mardi, 03 novembre 2009

Clinton demande des «gestes positifs» à Israël

Philippe Gélie - Envoyé spécial à Marrakech (lefigaro.fr), 03/11/2009


Hillary Clinton, le 2 novembre 2009 à Marrakech.
Hillary Clinton, le 2 novembre 2009 à Marrakech. Crédits photo : AFP

La diplomatie américaine a renoncé à exiger un gel total de la colonisation.

La diplomatie est-elle l'art du double langage ? Au lendemain de sa visite en Israël, où elle s'était rangée du côté de Benyamin Nétanyahou en appelant à une reprise sans condition» des négociations de paix, Hillary Clinton a cherché à rectifier le tir, lundi, dans le contexte d'une rencontre avec le monde arabe. L'opposition américaine aux colonies de peuplement israéliennes n'a pas changé», a affirmé la secrétaire d'État avant de participer au 6e Forum de l'avenir à Marrakech, instance de dialogue entre les États membres du G8 et une vingtaine de pays arabes. La position de l'Administration Obama sur les colonies est claire, sans équivoque, a déclaré Mme Clinton. Les États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes.»

Pour autant, ils n'en font plus une condition de la diplomatie. Dans les efforts de Washington pour relancer le processus de paix israélo-palestinien, il y a donc la position de principe, qui demande aux parties de s'abstenir de tout geste contre-productif, et la position pratique, qui salue l'offre sans précédent» du premier ministre israélien de limiter» la colonisation. La formule est loin de ce que nous souhaiterions», reconnaît Mme Clinton, le président américain ayant demandé en vain à Israël de «stopper» l'expansion israélienne à Jérusalem et dans les territoires occupés. Mais cette demi-concession aurait «un effet significatif pour la paix», estime désormais la secrétaire d'État. La priorité de Washington est de renouer le fil du dialogue «dès que possible», quelles qu'en soient les conditions.

Face à l'ambiguïté américaine, la déception des partenaires arabes des États-Unis se fait plutôt discrète. Taïb Fassi-Fihri, le ministre marocain des Affaires étrangères, rappelle le caractère extrêmement sensible et difficile» du dossier. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, «salue l'approche du président Obama : il a adopté une position logique, constructive et équitable». Pour autant, il juge comme les Palestiniens que, sans arrêt de la colonisation, «il n'y a rien à négocier». Et quand on lui demande s'il croit aux intentions pacifiques de Benyamin Nétanyahou, il va droit au but : «Je ne vois aucun signe qu'il sera jamais un partenaire. La situation exige davantage de pressions. Mais nous gardons espoir.» Pour donner des gages et rétablir un certain équilibre, Mme Clinton a appelé lundi les Israéliens à faire «des gestes positifs» en réponse à l'amélioration de la sécurité dans les Territoires palestiniens.

Le président Mahmoud Abbas a fait preuve de «leadership et de détermination», a souligné la chef de la diplomatie américaine. «J'ai dit au premier ministre Nétanyahou que ces gestes positifs de la part des Palestiniens devaient susciter des gestes positifs d'Israël sur les déplacements et l'organisation de la sécurité israélienne en Cisjordanie. Israël a fait quelques pas en ce sens, mais il doit faire beaucoup plus.» Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki s'est dit «satisfait» des déclarations de Hillary Clinton, expliquant que l'opposition américaine aux colonies israélienne n'a pas changé».

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mardi, 27 octobre 2009

RSF: "dégradation de la liberté de la presse au Maroc", Hillary Clinton saisie

2009-10-27 | AFP

Reporters sans frontières (RSF) a estimé mardi qu'il y avait une "vraie dégradation de la liberté de la presse" au Maroc et a annoncé son intention de saisir la secrétaire d'Etat Hillary Clinton de la situation.

"A notre avis, il y a un vrai durcissement, une vraie dégradation de la liberté de la presse au Maroc", a déclaré à Casablanca le secrétaire général de RSF, Jean-François Julliard, lors d'une conférence de presse improvisée.

"On a récemment rendu public notre classement mondial de la liberté de la presse et le Maroc figure en 127ème position sur 175, a-t-il ajouté. C'est mieux que les pays voisins mais cela place le Maroc dans une position qui n'est pas digne d'un Etat démocratique".

M. Julliard a indiqué être venu au Maroc pour "exprimer (la) solidarité (de RSF) avec la presse marocaine, avec les médias marocains, avec les journalistes marocains" condamnés ces derniers mois par des tribunaux du royaume.

"On pensait en avoir fini avec les journalistes en prison au Maroc. . . Visiblement ce n'est pas le cas, a-t-il poursuivi, et la liste commence à être longue des journalistes qui ont été emprisonnés au Maroc".

M. Julliard a annoncé que RSF allait "saisir officiellement Hillary Clinton, qui va venir la semaine prochaine au Maroc (à l'occasion du Forum pour le futur à Marrakech, les 2 et 3 novembre), pour qu'elle parle de cette question de la liberté de la presse, pour qu'elle évoque les difficultés et le manque de pluralisme de l'information aujourd'hui au Maroc".

"On fera passer ce message aux autorités américaines et on espère qu'elle fera ce qu'elle a fait en d'autres occasions, qu'elle fera passer ce message là aux autorités marocaines", a-t-il dit.

M. Julliard a souligné qu'il était venu au Maroc avec le désir "de renouer le contact avec les autorités marocaines", pour "faire des propositions, parce qu'on veut que les choses s'améliorent".

Il a précisé être entré en contact avec le ministre de la Communication, Khalid Naciri, mais que ce dernier avait décliné un entretien.

Plusieurs condamnations et amendes, parfois très lourdes, ont été prononcées récemment contre des journalistes, des médias marocains et des journaux étrangers ont été interdits de distribution au Maroc.

mercredi, 14 octobre 2009

Hillary Clinton achève sa visite en Russie

Par Reuters, publié le 14/10/2009

MOSCOU - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton achève mercredi sa visite en Russie par une rencontre avec des étudiants à l'université d'Etat de Moscou avant de se rendre à Kazan, dans la République du Tatarstan.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton achève mercredi sa visite en Russie par une rencontre avec des étudiants à l'université d'Etat de Moscou avant de se rendre à Kazan, dans la République du Tatarstan. (Reuters/Natalia Kolesnikova/Pool)

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton achève mercredi sa visite en Russie par une rencontre avec des étudiants à l'université d'Etat de Moscou avant de se rendre à Kazan, dans la République du Tatarstan. (Reuters/Natalia Kolesnikova/Pool)

 

Quelque 3,8 millions de personnes issues de huit ethnies différentes vivent dans cette république où la moitié de la population est de religion musulmane.

Mardi, Hillary Clinton n'a pas réussi à obtenir de la Russie d'engagements précis sur de nouvelles sanctions contre l'Iran mais elle a salué des progrès dans d'autres domaines tels que le contrôle des armements.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la position russe selon laquelle évoquer à ce stade des sanctions contre Téhéran serait contre-productif. "Toutes les forces devraient avoir pour objectif de soutenir les discussions", a-t-il dit.

Hillary Clinton s'est félicitée des discussions "très complètes et productives" qu'elle a eues avec Lavrov et y a vu une preuve supplémentaire du "nouveau départ" pris par les relations américano-russes.

Elle a aussi souligné qu'elle n'avait demandé aucun engagement spécifique de Moscou concernant l'Iran.

Dans une interview mercredi matin à la radio Ekho Moskvi, Hillary Clinton a assuré avoir évoqué lors de ses entretiens avec le président Dmitri Medvedev et avec Sergueï Lavrov la question des droits de l'homme et de la démocratie en Russie.

"J'ai cité des noms, j'ai parlé des assassinats de journalistes, c'est un motif de grave préoccupation pas seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour le peuple russe", a-t-elle déclaré.

La secrétaire d'Etat n'a pas vu le Premier ministre Vladimir Poutine, qui est en voyage en Chine. "J'aurais aimé le rencontrer mais nos emplois du temps ne l'ont pas permis, ce n'est que partie remise", a-t-elle dit à Ekho Moskvi.

jeudi, 08 octobre 2009

Dadis nomme une commission d'enquête sur fond de tensions au sein de la junte

08/10/2009 | AFP | Par : Rédaction Web


Moussa Dadis Camara annonce une commission d'enquête sur les tueries du 28 septembre Moussa Dadis Camara annonce une commission d'enquête sur les tueries du 28 septembre © DR

Moussa Dadis Camara annonce la création d'une commission d'enquête sur fond de dissension au sein de la junte.

Le capitaine Moussa "Dadis" Camara, qui s'est emparé du pouvoir il y a neuf mois, à la faveur d'un coup d'Etat, a annoncé la création d'une commission devant travailler et faire la lumière sur les exactions du 28 septembre dernier.

Cette commission comprendrait 31 membres dont sept magistrats du ministère de la Justice. Dans un entretien accordé hier soir à la télévision d'Etat, le chef de la junte a assuré qu'il répondait aux appels de la communauté internationale, de l'oppposition politique et de groupes locaux qui ont réclamé l'arrestation des auteurs des tirs meurtriers et des poursuites à leur encontre.

Mise en cause de la France

Selon une organisation de défense des droits de l'Homme, au moins 157 personnes ont été tuées et plus de 1.000 autres blessées lorsque l'armée a ouvert le feu sur la foule de 50.000 personnes rassemblées dans le stade national le 28 septembre pour une manifestation contre le capitaine Camara. La junte avance, elle, un bilan de 57 morts. Après avoir affirmé lors de son accession au pouvoir qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle prévue le 31 janvier, le leader de la junte entretient désormais le flou sur une éventuelle candidature.

Cette annonce intervient alors que des divergences se font jour au sein de la junte dont le chef, Moussa Dadis Camara, a été pour la première fois ouvertement mis en cause par la France, mercredi. Sur ordre du général Sékouba Konaté, numéro deux de la junte, des policiers se sont présentés mercredi soir au bureau de Camara pour arrêter son aide-de-camp, Aboubacar Sidiki "Toumba" Diakité, soupçonné d'avoir participé au massacre de plusieurs dizaines d'opposants, le 28 septembre. Une dispute a alors éclaté et les agents ont dû renoncer à leur mission.

Dissenssions au sein de la junte

"C'est le général Konaté qui a ordonné l'arrestation de Toumba. Il y a une discussion animée. Je suis parti à ce moment-là", a déclaré l'un d'eux, interrogé par Reuters. "On ne sait pas ce qui va se passer maintenant, mais il y a des tensions et on est dans l'attente", a ajouté un militaire, assurant qu'aucun coup de feu n'avait été tiré.

"Le moins que l'on puisse dire c'est que l'on soupçonne le président intérimaire d'avoir commandé ou au moins d'avoir participé à la décision" d'intervenir dans le stade, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. "Un jour on saura exactement ce qui s'est passé. Ce qu'on sait pour l'instant par les témoignages est proprement horrible, épouvantable", a-t-il poursuivi lors d'une audition devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. "Les réactions de la communauté internationale ne sont pas à la hauteur de ce massacre, hélas, il y a une espèce d'indifférence", a déploré Bernard Kouchner, souhaitant une enquête internationale. Son homologue américaine a, quant à elle, exhorté les militaires à céder le pouvoir.

Réactions des Etats-Unis

"Nous avons été choqués et scandalisés par les violences récentes en Guinée", a déclaré pour sa part Hillary Clinton lors d'une conférence de presse. "Les dirigeants de la Guinée doivent des excuses profondes au peuple (...) Ils doivent non seulement des excuses, mais reconnaître qu'ils ne peuvent plus rester au pouvoir, qu'ils doivent rendre au peuple le droit de choisir ses dirigeants", a-t-elle dit, ajoutant sans plus de précision que Washington allait prendre "des mesures appropriées" contre la junte.

Pour Sebastian Spio-Garbrah, membre du cabinet de conseil Eurasia Group, spécialiste du risque politique, Moussa Dadis Camara aura du mal à se maintenir au pouvoir jusqu'à la fin de l'année et encore plus à se présenter à la présidentielle du 31 janvier. "Les pressions diplomatiques croissantes sur le régime militaire guinéen vont probablement donner lieu à une révolution de palais", écrit-il dans une note de recherches. Niant toute responsabilité, le chef de la junte a imputé le massacre du 28 septembre à des éléments incontrôlés de l'armée et à des mercenaires étrangers.

(Avec Agences)

 

mercredi, 19 août 2009

L'Agoa montre ses limites

18/08/2009 | Jeune Afrique | Par : Philippe Perdrix avec Stéphane Ballong


Ouverture du Forum de l'Agoa, le 5 août, à NairobiOuverture du Forum de l'Agoa, le 5 août, à Nairobi© Reuters

Au Kenya, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a lancé un appel en faveur des échanges commerciaux avec le continent. Mais le dispositif mis en place par Washington, il y a neuf ans, a surtout profité aux pétroliers.

Une délégation pléthorique et de haut rang emmenée par la secrétaire d’État, Hillary Clinton, le représentant au Commerce extérieur, Ron Kirk, et le ministre de l’Agriculture, Tom Vilsack. Washington a vu les choses en grand pour le 8e Forum de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), qui s’est tenu à Nairobi, au Kenya, du 5 au 6 août. Depuis sa mise en place en 2000 par l’administration Clinton, ce système d’accords destiné à ouvrir le marché américain aux exportations africaines se veut la vitrine de la première puissance mondiale en Afrique subsaharienne. De fait, les échanges ont plus que triplé (104,6 milliards de dollars en 2008 ; 29,3 milliards en 2000), plaçant les États-Unis dans le trio de tête des partenaires du continent en compagnie de l’Union européenne et du nouveau venu, la Chine.

Mais, derrière cette progression linéaire, rapide, voire impressionnante, cette loi sur le commerce et le développement a bien du mal à masquer les ratés de cette mécanique « préférentielle » qui accorde des franchises de douane. Instaurée au moment où les États-Unis commençaient à diversifier leurs sources d’approvisionnement en hydrocarbures pour s’affranchir d’une dangereuse dépendance vis-à-vis du Moyen-Orient, l’Agoa est de ce point de vue une belle réussite. Les livraisons de brut (71,2 milliards de dollars en 2008 contre 16,2 milliards en 2000) représentent près de 80 % des importations américaines en provenance d’Afrique subsaharienne. Et si on ne prend en compte que les échanges dans le cadre de l’Agoa (66,3 milliards de dollars), la part du pétrole monte à 92 %. Pas étonnant donc de voir le Nigeria et l’Angola se hisser au rang de premiers partenaires. Pas étonnant non plus de constater qu’en 2008 les importations de produits agricoles ont baissé de 7,9 % par rapport à l’année précédente, et celles de textiles et de vêtements, de 10,4 %.

Frilosité pour le « made in Africa »

Nous sommes bien loin des intentions affichées d’une Agoa levier du développement et créateur de revenus et d’emplois dans des secteurs d’activités considérés, à juste titre, comme déterminants pour faire décoller les économies africaines (textile, agro-industrie, artisanat…). Certes, il y a des exceptions et de beaux exemples que l’on peut assez facilement trouver sur le site Internet du département d’État. La Tanzanie produit du coton pour la marque de tenues de tennis Venus Williams, fabriquées dans une usine de Dar es-Salaam. La marque américaine GAP se fournit pour une large part en Afrique australe. Le groupe de grande distribution Wal-Mart se procure des tee-shirts dans la même région. La Kenana Knitters au Kenya a triplé ses effectifs pour assurer ses livraisons de tricots. L’entreprise Gahaya Links au Rwanda a créé 3 000 emplois pour fournir des paniers à la chaîne Macy’s. Les magasins Food Emporium de New York proposent « un coin de spécialités africaines », où l’on peut trouver des sauces, des confitures, des épices… mais pas de miel congolais ! « Profitant de ce programme, Brazzaville a voulu exporter du miel, il est resté bloqué à l’aéroport », tempête un entrepreneur français opérant en zone Cemac et qui a bien du mal à masquer son agacement devant le protectionnisme américain. Ou, tout du moins, devant la frilosité vis-à-vis du « made in Africa ». L’Afrique fournit moins de 2 % des importations de vêtements aux États-Unis (1,1 milliard en 2008, contre 748 millions en 2000). Pour le seul Bangladesh, les volumes sont cinq fois supérieurs.

« Pour nous, le blocage ne concerne pas les formalités administratives, mais il se trouve au niveau des débouchés. Nous peinons à trouver des clients aux États-Unis. Pour remédier à cela, nous travaillons avec le West Africa Trade Hub [Wath], une structure de l’Agence des États-Unis pour le développement international [Usaid] pour conquérir des clients à travers des salons et des foires », explique Hamadou Dianda, le directeur financier du Village artisanal de Ouagadougou, qui réalise outre-Atlantique 4 % de son chiffre d’affaires (523 millions de F CFA). « Il existe un vrai problème d’adaptation de nos produits aux normes américaines. À cela s’ajoute le manque d’appui, de formation et d’assistance aux PME. Dans la maroquinerie, au Sénégal, les entreprises ne sont pas capables de livrer de grosses commandes », ajoute Cherna Sylla, président de l’Association nationale de la filière cuir et peau au Sénégal.

Des remarques parfaitement admises à Washington. « L’Agoa n’accorde pas de traitement préférentiel à certains produits pour lesquels l’Afrique pourrait être plus compétitive, notamment le sucre, le tabac et l’arachide. Deuxièmement, les produits alimentaires dépendent des infrastructures pour leur transport », explique Anthony Carroll, spécialiste des questions commerciales et vice-président de la société de conseil Manchester Trade Ltd.

À ces handicaps structurels, l’Agoa ajoute également quelques incongruités. La Côte d’Ivoire – avec ses ananas, ses groupes agro-industriels et son cacao – n’est toujours pas éligible. Le président de l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (Apex-CI), Guy M’Bengue, a fait le déplacement à Nairobi en espérant obtenir gain de cause. Et puis, il y a toutes les filiales des groupes internationaux qui ne peuvent profiter du dispositif. « Les États-Unis représentaient 5 % de notre chiffre d’affaires avant la crise et 1,5 % aujourd’hui. Mais comme nous facturons depuis Paris, nous n’avons pas droit aux exonérations douanières », explique Francis Rougier, le président du groupe forestier français présent au Congo-Brazza­ville, au Cameroun et au Gabon.

Pétrole et aide

« Finalement, avec notre système préférentiel qui profite aux pays les plus pauvres en leur offrant un libre accès au marché européen et notre volonté d’aboutir aux Accords de partenariats économiques (APE), nous ne sommes pas si nuls », glisse perfidement un diplomate européen en charge de ces questions. De fait, ces APE – qui prévoient une ouverture à 100 % du marché européen et à 80 % de la zone Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) – semblent à présent sur la bonne voie, après de longues et périlleuses négociations. Et, en attendant, lorsque l’on étudie avec attention les importations européennes en provenance des pays ACP, elles sont beaucoup plus équilibrées entre les différents secteurs d’activités.

«  Les Américains ont toujours eu une politique d’aide plus active dans les pays producteurs de pétrole. Sans l’Agoa, je pense que les exportations africaines d’hydrocarbures vers les États-Unis auraient connu la même progression. Cela paraît normal au regard de la hiérarchie de leurs priorités : la sécurité du pays, la sécurisation des sources d’approvisionnement énergétique, et enfin la promotion de la démocratie et de l’ouverture des marchés via l’Agoa », analyse Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

Pas sûr que le Forum de Nairobi permette, à terme, de corriger le tir. Et ce malgré le volontarisme affiché de Barack Obama. « Le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle pour les gens qui survivent péniblement, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur », a déclaré le président américain dans son discours d’Accra, le 11 juillet dernier. Avant d’ajouter : « Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l’Afrique de manière significative. » En raison de la crise économique, les importations américaines dans le cadre de l’Agoa ont chuté de 61 % sur les cinq premiers mois de cette année.

 

vendredi, 14 août 2009

Clinton use de sa célébrité et de celle d'Obama en Afrique

Par Reuters, publié le 14/08/2009

 

L'ombre de Barack Obama, premier Afro-Américain élu à la Maison blanche, a plané tout au long de la tournée de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton dans sept pays africains, qui s'achevait vendredi au Cap-Vert.

Hillary Clinton lors de son étape à Monrovia, au Liberia. L'ombre de Barack Obama, premier Afro-Américain élu à la Maison blanche, a plané tout au long de la tournée de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton dans sept pays africains, qui s'achevait vendredi au Cap-Vert. (Reuters/Glenna Gordon/Pool)

Hillary Clinton lors de son étape à Monrovia, au Liberia. L'ombre de Barack Obama, premier Afro-Américain élu à la Maison blanche, a plané tout au long de la tournée de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton dans sept pays africains, qui s'achevait vendredi au Cap-Vert. (Reuters/Glenna Gordon/Pool)

"Le président se considère comme un fils de l'Afrique", a-t-elle déclaré jeudi au Parlement du Liberia, reprenant ainsi une formule qu'elle a employée presque à chaque étape d'un voyage de onze jours visant à améliorer les relations de Washington avec des pays clés du continent.

Au Kenya, où naquit le père d'Obama, Clinton s'est appuyée sur la réputation de ce dernier pour faire passer le message de lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance dont Washington a fait un pilier de sa politique africaine.

"Le président Obama tient beaucoup à ce que le Kenya soit le chef de file d'un mouvement de réformes", a-t-elle dit lors d'une rencontre avec des étudiants de l'université de Nairobi.

Rivale d'Obama jusqu'à ce qu'elle perde la bataille pour l'investiture démocrate dans la course à la Maison blanche, Hillary Clinton s'est servie de l'exemple qu'elle avait elle-même donné en se joignant au gouvernement pour encourager la réconciliation au Liberia et en République démocratique du Congo (RDC).

"J'ai consacré deux ans et beaucoup d'argent à me présenter contre le président Obama, et il a gagné. Puis, à ma grande surprise, il m'a demandé d'être sa secrétaire d'Etat", a-t-elle dit à des dirigeants libériens qui lui ont fait une ovation.

L'image personnelle de la responsable de la diplomatie américaine a aussi joué un rôle évident, des sympathisants s'étant déplacés à chaque étape pour voir l'ex-"first lady". Au Liberia, des groupes de femmes suivaient tous ses déplacements avec une banderole où l'on lisait "Hillary Clinton, notre Dame de fer".

Des leaders chevronnés ont paru impressionnés.

Le chef de la diplomatie angolaise a qualifié de "sublime" son entrevue avec elle, son homologue nigérian évoquant un "très beau moment".

UN MARI TRÈS PRÉSENT

Il y eut les traditionnels moments "photogéniques", par exemple quand Clinton s'est jointe à des danseurs traditionnels sur le site d'un projet de logements dans une agglomération pauvre des environs du Cap, où elle a planté des fleurs.

Les caméras n'ont toutefois pas fait le jeu de Clinton au Congo, où elle a été saisie dans un mouvement de colère au cours d'un échange avec un étudiant qui lui demandait le point de vue de son mari sur une question de politique étrangère.

Clinton lui a répondu sèchement : "Mon mari n'est pas le secrétaire d'Etat. C'est moi qui le suis" - propos rediffusé sur YouTube et aussitôt commenté de blog en blog.

L'étape congolaise était censée attirer l'attention sur les épreuves des femmes dans l'est de la RDC, où elles subissent viols et autres atrocités sur fond de guerre. Mais les médias américains ont privilégié le petit accrochage avec l'étudiant, qui témoignait de la fascination exercée par le couple Clinton.

Le début de la tournée d'Hillary Clinton a aussi été éclipsé par la mission secrète de son mari en Corée du Nord, où il a obtenu la libération de deux journalistes américaines détenues à Pyongyang.

La secrétaire d'Etat s'est refusée à revenir sur la raison qui l'avait poussée à reprendre aussi sèchement l'étudiant. "C'est un voyage absolument merveilleux", a-t-elle dit avec la nette volonté d'en détourner l'attention.

Clinton a marqué sa volonté de placer les questions concernant les femmes au centre de sa politique étrangère, et de fournir aux femmes des moyens de développer l'agriculture ou de contribuer au redressement des pays qui émergent d'un conflit.

Dans un centre agronomique de Nairobi, une chercheuse a déclaré à Clinton : "Nous sommes les femmes dont vous parlez", ce qui a fait rire la responsable américaine.

"En éduquant un homme, on éduque un homme. En éduquant une femme, on éduque une famille", a-t-elle déclaré au journaliste Mo Abudu qui l'interviewait au Nigeria.

Au camp de réfugiés de Mugungun (RDC), Clinton a laissé paraître son émotion devant une mère et son bébé malnutri de quatre ans. Après avoir rencontré dans cette région deux victimes de viol, elle a déclaré : "Il est presque impossible de donner une idée de ce degré de souffrance et de désespoir."

Il y a aussi eu des moments comiques. Au Kenya, elle a appris qu'un conseiller local offrait 40 chèvres et 20 vaches pour la main de sa fille. Il attend toujours la réponse, mais Clinton a dit qu'elle transmettrait cette "offre très aimable".

Hillary Clinton à Praia, une visite en forme de consécration

Par  RFI. Article publié le 14/08/2009 

Hillary Clinton au Cap Vert(Carte:Wikimedia /Montage RFI )

Hillary Clinton au Cap Vert
(Carte:Wikimedia /Montage RFI )

La secrétaire d'Etat américaine achève au Cap-Vert une tournée africaine de onze jours. Hillary Clinton devait arriver jeudi soir dans l'archipel- 10 îles et 8 îlots, dans l'Océan Atlantique. Une visite en forme d'hommage à un petit pays qui réussit mais dont le sort dépend étroitement des revenus du tourisme et de la diaspora, notamment celle établie aux Etats-Unis.

C'est une formidable reconnaissance pour un petit pays, relativement périphérique, d'être choisi comme étape de la tournée d'Hillary Clinton, selon un diplomate capverdien.

L'archipel est souvent salué pour ses performances économiques. Le 1er janvier 2008, il a quitté la catégorie des PMA, les pays les moins avancés, pour celle des PRI, les pays à revenu intermédiaire. Le revenu par habitant y est de 2 300 dollars. Malgré les limites des ressources naturelles, malgré la sécheresse, l'économie s'en sort bien, pour l'instant.

Tourisme et émigration

Car la crise pourrait fortement stopper la croissance en 2009. Au Cap-Vert, l'essentiel de la richesse vient du tourisme, et de la diaspora. Les Capverdiens espèrent que la visite de Hillary Clinton permettra de développer un peu plus le tourisme, et de trouver un écho encore plus fort auprès de la grande communauté capverdienne des Etats-Unis.

Mais cette visite doit aussi permettre de parler de lutte contre le trafic de drogue, un sujet qui tient à cœur aux deux pays. Les Capverdiens parleront également économie et investissements avec les Américains. Les autorités de Praia veulent ainsi discuter d'un projet d'accord-cadre sur le commerce et les investissements, un TIFA (Trade and Investment Frame Agreement), avec les Américains. Autre dossier, le financement de projets dans l'agriculture et dans les énergies renouvelables.

Les maladresses d'Hillary Clinton

Par LEXPRESS.fr, publié le 13/08/2009

En tournée en Afrique, Hillary Clinton a commis une maladresse en comparant les difficultés électorales du Nigeria à celles qu'avaient connu les Etats-Unis en 2000. Rappel de quelques unes de ses gaffes.

Evoquant les problèmes que rencontraient les Nigérians avec leurs élections devant une assemblée de militants associatifs, la secrétaire d'Etat les comparés aux problèmes rencontrés par les Américains en 2000 au moment du recomptage des voix qui départageaient George Bush et Al Gore en Floride. "Nous avons eu des problèmes dans certaines de nos élections. Vous vous souvenez qu'en 2000, l'élection s'est jouée dans un Etat dont le gouverneur était le frère d'un des candidats à l'élection présidentielle. Donc nous avons nos problèmes nous aussi". Les Républicains ont apprécié la comparaison.

Quelques jours plus tôt, à Kinshasa (Congo), la secrétaire d'état a exhorté les étudiants à "se faire entendre contre la corruption", laissant la salle perplexe face à ce qui pouvait être interprété comme un encouragement à descendre dans la rue pour protester contre les autorités. Elle s'était également emportée contre un étudiant qui l'interrogeait sur l'opinion de son mari.

En juillet, elle déclarait que l'Iran construisait une gigantesque ambassade au Nicaragua. "Vous pouvez imaginer ce à quoi cela pourrait servir" ajoutait-elle. En fait, selon le Washington Post, il ne s'agissait que d'une rumeur qu'elle avait oublié de vérifier.

Gaffes de campagne

Distancée par Barack Obama dans la course à l'investiture, elle fait une énorme gaffe en mai 2008 en évoquant un possible assassinat de son rival. Lors d'un entretien avec un journal du Dakota du Sud elle rappelle : "Mon mari n'a pas empoché la nomination en 1992 avant (...) la mi-juin. Et nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin [1968], en Californie."

Un peu plus tôt, en mars, pour illustrer son expérience en matière de politique étrangère, elle s'embrouille dans ses souvenirs à propos de la Yougoslavie : "Je me souviens de ce voyage en Bosnie. Je me souviens qu'on a atterri sous les tirs de snipers. Il devait y avoir une cérémonie d'accueil à l'aéroport mais à la place de ça, on a dû courir tête baissée vers nos voitures", Il s'agissait d'une visite effectuée le 25 mars 1996 à Tuzla. Aussitôt, la chaîne de télévision CBS montre les images de cet épisode : une cérémonie tranquille, où la première dame d'alors est accueillie sur la piste par des dignitaires et une enfant. Confrontée à sa fanfaronnade, la prétendante démocrate présente ses : "Je me suis mal exprimée."

En janvier 2008, avant la primaire du New Hampshire, en mauvaise posture, la candidate met en garde contre les "faux espoirs" que Barack Obama donne aux Américains. En réponse au sénateur de l'Illinois qui compare le message d'espoir de ce dernier à celui de Martin Luther King, répond par des propos jugés "condescendants" à l'égard de son rival et de l'icône Martin Luther King, aux yeux de la communauté noire américaine.

En 2004 déjà, Hillary Clinton a dû s'excuser après avoir déclaré, au cours d'une soirée destinée à lever des fonds pour la campagne électorale des démocrates, que le Mahatma Gandhi, héros de l'indépendance indienne, avait travaillé comme pompiste dans une station d'essence à Saint Louis, un emploi répandu parmi les ressortissants du sous-continent indien aux Etats-Unis.

mercredi, 12 août 2009

Hillary Clinton au Nigeria avec un message de bonne gouvernance

Mercredi, août 12, 2009

 

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est entretenu mercredi de la pacification de la région pétrolifère sud du Nigeria, lors de sa visite dans ce pays stratégique pour les Etats-Unis, et a aussi souligné l'importance de la lutte contre la corruption.

A l'issue d'une rencontre avec son homologue Ojo Maduekwe, Clinton a indiqué que Washington était prêt à assister Abuja dans ses efforts pour ramener la paix dans le delta du Niger (sud) en proie à des violences qui ont fait nettement chuter la production de pétrole du pays.

Aucune décision concrète n'a été prise, mais les armées des deux pays se consulteront pour "déterminer quelle aide le Nigeria souhaiterait de notre part", a-t-elle indiqué.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec Maduekwe, Hillary Clinton a précisé avoir également rencontré le ministre nigérian de la Défense.

Maduekwe a déclaré espérer que l'amnistie présidentielle offerte aux groupes armés du delta, qui affirment se battre pour une répartition plus juste de la manne pétrolière, permette un retour à la paix d'ici fin décembre.

Clinton a jugé "très prometteurs" les efforts du Nigeria. Son président Umaru Yar'Adua a offert, du 6 août au 4 octobre, l'amnistie aux militants qui déposeront les armes et arrêteront leurs attaques incessantes contre les infrastructures pétrolières.

Selon le conseiller Afrique de la secrétaire d'Etat américaine, Washington juge cruciales ses relations avec le Nigeria, premier fournisseur africain de brut aux Etats-Unis.

"Le Nigeria est sans aucun doute le pays le plus important d'Afrique subsaharienne", a déclaré à des journalistes Johnnie Carson, ce responsable Affaires africaines dans l'avion transportant Clinton du RD Congo à Abuja mardi soir.

Le Nigeria est pour Washington un "ami, un allié et un partenaire dans un grand nombre de domaines", a estimé Clinton, saluant son rôle régional à la stabilisation de la Sierra Leone et du Liberia.

L'ex-Première dame américaine a également fait part de ses inquiétudes face à la corruption et au système politique du Nigeria.

L'élection en avril 2007 d'Umaru Yar'Adua a été marquée par de nombreuses irrégularités, selon les observateurs.

"Nous soutenons et encourageons fortement les efforts du gouvernement nigérian pour augmenter la transparence, réduire la corruption et soutenir les processus démocratiques en vue des élections de 2011", a-t-elle déclaré.

Clinton devait participer dans l'après-midi à un forum sur la corruption avec des représentants de la société civile, puis à une table ronde avec des dignitaires religieux.

Quelque 140 millions de Nigérians sont répartis à peu près également entre un sud chrétien et un nord musulman. Régulièrement, des violences à caractère religieux embrasent le pays.

En juillet, des affrontements entre forces de l'ordre et islamistes pro-talibans ont fait plus de 800 morts, selon des chiffres transmis à l'AFP.

Clinton n'a pas souhaité commenter ces violences mais a salué les efforts d'Abuja pour préserver la paix intercommunautaire.

La visite de Hillary Clinton au Nigeria, qu'elle quittera jeudi matin, est la cinquième étape de sa tournée dans sept pays d'Afrique. Elle devait être reçue par le président Yar'Adua dans l'après-midi avant un banquet. Jeudi, elle était attendue à Monrovia et vendredi pour une très brève visite à Praia (Cap Vert).

 

Hillary Clinton à l'attaque de la corruption

12/08/2009 | AFP


Au programme d'Hillary Clinton : démocratie et lutte contre la corruptionAu programme d'Hillary Clinton : démocratie et lutte contre la corruption© AFP

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée mardi soir au Nigeria, en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), cinquième étape de sa tournée africaine, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'avion de Mme Clinton a atterri vers 20H40 locales (19H40 GMT) à l'aéroport international d'Abuja, la capitale fédérale nigériane.

Lors de cette étape de 36 heures, la secrétaire d'Etat américaine devrait s'entretenir avec son homologue Ojo Maduekwe mercredi matin, puis rencontrer le président nigérian Umaru Yar'Adua, après une visite à l'ambassade des Etats-Unis.

Démocratie et lutte contre la corruption

Mercredi également, il est prévu qu'elle ait une réunion privée avec des représentants des élites politiques du pays, portant sur la démocratie et la lutte contre la corruption.

Le Nigeria, puissance pétrolière et pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 140 millions d'habitants, est régulièrement montré du doigt pour son niveau de corruption élevé.

La secrétaire d'Etat américaine devrait aussi rencontrer des représentants d'ONG avec lesquels elle s'entretiendra de bonne gouvernance et de transparence.

Prochaines étapes : le Liberia et le Cap-Vert

Après une deuxième nuit à Abuja, Hillary Clinton se rendra jeudi matin au Liberia, puis au Cap-Vert.

Il s'agit de la première tournée en Afrique de la secrétaire d'Etat américaine depuis sa prise de fonction en janvier.

Elle intervient après la visite en juillet au Ghana du président américain Barack Obama, qui avait invité l'Afrique à se prendre en main en combattant les pratiques antidémocratiques, les conflits et la maladie.

Cette tournée, qui comprend sept pays, a déjà conduit Mme Clinton au Kenya, en Afrique du Sud, en Angola et en RD Congo.

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