vendredi, 18 décembre 2009

Burkina Faso-Israël : On débroussaille le champ de la collaboration agricole

vendredi 18 décembre 2009

Du 3 au 9 décembre 2009, Tammy Erann-Soussan, la directrice des stages à la Division francophone du centre de coopération internationale pour le développement agricole (CINADCO) a séjourné dans notre pays. Elle avait pour mandat de débroussailler le champ de la coopération agricole entre Israël et le Burkina.

L’Etat hébreu explore de nouvelles pistes de coopération avec le Burkina Faso. En visite dans notre pays, Tammy Erann-Soussan a annoncé l’intensification de la coopération entre les deux pays : « Ma visite au Burkina vise, à aider, à identifier des axes de coopération ». Emissaire de la Direction du département Afrique au sein du ministère des Affaires étrangères, elle a confié que cette mission résulte du fait qu’Israël cherche à inscrire la coopération avec le Burkina Faso dans ses priorités. Elle a expliqué que la visite du président du Faso, Blaise Compaoré, en Israël du 13 au 15 mai 2008 est à l’origine de l’intensification de cette coopération. « Son discours appelant à la valorisation du capital humain pour bâtir le futur a vraiment séduit et ému tout le peuple israélien », souligne-t-elle.

Le séjour de Tammy Erann-Soussan lui a permis d’avoir des échanges avec le ministre délégué à l’Agriculture, le directeur des Aménagements et du Développement de l’Irrigation (DADI), des représentants des ministères de l’Agriculture, de la Jeunesse et de l’Emploi, du Fonds d’appui aux initiatives de jeunes (FAIJ), du Projet d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP), de la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel, etc. L’envoyée de l’Etat hébreu ne s’est pas contentée des échanges avec les autorités et les techniciens burkinabè.

Elle a aussi visité des réalisations et projets, à l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), à Yako et à Ouahigouya. Il s’agit d’identifier des axes possibles pour approfondir et élargir le champ de la coopération avec le Burkina Faso. Ce qui devrait déboucher sur des « actions concrètes ». Le Centre de coopération internationale pour le développement agricole (CINADCO) a formé plus d’une centaine de Burkinabè dans des domaines divers, tels que le développement communautaire, l’éducation, etc. Il a des relations de coopération avec les ministères de l’Action sociale et de l’Agriculture.

Renforcer les capacités des jeunes agriculteurs

Il est en train d’établir une coopération avec le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi dans le but de l’aider à atteindre les objectifs dans le domaine de l’implication des jeunes dans les projets agricoles. Mais, le CINADCO n’est pas, selon la directrice des stages, une agence d’appui qui investit dans les financements de projets. C’est une structure qui apporte des appuis techniques en termes de renforcement des capacités.

Le séjour au Burkina lui a permis de s’imprégner des missions du FAIJ. Avec le directeur général de ce Fonds, Parfait Désiré Ouédraogo, elle a exploré des pistes de partenariat. « Nous pensons pouvoir renforcer les capacités dans le domaine agricole des jeunes bénéficiaires de l’appui financier de ce fonds. Cela est très important parce que, sans un savoir-faire, les jeunes ne connaîtront pas de réussite dans leur entrepreneuriat agricole », a-t-elle indiqué. Le Burkina Faso dispose de bonnes terres fertiles, de l’eau, d’un climat propice à la production agricole, contrairement à Israël, estime la directrice des stages israélienne. Pour elle, c’est juste l’application de certaines techniques agricoles modernes qui semble manquer au Burkina.

Car, « l’expérience a montré que les agriculteurs opposent une certaine réticence à adopter les nouvelles pratiques. Il faut arriver à convaincre la jeunesse de s’inscrire dans l’application du savoir-faire agricole », note Tammy Erann-Soussan. Elle en veut pour preuve les merveilles que constitue l’irrigation par le goutte-à-goutte. Cette méthode innovante permet à l’agriculteur de profiter de trois cycles de production dans l’année. Et elle peut être introduite au Burkina Faso. L’appui du CINADCO au FAIJ devrait servir à booster le secteur agricole.

Cela, à partir du fait que les stagiaires techniciens et agronomes formés en Israël occupent, déjà, des positions-clés dans tous les domaines de l’agriculture et de la gestion des ressources en eau. La plupart des anciens stagiaires lui ont confié que les stages en Israël ont positivement changé leur vie. La coopération israélo-burkinabè remonte aux années 1960. Le premier directeur du Centre de formation de jeunes agriculteurs de Matourkou, aux environs de Bobo-Dioulasso, fut un Israélien. En douze ans de service au CINADCO, la directrice des stages a personnellement formé environ cent cinquante (150) agents.

Le Burkina Faso et l’Israël n’ont pas les mêmes problèmes en termes d’emploi. Un seul aperçu de ce pays finit par convaincre sur la différence : Israël est un Etat de 22 000 km2 avec une population estimée à environ 7,5 millions d’habitants. Il dispose de très peu de terres. Par contre, le pays a une organisation institutionnelle très forte qui lui a permis un développement très rapide. Celui du secteur agricole ne date que de 60 ans. En Israël, les jeunes sont, soit dans les coopératives à base socialiste très forte où la production est très réglementée appelées Kibboutz, soit ils travaillent dans des fermes familiales, très recherchées parce que peu nombreuses.

Ce pays ne rencontre pas de problèmes d’orientation des jeunes vers les entreprises agricoles. Ce qu’Israël a en commun avec le Burkina Faso, c’est la similitude du climat. « Mon pays ayant les 2/3 de son territoire désertique, le vôtre a plus d’avantages. Sur le plan agricole, les deux pays ont beaucoup d’expériences à partager. Au départ, Israël était constitué de rochers et de dunes de sable. Aujourd’hui, c’est autre chose grâce à la connaissance que ses habitants ont acquise dans la fertilisation des sols et la maîtrise de l’eau », explique l’Israélienne.

Joël Zabsonré

L’Observateur Paalga

mercredi, 16 décembre 2009

Mandat d'arrêt/Livni: soutien de Brown

AFP, 16/12/2009


Le chef du gouvernement britannique Gordon Brown a téléphoné aujourd'hui à l'ex-ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni pour l'assurer de son soutien alors qu'un tribunal britannique a lancé un mandat d'arrêt contre elle, a annoncé le bureau de Tzipi Livni.


Gordon Brown a déclaré à Tzipi Livni qu'elle "était la bienvenue en Grande-Bretagne à tout moment" et exprimé sa détermination à modifier la législation britannique pour empêcher à l'avenir ce genre de poursuites.


Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima (centriste), le principal parti de l'opposition en Israël, a plaidé en faveur d'une réforme de la loi britannique. Elle a estimé qu'au delà de sa personne la législation britannique menace "tout dirigeant politique, tout officier et tout soldat en Israël et de par le monde, forcés de combattre le terrorisme".


Tzipi Livni a dû annuler la semaine dernière une visite à Londres après avoir été informée qu'elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par un tribunal britannique. La plainte porte sur son rôle à la tête de la diplomatie israélienne durant l'offensive militaire lancée il y a un an contre la bande de Gaza (1.400 morts palestiniens, en majorité des civils).


Israël menace d'écarter la Grande-Bretagne du processus de paix au Proche-Orient si elle ne prend pas des mesures pour empêcher des hauts responsables israéliens d'être poursuivis par la justice britannique.

Tzipi Livni sous le coup d'un mandat d'arrêt international

Créé le 15.12.09 ar 20minutes.fr


Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, le 11 février 2009
Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, le 11 février 2009/Menahem Kahana AFP/Archives


Israël a averti mardi que la Grande-Bretagne ne pourrait pas jouer de «rôle actif dans le processus de paix» au Proche-Orient si Londres ne prend pas des mesures pour empêcher des hauts responsables israéliens d'être poursuivis par la justice britannique.
Cette mise en garde a été lancée par le ministère israélien des Affaires étrangères à la suite de l'annulation d'une visite à Londres de l'ex-ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, menacée de poursuites. Le Royaume-Uni, ce mardi soir, a déclaré examiner «les façons de changer son système pour éviter des cas similaires à l'avenir», a déclaré le chef de la diplomatie britannique David Miliband.

Tzipi Livni sous le coup d'un mandat d'arrêt international

Tzipi Livni, actuelle chef de l'opposition, a pris cette décision après avoir été informée qu'elle était sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par un tribunal britannique après une plainte pour son rôle durant une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza il y a un an.
«Israël rejette la procédure judiciaire cynique engagée par un tribunal britannique contre Tzipi Livni à l'iniative d'éléments extrémistes», a souligné le ministère dans un communiqué.
«Israël appelle le gouvernement de Londres à respecter une fois pour toute son engagement à agir contre l'exploitation du système judiciaire britannique par des éléments anti-israéliens», a-t-il ajouté. Sinon, Israël estime que cela «porterait atteinte aux relations entre les deux pays».

Opération à Gaza l'hiver dernier
Mardi, l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Israël, Tom Phillips, a été convoqué au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem pour se voir signifier une protestation du gouvernement israélien. La plainte déposée à l'encontre de Tzipi Livni porte sur ses fonctions de chef de la diplomatie israélienne durant l'opération menée par Tsahal l'hiver dernier à Gaza.
Cette offensive, qui avait comme objectif déclaré de neutraliser les tirs de roquettes palestiniennes contre Israël, a fait 1.400 morts palestiniens. 13 Israéliens avaient été tués. Tzipi Livni a répondu mardi qu'elle assumait la «responsabilité des décisions prises lors de cette opération qui a atteint ses objectifs qui étaient de protéger la population du sud d'Israël et de restaurer le pouvoir de dissuasion» de l'Etat hébreu.
Ce n'est pas la première fois que des hauts responsables israéliens sont menacés de poursuites judiciaires en Grande-Bretagne à la suite de plaintes d'organisations pro-palestiniennes. En octobre, le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon avait dû renoncer à aller à Londres de crainte de poursuites pour «crime de guerre» lorsqu'il était chef-d'état major de l'armée entre 2002 et 2005.
Avec agence

mardi, 08 décembre 2009

Jérusalem/UE: Israël et Palestiniens satisfaits, mais avec des réserves

08.12.09 |

 

Israéliens et Palestiniens se sont félicités mardi, mais avec des réserves, de la déclaration de l'Union européenne appelant à faire de Jérusalem "la future capitale de deux Etats" palestinien et israélien dans le cadre d'un règlement négocié.

"Compte tenu de la version de départ extrême soumise par la présidence suédoise, nous ne pouvons que nous féliciter qu'au bout du compte, la voix des Etat responsables et équilibrés ait prévalu", a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Toutefois, la déclaration européenne "ignore le principal obstacle pour parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens, (à savoir) le refus des Palestiniens de revenir à la table des négociations", poursuit le communiqué.

"Compte tenu des efforts du gouvernement israélien pour contribuer à une reprise des négociations, il est regrettable que l'Union européenne ait choisi d'adopter un texte qui ne contribue pas à cette cause", conclut le communiqué israélien.

En revanche, le maire israélien de Jérusalem, Nir Barkat, s'est vivement élevé contre la déclaration de l'UE, qui met selon lui en péril l'avenir de la ville. "Le maire Nir Barkat rejette totalement la décision de l'UE de soutenir la division de Jérusalem, qu'il qualifie de véritable danger pour l'avenir de Jérusalem", a indiqué un communiqué de la mairie.

"Aucune ville dans l'histoire du monde n'a fonctionné correctement après avoir été divisée", a poursuivi M. Barkat, en faisant allusion au 20e anniversaire de la réunification de Berlin récemment célébré.

De son côté, l'Autorité palestinienne a regretté que le contenu de cette déclaration ait été édulcoré au regard de sa version initiale.

"C'est un pas positif même si nous espérions quelque chose de plus fort et de plus clair", a déclaré Nimr Hamad, un conseiller politique du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

"Nous considérons néanmoins cela comme une étape positive", a-t-il ajouté, en critiquant "l'ampleur des pressions exercées par Israël et d'autres, dont des pays européens, pour modifier le texte."

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont estimé mardi que Jérusalem devait devenir la "future capitale de deux Etats" et que son statut final devait être réglé par la négociation.

L'UE a également réaffirmé son refus d'accepter les changements de frontières survenus après juin 1967, refusant ainsi implicitement de reconnaître l'annexion de Jérusalem-Est par l'Etat d'Israël.

Cette version est en retrait du texte initial proposé par la présidence suédoise de l'UE, qui proposait de mentionner Jérusalem-Est comme "capitale d'un futur Etat palestinien". L'initiative, dévoilée il y a une semaine, divisait les Européens et a été catégoriquement rejetée par le gouvernement israélien.

Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, comme sa capitale "éternelle et indivisible". De leur côté, les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-est la capitale de leur futur Etat dans le cadre d'un règlement négocié.

mercredi, 02 décembre 2009

Les Arabes seraient chassés méthodiquement de Jérusalem

Par Reuters, publié le 02/12/2009


JERUSALEM - Le nombre de Palestiniens privés de leur statut de résidents à Jérusalem a atteint l'an dernier le chiffre record de 4.577, annonce une ONG israélienne, sur la foi de statistiques obtenues du ministère de l'Intérieur grâce à la législation sur la liberté d'information.


Une ONG israélienne, qui se base sur des statistiques obtenues du ministère de l'Intérieur grâce à la législation sur la liberté d'information, annonce que le nombre de Palestiniens privés de leur statut de résidents à Jérusalem a atteint l'an dernier le chiffre record de 4.577. (Reuters/Ammar Awad)

Une ONG israélienne, qui se base sur des statistiques obtenues du ministère de l'Intérieur grâce à la législation sur la liberté d'information, annonce que le nombre de Palestiniens privés de leur statut de résidents à Jérusalem a atteint l'an dernier le chiffre record de 4.577. (Reuters/Ammar Awad)


Le phénomène a "atteint des proportions effrayantes", a souligné Dalia Kerstein, directrice exécutive du Centre HaMoked pour la défense de l'individu, précisant que le chiffre pour 2008 représentait plus de la moitié du total des permis de résidence révoqués depuis plus de 40 ans.

 

La politique suivie par Israël depuis la conquête et l'annexion de la partie orientale de Jérusalem, lors du conflit israélo-arabe de 1967, est dénoncée avec constance par les Etats-Unis, l'Union européenne et les Nations unies.

 

Cette politique consiste notamment à démolir les habitations bâties sans permis de construire israéliens, à évincer les Palestiniens des logements dont il ne peuvent pas prouver qu'ils sont propriétaires et à développer les logements pour les Juifs à Jérusalem-Est.

 

Pour les Palestiniens, l'objectif est de chasser le maximum de résidents arabes de la ville et de réduire leur présence à sa périphérie afin de ruiner leur espoir de voir Jérusalem-Est devenir la capitale d'une future Palestine indépendante.

 

"La campagne 2008 du ministère de l'Intérieur s'inscrit dans le cadre plus général d'une politique dont le but est de limiter la population palestinienne et de maintenir une majorité juive à Jérusalem, alors que son avenir est censé être déterminée par des négociations", a estimé Kerstein.

 

"OBJECTIF STRATÉGIQUE"

"Ces Palestiniens sont originaires de cette ville, ce ne sont pas des résidents qui s'y sont récemment installés", a-t-elle fait valoir. A l'heure actuelle, 250.000 Arabes vivent encore à Jérusalem-Est et dans sa banlieue, contre 200.000 Juifs.

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a exclu explicitement que la ville, proclamée "capitale réunifiée d'Israël pour l'éternité", soit une nouvelle fois divisée, voire seulement partagée, dans le cadre d'un futur accord de paix.

 

Aux yeux de l'Onu comme des puissances occidentales, le futur statut de la ville fait partie intégrante des questions centrales qui doivent être réglées dans le cadre du processus de paix, actuellement en panne et peu susceptible de reprendre dans un avenir immédiat.

 

Selon un document interne à l'Union européenne cité mercredi par le quotidien Haaretz, l'Etat d'Israël pousse les activistes nationalistes juifs à mettre en oeuvre son "objectif stratégique" de basculement démographique à Jérusalem et dénie aux Palestiniens les permis de construire qu'ils sollicitent.

 

Dans le même temps, selon ce même document européen, la municipalité de Jérusalem ne consacre que 10% de son budget à ses 35% d'administrés arabes, qui ne bénéficient pas des mêmes prestations que les habitants juifs, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation.

 

Le consulat de Suède, pays qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, a confirmé l'existence du document mentionné par Haaretz, mais a refusé d'en fournir une copie à Reuters. Un responsable palestinien qui l'a en sa possession s'est également refusé à le divulguer.

 

Selon les statistiques obtenues du ministère israélien de l'Intérieur par HaMoked, et qui portent sur la période courant de 1967 à 2008 - à l'exception de l'année 2002 -, un total de 8.269 Palestiniens se sont vu retirer leur statut de résidents à Jérusalem. Aucun chiffre n'est disponible pour l'année en cours

mardi, 01 décembre 2009

Israël-Palestine : 8 881 morts en vingt ans

01/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Marianne Meunier

 

A l’occasion de son vingtième anniversaire, B’Tselem, l’association israélienne des droits de l’homme dans les territoires occupés, a dressé, le 22 novembre, un bilan du conflit israélo-palestinien sur les deux dernières décennies. Cette période inclut notamment une partie de la première Intifada (1987-1993), la seconde (qui a commencé en septembre 2000), ainsi que l’opération « Plomb durci », l’offensive lancée par l’État hébreu contre la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

 

Selon B’Tselem, le conflit a fait, civils et militaires confondus, 8 881 victimes depuis 1989 : 7 398 palestiniennes, 1 483 israéliennes, dont respectivement 1 537 et 139 mineurs. Pour les Palestiniens, 2009 a été l’année la plus noire : 1 033 personnes y ont trouvé la mort, la plupart durant l’opération « Plomb durci ». Côté israélien, c’est en 2002 que les pertes enregistrées ont été les plus lourdes : 420 personnes ont péri cette année-là, dont 269 civils. En 1999, les deux peuples ont connu une certaine accalmie : 8 morts côté palestinien, 4 côté israélien.

lundi, 30 novembre 2009

Afrique du Sud : Israël et l'apartheid

30/11/2009 | Jeune Afrique

Pour la première fois, le gouvernement sud-africain a officiellement comparé les agissements des autorités israéliennes dans les territoires palestiniens occupés à ceux de la minorité blanche à l’époque de l’apartheid. Un communiqué diffusé le 20 novembre à Pretoria qualifie en effet la décision israélienne d’autoriser la construction de neuf cents logements destinés à des colons juifs – mesure assortie d’expulsions de familles palestiniennes – dans le quartier de Gilo, à Jérusalem, de « condamnable » et similaire aux « déplacements forcés de population à l’époque de l’apartheid ». Le ministère israélien des Affaires étrangères et la communauté juive d’Afrique du Sud ont aussitôt réagi. S’il est relativement fréquent que des personnalités de l’ANC, voire des ministres, se risquent, à titre individuel, à ce type de comparaison, jamais le gouvernement en tant que tel n’avait exprimé une telle position.

lundi, 23 novembre 2009

Souffle d'optimisme pour la libération de Gilad Shalit

Article publié le : lundi 23 novembre 2009


A Jérusalem, les Israéliens accrochent des messages de soutien près du portrait de Gilad Shalit, en détention depuis 1 000 jours.
(Photo : Reuters)
A Jérusalem, les Israéliens accrochent des messages de soutien près du portrait de Gilad Shalit, en détention depuis 1 000 jours.




Par RFI

A l’issue d’une visite éclair au Caire ce dimanche, le président israélien Shimon Peres a déclaré que les négociations pour la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, prisonnier du Hamas, était en «progrès». La censure militaire israélienne impose un blocus sur les informations concernant cette affaire mais selon la chaîne de télévision Al Arabiya, le Hamas, qui détiendrait le jeune homme, doit se réunir pour discuter d’un prochain échange de prisonniers.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

L’échange du soldat israélien Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens pourrait avoir lieu après la fête islamique d’Al Adha, qui commence ce vendredi et dure quatre jours. C’est la chaîne d’information panarabe Al Arabiya qui a donné la nouvelle de son siège à Dubaï. « Selon des sources informées du Hamas, un progrès notable a été réalisé en ce qui concerne le projet d’échange de prisonniers » a indiqué la chaîne citant un responsable du mouvement islamiste.

Le médiateur allemand a remis au Hamas une liste des prisonniers qu’Israël accepte de libérer en contre partie du soldat Shalit, enlevé en juin 2006. Les responsables du Hamas tiendront lundi une réunion pour examiner les détails de la transaction a ajouté la chaîne. Le journal Al Qods al Arabi précise que le Hamas remettra Gilad Shalit à l’Egypte en contrepartie de la libération de 350 à 450 prisonniers palestiniens. Certains de ces prisonniers seront immédiatement libérés, d’autres quand Shalit rentrera en Israël. Certains, enfin, devront s’exiler en dehors des territoires palestiniens.

jeudi, 12 novembre 2009

Discrète visite de Benjamin Netanyahu

Article publié le : jeudi 12 novembre 2009

Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu à la sortie de l'Elysée, le 11 novembre 2009.
Reuters


Par RFI

Le Président français Nicolas Sarkozy a reçu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, mercredi, pendant deux heures, dans ses appartements privés de l'Elysée. Il a été question du processus de paix israélo-palestinien et du dossier du nucléaire iranien notamment mais rien n'a filtré sur le contenu de cette rencontre.

Nicolas Sarkozy a raccompagné Benjamin Netanyahu sur le perron de l’Elysée, mais c’est sans un mot que le Premier ministre israélien s’est engouffré dans sa voiture. Même silence qu’à Washington, 48 heures auparavant, lorsque le dirigeant de l’Etat hébreu a quitté la Maison Blanche sans commentaires à l’issue de son face-à-face avec Barack Obama.

Un peu plus tard l’Elysée publie un communiqué conjoint dans lequel Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu disent avoir évoqué le dossier nucléaire iranien et aussi «les moyens de relancer le processus de paix » . Sur ce point, Paris a reconnu cette semaine par la voix de son ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, qu’il y avait « un vrai différend politique » entre la France qui demande le gel complet de la colonisation et Israël qui s’y refuse.

Contactée par RFI, une source proche du Premier ministre israélien explique qu’un autre sujet sensible a été évoqué ce mercredi soir à l’Elysée, celui de la relance des négociations entre l’Etat hébreu et la Syrie. Les deux parties envisageraient sérieusement de les reprendre, un an après leur interruption. C’est un dossier dont il sera encore question cette semaine à puisque le président syrien Bachar El Assad est attendu à Paris ce vendredi.

La presse israélienne commente l'escale parisienne de B. Netanyahu
12/11/2009 par Michel Paul

mercredi, 11 novembre 2009

Nétanyahou crispe autant Washington que Paris

Adrien Jaulmes - Correspondant à Jérusalem (lefigaro.fr), 10/11/2009

Benyamin Nétanyahou été reçu entre deux portes par Barack Obama, lundi soir à la Maison-Blanche.
Benyamin Nétanyahou été reçu entre deux portes par Barack Obama, lundi soir à la Maison-Blanche. Crédits photo : AP

Un «vrai différend politique» oppose Nicolas Sarkozy et le premier ministre israélien attendu aujourd'hui à Paris.

Les espoirs soulevés par Barack Obama au Proche-Orient sont retombés comme un soufflé. Le processus de paix israélo-palestinien était depuis longtemps déjà un processus sans paix. Il n'y a à présent plus de processus du tout. Benyamin Nétanyahou a été reçu lundi soir entre deux portes par Obama à la Maison-Blanche. La réunion s'est déroulée à huis clos, après que les Américains ont confirmé l'invitation à la dernière minute : pas de photos, pas de déclarations communes, comme c'est l'habitude. Le premier ministre israélien a eu beau appeler à une reprise des négociations lundi à Washington devant l'Union des communautés juives quelques heures avant sa rencontre avec Obama, la Maison-Blanche a eu beau expliquer qu'« aucune conclusion ne devait être tirée du délai d'organisation de la rencontre », la crispation des relations israélo-américaines est patente.

Il en est de même avec la France, où Nétanyahou est attendu aujourd'hui. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a reconnu hier qu'un « vrai différend politique » existait entre Nétanyahou et Nicolas Sarkozy. « Nous pensons toujours que le gel de la colonisation, c'est-à-dire ne pas coloniser pendant qu'on parle, serait indispensable », a ajouté le ministre. Bernard Kouchner a aussi déploré la disparition en Israël d'« aspiration à la paix », « comme si on n'y croyait plus ».

Kouchner doit se rendre prochainement en Israël et dans les Territoires palestiniens. Déjà prévue il y a trois semaines, cette visite avait été annulée pour des raisons d'organisation, mais aussi vraisemblablement à cause des désaccords entre les deux pays.

Les autorités israéliennes ont peu apprécié la lettre commune adressée par Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, Gordon Brown, demandant l'ouverture d'une enquête indépendante sur l'opération de Gaza, après la publication du rapport Goldstone mettant en cause Israël pour crimes de guerre.

 

Nicolas Sarkozy s'entretient avec Mahmoud Abbas

Nétanyahou continue d'appeler à des négociations « sans préconditions », faisant porter la responsabilité du blocage actuel sur les Palestiniens, qui réclament un gel total de la colonisation. Il pourrait se retrouver bientôt sans interlocuteur. Mahmoud Abbas, attaqué par le Hamas pour sa complaisance envers les Américains et les Israéliens, pressé par Washington de faire de nouvelles concessions, critiqué dans son propre camp pour avoir accepté de demander le report de l'examen du rapport Goldstone, a menacé de ne pas se présenter aux élections de janvier prochain. Une démission du président palestinien pourrait entraîner un effondrement de l'Autorité palestinienne, sur qui Américains et Européens ont tout investi.

Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu hier avec le président palestinien, lui a demandé de renoncer à son projet de démission, et à « poursuivre son action au service de la paix ». Selon l'Élysée, Sarkozy l'a « assuré du soutien actif de la France pour parvenir à une véritable relance du processus de paix sur les bases agréées par les parties et la communauté internationale ».

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