mardi, 22 décembre 2009
Échange de prisonniers : le Hamas accuse Israël d'"entraver" un accord
Publié le 22/12/2009 par Le Point.fr
AFP

Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, âgé de 23 ans, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza © UPI Photo/Handout
10:41 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, hamas, gilad shalit
mercredi, 28 octobre 2009
Le Hamas refuse la tenue d'élections palestiniennes à Gaza
Publié le 28/10/2009 par AFP

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.
13:04 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, hamas, élections palestiniennes, gaza
samedi, 17 octobre 2009
Egypte : nouveau la signature de l'accord interpalestinien
Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien© AFP L'Egypte a dû reporter pour la troisième fois la signature d'un accord de réconciliation interpalestinien. La décision fait suite à des divergences entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas.
L'Egypte a annoncé vendredi le report sine die de la signature de l'accord de réconciliation interpalestinien, mettant en avant la vive controverse entre les mouvements rivaux Fatah et Hamas à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza.
"L'Egypte reporte la signature de l'accord" qui était prévue le 26 octobre au Caire, a déclaré un responsable égyptien.
Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien, en raison des profondes divergences entre les parties.
L'Egypte mène depuis des mois une médiation entre le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza.
Sans avancer de nouvelle date, ce responsable égyptien non identifié, cité par l'agence de presse Mena, a ajouté que son pays "poursuivrait ses efforts en vue d'assurer le climat propice à la signature et à l'application de l'accord, à la première occasion possible".
Dissenssions sur le rapport Goldstone
L'accord suggère la tenue d'élections législatives et présidentielle mi-2010. Il stipule le renforcement des forces de sécurité du Fatah sous la supervision des Egyptiens et la libération des personnes détenues par les deux groupes en Cisjordanie et à Gaza.
Jeudi, le Fatah avait annoncé avoir remis aux égyptiens cet accord signé.
Pour justifier le nouveau report, le responsable égyptien a mis en avant "les répercussions de la dispute entre l'Autorité palestinienne et le Hamas sur la gestion du rapport" Goldstone, commandité par l'ONU.
Ce rapport accuse Israël et le Hamas de "crimes de guerre" lors du conflit à Gaza en décembre-janvier derniers qui a fait 1. 400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes.
Le Hamas reproche au Fatah d'avoir "trahi" ces victimes après que la délégation palestinienne auprès du Conseil des droits de l'Homme a, dans un premier temps, accepté un report d'un vote à l'instance onusienne sur le rapport Goldstone. Le Fatah accuse son rival d'instrumentaliser cette décision.
Réuni vendredi à Genève --à la demande de l'Autorité palestinienne qui a fait volte-face--, le Conseil des droits de l'Homme a finalement approuvé le rapport (25 voix pour, 6 contre et 11 abstentions).
Sur la chaîne satellitaire Al-Jazira, le chef-adjoint du Hamas, qui vit en exil à Damas, Moussa Abou Marzouk, a pour sa part assuré que son mouvement entendait signer l'accord de réconciliation, mais expliqué qu'il avait besoin de temps pour "digérer le douloureux incident" lié au rapport Goldstone.
Le Hamas divisé
"Nous allons répondre dans les heures à venir, ou (au pire) d'ici un jour, à nos frères égyptiens sur la réconciliation", a-t-il précisé.
Mais d'autres responsables du Hamas ont tenu des propos contraires.
Contacté par l'AFP, un haut responsable, Mohammed Nasr, a affirmé de Damas que la position du mouvement n'était pas encore arrêtée et que celui-ci avait "besoin de davantage de temps pour étudier le document égyptien".
Dans une déclaration au journal français Libération, un dirigeant du mouvement à Gaza, Mahmoud al-Zahar, a avancé que le Hamas signerait "un accord d'entente" et non une "vraie réconciliation qui nécessite un climat approprié".
Enfin, la veille, dans un communiqué, le Hamas et d'autres factions palestiniennes basées à Damas avaient fait savoir qu'elles refusaient de signer en l'état l'accord et exigé l'inclusion d'une clause reconnaissant le "droit de résister" à Israël.
La déchirure interpalestinienne remonte à juin 2007 lorsque le Hamas, au terme de combats sanglants, a chassé de Gaza le Fatah, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie.
En filigrane, selon des analystes, se dessine l'enjeu des élections présidentielle et législatives.
11:03 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, politique, diplomatie, palestine, hamas, fatah
vendredi, 16 octobre 2009
Le Fatah signe l'accord de réconciliation, le Hamas réclame un délai

Alors que le Fatah du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (photo), annonce avoir signé l'accord de réconciliation interpalestinien proposé par l'Égypte, le parti islamiste Hamas demande davantage de temps pour examiner le texte.
AFP - Le parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé jeudi avoir remis aux médiateurs égyptiens l'accord de réconciliation interpalestinien signé, alors que les rivaux du mouvement islamiste Hamas réclament plus de temps pour examiner le texte.
"J'ai remis l'accord signé, et dit ce que j'avais à dire", a indiqué à l'AFP Azzam al-Ahmad, le négociateur du Fatah.
"Maintenant, nous attendons la réponse du Hamas. C'était aujourd'hui la date limite pour signer l'accord. Il y aura une autre réunion cette nuit pour étudier quelles doivent être les prochaines étapes", a-t-il déclaré, à l'issue de son entretien avec les médiateurs égyptiens.
Il a en outre demandé au Hamas d'arrêter de servir "les intérêts de la droite israélienne et de l'administration américaine". "Israël et l'administration américaine ne veulent pas la fin des divisions", a-t-il dit à la presse.
De son côté, le Hamas a demandé davantage de temps pour examiner l'accord et exigé l'inclusion d'une clause reconnaissant le "droit de résister" à Israël.
"Le Hamas a officiellement demandé à l'Egypte de lui donner deux à trois jours pour achever ses consultations internes", a déclaré à Gaza Taher al-Nounou, porte-parole du gouvernement du Hamas à Gaza, sans autre détail.
Auparavant, une coalition d'organisations palestiniennes basées à Damas, dont fait partie le Hamas, avait fait savoir dans un communiqué qu'elle refusait de signer l'accord en l'état.
"Les factions palestiniennes ne signeront l'accord (proposé) par l'Egypte que si le texte inclut les principes et les droits palestiniens, notamment le droit à la lutte contre l'occupation sioniste", a indiqué leur porte-parole Khaled Abdel Majid.
La signature de l'accord interpalestinien devait initialement avoir lieu le 26 octobre au Caire. Mais le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait demandé d'en repousser la date accusant le président Abbas d'avoir accepté il y a deux semaines, sous pression américaine et israélienne, le report d'un vote au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur le rapport Goldstone.
Ce rapport accuse Israël de "crimes de guerre" lors de son offensive contre la bande de Gaza l'hiver dernier.
Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève a commencé jeudi l'examen du rapport, à la demande de l'Autorité palestinienne qui a fait volte-face sous la pression du Hamas et au sein même de l'Autorité.
Aux termes d'un compromis proposé par l'Egypte, le Fatah et le Hamas sont censés entériner séparément l'accord de réconciliation avant le 15 octobre minuit.
A Ramallah (Cisjordanie), le président Abbas a déclaré que le Fatah attendait une réponse officielle du Hamas.
Interrogé par les journalistes lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, il a répété que si les deux parties ne parvenaient pas à un accord, il convoquerait des élections pour le 24 janvier plutôt que le 28 juin, une date proposée par l'Egypte.
"La Loi fondamentale (qui fait office de Constitution) stipule que des élections doivent se tenir le 24 janvier 2010. S'il y a accord, ça peut-être reporté au 28 juin 2010. S'il y a accord, nous le respecterons. S'il n'y en a pas, nous nous conformerons à la Loi fondamentale".
13:42 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fatah, hamas, territoires palestiniens
mercredi, 30 septembre 2009
Israël va libérer vingt Palestiniennes contre une vidéo de Shalit
Publié le 30/09/2009 par Le Point.fr (avec AFP)

Le soldat franco-israélien Gilad Shalit a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes palestiniens © KEVIN FRAYER/AP/SIPA
Israël et le Hamas se sont entendus sur la libération de 20 prisonnières palestiniennes en échange d'une vidéo récente de l'otage israélien Gilad Shalit, une percée dans les laborieuses négociations menées depuis l'enlèvement du jeune soldat en juin 2006. "Il est important que le monde entier sache que Gilad Shalit est en vie et en bonne santé et que le Hamas est responsable de (...) de son état", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, pour justifier l'accord conclu avec les islamistes du Hamas. Gilad Shalit, âgé de 23 ans, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes palestiniens, dont le bras armé du Hamas.
Selon un communiqué rendu public en fin de matinée, le cabinet de sécurité israélien avait "décidé d'autoriser la libération de 20 détenues palestiniennes" en échange d'une preuve "claire et récente" de l'état de santé du soldat Gilad Shalit. "La preuve qu'il est en vie sera remise à Israël par les médiateurs (égyptiens et allemands) sous la forme d'une vidéo récemment filmée", précise le communiqué. Un haut responsable israélien a affirmé que les 20 prisonnières seraient libérées vendredi simultanément à la remise de la vidéo aux Israéliens. L'enregistrement date "probablement de quelques semaines", a-t-il précisé. De leur côté, les Brigades Ezzedine al-Qassam, le bras armé du Hamas, ont confirmé l'échange lors d'une conférence de presse à Gaza.
Importante avancée
Cet accord représente une importante percée dans les laborieuses négociations indirectes en cours entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle Gaza. Ces tractations sont menées depuis 2006 par l'intermédiaire de l'Egypte. L'Allemagne s'y est jointe en juillet dernier. Un officiel israélien a précisé qu'un médiateur allemand avait déjà vu la vidéo. "Nous avons des indications sur son contenu mais aucun responsable israélien ne l'a vue", a-t-il ajouté, refusant de se prononcer sur l'état de santé de l'otage. Du côté palestinien, Abou Moudjahid, porte-parole du Comité de la Résistance Populaire (CRP), un groupe armé palestinien qui a participé à l'enlèvement du soldat israélien, a indiqué que la vidéo durait une minute et constituait une preuve irréfutable que Gilad Shalit est en vie.
Selon le porte-parole des Brigades al-Qassam, les prisonnières sont quatre membres du Hamas, cinq du Fatah (le parti du président Mahmoud Abbas), trois du Jihad islamique, une du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et sept indépendantes. Le haut responsable israélien a de son côté indiqué que ces prisonnières - 19 originaires de Cisjordanie et une de Gaza - devaient être relâchées au cours des deux prochaines années. Elles ne sont pas impliquées dans la mort de citoyens israéliens, a-t-il assuré.
Depuis le début de sa détention, le soldat Shalit a pu faire parvenir en Israël plusieurs messages authentifiant qu'il était en vie, en juin 2007, en février 2008, puis en avril et juin de la même année. Le président israélien Shimon Peres, s'exprimant mercredi lors de la remise des lettres de créances du nouvel ambassadeur de France en Israël, a estimé qu'un nouveau signe de vie du soldat Shalit "serait un pas important vers sa libération".
17:10 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nÉgociations, gilad shalit, israël, palestine, gaza, hamas
mercredi, 16 septembre 2009
L'ONU accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre

Crédits photo : AP
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Israël et le Hamas sur le même banc des accusés. «Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité, ont été commis par les forces armées israéliennes». C'est ce qu'affirme le juge Richard Goldstone, qui présentait à New-York le rapport d'enquête de l'ONU sur l'offensive militaire de Tsahal à Gaza l'hiver dernier, qui a fait 1.400 morts du côté palestinien et 9 du côté israélien. Le Hamas, de son côté, s'est lui aussi rendu coupable des mêmes crimes en lançant des roquettes sur des cibles non militaire en territoire ennemi, a-t-il poursuivi.
Israël a «fait un usage disproportionné de la force» et «violé le droit humanitaire international», indique le rapport, qui compte 574 pages. Le gouvernement «ne s'est pas entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels», développe-t-il. Il cite notamment «les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'UNRWA» [agence de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens, ndlr], «la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore» et «l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa». Ces attaques ont été lancées par Israël «avec l'intention délibérée de répandre la terreur parmi la population», conclut-t-il.
Le Hamas parle de «légitime défense»
Des accusations fermement réfutées par Israël qui, mercredi, a lancé une véritable offensive diplomatique contre ce rapport. «Nous mobiliserons nos amis à l'ONU, notamment les Etats-Unis et divers pays européens, pour que ce rapport soit purement et simplement enterré», a ainsi déclaré à la radio militaire le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. Israël craint en effet qu'à l'initiative de pays arabes, ce rapport accablant soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, et que dernier décide ensuite de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye.
Une intuition qui se révèle déjà en partie vraie, puisque le Hamas a appelé mercredi la communauté internationale à traduire en justice les dirigeants israéliens pour «crimes de guerre». Le mouvement islamiste rejette toutefois les accusations de l'ONU le concernant, allant jusqu'à parler d'un rapport «malhonnête ». «La résistance du peuple palestinien relève de la légitime défense. Cette résistance est légitime et garantie par la loi internationale et elle est menée en réaction à l'agression (israélienne)», a ainsi estimé le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dans un communiqué». L'armée israélienne s'est servie de la moitié de son aviation et a mobilisé plusieurs unités terrestres et maritimes pour semer la mort (à Gaza) pendant 20 jour sans interruption », a-t-il argué. «Par conséquent, il ne faut pas mettre sur le même plan le droit à la légitime défense d'un peuple sous occupation et une force d'occupation».
19:13 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, israël, hamas, guerre
samedi, 22 août 2009
Le Hamas contesté par des islamistes radicaux
Par RFI. Article publié le 22/08/2009
La mosquée d' Ibn Taymea endommagée, témoigne de la violence des combats à Rafah au sud de Gaza, le 16 aout 2009.
( Photo: Stringer / Reuters )
Une semaine après les affrontements de Rafah avec les forces du Hamas, les islamistes ultra-radicaux crient vengeance. Plus de vingt personnes ont été tuées dans les combats, dont le chef du groupe Jund Ansar Allah (‘Les soldats d’Allah’), Abdellatif Moussa. A Rafah, ses partisans disent toute leur détestation du Hamas qu’ils accusent de ne pas être un « vrai » mouvement islamiste.
« Le cheikh Moussa avait de bonnes relations avec les gens d’Al Qaïda à l’étranger, je crois que s’il y a des attaques ce sera à l’étranger, contre les chefs du Hamas en exil. Les gens avec qui il travaillait vont faire quelque chose, peut-être aussi ici à Gaza. Je peux vous dire que depuis sa mort, 500 bébés sont nés à Rafah et ont été nommés « Abdelatif » »
« Leur religion, c'est le dinar et le dollar »
Abou Ahmed est un déçu du Hamas. Le mouvement, dit-il, ne mérite plus le qualificatif « d’islamiste » : « Avant quand j’entendais parler du Hamas j’étais fier. Si les brigades Ezzedine Qassam faisaient sauter un bus à Tel Aviv j’étais fier. Maintenant si je veux tirer une roquette contre Israël, ce ne sont pas les Israéliens qui me pourchassent, c’est le Hamas ! Leur religion c’est le dinar et le dollar »
La mosquée criblée de balles sera bientôt réparée. Dans une semaine, un nouvel imam, nommé par le Hamas, prendra la place du cheikh Abdelatif Moussa. Abou Ahmed n'y mettra pas les pieds. Les salafistes trouveront un nouveau lieu de culte.
Karim Lebhour
14:24 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hamas, territoires palestiniens
lundi, 17 août 2009
La rivalité des djihadistes pourrait profiter au Hamas
Publié le 17/08/2009 par Reuters
Les rues de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, portent encore les traces des violents combats qui ont opposé vendredi et samedi le Hamas au groupe salafiste Djound Ansar Allah.
Ces affrontements, qui ont fait au moins 28 morts dont le chef des "Guerriers de Dieu", ne marquent probablement pas la fin des rivalités entre le Mouvement de la résistance islamique et les petites factions plus radicales qui défient son pouvoir dans le territoire côtier.
Selon ces groupes, les objectifs djihadistes prônés par Al Qaïda forment un programme plus important que les idées essentiellement nationalistes défendues par le Hamas.
Le Djound Ansar Allah s'était fait connaître en juin lors d'un raid mené à cheval contre un poste-frontière israélien. Le groupe bénéficie d'un bon soutien dans la population de la Bande de Gaza, où de nombreuses personnes ayant connu son chef, Abdel-Latif Moussa, dit Abou al Nour al Makdessi, l'ont décrit comme un homme aimable et pacifique.
Selon des proches, il s'était fait le chef spirituel de jeunes sympathisants djihadistes écoeurés par les persécutions menées contre eux par le Hamas.
Suivant un schéma qui rappelle le désenchantement vis-à-vis du Fatah au profit du Hamas, il y a deux ans, de nombreux Gazaouis semblent à présent se tourner vers des groupes islamistes plus radicaux.
Ces derniers reprochent au Hamas de ne pas faire appliquer la charia ou de lorgner les pays occidentaux pour négocier un allègement de l'isolement imposé par Israël.
"Ces derniers mois, l'invasion israélienne et la situation économique ont renforcé l'extrémisme des plus radicaux. Les liens avec Al Qaïda sont peut-être très distendus, mais les sympathies sont élevées", estime Maha Azzam, du cabinet d'analyse londonien Chatham House.
GESTE ENVERS L'OCCIDENT
La présence probable d'un activiste étranger parmi le Djound Ansar Allah - un Syrien d'origine palestinienne, tué en même temps que Moussa - affaiblit en outre les déclarations du Hamas, qui assure qu'aucun membre d'Al Qaïda n'est présent dans Gaza.
Des groupes tels que le Djaïch al Islam (Armée de l'islam), les Sayyouf al Hak (Epées vertueuses) ou le Djaïch al Oummah (Armée de la nation) étaient jusqu'à présent considérés comme idéologiquement proches d'Al Qaïda, mais non directement liés.
Mais si le regain de tensions entre ces factions et le Hamas n'augure certes pas d'un possible règlement prochain du blocage politique qui divise les Palestiniens, certains analystes y voient des éléments positifs.
Tout d'abord, cet affrontement montre, même si le Hamas entendait avant tout protéger son territoire, que le parti islamiste est prêt à intervenir contre les groupes dont l'engagement envers le processus de paix est encore plus faible que le sien.
"L'objectif principal était de montrer aux pays occidentaux que le Hamas est capable de supprimer toute progression des groupes plus radicaux. Le Hamas voulait montrer qu'il est certes un parti islamiste, mais modéré", avance Hani Habib, analyste palestinien. "Je pense que les Européens attendaient un tel geste de la part du Hamas pour justifier un éventuel changement de leur position officielle envers lui."
Si les dirigeants de Gaza semblent avoir toléré les petites factions radicales, ils ont parfois été irrités par leurs tirs de roquettes vers Israël, qui ont perturbé les trêves, ou leurs attaques contre les étrangers et les chrétiens de Gaza, qui ont mécontenté les gouvernements occidentaux.
Selon Are Hovdenak, auteur d'un article sur le sujet pour l'Institut international de recherche sur la paix, à Oslo, ces tensions pourraient faire apparaître de nouvelles portes de sortie au conflit.
"On pourrait s'apercevoir, explique-t-il, qu'il existe deux tendances au sein des islamistes, que le Hamas souhaite jouer un rôle face à ces groupes djihadistes, et même qu'il pourrait être un allié contre eux."
Avec Nidal al Moughrabi et Bill Maclean à Londres, version française Gregory Schwartz
10:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, hamas, djound ansar allah, israël, charia, al qaïda, djaïch al islam, sayyouf al hak, djaïch al oummah
vendredi, 14 août 2009
Gaza: heurts armés entre police du Hamas et un groupe dissident, 15 blessés
GAZA - Une quinzaine de Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés vendredi dans la bande de Gaza lors d'échanges de tirs entre la police du mouvement Hamas, qui contrôle le territoire, et des membres d'un groupe dissident, a-t-on appris auprès des services d'urgence.
AFP/Said Khatib
Abdel Abdelatif Mussa (C) entouré de membres armés de son groupe radical après la prière du vendredi à Gaza, le 14 août 2009.
Selon des témoins, les échanges de tirs se sont produits lorsque la police du Hamas a donné l'assaut contre les membres de ce groupe extrémiste qui s'étaient retranchés dans une mosquée de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne.
Parmi les blessés figurent essentiellement des civils, ainsi que des membres du groupuscule dissident, a indiqué le responsable des services d'urgence, qui n'a pas précisé si des policiers du Hamas avaient également été touchés.
Selon d'autres témoins, un groupe d'extrémistes palestiniens avait auparavant proclamé vendredi la création dans la bande de Gaza d'un "Emirat islamique", défiant le Hamas, jugé trop modéré.
"Nous proclamons aujourd'hui la création d'un Emirat islamique dans la bande de Gaza", avait déclaré dans une mosquée de Rafah, Abdel Abdelatif Moussa, représentant du groupe radical Jund Ansar Allah, ont précisé ces témoins.
Ce dernier était entouré de combattants armés lorsqu'il a tenu ces propos, a-t-on précisé de mêmes sources.
AFP/Said Khatib
Abel Abdelatif Moussa représentant du groupe radical Jund Ansar Allah donne un sermon dans une mosquée à Gaza, le 14 août 2009.
Selon le centre de surveillance de sites islamistes SITE, ce groupe salafiste palestinien a annoncé son allégeance à "l'Emirat islamique au coeur de Jérusalem", dans un communiqué publié vendredi sur son site internet et sur des forums islamistes.
Jund Ansar Allah ("Les soldats des partisans de Dieu") est un groupuscule radical qui entend faire appliquer strictement la charia (loi islamique) et reproche au Hamas d'être trop libéral en terme de moeurs.
D'après des témoignages, les membres de ce groupuscule ont ainsi menacé les propriétaires de cafés internet d'incendier leurs établissements, et veulent imposer davantage de pudeur et de rigueur sur les plages du petit territoire.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par la force en juin 2007 aux dépens de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.
20:15 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, hamas, fatah, abel abdelatif moussa, jund ansar allah, mahmoud abbas, les soldats des partisans de dieu, charia
lundi, 10 août 2009
A Bethléem, le congrès du Fatah s’éternise
Par RFI. Article publié le 10/08/2009
L'élection d'un nouveau Comité central de 21 membres et d'un Conseil révolutionnaire de 120 membres devait avoir lieu vendredi. Après la reconduction à sa tête, samedi, du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Fatah s’est vu contraint à jouer les prolongations. Une réunion de quelque 2 000 délégués marquée par des débats houleux sur les moyens de revitaliser cette formation, fondée par Yasser Arafat, face aux islamistes du Hamas.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, votant lors du congrès du Fatah, à Bethléem, le 9 août 2009.
(Photo : Reuters)
Avec notre envoyé spécial à Bethléem, Karim Lebhour
Cela fait déjà 4 jours que le congrès du Fatah est prolongé à Bethléem. Les 2 300 délégués ont voté jusque tard dans la nuit pour renouveler les instances du parti. Cela a pris beaucoup de temps parce que chaque délégué doit inscrire à la main le nom des 80 candidats pour le Conseil révolutionnaire et 18 pour le Comité central.
Mahmoud Abbas, par exemple, a mis plus de 20 minutes à remplir son bulletin. Et puis il y a encore les délégués de Gaza qui doivent voter par téléphone et cela risque de prendre encore pas mal de temps. Les résultats sont attendus sans doute dans la journée de lundi, s’il n’y a pas de contestation.
En tout cas, ces résultats seront le véritable baromètre du changement -ou pas - à l’intérieur du Fatah. On peut dire aussi que la longueur de ce congrès, déjà 4 jours de plus que prévu, montre qu’il y avait beaucoup de problèmes à régler et que les rancœurs et les règlements de comptes étaient sans doute plus importants que ce qu’avaient anticipé les organisateurs.
Les participants au congrès ont voté la plate-forme politique du Fatah qui souligne la solution de deux Etats et le droit à la résistance pour les Palestiniens
Le Fatah continue de se définir comme un mouvement de libération nationale dont le but est de défaire l’occupation, c’est ce que dit cette nouvelle charte du Fatah qui a été adoptée hier. Le Fatah appelle donc à un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, à côté d’Israël, mais signe également le droit à la résistance des Palestiniens.
Ce droit à la résistance conserve la référence à la lutte armée dans le texte, mais le texte insiste aussi sur la résistance populaire qui est à utiliser en priorité, disent les délégués. Ils citent les manifestations, les boycotts contre Israël. Et ce sera l’une des lignes de fracture avec le Hamas lors des prochaines élections qui sont prévues l’année prochaine, en 2010.
17:09 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bethléem, congrès du fatah, fatah, hamas, territoires palestiniens, mahmoud abbas, palestine






