Gnassingbé (Togo), François Bozizé (Centrafrique) et Fradique de Menezes (Sao Tomé et Principe).

L'Espagne, ex-puissance coloniale, était représentée par la directrice générale de la politique extérieure pour l'Afrique au ministère des Affaires africaines, Maria del Carmen de la Pena Corcuera.

La France était représentée par son secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet.

Teodoro Obiang Nguema a été déclaré élu à l'issue du scrutin présidentiel organisé le 29 novembre. Selon les résultats officiels, il a remporté 95,37% des voix, loin devant ses quatre autres adversaires en lice.

mercredi, 02 décembre 2009

Obiang Nguema, un président de 30 ans

Autoritarisme et corruption au pouvoir sur fond d’or noir en Guinée équatoriale




Avec 95,19% des voix selon le dernier décompte partiel publié mardi, Teodoro Obiang Nguema est assuré de sa réélection à la tête de la Guinée équatoriale, qu’il dirige depuis 1979. Ce petit pays d’Afrique centrale est gangréné par une corruption endémique, en particulier parmi les proches du pouvoir.

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mardi 1er décembre 2009 / par Denis Carlier

 

C’est finalement avec 95,19% des voix que le Président Teodoro Obiang Nguema a été réélu à la tête de la Guinée équatoriale. Le ministère de l’Intérieur a en effet annoncé ce mardi les résultats quasi définitifs. Les résultats complets devront encore attendre jeudi. Au pouvoir depuis 30 ans, Obiang règne sans partage sur ce petit Etat pétrolier de 616 000 habitants.

 

Une élection un peu trop parfaite

Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé lundi une campagne présidentielle dominée par le candidat-président. Les médias officiels ont, selon l’organisation, « chanté les louanges du président-candidat », en prenant « soin de très peu relayer les activités de l’opposition ». En termes de liberté de la presse, RSF classe la Guinée équatoriale à la 158e place sur 175.

 

Le Président Obiang, 67 ans, est peut-être toutefois un peu déçu par son score, lui qui déclarait dimanche dans un meeting qu’il allait sûrement emporter l’élection avec 97% des voix. Placido Mico Abogo, principal opposant, obtient selon les résultats actuels 4,05% des voix. Tous ces chiffres peuvent être mis en doute, puisque le nombre total de votants est légèrement supérieur au nombre d’électeurs inscrits sur les listes, comme l’a relevé mardi l’AFP.

 

Issu d’une carrière militaire, Teodoro Obiang Nguema est arrivé à la tête du pays en 1979, par un coup d’Etat contre son oncle, Francisco Macías Nguema. Il contrôle depuis le pays d’une main de fer, organisant pour la forme des élections qu’il remporte toujours avec un score supérieur à 95%. Obiang a depuis survécu à une douzaine de tentatives de coups d’Etat, dont quelques uns imaginaires.

 

Pétrole contre grosses voitures

Nombreuses sont les accusations de détournement contre ce pays classé 12e Etat le plus corrompu par Transparency International. L’argent de la manne pétrolière est au cœur des préoccupations, dans ce pays où d’importants gisements ont été découverts dans les années 1990. Une enquête a ainsi été menée à partir de 2004 par la Securities and Exchange Commission (SEC), l’agent de contrôle des marchés étasunien, sur l’existence de transactions douteuses sur des comptes de la Riggs Bank, à Washington (DC).

 

Selon la SEC, un total de 700 millions de dollars y a transféré au profit d’Obiang et de ses proches, en provenance des compagnies pétrolières ExxonMobil Corp, Amerada Hess Corp, ChevronTexaco, Devon Energy Corp et Marathon Oil Corp. La banque a été condamnée à une amende record de 16 millions de dollars pour avoir tu le détail des virements, et s’est finalement faite racheter.

 

Human Rights Watch a détaillé ces accusations de corruption dans un rapport sur la question du pétrole paru en juillet. La Guinée équatoriale est un pays « où les gens devraient avoir un revenu per capita équivalent à celui de l’Espagne ou de l’Italie », explique Arvind Ganesan, responsable de l’élaboration du document. C’est selon lui la corruption qui empêche que la situation économique de la population s’améliore. Le pays se situe à la 29e place mondiale en termes de PIB/habitant. Une situation qui est néanmoins enviable dans la région puisque le pays attire désormais de nombreux immigrés.

 

Parmi les abus financés par le biais des comptes de la Riggs Bank figure l’achat de deux manoirs en banlieue de Washington, pour 3,8 millions de dollars. Entre 2004 et 2006, le fils aîné d’Obiang, Theodorin, a quant à lui dépensé la modique somme de 43,5 millions de dollars pour des résidences de luxe ou des voitures de sport. Teodoro Obiang Nguema est enfin, avec feu Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso, l’un des trois présidents impliqué dans l’affaire française des biens mal acquis, pour laquelle la justice s’est déclarée incompétente à juger sur le fond.

lundi, 30 novembre 2009

Teodoro Obiang Nguema réélu président avec 96,7 % des voix

30 novembre 2009 - Par france24.com

Sans surprise, le président équato-guinéen sortant a été reconduit dans ses fonctions avec plus de 96 % des suffrages, lors de la présidentielle organisée dimanche dans le pays. Teodoro Obiang Nguema, 65 ans, le dirige depuis 30 ans.

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a été réélu avec 96,7 % des voix lors de la présidentielle organisée dimanche dans le pays, selon des résultats provisoires publiés après le dépouillement d’environ un quart des bulletins.

Hier, il avait dit avoir confiance en sa réélection. Arrivé à la tête de la Guinée équatoriale à la faveur d'un coup d'État, Teodoro Obiang Nguema la dirige depuis 30 ans. Il est aujourd’hui âgé de 67 ans.

Selon la mission internationale d'observation du scrutin citée par Reuters, aucun média étranger n'a pu entrer dans le pays pour couvrir l'élection. D’après l’ONG Human Rights Watch (HRW), le gouvernement a par ailleurs "étouffé et harcelé l'opposition politique et imposé de lourdes contraintes aux observateurs internationaux" ces dernières semaines.

Selon Reuters, la participation au scrutin a été faible, dans la capitale du moins. L’agence de presse décrit des bureaux de vote vides, gardés par des soldats, et des rues désertes en raison d'une interdiction de circuler en voiture.

Lors du précédent scrutin présidentiel, en 2002, Teodoro Obiang Nguema avait été élu avec 97,1% des voix.

Le pays est classé à la 12e plus mauvaise place de l'étude publiée chaque année par l'ONG Transparency International sur la perception de la corruption dans 180 pays du monde.

La Guinée équatoriale jouit d’importantes ressources pétrolières. Des entreprises internationales telles que l’allemand E.ON Ruhrgas, l'espagnol Union Fenosa et le portugais Galp Energia se sont établis dans le pays.

En 2004, le président Obiang avait été victime d'une tentative de coup d'État menée par l'ancien officier des forces spéciales britanniques Simon Mann. Cette année, des hommes armés venus dans la capitale par voie maritime ont également attaqué le palais présidentiel.

mardi, 24 novembre 2009

Dirigeants africains : Qu’ils nous fassent l’économie de ces présidentielles !

mardi 24 novembre 2009

Teodoro Obiang Nguema, le président équato-guinéen, est un très grand démocrate : tous les sept ans, il se donne beaucoup de peine pour organiser une élection, dans l’espoir de voir un de ses compatriotes prendre la relève. Malheureusement, faute de candidats pour lui faire ombrage, il la gagne toujours : ainsi, la dernière présidentielle, il l’a remportée avec un score de 97%. Excusez du peu.

Le combat était donc très serré, et il s’en est fallu de peu que quelqu’un d’autre le remplace, afin qu’il cultive désormais son propre jardin. Mais, comme les habitants du pays manquent d’ambition, autant continuer à faire leur bonheur malgré eux.

Tenez, cette année encore, il va leur donner une énième chance : une présidentielle aura lieu dimanche prochain. Le combat sera encore impitoyable, puisqu’il y a quatre autres candidats, dont Placido Mico Abogo, le seul opposant à siéger à l’Assemblée nationale, considéré comme le challenger.

Le vrai empêcheur de gouverner en rond, Severo Moto, en exil en Espagne, que l’homme fort de Malabo ne veut même pas voir en peinture, n’a pas fait acte de candidature. Certainement qu’il a le palu.

Cette fois-ci, si la « terreur » Placido Mico Abogo ne gagne pas, ce sera tant pis pour lui. Toujours est-t-il que celui qui préside aux destinées du pays depuis le coup d’Etat fait à son oncle en 1979 promet un score meilleur que celui de 2002.

Ce n’est tout de même pas sa faute s’il est adulé par le peuple ! Dans quelques années, quand il sera usé par l’âge ou lorsque ses sujets ne voudront plus de lui – ce qui est improbable -, il y aura une pièce de rechange, qui ressemble point par point à l’original, prête à l’emploi :

il s’agit de son fils, Teodorin. Pour le moment, il n’est que ministre de l’Agriculture et de la Forêt. Pour la cause nationale, il gravira vite les échelons afin de parvenir à la magistrature suprême. Le bonheur, seuls les Obiang peuvent le partager. C’est génétique, et ils n’y peuvent rien.

Ainsi vit le nouvel Eldorado africain, depuis la découverte du pétrole en 1995 et son exploitation, qui a aussitôt suivi. Tout cela, grâce à Teodoro Obiang Nguema !

Dans cette contrée du continent, qui est la seule à parler espagnol si fait qu’elle s’est inscrite à la Francophonie, tout le monde ne vit et ne travaille que pour le roi : du maître d’hôtel au serveur en passant par le conducteur de taxi qui vient prendre le visiteur, à l’aéroport. Tout le monde a la carte des services secrets. Le désordre n’est donc pas permis.

Il n’y est pas rare qu’un directeur d’aéroport, qui a eu l’outrecuidance de laisser un aéronef voler dans l’espace aérien national pendant que celui du président décollait, soit conduit dans un lieu sûr et questionné avec un grand professionnalisme.

Et, rassurez-vous, la présence d’un représentant des droits humains n’est pas nécessaire, puisque l’interrogatoire sera fait dans les normes. Si le patron de l’aéroport en ressort ensanglanté, c’est qu’il aura raté une marche.

Dans ce pays, les prisons ne désemplissent pas. C’est la preuve que la Justice travaille. Et le peuple doit bien aimer ces méthodes, puisqu’à chaque fois il élit les Obiang ; mieux, la Guinée équatoriale bénéficie de la magnanimité des puissances occidentales, qui ferment les yeux sur cette gestion exemplaire du pouvoir.

Au Nord, il fait bien froid pendant l’hiver, et il ne faut surtout pas manquer de pétrole pour le chauffage. Alors, autant ne pas frustrer le fournisseur et baisser pudiquement les yeux lorsque les esprits chagrins parlent de certaines pratiques chez les Teodoro Obiang. Ne vaut-il pas mieux aller voir là où ça ne va pas, en tournant le regard vers les pays qui n’ont pas d’or noir par exemple ?

Les élections passent et Teodoro Obiang Nguema demeure. Et s’il gagne moins de 97,1% à l’issue de l’élection du 29 novembre 2009, ce sera un drame national. C’est d’ailleurs la norme presque partout en Afrique, où beaucoup de chefs d’Etat sont trop aimés du peuple :

en Egypte, en Ethiopie, au Zimbabwe ou au Burkina par illustration. Et Dieu seul sait combien ça ne coûte pas, ces présidentielles qui confirment leur popularité ; en investissements humains, matériels et surtout financiers.

Mais, comme les bons dirigeants, on n’en trouve pas à tous les coins de rue, il faut bien faire des sacrifices pour que celui qui occupe le plus moelleux des fauteuils y reste. Car le coût des élections ne révulse personne.

A titre d’exemple, au Burkina, pour la présidentielle 2005, le logiciel Oracle, qui a permis l’informatisation du fichier électoral, n’a coûté que 98 millions de francs CFA. Le montant de l’ensemble de l’informatisation s’est élevé à 2 598 660 375 F CFA ; sans compter les autres grosses dépenses, dont les factures sont tout aussi insignifiantes. La démocratie n’a pas de prix, diront les têtes bien pensantes. Soit.

Mais ne serait-il pas plus sage d’investir cet argent, servant à élire toujours le même candidat, dans le développement local ? Puisque le bien-aimé dirigeant suprême est aimé à vie par les populations, ces dernières voudraient qu’il se tourne vers d’autres préoccupations : qu’il y ait plus de barrages, de fontaines ou de centres de santé. De toutes les façons, quand les sujets ne voudront plus du leader national, ils passeront par la rue pour le lui faire savoir et le remercier par la même occasion pour les énormes sacrifices qu’il a consentis pour eux.

Issa K. Barry

L’Observateur Paalga

 

lundi, 23 novembre 2009

Guinée équatoriale : polémique sur les fonds de campagne d’Obiang

Placido Minko Abogo, opposant équato-guinéen et candidat à l’élection présidentielle de dimanche prochain, a accusé le président sortant et candidat à sa propre succession Teorodo Obiang Nguema d’utiliser l’argent de l’État pour sa propre campagne, selon TV5 Monde. "C’est l’argent de tous les guinéens qu’il gâche" a-t-il déclaré ce lundi. Cinq candidats sont en lice pour l’élection de dimanche. Le président Obiang a promis une victoire écrasante à plus de 97% lors d’un meeting dans un stade de Malabo, la capitale guinéenne, ce dimanche.

Lundi 23 Novembre 2009 - Par afrik.com

Présidentielle : Obiang annonce la couleur

23/11/2009  | AFP


Teodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voixTeodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voix© AFP

"Nous allons gagner avec plus de 97% des voix" a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obian Nguema à ses partisans lors d'un meeting avant l'élection présidentielle du 29 novembre.

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, candidat à sa succession au scrutin du 29 novembre dont il est grand favori, a promis une victoire écrasante lors d'un meeting électoral au nouveau stade de Malabo dimanche.

"Nous allons gagner avec plus de 97% de voix", a affirmé Obiang Nguema à environ 4000 partisans.

"Pays développé en 2020"

"Je ne suis pas un nouveau candidat, je suis le candidat du peuple et je ne vois personne qui peut aller contre la volonté du peuple", a-t-il ajouté.

Il a promis que la Guinée se convertirait en pays développé "en 2020": "cela dépend de notre détermination et ce sera possible avec nos propres ressources économiques (. . . ) nous allons soutenir les entreprises nationales pour avoir une économie fluide ou il n'y aura plus de sortie de notre argent".

Lors du meeting, le président a notamment promis de mettre en place "une formation professionnelle pour les jeunes" pour qu'ils puissent travailler "dans des entreprises étrangères". Selon le président "90% des fonds des entreprises étrangères" quittent le pays.

La campagne électorale, qui a commencé le 5 novembre, doit s'achever le 27. Cinq candidats, dont M. Obiang Nguema au pouvoir depuis 30 ans, sont en lice.

En tout, 291. 000 électeurs seront appelés aux urnes dans 1. 324 bureaux de vote.

Protestation de l'opposition

Lors de la présidentielle 2002, M. Obiang Nguema avait remporté 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.

Le 16 octobre, Placido Mico Abogo, le principal opposant, a estimé que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".


Présidentielle : Obiang annonce la couleur

23/11/2009 | AFP


Teodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voixTeodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voix© AFP

"Nous allons gagner avec plus de 97% des voix" a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obian Nguema à ses partisans lors d'un meeting avant l'élection présidentielle du 29 novembre.

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, candidat à sa succession au scrutin du 29 novembre dont il est grand favori, a promis une victoire écrasante lors d'un meeting électoral au nouveau stade de Malabo dimanche.

"Nous allons gagner avec plus de 97% de voix", a affirmé Obiang Nguema à environ 4000 partisans.

"Pays développé en 2020"

"Je ne suis pas un nouveau candidat, je suis le candidat du peuple et je ne vois personne qui peut aller contre la volonté du peuple", a-t-il ajouté.

Il a promis que la Guinée se convertirait en pays développé "en 2020": "cela dépend de notre détermination et ce sera possible avec nos propres ressources économiques (. . . ) nous allons soutenir les entreprises nationales pour avoir une économie fluide ou il n'y aura plus de sortie de notre argent".

Lors du meeting, le président a notamment promis de mettre en place "une formation professionnelle pour les jeunes" pour qu'ils puissent travailler "dans des entreprises étrangères". Selon le président "90% des fonds des entreprises étrangères" quittent le pays.

La campagne électorale, qui a commencé le 5 novembre, doit s'achever le 27. Cinq candidats, dont M. Obiang Nguema au pouvoir depuis 30 ans, sont en lice.

En tout, 291. 000 électeurs seront appelés aux urnes dans 1. 324 bureaux de vote.

Protestation de l'opposition

Lors de la présidentielle 2002, M. Obiang Nguema avait remporté 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.

Le 16 octobre, Placido Mico Abogo, le principal opposant, a estimé que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".

 

vendredi, 06 novembre 2009

Guinée Equatoriale : lancement timide de la campagne présidentielle

06/11/2009 | AFP


La campagne électorale doit s'achever le 27 novembreLa campagne électorale doit s'achever le 27 novembre© AFP

La campagne pour le scrutin présidentiel à un tour du 29 novembre en Guinée équatoriale pour lequel cinq candidats, dont le président sortant Teodoro Obiang Nguema sont en lice, a commencé timidement jeudi, a constaté l'AFP.

Seules quelques affiches et banderoles ont été déployées à Malabo pour un meeting organisé par le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) qui a investi candidat M. Obiang Nguema, au pouvoir depuis 30 ans, a constaté un journaliste de l'AFP.

Celles des quatre autres candidats, les opposants Placido Minko Abogo (Convergence pour la démocratique sociale), Carmelo Mba Bacale (Action populaire de Guinée équatoriale), Achivaldo Montero (Union populaire) et Bonaventura Monsuy Asumu (Parti de la coalition sociale démocrate) n'étaient pas encore visibles.

PDGE omniprésent

La campagne électorale doit s'achever le 27 novembre. Aucune estimation n'avait pu être immédiatement obtenue sur le nombre d'électeurs convoqués aux urnes.

Lors de la dernière présidentielle, organisée en décembre 2002, un peu plus de 215. 000 électeurs étaient inscrits. Le scrutin avait été remporté par M. Obiang Nguema avec 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.

En 2008, le PDGE a obtenu avec ses alliés la quasi-totalité des sièges aux législatives et municipales organisées en mai 2008, laissant présager d'une victoire de son candidat et d'une présidentielle sans enjeu.

Soupçon de fraude pré-électorale

Le 16 octobre, Placido Mico Abogo a estimé dans une déclaration à l'AFP que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".

M. Obiang Nguema dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer depuis un coup d'Etat en 1979, à l'issue duquel il a fait fusiller Francisco Macias Nguema, son oncle et premier président de cette ancienne colonie espagnole.

Le pays est devenu ces dernières années le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de son million d'habitants continue à vivre dans la plus extrême pauvreté.

Source : jeuneafrique.com

mardi, 03 novembre 2009

Les mercenaires Simon Mann et Nick Du Toit amnistiés

03/11/2009 | AFP


Le mercenaire britannique Simon Mann lors de son procès à Malabo le 19 juin 2008Le mercenaire britannique Simon Mann lors de son procès à Malabo le 19 juin 2008© AFP

Jugés en 2004, Nick Du Toit et Simon Mann avaient écopé de 34 ans de prison.

Le mercenaire britannique Simon Mann, condamné en juin 2008 à 34 ans de prison ans pour une tentative de coup d'Etat en Guinée équatoriale en mars 2004, a été gracié par décret a annoncé mardi la radio nationale, le Sud-Africain Nick Du Toit bénéficiant de la même mesure.

Selon un décret du 2 novembre lu à la radio nationale mardi, il est accordé "l'amnistie totale pour des raisons humanitaires au condamné Simon Francis Mann" après avoir "constaté son état de santé". Simon Mann, qui était apparu amaigri lors de son procès en juin 2008, avait été notamment opéré d'une hernie discale en novembre de la même année.

Un autre décret, lu également à la radio nationale, accorde aussi l'amnistie au Sud-Africain Nick Du Toit ainsi qu'à trois autres condamnés dans la même affaire. Ces quatre hommes avaient été jugés en 2004, Nick Du Toit écopant comme Simon Mann de 34 ans de prison.

Simon Mann avait été arrêté en mars 2004 en compagnie de 61 autres mercenaires présumés lorsque leur avion s'est posé à Harare au Zimbabwe.

Les autorités les avaient accusés d'être venus prendre livraison d'armes avant de rejoindre à Malabo une équipe dirigée par le Sud-Africain Nick Du Toit.

samedi, 17 octobre 2009

Les Equato-Guinéens éliront leur président le 29 novembre

16/10/2009 | AFP


Teodoro Obiang Nguema est investi par son parti depuis 2006Teodoro Obiang Nguema est investi par son parti depuis 2006© DR

L'élection présidentielle se déroulera le 29 novembre en Guinée-Equatoriale. Le président sortant Teodoro Obiang Nguema est investi par son parti depuis 2006.

La Guinée équatoriale organisera le 29 novembre son élection présidentielle, scrutin à tour unique, auquel participera l'actuel chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, investi par son parti depuis 2006, selon un décret diffusé vendredi par les médias publics.

La campagne électorale est prévue du 5 au 27 novembre, d'après le texte signé jeudi à l'issue d'un Conseil des ministres à Bata, deuxième ville et capitale économique du pays où siège désormais le gouvernement.

Le président Obiang dirige d'une main de fer le pays depuis qu'il a renversé en 1979 son oncle F

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