jeudi, 07 janvier 2010
Mauritanie
Le terrorisme, cible d'une réorganisation de l'armée
Le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed, le 30 novembre 2008© AFP Le Premier ministre a annoncé une "vaste réorganisation de l'armée" pour lutter contre "le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine". Les rapts de ressortissants occidentaux s'étaient multipliés fin 2009.
Le Premier ministre mauritanien Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a annoncé mercredi devant l'Assemblée nationale une "vaste réorganisation et professionnalisation de l'armée et des forces de sécurité" dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
"Dans le domaine de défense et de sécurité, le gouvernement entreprendra (. . . ) les procédures de modernisation des forces armées et de sécurité", a-t-il affirmé devant les députés en lisant la déclaration de politique générale du gouvernement issu de l'élection présidentielle du 18 juillet.
"Il compte renforcer leurs capacités défensives et les impliquer, en temps de paix, dans les activités de développement", a-t-il ajouté.
"Il va sans dire que ces hautes ambitions supposent, en plus de l'amélioration des conditions de vie, une réorganisation et une professionnalisation de l'armée nationale et des forces de sécurité", a-t-il souligné.
"Une attention particulière sera alors accordée à la mise en place de corps professionnels en mesure d'assumer leurs tâches de défense et de sécurité, de servir la République et de lutter, en toute efficacité, contre le trafic de drogue, le terrorisme et la migration clandestine", a-t-il encore précisé .
Ecoutes téléphoniques et fin de la prescription
Mardi, l'Assemblée nationale mauritanienne avait adopté des amendements à la loi antiterroriste de 2005, qui autorisent notamment les écoutes téléphoniques et suppriment la prescription en matière de terrorisme.
Ces deux dernières années, des combattants islamistes de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont multiplié les attaques meurtrières et les enlèvements d'Occidentaux en Mauritanie.
Le gouvernement mauritanien a introduit ces amendements à la loi antiterroriste après les rapts de trois humanitaires espagnols le 29 novembre et de deux touristes italiens en décembre sur le sol mauritanien.
Mais l'opposition a vivement critiqué ces nouveaux amendements.
"Cette loi vise à restreindre les libertés individuelles et collectives et à donner carte blanche aux forces de sécurité pour malmener qui ils veulent", a indiqué le député Mohamed Moustapha Ould Bedreddine (Union des forces du progrès, opposition).
11:07 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, armée, gouvernement, terrorisme, enlèvement
mardi, 05 janvier 2010
Mauritanie
En Mauritanie, des rumeurs de la libération imminente des hommes d’affaires couraient depuis dimanche 3 janvier. Ce n’est finalement qu’à deux heures du matin, dans la nuit du 4 au 5, que les trois hommes ont rejoint leur domicile, libérés sous contrôle judiciaire. Mohamed Ould Noueiguedh, Chriv Ould Abdallahi et Abdou Maham avaient été inculpés, le 9 décembre 2009, pour avoir bénéficié de versements présumés de 26 millions d’euros de la Banque centrale de Mauritanie.
Avec notre correspondante à Nouakchott, Laura Martel
L’attente a été longue lundi pour les partisans des hommes d’affaires. Vers 19 heures, les trois hommes ont été escortés au palais de justice où le juge d’instruction leur a notifié leur libération sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas immédiatement été relâchés pour autant. Escortés par la police et accompagnés par le médiateur cheikh Mohamed Hassan Ould Dedew, ils se sont rendus à la Banque centrale vers 20 heures.
Cela faisait plusieurs jours que cheikh Mohamed Hassan Ould Dedew, importante figure religieuse du pays, menait une médiation entre le gouvernement et la Banque centrale, d’un côté, et les prévenus, de l’autre. Vendredi dernier, il s’était dit optimiste quant à la possibilité de trouver un accord sur le remboursement des sommes incriminées.
Tractations
Il semble toutefois que les négociations de dernière minute ont été âpres puisque les hommes d’affaires sont restés six heures au siège de la Banque centrale dont ils ne sont sortis qu’à deux heures du matin.
C’est sans doute la question du versement d’intérêts qui a, à nouveau, posé problème. De source judiciaire, les hommes d’affaires auraient finalement accepté d’en payer une partie contre la garantie de l’abandon des poursuites.
Ce matin, maître Ebéty, avocat de la défense, a dénoncé « des négociations menées sous la pression » soulignant qu’il n’avait pas été autorisé à assister ses clients ni au palais de justice, ni à la Banque centrale. Selon lui, cela prouve qu’« il s’agit non pas d’une affaire judiciaire, mais d’une affaire d’Etat, une prise d’otages dont l’issue se négocie dans l’ombre ».
« L’essentiel est qu’ils soient libres », a-t-il toutefois ajouté tout en indiquant qu’il ignore encore les modalités exactes de l’accord.
Article publié le : mardi 05 janviepar RFI
18:24 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, justice
MAURITANIE
Terrorisme : l'opposition dénonce une "dérive dictatoriale"
Ahmed Ould Daddah juge que certains amendements du projet de loi sont contraires à la loi islamique© AFP L'opposition mauritanienne a vivement critiqué lundi les amendements à la loi antiterroriste, qui doivent être soumis au Parlement, dénonçant une "dérive dictatoriale visant à légitimer des violations des droits et des libertés".
Le président de la Coordination des forces de l'opposition démocratique (Cfod) Ahmed Ould Daddah a fustigé "une dérive dictatoriale (. . . ) visant à légitimer des pratiques de violations des droits et des libertés des citoyens à travers ces amendements, dont certains sont contraires à la loi islamique".
Lors d'une conférence de presse, M. Ould Daddah, accompagné des autres leaders de l'opposition, a souligné que les amendements autorisaient "des violations graves de l'intimité des foyers et la séquestration et l'emprisonnement des mineurs qui sont protégés par la charia".
Fin de la prescription
Le projet de loi autorise notamment les écoutes téléphoniques et supprime la prescription en matière de terrorisme.
Ces deux dernières années, des combattants islamistes de la mouvance d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont multiplié les attaques meurtrières et les enlèvements d'Occidentaux en Mauritanie.
Le gouvernement mauritanien a introduit des amendements à la loi antiterroriste de 2005 après les rapts de trois humanitaires espagnols le 29 novembre et de deux touristes italiens en décembre sur le sol mauritanien.
Mais pour le chef de l'opposition, "le seul objectif" du projet de loi "est de donner un caractère légal aux violations, à la confiscation des libertés et au pouvoir personnel" en place en Mauritanie.
Trouver une "formule consensuelle"
Le responsable de la coordination des principaux partis de l'opposition a en conséquence appelé le Parlement à surseoir à la délibération sur ce projet de loi jusqu'à ce que "nous trouvions une formule consensuelle".
L'Assemblée nationale doit examiner dans les jours prochains le projet qui ira ensuite au Sénat. Le président de la République, Mohamed Ould Abdelaziz, qui dispose d'une majorité au Parlement, doit ensuite promulguer la loi.
Mi-décembre, le gouvernement avait justifié ce renforcement de la législation antiterroriste.
"Le présent projet de loi vise à combler les insuffisances constatées dans la législation nationale en matière de lutte contre le terrorisme et à adapter celle-ci aux exigences d'une réponse appropriée à ce fléau", avait indiqué le ministre mauritanien de la Défense, Hamadi Ould Hamadi.
Renforcer de la coppération avec les autres pays
Selon le ministre, la nouvelle législation permettra de placer les suspects sur écoute téléphonique, de fouiller leur domicile "à tout moment", alors que la loi en vigueur interdit les perquisitions au-delà de 22 heures.
Le principe de la "prescription" en matière de terrorisme sera abandonné dans la nouvelle loi. "Les actes criminels très anciens, vieux de plus de 20, 30 ans, pourront encore être poursuivis et punis", avait précisé le ministre.
La nouvelle législation renforce également la coopération entre la Mauritanie et les autres pays, notamment pour des échanges d'informations et pour l'extradition de suspects et criminels.
Publié le 05/01/2010 | AFP
11:10 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, politique, justice, terrorisme, aqmi, ahmed ould daddah
lundi, 28 décembre 2009
Tourisme : Une reprise encore bien timide
Depuis mars 2008 et l’arrêt des vols charters à destination de l’Adrar, la région la plus visitée de Mauritanie, le secteur touristique est sinistré. L’annonce mi-novembre du redémarrage de la desserte hebdomadaire par le tour opérateur Point-Afrique avait suscité un grand espoir chez tous les acteurs du secteur. Mais les enlèvements consécutifs de trois Espagnols le 29 novembre et d’un couple d’Italiens le 18 décembre place d’ores et déjà la saison sous de bien sombres auspices.
Le 20 décembre devait être un jour de fête pour le tourisme en Mauritanie, avec l’arrivée dans l’Adrar du premier charter depuis la suspension des vols en mars 2008. Mais l’enlèvement des trois Espagnols, suivi de celui des Italiens, deux jours seulement avant l’atterrissage, a changé la donne. Et c’est en toute discrétion que 98 passagers en majorité français et belges ont débarqué à Atar pour passer Noël dans le désert.
Malgré la menace terroriste, Point-Afrique a décidé de maintenir la destination, mais avec des aménagements. Selon Maurice Freund, représentant du tour opérateur, tout a été fait pour optimiser la sécurité. Les circuits vers le Ban d’Arguin, trop proche du lieu d’enlèvement des Espagnols, ont été supprimés. Les guides ont été encartés. Pour éviter les faux guides, chaque groupe dispose d’une balise Argos, et un itinéraire prévisionnel est communiqué toute les quarante-huit heures à la gendarmerie.
Pour cette semaine d’ouverture, aucun incident n’a été signalé. Le 27 décembre, les quatre-vingt-dix-huit premiers touristes ont fait place aux 175 suivants, accueillis par le ministre du Tourisme en personne. Mais les professionnels, comme Chebani, directeur de l’agence Pro-service, sont loin de crier victoire.
Au-delà des 45 touristes arrivés dans son campement le 27 décembre, Chebani compte bien quelques réservations pour février. Mais entre les deux et après, rien. « Si on arrive à faire venir 2 000 personnes dans l’Adrar, ce sera bien admet-il. 2 000, ce n’est rien comparé aux 14 000 que la région accueillait en 2006, ajoute- t-il. Mais ce sera le double de l’année dernière ».
14:20 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, tourisme
jeudi, 24 décembre 2009
Abou Hannas, le juge du désert
Le sort des six ressortissants français, espagnols et italiens capturés ces derniers jours dans la zone du Sahel pourrait dépendre d'un jeune imam mauritanien devenu la caution religieuse d'Al-Qaida au Maghreb islamique, avance le quotidien espagnol El País.
23.12.2009 | Isabelle Lauze

© Droits réservés
Abou Hannas, dans l'une de ses vidéos - El País.com
Les enlèvements de ressortissants européens se multiplient depuis un mois dans le Sahel. Aux rapts du Français Pierre Cammatte, le 25 novembre à Mékana, au Mali, et de trois humanitaires espagnols le 29 novembre dans le nord-ouest de la Mauritanie, revendiqués par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), est venue s'ajouter, le 19 décembre, la capture d'un couple d'Italiens dans le sud-est de la Mauritanie, près de la frontière malienne.
Concernant les trois Espagnols, leur sort est entre les mains d'un Mauritanien connu sous le nom d'Abou Hannas, croit savoir le quotidien El País. Cet homme, âgé d'une trentaine d'années, ancien imam passé à la lutte armée, est depuis quelques années le référent religieux d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), un groupe issu de l'alliance en 2006 des militants algériens du Groupe salafiste de prédication et de combat (GSPC) et de ceux du réseau d'Oussama Ben Laden. La nébuleuse AQMI est composée aujourd'hui, selon des sources des renseignements français et mauritaniens, de quatre brigades fortes de 300 hommes de sept nationalités différentes. "La forte expansion d'AQMI a obligé ses dirigeants à se doter d'un juge du désert qui puisse expliquer leurs décisions et les bénir", rapporte l'envoyé spécial du quotidien espagnol à Nouakchott, la capitale mauritanienne, sur la foi de sources proches des salafistes.
La gendarmerie mauritanienne attribue au juge du désert Abou Hannas la rédaction d'un document intitulé "Manuel sur les prisonniers étrangers", saisi lors d'une opération policière à Nouakchott. Ces quelques feuillets en arabe expliquent que faire avec les personnes enlevées et comment les traiter : s'il s'agit de femmes, les djihadistes sont autorisés à les prendre pour épouses, s'il s'agit de militaires, à les tuer et dans le cas de civils, ils doivent demander un échange de prisonniers ou une rançon.
15:15 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme, union européenne, mauritanie, al-qaida, aqmi
Les Etats-Unis suspendent leur aide au Niger
Washington a suspendu son aide non humanitaire au Niger et imposé des restrictions aux déplacements de plusieurs responsables du gouvernement de Niamey pour sanctionner le refus du président Mamadou Tandja de renoncer à son mandat. Le Niger a été également rayé de la liste des Etats bénéficiant d'un partenariat commercial privilégié avec les Etats-Unis. Madagascar et la Guinée ont aussi été supprimés de cette liste. Au contraire la Mauritanie est rétablie dans ses avantages.
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du
Ces sanctions ne sont pas une surprise, affirmait mercredi 23 décembre un responsable du département d'Etat, en soulignant que la position des Etats-Unis était connue depuis plusieurs mois.
Et la désapprobation américaine a désormais des conséquences concrètes. D'abord, l’arrêt de toute coopération non humanitaire. Cela concerne les prêts consentis dans le cadre du Millenium Challenge Corporation, l’agence fédérale de lutte contre la pauvreté, pour un montant total de 23 millions de dollars, des prêts dont le gel avait déjà été annoncé au début de ce mois. Ensuite, la suspension des programmes de l’USAID, l’agence de développement qui dépend directement du département d’Etat et dont la contribution en 2009 s’élevait à 4 millions de dollars.
Second volet des sanctions : un certain nombre de dignitaires du régime seront désormais privés de visas pour les Etats-Unis. La liste n’a pas été rendue publique, mais le département d’Etat précise qu’il s’agit des membres du gouvernement, et d’autres personnes qui s’opposent au retour de la démocratie au Niger.
Dernier point, Barack Obama a exclu le Niger de la liste des pays pouvant bénéficier d’un partenariat commercial privilégié avec les Etats-Unis dans le cadre de l’AGOA. La Guinée et Madagascar aussi perdent ces avantages commerciaux ; la Mauritanie en revanche y est réintégrée.
10:52 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coopération et développement, etats-unis, guinée, madagascar, mauritanie, niger
mercredi, 23 décembre 2009
Visite d'Omar el-Béchir en Mauritanie: 16 accords de coopération signés
La Mauritanie et le Soudan ont annoncé la suppression des visas entre leurs deux pays et ont signé de nombreux accords de coopération, à l'occasion de la visite à Nouakchott du président soudanais Omar el-Béchir, rapporte mercredi l'Agence mauritanienne d'information (AMI).
Les gouvernements mauritanien et soudanais ont signé mardi soir 16 accords de coopération, portant notamment "sur la suppression des visas entre les deux pays", pour favoriser la libre circulation et la fluidité des échanges entre Khartoum et Nouakchott, selon l'AMI.
Ces accords concernent également le commerce, les ports maritimes, la justice, la jeunesse et les sports.
Les deux pays ont décidé de créer en Mauritanie une banque pour favoriser leurs investissements. Plusieurs accords relatifs à des projets de création à Nouakchott d'une usine de sucre, d'un hôtel 5 étoiles et d'un complexe commercial, ont par ailleurs été signés entre les patronats des deux pays.
Le président soudanais Omar el-Béchir avait entamé lundi après-midi une visite officielle à Nouakchott, à l'invitation de son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, investi en août. Son séjour doit s'achever mercredi matin.
Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis en mars par la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003.
Mais la Mauritanie n'est pas signataire du traité de Rome instituant la CPI, avait indiqué une source officielle à Nouakchott.
Le Soudan investit en Mauritanie dans le domaine des télécommunications à travers Chinguitel, une société créée en 2007 et dont la licence a été achetée 100 millions de dollars par la société soudanaise Sudatel, alliée à des privés mauritaniens.
16:19 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soudan, omar el-béchir, mauritanie
mardi, 22 décembre 2009
Arrestation d'un suspect dans l'enlèvement de deux Italiens en Mauritanie
La police mauritanienne a arrêté un suspect dans l'enlèvement la semaine dernière d'un couple de ressortissants italiens dans le sud du pays, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.
Le suspect, Abderrahmane Ould Imidou, a été arrêté lundi près de la ville de Kobeini, où le 4x4 du couple italien avait été retrouvé abandonné et criblé de balles, précisait-on de même source. Il va être transféré vers la capitale Nouakchott pour y être interrogé.
Sergio Cicala et son épouse Philopene Kabore, une Italienne originaire du Burkina Faso, ont été enlevés par des hommes armés vendredi soir, selon les autorités mauritaniennes.
La fille de Sergio Cicala a déclaré sur la chaîne italienne Sky TG24 que le couple faisait route vers le Burkina Faso au moment de l'enlèvement. AP
18:44 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie
lundi, 21 décembre 2009
Visite officielle surprise du président soudanais Omar el-Bechir
Omar el-Bechir, le 26 février 2009 à Khartoum© AFP Omar el-Bechir est attendu aujourd'hui à Nouakchott. Cette visite officielle - la première depuis l'investiture de Mohamed Ould Abdelaziz - n'a pas été annoncée dans les médias d'Etat.
Le président soudanais Omar el-Bechir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, est attendu lundi en Mauritanie pour une visite dont le programme et la durée n'ont pas été rendus publics pour "raisons de sécurité", a-t-on appris lundi de source proche des autorités.
Les grandes avenues et les abords de l'aéroport de Nouakchott ont été pavoisés aux couleurs des deux pays, a constaté le correspondant de l'AFP.
Contrairement à leurs habitudes, les medias d'Etat n'ont pas annoncé cette visite officielle, la première d'un chef d'Etat étranger en Mauritanie depuis l'investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz en août.
L'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle) a en revanche évoqué la présence à Nouakchott du ministre soudanais à la Coopération internationale, Tidjani Saleh Fadil.
Mandat d'arrêt de la CPI
Les déplacements de M. el-Bechir s'accompagnent de mesures de sécurité renforcées depuis qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis en mars par la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région du Soudan en guerre civile depuis 2003.
La Mauritanie n'est pas signataire du traité de Rome instituant la CPI, fait-on valoir de source officielle à Nouakchott.
Selon la presse locale indépendante, Omar el-Bechir doit passer trois jours en Mauritanie où il était attendu lundi après-midi. Il doit avoir une série d'entretiens avec son homologue mauritanien, centrés notamment sur la coopération bilatérale.
Le Soudan investit en Mauritanie dans le domaine des télécommunications à travers Chinguitel, une société créée en 2007 et dont la licence a été achetée par la société soudanaise Sudatel, alliés à des privés mauritaniens, pour 100 millions de dollars.
18:27 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, diplomatie, oudan, mohamed ould abdelaziz, coopération, omar el-bechir
Aqmi soupçonné d'un nouvel enlèvement
Les deux Italiens seraient détenus au Mali© AFP L'enlèvement de deux Italiens dans le sud-est du pays vendredi, rappelle la méthode utilisée contre trois Espagnols fin novembre. Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé qu'il s'agissait d'un rapt.
L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.
Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.
En route pour le Burkina Faso
Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.
Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.
Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.
Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.
"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre, ce qui laisse penser qu'il s'agit du même groupe terroriste", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.
Enlèvement près de la frontière avec le Mali
Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.
Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.
Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.
Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.
"L'enlèvement a été érigé en commerce juteux depuis que les Européens ont commencé à payer cher pour la vie de leurs otages. La Mauritanie est désormais perçue comme un maillon faible, étant donné la taille de son territoire aux trois-quarts désertique et quasiment incontrôlable", rappelle Abou Al Maali.
Ces deux dernières années, Aqmi a revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.
Mohamed Ould Abdel Aziz, élu président en juillet après avoir mené un coup d'Etat en 2008, avait promis une "lutte sans merci" contre le terrorisme.
Au début du mois, l'ancien général a affirmé que la multiplication des actions d'Aqmi résultait d'un "cumul d'erreurs sécuritaires et militaires des régimes précédents". Il a assuré qu'il s'employait à mieux équiper l'armée mais que cela ne se ferait pas "en un jour".
L'opposition prévoit d'organiser, mercredi, à Nouakchott "une marche de protestation", notamment "contre l'insécurité grandissante".
11:19 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mauritanie, espagne, enlèvement, italie, aqmi






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