lundi, 21 décembre 2009

Aqmi soupçonné d'un nouvel enlèvement

21/12/2009 | AFP


Les deux Italiens seraient détenus au MaliLes deux Italiens seraient détenus au Mali© AFP


L'enlèvement de deux Italiens dans le sud-est du pays vendredi, rappelle la méthode utilisée contre trois Espagnols fin novembre. Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé qu'il s'agissait d'un rapt.


L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.


Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.


En route pour le Burkina Faso

Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.


Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.


Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.


Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.


"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre, ce qui laisse penser qu'il s'agit du même groupe terroriste", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.


Enlèvement près de la frontière avec le Mali


Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.


Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.


Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.


Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.


"L'enlèvement a été érigé en commerce juteux depuis que les Européens ont commencé à payer cher pour la vie de leurs otages. La Mauritanie est désormais perçue comme un maillon faible, étant donné la taille de son territoire aux trois-quarts désertique et quasiment incontrôlable", rappelle Abou Al Maali.


Ces deux dernières années, Aqmi a revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.


Mohamed Ould Abdel Aziz, élu président en juillet après avoir mené un coup d'Etat en 2008, avait promis une "lutte sans merci" contre le terrorisme.


Au début du mois, l'ancien général a affirmé que la multiplication des actions d'Aqmi résultait d'un "cumul d'erreurs sécuritaires et militaires des régimes précédents". Il a assuré qu'il s'employait à mieux équiper l'armée mais que cela ne se ferait pas "en un jour".


L'opposition prévoit d'organiser, mercredi, à Nouakchott "une marche de protestation", notamment "contre l'insécurité grandissante".

vendredi, 18 décembre 2009

Jean-Paul II sera béatifié en octobre 2010

Jean-Maris Guénois (lefigaro.fr),  18/12/2009


Jean-Paul II à Longchamp en 1997.
Jean-Paul II à Longchamp en 1997. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS


Benoît XVI va donner son accord officiel ce samedi.

Samedi, Benoît XVI doit donner son feu vert à la béatification de Jean-Paul II. La cérémonie pourrait avoir lieu le 16 octobre 2010 à Rome, jour anniversaire de l'élection du pape polonais, en 1978.


Benoît XVI reçoit en audience Mgr Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui vient lui présenter «le décret sur l'héroïcité des vertus » de plusieurs «serviteurs de Dieu» dont Karol Wojtyla. Son décret a été voté par une commission de cardinaux, le 16 novembre, après les deux étapes indispensables : l'instruction, au niveau diocésain, puis l'examen critique des pièces et des témoignages par la Congrégation pour la cause des saints.


Lors de la réunion de samedi matin, le préfet doit présenter au Pape une série de décrets, dont, probablement, celui d'un autre polonais, le père Jerzy Popieluszko, opposant au régime, assassiné en 1984.


Si le pape n'objecte rien, les décrets sont aussitôt publiés, ce qui officialise l'acte. Il est rare, à ce stade, que le pape retienne une cause pour complément d'information, comme il le fit pourtant, il y a un an, pour Pie XII.

Reconnaissance du «miracle»

Commence alors la reconnaissance du «miracle» nécessaire à la béatification. Pour Jean-Paul II, il existe en la personne d'une religieuse française, sœur Marie-Simon-Pierre, 48 ans, guérie en 2006 d'une maladie de Parkinson. Ce «miracle» a été constaté au niveau diocésain, mais il doit être contrôlé, début 2010, par Rome, à travers un double filtre : une commission de médecins et une commission de théologiens.


C'est seulement une fois ce «miracle» validé par le Saint-Siège que la béatification de Jean-Paul II pourra être programmée. Il deviendra «vénérable» lors de la cérémonie. Le procès de canonisation pourra aussi commencer.


Benoît XVI n'a toléré qu'une «entorse» à cette procédure : il a accepté que le procès soit ouvert avant le délai réglementaire de cinq années après la mort de la personne.


Une fois béatifié, le corps de Jean-Paul II - actuellement dans la crypte de la basilique Saint-Pierre - pourrait être placé, dans la basilique, en face de celui de Jean XXIII.


LIRE AUSSI :

» Jean-Paul II sera béatifié en 2010

» BLOG - Jean-Paul II a-t-il besoin d'une béatification ?

mercredi, 16 décembre 2009

Berlusconi souffre mais reste un «volcan qui entre en éruption le matin»

Créé le 16.12.09 ar 20minutes.fr



Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi est secouru par la police après avoir été attaqué par un homme lors d'un meeting électoral, Milan, le 13 décembre 2009.
Le Premier ministre italien Silvio Berlusconi est secouru par la police après avoir été attaqué par un homme lors d'un meeting électoral, Milan, le 13 décembre 2009. /REUTERS

Il a passé une mauvaise nuit. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, blessé au visage dimanche soir par un déséquilibré, a passé une nuit moins tranquille en raison de douleurs, selon ses médecins qui décideront à la mi-journée s'il sort comme prévu ce mercredi. Par ailleurs la police a arrêté un jeune homme dans l’hôpital alors qu’il arrivait à l’étage où le chef du Conseil est hospitalisé.

«Silvio Berlusconi a passé une nuit moyennement tranquille. Il s'est réveillé avec des douleurs au cou. Le docteur Alberto Zangrillo (médecin personnel du chef du gouvernement, ndlr) va l'examiner vers midi», a déclaré Paolo Klun, directeur de la communication de l'établissement hospitalier.

Un coup de fil d'Obama

«La persistance de ces douleurs préoccupe un peu également parce que les douleurs aux cervicales (dont Berlusconi souffrait déjà avant l'agression de dimanche soir, ndlr) se sont réveillées», a déclaré son porte-parole Paolo Bonaiuti, sur la chaîne de télévision publique Rai.

Selon Paolo Bonaiuti, Silvio Berlusconi a été très content mardi soir de recevoir la visite de Clarence Seedorf et Thiago Silva, deux joueurs de son club de footbal, l'AC Milan, et un coup de fil du président américain Barack Obama.

«Difficile sinon impossible de le tenir tranquille»

La journée de Berlusconi a commencé comme d'habitude vers 7 heures du matin avec la lecture des journaux, selon son porte-parole qui l'a qualifié de «volcan qui entre en éruption le matin». «C'est un grand travailleur, il sera difficile sinon impossible de le tenir tranquille, loin du travail et de ses obligations», a-t-il ajouté.

Silvio Berlusconi a dû annuler une rencontre lundi soir avec le Premier ministre monténégrin Milo Djukanovic et un déplacement prévu ce mercredi à la conférence sur le climat de Copenhague. Selon le porte-parole, la conférence de presse de fin d'année reste incertaine pour le moment.

M. D. avec agence

 

Un homme arrêté pour avoir voulu s'introduire dans la chambre d'hôpital de Silvio Berlusconi

RTL info, 16 déc. 2009


Un jeune homme a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi dans l'hôpital où se trouve Silvio Berlusconi, alors qu'il était arrivé à l'étage où se trouve le chef du gouvernement italien. Âgé de 26 ans et originaire de Turin, il a été bloqué à 2H du matin au septième étage de l'hôpital, là où se trouve le chef du gouvernement. A sa sortie de l'ascenseur, il a été immédiatement immobilisé par les gardes du corps et les policiers. L'homme qui semble avoir un problème mental a précisé qu'il voulait simplement parler au chef du gouvernement.

mercredi, 02 décembre 2009

L’Italie accueille deux prisonniers tunisiens de Guantanamo

Deux prisonniers tunisiens de Guantanamo ont été transférés mardi en Italie, où ils seront probablement jugés, apprend-on mardi par la BBC. Adel Ben Mabrouk et Mohamed Ben Riadh Nasri devront répondre d’accusations liées au terrorisme. Un détenu algérien, Saber Lahmar, a quant à lui été accepté en France, où il devrait être libéré.

Mercredi 2 Décembre 2009 - Par afrik.com

 

 

mercredi, 25 novembre 2009

Battisti veut rester au Brésil

AFP, 25/11/2009


L'ex-activiste italien d'extrême gauche Cesare Battisti pense qu'il restera au Brésil , même s'il a l'intention de revenir un jour en Italie, mais "pas avec les menottes", affirme-t-il dans un entretien au quotidien italien La Repubblica publié aujourd'hui.


"Franchement, je crois que même pour (Silvio) Berlusconi cette histoire n'a aucune importance. Je pense que je resterai au Brésil. Hormis quelques ministres fascistes, les autres resteront tranquilles", déclare-t-il dans cette interview réalisée dans sa prison de Brasilia.


Cesare Battisti a interrompu mardi sa grève de la faim entamée onze jours plus tôt, "une marque de confiance envers le président" Luiz Inacio Lula da Silva, qui doit rendre une décision sur son extradition.


Sans jamais se prononcer expressément, le président Lula a laissé entendre qu'il était opposé à l'extradition de Battisti.


"Trente années après (les faits), je suis un trophée. C'est pour cela que l'on s'acharne en Italie. Il n'y a plus personne de cette époque en prison et maintenant vous voulez que ce soit moi qui paye pour tout le monde", s'indigne-t-il.


"Je l'ai répété tant de fois, j'ai été condamné par contumace sur la base de déclarations de repentis qui ont obtenu des remises de peine", explique-t-il.


"Je retournerai en Italie un jour ou l'autre, mais pas avec les menottes", promet-il.


Battisti, 54 ans, à qui le Brésil a octroyé en janvier dernier le statut de réfugié politique, a été accusé de quatre meurtres en Italie à la fin des années 70 alors qu'il était membre du groupuscule des "Prolétaires armés pour le communisme". Il a été condamné à perpétuité par contumace en Italie.


Dans un vote serré et controversé, la Cour suprême du Brésil a donné son feu vert le 18 novembre à l'extradition de Battisti vers l'Italie, mais a décidé dans le même temps qu'il revenait au chef de l'Etat de se prononcer en dernier ressort.

lundi, 23 novembre 2009

Mouammar Kadhafi fait son show

Le meilleur du pire

Habitué des provocations, le guide libyen Mouammar Kadhafi s’est encore une fois illustré dimanche dernier, en Italie, en tentant de convertir 200 jeunes Italiennes. TeleTOC, site de partage de vidéos en ligne, propose pour l’occasion un "Worst of" de ses récentes sorties.

Augmenter la police Diminuer la police Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami Réagir à l'article
vendredi 20 novembre 2009 / par Denis Carlier

En visite officielle à Rome, le Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, Mouammar Kadhafi, a tenté sans succès dimanche de convertir 200 jeunes Italiennes à l’islam. Le chef d’Etat s’est permis d’offrir un exemplaire du Coran à chacune de ses invitées, recrutées par une agence d’hôtesses. La démarche de rassembler autant de jeunes femmes correspondant aux canons de beauté européens a pris une dimension particulière alors que le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, se vante au grand jour – et avec quelques exagérations – de ses performances sexuelles.

TeleTOC profite de cette dernière sortie pour offrir aux internautes le petit florilège qui suit :


 

jeudi, 19 novembre 2009

Extradition de Battisti : le président Lula devra trancher

19/11/2009 - Par lefigaro.fr



Battisti lors d'une rencontre avec des parlementaires brésiliens, le 17 novembre dernier.
Battisti lors d'une rencontre avec des parlementaires brésiliens, le 17 novembre dernier.

La Cour suprême du Brésil a voté en faveur du renvoi de l'ex-militant d'extrême gauche vers l'Italie, où il est condamné à perpétuité par contumace. Le président Lula pourrait toutefois s'y opposer.

Franco Frattini, le ministre italien des Affaires étrangères, s'est dit mercredi soir «très satisfait» de la décision de la Cour suprême brésilienne. Celle-ci a voté en faveur de l'extradition de Cesare Battisti vers son pays de naissance, l'Italie. Une décision à laquelle le président Lula peut toutefois s'opposer.

La Cour suprême brésilienne a eu du mal à trancher. Lors d'une première audience jeudi dernier, elle s'était divisée, quatre juges étant pour et quatre contre. Le président de l'instance judiciaire la plus élevée du Brésil, Gilmar Mendes, était donc en position de trancher. Il l'a fait dans le sens de l'extradition. Selon son jugement, «certains types de délits, même s'ils ont des objectifs politiques, ne peuvent être considérés comme des crimes politiques. Sinon, on pourrait arriver à avoir des cas de viols, de pédophilie ou de torture traités comme des crimes politiques».

 

Lula aura-t-il son mot à dire ?

Pour Franco Frattini, cette décision devrait permettre aux familles des victimes de voir «enfin reconnu leur droit légitime à obtenir justice». Le verdict de la Cour «marque la fin d'une profonde amertume suscitée dans l'opinion publique italienne par la décision d'accorder le statut de réfugié à qui s'est rendu coupable d'une violence homicide insensée et incompréhensible», ajoute-t-il. Un commentaire fait avant même que la Cour n'ait communiqué son jugement.

Il reste cependant une inconnue : la décision finale qui revient au président Lula. Après une longue discussion, la Cour a en effet estimé que c'était à lui de trancher in fine.

Rome se veut sereine sur ce point. Le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa, dit «n'avoir aucun doute». «L'exécutif d'un pays ami ne peut que prendre acte de la décision (de la Cour). C'est une simple formalité». Le président Lula a pourtant déjà fait savoir qu'il était opposé à cette extradition.

 

Battisti en grève de la faim

Réfugié au Brésil après sa fuite de France en 2004 - avec l'aide selon lui des services secrets français - l'ancien membre d'un groupuscule terroriste italien, devenu écrivain, avait vécu dans la clandestinité jusqu'à son arrestation, en 2007 à Rio. Emprisonné depuis, il avait demandé le statut de réfugié politique, que le Brésil lui avait accordé en janvier dernier, provoquant une crise diplomatique avec Rome.

Agé de 54 ans, Battisti est accusé de quatre meurtres commis dans les années 1970 alors qu'il avait rejoint les Prolétaires armés pour le communisme (PAC). L'Italie l'a condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988. Battisti, lui, nie toute implication dans ces crimes et assure avoir renoncé à la violence après l'assassinat d'Aldo Moro par les Brigades rouges en 1978.

D'abord caché en France, il a bénéficié à partir de 1990 de la «doctrine Mitterrand», qui promettait de ne pas extrader les anciens terroristes italiens s'ils renonçaient à la violence. Une politique modifiée par Jacques Chirac, qui a autorisé en 2004 l'extradition de Battisti. Ce dernier avait alors profité de ses réseaux d'amitié pour se cacher, puis fuir au Brésil.

Cesare Battisti a entamé vendredi une grève de la faim, et prévenu qu'il «ne retournera pas vivant» dans son pays natal.

lundi, 16 novembre 2009

Le numéro 2 de la mafia sicilienne derrière les barreaux

Créé le 16.11.09


Le numéro 2 de la mafia sicilienne, Domenico Raccuglia, derrière les barreaux
Le numéro 2 de la mafia sicilienne, Domenico Raccuglia, derrière les barreaux/MIKE PALAZZOTTO/EPA/SIPA

Il a été condamné trois fois à la réclusion à perpétuité, pour un total de cinq meurtres, et à 20 ans de prison pour tentative d'homicide...

Domenico Raccuglia, condamné notamment pour l'enlèvement et le meurtre d'un adolescent, a été arrêté dimanche soir dans la région de Trapani (sud). Cet homme de 45 ans, était recherché depuis 15 ans pour association de malfaiteurs de type mafieux et faisait partie des 30 fugitifs les plus dangereux d'Italie, a précisé l'agence italienne Ansa.

Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni s'est aussitôt félicité de cette arrestation, «l'un des coups les plus durs infligés aux organisations mafieuses dans les dernières années, car Raccuglia était de fait le numéro deux de Cosa nostra».

Enlèvement et séquestration d'un adolescent

Domenico Raccuglia est impliqué en particulier dans une affaire qui a traumatisé l'Italie: l'enlèvement en 1993 d'un garçon de 14 ans, fils d'un mafieux repenti. L'adolescent était resté séquestré pendant plus de deux ans, avant d'être assassiné. Son corps avait ensuite été jeté dans de l'acide.

«Mimmo» Raccuglia, surnommé «le vétérinaire» pour sa passion des animaux, se cachait dans un appartement en banlieue de Calatafimi, dans la région de Trapani, où plusieurs armes ont été retrouvées. Au moment de son arrestation, il a tenté de prendre la fuite par la terrasse mais a été bloqué par les policiers qui avaient encerclé le bâtiment.

En dépit de la surveillance que la police exerçait sur son épouse, Raccuglia était parvenu à être père pour la deuxième fois, a précisé Ansa. Il était considéré par la police comme un des successeurs potentiels à la tête de la mafia de Palerme. «Il faisait partie des grands chefs légendaires comme Rina ou Provenzano. Les gens pensaient qu'il était impossible de l'arrêter», a déclaré Umberto Di Maggio, président pour la région Sicile de l'association anti-mafia Libera.
M. D. avec agence

LUTTE ANTI MAFIA

Selon le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni plus de 3.600 mafieux ont été arrêtés, dont 15 figurant sur la liste des 30 fugitifs les plus dangereux du pays, en 18 mois.

L'éradication de la faim dans le monde, ce ne sera pas pour cette fois!

Créé le 16.11.09



Une soixantaine de chefs d'Etat sont réunis à Rome pour le sommet de la FAO.
Une soixantaine de chefs d'Etat sont réunis à Rome pour le sommet de la FAO./ETTORE FERRARI / POOL/EPA/SIPA

DECRYPTAGE - Les dirigeants réunis à Rome pour le sommet de la FAO se sont fixés pour objectif de nourrir chaque bouche de la planète. Mais est-ce possible?

Où en est-on aujourd'hui de la faim dans le monde?
L'agence de l'Onu note une nette aggravation de la situation. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) estime qu'1,2 milliard de personnes souffrent de la faim aujourd'hui et présentent une carence en calories quotidienne. Dans le monde, une personne meurt de faim toute les six secondes. Une pétition a même été lancée le président de la FAO, Jacques Diouf, pour mettre fin au fléau.



Pourquoi meurt-on de faim?
Pour plusieurs raisons. La principale cause est «la crise dans laquelle se trouve l'agriculture familiale aujourd'hui», explique Catherine Gaudard du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). 70% des personnes qui souffrent de la faim sont des petits agriculteurs des pays en voie de développement. Ensuite, les années de politiques agricoles ont fait des ravages. «Dans les années 70, les politiques d'ajustement structurel encourageaient les pays en voie de développement à abandonner les cultures traditionnelles pour se tourner vers des cultures exportables», souligne Frédéric Baudouin auteur de La faim dans le monde: crises d'aujourd'hui et défis de demain (éditions de l'école des mines). Ces pays ont donc perdu les savoir-faire de l'agriculture et ne peuvent plus aujourd'hui nourrir leur population.

L'ambition de la FAO d'éradiquer la faim est-elle réalisable?
Difficilement. Même si «c'est un souhait tout à fait louable», souligne Philippe Chalmin, auteur de Le monde a faim: quelques réflexions sur l'avenir agricole et alimentaire de l'humanité au XXIe siècle (éd. Bourin), «mais ça ne va pas se résoudre en un coup de baguette magique. Cela demande des engagements forts et sur la longueur». Or, c'est loin d'être le cas pour le moment. «Les chefs d'Etat avaient pris des engagements financiers lors du sommet de l'Aquila en juillet dernier. Vingt milliards de dollars devaient être débloqués pour développer l'agriculture dans les pays en voie de développement, or aujourd'hui rien n'est fait», reprend Catherine Gaudard.

Pourrait-on nourrir tout le monde si on le souhaitait?
Mathématiquement, oui. Car il y a suffisamment de ressources pour que chacun puisse manger à sa faim ou du moins avoir l'apport calorique nécessaire à tout être humain. Le problème ne se situe donc pas dans les ressources, mais dans leur répartition et dans les modèles de production et de consommation. Il faudrait en effet encourager le développement de l'agriculture au niveau local pour que les pays en voie de développement puisse nourrir leur population.

Est-ce un problème d'argent?
Non. «Ce n'est pas un problème d'argent, mais plutôt de politiques agricoles», explique Philippe Chalmin. «Ces politiques prennent du temps à être mises en place dans les pays en voie de développement». S'engager à apporter une aide financière ne suffit pas, il faut soutenir les programmes de développement derrière.

Sans les dirigeants du G8, a quoi sert le sommet?
A rien. Les dirigeants des pays du G8 avaient tous participé au sommet qui s'est tenu en juillet à l'Aquila, en Italie, et des engagements avaient été pris. «Le sommet qui se tient actuellement à Rome était une opportunité pour lancer enfin le partenariat sur l'agriculture locale», décrypte Catherine Gaudard. Sans ces dirigeants, ce sommet «est une coquille vide».

A quoi se sont engagés les Etats participant au sommet de Rome?
A «veiller à ce que des mesures urgentes soient prises (...) pour réduire de moitié respectivement le pourcentage et le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition d'ici à 2015», selon le texte signé ce lundi. Mais le principal défi à relever demain sera celui de l'explosion démographique. Selon Philippe Chalmin, «pour répondre à la demande de plus en plus forte, il faudra qu'en 2050 nous ayons multiplié par deux la production agricole mondiale».

Maud Descamps

20minutes.fr

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