jeudi, 31 décembre 2009
Jean-Louis Laborde : « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique est le troisième relais de croissance »
Jean-Louis Laborde : « Après la Chine et l'Inde, l'Afrique est le troisième relais de croissance »© Vincent Fournier pour Jeune Afrique À 54 ans, il pilote depuis près de quinze ans les activités du groupe sur le continent. Avec une croissance soutenue en Afrique du Nord et de bonnes performances au sud du Sahara, le groupe tente de percer en Afrique anglophone.
JEUNE AFRIQUE : Pernod Ricard fête cette année le centenaire de la naissance de son fondateur. Comment passe-t-on du Ricard au whisky et à la vodka ?
Jean-Louis Laborde : Le groupe Pernod Ricard a pris un premier grand virage en 2001 lorsqu’il s’est recentré sur ses fondamentaux, les spiritueux, à la faveur de la reprise de 38 % des activités vins et spiritueux du canadien Seagram, cédées par Vivendi pour 3,2 milliards de dollars. À cette occasion, le groupe a récupéré quelques grandes marques de whisky, comme Chivas Regal et The Glenlivet, mais, surtout, il a doublé de taille et s’est imposé comme l’un des principaux opérateurs mondiaux dans les vins et les spiritueux. L’autre tournant est l’acquisition en 2005 d’Allied Domecq, en partenariat avec l’américain Fortune Brands, pour 10,7 milliards de dollars. Enfin, le rachat en juillet 2008, pour 5,6 milliards d’euros, du groupe suédois Vin & Sprit, propriétaire de la vodka Absolut, complète notre positionnement sur le haut de gamme, avec un portefeuille de quinze marques de prestige stratégiques.
Que représente l’Afrique pour vous et est-elle vraiment une priorité ?
Nous sommes en Afrique depuis près de trente-cinq ans à travers la Société d’exportation des grandes marques (SEGM), créée à l’époque pour s’occuper, entre autres, des ventes de nos marques sur le continent. Mais en 1997, en prenant une ampleur internationale, Pernod Ricard a décidé de se réorganiser en grandes filiales régionales de distribution – Europe, Asie, Amériques… –, au nombre de cinq aujourd’hui, qui adaptent localement la stratégie et le marketing de nos élaborateurs propriétaires de marques tels que Chivas Brothers à Londres, Martell, Mumm et Perrier-Jouët en France, The Absolut Company en Suède, Irish Distillers en Irlande (Jameson)…
Dans cette organisation décentralisée, l’Afrique (hors partie sud du continent) et le Moyen-Orient (hormis les Émirats arabes unis) représentent pour Pernod Ricard Europe, dont ils dépendent, environ 3 % des activités de cette filiale de distribution. Elle représente elle-même 34 % du chiffre d’affaires global du groupe.
On entend davantage parler du numéro un mondial, Diageo, que de vous. Qui sont vos concurrents ?
Autant dire que, en dépit d’un portefeuille de marques significatif en Afrique depuis une décennie, il nous reste beaucoup à faire face à notre principal concurrent Diageo, le leader mondial des vins et spiritueux, dont le poids historique sur le continent est beaucoup plus important. Diageo est solidement implanté grâce à la bière, qui n’est pas dans notre portefeuille. D’autres concurrents sont positionnés sur notre segment, comme Baccardi-Martini, Laurent-Perrier, Rémy Cointreau ou LVMH. Et certains opérateurs tels que Castel ou SABMiller interviennent sur une tranche de produits aux prix plus bas, le pastis, le whisky, les vins et la bière.
Votre positionnement haut de gamme est-il un frein sur le continent ? Quelle est votre stratégie ?
D’abord, nous abordons le continent pays par pays, avec une approche spécifique en fonction des marchés. Ensuite, nous distinguons deux grandes régions : l’Afrique du Nord, que nous pilotons depuis Paris, et l’Afrique subsaharienne, qui demande une plus grande proximité avec deux antennes historiques, au Gabon et en Côte d’Ivoire, puis une autre au Cameroun, que nous allons compléter en 2010 avec l’ouverture d’un bureau au Ghana.
L’Afrique du Nord est votre premier marché ?
En Afrique du Nord, notamment au Maroc et en Égypte, nos deux marchés phares, notre développement est soutenu. Au Maroc, nous sommes leader grâce à nos whiskys Chivas Regal et Ballantine’s, mais aussi avec Ricard et le gin Beefeater, qui enregistrent de belles croissances. Selon l’International Wine & Spirit Record (IWSR), Pernod Ricard détient 36 % de parts de marché au Maroc, contre 29 % à Diageo. Nous en possédons 22 % en Égypte, contre 27 % pour le leader mondial, alors qu’en Tunisie nous avons 34 % de parts de marché, contre 55 % pour Diageo. La boisson anisée Ricard affiche aussi une hausse en volume de 15 % au Maghreb. Quant à notre vodka Absolut, elle est leader.
À la différence de Diageo, vous n’avez pas de marques de bières. N’est-ce pas pénalisant au sud du Sahara ?
Nous souhaitons d’abord réduire l’écart avec notre principal concurrent, malgré la bonne performance de notre whisky Clan Campbell en Côte d’Ivoire et de Ricard en zone francophone. Notre portefeuille, désormais complet avec une présence dans le cognac et les champagnes, contrairement à Diageo, est un avantage certain. Dans ce contexte, et sur un continent qui fait la part belle au whisky, nous misons sur les pays anglophones en transition démocratique comme le Ghana, le Nigeria ou le Kenya avec Chivas et Ballantine’s. En Afrique du Sud et en Angola, gérés depuis notre filiale basée au Cap, Jameson, notre whiskey irlandais, réalise un parcours remarquable. Nous comptons également sur nos vins du « nouveau monde », parmi lesquels notre marque australienne Jacob’s Creek ou la néo-zélandaise Montana, et sur nos vins espagnols, comme Campo Viejo, qui s’y développent bien. Nous travaillons en étroite collaboration avec nos distributeurs locaux en tenant compte des spécificités des pays pour développer une stratégie marketing adaptée.
Comment évoluera le marché dans la prochaine décennie ?
Après la Chine et l’Inde, le continent, notamment l’Afrique subsaharienne, représente le troisième relais de croissance mondial avec un gros potentiel, sous réserve d’une amélioration de la gouvernance dans la plupart des pays. La croissance économique et la hausse de la démographie devraient contribuer à favoriser l’émergence d’une classe moyenne. Le développement de la grande distribution au Maroc, au Gabon et en Côte d’Ivoire notamment confirme cette tendance. Il faudra cependant encore compter avec la distribution traditionnelle via les marchés de gros qui alimentent un tissu de petites boutiques. Néanmoins, nous adaptons nos prix de vente d’un pays à un autre en fonction du niveau de vie de la population. Prenons rendez-vous dans cinq ans pour refaire un point.
14:24 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, interview, jean louis laborde, pernod ricard
mardi, 29 décembre 2009
Alpha Blondy, star du reggae : “L’ivoirité n’est pas morte”
| mardi 29 décembre 2009 - Par Notre Voie |
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Nomination comme ambassadeur de la paix de la CEDEAO, situation sociopolitique en Guinée, élection présidentielle en Côte d’Ivoire, concept d’ivoirité… Alpha Blondy se déchaîne. La star ivoirienne du reggae interpelle les Ivoiriens sur le péril tribal et établit la responsabilité de l’ONUCI dans l’attentat manqué contre le Premier ministre, Guillaume Soro.
Notre Voie : Vous avez été nommé ambassadeur de la paix de la CEDEAO le 14 novembre dernier, au cours d’une cérémonie officielle au Nigeria. Sans oublier que vous êtes aussi ambassadeur de la paix de l’ONU pour la Côte d’Ivoire. Qu’est-ce que ces distinctions ont-elles changé en vous ?
Alpha Blondy : Le fait qu’on me confie de si lourdes responsabilités signifie qu’il y a un besoin pressant de personnes pouvant encourager la paix dans la sous-région ouest- africaine et sur le continent. Je crois que le fait que je dénonce régulièrement les guerres et les coups d’Etat ne laisse pas les observateurs indifférents. Vous savez, je ne peux pas faire semblant. Mon objectif n’est pas de me faire voir. Il s’agit simplement de réussir ma mission de sensibilisation de l’opinion publique. Moi, je ne suis pas un politicien. Retenez que je prends ces nominations très au sérieux. J’ai d’ailleurs de petits projets de grande envergure.
N.V. : Lesquels ?
A.B. : Je prévois déjà des concerts au niveau de la Côte d’Ivoire. Je ne serai pas prolixe sur cette question, puisque le financement n’est pas encore bouclé. La dynamique qui m’anime, c’est d’identifier avec précision tous les problèmes susceptibles de causer l’instabilité dans la sous-région. Ces problèmes qui ont certainement fait trop de mal aux populations afin que les politiques voient comment les éviter.
N.V. : La Guinée-Conakry traverse une crise aux multiples visages. En tant qu’ambassadeur de la paix de la CEDEAO, avez-vous songé à vous rendre en mission dans ce pays ?
A.B. : Il faut préciser que je ne suis pas surpris par ce qui arrive en Guinée. Lorsqu’il y a eu cette histoire de junte militaire, j’ai envoyé, lors d’une émission sur la radio Africa N°1, un message direct à Dadis Camara. Evidemment en toute courtoisie. Le 28 septembre 2009, on a tiré dans un stade sur le peuple qu’il présente comme sa raison d’être à la tête de la junte. Il nie toute implication. Soit, mais c’est grave. Je lui ai dit : «M. Dadis, organisez des élections présidentielles mais ne vous présentez pas. Faites plus tard comme ATT au Mali. Rendez votre démission de l’armée et soyez candidat indépendant, si vous le souhaitez. Le peuple que vous dites défendre verra en vous un homme de parole. Mais, avant tout, présentez des excuses publiques au peuple guinéen pour le drame du 28 septembre. Que vous soyez coupable ou non, celui qui a posé cet acte vous a discrédité. Si vous ne le faites pas, le jour où vos amis militaires et vous allez vous tirer dessus, personne ne vous défendra». Quand j’ai appris qu’on lui a tiré dessus, j’ai dit voilà…
N.V. : Vous n’irez donc pas en mission en Guinée parce que vous aviez prédit ce qui devrait arriver ?
A.B. : Non, ce n’est pas ce que j’insinue. Voyez-vous, l’implosion était prévisible. Elle était grosse comme un nez sur le visage.
N.V. : Un rapport d’enquête de l’ONU sur les événements du 28 septembre en Guinée accable la junte militaire et son chef, Moussa Dadis Camara. On parle même d’une saisine de la Cour pénale internationale (CPI). Comment jugez-vous cette option ?
A.B. : Mais quand on a tiré sur les populations civiles et fait de nombreux morts et blessés, ainsi que des femmes violées, il faut bien répondre de tous ces crimes-là. Le peuple guinéen, ce n’est pas du bétail. On ne tire pas impunément sur des citoyens parce qu’on a des idées divergentes. Vos gars font des manifestations de soutien, on trouve ça normal. Les autres font les leur, on va leur tirer dessus. Ce n’est pas démocratique et c’est inacceptable. Il faut qu’on sache qui a fait quoi et qui a donné l’ordre de faire quoi.
N.V. : L’ONUCI, en Côte d’Ivoire, vous reproche de violer votre statut d’ambassadeur de la paix de l’ONU qui vous astreint à l’obligation d’impartialité par rapport aux acteurs ivoiriens. La rumeur abidjanaise soutient que votre statut vous a été retiré. Qu’en est-il exactement ?
A.B. : Je vais vous demander, M. Depry. Est-ce que l’ONUCI est impartiale ?
N.V. : Nous n’en savons rien. C’est à vous de nous éclairer puisque vous êtes ambassadeur de la paix de l’ONU. L’êtes-vous toujours ?
A.B. : Je le demeure. Dès ma nomination, je l’ai dit. Je ne serai la marionnette de personne. Ni de l’ONUCI ni de qui que ce soit. Je ne suis pas là pour me taire. Par exemple, quand on a tiré sur l’avion de Guillaume Soro (le Premier ministre, ndlr), qui était à la tour de contrôle ? Parce que Bouaké n’est pas montagneux. Ce n’est pas la forêt dense, non plus. Ma question était simple et je n’ai pas obtenu de réponse. J’ai dénoncé l’irresponsabilité coupable de l’ONUCI. Pour moi, ils sont les vrais responsables, parce qu’ils ont failli à leur mission de protection de l’aéroport de Bouaké. Voire de sécurisation du processus de paix.
N.V. : Comment peut-on comprendre votre engagement en faveur de la réélection du Président Laurent Gbagbo ?
A.B. : C’est facile à comprendre. Avant d’être ambassadeur de la paix, je suis d’abord un citoyen ivoirien. Et puis, le fait d’être un artiste célèbre ne constitue pas un embastillement pour moi. Johnny Hallyday a soutenu Sarkozy à l’élection présidentielle française. Les fans de Johnny qui soutenaient Ségolène Royal ne lui ont pas fait la guerre pour cela. Stevie Wonder, Beyonce… ont fait la campagne de Barack Obama.
N.V. : Votre choix est donc irréversible…
A.B. : Je ne suis pas un va-nu-pied qui change d’avis à tout moment. On dit «que ton OUI soit un OUI et ton NON, un NON». Lorsque j’ai soutenu Houphouet, c’était une décision mûrie. Aujourd’hui, je soutiens Gbagbo, ça l’est également. Quand, en 1995, j’ai fait la campagne de Bédié, j’estimais qu’il était dans le droit chemin tracé par Houphouet. A cette époque, son concept d’ivoirité n’était pas aussi nocif. Nous avons fait la caravane de l’unité nationale, tout le monde en a été témoin. Pourquoi, on ne veut pas que je supporte Gbagbo. Qu’on m’en donne les raisons.
N.V. : Quel rôle allez-vous jouer dans la campagne de Laurent Gbagbo ?
A.B. : Je suis en contact avec le public, grâce à mes concerts, à travers le monde. Partout, je défends mon candidat. Mon rôle n’est pas d’animer des meetings. Mais je suis actif.
N.V. : Que pense le fils de Korhogo que vous êtes de la guéguerre qu’Amadou Gon Coulibaly veut engager avec son oncle Issa Malick Coulibaly sur fond d’adversité politique ?
A.B. : Je connais très bien Malick et Amadou. J’ai, pour les deux messieurs, un très grand respect. Je suis également l’une des rares personnes de ma génération qui a connu le patriarche Gon. Alors permettez-moi de ne pas m’ingérer dans cette affaire familiale. Cela dit, pour moi, le problème n’est que je sois pour Gbagbo, Pierrot ou Adama Dahico. Le problème, c’est l’ivoirité.
N.V. : En quoi l’ivoirité est-elle le problème ? Ce concept n’est-il pas mort.
A.B. : Pas du tout. Le concept de l’ivoirité n’est pas mort.
N.V. : Mais Bédié, le créateur de l’ivoirité, et Ouattara qui s’est dit victime de ce concept, ne sont-ils pas aujourd’hui des alliés ?
A.B. : Je ne parle pas de cas particuliers. Je parle de cet amalgame qui est à l’origine de la guerre que nous avons connue. Il faut désamorcer cela. Tout comme pour la pandémie du sida, il faut des campagnes de sensibilisation contre l’ivoirité. Ce concept a ébranlé les fondements de la Côte d’Ivoire, il a mis notre pays en danger. Il faut abolir l’ivoirité.
N.V. : Parce que, selon vous, elle subsiste toujours. Comment se manifeste-t-elle dans le corps social ?
A.B. : Je le constate dans les écrits. En plus, c’est une ivoirité multidimensionnelle.
N.V. : C’est-à-dire ?
A.B. : Je voudrais dire qu’au départ, c’était une histoire d’héritage politique. Quelqu’un a sorti une arme nommée Ivoirité. C’est un couteau à quatre tranchants. Des ivoiritaires tapis dans l’ombre ont récupéré ce soit disant concept culturel et en ont fait une arme politique. Ils ont humilié des ressortissants du Nord et même des ressortissants du Sud, de l’Ouest, du Centre et de l’Est qui avaient des liens matrimoniaux avec des personnes du Nord. L’ivoirité a créé une onde de choc et la rébellion est partie de là. Aujourd’hui, les nostalgiques de l’ivoirité sont aux aguets. Il faut tuer l’ivoirité et je compte sur mon candidat pour le faire.
N.V. : Comment doit-on tuer l’ivoirité ?
A.B. : Par des campagnes assidues de sensibilisation à travers tout le pays. Les populations doivent comprendre que l’ivoirité est un concept diviseur, une bombe tribale. Chaque ivoirien a le droit de choisir son candidat. Il faut le faire, non pas sur des bases tribales, mais en tenant compte des idées. C’est pour cela que j’ai choisi Laurent Gbagbo. Ma croisade contre l’ivoirité sera marquée par des concerts «Peace and Unity» (paix et unité) à Abidjan et Bouaké. Blé Goudé, KKB, Karamoko Yayoro et Konaté Navigué, ainsi que les différents partis politiques, seront invités à ces concerts. Je voudrais qu’on me laisse rêver ma Côte d’Ivoire, celle qui m’a fait. Qu’on me laisse ma liberté, celle d’être moi. Je voudrais assumer pleinement mon rôle d’ambassadeur de la paix. Que les armes bouclent leur gueule!
Interview réalisée par Didier Depry ddepry@hotmail.com
18:47 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alpha blondy, côte d'ivoire, interview
jeudi, 24 décembre 2009
«Un groupe usé»
«Un groupe usé»
Claude Puel ne trouve plus les mots (DPPI)
Abattu par la nouvelle défaite à la maison de l'OL face au promu montpelliérain, Claude Puel ne parvenait pas à trouver les mots en conférence de presse. Pour l'entraîneur lyonnais, une nouvelle fois sifflé par le public de Gerland, il était temps que le trêve arrive...
par Paolo Biggeri, le 24-12-2009Notre correspondant à Lyon
Claude, comment analysez-vous cette défaite ?
Claude Puel : On aurait aimé rester sur un match nul. Le résultat est très cruel. On savait à quoi s'attendre avec Montpellier. C'est un bloc compact qui presse très haut. Il est très difficile de trouver des espaces, mais, en première mi-temps, on s'est créé des situations. Nos débordements sont passés devant le but et on a manqué le coche. En deuxième période, nous n'avons pas su les mettre à mal. On n'a pas eu la justesse technique, ni la présence sur les deuxièmes ballons. On n'a pas été assez présent et constant dans les duels.
L'OL a paru émoussé ...
Claude Puel : C'est sûr qu'il y a de la fatigue ! Le groupe est usé. On n'a pas senti le ressort nécessaire pour aller chercher la victoire. Nous espérions quand même tenir le match nul, même si on a passé la fin de match sur le reculoir. A la fin, il y avait un peu trop de longs ballons. Nous aurions dû jouer plus dans le dos de Montpellier quand nous avons eu des espaces. On n'a pas su profiter des intervalles. Peut-être que nous n'avons pas les joueurs pour le faire...
Le mois de décembre (trois défaites, un nul et seulement une victoire en championnat) a été terrible pour vous ...
Claude Puel : Oui, j'avais dit qu'il pouvait être très important et nous donner la possibilité de se remettre bien. Cela a été tout le contraire. C'est difficile car je ne l'accepte pas. Les joueurs ne l'acceptent pas non plus. Je pense que nous avons la force de se relever des mauvais moments. Il y en aura encore dans le futur et c'est à nous de les affronter sans reculer.
Que peut apporter la trêve hivernale ?
Claude Puel : Elle va nous permettre de bien récupérer et de revenir en janvier avec tous nos atouts. Il y a besoin que les joueurs retrouvent de la fraîcheur dans la tête et dans les jambes. Quelques jours en famille peuvent leur servir à récupérer de l'énergie. Au retour de vacances, nous aurons le recul nécessaire pour corriger les carences actuelles. Le classement actuel (6e) est difficile à accepter, mais on va faire en sorte de bien évacuer tout cela. Il y a encore beaucoup d'objectifs à aller chercher.
La réponse passe-t-elle forcément par des renforts au mercato ?
Claude Puel : On verra. Rien n'est fermé. On a ciblé quelques pistes. S'il y a des joueurs qui peuvent nous rejoindre, il faut que ce soit des gens qui nous apporte un plus. On a un effectif qui répond bien. Nous chercherons à mettre encore plus de concurrence et permettre de faire souffler certains joueurs à certains postes.
La journée en images :
10:39 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, ligue 1, interview, claude puel
mercredi, 23 décembre 2009
«J'ai tenu mon pari»
«J'ai tenu mon pari»
Jean-Marc Mormeck estime avoir réussi son premier pari, monter chez les lourds et s'imposer (DPPI)
Après la victoire sur Vinny Maddalone, Jean-Marc Mormeck mesurait le chemin qui lui reste à parcourir pour se faire une place chez les lourds. Le Français est malgré tout satisfait de son combat de reprise et promet d'être plus fort encore dans quelques mois.
par Gilles Festor, le 18-12-2009A la Halle Carpentier
Jean-Marc, le succès a été parfois difficile mais il doit surtout vous rassurer psychologiquement...
Jean-Marc Mormeck : Ce fut difficile, c'est vrai, surtout par rapport au manque d'entraînement dans ma préparation. Mais psychologiquement, je me devais de remporter ce combat avec la difficulté accrue liée à ma blessure. Je tenais à le faire. J'ai tenu mon pari, c'est un soulagement. J'ai maintenant besoin de quelques jours de vacances avant de me remettre au travail.
Compte tenu de votre préparation tronquée, ce succes est donc plus qu'encourageant pour une première chez les lourds...
Jean-Marc Mormeck : C'était un peu le but en fait. Mon préparateur m'avait dit que ce serait impossible de me remettre de ma blessure en si peu de temps. Je lui ai répondu que si je parvenais à gagner, alors je serais encore plus fort pour le prochain combat. Forcément, j'ai eu des doutes ces dernières semaines. Je lis la presse vous savez... Mais je suis un fonceur. J'avais pris ma décision de toute façon et je suis allé droit au but.
Comment vous êtes-vous senti sur le ring dans cette nouvelle catégorie ?
Jean-Marc Mormeck : J'ai mis deux ou trois rounds pour m'adapter. Il y avait quand même 8 ou 10 kilos d'écart entre Vinny Maddalone et moi. C'était costaud en face. La puissance des coups est bien supérieure dans cette catégorie qu'en lourds-légers. Mais je m'y suis retrouvé car je m'étais entraîné avec un poids lourds de 126 kilos et 1,98 m ces derniers temps ! Sur ce combat, c'est vrai que j'ai joué un peu de ruse, en m'accrochant, en esquivant. J'ai boxé en étant malin en fait !
A la lumière de ce premier combat, quels sont les grands chantiers de vos futures préparations ?
Jean-Marc Mormeck : Prendre du poids d'abord car je suis descendu à 98 kilos en multipliant les footings. Il me manque trois kilos on va dire. Il faut aussi que je travaille encore plus ma mobilité. Je ne suis pas un vrai poids lourd et il faut que je tire avantage de cela. Frapper, me déplacer et tenir... et tout cela va payer ! Je dois retourner à la salle et mettre les gants car je n'ai pas pu le faire comme je le voulais durant ma préparation. Je ne me sens pas encore totalement à l'aise dans cette catégorie mais je sens que je peux y faire ma place.
Au delà de votre victoire, cette réunion a été un beau succès populaire avec 5000 personnes réunies à la Halle Carpentier...
Jean-Marc Mormeck : C'était aussi le but de mon retour. J'entendais partout qu'il n'y avait plus de spectateurs pour la boxe en France. C'est faux, il y a un public mais il veut voir des beaux combats. On va recommencer avec la relève derrière moi. Je vais arriver à mes objectifs mais je compte aussi sur les gars derrière moi...
Le prochain combat, c'est pour quand ?
Jean-Marc Mormeck : D'abord un peu de vacances, ensuite je remonterai sur le ring au plus tard dans six mois et au plus tôt dans quatre.
16:27 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boxe, lourds, interview, jean-marc mormeck
Girma Wake : "Le ciel africain doit être dominé par les transporteurs africains"
Girma Wake© Airline Business
À 64 ans, il est à la tête de l’une des compagnies aériennes les plus rentables d’Afrique. Il passe en revue les défis qui attendent le secteur et détaille la stratégie du groupe qu’il pilote depuis 2004.
Mardi 24 novembre, au Centre de conférences international Joaquim-Chissano, à Maputo (Mozambique), la 41e assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa) tire à sa fin. Dans le hall de l’imposante bâtisse construite par les Chinois, des patrons de compagnies aériennes et des acteurs du marché discutent affaires, partenariats… Dans la principale salle de conférences à moitié vide, ceux qui ont résisté aux séances de travail qui se sont enchaînées depuis la veille suivent les derniers exposés sur le thème « Réussir en temps de crise ». Au premier rang de l’auditoire, Girma Wake est tout ouïe. Pourtant, le PDG d’Ethiopian Airlines est déjà un modèle de réussite. Sa compagnie a réalisé plus de 112 millions de dollars de profit net en 2008-2009 (+ 165 % par rapport à l’exercice précédent). Sollicité par Jeune Afrique, il se prête au jeu des questions.
Jeune Afrique : Ethiopian Airlines a réalisé un profit net record cette année en dépit de la crise qui frappe le secteur. Quelle est votre recette ?
Girma Wake : Elle est simple et se résume en trois points : se fixer des objectifs, mettre en place un plan approprié pour les atteindre et être très discipliné dans la mise en œuvre de ce programme. À cela, il faut ajouter un personnel qualifié qui adhère entièrement aux projets de la compagnie. Nous avons toujours cru en la formation de nos collaborateurs et nous n’avons jamais réduit nos investissements dans ce domaine, même dans les périodes les plus difficiles. Et cela, nous ne le faisons pas qu’en Éthiopie. Au Nigeria, au Togo, au Ghana, en Côte d’Ivoire, mais aussi en Europe, nos employés sont compétents et travaillent avec nous depuis de longues années. Ethiopian Airlines est comme une deuxième maison pour eux. Cela est très important. Un employé épanoui donne le meilleur de lui-même pour que son entreprise survive et progresse. C’est l’un des éléments essentiels de notre stratégie.
En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, les compagnies peinent à émerger alors qu’elles opèrent sur des marchés à fort potentiel. Comment expliquez-vous cela ?
L’Afrique est effectivement un marché à fort potentiel. Mais si ses compagnies n’arrivent pas à s’imposer, ce n’est pas la faute du marché. Les raisons, vous et moi les connaissons bien. Elles proviennent du manque de stratégies appropriées, de l’absence de coordination et, parfois, d’interférences politiques.
On évoque aussi les coûts d’exploitation élevés auxquels ces compagnies sont confrontées…
Tout à fait ! Ces coûts sont, dans bien des cas, liés au prix du kérosène. L’Éthiopie n’est pas productrice de pétrole, mais je peux dire que nous achetons notre carburant beaucoup moins cher qu’au Tchad ou au Nigeria, qui, eux, sont pourtant des pays producteurs. Les gouvernements doivent considérer le transport aérien comme un catalyseur du développement économique et aider les compagnies à faire face à ces coûts. Ethiopian Airlines, vieille de 64 ans, continue de progresser grâce au soutien du gouvernement. Il y a, par ailleurs, les coûts liés à la navigation et aux opérations au sol qui sont élevés en raison d’une exploitation non rationnelle des réseaux. Dans certains pays vous trouverez des compagnies qui n’effectuent que deux vols par jour avec des effectifs pléthoriques. Cela revient forcément très cher. On a tendance à vouloir faire beaucoup d’argent sur très peu de vols proposés. On peut pourtant réaliser des économies d’échelle en augmentant la fréquence des vols et le nombre de destinations, mais aussi et surtout en développant des synergies avec d’autres compagnies.
Justement, Ethiopian Airlines a noué plusieurs partenariats en Afrique de l’Ouest, notamment avec Asky Airlines au Togo et avec Nigeria Eagles. Quel profit espérez-vous en tirer ?
Nous sommes convaincus qu’il y a un espace vide à occuper en Afrique de l’Ouest après la disparition des compagnies comme Ghana Airways, Nigeria Airways… En prenant des parts dans Asky Airlines, nous voulons contribuer à développer un réseau et accroître le trafic dans cette région pour ensuite le drainer vers notre hub, à Addis-Abeba. Cette entreprise peut être un vrai succès. Avec Nigeria Eagles, nous nous sommes engagés à leur fournir des cadres administrateurs et à assurer la maintenance de leur flotte. Nous ne sommes pas actionnaires.
Vous détenez 25 % du capital d’Asky Airlines. Allez-vous augmenter cette participation ?
Si cela est nécessaire, oui. Mais nous voulons donner la possibilité à d’autres opérateurs d’investir dans cette nouvelle compagnie. Nous ne voulons pas qu’elle devienne une entreprise d’Ethiopian Airlines. Tout le monde doit y injecter de l’argent.
En Afrique de l’Est, votre compagnie partage le leadership avec Kenya Airways, considérée comme votre principale concurrente. Coopérez-vous malgré tout ?
Bien sûr. Nous formons, par exemple, des pilotes pour Kenya Airways et mettons parfois des appareils à la disposition de la compagnie kényane. Les deux compagnies tentent de mettre en place des formations communes pour leur management. Par ailleurs, nous pouvons utiliser leurs installations quand elles sont disponibles et vice versa. Aucun accord ne lie, pour l’heure, les deux compagnies, mais au moins nous essayons de travailler ensemble dans le domaine de la formation et de la maintenance des appareils. Nous sommes des concurrents mais nous coopérons. Aucune des deux compagnies ne représente un danger pour l’autre. La menace vient d’ailleurs. Il vaut mieux nous mettre ensemble pour la combattre qu’être rivaux. Tout le monde pense aujourd’hui que le ciel africain doit être dominé par les transporteurs africains. Pour atteindre cet objectif, il n’y a rien d’autre que la coopération. Aucune de nous n’est assez grande et forte pour concurrencer les majors du secteur.
Pour la première fois, Ethiopian Airlines a commandé des avions à Airbus. Est-ce que ce sont les prémices d’un divorce avec votre avionneur traditionnel, Boeing ?
Non, pas du tout. Nous achetons nos avions en fonction des besoins auxquels nous voulons répondre. Aujourd’hui, nous estimons que les A350-900 XWB répondent aux exigences des marchés auxquels ils sont destinés. Cela étant, nous avons des commandes en cours auprès de Boeing (cinq B777-200, dix B787 Dreamliner) et de Bombardier (quatre Q400) pour notre marché domestique.
14:21 Publié dans PORTRAIT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethiopie, economie, interview, transport aérien, pdg, compagnie aérienne
vendredi, 18 décembre 2009
«Beaucoup de respect»
«Beaucoup de respect»
Jorge Valdano se veut méfiant avant d'affronter Lyon (Reuters)
Considéré comme le club espagnol le moins bien loti à l’issue du tirage des 8es de finale de la Ligue des Champions, le Real Madrid attend Lyon avec «beaucoup de respect». Le directeur sportif du Real, Jorge Valdano, nous livre ses impressions à chaud.
par Pierre Sampermans, le 18-12-2009Notre correspondant à Madrid
Jorge, quel est votre sentiment après ce tirage ?
Jorge Valdano : Lyon est une grande équipe. C’est le club qui a gagné le plus de titres en France ces dernières saisons et c’est un rival qu’il va falloir respecter. N’oublions pas qu’ils ont laissé Liverpool à quai. Nous aborderons ces deux matches avec beaucoup de sérieux pour rompre le signe indien. Le groupe est en train de se consolider et je crois que nous serons encore plus compétitifs à ces dates-là.
Benzema fera son retour à Lyon à cette occasion...
Jorge Valdano : Karim sera probablement le plus content de nous tous. Il fera ses retrouvailles avec sa ville. Cette compétition a cet avantage pour les joueurs. Regardez Mourinho avec Chelsea. Nous espérons qu’il prouvera ainsi à son ancien club les progrès qu’il a fait. C’est un joueur que l’on voit grandir ces derniers matches.
Avez-vous vu jouer Lyon cette saison ?
Jorge Valdano : Nous allons l’étudier à partir de maintenant mais c’est une équipe jusque-là très régulière. Ils ont perdu Benzema mais n’ont pas l’air d’avoir perdu en qualité. Nous allons les respecter car nous avons déjà perdu face à eux dans le passé. Dans cette compétition, nous devons être modestes. C’est très important pour passer les tours un à un.
Lorsque vous évoquez les remplaçants de Benzema, parlez-vous de Lisandro ?
Jorge Valdano : Effectivement, il est son remplaçant à Lyon. C’est un buteur né, international pour l’Argentine. Il a l’air de s’être adapté rapidement au football français, ce qui est une preuve d’intelligence et de talent.
Un commentaire sur les autres huitièmes ?
Jorge Valdano : Nous voyons que certaines rencontres seraient dignes d’être une finale de Ligue des Champions. C’est la preuve qu’il s’agit de la meilleure compétition de clubs du monde et que le chemin jusqu’au Bernabeu est très long.
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mercredi, 16 décembre 2009
Football, Ligue 1, Interview, A. Kombouaré : «Je suis inquiet»
«Je suis inquiet»
Antoine Kombouaré est préoccupé par l'affaire Edel (DPPI)
S’il ne doute pas de la franchise de son gardien Edel, inquiété par une histoire de faux-papiers, Antoine Kombouaré est plus inquiet en revanche sur les répercussions de cette affaire sur son groupe avant la venue de Lens au Parc des Princes mercredi soir.
par Rédaction Sport24.com, le 15-12-2009Au Camp des Loges
Antoine, Apoula Edel jouera-t-il mercredi contre Lens ?
Antoine Kombouaré : Non seulement il jouera, mais je compte sur lui pour faire un grand match.
Cela signifie que vous avez eu une franche discussion avec lui ?
Antoine Kombouaré : Oui, on a eu une franche discussion car aujourd’hui il y a des petites histoires qui sortent et ce n’est pas ce que l’on aime. On est à fond derrière lui et nous n’avons qu’une seule envie : que la vérité sorte de cette histoire.
Il vous a raconté le fin fond de cette histoire…
Antoine Kombouaré : Il m’a parlé avec la plus grande franchise, la plus grande honnêteté, et avec des documents à l’appui. C’est malheureux de devoir poser cette question-là à un joueur de l’effectif…
Avez-vous des doutes aujourd’hui ?
Antoine Kombouaré : Non, je n’ai aucun doute. Concernant Edel, nous avons tous les documents en notre possession. En plus, cela fait deux ans qu’il est au club et comme par hasard, c’est seulement maintenant qu’il est titulaire qu’une telle affaire sort. C’est triste et malheureux. Mais en ce qui nous concerne, nous n’avons pas de doute, son dossier est nickel. Après, s’il y a une vraie affaire, cela concernera la justice.
Ne craignez-vous pas qu’il soit perturbé par cette affaire ?
Antoine Kombouaré : Bien sûr, c’est ma crainte, que lui soit perturbé et que le groupe aussi. Or, nous n’avons pas besoin de cela en ce moment. C’est ce qui m’embête avant la réception de Lens, mais cela fait partie des aléas de la vie d’un club. Mon travail consiste à garder tout le monde concentré sur un objectif : le match.
Vous pensez qu’à travers cette affaire, uniquement le joueur est visé ou le club dans son ensemble ?
Antoine Kombouaré : (il réfléchit) Moi, je ne pense pas. Ou si, je pense à comment sera mon équipe mercredi. C’est la seule question sur laquelle je me concentre. Aujourd’hui, je suis inquiet de savoir dans quel état seront mes joueurs. J’ai besoin d’un grand Edel contre Lens, tout comme j’ai besoin d’une grande équipe pour gagner ce match très important. C’est la seule chose à laquelle je pense.
Concernant le match contre Lens, craignez-vous que la vague de froid actuelle puisse remettre en cause la tenue du match ?
Antoine Kombouaré : C’est mon autre inquiétude en effet. On a tout mis en œuvre depuis le match contre Saint-Etienne dimanche pour se prémunir d’une telle issue. Le terrain a été bâché et il devrait être en très bon état.
Allez-vous procéder à des changements par rapport à l’équipe qui a battu Saint-Etienne ?
Antoine Kombouaré : Je ne sais pas encore. Il faut que je fasse le point avec le staff médical et les joueurs pour voir comment chacun a récupéré. Je pense donc que je me déciderai seulement mercredi.
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, ligue 1, interview, antoine kombouaré
Nicolas Anelka: «La France a un problème avec l'argent» (1/2)
INTERVIEW - Alors qu'il vit l’une des saisons les plus accomplies de sa carrière, l'attaquant de Chelsea s’est longuement confié à 20minutes.fr. Sans concession...
En cette fin d’année, tout vous réussit. Vous êtes vous déjà senti aussi fort sur un terrain?
Qu’entendez-vous par une «autre mentalité que celle de la France»?
Vous ne supportiez pas les «Anelka, il se la pète» ?
Vous ne comprenez pas que voir un jeune de 20 ans au volant d’une Ferrari puisse choquer?
Qu’est ce qui vous manque en Angleterre, que vous aviez en France?
Vous envisagez d’investir au PSG à l’avenir?
12:56 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, nicolas anelka, interview
mardi, 15 décembre 2009
Gbagbo : «En 2002, Paris prévoyait de me renverser»

Crédits photo : Le Figaro
Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, revient sur la situation politique actuelle de son pays et sur la fin de la guerre civile en 2007.
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Après six reports, le président ivoirien Laurent Gbagbo s'est entendu avec l'opposition pour tenir l'élection présidentielle entre fin février et début mars. Le scrutin devrait mettre fin à la période tumultueuse ouverte en 2002 avec une tentative de coup d'État venue du nord du pays. Les rapports de la France avec cet opposant historique au président Houphouët-Boigny se sont dégradés, Paris reprochant à Gbagbo de ne pas jouer le jeu des accords de Marcoussis, encadrés par la France et instaurant un gouvernement d'union nationale, Gbagbo accusant la France de vouloir sa perte.
LE FIGARO. L'ONU et d'autres vous pressent de fixer une date pour la présidentielle. Que leur répondez-vous ?
Laurent GBAGBO. Je n'ai pas de date à donner. C'est la Commission électorale indépendante qui propose. La CEI a beaucoup de travail, car elle délivre en même temps les cartes d'électeurs et les cartes d'identité. La CEI dépend de l'État pour son financement, et je suis bien placé pour savoir que l'État ne dispose pas toujours de l'argent qu'il faut.
Quels sont les obstacles à l'établissement des listes électorales ?
Nous avons tous sous-estimé les difficultés. Il y avait une voie plus facile. En 2007, après la signature des accords de Ouagadougou (qui ont mis fin à la guerre civile et amené le leader de la rébellion Guillaume Soro au poste de premier ministre, NDLR), j'avais proposé de faire remettre à jour les listes de 2000 par les préfets. On aurait pu tenir des élections en décembre 2007, ou courant 2008. On a choisi une autre solution. On a dépensé des sommes folles pour établir des cartes d'identité numériques, pour un résultat qui n'est pas meilleur. Mais nous sommes presque à la fin du processus.
Il reste plus d'un million de cas litigieux. Seront-ils résolus à temps ?
Oui. Il n'y a plus de débat politique. Il ne s'agit plus que de cas individuels.
Peut-on tenir une bonne élection quand dans le Nord, malgré l'installation des préfets, l'ex-rébellion contrôle les ressources naturelles, prélève des taxes…
On peut en tout cas tenir une élection. C'est un débat qui va s'achever bientôt. C'est très difficile de sortir d'une rébellion.
Vos relations avec la France ont été tumultueuses depuis le coup d'État manqué de 2002. Avec le recul, comment jugez-vous cette période ?
Je témoignerai un jour en détail. Mais je pense que les dirigeants français de l'époque n'ont pas été sages. Ils ont nui à la France, et ils ont nui à l'Afrique.
Charles Pasqua a accusé Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Élysée, d'avoir «planifié le renversement de deux chefs d'État africains». Tout le monde a pensé que vous étiez l'un des deux concernés par l'allusion. Et vous ?
Eh bien, je fais partie de «tout le monde».
Pensez-vous toujours que les accords de Marcoussis vous ont été imposés ?
Oui, et c'était une très mauvaise idée. S'il fallait recommencer Marcoussis, je ne le recommencerais pas. Mais c'est du passé. On est sorti de la crise par l'accord de Ouagadougou, pas par Marcoussis.
Quels sont aujourd'hui vos rapports avec la France ?
Je ne porte pas de jugement idéologique. Je dis que depuis que Nicolas Sarkozy a succédé à Jacques Chirac, je me sens mieux. Je me sens plus à l'aise pour mener tranquillement la sortie de crise.
Deux juges français viennent de demander l'aide de la Cour pénale internationale dans la disparition du journaliste français Guy-André Kieffer. La demande vise votre épouse et plusieurs autres personnalités ivoiriennes. Que répondez-vous ?
Depuis le départ, certains juges français, non seulement font fausse route, mais tiennent à une politisation de la disparition du malheureux Kieffer. Quelle est la raison qui pousserait des personnalités politiques ivoiriennes à faire disparaître quelqu'un qui est somme toute un citoyen lambda ? Ce n'est pas parce qu'il est français qu'il est important. En France, des dizaines de gens disparaissent, et on ne va pas chercher du côté de la présidence de la République. Certes, c'est le droit des juges d'enquêter, mais cela commence à bien faire. Toutefois je ne pense pas que l'exécutif français soit impliqué dans cette demande.
La «Françafrique» existe-t-elle encore ?
Si des gens songent à renverser un chef d'État dans un pays qui n'est pas le leur, alors, oui, elle existe encore.
La France est-elle toujours un partenaire privilégié de la Côte d'Ivoire ?
Les rapports de l'Afrique et de l'Occident ont changé avec la fin de la guerre froide. Mandela a été sorti de prison et présenté comme un modèle par ceux-là mêmes qui le qualifiaient de terroriste. Les États africains ont accru leur indépendance. C'est valable pour la Côte d'Ivoire.
Mais y a-t-il encore des liens particuliers sur le plan économique ?
Les ex-colonies françaises s'ouvrent à tous ceux qui veulent les aider. Certes, elles sont plus à l'aise avec la France. Mais la langue n'est pas un lien qui maintient prisonnier. Le Rwanda, francophone à l'indépendance, est sous nos yeux en train de devenir anglophone. Les peuples africains s'adressent à d'autres pays à cause de la lourdeur et des conditions parfois humiliantes posées par l'ancienne puissance coloniale, ou par l'Union européenne. Aujourd'hui, il est plus facile de discuter avec la Chine, l'Inde ou l'Iran pour l'industrie, et avec les pays arabes pour les prêts. Nous construisons l'autoroute Abidjan-Yamoussoukro avec des prêts de la Banque islamique de développement et de la Banque arabe pour le développement en Afrique. Ce n'est pas antifrançais, mais l'occasion se présentait, et la discussion était plus facile.
La Côte d'Ivoire vient tout de même de bénéficier de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés) du FMI et de la Banque mondiale, ainsi que d'importantes remises de dettes par la France.
Quand on est un pays trop endetté, comme c'est le cas de la Côte d'Ivoire à cause des régimes précédents, le FMI et la Banque mondiale sont des recours indispensables, principalement parce que leur label nous ouvre la porte des prêteurs privés.
Il y a l'Afrique de l'espoir et celle qui désespère. Est-elle vouée aux juntes militaires, comme votre voisin guinéen ?
Moi, je ne désespère pas. Simplement il faut que les Guinéens, et la classe politique trouvent une solution interne et volontariste, comme nous l'avons fait. Mais l'Europe ne doit pas regarder la Guinée avec condescendance. Où en était la France en matière de stabilité, cinquante ans après la prise de la Bastille ? C'est cent ans après les indépendances que l'on pourra juger.
En Europe, il a fallu beaucoup de temps et de nombreuses guerres pour tracer des frontières définitives. En ira-t-il de même en Afrique ?
La décision de l'Organisation de l'union africaine, en 1963, de ne pas remettre en cause les frontières coloniales a été sage. Mais je pense que les États africains ne resteront pas dans ces frontières. Je ne pense pas à des guerres, mais à des alliances et à des accords. Il y aura des regroupements sous forme de fédérations ou de confédérations, qui ne seront pas construites sur des bases idéologiques mais pragmatiques.
15:52 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, france, laurent gbagbo, interview
lundi, 07 décembre 2009
«Bon pour la confiance»
«Bon pour la confiance»
Benoît Cheyrou et Mamadou Niang ont bien préparé leur match contre Madrid (DPPI)
Vainqueur dans la douleur à Nice (3-1), l’Olympique de Marseille a parfaitement préparé la rencontre capitale de Ligue des Champions contre le Real Madrid mardi. Benoît Cheyrou savoure et se tourne déjà vers le grand rendez-vous du Vélodrome.
par Fabrice Combes, le 06-12-2009Notre correspondant à Nice
Benoît, malgré un OGC Nice réduit à dix pendant toute une mi-temps, la victoire a été longue à se dessiner pour l’OM. Comment l’expliquez-vous ?
Benoît Cheyrou : C’est tout simplement que les Niçois se sont bien battus. On a très bien débuté la rencontre. Ça a été bien pendant les 20-30 premières minutes. Le fait de marquer un but assez rapidement nous a permis d’être un peu plus sereins. Après, les Niçois ont dû davantage sortir pour pousser et égaliser. C’est ce qu’ils ont fait. En deuxième mi-temps, à 11 contre 10, on a su être patient. Je pense que c’est une qualité. Et puis, on a aussi su être réaliste devant le but.
Cette victoire est-elle de bon augure avec le match de mardi contre le Real Madrid ?
Benoît Cheyrou : Ca ne donne pas une garantie supplémentaire, mais en tout cas c’est bon pour la confiance. Les attaquants ont marqué, ceux qui sont rentrés en cours de match ont apporté quelque chose. Tout cela est positif, même si ce sera un autre match en Ligue des Champions.
Comment faudra-t-il s’y prendre pour battre cette équipe du Real ?
Benoît Cheyrou : Je pense un peu comme ce soir. Il faudra mettre beaucoup de caractère et d’ambition dans le jeu, mais sans se précipiter non plus. On ne devra pas se dire qu’il faut marquer à tout prix. Ce soir, on a fait preuve de patience, d’abnégation et de réalisme. C’est ce qu’il faudra faire contre Madrid. On s’attend logiquement à un match très compliqué, très difficile parce qu’ils ont des individualités qui peuvent faire la différence à tout moment. Mais si on reste patient et solide, nous aussi on a des atouts à faire valoir offensivement.
Malgré le résultat du match aller à Madrid (3-0), pensez-vous que l’exploit est possible ?
Benoît Cheyrou : Au match aller, on a montré qu’on pouvait rivaliser dans le jeu. Maintenant, il va falloir être plus performant dans les 30 derniers mètres, que ce soit dans les 30 derniers mètres adverses, où il faudra faire preuve d’efficacité, ou dans les 30 derniers mètres devant nos buts, où nous devrons être vigilants. En tout cas, il sera indispensable d’être plus réaliste que lors de nos autres matches de Ligue des Champions.
La 16e journée en images :
16:07 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, ligue 1, interview, benoit cheyrou








