jeudi, 27 septembre 2012

Sports

Mario Balotelli, le sauvageon de la Squadra

27/09/2012 à 10h:39 Par Alexis Billebault

'Super Mario' est un diamant sur le terrain, mais dans la vie... "Super Mario" est un diamant sur le terrain, mais dans la vie... © Sipa


L'attaquant italien d'origine ghanéenne, Mario Balotelli, fait beaucoup parler de lui, et pas seulement sur les terrains de football...

En Angleterre, son talent éclaire certains après-midi pluvieux. Mario Balotelli, né à Palerme de parents ghanéens, abandonné puis adopté par une famille italienne et longtemps hospitalisé à son plus jeune âge pour de graves problèmes de santé, est à lui tout seul une attraction. Le jeune attaquant de Manchester City et de la Squadra Azzurra, qui a refusé de jouer pour son pays d'origine, appartient à cette catégorie de joueurs catalogués surdoués mais ingérables. La propension de l'homme à se faire remarquer pour des dérapages à répétition éclipse bien souvent les performances du joueur. Son passif disciplinaire dépasse largement ceux de George Best, Zlatan Ibrahimovic ou Maradona, d'autres fortes têtes. Ses coups d'éclat sur les terrains s'entrechoquent avec des prises de bec récurrentes avec ses entraîneurs ou ses coéquipiers, une présence assidue dans la rubrique des faits divers et accessoirement dans les pages de la presse people. « Super Mario » est aimé ou détesté.

Mafia

À 21 ans, ce showman caractériel ivre de lui-même, agaçant et attachant à la fois, marque des buts venus d'ailleurs et réalise des gestes qui n'appartiennent qu'aux plus grands. Mais il met aussi le feu à sa maison mancunienne en faisant exploser des pétards, lance des fléchettes sur les jeunes du centre de formation de Manchester City, détruit ses voitures haut de gamme lors d'embardées non contrôlées et s'affiche avec des individus douteux soupçonnés d'appartenir à la mafia. Avant lui, d'autres surdoués se sont égarés à force de multiplier les frasques. Un jour, Balotelli devra choisir. En marquant trois buts lors de l'Euro 2012, l'Italien a peut-être partiellement commencé à exprimer un choix... 

mardi, 29 novembre 2011

Football

Man City met 20 joueurs sur le marché pour se plier au fair-play financier !

 

La direction de City compte vendre 20 joueurs
La direction de City compte vendre 20 joueurs
©Maxppp
 

28/11/2011 - 10 h 09 

Habitué à recruter sans compter depuis l'arrivée à sa tête du Cheikh Mansour, Manchester City a explosé les compteurs ces dernières saisons. Une politique inappropriée pour le fair-play financier, qui oblige donc les Citizens à se séparer de 20 joueurs pour être dans les règles.


La planète football connait des changements constants, et le fair-play financier pourrait bien provoquer une véritable révolution. Lassé de voir des clubs s’endetter et dépenser plus d’argent qu’ils n’en génèrent, Michel Platini a décidé de taper du poing sur la table. « Le but n’est pas de sanctionner les clubs mais avant tout de les aider à gérer leur budget sainement », a ainsi expliqué le président de l’UEFA pour justifier ce programme. Alors forcément, pour des clubs pas toujours habitués à gérer de manière très sérieuse leur budget, cela risque de faire tout drôle.

Mais pour ne pas se retrouver sanctionnés ou privés de compétitions européennes, les dirigeants n’ont désormais plus d’autre choix que de revoir leurs stratégies. Et c’est ainsi que Manchester City doit absolument corriger sa copie. Depuis l’arrivée du Cheikh Mansour à leur tête, les Citizens n’ont pas vraiment pris le temps de mettre en place un modèle économique sain, préférant dépenser sans compter et éponger leurs dettes grâce au chéquier de leur propriétaire. Mais pour s’inscrire dans le projet de fair-play financier, les pensionnaires de l’Etihad Stadium ne peuvent plus procéder ainsi, et doivent donc se plonger dans leurs comptes.

Avec pas moins de 63 joueurs sous contrat (!), le manager Roberto Mancini a explosé les compteurs, la masse salariale du club étant estimée à 202 M€ pour l’exercice 2010-2011. Un chiffre qui bat assurément tous les records mais qui met City dans de sales draps, le club ne devant pas franchir la barre des 180 M€ pour être dans les clous. Du coup, afin de réduire la masse salariale de plus de 20 M€, le Daily Telegraph nous apprend que 20 joueurs sur les quelques 63 sous contrat devraient être priés d’aller voir ailleurs. Parmi eux, les éléments fortement rémunérés pour un temps de jeu famélique seront les premiers concernés. Autrement dit, Carlos Tevez, Emmanuel Adebayor, Roque Santa Cruz, Wayne Bridge ou bien encore Nedum Onuoha seront poussés vers la sortie. Encore faut-il que d’autres équipes puissent leur proposer un salaire à peu près équivalent à ce qu’ils perçoivent à Manchester. Ce n’est pas gagné.

->Khaled Karouri

mardi, 18 octobre 2011

Football, LdC, Man.City-Villarreal

Agüero relance City

Par Flavien Chailleux, 18-10-2011

- Panoramic

Longtemps tenu en échec par Villarreal, Manchester City a attendu la dernière minute de jeu pour s’offrir les trois points de la victoire sur une réalisation d’Agüero (2-1). Avec ce succès, les Citizens reviennent à un point de la deuxième place.

Manchester City-Villarreal 2-1
Manchester City : csc Marchena (43e), Agüero (90e+3)
Villarreal : Cani (4e)

Ce fut in extremis, mais Manchester City est enfin entré dans sa Ligue des Champions ! Après un nul contre Naples et une défaite à Munich, les Citizens se sont relancés dans la course à la qualification en s’imposant à domicile face à Villarreal (2-1). Mais l’affaire paraissait mal engagée pour le leader de la Premier League, surpris en début de match par Cani, à l’affut d’un ballon relâché par Hart sur à une frappe de Rossi (0-1, 4e). Néanmoins, les hommes de Mancini ne laissaient pas le doute s’installer. Au contraire, ils décidaient d’imprimer un tempo infernal à la défense de Villarreal. Solidaire, celle-ci s’accrochait même si Kolarov donnait des sueurs froides à Diego Lopez (12e, 21e). Finalement, le travail d’usure de City finissait par payer juste avant la pause. Mis sous pression par Dzeko, Marchena taclait le ballon dans son propre en camp en réception d’un centre de Kolarov (1-1, 43).

Manchester respirait mieux. Mais ne baissait pas d’intensité, Diego Lopez devant empêcher Dzeko de renverser la vapeur dans la foulée de l’égalisation (45e). Contre toute attente, Villarreal connaissait une deuxième période moins éprouvante que la précédente. Mieux, le Sous-Marin Jaune sortait la tête de l’eau et sollicitait Hart, déterminant sur des tentatives de Rossi (52e) et Zapata (61e). Moins percutants, les Citizens manquaient d’imagination et laissaient peu à peu le contrôle de la partie aux hommes de Garrido. Ces derniers pensaient bien pouvoir obtenir leur premier point de la compétition… Mais, à l’ultime minute, un coup de rein de Milner, relayé par Zabaleta, permettait à Agüero de marquer le but de la victoire (2-1, 90e+3). Un succès qui fait un bien fou aux Citizens, désormais revenus à une unité de Naples (2e), tenu en échec sur son terrain par le Bayern Munich (1-1).

Le joueur du match
Gaël Clichy a du souci à se faire. Arrivé à l’intersaison, le Français est relégué au rang de doublure d’Aleksandar Kolarov au poste d’arrière gauche. Face à Villarreal, le Slovène a largement justifié son statut de titulaire en montrant une activité de tous les instants sur son couloir, se montrant parmi les joueurs les plus tranchants de son équipe dans le secteur offensif. C’est d’ailleurs lui qui provoque l’égalisation.

On n’a pas aimé
Buteurs la semaine dernière lors de France-Bosnie, Samir Nasri et Edin Dzeko n’ont pas connu pareille réussite ce mercredi avec Manchester City. Auteur d’un match discret, le Français a eu du mal à trouver sa place dans le dispositif mis en place par Mancini. A l’inverse, Dzeko a été plus en vue. Mais il l’a été en raison de ses nombreuses tentatives au but trop peu incisives pour surprendre Diego Lopez. Il a toutefois été décisif en poussant Marchena à marquer contre son camp en fin de première période.

Résultats du groupe A :
 Manchester City-Villarreal 2-1
 Naples-Bayern Munich 1-1