lundi, 28 décembre 2009

Construction d'Energy City Libya: Signature d'un accord Tripoli

L'actionnaire majoritaire du projet "Energy City Libya", Gulf Finance House et la Société libyenne d'entrepreunariat en construction et d'investissement foncier ont signé dimanche soir à Tripoli un accord pour le démarrage des travaux de construction de ladite cité d'un coût de cinq milliards de dollars américains.

L'accord a été paraphé par le directeur exécutif de Gulf Finance House, l'ingénieur Hicham Al-Amady et le président du Conseil d'administration de la Société libyenne, Abdelbasasset Daoudou, en présence du président du Conseil d'administration de la société Al Niquat Alkhams for Development and Tourism Investment, Khaled Senoussi Ftiss et de plusieurs autres personnalités.

La société libyenne Al Niquat Alkhams for Development and Tourism Investment et la Gulf Finance House ont signé, le 26 avril dernier à Tripoli, un accord d'exécution du projet Energy City Libya d'un coût de cinq milliards de dollars américains à raison de 40 pour cent du projet pour la société Niquat Alkhams et 60 pour cent pour la Gulf Finance House.

Le projet de cette cité sera réalisé dans la région de Sabratha (70 km à l'ouest de Tripoli) sur une superficie de 780 hectares.

Selon ses promoteurs, cette cité sera le premier hub de technologie de pointe en Afrique du Nord.

"Energy City Libya" sera composée d'un centre-ville abritant "La Tour d'Afrique" qui est une icône d'architecture entourée de plusieurs bâtiments dont un centre de base de données, un centre de consultations environnementales, d'énergie renouvelable et de consulting, un complexe destiné aux compagnies de production de pétrole et de gaz naturel.

A cela s'ajouteront d'autres complexes relatifs aux services du secteur de l'énergie, de l'infrastructure de base et de l'industrie de transformation, de prestation d'approvisionnement et autres lieux de distraction.

Tripoli - Pana 27/12/2009

Seif el-Islam Kaddafi fait sa révolution

28/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Abdelaziz Barrouhi


Seif el-Islam Kaddafi fait sa révolutionSeif el-Islam Kaddafi fait sa révolution© DR


Désormais numéro deux du régime, le fils aîné du « Guide » n’a pas perdu de temps. À peine sa nomination était-elle confirmée qu’il signait un accord de réconciliation avec les djihadistes et lançait un vaste chantier de réformes politiques et économiques.


Depuis sa désignation, à la mi-octobre, au poste de numéro deux de la Jamahiriya, Seif el-Islam Kaddafi n’a fait aucune apparition publique. Mais il travaille. En attendant que le Congrès général du peuple (CGP, Parlement) formalise lors de sa réunion annuelle, prévue dans les semaines à venir, sa nomination au poste de coordinateur général des Commandements populaires et sociaux. Selon des informations recueillies par Jeune Afrique, le CGP devrait à cette occasion adopter un projet de loi qui lui donnerait les attributions d’un chef d’État. En cours d’examen par les structures ­populaires de base, loin de toute publicité, le texte du projet rappelle que, lorsqu’il a lancé les Commandements populaires et sociaux en 1995, Mouammar Kaddafi avait prévu « qu’un jour leur coordinateur général serait formellement le chef de l’État ». Ce jour est arrivé. L’adoption de ce texte par le CGP, totalement acquis au « Guide » libyen, directement à l’origine de la promotion de son fils aîné, ne devrait être qu’une formalité. Seif sera ­ensuite en position de superviser l’action du CGP lui-même et celle du gouvernement. La diplomatie, l’armée et les services de sécurité feront théoriquement partie de ses attributions, mais il est fort douteux que cela soit totalement effectif du vivant de son père, âgé de 67 ou 69 ans (selon les sources).


« Guerre civile souterraine »


Architecte urbaniste, Seif a fait des études de gestion en Autriche et décroché un doctorat en relations internationales à la London School of Economics and Political Science en 2008. Parallèlement, il gagne ses premiers galons d’homme d’État en contribuant à la levée de l’embargo imposé à son pays entre 1992 et 2000 (à cause des affaires Lockerbie et UTA) et à la normalisation des relations avec les États-Unis après le démantèlement, fin 2003, du programme libyen d’armes de destruction massive. Seif s’applique désormais à mettre de l’ordre dans les affaires intérieures de la Jamahiriya pour mener à bien son programme de réformes politiques et économiques présenté en 2007 et censé aboutir à la construction de la « Libye de demain ».


Sa première initiative en tant que numéro deux a été de sceller la réconciliation, qu’il préparait depuis deux ans, avec le Groupe islamique libyen pour le combat (GILC), plus communément appelé Al-Mouqatilah (« la Combattante ») par les Libyens. Cela est peu connu, mais, dans les années 1990, pour reprendre les termes utilisés par Seif lui-même, une « guerre civile souterraine » opposait l’armée et les forces de sécurité de Kaddafi au GILC. Les affrontements étaient quotidiens et touchaient ­toutes les villes du pays. Seif en a tiré une leçon : dans une société libyenne conservatrice et pieuse, le meilleur moyen de combattre les extrémistes est de se ­mettre en bons termes avec leurs idéologues et leurs chefs. Des négociations avec ces derniers, détenus à la prison d’Abou Salim (dont plusieurs avaient été livrés à Kaddafi par les Américains) ou exilés à Londres, tel Nooman Ben Othman, sont, assure Seif, engagées avec l’aval du « Guide ». « Cela n’a pas été trop dur de le convaincre qu’il fallait dialoguer avec eux », ajoute-t-il. Sauf que, les services de sécurité ne l’entendant pas de cette oreille, les éradicateurs parmi leurs chefs lui ont mis des bâtons dans les roues, refusant, par exemple, d’accéder à sa demande d’alléger leurs conditions de détention à la prison d’Abou Salim afin qu’ils puissent consulter leurs amis sur les termes de l’accord en discussion. Seif annonce alors – c’était en août 2008 – qu’il se retire de la scène politique et menace de s’exiler à Londres. Selon nos informations, le « Guide » a fini par trancher en sa faveur à la fin de l’été 2009, après qu’Abdallah Senoussi * (celui de l’affaire UTA), l’un des principaux chefs des services de sécurité de Kaddafi, eut apporté son soutien, en avril 2009, à la levée des restrictions qui entravaient les consultations entre chefs islamistes.


À l’occasion du 40e anniversaire de l’accession de Kaddafi au pouvoir, le 1er septembre dernier, les chefs du GILC adressent au « Guide » un message de félicitations dans lequel ils lui présentent leurs excuses « pour tout ce [qu’ils ont] commis, à commencer par la constitution de [leur] groupe clandestin jusqu’aux actions [qu’ils ont] menées, les grandes comme les ­petites ». Et, quelques jours plus tard, ils achèvent la rédaction d’un document de 417 pages intitulé « Études correctives dans la compréhension du djihad », qui délégitime l’usage de la lutte armée en Libye et ailleurs, sauf dans le cas d’une résistance à l’occupation. Ils s’engagent également à prendre leurs distances avec le djihadisme d’Al-Qaïda, dont ils condamnent désormais la stratégie. Le rêve de Seif est devenu réalité.


Par une nuit du dernier ramadan, une douzaine de tables sont dressées avec des nappes blanches et des rafraîchissements pour des convives, tous des ­hommes, habillés en bleu, rasés de près et lançant des slogans à la gloire du « Guide ». On aurait dit la célébration d’un événement heureux sur la terrasse d’un salon de thé ou d’un mess des officiers. Sauf que la scène se passe derrière les murs d’enceinte de la prison centrale d’Abou Salim et sous la lumière de projecteurs habituellement destinés à débusquer d’éventuels fugitifs. Elle paraît surréaliste, mais elle est authentique. Filmée par la chaîne de télévision américaine CNN en ­septembre, elle sera diffusée à la fin de ­novembre. Seif n’est pas présent à la cérémonie, mais la mise en scène est de lui. Nommé numéro deux à la mi-octobre, son premier geste a été de faire libérer, le jour même, 88 dirigeants islamistes de niveau moyen, dont 45 membres du GILC, y compris ceux filmés par CNN à Abou Salim. Les chefs de haut rang, quant à eux, devraient être libérés à un stade ultérieur non précisé. « Nous avons d’autres chats à fouetter en Libye, estime Seif. Nous devons ­combattre la pauvreté, moderniser notre économie, améliorer le niveau de vie. Nous avons des ­problèmes terribles avec nos systèmes de santé et d’éducation. Et si nous continuons à nous entretuer, nous serons tous les premières victimes de la terreur. »


Droits de l’homme


Parallèlement, Seif a ouvert des chantiers de réformes politiques pour consacrer l’ouverture et l’État de droit, à commencer par la réforme des codes juridiques, devenus archaïques. Selon Abderrahmane Bouzouita, président de la Cour suprême, ces codes doivent tous être fondamentalement révisés pour les « rendre conformes aux conventions internationales sur les droits de l’homme et les libertés ». C’est notamment le cas du code pénal, dont le projet de refonte a été achevé à la fin de novembre. « Le suivi et les observations de Seif el-Islam sur la protection des droits de l’homme nous ont beaucoup aidés à élaborer un code moderne », ajoute Bouzouita, qui a dirigé l’an dernier, à la demande de Seif, la rédaction d’un projet de Constitution dont l’adoption se fait néanmoins ­attendre en raison de l’opposition exprimée par la vieille garde. Ce qui fait dire à des politologues tripolitains que, pour mener à bien les réformes, la neutralisation de la vieille garde est l’une des priorités. « Il faut, estime l’écrivain Ramadan Jarbou, retirer aux Comités révolutionnaires tous les pouvoirs – exécutif, sécuritaire et politique – et les cantonner à leur mission première, celle de motiver le peuple pour qu’il exerce le pouvoir. Par ailleurs, il convient de réviser les attributions des services de sécurité de manière que leurs agents soient comptables de leurs actes devant les juges. »


Un vent de liberté


Autre dossier d’ouverture sur le bureau de Seif : l’instauration en cours d’une marge de liberté d’expression et de la presse. Déjà, une certaine liberté de ton est perceptible dans les médias libyens, y compris publics. Sur son intervention, la censure qui frappait une cinquantaine d’ouvrages – dont celui du penseur Mohamed Challabi sur la famille Senoussi, renversée par Kaddafi en 1969 – a été levée. Ils ont d’ailleurs été exposés à la Foire du livre de Tripoli dans la semaine du 22 novembre. Pour la première fois depuis sa création, il y a deux ans, Al-Ghad, le groupe de presse de Seif – qui comprend notamment deux chaînes de télévision, dont une émettant de Londres, ainsi que deux journaux –, a vu arriver à sa tête un journaliste indépendant vivant en exil à Londres, Souleimane Dougha, qui a aussitôt annoncé qu’il envisageait de créer avant la fin de l’année une ­agence de presse dénommée Libye Presse. Laquelle viendrait ainsi bousculer le monopole de l’agence officielle Jana sur l’actualité nationale.


La situation des droits de l’homme va-t-elle enfin s’améliorer dans le pays ? L’attention des Libyens en cette période est braquée sur Abou Salim, une épine dans le pied du régime. La section des droits de l’homme de la Fondation Kaddafi pour le développement et la bienfaisance (fondée par Seif en 1997) a retrouvé du mordant. Dans son rapport annuel 2009, publié le 10 décembre, elle rapporte des « cas de torture et de mauvais traitements », des « détentions injustifiées » et des « violations flagrantes des lois », et dénonce l’absence de la « moindre indépendance » des associations professionnelles et des syndicats. Elle appelle en outre à une « enquête transparente, juste et équitable » sur le massacre, en 1996, d’au moins 1 200 prisonniers à Abou Salim et à la libération de tous les prisonniers dont l’innocence a été établie et qui ont achevé de purger leurs peines. À l’instigation de Seif, Human Rights Watch, l’organisation humanitaire basée à New York, a dévoilé le 12 décembre à Tripoli son rapport annuel sur les droits de l’homme en Libye, avec ses aspects positifs et négatifs – une première dans le monde arabe. Le document note que « des améliorations limitées sont en cours en Libye, comme l’extension de la liberté d’expression et les projets de réforme du code pénal. Mais les lois répressives en matière d’expression et les abus des services de sécurité internes demeurent la norme ».


Pour le volet économique, il faudra sans doute attendre la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, qui devrait être annoncée lors de la réunion annuelle du CGP. Seif a cependant paré au plus pressé : il a repris le contrôle de la compagnie pétrolière nationale (National Oil Corporation, NOC) en réinstallant à sa tête l’ancien Premier ­ministre réformateur Chokri Ghanem. Ce qui a eu pour effet de rassurer les compagnies pétrolières étrangères. Il a aussi pris une décision stratégique : en raison de la situation du marché mondial et pour des questions budgétaires, ce n’est pas en 2012 mais en 2017 que les capacités pétrolières du pays seront portées à 3 millions de barils par jour.


Incontestablement, depuis qu’il est numéro deux, et en attendant la clarification de ses attributions par le CGP, Seif dispose d’une marge de manœuvre qu’il n’avait pas auparavant pour mettre en œuvre son programme économique et politique. Son accord de réconciliation avec les islamistes, comme il le dit lui-même, devrait aussi permettre de ­réunir un consensus national autour de ce programme. Son intronisation en tant que numéro deux consacre son statut de dauphin putatif renforcé par l’image de réformateur libéral qu’il s’est taillée dans le monde, notamment dans les pays occidentaux, et accroît sa popularité en Libye au sein de l’élite intellectuelle, des jeunes et des opérateurs écono­miques.


Le voilà donc avec une bonne longueur d’avance sur son frère cadet, Mootassem, un militaire avec rang de colonel major dans l’armée et conseiller en titre de la sécurité nationale. Au cas où il aurait des ambitions supplémentaires, Mootassem peut compter sur le soutien d’une bonne partie de l’armée et de la vieille garde révolutionnaire, deux corps contrôlés par la tribu des Gueddafa dont est issu le « Guide ».

* Abdallah Senoussi est marié à une soeur de Safia Farkash, seconde épouse de Kaddafi et mère de Seif.

mercredi, 23 décembre 2009

Libye : procès reporté pour les deux Suisses qui ne quittent pas l'ambassade

2009-12-22 | AFP


Le procès en appel des deux hommes d'affaires suisses condamnés par contumace à 16 mois de prison ferme pour "séjour illégal" en Libye, a été reporté mardi au mois de janvier, a indiqué à l'AFP leur avocat, Salah Zahaf.


Les deux hommes n'ont pas assisté à l'audience mardi contrairement à ce qu'avait annoncé leur avocat la veille. "Ils ont changé d'avis", s'est-il contenté de dire.


Réfugiés à l'ambassade suisse à Tripoli, Max Göldi (chef de la filiale en Libye du groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB) et Rachid Hamdani, (responsable d'une PME suisse) sont retenus en Libye depuis le 19 juillet 2008, où ils ont été condamnés par contumace le 30 novembre, à 16 mois ferme pour "séjour illégal" dans ce pays.


Leur procès en appel a été ajourné au 14 janvier pour M. Göldi et au 10 janvier pour M. Hamdani, a indiqué l'avocat qui affirme avoir demandé le report à la demande de ses clients.


Lundi, l'avocat avait indiqué que ses clients allaient se présenter pour la première fois devant le tribunal, tout en affirmant que les deux hommes allaient rentrer à leur ambassade à l'issue de l'audience.


L'avocat n'avait pas précisé pas si des garanties avaient été obtenues pour que les deux hommes ne soient pas arrêtés à leur sortie de l'ambassade, où ils sont réfugiés depuis près d'un an et demi.


Les deux hommes d'affaires suisses sont sous le coup d'autres procès pour "exercice d'activités économiques illégales", renvoyés le week-end dernier aux 2 et 3 janvier.


Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, peu après l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.


Ils avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résidaient depuis à l'ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen. Mi-septembre 2009, alors qu'ils devaient subir des examens médicaux, les deux hommes avaient été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli --opération qualifiée de "kidnapping" par Berne--, avant d'être remis le 9 novembre à leur ambassade.

La grand-mère d'Obama dit merci à Kaddafi

23/12/2009 | AFP


Sarah Obama est la grand-mère paternelle du président américainSarah Obama est la grand-mère paternelle du président américain© AFP



Le numéro un libyen Mouammar Kaddafi a rencontré mardi à Tripoli la grand-mère paternelle du président américain Barack Obama, venue en Libye pour le remercier de "ses efforts en faveur de l'unité du continent africain", a rapporté l'agence libyenne Jana.


Sarah, la grand-mère kenyane du président Obama "a expliqué au frère Guide qu'elle était venue spécialement pour lui exprimer, en tant que citoyenne africaine, sa fierté pour ses efforts entrepris pour l'unité du continent (africain) et ses initiatives humanitaires en faveur du citoyen africain", a indiqué Jana.


Vivant au Kenya, Sarah est la troisième épouse du grand-père paternel de Barack Obama.


Président en exercice de l'Union africaine (UA), le colonel Kaddafi, qui se proclame chantre de l'unité africaine, s'était fait introniser en 2008 par des chefs de tribus africaines "Roi des rois traditionnels d'Afrique".

lundi, 21 décembre 2009

Lockerbie : al-Megrahi dans un état grave

20/12/2009 22:40:28 | AFP | Par : AFP


Abdelasset al-Megrahi et le fils du Abdelasset al-Megrahi et le fils du "Guide" libyen, Seif al-Islam© DR


L'état de santé d'Abdelbaset al-Megrahi, le Libyen condamné à la prison à vie pour l'attentat de Lockerbie, se détériore et son cancer s'aggrave, indique le premier bulletin médical rendu public depuis le rapatriement du Libyen en août.



"Un examen IRM (imagerie à résonance magnétique) a montré une aggravation de sa maladie (cancer) qui s'est répandue encore plus dans son corps", a notamment indiqué dans la nuit de samedi à dimanche un bulletin du Centre médical de Tripoli, hôpital où Megrahi est soigné pour son cancer en phase terminale.


Selon le bulletin, Megrahi s'était présenté samedi à l'hôpital, souffrant de toux et de vomissements.


Il souffre également "des effets secondaires des séances de chimiothérapie" qu'il subit, a-t-on ajouté de même source, citant une augmentation de poids, une élévation de tension artérielle et du taux de sucre dans le sang ainsi qu'une fatigue musculaire.


"Son état de santé a été évalué samedi par une équipe d'experts européens qui s'étaient mis d'accord pour la poursuite des séances de chimiothérapie tout en administrant d'autres médicaments pour maîtriser la maladie", a indiqué l'hôpital.


Trois mois à vivre


Megrahi, 57 ans, avait été condamné pour son implication dans l'explosion d'un avion de la Pan Am en 1988 au-dessus du village écossais de Lockerbie. Le Libyen avait été relâché le 20 août par le gouvernement écossais pour raisons de santé.


Atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale, il était immédiatement rentré en Libye, après que ses médecins aient indiqué qu'il n'aurait plus que trois mois à vivre.


Sa remise en liberté par l'Ecosse a suscité une vive émotion, en particulier aux Etats-Unis d'où étaient originaires la plupart des 270 victimes de l'attentat.


La Libye qui le considère "comme une victime et non un terroriste" avait célébré sa libération comme une victoire, suscitant l'indignation des capitales occidentales, tout en alimentant les spéculations sur un échange "pétrole contre Megrahi" avec la Grande-Bretagne.


Depuis sa mise en liberté en août, Abdelbaset al-Megrahi est apparu publiquement une seule fois en septembre, lors d'une visite de parlementaires africains à son hôpital.


Profil bas à Tripoli


Depuis, Tripoli a adopté un profil bas, et des mesures de sécurité ont été déployées autour de sa maison et de l'hôpital, empêchant tout contact avec les médias.


La publication du bulletin de santé de Megrahi pour la première fois depuis son retour à Tripoli, intervient trois jours après qu'un journal eut évoqué sa "disparition".


Le quotidien The Times avait précisé mercredi qu'il n'avait pas réussi à entrer en contact avec Megrahi depuis dimanche soir, ni chez lui ni à l'hôpital où il est soigné pour son cancer.


Le Conseil d'East Renfrewshire, les autorités locales écossaises responsables du contrôle judiciaire de Megrahi, avait indiqué n'avoir pas réussi à lui parler mardi soir, avant d'annoncer mercredi le rétablissement du contact avec le Libyen.


"Il n'a pu nous parler hier (mardi soir) mais il a pu le faire aujourd'hui (mercredi). Nous lui avons parlé et nous n'avons aucune inquiétude. Il est réellement chez lui à Tripoli", avait déclaré un porte-parole du Conseil.


Selon les conditions de son contrôle judiciaire, le Libyen ne peut pas changer de domicile ni quitter Tripoli et doit rester en communication régulière avec le Conseil d'East Renfrewshire.

mardi, 15 décembre 2009

Kaddafi fils contre Kaddafi père

La rédaction web de Jeune Afrique


Les Kaddafi, père et filsLes Kaddafi, père et fils© JA


La fondation Kaddafi de Seïf el-Islam - fils du « guide » libyen, et son probable successeur - a présenté jeudi 10 décembre un rapport accablant sur les droits de l’Homme dans la Jamahiriya. Le document fait notamment état de tortures, d’entraves à la liberté de la presse et de non-respect de la société civile.


Seïf-el-Islam fait la leçon à son père. Dans un rapport présenté le 10 décembre, la fondation du fils de Mouammar Kaddafi révèle avoir enregistré en 2009 « plusieurs violations flagrantes et préméditées des lois » ainsi que des « cas de tortures et de mauvais traitements » ou des détentions injustifiées ».


Précédents épisodes

Le jugement de Seïf el-Islam semble sans appel. Ce n'est pas la première fois qu'il s'en prend directement à la manière dont le pays est dirigé. Une démarche qui s’est avérée par le passé pour le moins risquée : à force d'avoir défendu la liberté d'expression d'une émission de al-Libiya, Seif s'était vu retirer la direction de la chaîne par son père, le 25 avril.


A l'époque, le camouflet était tel qu'on a bien cru que Kaddafi allait se tourner vers son autre fils, Mootassem Billah Kaddafi, pour préparer sa succession. Mais depuis, la querelle s'est calmée et l'on reparle de Seif el-Islam comme « numéro deux » du régime.


Stratégie kaddafienne

Alors que Mouammar Kaddafi a lui-même évoqué la nomination de Seif à un « poste officiel permanent », au début d'octobre, que signifie donc la publication de ce rapport qu'on peut qualifier de virulent contre la Jamahiriya libyenne, par celui-là même qui devrait en prendre les rênes ?


L'explication pourrait venir directement de la stratégie toute « kaddafienne » de charger Seif de normaliser les relations de la Libye avec les pays occidentaux et, pour ce faire, de lui laisser une relative liberté de ton. Et du même coup, de tuer dans l'oeuf un autre rapport, celui de Human Rights Watch cette fois-ci, qui doit sortir dans quelques jours.

mercredi, 09 décembre 2009

Kaddafi, la Suisse et le paradis

08/12/2009 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Hamid Barrada


Le colonel Kaddafi s'est livré à une diatribe anti-occidentaleLe colonel Kaddafi s'est livré à une diatribe anti-occidentale© AFP

 

Le « Guide » libyen n'a – comme de bien entendu – pas pu s'empêcher de donner son avis sur le résultat du vote suisse contre la construction de minarets. Petite revue du discours de Kaddafi.

 

Comme Mouammar Kaddafi parle beaucoup, on a pris l’habitude de ne pas l’écouter ou de ne pas prêter trop d’attention à ce qu’il dit. C’est le cas du discours qu’il a prononcé le samedi 5 décembre à l’université des sciences islamiques de Zelten à l’occasion d’une cérémonie où il a été fait docteur honoris causa.

 

"Les occidentaux sont dépourvus d'humanité"

Le Colonel s’est livré à une longue diatribe contre l’Occident « qui est développé mais pas civilisé. » « Les Occidentaux sont très évolués en matière de sciences et de technologie, ils ont énormément progressé quand il s’agit de l’espace, de la médecine, des sciences appliquées. Dans tous ces domaines, ils ont réalisé des prouesses époustouflantes mais ils n’obtiennent que des zéros sur la question de l’homme parce qu’ils n’accordent aucune valeur à la vie. »

 

Le Guide poursuit: « On peut comparer les Occidentaux aux … animaux. Les araignées, les fourmis, les abeilles, tous ces insectes accomplissent des prouesses stupéfiantes en matière d’architecture et d’industrie mais ce ne sont pas des êtres humains, ce sont des insectes. »
Kaddafi enfonce le clou : « Les Occidentaux sont évolués comme les insectes mais sont dépourvus d’humanité. A preuve, ils ont inventé les moyens de la détruire. Ils ont inventé les bombes nucléaires, chimiques , bactériologiques. »   Sur sa lancée, le Colonel – ici beaucoup moins convaincant – va jusqu’à accuser les Occidentaux d’avoir «  fabriqué les virus du Sida et de la grippe H1N1 ! »

 

La Suisse ira en enfer

Après cette introduction, il s’attaque à la Suisse coupable d’avoir interdit l’érection des minarets sur son territoire. Il la tient pour « une entité artificielle. » qui s’assimile à la « mafia mondiale. » «  Comment distinguer , s’indigne-t-il, une mosquée d’un garage, d’un magasin ou d’une maison si elle n’est pas surmontée d’un minaret ? »

 

Certains se montrent compréhensifs à l’égard des craintes suisses.  « La belle affaire ! Il paraît qu’on devrait avoir peur que la Suisse devienne musulmane…qu’ils se rassurent . Personne ne le souhaite parmi nous. Ainsi, elle ne bénéficiera pas de la miséricorde divine et n’ira pas au Paradis. Il vaut mieux qu’elle reste embourbée dans le paganisme jusqu’au Jour du Jugement dernier et qu’elle aille en enfer ! »

 

Aux yeux de Kaddafi, les réactions notées en Europe au lendemain du référendum suisse sont dangereuses . «  On joue avec le feu », prévient-il.  Le déclenchement de nouvelles Croisades est le « meilleur service qu’on puisse rendre à Al Qaïda et aux terroristes. » Au moins sur ce point, il est difficile de ne pas suivre le remuant Guide.

 

lundi, 07 décembre 2009

Kaddafi : l'interdiction des minarets en Suisse rend "le plus grand service" à Al-Qaïda

07/12/2009 | AFP


Le minaret d'une mosquée le 30 novembre 2009 à ZurichLe minaret d'une mosquée le 30 novembre 2009 à Zurich© AFP

En interdisant la construction de minarets, la Suisse a rendu "le plus grand service à Al-Qaïda" en lui donnant un "argument" pour s'attaquer à l'Europe, a estimé le numéro un libyen Mouammar Kaddafi dans un discours publié dimanche.

"Ils prétendent qu'ils "combattent Al-Qaïda et le terrorisme" alors qu'ils viennent de (leur) offrir le plus grand service", a déclaré le colonel Kaddafi cité par l'agence officielle Jana.

Les Suisses ont voté le 29 novembre à une large majorité de 57,5% l'interdiction des minarets.

Par ce référendum, la Suisse a fourni un "très fort argument" à Al-Qaïda pour s'attaquer à l'Europe, a estimé M. Kaddafi en marge d'une cérémonie à la Faculté des Sciences religieuse de Zliten (160 km à l'est de la capitale libyenne) ou cours de laquelle il s'est vu décerner samedi un "doctorat honorifique en culture et appel islamiques".

"Référendum raciste"

Selon lui, "les militants d'Al-Qaïda disent maintenant: "nous vous avons prévenu qu'ils sont nos ennemis (. . . ) Regardez qu'est ce qu'ils font en Europe. Venez vous joindre à Al-Qaïda et proclamez le jihad contre l'Europe"".

Pour Kaddafi, dont le pays avait déjà dénoncé "un référendum raciste", l'interdiction des minarets en Suisse a donné aussi un argument aux pays musulmans pour interdire les constructions des églises.

Qualifiant la Suisse de "mafia du monde" et d'"entité fabriquée", le colonel Kaddafi a indiqué qu'il y avait "un appel pour le boycott" de la confédération helvétique par le monde musulman, sans autres précisions.

Tensions entre la Suisse et la Libye

"Nous continuons à leur (les Suisses) dire: vous devez penser à vos intérêts. Vous avez besoin de pétrole, de gaz, de ports, de mer, d'énergie solaire, d'investissements".

"Méfiez-vous avant de perdre ces acquis et ne dépassez pas vos limites", a-t-il prévenu.

Les relations entre la Suisse et la Libye sont tendues depuis l'arrestation musclée d'Hannibal, un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, le 15 juillet 2008 à Genève.

Le 1er décembre, deux hommes d'affaires suisses retenus depuis juillet 2008 en Libye ont été condamnés à 16 mois de prison ferme pour "séjour irrégulier".

mercredi, 02 décembre 2009

Second procès prévu pour les deux Suisses condamnés en Libye

Par Reuters, publié le 02/12/2009


TRIPOLI - Les deux hommes d'affaires suisses condamnés mardi à 16 mois de prison en Libye vont être jugés une seconde fois en décembre à la lumière de nouvelles accusations, déclare une source judiciaire libyenne.

Ils ont été condamnés mardi pour fraude fiscale et non-respect de procédures de visa.

"Il y aura un deuxième procès au milieu de ce mois relatif à la violation de règles économiques en Libye", a dit cette source.

Les deux hommes sont retenus en Libye depuis juillet 2008, après l'arrestation et la brève détention en Suisse d'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, soupçonnés de mauvais traitements envers deux domestiques.

Il s'agit de Max Göldi, directeur de l'antenne locale du groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB, et de Rachid Hamdani, un entrepreneur de BTP.

Outre leurs peines de prison, ils ont écopé chacun d'une amende de 2.000 dinars. Un troisième chef d'inculpation d'infraction à la législation sur les sociétés opérant en Libye pesait sur eux.

Seize mois de prison pour les deux Suisses retenus en Libye

02/12/2009 | AFP


L'ambassade de Suisse à Tripoli le 9 novembre 2009L'ambassade de Suisse à Tripoli le 9 novembre 2009© AFP

 

Les deux hommes d'affaires suisses retenus depuis juillet 2008 en Libye ont été condamnés mardi à 16 mois de prison ferme pour "séjour irrégulier", ravivant le contentieux entre Berne et Tripoli.

 

Ces deux ressortissants, qui se trouvent toujours à l'ambassade de Suisse à Tripoli selon Berne, doivent encore comparaître devant la justice libyenne dans une deuxième affaire qui concerne leurs activités commerciales.

 

Retenus depuis près de 16 mois, Max Göldi, chef de la filiale du groupe d'ingénierie ABB, et Rachid Hamdami, responsable d'une PME vaudoise (ouest de la Suisse), "ont été condamnés (. . . ) à 16 mois ferme et à une amende de 2. 000 dinars libyens (environ 1. 100 euros) chacun pour séjour illégal", a déclaré une source judiciaire sous couvert d'anonymat.

 

De même source, ce jugement a été rendu par "un tribunal de Tripoli spécialisé dans les infractions et crimes commis par les étrangers".

 

Une semaine pour faire appel

En Suisse, le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a confirmé le jugement "par contumace" dans un message lu à la presse.


"Les deux Suisses se trouvent toujours à l'ambassade (. . . ). Le DFAE reste en contact avec les familles et coordonne la suite à donner", a ajouté le porte-parole, Lars Knuchel.

 

De son côté, la source judiciaire libyenne avait affirmé que la décision prenait "effet mardi", et que les deux hommes étaient désormais emprisonnés.

 

Elle a par ailleurs indiqué que seuls les 20 jours passés en prison après leur arrestation en 2008 seraient pris en compte, et que "les deux hommes d'affaires pouvaient faire appel de leur jugement dans un délai d'une semaine".

 

Les deux Suisses doivent à nouveau comparaître en décembre dans une deuxième affaire qui concerne "l'exercice d'activités économiques sans autorisation", a ajouté la même source sans précision de date.

 

Regain de tension entre Tripoli et Genève

 

Ce développement ravive la tension entre les deux pays.

 

L'arrestation, le 19 juillet 2008, des deux hommes d'affaires était intervenue peu après l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi, Hannibal, et de son épouse, sur plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.

 

Libérés le 28 juillet, les deux hommes d'affaires résidaient depuis à l'ambassade de Suisse.

 

Mi-septembre 2009, après avoir été conviés à subir des tests médicaux, ils avaient toutefois été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli --une opération qualifiée de "kidnapping" par Berne--, avant d'être remis le 9 novembre à leur ambassade.

 

La Libye s'était défendue d'avoir "enlevé" les deux Suisses, affirmant que "leur transfert vers un lieu sûr" avait été motivé par des appels de médias et parlementaires suisses à une opération commando pour les libérer.

 

La Suisse avait alors estimé que le transfert des deux hommes à l'ambassade était un premier succès des mesures prises par Berne, dont la suspension d'un accord de normalisation bilatérale signé par le président Hans-Rudolf Merz et la limitation de l'attribution de visas aux Libyens.

 

Mesures de rétorsion

 

Tandis que Berne affirme que les deux Suisses auraient dû rentrer dans leur pays avant le 20 octobre conformément à un accord entre les deux pays, la Libye a assuré que la "seule promesse" faite par Tripoli était "d'accélerer les procédures judiciaires les concernant".

 

Le 12 novembre, le ministère libyen des Affaires étrangères avait ainsi annoncé que les deux hommes devaient être jugés avant la fin de l'année, précisant que les chefs d'accusation portaient sur de la fraude fiscale, et des infractions au code de commerce et à la loi sur l'immigration.

 

L'"affaire Hannibal" a envenimé les relations entre Tripoli et Berne et des mesures de rétorsion ont été prises par les deux pays: retrait d'avoirs bancaires des banques suisses et départ des sociétés helvétiques du côté libyen, adoption d'une politique restrictive de visas schengen envers les ressortissants libyens côté suisse.

 

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