lundi, 20 mai 2013

Politique

 
 
 
20/05/2013 à 13h:07 Par Jeune Afrique
 
 
L'ex-ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubéye Maïga, le 11 septembre 2011 à Alger. L'ex-ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubéye Maïga, le 11 septembre 2011 à Alger. © AFP

 

Soumeylou Boubéye Maïga, ex-ministre malien de la Défense, a annoncé lundi 20 mai la création d'une nouvelle formation politique. Son "objectif immédiat" est de participer à la prochaine présidentielle, qui doit se tenir en juillet.

L'ex-ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubéye Maïga a annoncé lundi la création d'une nouvelle formation politique dont « l'objectif immédiat » est de participer à la prochaine présidentielle. « Nous venons de créer la Convergence des forces patriotiques (CFP) pour rassembler davantage les Maliens, pour construire un Mali nouveau. Notre objectif immédiat, est bien évidemment l'élection présidentielle de juillet », a-t-il déclaré, en tant que président de ce nouveau parti.

« La crise du nord du Mali, l'avenir du pays nécessitent des mesures urgentes, et nous sommes tout à fait disposés à jouer notre rôle », a-t-il ajouté.

Ancien ministre de la Défense, mais aussi ancien patron des services de renseignement maliens, Soumeylou Boubéye Maïga avait récemment démissionné de l'alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), le principal parti politique du pays, dont il était l'un des vice-présidents.

Des élections coûte que coûte

De son côté, le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a assuré le 14 mai à Bruxelles qu'il « ferait tout » pour que l'élection présidentielle, réclamée par la communauté internationale, débute le 28 juillet. La France, qui intervient militairement au Mali depuis le 11 janvier, insiste elle aussi pour que ce calendrier électoral soit respecté. Une nécessité selon Paris pour asseoir l'autorité de l'État malien, actuellement dirigé par les autorités de transition mises.

(Avec AFP)



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POLITIQUE

Mauritanie: le porte-parole de Ansar Dine se rend aux forces mauritaniennes

 
Publié le lundi 20 mai 2013  |  AFP



 

© Autre presse par DR
Senda Ould Bouamama, porte-parole du mouvement Ansar Dine

 

 

NOUKCHOTT (Mauritanie) - Le porte-parole du mouvement Ansar Dine qui occupait une partie du nord malien avant l'intervention franco-africaine en janvier dernier, Senda Ould Boumama s'est rendu samedi soir à des forces mauritaniennes sur la frontière avec le Mali, a appris l'AFP lundi de source sécuritaire.

"M Ould Boumama s'est rendu aux forces armées mauritaniennes sur la frontière, non loin de Bassiknou (sud est)", a affirmé cette source sans plus de précisions.

Selon l'agence indépendante Ani qui évoque lundi le sujet, Ould Boumama a été transféré durant le week end à Nouakchott où il est actuellement interrogé par la police.

Le porte-parole des Ansar Dine, qui affirme être de nationalité mauritanienne, avait exprimé le 17 avril dernier son désir de se rendre aux forces algériennes et "supplié" le président mauritanien de demander son extradition pour "être jugé en Mauritanie" dans un entretien téléphonique avec
Ani.

Depuis cette date, aucune information n'a filtré sur sa destination finale, l'Algérie ayant démenti sa reddition à ses forces armées.
Il avait prétendu avoir été l'objet d'une tentative d'assassinat dont il n'a pas révélé l'origine.

Ansar Dine fait partie des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé en 2012 le nord du Mali où ils ont commis de nombreuses exactions, avant d'en être en partie chassés par une intervention armée franco-africaine lancée en janvier 2013.

15:33 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali

vendredi, 17 mai 2013

POLITIQUE

Mali : Bamako-MNLA, le méli-mélo politique se poursuit

 
 

 

 
Diocounda Traoré, le président de transition du Mali
 
 
Le président de transition malien Dioncounda Traoré a affirmé jeudi être prêt à discuter avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui réclame l’indépendance de la région. Toutefois il a exclu toute idée d’autonomie, évoquant une décentralisation. Mais pour la rébellion cette solution est du déjà vue.

Bamako prêt pour de bon à ouvrir les pourparlers avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ? En tous cas, Dioncounda Traoré, le président de transition, a affirmé jeudi qu’il était prêt à discuter avec la rébellion, qui réclame l’autonomie de la région du nord-Mali. Mais les autorités maliennes ne veulent pas entendre parler d’une quelconque autodétermination de la région. Une mise au claire que le président de transition a réitéré jeudi, préférant évoquer le terme de décentralisation.

Seulement, le MNLA estime de son côté que la décentralisation de l’Azawad « existe déjà depuis très longtemps » ! Mais c’est une « décentralisation sans moyens que les autorités de Bamako ont instauré. La plupart des fonds injectés dans notre région sont détournés par les responsables chargés des programmes de développement élus par Bamako », a déclaré lors d’une interview accordé à Afrik.com, son représentant en Europe Moussa ag Assarid.

En clair pour la rébellion, Bamako ne fait que proposer des solutions déjà mises en place pour régler ce conflit. Un autre point de discorde oppose le MNLA aux autorités maliennes : ces dernières réclament au mouvement armé de déposer les armes avant d’entamer de véritables négociations. Une requête que le MNLA rejette catégoriquement, affirmant qu’elle n’aurait aucune garantie si elle y répondait. L’enterrement de la hache de guerre entre les deux parties n’est pas pour demain.

08:54 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mali, mnla