mardi, 05 janvier 2010
Un hybride tablette netbook chez Lenovo
Publié sur Gizmodo.fr par fred le 05 jan 2010
L’IdeaPad U1 de Lenovo est une habile et jolie combinaison d’ordinateur portable et de tablette multi-touch.
Lorsque vous séparez les éléments pour n’emmener que la tablette, la machine change de processeur et de système d’exploitation!
Lorsque tous les morceaux de l’U1 sont réunis, la machine tourne sous Windows 7 avec un processeur Intel Core 2 Duo SU. Séparez-les et la tablette qui en résulte tourne avec une version spécifique de Linux et un processeur Qualcomm ARM Snapdragon. Cela signifie que vous bénéficiez de la meilleur combinaison de puissance et de batterie pour chaque scénario. Habile solution pour ménager la chèvre et le chou!
L’U1 embarque également 4 Go de RAM (512 Mo en mode tablette), deux ports USB 2.0, eSATA, VGA, HDMI, un lecteur de carte mémoire 4-en-1 et une caméra de 1,3 Mégapixels.
Pas mal pour environ 1.000$. Lenovo commencera à vendre son joli hybride en juin. On verra si à cette date l’U1 réunit toujours le meilleur des deux mondes ou si on le percevra déjà comme une demi-solution.
09:49 Publié dans TECHNOLOGIES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lenovo, netbook, tablette, média portables, portables, internet
lundi, 28 décembre 2009
La commission Hadopi au complet

INTERNET - La liste des membres du collège et de la commission a été publiée samedi au Journal Officiel...
>> Lire notre dossier sur la loi Hadopi en cliquant ici.
Quels sont les membres retenus? Coup d’œil sur les titulaires, partagés entre le collège de l'Hadopi (chargé des fonctions de veille, de prospective et de régulation) et la commission (chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée et de traiter les dossiers d'infractions présumées). Sans surprise, de nombreux membres de l’Autorité de Régulation des Mesures Techniques (ARMT), créée par la loi DADVSI et installée le 6 avril 2007 par le ministre de la Culture et de la Communication d’alors Renaud Donnedieu de Vabres, figurent en bonne place puisque l’Hadopi prend le relais des missions de l’ARMT.
Les membres du collège
Au nombre de 13 (4 titulaires, 4 suppléants et cinq personnalités), ils sont nommés par différents organes.
Jean Musitelli, nommé par le Conseil d’Etat
Il s’agit du président de l’ARMT. Auparavant, il a notamment été conseiller diplomatique (1984-1989) et porte-parole (1991-1995) du Président de la République, chargé de mission auprès du ministre des affaires étrangères (1990-1991 et 1997), ambassadeur de France auprès de l’UNESCO (1997-2002) et membre du groupe d’experts internationaux chargés par le directeur général de l’UNESCO d’élaborer l’avant-projet de convention sur la diversité culturelle (2003-2004).
Marie-Françoise Marais, nommée par la Cour de cassation
Membre de l'ARMT, elle est également conseillère à la Cour de cassation, chargée des affaires de droits d'auteur. Elle est également vice-présidente du Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA). «Placé sous la tutelle du ministère de la Culture, le CSPLA avait dans un rapport rejeté l'idée que le téléchargement sur les réseaux P2P puisse être un acte de copie privée, plaidé pour la responsabilité pénale des éditeurs de logiciels de P2P, et pour un renforcement des DRM», rappelle Numerama.
Patrick Bouquet, nommé par la Cour des Comptes
Ancien membre de l'ARMT, ce haut fonctionnaire de longue date est un spécialiste des collectivités locales. Il a notamment été directeur des finances de la région Ile-de-France (1982-1986), directeur général des collectivités locales au ministère de l’intérieur (1986-1989), secrétaire général du groupe central des villes nouvelles (1993-1994) et secrétaire général adjoint de la ville de Paris (1994-2001).
Christine Maugüe, nommée par le CPLSA
Personnalité qualifiée au CSPLA depuis novembre 2009, elle est spécialiste de droit public économique.
Jean Berbineau, nommé par les ministres en charge des communications électroniques, de la consommation et de la culture
Secrétaire général de l'ARMT, il devrait occuper ce poste au sein de l’Hadopi. Il est également le coauteur d'un rapport du CGTI (Conseil général des technologies de l'information) qui prévoyait quelques 180.000 abonnés suspendus par an et des listes blanches de sites pour les wi-fi publics.
Présidente de l'Union Féminine Civique et Sociale (UFCS), pas réputé pour traiter des questions de l’Internet, c’est la grande inconnue de ce collège.
Jacques Toubon, nommé par les ministres en charge des communications électroniques, de la consommation et de la culture
Cet ancien ministre de la Culture a beaucoup oeuvré au Parlement Européen pour promouvoir la riposte graduée et s'opposer à l'amendement 138, dit amendement Bono. Il siège aussi à la commission Zelnik sur l'amélioration de l'offre légale.
Frank Riester, nommé par le président de l'Assemblée nationale
Proche de Jean-François Copé et fidèle de Christine Albanel, le jeune député UMP a été le rapporteur des deux lois Hadopi devant l’Assemblée.
Michel Thiollière, nommé par le président du Sénat
C’est le rapporteur au Sénat des deux lois Hadopi et de l'ancienne loi DADVSI.
Les membres de la commission
Sont nommés membres titulaires Mireille Imbert-Quaretta (ancienne directrice de cabinet du ministère de la Justice, conseiller d'Etat spécialiste du droit pénal), Jean-Yves Monfort (président du TGI de Versailles) et Jacques Bille, conseiller à la cour des comptes.
Les fonctions au sein de l’Hadopi courent sur 6 ans.
13:53 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, hadopi, internet
mercredi, 23 décembre 2009
Génération tunisienne interactive
Au café Brooklyn, à Tunis© Ons Abid pour J.A Favorisé par la démocratisation d’Internet, l’engouement des jeunes pour la Toile, en particulier le réseau Facebook, ne se dément pas. Reportage.
Ce n’est un secret pour personne : le chef de l’État tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, est un passionné de nouvelles technologies et un internaute assidu. C’est d’ailleurs à son initiative que la Tunisie est devenue, en 1991, le premier pays arabe et africain à se connecter au réseau des réseaux. D’abord réservé à un environnement académique pour relier les universités et les centres de recherche, l’usage d’Internet s’est ensuite étendu aux particuliers. En mars 1996, l’Agence tunisienne d’Internet (ATI) a été créée pour promouvoir les services de la Toile et servir d’opérateur. Un an plus tard, deux fournisseurs d’accès privés sont lancés. Parmi eux, Planet, dirigé par Cyrine Mabrouk, la fille du président.
Selon le ministère des Technologies de la communication, la Tunisie compte aujourd’hui près de 3 millions d’utilisateurs d’Internet. Un chiffre qui connaît chaque année une progression fulgurante : entre 2007 et 2008, le nombre d’internautes a augmenté de 39 %. Les établissements d’enseignement sont connectés à 100 %, et les cybercafés se sont multipliés dans toutes les villes du pays.
Cette progression s’explique en partie par le volontarisme des autorités. Pour les pouvoirs publics, le développement des nouvelles technologies représente un formidable outil de croissance économique. En investissant dans ce secteur, la Tunisie pourrait à long terme basculer d’une économie de la sous-traitance à une économie du savoir. C’était d’ailleurs le thème de la seconde phase du Sommet mondial sur la société de l’information, que la Tunisie a accueillie en 2005. Le pays peut même se targuer d’abriter un Festival international d’Internet qui se tient chaque été à Sousse. Cette rencontre, soutenue par les autorités, a pour but d’aider à la démocratisation d’Internet.
« Usage proprement tunisien »
« Pendant longtemps, l’usage quotidien a été réservé à une élite qui avait les moyens de s’acheter un ordinateur, de payer un abonnement et qui maîtrisait les outils Internet », explique Younes, le dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la création de sites Web. Aujourd’hui encore, la mauvaise qualité des connexions et le coût prohibitif des abonnements découragent des internautes potentiels. Le nombre d’abonnements à l’ADSL, qui était de 166 000 en août 2008, peine à progresser, mais l’arrivée d’Orange sur le marché pourrait démocratiser un peu plus l’usage du Web. De leur côté, les autorités se sont engagées à augmenter les capacités de la bande passante et à installer un nouveau câble sous-marin entre la Tunisie et l’Italie.
« Aujourd’hui, il y a une vraie démocratisation d’Internet, surtout parmi les jeunes. Pour preuve, les marques sont de plus en plus présentes sur le Web pour faire leur publicité », ajoute Younes. Durant le dernier ramadan, la boisson gazeuse Viva avait mené une campagne sur Facebook avec un film d’une minute tourné spécialement pour la Toile. On n’use cependant pas du Net comme en France ou aux États-Unis. « Il y a un usage proprement tunisien du Web », estime Emna Ben Jemma, journaliste et blogueuse tunisoise. Les internautes tunisiens sont peu portés sur les sites d’actualité ou sur les achats en ligne. Seulement 17 % d’entre eux l’utilisent pour faire des réservations ou des commandes. Ils sont en revanche fans de supports vidéo et audio, et 74 % d’entre eux téléchargent des fichiers MP3.
Mais c’est le Web 2.0, c’est-à-dire l’interface la plus interactive du Net, qui séduit les Tunisiens. « Hi5 d’abord, puis Facebook ont été de véritables phénomènes de société », explique Sofia, une fan d’Internet. Aujourd’hui, Facebook rassemble plus de 850 000 utilisateurs tunisiens, ce qui représente un des taux les plus élevés des pays du Sud proportionnellement à la population.
Un moyen d’aller en Europe ?
Si les forums de discussion séduisent tellement, c’est d’abord parce qu’ils permettent de créer du lien social. On se tient au courant des sorties culturelles, on s’invite dans des soirées très exclusives, on se rassemble selon ses centres d’intérêt. Formidable espace de liberté, Internet est aussi un moyen d’expression pour beaucoup de jeunes qui tiennent un blog quotidien. « La culture a beaucoup bénéficié de Facebook, c’est un moyen pratique et gratuit de communiquer sur des événements », ajoute Emna.
« Je passe énormément de temps sur Internet, reconnaît Mouna, et je suis connectée à Facebook 24 heures sur 24. Moi qui suis timide, cela me permet de rencontrer des gens et, pourquoi pas, un jour, de trouver l’amour. » Dans une société où les tabous liés à la sexualité et aux relations hommes-femmes sont encore tenaces, Internet attire massivement les jeunes célibataires. « La plupart des gens utilisent Facebook pour la drague. Il y en a même qui se filment avec une webcam en espérant qu’une personne étrangère s’intéresse à eux et les fasse venir en Europe ! » explique Samir, un étudiant de 20 ans.
Une étude de l’ambassade de France réalisée durant l’été 2008 montre que les Tunisiens font plutôt un usage ludique du Web. « L’utilisation politique d’Internet reste assez marginale », avance le rapport. Et pour cause… Paradoxe tunisien : alors que les autorités encouragent l’accès à Internet, elles en bloquent en même temps une partie des sites et surveillent ce qui se dit sur la Toile. En Tunisie, impossible d’accéder à YouTube, à Dailymotion, à des sites pornographiques ou même à certains journaux français en ligne. « Il y a d’ailleurs une blague qui circule sur le Net à propos d’un personnage imaginaire baptisé « Ammar 404 » », s’amuse Mehdi, un jeune blogueur. Comprenez « erreur 404 », message qui s’affiche dès que l’on tente de se connecter à un site bloqué.
Prudence et astuce
Pour les internautes tunisiens, la censure de Facebook en août 2008 a été un séisme à la mesure de leur attachement à ce réseau social. Depuis quelques mois, Facebook commençait à être utilisé comme une tribune militante par certains. Après son interdiction, les internautes se sont mobilisés et ont créé des groupes tels que « Si Facebook reste fermé en Tunisie, j’émigre vers le Niger ! » Il aura fallu l’intervention du président lui-même pour que le site soit rouvert.
Conscients de l’engouement de la population, les pouvoirs publics n’ont pas pu faire l’impasse sur ce formidable outil de communication. Durant l’élection présidentielle d’octobre 2009, des dizaines de groupes se sont créés sur Facebook pour mener campagne en faveur de Ben Ali. « Pendant l’élection, je ne me privais pas de faire des commentaires parfois critiques sur mon profil. Pour l’instant, je n’ai pas eu de problèmes », indique une internaute.
Les internautes tunisiens font preuve de prudence, de double langage et d’un sens certain de l’astuce. « Les forums de football sont très prisés et pas seulement par les fans de sport. C’est l’occasion de se défouler et de parler de tas d’autres choses que du ballon rond », confie Malika. « Il est finalement extrêmement difficile d’exercer un contrôle total sur Internet. Les gens passent par des chemins détournés comme les proxys et peuvent accéder aux sites malgré tout », explique Younes.
09:55 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, internet, zine el abidine ben ali, jeunesse, facebook
lundi, 07 décembre 2009
Chine : Nouvelle offensive chinoise contre la pornographie sur internet
Après le « logiciel pirate », contesté par les fabricants d'ordinateurs, le gouvernement chinois vient de lancer une vaste campagne de délation contre les sites pornographiques. Succès assuré, puisque le gouvernement est prêt à payer cher pour mieux contrôler la Toile.
Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin
L'année 2009 aura été celle de la reprise en main de l'internet, après l'ouverture concédée à l'occasion des Jeux Olympiques. Mais depuis quelques mois, le ton a changé.
Après le « Barrage vert », ce logiciel espion destiné à interdire l'accès à certains sites, les autorités chinoises viennent de lancer un vaste appel à la délation. Une version très modernisée du chasseur de prime, version internet. Chaque internaute qui dénoncera l'existence d'un site jugé pornographique se verra remettre une prime qui pourra atteindre 10 000 yuan, soit environ 1 000 euros.
Pour cela, le gouvernement a mis en place depuis vendredi une ligne téléphonique spécialisée ainsi qu'une adresse internet. Et depuis deux jours, « le succès est total », nous assurent les responsables de ce projet : 500 appels en 24 heures, plus de 10 000 connexions internet.
Une nouvelle initiative qui peut faire frémir les partisans de la liberté sur internet déjà malmenée. Malgré la réserve de certains constructeurs, la Chine est tout de même en train d'imposer le logiciel espion sur les ordinateurs vendus en Chine. Cette campagne de moralisation de l'internet frappe également des portails d'accès à des blogs dissidents.
Quelques jours seulement après le passage du président Obama à Pékin, qui a réclamé à plusieurs reprises plus de liberté sur le Net, la Chine montre sa volonté de contrôler internet encore plus sévèrement.
16:03 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, internet
mardi, 01 décembre 2009
La course folle à l'innovation
Fans de nouvelles technologies, les jeunes urbains sont la cible privilégiée des opérateurs© Sven Torfinn/Panos-Rea
Sur un marché à la croissance fragile, les opérateurs redoublent d’imagination pour diversifier leur offre et enrichir leurs contenus. Transferts de données, M-Banking, accès à Internet… Le mobile est bien plus qu’un simple téléphone. Surtout en Afrique.
La croissance s’essoufle, s’alarment les milliers de professionnels réunis pour le salon Africacom, les 11 et 12 novembre derniers, au Cap. C’est grave, Docteur Telco (le terme désigne les opérateurs télécoms dans le jargon du secteur) ? L’activité accuse plutôt une baisse de régime. Si la croissance ralentit depuis 2008, la performance est toujours à deux chiffres en 2009 (+ 26 %). À la fin du mois de juin, l’Afrique comptait 412,4 millions d’abonnés, soit 90,8 millions de plus en un an.
Il n’empêche, l’heure n’est plus à la pleine euphorie, avec des marges opérationnelles et des chiffres d’affaires moins flamboyants, un Arpu (revenu moyen par abonné) qui devrait décliner jusqu’en 2013… Dans ce contexte, les opérateurs de téléphonie mobile n’ont pas le choix. Ils doivent se montrer plus offensifs dans la course aux services à plus forte valeur ajoutée. Et être le plus innovants possible. Depuis deux ans, priorité est donnée à la diversification de l’offre. Avec ce double challenge : offrir la gamme de services la plus pointue possible tout en s’adaptant à un marché de masse avec des tarifs compétitifs.
Systèmes d’alertes par SMS pour avertir de la fin du crédit d’appels, loteries à distance… Les opérateurs rivalisent d’idées. Jusqu’à instaurer un système de tarification dynamique, comme Orange au Botswana : des SMS préviennent de plages horaires à tarifs promotionnels. L’opérateur optimise l’utilisation de son réseau et en évite ainsi la saturation.
Fidéliser les clients
L’innovation gagne en sophistication. Des projets concernant la santé (M-Health) ou l’agriculture sont en phase pilote. Collecte de données, prévention, formation, conseil… le potentiel est là. MTN, en partenariat avec Google et la Grameen Foundation, a lancé « Farmers Friend » en juin 2009. Disponible en Ouganda, le service fournit des conseils aux agriculteurs. Dans le même pays, Google teste son moteur de recherche AppLab (conçu à l’initiative de Grameen) accessible par SMS : informations météo, agricoles, sportives… De son côté, le ghanéen Bright Simons a lancé MPedigree au Ghana, au Nigeria et au Rwanda pour lutter contre la contrefaçon des médicaments. Il suffit d’envoyer par SMS le code d’identification figurant sur l’emballage du médicament pour en vérifier l’authenticité.
Au nombre des innovations, le M-Commerce tient la tête d’affiche. La palme en revient à Safaricom avec M-Pesa, lancé en 2007 au Kenya. Aujourd’hui, l’opérateur commence à en tirer quelques bénéfices. De son côté, Chris Gabriel, directeur général Afrique du groupe Zain, revendique 10 millions d’usagers pour Zap (dont 1 million de clients réguliers), le système de M-Commerce développé par le groupe. Une nouvelle activité que Zain veut également utiliser pour fidéliser sa clientèle.
Car, pour rester dans la course, les opérateurs prêtent davantage attention à la relation client et font travailler leur matière grise pour fidéliser notamment les abonnés qui jonglent d’une carte SIM à l’autre en fonction des promotions des différents opérateurs.
Tout est donc fait pour séduire l’utilisateur. Ainsi du groupe libanais Comium en Côte d’Ivoire, qui opère sous deux marques : Koz et Comium. À chacune sa gamme de clients. Envie d’envoyer un bouquet à sa dulcinée ? Il suffit d’appeler le service de « conciergerie » de Comium, qui cible les hauts revenus. À Koz, tous les autres.
C’est une évidence, le mobile ne sert plus seulement aux appels. Les poids lourds panafricains, Vodafone, MTN, Zain et Orange notamment, qui ont trusté les clients aux Arpu les plus élevés, font tout pour les conserver dans leur giron. « Nous avons été les premiers à lancer l’iPhone en Afrique », précise Marc Rennard, responsable Afrique chez Orange. Un produit de niche plébiscité par les clients professionnels mais aussi par de jeunes urbains pourtant moins dotés. Idem pour le BlackBerry et autres smartphones. Certains sont prêts à sacrifier des mois de salaire pour s’offrir ces bijoux de technologie.
Davantage de valeur ajoutée
Les opérateurs doivent donc faire le grand écart pour répondre aux besoins différents de deux types de clientèle : ceux qui consacrent plusieurs centaines de dollars par mois à leur budget télécoms, et les plus démunis (avec un Arpu mensuel qui peut glisser à 2 dollars).
Si le paysan africain n’a pour l’heure pas besoin de surfer sur la Toile, la clientèle professionnelle et les urbains boostent le développement de l’offre data (transfert de données par mobile) et Internet. Safaricom compte tirer du data 25 % de ses revenus en 2010, contre 17 % aujourd’hui. « Aujourd’hui, la plupart des licences sur le marché sont globales, souligne Guy Zibi, fondateur d’AfricaNext. Des opérateurs obtiennent des licences à plus forte valeur ajoutée, notamment avec la transmission de données. » Idem pour Internet. On ne parle plus seulement 2G, mais 3G, wimax et LTE, la norme de quatrième génération. Safaricom a vu le nombre de ses clients 3G tripler entre 2008 et 2009, passant à 1,6 million. Zain vient de confier à Aircom International la mutation de son réseau 2G vers la 3,5G au Ghana. La tendance est à l’intégration et à l’acquisition de fournisseurs d’accès Internet (FAI). En Côte d’Ivoire, MTN a racheté en 2008 le FAI Afnet et Arobase Telecom (fixe, semi-mobile, Internet). En ligne de mire, la convergence. Orange s’est lancé dans le triple play (téléphone, Internet, TV) au Sénégal. Et c’est sans compter la mise en service des câbles sous-marins promis d’ici à 2011 qui vont doper la large bande disponible, à ce jour insuffisante. En attendant, les opérateurs ont bien saisi l’intérêt d’offrir du contenu. MTN s’est associé à l’indien IMImobile pour offrir un flux de contenus à ses abonnés et compte bien miser sur l’effet Coupe du monde de football en 2010. À quand le boom de la vidéo ? Zain propose la télévision sur mobile depuis 2004 à Bahreïn. « Dans un avenir proche, l’Afrique a plus besoin de services pratiques et d’utilité publique que de multimédia », juge Matt Reed, analyste chez Informa Telecoms. Un avis que ne partage pas Devine Kofiloto, consultant chez Teleplan Consulting : « Je suis sûr que ça peut marcher. Mais il faut faire les investissements nécessaires. »
Vaste programme, à l’heure où les opérateurs tâchent de serrer les boulons des dépenses. Comment se développer à moindre coût ? On parle de plus en plus d’externalisation, de mutualisation des investissements et de partage des infrastructures. En juin 2009, Zain a confié à Ericsson la gestion de son réseau au Nigeria. En termes de partage des infrastructures, le Nigeria, qui s’est doté d’un cadre réglementaire dès 2007, fait figure de modèle. En septembre 2009, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 30 millions de dollars au nigérian Helios, spécialisé dans la colocation d’infrastructures télécoms. Orange collabore avec MTN au Cameroun et avec Safaricom au Kenya. « Pour durer, pas moyen de faire autrement », tranche Devine Kofiloto. Mais les résistances demeurent. Difficile d’envisager un concurrent comme un partenaire. Pourquoi un leader déjà doté d’un réseau solide le partagerait-il ? Pas sûr qu’il ait envie de faciliter l’accès au réseau et donc le développement des petits acteurs et nouveaux entrants. « Les mentalités doivent changer », soupire un expert. Et les autorités de régulation de se saisir de la question.
15:06 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, téléphonie mobile, télécommunication, innovation
lundi, 16 novembre 2009
L'Egypte crée le premier nom de domaine en arabe
Les caractères non latins sont désormais autorisés pour les noms de domaine© AFP L'Egypte a annoncé dimanche le lancement du domaine internet . misr qui deviendra le premier en caractère arabe, en marge d'une conférence consacrée à la gouvernance du réseau à Charm el-Cheikh.
Le nom, qui veut dire Egypte en arabe, sera enregistré à partir de lundi 00H00 (22H00 GMT dimanche) comme les . com ou . org, a expliqué le ministre égyptien des Communications, Tarek Kamel, lors du 4e Forum de gouvernance d'internet (IGF).
"Maintenant nous pouvons dire qu'internet parle arabe", a lancé M. Kamel.
Cette annonce intervient après la décision de l'organisme américain gestionnaire d'internet et des noms de domaine (Icann) de mettre un terme à l'utilisation exclusive des caractères latins pour les noms de domaine.
"La voix du monde en développement doit être entendue", a dit lors de la conférence le sous secrétaire général de l'ONU pour les Affaires économiques et sociales, Sha Zukang.
Diversité culturelle, cyberdélinquance et liberté d'expression
Cette conférence de quatre jours regroupe plus 1. 500 représentants gouvernementaux, d'ONG, et du secteur pour discuter de l'avenir d'internet.
Cette année, l'IGF se penche sur l'amélioration de l'accès au réseau, l'encouragement de la diversité culturelle, la lutte contre la cyberdélinquance ainsi que la censure, la sécurité et la liberté d'expression sur la toile.
L'Egypte a récemment été accusée de censurer le réseau internet et d'avoir arrêté "pour raisons de sécurité" plusieurs blogueurs et défenseurs de l'internet libre.
Les autorités égyptiennes ont notamment obligé les clients des cybercafés à donner leur nom, adresse e-mail et numéro de téléphone portable, sur lequel ils reçoivent un code pour accéder à l'internet.
12:18 Publié dans TECHNOLOGIES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, internet, technologie, igf, nom de domaine
mercredi, 28 octobre 2009
Désactivation d'antivirus : G-Data dénonce un test trop "spécifique"
Publié le 27/10/2009 par Le Point.fr
Par Guerric Poncet

G-Data livre sa réaction en exclusivité au point.fr © G-DATA
"Il s'agissait de manipulations physiques sur la machine", avance, en guise de défense, G-Data. En clair, les experts en sécurité étaient assis devant les ordinateurs cibles et disposaient des droits d'administrateur sur le système d'exploitation. "À moins de laisser sa porte ouverte et son ordinateur allumé sur un compte d'administrateur, on ne peut pas arriver à une telle situation aussi rapidement." Interrogé sur la possibilité de prendre à distance le contrôle de l'ordinateur pour arriver au même résultat, l'éditeur d'antivirus reconnaît : "Ce serait possible de le faire de l'extérieur, mais ce serait beaucoup plus long."
Organisé dans le cadre du congrès iAWACS, à l'École supérieure d'informatique électronique automatique (ESIEA) de Laval, le concours avait pour but de prouver la vulnérabilité des antivirus grand public. Sans proposer d'alternatives plus efficaces.
12:31 Publié dans TECHNOLOGIES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : désactivation d'antivirus, g-data, antivirus, internet
samedi, 17 octobre 2009
Panne d’internet au Niger : une faillite technique

Par LC pour APCNouvelles
CALGARY, Canada, 13 octobre 2009
Le SAT-3 n’atterrit pas directement au Niger qui n’a pas de côtes maritimes, mais il atterrit au Bénin, pays limitrophe par lequel le Niger s’est interconnecté et qui a évidemment été lui aussi affecté par cette rupture. Le Niger et ses voisins se retrouvent donc sans connexion et le Niger, assujetti au Bénin pour se reconnecter. En l’absence de renforts conséquents, les Nigériens sont pratiquement impuissants face à cette impasse – 70% de la bande passante du pays passe par le Bénin. Pourquoi le Niger se fie-t-il alors exclusivement au Bénin pour se connecter, alors qu’une solution satellitaire de rechange aurait pu minimiser la situation de rupture ?
La dépendance du Niger par rapport aux infrastructures béninoises peut être attribuée au fait que le Bénin, pays côtier, possède la fibre optique SAT-3 qui fournit la connexion haut débit du Niger, lui permettant ainsi de passer de 25Mb/S à 155Mb/S. Celle-ci est gérée par l’opérateur historique national, SONITEL et sans-elle, le Niger serait obligé d’avoir recours à des connexions satellitaires pour le moment pratiquement inexistantes et surtout, inabordables, et donc impensables comme système quotidien pour se connecter. Impuissant face à cette situation, c’est maintenant un jeu d’attente pour le Niger, pendant que le bateau câblier dépêché en mer par le Bénin et le consortium SAT-3 à partir de l’Afrique du Sud entreprend les réparations.
La leçon tirée de cette faillite technique
Bien que pour l’instant, le Niger doive attendre les réparations du câble – qui aux dernières nouvelles a été rétabli – nous pouvons espérer qu’une leçon aura au moins été tirée de cet incident technique ; « Cette rupture du câble a permis de se rendre compte de la vulnérabilité du dispositif de télécommunications au Niger. Il fait aussi ressortir l’importance de disposer d’un back up de rechange et surtout la nécessité de construire le tronçon fibre optique avec le Burkina Faso », explique M. Adamou Iro, expert juriste-manager en Technologies Informatiques & Télécoms à Niamey. Le SAT-3 est en effet le seul câble disponible pour se connecter à l’internet à grande vitesse. Les seules autres options possibles, si la SONITEL ne veut pas payer des sommes exorbitantes pour une connexion de rechange par satellite, seraient de trouver un accord avec les opérateurs télécoms des pays voisins sur des moyens alternatifs.
Présentement, la SONITEL n’a aucun plan d’urgence en place. Selon M. Iro, la raison pour laquelle la SONITEL ne dispose pas de ce type de plan est un problème de gestion interne et de ressources humaines. La SONITEL devrait normalement être sanctionnée par l’Autorité de régulation des télécommunications (ARM) pour rupture de service public, puisqu’une solution de rechange ou une minimisation de la panne auraient raisonnablement dû être prévues – il est du devoir de l’ARM et du gouvernement de veiller à ce qu’un plan stratégique et un dispositif soient conçus et disponibles pour faire face à de telles situations. Le fait qu’une société de cette envergure n’ait rien de prévu en cas d’urgence reflète un manque de compétences et de ressources humaines ou tout au moins une responsabilité technique injustifiable.
Pourtant, les problèmes de connexion au Niger vont au-delà d’un câble brisé – en fait, presque 80% des communautés rurales au Niger n’ont toujours pas accès à des services de communications de base comme le mobile ou la téléphonie fixe, et donc encore moins à l’internet. Néanmoins, le taux du téléphone mobile est monté à 19,5% depuis 2005, où il était à 4,6% et le taux dans les zones rurales à peine desservies est monté de 1,4 à 12,9 % pour cette même période, selon l’Institut Nigérien de la Statistique (INS). Malgré ces avancées, la situation des télécommunications au Niger est loin d’être satisfaisante. Selon une recherche menée par M. Iro dans le cadre du projet Communiquer pour influer en Afrique centrale, de l’Est et de l’Ouest (CICEWA) pour l’Association pour le progrès des communications, des problèmes fondamentaux se trouvent au niveau de la Déclaration de Politique des télécommunications datant de 1999 et qui est aujourd’hui complètement dépassée quant aux objectifs que se sont assignés les pouvoirs publics dans le secteur. Ce qui a eu pour conséquence le timide développement du secteur dans le pays, avec notamment des infrastructures inadéquates ; le niveau des prix pratiqués par les opérateurs en sont le résultat.
Un pas vers l’action
Il est évident que des lacunes dans le secteur des télécommunications ont été constatées, mais curieusement, les réformes entamées en 1999 n’ont pas permis d’opérer les changements nécessaires. Pourquoi et à qui peut-on imputer ces manquements ? La réforme du secteur des télécommunications au Niger et surtout la privatisation de l’opérateur historique SONITEL ont été un échec. Dans un effort de modernisation des infrastructures dans le pays et de création d’un secteur sain dans un environnement concurrentiel, la SONITEL a entrepris un processus de réformes de plus de 13 milliards de Fcfa (29 millions de dollars US). Mais les infrastructures sont restées obsolètes et, comme l’explique M. Iro « la SONITEL a même résilié certains contrats avec ses fournisseurs à l’international comme les providers satellitaires qui auraient dû servir de solution de rechange au moment de la panne de la fibre optique SAT-3 ».
Douze ans après les réformes, la population nigérienne, l’État du Niger et le personnel de l’opérateur historique, se trouvent face à un constat d’échec qui aurait pu être évité, si tous les acteurs avaient joué leur rôle en toute responsabilité. Les plaintes, aussi bien des consommateurs que des pouvoirs publics, sur la privatisation de l’opérateur historique, reprochent au repreneur stratégique LAICO (l’organe qui a été mis en charge de privatiser et restructurer la SONATEL) de ne pas avoir respecté son cahier de charges. Beaucoup de zones, surtout en milieu rural, n’ont pas été couvertes ; les tarifs de communication n’ont pas baissé de façon significative et restent hors de la portée de la grande majorité des Nigériens. La réforme de libéralisation du secteur n’a pas pu véritablement instaurer la concurrence au profit du consommateur, et la télédensité est restée relativement faible.
Le Collectif des Syndicats du secteur des télécommunications qui n’entend pas rester muet face à cet état de fait a plusieurs fois tiré sur la sonnette d’alarme et a fini par conclure aussi sur l’échec de la réforme et surtout de la privatisation de la SONITEL. L’une des plus évidentes conclusions des Nigériens face à cette situation est que : La gestion des investissements actuellement réalisés ne tient compte ni des intérêts technologiques encore moins des intérêts économiques et financiers de l’État du Niger, des populations et du personnel de la SONITEL.
M. Iro écrit dans son rapport : « En effet ni l’Autorité de régulation, ni le ministère de la Communication n’a pris l’initiative d’élaborer et faire adopter les textes réglementaires d’application indispensables à la sanction effective des opérateurs qui ne respectent pas leurs cahiers de charges. C’est pourquoi à ce jour plusieurs mises en demeure adressées par l’Autorité de régulation aux différents opérateurs de télécommunications sont restées pratiquement sans effet et non suivies de sanction ». Si tel est le cas avec la concurrence et la régulation du secteur des télécommunications, il n’est donc pas surprenant que ces derniers n’aient pas non-plus pu prévoir comment minimiser la dépendance du pays aux infrastructures béninoises pour la connexion au haut débit en cas de panne
Cet article a été écrit dans le cadre du projet Communiquer pour influer en Afrique Centrale, de l’Est et de l’Ouest (CICEWA) par APC, afin de promouvoir le plaidoyer pour un accès abordable aux TICs pour tous. CICEWA cherche à définir les obstacles politiques qui préviennent un accès abordable à l’infrastructure des TIC en Afrique et à demander leur élimination afin de créer une plateforme solide pour la connectivité sous-régionale en Afrique de l’Est, de l’Ouest et Centrale.
Vendredi 16 octobre 2009, par L'Association pour le progrès des communications
Source : afrik.com
10:48 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, niger
mercredi, 14 octobre 2009
Jacques Chirac contre l'extinction de voix
Jacques Chirac contre l'extinction de voix© Vincent Fournier / Jeune Afrique On connaissait la passion de Jacques Chirac pour les arts premiers. La dimension linguistique de cet héritage culturel est également au cœur des préoccupations de l’ancien président français. Le 6 octobre, au Musée du quai Branly, à Paris, il a présenté les activités de sa fondation au service de la préservation des langues rares, initiées dans le cadre du « programme Sorosoro »*.
Les chiffres sont éloquents. Chaque année, une centaine d’idiomes disparaissent, sur les 6 000 encore parlés aujourd’hui. D’ici au milieu du XXIe siècle, c’est la moitié de la diversité linguistique universelle qui est menacée. La « fracture numérique » – un thème également cher à Jacques Chirac – constitue un facteur aggravant, puisque plus de 90 % des contenus diffusés sur Internet le sont en une douzaine de langues.
Plus de cinq cents autres, pratiquées par une centaine de personnes seulement, sont menacées à très court terme. Comme le sorosoro (dont le nom signifie « souffle, parole ») qui n’est plus parlé que par une dizaine de personnes au Vanuatu, dans le Pacifique. Ou le punu, au Gabon (100 000 locuteurs), qui pourrait ne pas résister aux mouvements migratoires.
Au-delà de son aspect culturel, la défense de la diversité linguistique peut se révéler précieuse dans la transmission des savoirs ancestraux. Les principes actifs de plus des deux tiers des médicaments (comme l’extrait de quinine, pour lutter contre la malaria) sont issus de la flore et la connaissance de cet univers disparaît souvent avec les civilisations. « L’idée selon laquelle l’existence d’une seule langue apporterait la paix est un mythe absolu », estime le linguiste David Crystal. Dans le sillage de l’Unesco, « Sorosoro » travaille à une « encyclopédie numérique des langues » visant à graver cette tradition orale sur tous les supports (vidéo, audio et informatique) et à l’offrir sur Internet à travers « une télévision des langues ».
(*) www.sorosoro.org
13:11 Publié dans CULTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, internet, unesco, culture, jacques chirac, programme sorosoro, musée du quai branly
samedi, 12 septembre 2009
Quand Internet piège les politiques
Publié le 11/09/2009 par Le Point.fr

Chahuté par des pêcheurs en colère dès son arrivée au Guilvinec, Nicolas Sarkozy essuie de multiples insultes avant de répliquer © AFP PHOTO.
Juin 2009. Manuel Valls visite une brocante à Évry, dont il est député-maire. "Belle image de la ville d'Évry... Tu me mets quelques Blancs, quelques white, quelques blancos." Il porte un micro-cravate et la chaîne Direct 8 diffuse la scène dans un reportage de son émission Politiquement parlant.
Juin 2008. Les micros sont branchés, les caméras tournent. Invité du 19/20 de France 3, Nicolas Sarkozy est passablement irrité par l'accueil glacial réservé par un technicien sur le plateau avant le début du direct. "C'est une question d'éducation. Quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même. Incroyable ! Et grave !" Et de poursuivre : "Ça va changer."
Juin 2008. Chahuté par des pêcheurs en colère dès son arrivée au Guilvinec, Nicolas Sarkozy essuie de multiples insultes.
La réponse du chef de l'État ne se fait pas attendre : "Toi, si tu as quelque chose à dire, tu n'as qu'à venir ici ! (...) Tu n'as qu'à descendre !", lâche-t-il à l'un des pêcheurs.
Février 2008. En réaction au refus d'un visiteur du Salon de l'agriculture de lui serrer la main - "Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis" -, Nicolas Sarkozy répond : "Casse-toi alors, pauv' con !"
Juin 2007. Dans un reportage diffusé par la chaîne lyonnaise TLM, l'ancien secrétaire général délégué de l'UMP Patrick Devedjian traite l'ancienne députée du Rhône Anne-Marie Comparini de "salope". Dans un communiqué il déplore "la diffusion d'images volées lors d'une conversation privée" et ajoute : "Ces images n'avaient aucune vocation à être diffusées."
F évrier 2007. Rachida Dati, alors porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, rencontre Bruno Julliard, à l'époque président de l'Unef (Union nationale des étudiants de France). Paul Wermus, qui anime le débat, se tourne vers Rachida Dati qu'il appelle "Madame la ministre". Cette dernière qui deviendra garde des Sceaux trois mois plus tard, lui répond "ministre de la rénovation urbaine à coup de Kärcher".
Novembre 2006. En pleine campagne d'investiture du candidat PS à l'élection présidentielle, une vidéo postée par "Jules-Ferry", filmée à Angers en janvier 2006 est diffusée sur la Toile. Ségolène Royal y préconise une "mesure révolutionnaire" : imposer les 35 h aux professeurs des collèges qui ne devraient quitter l'établissement qu'une fois leurs cours finis.
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12:09 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, internet







