mercredi, 23 décembre 2009

Un Malien, premier albinos à obtenir le statut de réfugié en Espagne

Article publié le : mercredi 23 décembre 2009



Le chanteur malien, Salif Keita, assiste à une lecture de poésie avec des enfants albinos lors de la première collecte de fonds à la télévision africaine visant à aider la population albinos, à Bamako, le 11 janvier 2009.
AFP/Habib Kouyate



Par RFI

 

Abdoulaye Coulibaly est devenu le premier albinos africain à obtenir l'asile et le statut de réfugié en Espagne, pour cause de discrimination, selon les médias espagnols qui ont annoncé l'information ce mardi 22 décembre 2009. Le jeune malien de 22 ans a obtenu sont statut de réfugié le vendredi 18 décembre, un statut accordé par le ministère espagnol de l'Intérieur.

 

Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard

 

Le jeune Malien de vingt-deux ans est arrivé aux Canaries, à bord d’une de ces barques de fortune, au mois de mars dernier. Albinos, Abdoulaye Coulibaly, a raconté qu’il avait fui son pays, parce qu’il était discriminé et qu’il avait peur.

 

A plusieurs reprises, il aurait échappé à des enlèvements, dont l’un d’entre eux, en 2007, près du stade de football de Bamako. « Ils voulaient m’arracher la peau, a-t-il raconté, je sais qu’ils coupent les doigts ou la tête d’autres albinos pour les utiliser au cours de rituels ».

 

La commission pour le droit d’asile du ministère de l’Intérieur espagnol a écouté très attentivement, le récit du drame vécu par le jeune Malien et il lui a accordé finalement le statut de réfugié.

 

La fondation du chanteur malien, Salif Keïta, comme l’ONG canadienne Under the Same Sun (Sous le même soleil) ont beaucoup influencé la décision espagnole. Abdoulaye Coulibaly a trois autres frères, dont deux sont comme lui, albinos. Il espère pouvoir les faire venir en Espagne. En six mois, il a appris l’espagnol, étudie l’anglais, écrit des poèmes sur sa vie en Afrique et sur l’immigration. Il adore le football, le Real Madrid et pourra désormais vivre sans avoir peur.

C’est un précédent car d’autres demandes de personnes albinos, d’origine africaine, ont déjà été refusées en Espagne. Un autre cas à Valence est à l’étude ; tout laisse à penser que le droit d’asile lui sera bien accordé.

Le chanteur malien Salif Keïta, dont la Fondation a soutenu Abdoulaye Coulibaly dans ses démarches, est lui-même albinos. Il a lancé à la fin du mois novembre 2009 un appel pour mieux protéger les albinos tués par dizaines ces dernières années dans la région des Grands lacs.

Les albinos souffrent d'une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux.

Plus de cinquante albinos auraient été tués et démembrés depuis deux ans en Tanzanie et au Burundi, et des parties de leurs corps vendues pour des milliers de dollars à des sorciers qui confectionnaient des « grigris » prétendument miraculeux.

Claire Rodier, vice-présidente de l'association Migreurop

Au micro de Thibaut Pézerat.

On peut se dire que tant qu'il y en aura que très peu, peut-être que les pays européens accorderont le statut de réfugié à des personnes albinos.

23/12/2009

Mali / Courrier aux initiés : Salut mon cousin.

En cette fin d’année, il ya lieu de penser à tous ceux qui nous  ont précédé dans le monde réel et eternel.   Puisse le seigneur du monde leurs accorder une place de choix dans sa grâce éternelle.


Comme tu as dû l’apprendre à la boite à image de Koro Siriki, les terres du Delta ont  désormais un nouveau  gestionnaire. Celui  qui arrive aux affaires est témoin vivant comme ton bataki de tous les changements intervenus .c’est pourquoi  son arrivée suscite  espoir et peur à la  fois.


Gros espoir pour ceux qui voient en lui un  médecin en charge  de tirer  un malade du coma en voie d’être dépassé. Ils pensent  que le changement  marquera la fin d’une époque, qui aura été caractérisée par  l’indolence,  la gabegie  toutes choses qui compromettent dangereusement l’avenir.


Et comme ton bataki est de ceux là qui pensent que le bonheur pour le plus grand nombre  passe obligatoirement par le développement harmonieux du delta ou ne se fera pas, nous souhaitons pleins succès au nouveau PDG. Que le tout puissant éclaire sa lanterne et le protège contre les maraudeurs qui depuis le jeudi ont repris service


Par contre mes voisins qui visiblement ont été surpris par le changement ont crié  à la trahison Ils pensaient se maintenir  aux affaires au moyen d’une prolongation qu’ils auraient demandée .Mais ils avaient oublié que l’arbitre en avait assez de leur manière de jouer. Combien  auraient-ils- investi en guise de frais de dossier ? Réponse avec le sergent 44 la prochaine fois. Par ailleurs il semble que certains même conscient du changement  à venir  ont  tout de même été surpris par le choix .Un d’entre eux qui avait déjà pris le large en tirant dans le dos du partant fut  plongé dans le désarroi total. Il n’a pas pu maîtriser son sphincter et trouva qu’on a remplacé Jean par Paul. Dès lors il est  paniqué car il risque d’être rattrapé par l’histoire .Il fera mieux de se tranquilliser  et chercher à maîtriser son rôle, car c'est  quelqu’un qui a toujours profiter  du circonstanciel. Or celui qui arrive  est un homme d’action qui exige des résultats. En attendant  les marabouts et autres prestataires se frottent les mains car beaucoup de postes sont en jeu .Je viens d’apprendre que Zambla est annoncé pour le premier poste vacant.


Cher cousin, ça chauffe chez  les chercheurs de pouvoir. Dans la ruche Démocrates associés et démons associes s’affrontent sans merci  .La guerre de position s’est transformée en guerre de mouvement. Et tout porte à croire que le front n'est pas sur le point de se stabiliser


Pour le moment  le  camarade Zakharov récolte ce qu’il a semé. En ne voulant point cédé lorsqu’il était temps, celui qui se targue de fondamental en politique à été chassé de la première loge. Le départ prématuré du camarade Zakharov  a fait place à l’antagonisme entre deux anciens ministres de l’agriculture tous membres de la  même section. Le simple militant est pris au piège  car tout ce qu’il tiendra comme propos  « peut être retenu  contre lui ».


En parlant d’agriculture sache que  l’histoire rattrape la Coton culture .Malgré l’agitation médiatique invitant les paysans à produire, les résultats demeurent en deçà des espoirs .Pire, le peu qui à été produit doit se céder  à vil prix. Voila la réalité dans cette partie sud du pays, les paysans  ont raison de s’abstenir  voila tout. Ceux qui ont misé sur les céréales  se frotteront les mains car le besoin dans la sous- région est là .A défaut personne n’aura faim en présence des greniers pleins de sorgho, alors que le coton ne se mange pas quelque soit la qualité.


Cher cousin tout comme l’agriculture l’histoire  rattrape aussi le Kalanso, les  termes du cessez le feu signé entre l’Etat et les karamoko du milieu  n’ont pas été respectés, ce qui laisse planer des nuages sur l’année scolaire en cours, Puisse le seigneur  guider les pas de nos dirigeants. 


Chez nos voisins de l'autre rive  du sankarani ,les criminels sont entrain de s'accuser .la paix n'est pas pour demain car le médiateur par défaut n'a aucune légitimité morale pour s'imposer au motif que lui même  a les mains tâchée du sang de celui à qui il doit tout Moi je le perçois comme un instrument de ces oreilles rouges qui n'ont jamais accepté notre désaveux du référendum de 58.

Je te quitte et à la quinzaine prochaine

Par ton cousin Morifing

Delta Tribune

Source : maliweb.net

14:10 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali

mardi, 22 décembre 2009

Découverte du pétrole au Mali : Le premier forage en mars 2010

Selon certains responsables de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), les travaux d’exploration du pétrole dans le nord de notre pays se poursuivent normalement et incitent à l’optimisme. En effet, après les opérations d’acquisition sismique qui ont duré plusieurs mois, maintenant, place à la logistique et à la constitution de la base et du site aéroportuaire. Ces travaux permettront de faire un premier forage susceptible de découvrir du pétrole ou du gaz.

 

Dans les mois à venir, la recherche du pétrole dans le septentrion de notre pays connaitra une étape décisive. « Les travaux jusqu’ici effectués sont promoteurs et on est vraiment optimiste, quant à la découverte du pétrole ou du gaz », a laissé entendre, il y a quelques jours, un haut responsable de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

 

A titre de rappel, c’est en 2008, tout jute, que les travaux de recherche pétrolière dans le nord de notre pays ont pris un nouvel élan. Malgré certaines mauvaises langues et la situation insécuritaire, les travaux se sont normalement déroulés suscitant diverses interprétations au sein de l’opinion nationale et internationale.

 

En effet, l’Entreprise nationale italienne d’hydrocarbures (ENI) campée à Assedrème, une localité située à 570 Km au nord de Tombouctou (6è région administrative du Mali), avait reçu le vendredi 22 février 2008, la visite de Hamed Sow, à l’époque, ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. C’était une première, d’un haut responsable malien qui a été suivie, quelques mois plus tard, de celle de son successeur Mamadou Igor Diarra.

 

Les opérations d’alors consistaient à faire des sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 attribués dans le bassin de Taoudéni à l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO), une des filiales de la SONATRACH, première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Ces blocs appartenaient au consortium constitué d’ENI 50%, Baraka petroleum 25% et SIPEX 25%. Cependant, après les travaux d’acquisition sismique de plusieurs milliers de kilomètres ayant coûté à peu près 35 millions de dollars, le conglomérat s’est éclaté. De nos jours, les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 appartiennent aux sociétés ENI avec 66,67% des actions et 33,33% à SIPEX.

 

Avant dernière étape

 

Initialement prévu pour juin 2009, le premier forage sera fait, plaise à Dieu, en mars 2010. C’est cette exploration du bloc 4 qui permettra aux nombreux spécialistes de découvrir le pétrole ou le gaz. Vu ses potentialités, il est même possible qu’elle aboutisse à la trouvaille des deux. En tout cas, les précédents travaux ont mis fin aux conjectures scientifiques. A noter qu’un seul forage coûte environ 30 millions de dollars soit 15 milliards Cfa pour une profondeur variant entre 1500 et 1800 mètres.

 

Ainsi, après cette étape, on procédera à l’installation de la plate forme, de la canalisation et des pipelines en vue d’évacuer le pétrole malien par l’Algérie. Le choix du pays du président Abdoul Aziz Bouteflika au détriment de la Mauritanie, se justifierait par le fait qu’il dispose de la compétence et des infrastructures adéquates en matière de la recherche, de l’exploitation et du transport de l’or noir.

 

« Le forage nous permettra de déterminer les champs pétroliers et le volume d’hydrocarbures. C’est une opération que nous appelons les trois ‘’D’’ ou les trois dimensions : hauteur, longueur et largeur », a expliqué Idrissa Djibrila Maïga, chef du service géologie pétrolière à l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP). Mandaté par sa structure, M. Maïga a suivi sur le terrain les travaux effectués par les différentes sociétés de recherche pétrolière. A ce titre, il est, en quelque sorte, l’œil et l’oreille du gouvernement malien auprès des sociétés.

 

Conscients de l’importance et de la sensibilité de leurs missions, le directeur général de l’AUREP Mamadou Simpara et son personnel adressent, chaque semaine, au ministre de tutelle, un rapport détaillant l’état d’exécution des travaux. Ce même rapport, semble-t-il, est communiqué à la présidence de la République et à la primature. Ces derniers remercient tous les acteurs dont l’implication a permis de parvenir à ces résultats probants.

 

Par ailleurs, dans le bassin de Nara, la joint-venture Afex global et Glenore a déjà terminé ses levés géophysiques aéroportés. Bientôt, elle entamera ses opérations d’acquisition sismique devant prendre fin en 2010. D’autres sociétés sont en train d’évoluer positivement en respectant leurs engagements contractuels. Et, aujourd’hui, sur 28 blocs 15 ont été attribués à 12 sociétés et 13 sont libres.

 

Par ailleurs, à signaler que hormis l’effectif de l’armée assurant la sécurité du personnel et des installations, beaucoup de maliens et algériens sont employés par les sociétés. Le climat varie entre 8° degré en saison froide contre 47° en saison chaude. Cependant, à plein temps, un docteur veille à la santé des travailleurs grâce à une infirmerie équipée des moyens. Il y a aussi une pharmacie bien approvisionnée en médicaments. Une ambulance tout terrain équipée assure l’intervention en milieu désertique. Bref, toutes les dispositions sont prises pour parer au pire des cas.

 

La zone de Taoudéni, autrefois, réputée à cause de son ancien bagne où beaucoup de maliens y ont laissé la peau, devient de plus en plus un haut lieu de développement du Mali grâce aux travaux de recherche pétrolière. En février 2008, soit au tout début des opérations de recherche, l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO) a installé un forage à grand diamètre à Foum Elba, un hameau situé à 25 Km du site abritant sa base. Cet ouvrage représente tout, pour les habitants et le cheptel.

Sékou Coulibaly

Le Guido, 22/12/2009

Source : maliweb.net

Narcotrafic : trois maliens jugés aux Etats-Unis

Soupçonnés de trafic de drogue, trois maliens ont été arrêtés au Ghana mercredi dernier puis extradés vers les Etats-Unis, écrit Maliweb.net. Pendant trois mois, des agents de renseignement américains avaient filé ces hommes, en se faisant passer pour des narcotrafiquants colombiens souhaitant mettre sur pied, en Afrique de l’ouest, un réseau pour acheminer de la cocaïne vers l’Europe. Ils auraient alors enregistré sur des magnétoscopes dissimulés, les propos du trio maliens sur leurs liens avec le monde de la drogue. Vendredi, ceux-ci ont été brièvement présentés à un juge de la Cour fédérale de Manhattan à New York, lit-on sur Maliweb.

Mardi 22 Décembre 2009 - Source: afrik.com

lundi, 21 décembre 2009

Mali / Drogue : L'avion de la cocaïne n'avait pas de papiers en règle

Article publié le : lundi 21 décembre 2009



La carcasse de l'avion de la drogue échouée dans le désert malien.
RFI / Serge Daniel



Par RFI

« L'avion de la drogue » qui, début novembre 2009, aurait selon l'ONU transporté de la cocaïne de l'Amérique du Sud dans le désert malien avait de faux papiers et des papiers périmés, qui ne lui permettaient pas de voler.

 

Arrêter l’avion et son équipage, c’est la demande que formule par écrit et depuis novembre, l’agence de l’aviation civile de la Guinée-Bissau à plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.

 

Immatriculé à Bissau, précise le même document, l’appareil n’a pas respecté les consignes de navigabilité. Depuis le 31 octobre, le Boeing 727 le plus célèbre désormais au monde, n’avait plus droit de voler. Quand il a posé son ventre dans le désert malien, il circulait donc en toute illégalité. Le sachant, et voulant probablement éviter d’être arrêté en cas de contrôle strict, l’équipage s’est fait établir un autre document venant d’Arabie Saoudite, un faux, pour brouiller les pistes.

 

Aujourd’hui, le coup de crayon pour reconstituer l’itinéraire de l’avion devient de plus en plus net : Panama, Colombie, plus de trace de l’avion un moment et puis son transpondeur, c’est-à-dire cet appareil qui permet de suivre ses traces, fonctionne à nouveau. On le localise vers le Cap Vert, vers la Guinée Bissau et le Sahara : son terminus.

 

L’enquête nationale et internationale progresse plutôt rapidement adoptent de plus en plus profil bas.

samedi, 19 décembre 2009

Renaissance bamakoise

19/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Nicolas Michel, envoyé spécial à Bamako


Des fauteuils mis en vente symboliquement au prix de 5 000 eurosDes fauteuils mis en vente symboliquement au prix de 5 000 euros© Nicolas Michel


Salle mythique de Bamako fermée depuis près de quinze ans, le Soudan Ciné devrait rouvrir ses portes fin 2010. Grâce au Mauritanien Abderrahmane Sissako, à l’origine d’un ambitieux projet de réhabilitation.


Le Soudan Ciné de Bamako est fermé depuis une quinzaine d’années. Ses rangées de fauteuils bordeaux plongées dans la pénombre restent désespérément vides. La poussière s’est incrustée dans le tissu des quelque 400 sièges où les Bamakois venaient autrefois rêver grâce à la magie du septième art. Plus de westerns sur le grand écran, plus d’histoires d’amour, même plus de films pornos comme aux dernières heures de la salle. Pourtant, le Soudan Ciné n’est pas encore mort. Bientôt, si tout va bien, il accueillera de nouveau des centaines de spectateurs. Le cinéaste d’origine mauritanienne Abderrahmane Sissako (En attendant le bonheur, Bamako) est en grande partie à l’origine d’un ambitieux projet de réhabilitation, via son association Des cinémas pour l’Afrique.


Télévision collective

Il est peut-être anachronique de croire encore au cinéma sur grand écran à une époque où les séances de télévision collective et l’achat de vidéos, en ligne ou à la sauvette, ne cessent de se développer. Mais Sissako veut y croire. Pour lui, réhabiliter le Soudan Ciné, « c’est s’impliquer pour permettre une meilleure visibilité du cinéma africain ». Sans pour autant se perdre dans une programmation élitiste : « Il ne s’agit pas de proposer uniquement des films d’art et d’essai que seuls viendraient voir les expatriés. Il s’agit de recréer une salle pour les Bamakois. »


Comment s’y prendre pour réunir l’argent nécessaire ? L’association Des cinémas pour l’Afrique a symboliquement mis en vente les fauteuils élimés du cinéma au prix de 5 000 euros l’unité, dans l’espoir de lever 2 millions d’euros. Se sont déjà portés acquéreurs l’actrice française Juliette Binoche, la cantatrice Barbara Hendricks, CulturesFrance, Gaumont, Europa Cinemas et quelques autres. L’étude de faisabilité a été confiée à deux architectes spécialisés dans les salles de cinéma, Jean-Marc Lalo et Frédéric Namur, qui ont déjà travaillé sur la Cinémathèque de Tanger (Maroc) et le cinéma Ariana de Kaboul (Afghanistan). Le propriétaire actuel du bâtiment, le groupe malien Tomota (imprimerie, hôtellerie, BTP, agroalimentaire, etc.), a accordé un bail de cinquante ans pour un franc symbolique.


Bien entendu, le Soudan Ciné ne renaîtra pas dans sa forme ancienne. Deux espaces polyvalents pourront accueillir des projections numériques de type 2K, qui permettent de se passer de… bobines. Mais ils pourront aussi accueillir des spectacles, des séminaires, des conférences et des visioconférences. Doté en outre d’un bar et d’un espace de restauration, le Soudan Ciné aura pour vocation de devenir un vrai centre culturel. « Une fenêtre sur le monde et la diversité du cinéma », comme le martèle Sissako. Quand pourra-t-on s’asseoir sur des sièges flambant neufs pour se faire une toile ? Fin 2010.

mardi, 15 décembre 2009

Mali / Drogue : Sur les traces de l'avion de la cocaïne

Article publié le : lundi 14 décembre 2009



L'avion de la cocaïne, à 200 km au nord de Gao, au Mali.
Photo : Serge Daniel



Par Serge Daniel

 

Notre correspondant au Mali s’est rendu à Sinkrébaka, dans le Sahara, au nord du Mali. C’est là qu’un Boeing 727, soupçonné de transporter une grosse quantité de cocaïne, a atterri début novembre avant d'être incendié. Carnet de route et nouvelles informations sur cette affaire rocambolesque.

 

Les initiés vous le diront, quand tu voyages dans le désert, la veille tu n’en parles à personne. On ne sait jamais ! Je viens, cette nuit, de passer du bon temps à Gao, avec des amis de quinze ans. J’en suis à ma trente-troisième visite dans le coin. Il n’y a pas ici de fête sans viande de mouton. La fête se termine donc, et tout monde se dit « à demain ». Moi, mon demain, c’est 4 heures du matin. J’ai un programme : aller voir la carlingue de l’avion qui, début novembre, a terminé un mystérieux voyage dans le désert malien.

 

Mon véhicule démarre en trombe. Le chauffeur ne conduit pas. Il vise. Il se bat avec le volant. Un coup à gauche, un coup à droite. C’est comme ça dans le désert. Il n’y a pas de bitume, il y a des pistes. Il y a toujours une piste officielle et de nombreuses autres pistes officieuses. On les appelle « les pistes des fraudeurs ». C'est l'une d'elles qu'emprunte le véhicule. Le moteur s’énerve. Les pneus commencent à brûler, il commence à faire chaud. Nous venons de parcourir une centaine de kilomètres. Plus de trois heures de route. Trois pauses. La voiture redémarre. Un chien, venu je ne sais d’où, nous poursuit. Il aboie. Il s’arrête. La voiture continue son chemin, jusqu’à Esarne.

 

Piste naturelle

Esarne est le nom d’un hameau situé au nord de Gao. Le jour s’est déjà levé. Nous sommes tout juste à une cinquantaine de kilomètres de notre terminus. C’est aussi celui de « Air Cocaïne ». C’est l’ONU qui l’a dit. Cinquante kilomètres, donc, du but. Du coup, je suis pris d'une angoisse : « Mon dieu, et si je tombe encore sur un autre atterrissage d’avion clandestin, je fais quoi ? » Voilà pourquoi j’ai peur. Je tente alors de plonger dans un sommeil réparateur. Impossible.

 

Sinkrébaka ! Voilà le nom du site où a atterri l’avion. Devant moi, se dresse la piste. Elle n’a pas été construite à la va-vite, comme on le pensait. C’est une piste naturelle. Très probablement, il y a des dizaines d’années, c’était une mare. Aujourd’hui, elle a bien séché. Et on y voit des pavés naturels argileux, mais très solides. Même avec un marteau, on ne peut pas démolir l’ouvrage.

 

Je reste sur la piste. Plusieurs traces de véhicules. Un interlocuteur est formel : ce sont les véhicules qui sont venus accueillir l’avion. On verra plus tard. La piste est grande en longueur et en largeur. A vu d’œil, si un vent de sable s’abat sur la zone, la piste sera recouverte de sable. A la limite, les complices qui attendaient l’appareil ont seulement eu à débarrasser la piste de sable. Sinon, c’est une piste naturelle. Pas construite, comme le disent certaines sources.

 

Le jour de l’atterrissage, le scénario aurait été le suivant. Quelques heures avant que l’avion se pose, une bonne dizaine de personnes se donnent rendez-vous sur le site.


L’appareil, un Boeing 727-200, arrive donc. Très grand bruit. Il a atterri d’ouest en est. Pour que l’équipage se retrouve, de grosses pierres, et quelques bidons ont été alignés sur la piste. L’avion atterrit donc sans problème, arrive en bout de piste. Il fait tranquillement demi-tour, s’arrête. Les véhicules arrivent. Ceux qui attendaient rencontrent ceux qui sont venus à bord de l’appareil. Ils règlent leurs affaires. L’appareil est vidé de son contenu. Ensuite, les pilotes dirigent l’appareil vers une zone sablonneuse, donc quittent la piste. Freins ! Tout l’équipage descend. Et méticuleusement, on arrose l’avion d’essence. Il a très probablement brûlé pendant des jours.

L'avion de la cocaïne, à 200 km au nord de Gao, au Mali.
Photo : Serge Daniel
L'épave de l'avion livre des indices

 

L’avant de l’appareil est détaché de son ventre qui est à son tour, détaché de l’arrière. Beaucoup ! Beaucoup de ferraille ! Il y a même de la cendre. Je regarde de près. Il n’y a avait pas de siège passagers à bord. C’est un cargo. Ce modèle est fait pour transporter du matériel et des hommes. En tout cas, beaucoup de matériel. Et pour que les sièges n’occupent pas la place inutilement, on les enlève.

 

Je regarde encore l’épave, et elle se décide à me parler d’avantage. Les traces de son immatriculation sont visibles. Il vient d’Amérique du Sud. Cette première information, obtenue par les enquêteurs, grâce aux services de renseignements maliens (la sécurité d’Etat) a été capitale.

 

« Nos collègues maliens des services, ont été très efficaces. Alors que d’Amérique latine, certains voulaient brouiller les pistes, les renseignements maliens, ont tout de suite donné la bonne information, malgré le peu de moyens qu’ils ont pour bosser », confie une source sécuritaire d’un pays étranger, basée dans le nord du Mali.

 

Dans le cockpit, ou ce qui en reste, des boutons calcinés. La carlingue n’a plus aucune valeur marchande. Il constitue un poids pour ce désert. A l’intérieur de son aile gauche, le fer est plus rouillé que celui de l’aile droite. Un côté a-t-il plus brûlé qu’un autre côté ? Ou bien l’appareil est-il tout simplement un vieux coucou qu’on a été réveiller pour un dernier service. Il y a un peu de vrai dans cette hypothèse. L’avion n’était pas destiné à redécoller du désert. Un ami pilote l’explique bien : « Si tu as un avion qui coûte 800 millions de dollars, qui te rapporte des milliards de dollars d’argent facile, l’avion ne t’intéresse plus, surtout si on peut t’arrêter ».

 

Plusieurs personnes dans plusieurs pays impliquées

Le désert était donc le cimetière de l’appareil. Une source sécuritaire d’un pays limitrophe affirme que l’avion aurait pu atterrir en Mauritanie, en Algérie. Que faut-il comprendre par là ? « Je veux souligner que plusieurs personnes dans plusieurs pays sont impliqués dans l’affaire ». « A ce stade de l’enquête, le problème n’est plus de dire 'voilà les suspects ! ',  c’est plutôt qui va le premier les dénoncer, la justice doit déclencher les interpellations », affirme une autre source.

 

Regardons encore l’avion : on sait aujourd’hui avec précision que les plaques minéralogiques des véhicules qui ont « accueilli » l’avion viennent du Niger voisin. Ce sont de fausses plaques, confectionnées dans un autre pays, toujours voisin du Mali. L’affaire tourne beaucoup autour du Mali. Il y a aussi des réponses à d’autres questions : pourquoi l’avion a atterri dans le désert, côté malien ? Réponse : c’est un bled perdu. De Gao à l’épave de l’avion, il faut cinq heures de route, avec une bonne voiture. Mais encore ? De tous les pays du Sahel, le Mali fait partie de ceux qui n’ont pas les moyens de veiller sur l’ensemble de leur territoire.

 

J’interroge encore l’appareil : Combien de fois tu t‘es posé ici pour y déverser des produits illicites ? J’ai la réponse de plusieurs sources : jusque-là, dans le Sahara, ce sont les petits coucous qui venaient atterrir, avec dans leur ventre des produits illicites. Une fois au sol, l’appareil redécollait facilement. Mais cette fois-ci, au lieu d’un petit coucou, on a choisi un gros coucou, qui pouvait transporter beaucoup plus de marchandises. Et beaucoup plus de marchandises, rapporte beaucoup plus d’argent. J’interroge une dernière fois l’appareil qui gît sur un site du nom de Sinkrébaka. Sinkrébaka, signifie, m’a-t-on dit, « bélier qui a des cornes tordues ».

 

Pour une histoire tordue, c’est une bonne coïncidence. J’interroge alors : avant de venir sur le site, j’ai vu une photo pâle de l’épave. Mais ce 10 décembre 2009, je constate que l’appareil a perdu beaucoup de poids. Je trouve sur place la réponse : je vois des traces de tadjila, nourriture prisée chez les touaregs. Alors que s’est-il passé ? Des dizaines, et des dizaines de personnes dont des touaregs viennent s’installer et couper l’épave, récupérer de l’aluminium, et aller le vendre aux forgerons. 1 500 FCFA le kilo d’aluminium. Triste fin pour l’épave. Triste fin pour l'avion.

 

L'itinéraire du vol «Air Cocaïne»

Par Christophe Champin

On en sait un plus aujourd’hui sur le parcours de l'avion que la presse malienne a surnommé « Air Cocaïne ». De bonne source, le 16 octobre 2009,  un boeing 727-200  en provenance de l’aéroport international Tocumen à Panama, atterrit à Maracaibo, dans l’état vénézuélien de Zulia, frontalier de la Colombie. Son plan d’escale annonce qu’il est en transit pour le Mali.

Le but de l’escale à Maracaibo est officiellement de faire du carburant. Est-ce alors qu'a été chargé la cocaïne ? En tous cas, l'appareil repart. Mais il est d'abord perdu par la tour de contrôle, qui repère tout de même un avion non identifié faisant route au sud.

Le 17 octobre, nous disent nos sources, le radar vénézuélien informe que l’avion vient de rebrancher son transpondeur. Il se trouve alors en sortie de l’espace aérien vénézuélien. Il est alors pris en charge par Trinidad et Tobago.

Peu après, le Venezuela informe que le 727 fait route vers Praia au Cap Vert. Un message d'alerte est lancé par le Venezuela.

Quelques jours plus tard, après un blanc, un silence de deux semaines, favorisé par la couverture radar insuffisante de l’Afrique de l’Ouest, la carlingue est découverte incendiée, dans le désert malien.

mardi, 01 décembre 2009

Mobilisation pour retrouver l'otage français

Article publié le : mardi 01 décembre 2009

Pierre Camatte (à droite).
DR


Par RFI

 

Pierre Camatte, un Français de 61 ans a été enlevé par plusieurs individus armés dans la nuit du mercredi 25 novembre dernier à Ménaka dans la région de Gao au Nord Mali.
Sur le terrain, les autorités militaires, administratives et traditionnelles se mobilisent pour tenter de savoir où se trouve le Français et essayer d'obtenir sa libération.

A Ménaka, la fête de la Tabaski, samedi 28 novembre, a été ternie par la nouvelle de l'enlèvement de Pierre Camatte ; ce Français était connu de tous et personne se résout à croire qu'il a pu être enlevé, de nuit, chez lui.

 

A la préfecture de la ville, une cellule de crise s'est constituée. Plusieurs chefs de factions ont décidé de partir sillonner la zone Nord de la région afin de recueillir un maximum d'information et sensibiliser les populations locales aux mouvements suspects de véhicules.

 

D'ailleurs dès l'annonce de l'enlèvement du Français, jeudi dernier, des réseaux d'informations se sont mis en place. Bajan Ag Hamatou, chef traditionnel de Ménaka raconte : « Partout, on a téléphoné, partout où il y a un chef traditionnel pour lui dire qu’il faut surveiller les véhicules qui passent, il faut les chercher, il faut nous informer. Nous voulons faire participer tout le monde, toute la population à la sécurité dans ce domaine. »

 

Aucune revendication n'est encore venue confirmer la piste al-Qaïda, mais personne n'a de doute sur la signature du rapt. Immédiatement Paris a instamment demandé aux Français de quitter la zone en raison d’une aggravation de la menace terroriste.

Pour Bajan Ag Hamatou, il ne faut pas que les pays occidentaux quittent le Nord du Mali. «Les pays occidentaux ne doivent pas se désengager parce tout cela vient des problèmes de développement. En ce qui concerne al-Qaïda je crois que jusqu’ici les gens n’ont pas pris conscience la situation ici. Je crois qu’il faudrait que les Occidentaux aident le Mali à sortir de cette situation.»

 

Depuis juin et l'assassinat de l'otage britannique, plusieurs Etats occidentaux ont accentué leur collaboration sécuritaire avec Bamako.

samedi, 28 novembre 2009

Le Français enlevé au Mali serait aux mains d'Aqmi

28/11/2009 | AFP


Des soldats maliens à KidalDes soldats maliens à Kidal© AFP

 

Le Français enlevé dans le nord du Mali est retenu par des membres de "l'aile dure" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a affirmé vendredi à l'AFP une source sécuritaire malienne, six mois après l'exécution d'un otage britannique par le même groupe, dans cette région.

 

Pierre Camatte, 61 ans, a été kidnappé dans la nuit de mercredi à jeudi dans un hôtel de Ménaka, une ville située à plus de 1. 500 km au nord-est de Bamako.

 

"Tous les éléments que nous avons confirment que M. Camatte est entre les mains des islamistes armés dans le Sahara", a déclaré la source sécuritaire, sous couvert de l'anonymat, ajoutant: "Il est détenu par l'aile dure d'Aqmi". "Nous sommes en contact permanent avec les autorités françaises à qui nous avons déjà donné toutes ces informations", a-t-elle ajouté.

 

La menace monte d'un cran

 

Plusieurs Occidentaux -mais jamais des Français- avaient été kidnappés ces derniers mois dans le Sahel avant d'être acheminés dans le nord du Mali. Ils étaient généralement libérés après versements de rançons, même si les gouvernements concernés ne faisaient jamais état de transactions financières.

 

Mais, en juin, la branche maghrébine d'Al-Qaïda a annoncé, pour la première fois, avoir tué un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer.

 

Selon une source malienne proche des négociations, le groupe responsable de cette exécution était dirigé par l'Algérien Abdelhamid Abou Zeïd. C'est ce groupe qui détiendrait, aujourd'hui, l'otage français.

 

Abou Zeïd est, avec Moctar Ben Moctar, l'un des deux "émirs" (chefs) d'Aqmi qui dirigent des opérations dans le sud du Maghreb, dont le désert est commun avec le Mali. Ces deux hommes, de nationalité algérienne, ont recruté leurs combattants dans différents pays de la sous-région.

 

Des intermédiaires parmi les proches du Français

Le Français enlevé avait l'habitude de se rendre "régulièrement au Mali" où il était impliqué notamment dans la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme, selon l'association qu'il préside dans les Vosges (est de la France). De son côté, le ministère malien de la Sécurité intérieure a assuré que M. Camatte était installé depuis 2008 dans la région de Ménaka où il dirigeait une ONG locale et gérait aussi un hôtel.

 

A la question de savoir si des "islamistes armés" étaient venus directement à Ménaka pour l'enlever, la source sécuritaire malienne a répondu "non". "Ils ne sont pas venus eux-mêmes. C'est une 'commande' (qui a été passée), donc, il y a eu des intermédiaires, et on peut les rechercher même parmi les relations de M. Camatte", a affirmé cette source.

 

Les expatriés français priés de quitter les zones à risques

Vendredi, Paris a "instamment" demandé aux Français vivant dans le nord et l'est du Mali, ainsi que dans les zones frontalières proches, de "quitter immédiatement la zone", en raison d'"une nouvelle aggravation de la menace terroriste". Cet appel à quitter la zone "et à regagner sans délai la capitale" malienne s'adresse aux Français présents dans les régions de Kidal, de Gao et de Tombouctou. Leur nombre est estimé à une dizaine de personnes, a précisé le ministère français des Affaires étrangères.

 

La France a aussi demandé à ceux qui envisageaient de se rendre dans le nord-est du Mali "de renoncer à leur déplacement". "Cette recommandation vaut également pour le Niger, au nord d'une ligne reliant Ayorou, Tahoua, Gangara et N'Guimi", a précisé le ministère.

 

En juin, l'assassinat de l'otage britannique avait constitué un tournant au Mali, un pays démuni mais politiquement stable et particulièrement hospitalier avec les étrangers. Plusieurs Etats occidentaux et africains ont, depuis, accentué leur collaboration sécuritaire avec Bamako.

La France demande à tous ses ressortissants de quitter le nord et l’est du Mali

Article publié le : samedi 28 novembre 2009

Carte du Mali
RFI


Par RFI

 

Le gouvernement français invite ses ressortissants à quitter immédiatement le nord et l’est du Mali et les zones frontalières pour rejoindre Bamako, la capitale. Après l'enlèvement d’un Français dans la nuit de mercredi à jeudi, Paris craint une nouvelle aggravation de la menace terroriste. Pierre Camatte, 61 ans, est retenu par des membres de « l'aile dure » d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il y a six mois un otage britannique retenu par ce même groupe avait été exécuté.

 

La bande sahélienne est devenue une zone à risques pour les touristes et les résidents occidentaux. Ces derniers mois plusieurs étrangers ont été kidnappés, puis libérés souvent contre rançon.

A l'exception du touriste britannique Edwin Dyer qui a été exécuté en juin dernier par une branche maghrébine d'al-Qaïda dirigée par l'Algérien Abou Zeïd. Selon une source malienne, c'est d'ailleurs le même groupe qui détiendrait le Français Pierre Camatte kidnappé dans la nuit de mercredi à jeudi dans la ville de Ménaka.

Dans le Sahel, les groupes terroristes travaillent main dans la main avec des bandes criminelles qui procèdent aux enlèvements avant de leur revendre les otages. Pierre Camatte est le premier Français enlevé au Nord-Mali et le ministère français des Affaires étrangères redoute manifestement qu'il ne soit pas le dernier.

En demandant à ses ressortissants de quitter le Nord du Mali ainsi que le Nord du Niger le ministère traduit l'inquiétude qui règne dans ces régions. Il y a une dizaine de jours trois ONG françaises avaient évacué leur personnel étranger de Gao suite à des rumeurs de kidnapping.

Toutes les notes