vendredi, 23 octobre 2009

Deux retraités déboutés d'une plainte contre leur amie qui avait gagné au Loto

NANCY (AFP) - 23.10.2009


La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Nancy a débouté de leurs plaintes pour vol et abus de confiance les deux retraités qui réclamaient le partage des 874.000 euros gagnés au Loto par l?une de leurs amies en 2005.

voir_le_zoom : Des bulletins du lotoDes bulletins du loto
AFP/Archives - Stéphane de Sakutin


Lors d'une cure thermale à Aix-les-Bains, les trois amis d?alors avaient joué six grilles de "Loto flash". L?un des plaignants avait acheté les billets, puis en avait remis deux à ses voisines de chambre.

L?une d?elles, Suzanne, a eu l?heureuse surprise de détenir une grille contenant les six numéros gagnants: l?octogénaire a alors encaissé son chèque seule, sans partager la somme avec ses camarades de jeu, arguant du fait que si l?idée avait été de jouer en commun, alors les grilles n?auraient pas été individualisées.

Les deux plaignants malheureux au jeu avaient déjà été déboutés de leur plainte par le doyen des juges d?instruction du tribunal de grande instance de Nancy, décision confirmée par la chambre de l?instruction.

Suzanne étant décédée le 15 septembre dernier, ce sont ses héritiers qui toucheront la somme - qui avait été jusqu?alors bloquée par la Justice - majorée des intérêts, à la charge des plaignants.

L?avocat de ceux-ci a annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

© 2009 AFP

17:30 Publié dans INSOLITE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loto

lundi, 28 septembre 2009

Loto « humanitaire » pour l’Afrique : stop !

Une tribune de l’écrivain congolais Bolya Baenga

Comme dans toutes les palabres planétaires, on commencera par un florilège des déclarations des promoteurs de l’idée du Loto « solidaire ». Leur vocabulaire est si glissant, par moment si glauque, qu’on ne s’y retrouve pas...

Un exemple : le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, déclarait le mois dernier à propos d’un projet de Loto « humanitaire » en ligne qu’il s’agissait d’un « financement innovant », révolutionnaire (au sens propre de ce mot) : « ce jeu en ligne », ce bingo pour le Continent « pourrait rapporter environ 10 millions d’euros par an ». Une partie de la mise irait à la bonne cause : l’humanitaire. Il s’agit bien entendu de sortir l’Afrique du sous-développement. Grâce aux jeux de hasard. Un combat douteux… Et le secrétaire d’Etat à la coopération d’ajouter, non sans humour : « Avec cette source de financement innovant, il serait possible de faire beaucoup plus pour l’aide au développement. » Et de préciser qu’il pensait en particulier au volet éducation, notamment des jeunes filles. Et de révéler l’origine de son idée sur les financements innovants du Bingo ou du Loto spécifique pour le Continent noir. La révélation, la voici : « En marge de mon déplacement de cette semaine en Afrique (Guinée, Mali, Mauritanie). J’ai réaffirmé mon souhait de créer sur Internet un jeu de hasard pour l’Afrique ». Et il conclut, sur un ton badin et mondain : « qu’on aime ou n’aime pas le jeu, une chose est sûre, les gens jouent. » Sans les jeux de hasard, point de salut pour l’Afrique. Faut-il rappeler qu’aucun pays au monde, depuis la nuit des temps de l’histoire de l’humanité, ne s’est développé en recourant à ce type de financement « innovant » ?

Jamais un pays n’a mis son développement entre les mains du hasard

Le Japon, premier pays non occidental à avoir brisé le cycle infernal du sous-développement, de la « pauvreté absolue de masse » (J.k.Galbraith) par la Révolution Méiji de 1868 (la scène primitive du Développement) n’a pas eu recours à ce type de financement « innovant ». Et comme le clamait dans les 1980 le ministre japonais des affaires étrangères du Premier ministre Yasurio Nakasone, ancien élève de l’ENA (France) : le capitalisme français, « ce sont des gens qui ont des idées arriérées à cause de leur économie arriérée ». Il ajoutait à l’époque : « Vous me demandez quel projet nous avons ? Faire disparaître la pauvreté ». Aujourd’hui, l’Asie Orientale, l’arrière-cour du Japon, se développe. Les Japonais disaient : « nous avons fait en un siècle, ce que l’Occident à fait en cinq siècle. » Et la Chine, depuis la révolution Deng Xiao-Ping de 1978, a fait en trente ans ce que le Japon à fait en un siècle. Cette Longue Marche du sous-développement vers la sortie de la misère de masse, pour finalement devenir la troisième puissance économique de la planète Terre. C’est le « développement accéléré » comme le clame les Asiatiques.

Toutes ces performances économiques ont été réalisées sans recours aux jeux de hasards. Pour une raison toute simple : le développement ne relève du hasard ou de la chance ! Mais bel et bien d’une stratégie économique, pensée, voulue et conduite avec détermination. C’est ainsi que le Japon est devenu la deuxième puissance économique de la planète. C’est ainsi, aussi, que la Chine est devenue « l’Usine du monde » et l’Inde, « le Bureau du monde ». Nul jeu de hasard dans ces métamorphoses brutales, rares et insolites. « Un jour de perdu, c’est un siècle perdu », dit le proverbe nippon. Le « tout-humanitaire », l’« humanitarisme », « l’indigence humanitaire », pour citer Rony Brauman, est une impasse suicidaire pour le Continent.

A qui le tour ? A Basile Boli...

La loterie de la « charité business » à un grand avenir en France. En effet, tous les promoteurs de cette régression insistent sur l’aspect « humanitaire » de ce financement « innovant », invoquant au passage l’origine onusienne de ce concept. Etrange amalgame et troublante confusion entre le Développement et l’Humanitaire. Si la première notion relève du temps long, la seconde appartient au cours terme, pour ne pas dire à l’immédiateté. On ne rappellera jamais assez aux nouveaux chantres du loto humanitaire que l’ambulance ne remplacera jamais l’hôpital... De même qu’il ne faut pas confondre le secteur marchand et le secteur non marchand. Les soins palliatifs (l’humanitaire) ne sont qu’un accompagnement à la mort. On est dans le protocole compassionnel, comme disent les médecins. Le verdict vital est connu, mais on attend l’issue fatale du patient.

Certains investisseurs innovants viennent de créer « Africamillions » sur le modèle de l’Euromillions. Jean-Michel Bailly est le fondateur d’Africamillions, et le grand footballeur Basile Boli est actionnaire à 20% de cette nouvelle entreprise de financement du développement de l’Afrique. Le football mène à tout, à condition de rester dans le jeu… A terme, leur objectif est de développer leur concept en Amérique du nord. En espérant « dégager des sommes plus élevées pour venir en aide à ceux qui ont à ceux qui en ont besoin ».Ce projet a été rejeté par le Brésil, un des pays émergent du G20 et surtout du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine.).

Les profits prévisionnels sont mirobolants pour Africamillions. Le chiffre d’affaires attendu en 2010 est de 16 millions d’euros et la marge bénéficiaire s’élèverait à 4 millions d’euros. Dans leur projection, dans quatre ans, le chiffre d’affaire d’Africamillions avoisinerait 326 millions d’euros et les bénéfices 100 millions d’euros. Un fabuleux retour sur un investissement en ces temps de crise économique et financière mondiale. Le fond d’investissement Alpha ne s’y est pas trompé sur le caractère juteux de ce loto « humanitaire ». Il met sur la table 15 millions d’euros, immédiatement valorisés à 50 millions d’euros. Foudroyante force du label humanitaire. Du marketing de combat...

Bingo ou Banco pour aider l’Afrique ?

Mais au-delà de ces considérations financières et par-delà les motivations ultimes de ces « hommes de bonne volonté », il convient de rappeler que si les 700 à 800 millions d’Africains misaient sur la chance pour s’affranchir – individuellement – de la misère, la pauvreté absolue de masse aurait encore de belles décennies devant elle. Le Développement n’est pas un match de football, encore moins un jeu de hasard qui se gagne en ligne ou par SMS, au tirage ou grattage.

Le président Obama, lors de son discours d’Accra, stigmatisait ceux qui veulent aider en toute bonne foi, mais dont l’incompétence en matière de lutte contre le sous-développement n’a souvent d’égale que l’arrogance, laquelle insiste « sur un aspect de l’Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable ». Telle est la foudroyante force de frappe du label Humanitaire. Jackpot : « 100% des gens qui ont gagné, on joué ».

Faut-il rappeler que la mise pour les parieurs est de 0,30 euros, alors que les populations africaines sont au seuil de la pauvreté et vivent avec 2 euros par jour ? L’humanitaire, le « tout humanitaire », « l’humanitarisme » bêlant, sont de la bonne conscience à vil prix.

Bolya Baenga, auteur de La profanation des vagins. Le viol, arme de destruction massive, Editions Le Serpent à Plume, 2005.

- Dernier ouvrage paru : la profanation des vagins, le Serpent à plume, 2005.

 

11:17 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loto

mardi, 18 août 2009

Un vainqueur de l'Euromillion finit sa course en prison

B.F. (lefigaro.fr) avec AFP, 18/08/2009

 

Contrôlé au volant de sa Ferrari avec 2 grammes d'alcool dans le sang, il a proposé 1.000 euros aux policiers pour leur faire oublier l'affaire. Sans succès : il écope de trois mois de prison ferme.

Après avoir touché l'Euromillion, direction la case prison. Lundi, un gagnant de la loterie européenne, qui avait empoché 26 millions d'euros en 2004, a été condamné par le tribunal de Bordeaux à six mois de prison, dont trois avec sursis. Deux jours plus tôt, cet ancien boucher de Bègles avait subi un contrôle de police rocambolesque, alors qu'il conduisait avec plus de deux grammes d'alcool dans le sang.

Tout a commencé samedi soir, vers 19 heures, lorsque les policiers ont demandé à Pascal Brun de garer correctement son véhicule. En l'occurrence, une Ferrari GTB Fiorano jaune, stationnée en double file à La-Teste-De-Buch, une station balnéaire proche de Bordeaux. «Mais lorsque l'homme prend le volant, la belle voiture, immatriculée en Suisse, zigzague», raconte le quotidien Sud Ouest.

 

Un coktail «apéritif, vin, digestif»

Interpellé, Pascal Brun n'a pas perdu ses moyens. Sous le coup d'un coktail «apéritif, vin, digestif», il a d'abord proposé aux deux policiers de prendre l'apéritif chez lui. Puis, dans la voiture qui l'emmenait au poste, il a offert 1.000 euros à chacun de ses accompagnateurs pour leur faire oublier l'histoire, ce qui lui a valu d'être également poursuivi pour «tentative de corruption de fonctionnaire», les deux policiers obtenant 500 euros pour «préjudice moral». Finalement, sa Ferrari a été confisquée, et son permis lui a été retiré.

«Avec l'argent, les rapports avec les gens sont faussés», a plaidé Pierre Blazy, l'avocat de Pascal Brun. Son client est ressorti libre du tribunal, et sa peine de prison pourrait être aménagée et se limiter au port d'un bracelet électronique. La condamnation à de la prison ferme s'explique par les antécédents du vainqueur de l'Euromillion, déjà condamné quatre fois pour conduite en état alcoolique. Interpellé il y a deux ans au volant d'une Ferrari Scagliatti avec 2,4 grammes d'alcool dans le sang, Pascal Brun avait été condamné à 4.500 euros d'amende et à un premier retrait de permis.

lundi, 17 août 2009

Italie/loto: jackpot record, les joueurs retiennent de nouveau leur souffle

17.08.2009 |

AFP

Un homme remplit un bulletin du loto italien, SuperEnalotto, le 12 août 2009 à Rome

L'Italie retenait une nouvelle fois son souffle lundi dans l'attente d'un nouveau tirage du SuperEnalotto, le loto italien, dont le montant atteint une cagnotte record de 135,9 millions.

"Nous avons des gens qui ne jouent jamais et des touristes qui viennent miser, mais ce sont surtout les habitués que nous voyons aujourd'hui", a expliqué Stefano du bar-tabac romain Castellino.

Ce sont "des joueurs assidus qui parient plus gros, après un week-end sans tirage, au moins le double", a précisé Stefano.

La combinaison gagnante de six chiffres n'a pas été remportée en Italie depuis janvier et ce malgré les trois tirages hebdomadaires, faisant monter des enchères qui attirent les joueurs de l'Europe entière.

Le tirage traditionnellement effectué le samedi a été reporté à lundi car il aurait sinon coïncidé avec le 15 août et l'Assomption, fête très suivie avec la fermeture de la quasi-totalité des commerces des grandes villes italiennes, désertées par leurs habitants.

Mardi, avec la reprise d'un rythme normal, un nouveau tirage du SuperEnalotto sera organisé.

vendredi, 14 août 2009

Une société française propose un loto humanitaire par sms pour l'Afrique

2009-08-14 | AFP

Une société française spécialisée dans les produits et services liés aux jeux d'argent propose de lancer en France dès la fin de l'année un loto par sms dont une partie des recettes abonderait des causes humanitaires identifiées en Afrique.

Christophe Caye, l'un des deux créateurs de la société Ludwin Group, fondée en 2007, a expliqué que "ce concept de jeu solidaire peut s'inscrire dans la proposition du secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.

Celui-ci avait annoncé le 6 août que la France étudiait "la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique", un loto ou un bingo en ligne, qui complèterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des "financements innovants".

Selon Christophe Caye, ce loto par sms (coût unitaire 50 centimes d'euros contre deux euros pour une grille du Loto) permettrait aux joueurs d'accéder à des lots en argent de 15 à 200. 000 euros par semaine ou à des lots en nature (téléphones portables, iPod, MP3 . . . ) qui pourraient être fournis par des sponsors.

Ce projet de loto par sms, a précisé M. Caye, est prêt et pourrait être lancé des la fin de l'année, sans attendre l'ouverture officielle du marché français des jeux d'argent (poker, paris hippiques et sportifs) en ligne, attendue dans le premier semestre de 2010 après le vote de la loi et la publication des décrets ad hoc.

Ce jeu par téléphone mobile ne serait pas concerné par les jeux en ligne, assure M. Caye qui cite la multiplication des jeux gratuits par sms offerts par des groupes de télévision ou par la grande distribution.

Selon M. Caye, "de 25 % à 30 % des sms joués pourraient ainsi alimenter des causes identifiées à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d'euros par an".