vendredi, 27 juillet 2012
Ramadan
Ramadan : conseils de nutritionniste pour jeûner en gardant la santé
Le docteur Bouchra Benlarbi Amar est une endocrinologue marocaine spécialisée dans les maladies métaboliques et la nutrition. En cette période de ramadan, nous avons sollicité ses conseils pour dresser une liste des principaux pièges à éviter lors la pratique du jeûne. Interview.
Jeune Afrique : Cette année encore, le mois de ramadan a lieu en plein été. Les journées de jeûne sont plus longues, 17 heures en moyenne, et plus chaudes que pendant le reste de l'année. Quelles en sont les conséquences sur l'organisme ?
Bouchra Benlarbi Amar (en photo ci-dessous) : Les conséquences du jeûne en été sont multiples. La première et la plus fréquente est la déshydratation. Ensuite la mauvaise digestion, qui entraine des ballonnements, constipation et mauvaise haleine, dus à l’ingestion massive d’aliments dans un temps court à l’heure de la rupture du jeûne. Enfin, la durée de sommeil est raccourcie, ce qui entraîne mauvaise humeur, baisse de vigilance, baisse des performances physiques et intellectuelles des jeûneurs.
Les Jeux olympiques ont lieu durant le ramadan. Certains athlètes musulmans assurent que le jeûne favorise leur performance. Qu'en pensez-vous ?
Je ne pense pas que le jeûne soit compatible avec la pratique d'un sport de haut niveau.
Je ne pense pas que le jeûne soit compatible avec la pratique d'un sport de haut niveau car sans eau ni nourriture, le corps est mis dans un état de détresse assez rapidement avec pour conséquence : vertiges, hypoglycémie, voire perte de connaissance. Pour les sportifs marocains, ils peuvent reporter le jeûne à l'après compétition puisqu’une fatwa les y autorisant a été émise par le Conseil supérieur des oulémas.
Faut-il une préparation spécifique pour pouvoir concourir en haute compétition tout en jeûnant ?
Se préparer pour le ramadan est valable pour tous musulmans pratiquants. Mais quelle que soit la qualité de cette préparation, elle ne permettra pas aux athlètes de concourir comme leur collègues non jeûneurs. Ils seront dans tous les cas pénalisés.
Cinq écueils à éviter pendant le ramadan, selon le Dr Bouchra Benlarbi Amar :
- Ne pas prendre un seul repas copieux. Il faut préférer une répartition alimentaire en 2 ou 3 prises.
- Éviter les repas trop riches en gras et en sucres (fritures, et gâteaux au miel par exemple).
- Ne pas remplacer l'eau, fondamentale pour l'hydratation, par des jus ou des sodas.
- Éviter de commencer une activité physique inhabituelle.
- Ne pas raccourcir son temps de sommeil : il faut garder son rythme habituel.
Vous êtes diabétologue, endocrinologue et nutritionniste. Conseillez-vous souvent à vos patients de ne pas jeûner pour des raisons de santé ? Sont-ils réticents à renoncer au jeûne ?
Les consensus sur le diabète et le ramadan évoluent avec les nouvelles molécules thérapeutiques et les nouvelles technologies mises en œuvre. Mais les mêmes critères restent valables pour permettre à un patient diabétique de jeûner : ne peut jeûner que le diabétique bien équilibré, n'ayant aucune maladie intercurrente, aucune complication, sous réserve d'une surveillance clinique et biologique durant le mois de ramadan.
Les patients sont de moins en moins réticents à renoncer au jeûne pour des raisons de santé. Ils sont beaucoup plus éclairés et éveillés qu'avant, et donc plus attentifs aux conseils de leur médecin. Il y a souvent un amalgame entre religion et tradition quant au jeûne.
Arrivez-vous à adapter vos programmes alimentaires personnalisés aux patients qui refusent de renoncer au jeûne, en prenant en compte le rythme de vie lié au ramadan ?
Le médecin peut adapter le traitement et le programme alimentaire aux patients qui refusent de renoncer au jeûne, à condition bien sûr qu'il n'y ait pas de contre-indication absolue et uniquement dans ce cas.
Quelles sont les conditions d'un jeûne sain pour la santé ?
Un jeûne sain passe tout d’abord par une bonne aptitude physique et psychique. L’absence de toute maladie patente et le respect d'un régime alimentaire équilibré avec une bonne hydratation sont nécessaire. Enfin il faut maintenir une activité physique modérée (pas de sport intense), et surtout préserver un sommeil réparateur.
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Propos recueillis par Katia Guibert
14:32 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, ramadan, alimentation, jeûne
samedi, 13 août 2011
Jeûne
Le jeûne et l’alimentation : Apparenté à l’oignon, l’ail préserve notre santé!
Les vertus de l’ail
L’ail est apparenté à l’oignon. Notons qu’il est chaud et sec au quatrième degré. Il réchauffe intensément et dessèche complètement. Ce dessèchement est salutaire pour les transis de froid, pour ceux qui ont le tempérament de flegme et ceux qui risque de tomber en proie à la paralysie.
Pilé et appliqué sur la morsure de serpent ou la piqûre d’un scorpion, il en extrait le venin. L’ail réchauffe le corps et accroît sa chaleur, interrompt le flegme, décompose la flatulence, purifie la gorge, préserve la santé de la plupart des corps et remédie au changement d’eau et à la toux chronique. L’ail est mangé cru, cuit ou grillé. Il palie la douleur de la poitrine causée par le froid et extrait le sang coagulé dans la gorge.
Trituré avec le vinaigre, du sel et du miel puis appliqué sur la dent cariée, il l’effrite et la déracine, et sur la dent douloureuse, il lénifie sa douleur.
Si une gousse d’ail est broyée et absorbées avec l’eau de miel, elles extraient le flegme et les helminthes. Enduit avec du miel sur le vitiligo, il est d’une utilité remarquable.
Précisons en outre que la gousse d’ail renferme des polysaccharides de réserve, des acides aminés, des enzymes (peroxydase), du sélénium et surtout des composés soufrés responsables de la majorité des propriétés pharmacologiques. Il contient du sulfure d’allyle qui est une essence volatile renfermant l’allycine.
De plus, on retrouve dans cet ingrédient de la silice, du soufre et de l’iode, qui sont bons pour la santé. En plus, sa teneur en vitamine A, B et C, ainsi qu’en acides aminés, oligo-éléments, germanium, calcium, cuivre, fer, potassium, sélénium, zinc, silicium et soufre confère à cet aliment d’autres propriétés intéressantes : il stimule le système immunitaire, fortifie les os, améliore l’état de la peau, des cheveux et des ongles, lutte contre la cellulite, etc.
L’ail serait également un frein au développement du cancer (côlon, estomac, prostate, poumons, foie).
Quelques désagréments que peut causer l’ail
.A côté de ces vertus de l’ail, on note quelques inconvénients : il cause la migraine, nuit au cerveau et aux yeux, affaiblit la vue et la semence, attise la soif, irrite la bite et provoque l’exhalation d’une odeur fétide de la bouche
Samba Ndiaye
Source Sambamara.com via Seneweb
12:51 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeûne, ramadan, ail
mardi, 24 août 2010
Football
Ramadan : jouer ou jeûner, faut-il choisir ?
Comment les joueurs professionnels de football, musulmans et pratiquants, arrivent-ils à concilier compétition sportive de haut niveau et respect du ramadan ? Car si faire le jeûne procure une grande satisfaction spirituelle, cela constitue aussi un sérieux risque de blessures. Enquête dans les coulisses du foot français.
Ali Karimi est iranien, musulman et pratiquant. Il est aussi footballeur professionnel, et malgré ses croyances, il a décidé de ne pas faire le ramadan cette année. Le 15 août, la sanction des dirigeants du Steel Azin FC, son club de Téhéran, est tombée comme un carton rouge : le joueur, parfois qualifié de « Maradona asiatique », a été purement et simplement exclu de l’effectif. Et le fait qu’il soutienne ostensiblement Mir Hossein Moussavi, le premier opposant au président Mahmoud Ahmadinejad, n’est sans doute pas une simple coïncidence… Mais l'affaire a eu le mérite de poser le délicat débat sur la difficulté de concilier la pratique d'un sport de haut niveau avec le respect du cinquième pilier de l'islam.
En France, pays comptant quelque cinq à sept millions de musulmans (10 % de la population), les footballeurs de cette confession sont légion. Certains ne sont pas très croyants, voire pas pratiquants du tout. D’autres respectent à la virgule près les commandements de l'islam, dont le ramamdan. Mais en 2010, la tendance à la souplesse et à l’aménagement du temps de jeûne a tendance à se confirmer. Quelques joueurs, dont Hatem Ben Arfa notamment, ont clairement fait savoir qu’ils ne feraient pas le ramadan « à cause de [sa] rudesse ».
« Jeûner, c’est toujours compliqué, et notamment quand on exerce certaines professions. Et puis, on le fait pour soi, pas pour les autres », explique l’ancien international marocain Walid Regragui (qui a joué à Toulouse, AC Ajaccio, Santander, Dijon, Grenoble). « L’été, avec la chaleur et quand on est en pleine phase de préparation ou de reprise des championnats, c’est encore plus dur. Quand j’étais professionnel, je faisais le ramadan, mais en l’aménageant. Je ne jeûnais jamais les jours du match, mais je rattrapais ces journées plus tard dans l’année, comme le Coran l’autorise. »
Chacun sa méthode
Le Sénégalais Abasse Ba (Le Havre, Ligue 2), applique la même méthode. Il va même jusqu’à décaler aussi le jeûne de la veille du match. « Je fais cela depuis que je joue au haut niveau, car honnêtement, ne pas boire et ne pas manger alors que vous avez un match à disputer, c’est trop difficile », reconnaît le défenseur havrais.
Le ramadan a débuté cette année en plein cœur de l’été, et le lever du soleil très précoce oblige les joueurs pratiquants à se lever tôt pour s’alimenter. « Il faut être debout vers 4 h 15 pour manger à 5 heures, explique Abasse Ba. Comme j’ai souvent entraînement vers 9 heures, je consomme des sucres lents. Je vous avoue que les pâtes à 5 heures du mat’, ce n’est pas ce que je préfère… »
Les entraîneurs, qui doivent d’abord gérer un effectif, sont comme les joueurs : ils ont chacun leur approche du problème. Alain Perrin, qui avait refusé de se plier aux doléances des Algériens Saïfi et Ghazi lorsqu’il entraînait l'équipe de Troyes, avait été confirmé dans son attitude lors de son arrivée à Marseille. Un imam lui avait alors assuré que les sportifs de haut niveau pouvaient reporter le ramadan ou carrément le remplacer par des dons.
Risque accru de blessures
Autres clubs, autres moeurs. Christian Gourcuff (Lorient), lui, aménage ses entraînements, tandis que Francis Gillot (Sochaux) s’en remet à la conscience professionnelle de ses joueurs. « Ils font ce qu’ils veulent, mais ils savent aussi qu’ils multiplient les risques de blessures en ne s’alimentant pas et en ne buvant pas, surtout lorsqu’il y a un match », prévient-il.
« En jeûnant, les sportifs se mettent en danger, car ils sont plus faibles et encourent davantage de risques de se blesser », explique le nutritionniste Denis Riché, qui intervient ponctuellement dans plusieurs clubs français (Toulouse et Lille) et anglais (Chelsea). « Comme ils s’alimentent et s’hydratent moins que les autres, ils peuvent aussi ne pas être au même niveau que leurs coéquipiers », poursuit-il.
Un manque de dynamisme qui peut porter préjudice aux clubs qui emploient les joueurs souvent à des tarifs élevés. Ces derniers sont d'ailleurs les premiers à reconnaître que le respect du jeûne du ramadan pendant la compétition constitue un frein pour la performance, sinon pour la carrière. Mais ils sont encore nombreux à placer la spiritualité avant l’exploit sportif. Regragui et Ba admettent ainsi que le jeûne n’est physiologiquement « pas idéal ». Et ils sont également conscients des risques de blessures. « Surtout la dernière semaine, et quinze jours après, précise Regragui. Mais nous tenons grâce à la foi. »
08:22 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, islam, ramadan, jeûne









