mercredi, 02 juin 2010

Insolite

frs4472 Cette « Prophétie des Ombres » nous remet en mémoire un curieux fait divers qui eut lieu en 1939 dans la petite ville d’Owensville, Indiana. Un matin, les habitants du lieu, découvrirent, tracées en lettres capitale sur leurs trottoirs, ces mots : «  REMEBER PEARL HARBOR »

Le bombardement japonais de l’U.S. Navy n’eut lieu que deux ans plus tard jour pour jour.
Nul cartésien ne peut actuellement expliquer ce phénomène.

Pouvons-nous parler de hasard ? Certainement pas, il faudrait d’ailleurs avant toute interprétation se mettre d’accord sur le mot « hasard » !

Euler Mathématicien Suisse (1707-1783) a démontré en 1744, une symétrie dans les calculs de probabilités lourdes de conséquences : Toute évolution est gouvernée conjointement par une cause efficiente sise dans le passé et une cause sise dans le futur. Dans ce cas, une deuxième source du hasard a pour origine la prédiction d’un avenir inconnu pour nous, mais déterminé par une cause invisible qui pourra par exemple être engendrée par une Intelligence d’un monde parallèle. Vu sous cet aspect, le hasard présente deux points de vue antinomiques : l’un totalement déterministe sous son aspect « Mystérieux Inconnu », l’autre, vu par les hommes indéterministes.

Comme l’a écrit George Orwell dans «1984 » :

« La prophétie, c’est l’histoire écrite d’avance mais pas nécessairement souhaitable ou approuvée au sens moral

Nostradamus, quant à lui, affirme dans sa Lettre à Henri Second :

« Il n’y a pas de vérité entièrement déterminée pour ce qui concerne le futur. »


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Des êtres d’un autre temps ou d’une autre dimension, ce qui revient peut-être au même, balisent-ils notre chemin temporel d’avertissements que nous ne savons interpréter qu’après coup ? La question se pose. Dans ce cas, nous pouvons suspecter certains auteurs de science-fiction de jouer les médiums, c’est-à-dire les interfaces entre des Visiteurs du futur et nous !

R. Henlein auteur de science fiction américaine, ne connut pas le succès lorsque son livre The Fatal Decision fut publié en 1941.Qautre ans plus tard, le Bureau fédéral des investigations et l’O.S.S. accusèrent l’écrivain d’espionnage et de divulgation de secrets militaires. Dans son ouvrage, il avait décrit une bombe atomique à l’uranium 235, lâchée par les Etats-Unis sur une ville ennemie vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale…L’accusé n’eut aucune peine à faire admettre au tribunal qui le poursuivait qu’au moment de la rédaction de son manuscrit  Hiroshima n’était pas encore une ville martyre. Il est vrai que dès 1927, un autre écrivain, russe, V.Nikolsky, dans son roman Mille ans plus tard, avait annoncé, je n’ose pas écrire prédire, la date exacte de la première explosion atomique : 1945.

Notre ami Robert Charroux fut inquiété pour avoir dès 1945 imaginé dans un reportage publié dans un hebdomadaire à grand tirage, la première bombe H. Que ceux qui ont apprécié ses ouvrages les reprennent. Décédé le 24 juin 1978, Robert avait écrit noir sur blanc : « un jour des avions de ligne, détournés par des pirates de l’air, iront s’écraser sur les grattes ciel de New York ! »

L’actualité du voyage dans le temps, c’est encore le mystère qui persiste dans une pièce capitale qui est à verser dans le domaine de la prémonition et de la prophétie. Elle a pour nom Lee Fried.

Le 21 mars 1977, Lee Fried, un jeune américain de dix neuf ans qui poursuit ses études à l’université Duke de Durham, en caroline du Nord, projeta sa pensée dans le futur. Exactement sur la manchette de son journal habituel : News and Observer of Raleigh, daté du 28 mars 1977. Puis il ses saisit  d’une feuille de papier et y écrivit ces mots :

«  Je m’attends à lire lundi prochain le titre suivant : 583 morts dans la collision de deux 747, la plus grande catastrophe de l’histoire de l’aviation. »

En présence de plusieurs personnes, condisciples et professeurs, ce qui exclut  pratiquement toute supercherie, la prédiction de Fried fut glissée dans une enveloppe cachetée et confiée au président de l’université Duke. M. Terry Sandford, qui la déposa dans un coffre-fort auquel il était seul à avoir accès.


575x385 98875 0 a324 ill-703321-05102611-crash-x1p1-oriLe 28 mars au soir, sur la piste de l’aéroport de Los Rodéos, aux Canaries, deux Jumbo Jet entraient en collision.


Il y eu 575 morts, mais huit blessé graves étaient dans le comas et l’on craignait pour leur vie.


Pour la petite histoire, les contrôleurs aériens regardaient à la télévision un captivant match de football !


Provisoires conclusions

Nous pourrions dire en résumé qu’il s’accumule des tranches de vie personnelles aux frontières du fantastique, c’est pour établir  qu’au-delà de l’interprétation de chacun, il y a des événements et un contexte contraignant à choisir certaines interprétations plutôt que d’autres. Si les gens ont tendance à fantasmer, c’est qu’ils sont pris au départ dans un vortex événementiel qui les dépasse et nous surpasse !


Le récit de Keel montre comment l’existence de Monsieur Tout le Monde peut être envahie par de événements impossibles à expliquer de façon rationnelle. Quand c’est le cas, on se retrouve obligé d’inclure dans notre représentation du réel des êtres qui ne lui appartiennent pas. Le phénomène n’est pas nouveau et a été décrit de manière parfaite, par l’ethnologue Jeanne Favet Saada