jeudi, 07 janvier 2010
Pakistan
Pakistan: 13 morts dans les bombardements américains sur le Waziristan
Publié le 07/01/2010 par AFP

Les bombardements de drones américains qui ont visé mercredi un camp rebelle présumé dans le district tribal du Waziristan du Nord (Pakistan), un fief taliban, ont fait au moins 13 morts, dont quatre étrangers, selon un nouveau bilan jeudi cité par des responsables pakistanais.
Les bombardements de drones américains qui ont visé mercredi un camp rebelle présumé dans le district tribal du Waziristan du Nord (Pakistan), un fief taliban, ont fait au moins 13 morts, dont quatre étrangers, selon un nouveau bilan jeudi cité par des responsables pakistanais.
"Nous pouvons à présent confirmer que 13 combattants ont été tués dans les deux frappes", a déclaré à l'AFP un haut responsable de sécurité pakistanais.
Un autre responsable a précisé sous couvert de l'anonymat que quatre d'entre eux étaient des ressortissants étrangers, sans en préciser la nationalité.
Les deux tirs de missile ont visé un fort de terre séchée à Sanzali, à 30 kilomètres à l'ouest de Miranshah, la principale ville du district, un bastion des talibans, de leurs alliés d'Al-Qaïda et de ceux du réseau Haqqani, qui attaquent régulièrement les troupes étrangères en Afghanistan.
Un premier bombardement a visé le camp en milieu d'après-midi, selon des responsables. Le second est intervenu un peu plus d'une heure plus tard au même endroit, alors qu'un groupe de rebelles présumés fouillaient dans les décombres pour extraire les cadavres et chercher des survivants, ont-ils ajouté.
Il s'agit des quatrième et cinquième bombardements sur le Waziristan du Nord en une semaine.
Les Américains ont intensifié dernièrement leurs bombardements sur le Waziristan du Nord, et mis un pression accrue sur leur allié pakistanais pour qu'il neutralise les groupes armés qui vont mener des attaques contre les troupes américaines et de l'Otan en Afghanistan.
Le Waziristan du Nord borde la province afghane de Khost, où un kamikaze a tué la semaine dernière sept agents de la CIA sur une base américaine, l'attaque la plus sanglante contre l'agence américaine depuis 1983.
12:22 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan
samedi, 02 janvier 2010
Au moins 88 morts dans un attentat-suicide en plein match de volley-ball au Pakistan
Un kamikaze a fait sauter la charge qu'il portait, au milieu d'un terrain de volley-ball, au cours d'un match opposant deux villages voisins, dans le nord-ouest du Pakistan, le 1er janvier 2010. Le dernier bilan fait état d'au moins 88 morts et 37 blessés.
Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry
La cible de ce vendredi 1er janvier 2010 n’est pas banale car les responsables de l’attaque s’en sont pris à un événement sportif, autrement dit à un rassemblement festif. Les victimes sont très nombreuses.
La déflagration a été si forte que plusieurs bâtiments à proximité du terrain se sont effondrés. La police locale affirme que les talibans sont responsables de ce nouveau carnage. Cet acte de violence semble participer d’une nouvelle stratégie de la terreur qui ne vise plus exclusivement les forces de police et les militaires.
Aujourd’hui, les cibles civiles sont dans le collimateur des extrémistes. Les déflagrations sur les marchés ou dans les lieux publics se multiplient. Et la province frontalière du Nord-Ouest qui jouxte l’Afghanistan est particulièrement frappée. Ce vendredi, l’attaque s’est déroulée dans le district de Bannu, une région proche du Sud-Waziristan, une zone tribale connue pour abriter des talibans et des combattants étrangers proches des réseaux d’al-Qaïda.
L’armée pakistanaise a lancé une opération contre le Sud-Waziristan en octobre dernier pour tenter d’éradiquer l’extrémisme. Depuis le début de cette offensive militaire, les attentats ont redoublé au Pakistan.
10:08 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan
lundi, 28 décembre 2009
Un attentat anti-chiite fait 25 morts à Karachi au Pakistan
KARACHI - Un attentat suicide à la bombe qui visait une procession chiite à l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura a fait au moins 25 morts lundi à Karachi, au Pakistan, indique le ministre de l'Intérieur Rehman Malik.
Un attentat suicide à la bombe qui visait une procession chiite à l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura a fait au moins 25 morts lundi à Karachi, au Pakistan. (Reuters/Athar Hussain)
L'attaque a frappé l'arrière d'un cortège dans lequel avaient pris place des fidèles à l'occasion des célébrations de l'Achoura marquant la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet.
La bombe a explosé sur l'une des rues principales empruntées par la procession alors que des milliers de membres des forces de sécurité se trouvaient en état d'alerte.
Des images diffusées à la télévision montraient une épaisse colonne de fumée s'élevant au-dessus du lieu de l'explosion.
"Il s'agit d'un attentat suicide. Il s'est produit à l'un des relais installés sur le bord de la route pour porter assistance aux fidèles", a dit Arif Ali Khan, ministre de l'Intérieur de la province.
"Je marchais dans les premiers rangs lorsque l'explosion s'est produite à environ 50 mètres de là et un épais nuage de fumée a immédiatement recouvert toute la zone", a raconté un témoin, Moin Rizvi.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, a accusé les extrémistes de chercher à déstabiliser le Pakistan.
"Celui qui a fait cela ne peut pas être un musulman. Il est pire qu'un infidèle", a estimé Rehman.
Le chef de la police de Karachi, Waseen Ahmed, a appelé la population au calme dans une ville où les violences ethniques sont récurrentes.
Les agressions commises contre la minorité chiite sont fréquentes au Pakistan, pays à majorité sunnite.
Dimanche, un attentat devant un centre de prières chiite a fait cinq morts au Cachemire pakistanais à l'occasion d'une procession marquant la célébration de l'Achoura.
Lire aussi:
Pakistan: 30 morts dans un attentat suicide contre les chiites à Karachi
Explosion lors d'une cérémonie chiite à Karachi
18:30 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attentat, pakistan
Pakistan: 15 morts dans un attentat à la bombe contre les chiites à Karachi
Publié le 28/12/2009 par AFP
Un attentat à la bombe a fait au moins 15 morts et une vingtaine de blessés lundi après-midi lors d'une procession de musulmans chiites célébrant l'Achoura à Karachi, la grande ville du sud du Pakistan, selon un nouveau bilan fourni par la police locale.
Les forces de sécurité pakistanaises avaient été placées lundi en état d'alerte dans la crainte de violences interconfessionnelles en ce jour de l'Achoura, où les chiites marquent le deuil de l'imam Hussein tué en 680.
La détonation a provoqué un début d'incendie et un nuage de fumée sur l'un des principaux boulevards de Karachi, la capitale financière du pays, et un mouvement de panique au sein de la foule. "C'était une attaque à la bombe", a précisé un responsable policier local, Maqsood Ahmed.
Plusieurs ambulances sont arrivées sur les lieux quelques minutes plus tard, et ont emmené des victimes dans les hôpitaux, où l'état d'urgence a été déclaré, a précisé la télévision d'Etat.
"Quinze personnes ont été tuées et une vingtaine blessées", a déclaré le chef de la police de Karachi, Waseem Ahmad, à la chaîne de télévision privée Express.
Saghir Ahmad, ministre de la Santé du gouvernement de la province de Sindh, dont Karachi est la capitale, a lui aussi indiqué que 15 personnes avaient été tuées, mais fait état lui de 60 blessés.
Le précédent bilan fourni par la police faisait été état de trois morts.
La veille, dimanche, une bombe avait déjà explosé à Karachi au passage d'une procession chiite, blessant 17 personnes selon les autorités locales.
Le même jour, un attentat suicide à l'entrée d'une mosquée chiite où les fidèles se préparaient à célébrer l'Achoura a fait sept morts et environ 80 blessés à Muzaffarabad (nord-est), capitale du Cachemire pakistanais.
La minorité chiite représente environ 20% de la population pakistanaise, forte de 170 millions de personnes et largement sunnite.
14:17 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan
mardi, 22 décembre 2009
Attentat à Peshawar : 3 personnes sont mortes
Un jeune kamikaze s'est fait exploser devant le club de la presse du Peshawar mardi.17 personnes au moins ont été blessées.

Un attentat suicide à Peshawar a causé la mort d'au moins 3 personnes et fait 17 blessés. (Reuters)
Il s'agit du premier attentat de ce type visant directement les médias, de plus en plus menacés, au Pakistan.
Peshawar, la grande ville du Nord-Ouest pakistanais, paye un lourd tribu à la vague d'attentats islamistes qui frappe le pays depuis deux ans et demi, et s'est intensifiée après le lancement à la mi-octobre de l'offensive de l'armée au Waziristan du Sud, un district des zones tribales voisines très instables.
Le kamikaze, bardé d'explosifs remplis de clous et de billes d'acier, a tenté d'entrer dans le bâtiment, avant de déclencher sa charge lorsque les policiers de garde ont commencé à le fouiller, a indiqué sur place à la presse le chef de la police de Peshawar, Liaquat Ali.
"Il était petit et âgé de moins de 20 ans, avec de l'acné" sur le visage, a-t-il précisé.
"Quatre cadavres et dix-sept blessés"
"J'ai entendu une énorme explosion. Le bâtiment s'est rempli de fumée, et quand je suis arrivé sur place, j'ai vu des restes humains dispersés au sol", a raconté à l'AFP un journaliste présent sur place, Nisar Mohammad Khan.
Outre le kamikaze, trois personnes ont péri, un policier, un employé du club de la presse et une femme, a indiqué à l'AFP le docteur Zafar Iqbal, un responsable du Lady Reading Hospital, le principal hôpital de la ville.
"Nous avons reçu quatre cadavres, dont celui du kamikaze, et 17 blessés", a-t-il ajouté.
La police a de son côté indiqué que quatre journalistes avaient été blessés.
L'explosion a soufflé presque toutes les vitres de l'imposant bâtiment de brique rouge abritant le club de la presse, et largement endommagé les véhicules qui se trouvaient devant, selon Karim Khan.
Les médias locaux avaient déjà été menacés
"Le club avait reçu des menaces et des lettres d'avertissements. Ici, les journalistes travaillent pratiquement dans une zone de guerre", a souligné le président du club de la presse, Shamim Shahid, en ajoutant que la sécurité avait été renforcée autour des locaux de l'association.
Les journalistes locaux ont affiché leur volonté de continuer à travailler en dépit de cet attentat et des menaces croissantes des rebelles, qui contrôlent des régions entières du Nord-Ouest.
Cinq journalistes ont été tués cette année au Pakistan, considéré par l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) comme l'un des pays les plus dangereux au monde pour les reporters.
Ces kamikazes du Mouvement des talibans du Pakistan
Les innombrables attentats, commis par des kamikazes du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance à Al-Qaïda, ou ses alliés ont fait plus de 2.700 morts en moins de deux ans et demi dans le pays. Et le rythme s'est considérablement accéléré depuis que l'armée a lancé une vaste offensive dans le Waziristan du Sud, principal bastion du TTP.
Ce nouvel attentat se produit alors que viennent de débuter les célébrations de Mouharram, l'un des mois saints du calendrier musulman, à l'approche desquelles les autorités ont pris des mesures de sécurité supplémentaires.
(Nouvelobs.com avec AFP)
18:21 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, attentat, peshawar
vendredi, 18 décembre 2009
Le principal accusé du 11-Septembre indien se rétracte

AFP - Le seul survivant présumé du commando islamiste pakistanais qui a attaqué Bombay en novembre 2008, qui avait plaidé coupable en juillet, s'est rétracté vendredi, affirmant devant le tribunal spécial qui le juge, n'avoir pas été présent sur les lieux d'une des attaques.
"Je n'étais pas présent à VT", a affirmé Mohammad Ajmal Amir Iman, alias "Kasab", faisant référence au "terminus Victoria", la gare centrale de Bombay, où des témoins ont dit l'avoir vu, en compagnie d'un complice, ouvrir le feu et jeter des grenades. Il est accusé d'avoir tué 52 personnes dont des officiers de la police, et d'avoir blessé 109 autres.
"Je ne sais pas ce qui s'est passé. Des témoins sont venus et m'ont reconnu car mon visage ressemble à celui de terroristes, a affirmé l'accusé. C'est pourquoi j'ai été arrêté. J'ai été victime d'un coup monté".
Ce Pakistanais de 21 ans qui encourt la peine de mort pour ce que la presse surnomme le "26 novembre" ou le "11 septembre de l'Inde", est jugé depuis la mi-avril.
Début mai, il avait plaidé non coupable et rejeté les 86 chefs d'accusation le visant, dont celui d'"actes de guerre" contre l'Inde.
En juillet, il avait reconnu pour la première fois sa responsabilité. Le procureur Ujjwal Nikam avait déclaré à la presse que Mohammad Ajmal Amir Iman "s'était levé" dans le box du tribunal en déclarant "vouloir passer aux aveux", avant de raconter comment s'étaient déroulées les attaques du 26 au 29 novembre 2008 (174 tués, dont neuf des dix assaillants).
Le 26 novembre 2008, M. Iman et un complice avaient été filmés par des caméras de surveillance. Des témoins ont dit l'avoir vu ouvrir le feu et jeter des grenades dans la gare centrale de Bombay.
Des relevés ADN et des empreintes correspondant à celles du suspect ont également été produits par l'accusation.
Le suspect a cependant remis en cause les affirmations des témoins: "Tous les témoignages sont semblables. Ils parlent d'un homme grand et d'un petit. Cela montre que la police leur a ordonné de m'identifier comme terroriste", le petit ayant été tué.
"Kasab" a indiqué être arrivé à Bombay, capitale du cinéma indien, 20 jours avant les attaques, pour "aller au cinéma" et a été arrêté par la police sur une plage du nord de la ville.
Il a affirmé avoir ensuite été contraint de faire des aveux.
"Je n'ai jamais vu ou utilisé un AK-47 (fusil Kalachnikov, ndlr) de toute ma vie. J'en ai vu un pour la première fois à la police", a-t-il ajouté.
L'Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne imputent les attentats de Bombay au groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-Taïba, avec --accuse New Delhi-- la complicité des services de renseignements militaires d'Islamabad.
Ces attentats ont provoqué le gel du laborieux processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les deux puissances nucléaires rivales.
Islamabad a admis que le complot avait été "en partie" ourdi sur son sol et a arrêté des responsables présumés qui doivent être jugés prochainement.
18:53 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attaques de bombay, pakistan
Revue de presse Asie / A la Une : au Pakistan, malaise après la décision de la Cour suprême d’annuler l’amnistie générale de 2007
The Dawn estime ce matin que ce rebondissement va éprouver la solidité des amis du président Zardari. En invalidant l’amnistie générale de 2007 pour examiner un ancienne affaire de corruption, la Cour suprême a mis la pression sur l’exécutif. Et si le président procède à une « purge », si il exige la démission de certains membres de son gouvernement, c’est le Premier ministre, et finalement lui-même, qui se retrouveront en première ligne, indique le quotidien de Karachi. The Dawn décrit une situation de grand embarras et d’intenses consultations avec les députés du principal parti au pouvoir (le PPP), au sein duquel les vieux notables préparent déjà leur retour et commencent à appeler à un remaniement ministériel.
Philippines : finalement, c’est une femme qui va instruire l’affaire du massacre politique de Maguindanao
Désigner un juge pour instruire l’affaire, dans le contexte philippin, à 5 mois des élections, a été une affaire compliquée. L’article du Philippine Star raconte les détails de la négociation : comment les juges philippins se sont défilés, comment le magistrat désigné s’est désisté, l’atmosphère de peur qui règne sur cette affaire et qui décourage l’exercice de la justice.
Les commentaires soulignent le courage de Jocelyne Solis-Reyes. Elle refuse toute protection policière, indique le quotidien philippin, et entend traiter ce dossier comme une « affaire ordinaire ». Rappelons que c’est un véritable carnage qui a été commis ce 23 novembre contre le clan Mangudadatu : 57 morts, pour mémoire.
Parallèlement, la presse s’arrange pour pourrir la réputation du juge Cortez qui s’est défilé. « C’est un lâche et il devrait au moins être viré », déclare en substance une association de lutte contre le crime et la corruption qui envisage d’éclaircir son comportement devant les tribunaux.
Les menaces sur la sécurité des témoins, des accusés et du personnel judiciaire sont prises très au sérieux alors que doivent démarrer dès aujourd’hui les premières audiences préliminaires de la famille Ampatuan, ainsi que de leurs complices présumés, parmi lesquels figurent 25 officiers de police incarcérés. Le Philippine Star précise que la justice devrait rendre un rapport préliminaire dans les 60 jours dans lequel devraient être déterminées les causes du massacre et qui devrait fournir des indications sur l’implication des responsables présumés.
Thaïlande : l’enquête sur l’avion nord-coréen saisi la semaine dernière sur l’aéroport de Bangkok est prolongée
Encore une ou deux semaines, indique le responsable de l’enquête au Bangkok Post. Il y avait 30 tonnes d’armes à bord, et l’équipage affirme toujours qu’il ne savait pas ce qu’il transportait, souligne le quotidien. La cargaison et l’avion ont été saisis vendredi. Evidemment, personne n’est venu réclamer la restitution de la cargaison, précise l’article. L’équipage est composé de cinq membres : un Biélorusse et quatre Kazakhs. L’avion est de fabrication russe, c’est un Ilyouchine 76, mais il a appartenu à une compagnie kazakh avant d’être loué à une compagnie néo-zélandaise basée à Auckland. Les armes sont nord-coréennes et, huit jours après, on ignore toujours quelle était la destination de la cargaison.
Australie : avis de tempête sociale pour le réveillon
Les Australiens de la région de Sydney vont devoir différer leurs courses de Noël en raison de la grève des conducteurs de bus. Les négociations salariales sont au point mort après le rejet des propositions par les syndicats. Et, à une semaine du réveillon, explique The Australian, ça va compliquer la vie des gens !
D’ailleurs l’article décrit un contexte social tendu en Australie. Les mécaniciens de la compagnie aérienne Qantas entame de leur côté cinq jours de grève et les retards dans la maintenance des avions risquent de menacer le trafic au mois de janvier si ils ne parviennent pas à un accord avec leur direction, précise le Daily Telegraph.
Le quotidien indique d’autre part que Qantas préfère finalement employer des prisonniers plutôt que des handicapés. Depuis 15 ans, la compagnie aérienne confiait le reconditionnement des écouteurs distribués aux passagers à une entreprise de réinsertion d’handicapés. En septembre, Qantas a relancé l’appel d’offre et c’est une entreprise de réinsertion de prisonniers qui a formulé la meilleure proposition.
L’information a provoqué de nombreuses réactions indignées, après 15 années de bons et loyaux services de la part de la société qui emploie les handicapés. Les autorités régionales s’en sont mêlées et avant que ça ne dégénère pour la notoriété de Qantas un moyen terme a été trouvé : les handicapés s’occuperont de la « classe économique », tandis que les prisonniers s’occuperont de la « business class ».
11:49 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : australie, pakistan, philippines, revue de presse, thaïlande
Pakistan : L’opposition appelle Zardari à démissionner
Au lendemain de l'annulation par la Cour suprême d'un décret d'amnistie concernant le président Zardari, le principal parti d'opposition pakistanais a réclamé ce jeudi la démission du chef de l’état pakistanais, de tous les ministres de son gouvernement et des parlementaires qui le soutiennent. La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif utilise déjà l’affaire pour tenter de déstabiliser le gouvernement.
Protégé par son immunité présidentielle, Asif Ali Zardari n’a en théorie rien à craindre des pressions politiques. Ce bouclier lui a été octroyé en septembre 2008 lors son élection à la tête de l’Etat pakistanais. C’est pourtant sur ce terrain que l’opposition se fonde pour contester la validité du scrutin.
Selon Siddiqul Farooq, le porte-parole de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz joint par RFI : « l’annulation de l’ordonnance de réconciliation qui date de 2007 remet moralement en cause le processus politique qui a permis l’élection de Zardari. En conséquence, Zardari doit démissionner et avec lui ses ministres et tous les parlementaires qui le soutiennent. » L’opposition se place à dessein sur le terrain moral car la constitution pakistanaise affirme que les candidats à une élection doivent être « pieux, honnêtes et digne de confiance ». Si la Cour a annulé l’ordonnance de réconciliation, c’est qu’il y a des soupçons de corruption.
Zardari semble hors d’atteinte. Mais les huit mille autres personnes qui avaient bénéficié de cette amnistie ne le sont pas. Ce qui explique la brève déclaration du Premier ministre ce jeudi. Yussouf Gilani a précisé que son gouvernement attendait les détails du décret de la Cour suprême pour prendre des décisions. Discrètement, des avocats sont déjà en train de plancher pour évaluer les conséquences judiciaires de cette affaire.
« C’est comme si la Cour avait ouvert la boîte de Pandore », explique un analyste politique à Islamabad.
L’opposition, emmenée par la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz, entend bien capitaliser sur la décision de la Cour suprême pour faire tomber le gouvernement et pousser une grande partie des parlementaires à la démission.
Pour le moment, les attaques ont été portées par des cadres moyens du PML-N.
Toutefois, Nawaz Sharif, l’ancien Premier ministre, pourrait rapidement prendre la tête de la fronde afin de lancer une véritable campagne politique contre le président. Parce que la constitution pakistanaise le permet, Siddiqul Farooq appelle d’ailleurs les citoyens à s’emparer du débat pour remettre en cause la légitimité du président Zardari.
On est encore loin de la lame de fond qui avait emporté Pervez Musharraf, forçant le général-président à la démission. Pour le moment, seul un conseiller du gouverneur du Penjab a démissionné. Siddiqul Farooq voit là un signe de bon augure : « cela doit encourager les autres à suivre cette voie. »
11:46 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan
Pakistan : Le ministre de la Défense interdit de sortir du Pakistan
Le ministre pakistanais de la Défense Ahmed Mukhtar a été empêché de quitter le pays, alors qu'il devait se rendre en visite officielle en Chine, par décision de la Cour suprême qui enquête sur une affaire de corruption présumée remontant à l'ancien régime militaire. Cette interdiction de sortie du territoire est la première conséquence de poids de l'annulation du décret d'amnistie pris il y a deux ans par Pervez Musharraf.
Avec notre correspondante à Islamabad, Nadia Blétry
Ahmed Mukhtar, le ministre pakistanais de la Défense, a été interdit de quitter le territoire alors qu’il s’apprêtait à se rendre en Chine pour une visite officielle. Sa délégation a dû partir sans lui.
Cette situation est due à l’invalidation d’un décret qui amnistiait un certain nombre de politiciens pour des charges diverses notamment des accusations de corruption. Depuis que la Cour suprême a annulé cette amnistie, le 16 décembre, une enquête est en cours. Et une liste de personnalités ne pouvant quitter le territoire a été établie par le ministère de l’Intérieur. Une liste sur laquelle figure d’ailleurs le ministre de l’Intérieur lui-même ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement.
Face aux rumeurs persistantes, Farhatullah Babar, le porte-parole de la présidence a d’ailleurs estimé nécessaire de préciser que l’interdiction de quitter le territoire faite au ministre de la Défense n’était pas le signe d’un coup d’Etat. Une déclaration qui montre à quel point la situation politique est instable en ce moment au Pakistan. Alors même que le pays connait une vague de violence extrémiste sans précédent qui a fait plus de 2 700 morts depuis deux ans et demi.
11:43 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan
Afghanistan : Opération militaire conjointe dans la vallée d'Uzbin
Une vaste opération militaire a été menée jeudi 17 décembre dans la vallée d'Uzbin, en Afghanistan. Plus de 1 100 soldats, dont 800 légionnaires français et des commandos afghans et américains, ont mené une opération d'envergure à l'est de Kaboul. Cellle-ci s'est déroulée dans la vallée d'Uzbin, au cours de laquelle 5 soldats des forces spéciales américaines ont été blessés.
A quelques semaines de leur retour en France, les hommes du 2e régiment étranger d'infanterie du colonel Benoit Durieux se sont aventurés loin de leur base fortifiée de Tora, pour « pousser » toujours un peu plus loin dans cette vallée d'Uzbin, où la France avait perdu 10 soldats en août 2008, une vallée dont 25% environ échappent toujours au contrôle de la Force internationale d'assistance et de l'armée nationale afghane, puisqu'au fond de cette vallée, une trentaine d'insurgés seraient toujours actifs.
Des talibans qui ont accueilli jeudi l'arrivée du convoi de la légion par des tirs d'armes lourdes et de lance-roquettes RPG. L'armée française, précise l'état-major à Paris, n'a pas eu à tirer un seul coup de feu... mais des avions et des hélicoptères américains seraient intervenus en appui.
Bilan : au moins 1 taliban tué et 5 soldats américains blessés. Cette opération de grande envergure avait été bien préparée et la tactique employée rappelle celle utilisée en leur temps par les soviétiques : tenter d'acculer les insurgés dans la vallée, et bloquer les crêtes pour les empêcher de fuir et de recevoir des renforts.
Le colonel Durieux parle toutefois d'un succès mitigé, car la choura, l'Assemblée qui devait avoir lieu avec les chefs de village après l'opération n'a pas pu se tenir. Dans l'action, les soldats français se seraient trompés de route, et n'auraient pas trouvé le chemin pour se rendre à la réunion.
Quoiqu'il en soit, précise l'état-major à Paris, l'essentiel était de montrer que les alliés et l'armée afghane peuvent aller où ils le veulent et quand ils le souhaitent. Message à l'attention de la population afghane, et peut-être aussi de l'opinion publique française, alors que l'on parle de l'envoi de nouveaux renforts en Afghanistan. Une décision devrait être précise après la conférence de Londres le 28 janvier prochain.
11:41 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, france, pakistan






