mercredi, 09 décembre 2009

Rajoelina qualifie de "haute trahison" l'accord sur le futur gouvernement

09/12/2009 | AFP


Plusieurs ministères clés reviennent à Rajoelina, dont la Justice, l'Armée et l'EconomiePlusieurs ministères clés reviennent à Rajoelina, dont la Justice, l'Armée et l'Economie© AFP

 

Les leaders de trois mouvances malgaches se sont entendus mardi à Maputo sur la répartition des postes au sein du gouvernement de transition mais le nouvel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina, absent à cette réunion, a rejeté cet accord le qualifiant d'acte de "haute trahison".

Le président déchu Marc Ravalomanana et les ex-présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont établi à Maputo la liste de leurs candidats au gouvernement de transition, conformément à un accord signé en novembre à Addis Abeba.

Les trois leaders ainsi que le président de transition Andry Rajoelina s'étaient alors entendus pour former un gouvernement dans lequel chaque mouvance devait recevoir six portefeuilles.

Selon la répartition établie à Maputo, la mouvance Ravalomanana obtient le Commerce et les Affaires étrangères, Ratsiraka les Finances et l'Energie et Zafy l'Environment et les Mines.

Ils ont laissé plusieurs ministères clés à Andry Rajoelina, dont la Justice, l'Armée, l'Economie et l'Industrie.

Mais ce dernier a rejeté le document signé mardi à Maputo par les leaders des trois autres mouvances.

Cet accord "porte atteinte à la souveraineté nationale" et constitue un acte de "haute trahison", affirme la présidence de transition dans un communiqué diffusé mardi soir à Antananarivo. M. Rajoelina avait refusé de participer à cette réunion expliquant ne pas vouloir négocier à l'étranger la composition du futur gouvernement.

Rajoelina "prendra les dispositions qui s'imposent"

En s'entendant ainsi, "les trois mouvances ont exprimé leur volonté d'éliminer Andry Rajoelina de la tête de l'Etat" et "de sortir de la Charte de la transition", poursuit la présidence indiquant, sans plus de détails, que M. Rajoelina "prendra les dispositions qui s'imposent".

Les quatre leaders avaient signé le 9 août, lors d'une première rencontre à Maputo, un accord sur une période de transition destinée à mettre un terme à la grave crise politique qui affecte Madagascar depuis janvier.

Cet accord prévoit notamment l'instauration d'un nouveau gouvernement de transition composé de 32 ministres et l'organisation d'élections d'ici fin 2010.

Le chef de la médiation internationale Joaquim Chissano avait auparavant qualifié l'issue de cette rencontre de "pas en avant". "Maintenant, nous allons voir quels en sont les résultats", avait déclaré à la presse l'ancien chef de l'Etat mozambicain.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), également médiateur dans cette crise, s'est cependant dit très "inquiet de l'impasse dans laquelle est plongée la formation du gouvernement d'unité nationale à Madagascar, ce qui pourrait compromettre les progrès réalisés jusqu'à présent pour mettre fin à la crise".

Lâché par l'armée et sous la pression de manifestations qui avaient fait une centaine de morts, M. Ravalomanana avait été contraint de quitter le pouvoir le 17 mars. Il avait cédé ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait remis à M. Rajoelina, alors maire d'Antanarivo.

lundi, 30 novembre 2009

Les princes aussi connaissent la crise

30/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Rémi Carayol


En marge des interminables joutes qui agitent le monde politique à Antananarivo, des chefs traditionnels malgaches ont entrepris, eux aussi, de se déchirer. Le 21 novembre, quelques heures après l’annonce de l’incapacité des mouvances politiques à s’entendre sur la formation d’un gouvernement promis depuis l’accord signé à Addis-Abeba le 6 novembre, une rixe a opposé, dans le nord du pays, les partisans de deux princes – deux militaires de carrière.

 

Les hommes de Tsimiaro III ont attaqué le zomba (le palais royal) d’Ambatoharanana, au cœur de la région Diana, dans le but de replacer leur favori sur le trône du royaume antankarana – trône qu’il avait dû quitter en 2004, déposé après vingt-deux ans de règne.

 

Les partisans de Lamboeny III, celui qui lui avait succédé, se sont défendus. Un homme est mort dans la bataille ; plusieurs autres ont été blessés, dont Lamboeny lui-même.

 

L’accès au palais, occupé par les assaillants, a été bouclé par la gendarmerie.

 

Les heurts se sont pourtant poursuivis : le 24 novembre, les forces armées ont riposté aux partisans de Lamboeny III qui faisaient le siège du zomba ; une princesse a été blessée par balle.

 

Pendant ce temps dans la capitale, les leaders politiques ne montrent pas l’exemple et restent campés sur leurs positions.

 

vendredi, 06 novembre 2009

Revue de presse Afrique : Rajoelina claque la porte

Les négociations d'Addis Abeba ont connu un énième rebondissement cette nuit et cela donne ce titre de L'Express de Madagascar, à la Une avec une photo : « Rajoelina claque la porte ».

Très en colère, d'après le journal, de ne pas avoir été considéré comme le président de la transition. « Je pars, je pars » a-t-il lancé à une heure et quart du matin, et c'est ce qu'il a fait.

Le journal raconte que, peu de temps auparavant, il avait mis la barre assez haute, en réclamant une majorité au sein du gouvernement et des autres institutions de la transition. S'en est suivi un « échange verbal » avec Joachim Chissano, l'ancien président du Mozambique. C'est un peu plus tard, « alors que tout semblait rentrer dans l'ordre, que Rajoelina s'est levé et a quitté la salle de réunion ».

Le journal précise que malgré tout les négociations ont bien avancé sur la question du gouvernement.

Le Kenya et la CPI

Le Kenya où des violences  se sont déroulées en 2008 après les élections. La Cour pénale internationale procéde aujourd'hui à un examen préliminaire pour « crimes de guerre et crime contre l'Humanité ». C'est dans ce cadre là que le procureur, Luis Moreno Ocampo est arrivé à Nairobi et le site Angop qui diffuse depuis la capitale de l'Angola, donne son planning : rencontre avec le président et le Premier ministre notamment. Ces deux réunions seront sans doute les plus importantes, car les deux principaux leaders du pays n'ont pas très envie de saisir eux-même la Cour pénale... D'après Angop, ils ne veulent pas prendre le risque d'être considérés « comme étant à l'origine de poursuites judiciaires contre des membres de leurs camps respectifs ».

Le procès de Jean-Pierre Bemba

La date a été fixée ce jeudi : ce sera le 27 avril de l'an prochain. Une dépêche des Nations unies reprise par all Africa.com rappelle qu'il est poursuivi pour deux crimes contre l'Humanité et trois crimes de guerre. Ces horreurs ont été commises par les troupes qu'il avait envoyées en République Centrafricaine fin 2002 et début 2003. Jean-Pierre Bemba est considéré comme « pénalement responsable en qualité de chef militaire ». La dépêche rappelle qu'il a été arrêté par les autorités belges, et qu'il est actuellement détenu au quartier pénitentiaire de Scheveningen, à La Haye...

La Guinée en crise

La question du départ de la junte est toujours dans la balance , comme dit le quotidien Sidwaya... en rapportant « qu'après deux jours de concertation (...) les forces vives campent sur leurs positions ». Les forces vives, c'est un regroupement de partis politiques et de syndicats.

Le facilitateur, le président Blaise Compaoré, leur avait demandé de lui faire des propositions. Les mêmes suggestions ont été avancées, par exemple les mesures qu'il faut prendre d'urgence pour la sécurité. Et puis la transition politique nouvelle qu'il faut mettre en place.

L'ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo, qui fait partie des forces vives en tant que leader de l'UFDG, l'Union des Forces Démocratiques de Guinée, a dit que la médiation de Blaise Compaoré était porteuse d'espoir. «Il demande la dissolution du CNDD» au pouvoir à Conakry, et que «le chef de la junte soit évincé du pouvoir». La piste qu'il propose ensuite, c'est une autorité de transition «consensuellement identifiée».

Du côté de l'USTG, le syndicat des travailleurs, son secrétaire général, le docteur Ibrahima Fofana, demande lui « en un temps record »... « des élections libres et transparentes ». Toujours selon Sidwaya Quotidien, Blaise Compaoré, le facilitateur a trouvé ces propositions à la fois«constructives et intéressantes».

Médias d'Afrique

Une réunion au sommet a lieu actuellement au Nigéria. Le Potentiel, journal de RDC s'intéresse à ce deuxième forum des médias d'Afrique, qui se tient à Lagos. C'est une réunion importante pour ce qui est de la réflexion sur l'avenir. Il a lieu dans des circonstances particulières, explique ce journal, qui donne la parole au fondateur du groupe de presse auquel appartient Le Potentiel, Modeste Mutinga, actuellement rapporteur du Sénat. Et celui-ci explique que «la presse devrait dorénavant, sur le continent, concourir à la bonne gouvernance, elle-même indissociable du pluralisme politique, du respect de la dignité et de la grandeur de l'Homme». Vous le voyez, c'est tout un programme.

Rajoelina revient à la table des négociations

Article publié le : vendredi 06 novembre 2009
Les médiateurs de l’UA convainquent Andry Rajoelina de reprendre les discussions.
AFP/Aaron Maasho



Par RFI

Les négociations entre les différents protagonistes malgaches, au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, ont repris ce 6 novembre, après avoir connu hier, un bref coup d’arrêt.Andry Rajoelina avait lancé à la sortie d’une réunion « Je m’en vais ». Les médiateurs l’ont convaincu de revenir sur sa décision, en lui faisant certainement quelques concessions sur la répartition des postes à pourvoir dans la prochaine transition politique à instaurer, avant les élections prévues en fin 2010.

A l’issue de plusieurs heures de discussions à son hôtel avec le médiateur Joaquim Chissano, Rajoelina a effectivement accepté de revenir à la table des négociations.

Après une matinée à souffler le chaud et le froid, il est donc arrivé en début d’après-midi au siège de l’Union africaine. Le prix payé pour cette reprise serait une garantie que le consensus annoncé le 6 octobre à Antananarivo sera bien appliqué.

Conséquence : Rajoelina serait confirmé à la tête de la transition, ce qui n’est pas une surprise. A voir s’il a aussi obtenu que la mouvance du président évincé, Marc Ravalomanana, ne soit pas, elle, représentée par la vice-présidence.

Les discussions ont ainsi repris entre les quatre chefs de file, mais très vite Rajoelina et Ravalomanana se sont isolés dans une autre salle pour discuter pendant une demi-heure. Ils en sont sortis sans faire de commentaires mais le visage plutôt serein. Et il faut espérer qu’un accord ait été trouvé entre les deux hommes car leur affrontement constitue le principal point de blocage.

Or, dans la tête des médiateurs, tout comme dans celle des participants malgaches, il faut en finir d’ici ce soir et donc le temps presse. Mais comme le souligne justement Rajoelina, « on n’a pas beaucoup avancé depuis trois jours où nombre d’acquis ont été remis en cause et, techniquement, il reste encore beaucoup à faire avant de finaliser un accord global ».

 

Madagascar : Andry Rajoelina quitte les négociations sur le partage du pouvoir

Andry Rajoelina a quitté, vendredi matin, les négociations sur le partage du pouvoir organisées au siège de l’Union africaine, à Addis Abeba, rapporte Le Monde. L’actuel homme fort de la Grande Île refuse de partager la présidence, comme le propose le chef de l’Etat évincé, Marc Ravalomanana, actuellement en exil en Afrique du Sud.

Source : afrik.com

jeudi, 05 novembre 2009

Les blocages du sommet inter-malgache

05/11/2009 | AFP


La médiation cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010La médiation cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010© AFP

Les discussions entamées mardi entre chefs politiques malgaches sont "encore plus difficiles que prévues", selon la médiation africaine qui cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010.

"On savait que ce serait difficile, ça l'est encore plus que prévu", a déclaré jeudi à l'AFP un proche de la médiation sous couvert d'anonymat.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars dernier, Marc Ravalomanana, et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à ces discussions au siège de l'Union africaine (UA), afin de mettre en oeuvre les accords de Maputo, signés le 9 août.

Ces accords ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Mercredi, les dirigeants ont discuté à huis clos avec la médiation pendant plus de quatre heures, avant une session plénière avec l'ensemble des délégations.

Deux propositions

A l'issue de cette réunion, aucun commentaire n'a été fait officiellement par l'équipe de médiation.

Selon des sources concordantes, deux propositions ont été principalement discutées.

L'une consiste à partager la présidence entre Andry Rajoelina et la mouvance Ravalomanana, option défendue par cette dernière, selon son chef de délégation Fetison Andrianirina.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la mouvance Rajoelina indique qu'elle "n'y a donné aucune suite étant donné l'entorse que représente une telle demande à l'esprit de la Charte de Maputo".

L'autre option créerait, à côté de celui prévu pour Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy, un second poste de vice-président qui reviendrait à un proche de M. Ravalomanana.

Réelles avancées ?

"Nous avons quand même avancé, tout le monde est conscient qu'il faut trouver une solution à cette crise", a déclaré à l'AFP M. Andrianirina.

A la sortie de la réunion, la majorité des participants ne semblaient pas partager cet optimisme.

Des sources proches de la médiation ont ainsi indiqué que le sommet serait certainement prolongé d'au moins une journée, d'autant que la répartition des postes ministériels doit encore être discutée.

mercredi, 04 novembre 2009

L'UA appelle les leaders malgaches à prendre leurs responsabilités

04/11/2009 | AFP


Jean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgachesJean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches© AFP

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches, les appelant à prendre leurs responsabilités, lors de l'ouverture d'une réunion pour sortir la grande île de la crise politique.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars Marc Ravalomanana et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à cette réunion au siège de l'UA à Addis Abeba qui vise à mettre en oeuvre un partage du pouvoir pendant une période de transition fixée à 15 mois par les accords de Maputo signés le 9 août.

"La situation actuelle à Madagascar est caractérisée par une lassitude quasi-générale ressentie légitimement au niveau de la population", a rappelé M. Ping aux quatre chefs de file.

"La responsabilité des uns et des autres, devant l'Histoire, est pleinement engagée, et aucune considération particulière, aussi légitime fût-elle, ne saurait valoir devant la primauté indiscutable de l'intérêt général", a-t-il estimé.

"Est-ce que Madagascar sortira de la crise?"

En tant que "doyen d'âge des chefs de file des mouvances politiques malgaches", l'ancien président Zafy a prononcé un discours inaugural résumant l'enjeu de cette rencontre.

"Le peuple malgache souffre depuis plus de sept mois, oscillant entre espoir et désespoir", a-t-il dit avant de s'interroger: "Est-ce que Madagascar sortira de la crise? Si c'est oui, alors c'est la fête. Si c'est non, alors c'est un avenir sombre qui s'annonce dont on ne connaît pas la suite".

M. Ping a insisté sur la nécessité pour les chefs de file d'accélérer la mise en oeuvre de ces accords et de la Charte de transition "qui constituent bien l'instrument convenu pour une sortie de crise pacifique, consensuelle et inclusive à Madagascar".

Les accords de Maputo ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Selon des sources proches de la médiation, le principal obstacle à l'application des accords est constitué par la position de M. Ravalomanana qui "cherche à reprendre le processus de négociations et d'attribution des postes depuis le début" et à "préserver ses intérêts économiques" dans l'île.

Ravalomanana freine des quatre fers

M. Ravalomanana conteste l'attribution des postes de président, vice-président et Premier ministre de transition, annoncés le 6 octobre à Antananarivo après une réunion entre les quatre mouvances politiques.

Il a récemment martelé qu'il n'accepterait "jamais la nomination d'un auteur de coup d'Etat (Andry Rajoelina) à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, M. Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarivo, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

Outre la désignation à la tête de la transition, un Premier ministre de consensus avait été trouvé en la personne d'Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo.

M. Rajoelina a confirmé cette nomination par décret, mais M. Roindefo, le Premier ministre écarté, refuse de quitter la Primature malgré la défection de ses ministres.


Source : jeune Afrique

L'UA appelle les leaders malgaches à prendre leurs responsabilités

04/11/2009 | AFP


Jean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgachesJean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches© AFP

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches, les appelant à prendre leurs responsabilités, lors de l'ouverture d'une réunion pour sortir la grande île de la crise politique.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars Marc Ravalomanana et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à cette réunion au siège de l'UA à Addis Abeba qui vise à mettre en oeuvre un partage du pouvoir pendant une période de transition fixée à 15 mois par les accords de Maputo signés le 9 août.

"La situation actuelle à Madagascar est caractérisée par une lassitude quasi-générale ressentie légitimement au niveau de la population", a rappelé M. Ping aux quatre chefs de file.

"La responsabilité des uns et des autres, devant l'Histoire, est pleinement engagée, et aucune considération particulière, aussi légitime fût-elle, ne saurait valoir devant la primauté indiscutable de l'intérêt général", a-t-il estimé.

"Est-ce que Madagascar sortira de la crise?"

En tant que "doyen d'âge des chefs de file des mouvances politiques malgaches", l'ancien président Zafy a prononcé un discours inaugural résumant l'enjeu de cette rencontre.

"Le peuple malgache souffre depuis plus de sept mois, oscillant entre espoir et désespoir", a-t-il dit avant de s'interroger: "Est-ce que Madagascar sortira de la crise? Si c'est oui, alors c'est la fête. Si c'est non, alors c'est un avenir sombre qui s'annonce dont on ne connaît pas la suite".

M. Ping a insisté sur la nécessité pour les chefs de file d'accélérer la mise en oeuvre de ces accords et de la Charte de transition "qui constituent bien l'instrument convenu pour une sortie de crise pacifique, consensuelle et inclusive à Madagascar".

Les accords de Maputo ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Selon des sources proches de la médiation, le principal obstacle à l'application des accords est constitué par la position de M. Ravalomanana qui "cherche à reprendre le processus de négociations et d'attribution des postes depuis le début" et à "préserver ses intérêts économiques" dans l'île.

Ravalomanana freine des quatre fers

M. Ravalomanana conteste l'attribution des postes de président, vice-président et Premier ministre de transition, annoncés le 6 octobre à Antananarivo après une réunion entre les quatre mouvances politiques.

Il a récemment martelé qu'il n'accepterait "jamais la nomination d'un auteur de coup d'Etat (Andry Rajoelina) à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, M. Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarivo, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

Outre la désignation à la tête de la transition, un Premier ministre de consensus avait été trouvé en la personne d'Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo.

M. Rajoelina a confirmé cette nomination par décret, mais M. Roindefo, le Premier ministre écarté, refuse de quitter la Primature malgré la défection de ses ministres.


Source : jeune Afrique

mardi, 03 novembre 2009

Madagascar : Nouveau round de négociations à Addis Abeba

Par  RFI. Article publié le 03/11/2009 


Addis Abeba, siège de l'Union africaine, accueille à partir de ce mardi 3 novembre et jusqu'au 5, les chefs de file des quatre mouvances malgaches : Andry Rajoelina, actuellement au pouvoir ; Marc Ravalomanana, contraint de quitter la présidence en mars dernier ; et les anciens présidents Albert Zafy et Didier Ratsiraka. Au programme, la répartition des portefeuilles ministériels et des sièges des autres institutions.

 Andry Rajoelina ( Haut G ), Marc Ravalomanana, ( Haut D), Albert Zafy ( Bas G) et Didier Ratsiraka (Bas D).(Photos : AFP/Montage : RFI)

Andry Rajoelina ( Haut G ), Marc Ravalomanana, ( Haut D), Albert Zafy ( Bas G) et Didier Ratsiraka (Bas D).
(Photos : AFP/Montage : RFI)


Le dernier round des négociations malgaches va-t-il se jouer à Addis Abeba ? Depuis l'éclatement de la crise en janvier dernier, et l'arrivée au pouvoir, le 17 mars 2009, d'Andry Rajoelina, il y a eu Maputo 1 puis Maputo 2.

Maputo 1, c'était le 9 août dernier. Les quatre mouvances malgaches se mettaient alors d'accord et signaient un texte qui dessinait les grandes lignes de la transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Fin août, Maputo 2 se soldait par un échec : la mise en application de ces accords butait sur l'attribution des principaux postes de la transition.

Le 6 octobre, un nouvel accord était conclu et un partage du pouvoir se dessinait. Mais aujourd'hui, le gouvernement de la transition n'est toujours pas en place. Andry Rajoelina a finalement décidé de se séparer du Premier ministre qui était à ses côtés depuis le début : Monja Roindefo. Il doit maintenant gérer les dissensions au sein de son propre camp.

Marc Ravalomanana vient à Addis Abeba mais il conteste à présent l'accord du 6 octobre. A Addis Abeba il faudra aussi compter avec les anciens présidents, Albert Zafy et Didier Ratsiraka et c'est à la communauté internationale qu'il appartiendra cette fois encore de rapprocher des points de vue difficilement conciliables.

 

mercredi, 28 octobre 2009

Sommet inter-malgache prévu à Addis Abeba

28/10/2009 | AFP


La réunion visera à mettre en oeuvre les accords de MaputoLa réunion visera à mettre en oeuvre les accords de Maputo© AFP

Un sommet réunissant les quatre chefs de file des principales mouvances politiques malgaches se tiendra à Addis Abeba les 3, 4 et 5 novembre, a annoncé mardi le médiateur de l'Union africaine dans la crise malgache, Ablassé Ouedraogo, à des journalistes.

"Au terme de ma mission à Antananarivo (débutée dimanche), je peux avec force confirmer que les chefs de file des mouvances politiques de Madagascar se rencontreront à Addis Abeba les 3, 4, 5 novembre 2009", a-t-il déclaré.

"L'objectif sera de compléter la mise en oeuvre des accords de Maputo", a-t-il ajouté.

Un précédent sommet prévu mi-octobre à Genève avait été annulé, le président évincé Marc Ravalomanana ayant plaidé avec insistance pour la tenue de cette réunion sur le continent africain.

Ce nouveau sommet, qui doit réunir l'actuel homme fort de l'île Andry Rajoelina, M. Ravalomanana et les deux ex-présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, vise à lever les obstacles actuels à la mise en oeuvre des accords de sortie de crise de Maputo (signés le 9 août).

Blocage sur les postes clés

Ces accords ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Lors d'une réunion le 6 octobre, les quatre mouvances ont ensuite trouvé un consensus: M. Rajoelina se voyait confier la présidence de la transition et Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, était désigné Premier ministre en remplacement de Monja Roindefo.

M. Ravalomanana a depuis contesté cet accord de principe, répétant qu'il "n'accepterait jamais Andry Rajoelina à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, le président Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarive, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

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