mercredi, 04 novembre 2009
General Motors conserve sa filiale Opel
Le constructeur américain General Motors décide finalement de ne plus vendre sa marque européenne Opel au Canadien Magna, en raison d'un «environnement devenu plus favorable ». Il tenterait plutôt de la restructurer. Une décision annoncée alors que la vente semblait sur le point d’être conclue.
Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du
La décision a été annoncée mardi à l’issue d’une longue journée de réunion au siège de General Motors, à Detroit. Contre toute attente, le géant de l’automobile américaine décide donc de garder, non seulement Opel, mais aussi sa filiale britannique Vauxhall, et de restructurer les entreprises pour un montant estimé de 3 milliards de dollars. Le constructeur argue d’un environnement économique plus favorable, et explique qu’il souhaite, pour le futur, garder une présence significative sur le continent européen.
Le Trésor américain, qui est de facto propriétaire de General Motors, puisqu’il en détient 60% des parts, a immédiatement précisé que l’Etat fédéral n’avait rien à voir dans cette décision. En effet, General Motors a fait cette annonce mardi, alors que la chancelière allemande était à Washington, invitée d’honneur du Congrès américain. Or Angela Merkel s’était fortement engagée en faveur de la cession d’Opel au canadien Magna.
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jeudi, 10 septembre 2009
General Motors a opté pour une cession d'Opel

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Finalement, ce sera bien Magna qui reprendra Opel. Angela Merkel a annoncé que General Motors allait vendre Opel à l'équipementier automobile canadien. Le constructeur automobile américain devrait de son côté officialiser ce choix et mettre fin à la spéculation qui aura entouré le sort réservé à sa filiale Opel. Le négociateur de GM, John Smith, et Fred Irwin qui préside le conseil de la société fiduciaire actuellement en charge d'Opel, ont à l'occasion d'une conférence de presse dans un grand hôtel de Berlin, annoncé qu'ils ne conserveraient donc pas en son sein la marque à l'éclair, solution qui, depuis quelques jours, avait un certain écho dans la presse.
Dans les détails, le conseil d'administration de GM recommande de vendre une participation majoritaire de 55% dans Opel, à Magna, lequel sera épaulé par le russe Sberbank. Pour sa part, le personnel détiendra 10% du groupe, et GM en conservera 35%. La firme américaine sollicitera l'accord écrit des syndicats pour la restructuration d'Opel. Le groupe précise en outre que plusieurs points importants seront finalisés dans les semaines qui viennent pour aboutir à des accords contraignants sur Opel.
Une bonne nouvelle pour le gouvernement
Cela constitue une nouvelle positive pour le gouvernement allemand, qui avait longtemps fait de Magna son favori. A 17 jours des législatives, cette décision conforte à la fois Angela Merkel et son challenger social-démocrate, Frank-Walter Steinmeier, tous deux s'étant engagés à sauver Opel qui emploie environ 50.000 personnes en Europe, dont la moitié en Allemagne.
La chancelière avait en outre apporté son soutien à l'offre présentée par l'équipementier canadien Magna. Avec la confirmation de ce choix par GM, le gouvernement devrait du coup apporter 4,5 milliards d'euros de garanties publiques. Le groupe de Detroit, de son côté, avait mis en avant sa préférence pour l'investisseur RHJ International. Certains dirigeants de GM craignaient de perdre le savoir-faire technologique pour la construction de petites voitures en vendant Opel à Magna.
17:34 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : general motors, opel, magna
mardi, 02 juin 2009
Economie / Automobile : Le rachat d'Opel doit aider l'industrie automobile russe
Par rfi.fr. Article publié le 02/06/2009
Désormais, ce seront les drapeaux russes et canadiens qui flotteront au dessus du constructeur automobile Opel.
(Photo : Reuters)
En participant au rachat d'Opel, la Russie met pour la première fois le pied dans l'industrie automobile allemande.
D'abord par le biais de GAZ, le constructeur légendaire de l'époque soviétique qui pourrait bien accueillir une chaîne de montage Opel dans son usine de Nijni Novgorod. L'occasion, pour l'industrie russe frappée par la crise, de développer des modèles de voitures plus séduisants que les marques nationales actuelles.
Cheval de Troie
Mais c'est aussi grâce à la présence dans le montage financier d'Opel de Sberbank, la caisse d'épargne russe, que Moscou compte profiter de la transaction conclue dans la nuit de samedi à dimanche.
Sberbank est une institution semi-publique, proche du Kremlin, son directeur actuel a été ministre de l'Economie sous la présidence de Vladimir Poutine. Et il l'a déjà fait savoir clairement : « l'achat d'Opel permet d’accueillir à rabais l’une des entreprises automobiles les plus modernes ». Au risque de relancer en Europe la crainte de voir le Kremlin utiliser les entreprises publiques russes comme cheval de Troie, pour s'immiscer dans l'économie du continent.
12:07 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, automobile, opel
samedi, 30 mai 2009
Soulagement en Allemagne après un accord pour sauver Opel
Par AFP, publié le 30/05/2009
BERLIN - Le soulagement était de mise samedi en Allemagne après l'annonce d'une reprise d'Opel par l'équipementier Magna pour sauver le constructeur de la faillite, malgré des inquiétudes sur l'emploi.
DDP/AFP/Archives/Torsten Silz
Angela Merkel le 31 mars 2009 à l'usine Opel de Ruesselsheim
Opel "a désormais une perspective d'avenir", s'est félicitée la chancelière Angela Merkel lors d'une brève conférence de presse en milieu de journée, quelques heures après la fin d'une négociation nocturne marathon pour sauver le constructeur et ses 50.000 emplois en Europe, dont 25.000 en Allemagne.
"Nous avons désormais certaines perspectives d'avenir", a-t-elle dit. "Les salariés le méritent, car ils ne sont pas responsables de la situation, c'est au contraire la faute d'une gestion catastrophique de GM aux Etats-unis".
Le gouvernement allemand, qui a accepté d'avancer 1,5 milliard d'euros à la future société fiduciaire qui sera chargée de transférer Opel de sa maison-mère américaine General Motors à Magna, "a fait ce qu'il pouvait, et à mon avis ce qu'il devait", a souligné la chancelière.
Les négociations, "très difficiles", ont constitué un "test pour les relations transatlantiques", a observé Mme Merkel, qui a révélé avoir personnellement appelé vendredi le président américain Barack Obama pour lui demander son soutien dans ce dossier.
AFP/Geoff Robins
Logo de l'équipentier canadien Magna et de celui d'Opel.
Pour Opel et son futur repreneur Magna, adossé à la banque russe Sberbank et allié au constructeur russe GAZ, "le travail ne fait que commencer, il y a encore beaucoup de difficultés à surmonter", a encore souligné la chancelière.
Le responsable du comité d'entreprise d'Opel, Klaus Franz, s'est dit "très satisfait" du plan de sauvetage annoncé dans la nuit. "Je suis sûr que la solution choisie tiendra le coup", a observé le représentant des salariés.
Mais M. Franz s'est également déclaré sans illusions sur d'inévitables suppressions d'emplois.
"Le plus important c'est que cela ait lieu en prenant en compte la dimension sociale, et qu'il n'y ait pas de fermeture d'usine", a-t-il dit, en se prononçant pour une solution qui ne privilégierait pas un pays européen plus qu'un autre.
DDP/AFP/Steffi Loos
Le patron de Magna Siegfried Wolf répond à des journalistes tôt le 30 mai 2009 à Berlin.
Magna n'a pas encore précisé le détail des suppressions d'emplois qu'il compte mettre en oeuvre. Il avait déjà prévenu qu'il comptait supprimer 10% des effectifs allemands, soit 2.500 personnes, sans fermeture d'usine.
Dans toute l'Europe, environ 11.000 postes sur 50.000 au total seraient menacés, selon une source gouvernementale.
"Nous sommes très confiants de trouver des solutions pour préserver autant d'emplois que possible", a déclaré Siegfried Wolf, l'un des dirigeants de Magna, à des journalistes à l'issue des négociations de la nuit.
Les autorités politiques allemandes (au niveau fédéral mais également des Etats régionaux) se sont massivement mobilisées depuis des semaines pour sauver Opel, un enjeu crucial à quatre mois des élections législatives.
La presse allemande saluait d'ailleurs avec soulagement l'accord annoncé dans la nuit: "Magna sauve Opel!" s'exclamait le quotidien populaire Bild dans son édition en ligne. "Opel est sauvé", se félicitait également le site web du quotidien berlinois Der Tagesspiegel.
Les logos de Fiat et d'Opel
DDP/AFP/Thomas Lohnes
Comment Fiat, qui vient de nouer une alliance bénie par Washington avec le constructeur automobile américain Chrysler, a-t-il pu inspirer la méfiance de l'Allemagne et rater Opel, filiale allemande de l'autre groupe en déroute, General Motors?
Après des négociations éprouvantes qui ont connu plusieurs rebondissements - dont la défection cette semaine de l'italien Fiat, principal autre candidat à la reprise d'Opel -, le temps était compté pour Berlin, qui voulait à tout prix trouver une solution avant que la maison-mère d'Opel, General Motors, ne soit placée en faillite. Ce qui pourrait être le cas dès lundi.
13:57 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opel, fiat





