vendredi, 06 novembre 2009

PALESTINE : Qui peut remplacer Mahmoud Abbas ?

Plusieurs figures peuvent prétendre prendre la place du numéro un de l'Autorité palestinienne. Un quotidien israélien analyse les chances des uns et des autres.

06.11.2009 | Ali Waked | Yediot Aharonot

Que la chance soit avec vous, M. Abbas ! (Vous en aurez bien besoin !)

Mohammed Dahlan et Marwan Barghouti comptent parmi les possibles successeurs du président palestinien

Mohammed Dahlan et Marwan Barghouti comptent parmi les possibles successeurs du président palestinien

Les spéculations vont bon train depuis que Mahmoud Abbas a annoncé qu’il ne souhaitait pas briguer un second mandat à la présidence de l’Autorité palestinienne. S’il ne change pas d’avis, nous devrons nous préparer à accueillir un nouveau visage à la table des négociations. Sera-ce l’honorable Mohammed Dahlan [proche de Mahmoud Abbas, soutenu par les Américains ; voir CI n° 990] ? Le président Nasser Al-Qidwa [président de la Fondation Yasser Arafat] ? Ou, pourquoi pas, le prisonnier Marwan Barghouti [symbole de la seconde Intifada] ? Bien que certains estiment que Mahmoud Abbas ne mettra pas sa menace à exécution et finira par se représenter, les noms de successeurs potentiels ont déjà commencé à circuler. Le plus en vue est Mohammed Dahlan, qui est ressorti de la convention du Fatah comme étant le personnage le plus puissant du Comité central du parti.

Dahlan jouit d’un soutien croissant dans l’opinion publique ainsi que parmi les vieux combattants, qui n’interviennent pas encore à ce stade de la décision. Considéré comme l’une des figures les plus charismatiques du Fatah, il paraît digne d’en prendre le commandement. Il devra toutefois se défendre contre la cabale orchestrée contre lui par le Hamas et les médias radicaux. Ces derniers ont entrepris de détruire sa réputation et en ont fait un personnage hautement controversé. Le stratagème pourrait pousser certains militants du Fatah à se demander si un homme aussi contesté, malgré toutes ses qualités, mérite de les diriger.

Un autre nom circule, celui d’Abou Maher Ghneim, numéro deux du Fatah et vétéran de Tunisie. De retour dans les territoires palestiniens après de longues années d’exil, il serait le successeur naturel de Mahmoud Abbas, dont il est le bras droit. C’est toutefois le seul avantage qu’il possède sur ses potentiels rivaux. Certaines sources au sein de l’Autorité palestinienne révèlent en effet qu'il n’est pas un animal politique et qu’il n’est certainement pas capable de gouverner l’Autorité palestinienne. Même ses collaborateurs les plus proches indiquent qu’il ne souhaite pas se porter candidat.

Il a également été question de Nasser Al-Qidwa, ancien ambassadeur de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) auprès des Nations unies et ministre des Affaires étrangères à la retraite. Ses qualités politiques et leur reconnaissance au niveau international constituent ses principaux atouts. Il ne compte pas beaucoup de partisans au sein du Fatah, mais le fait qu’il soit le neveu de l’ancien président Yasser Arafat peut jouer en sa faveur. Toutefois, son manque de soutien institutionnel et ses affinités avec l’aile la plus radicale du parti peuvent nuire à sa candidature.

Enfin, le dernier candidat éventuel est Marwan Barghouti, ancien chef du Tanzim [bras armé du Fatah] et député du Fatah, actuellement en détention dans une prison israélienne. Les derniers sondages les plus fiables lui accordaient une belle cote de popularité. Il reste une figure très respectée à presque tous les échelons du Fatah comme parmi les militants. Il serait le candidat qui aurait le plus de chances de battre le Hamas, car il est jugé comme un homme capable, incorruptible et fidèle à ses principes. Les seuls obstacles qui se dressent sur son chemin jusqu’à la présidence sont toutefois les barreaux et les geôliers qui le retiennent derrière les murs d’une prison israélienne. Sa candidature perd ainsi beaucoup de sa pertinence et ne manquera pas de susciter de fortes objections au sein du Fatah.

Quel avenir pour Mahmoud Abbas ?

Article publié le : vendredi 06 novembre 2009

Le président palestinien Mahmoud Abbas.
(Photo: Fari Arouri/ Reuters)



Par RFI

Le président palestinien, élu en 2005, a annoncé jeudi qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat lors des élections générales prévues en janvier. Une décision qu'il a qualifiée d'irrévocable. « Ce n'est pas une manoeuvre », a-t-il précisé. Son retrait, qui survient sur fond de blocage du processus de paix israélo-palestinien et aussi sur fond de division entre Palestiniens, signifie-t-il la fin de sa carrière politique ?

Mahmoud Abbas ne devrait pas s'effacer d’un coup de la scène politique palestinienne. Rappelons qu'il a convoqué tout récemment des élections présidentielle et législatives dans les Territoires palestiniens. Elles sont programmées pour le 24 janvier prochain. Mais le Hamas a immédiatement annoncé qu'il n'organiserait pas ce scrutin dans la bande de Gaza dont il a le contrôle. On voit donc mal comment les élections pourraient avoir lieu. Mahmoud Abbas, qui n'a pas parlé de démission jeudi, devrait rester en poste, jusqu'à un horizon inconnu à l'heure actuelle.

Ce qui pourrait commencer dès vendredi, en revanche, c'est une crise de succession au sein de l'Autorité palestinienne comme au sein du Fatah (le parti majoritaire au sein de l'OLP) dont Mahmoud Abbas est un des membres fondateurs aux côtés de Yasser Arafat, auquel il a succédé en 2005.

Pas de justification claire, mais les profondes divisions entre Palestiniens et le blocage du processus de paix peuvent sans doute expliquer la décision de retrait de Mahmoud Abbas. En tout cas, dans son discours jeudi soir, il a vivement critiqué l'attitude d'Israël et aussi celle du Hamas. C'est sous la présidence de Mahmoud Abbas que les islamistes du Hamas ont remporté les élections législatives de 2006 puis ont pris le contrôle de la bande de Gaza l'année suivante. Depuis, la fracture entre les frères ennemis empêche les Palestiniens de faire front.

Du côté du dialogue avec Israël, là aussi, Mahmoud Abbas prend acte du blocage : échec du processus d'Annapolis lancé en 2007 par George Bush et, plus récemment, refus israélien de geler la colonisation malgré les pressions de Barack Obama. Dans son discours, le président palestinien a d'ailleurs aussi critiqué l’administration Obama pour son soutien à Israël.

Retrait d'Abbas : les réactions de la presse israélienne

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

En Israël officiellement, on se contente d’affirmer que la décision du président palestinien est le résultat de pressions internes au sein de l’Autorité palestinienne, mais dans l’entourage du Premier ministre Benyamin Netanyahu, on dit maintenant ce qui n’a pas été dit depuis la mise en place de l’administration israélienne, « Mahmoud Abbas est un partenaire du processus de paix ». « Le fait que le président palestinien reste à son poste est un intérêt israélien », souligne même une source bien placée.

Pour Yediot Aharonot, « C’est le début du déluge ». Maariv parle du « show menaçant du président palestinien », avec ce commentaire qui en dit long : « Israël risque sous peu de le regretter ».

« La décision de Mahmoud Abbas est-elle sérieuse ou bien s’agit-il d’un subterfuge ? », demande la presse dans son ensemble.

Pour Haaretz, Israël avait Mahmoud Abbas dans son « collimateur », mais la victoire temporaire de Netanyahou risque de se transformer rapidement en un nouveau fiasco pour la politique extérieure israélienne.

Et surtout ce que l’on trouve ce matin dans tous les journaux israéliens, c’est la liste des candidats palestiniens à la succession de Monsieur Abbas. Et celui qui arrive en tête de liste, c’est Marwan Barghouti, à l’heure actuelle derrière les barreaux en Israël.

Et de l’avis quasi-général, les dirigeants israéliens vont devoir choisir : le libérer ou alors céder le terrain au Hamas.

Abbas jette l'éponge avant l'élection de janvier

Pierre Prier (lefigaro.fr), 05/11/2009


La décision de Mahmoud Abbas, âgé de 74 ans, survient alors que le processus de paix est totalement bloqué, et que des élections palestiniennes sont prévuesen janvier 2010.
La décision de Mahmoud Abbas, âgé de 74 ans, survient alors que le processus de paix est totalement bloqué, et que des élections palestiniennes sont prévuesen janvier 2010. Crédits photo : AFP

En refusant de se représenter, le président palestinien tente un coup politique.

Le président de l'Autorité palestinienne menace de jeter l'éponge pour tenter de sortir de l'impasse. Jeudi, Mahmoud Abbas a essayé la tactique de l'électrochoc en annonçant qu'il ne se présenterait pas à l'élection pour la présidence de l'Autorité palestinienne, prévue le 24 janvier, en même temps que les législatives. Mahmoud Abbas avait pourtant fixé lui-même la date de ces élections il y a quinze jours. L'annonce a été faite au cours d'une réunion de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), représentant tous les Palestiniens, qu'ils vivent dans les Territoires ou dans la diaspora.

Plusieurs dirigeants palestiniens, qui n'envisagent pas les élections sans le président sortant, ont aussitôt déclaré qu'ils le pressaient de revenir sur sa décision. «Mahmoud Abbas est réellement furieux», comment le politologue palestinien Khalil Chahine, selon qui le président palestinien réagit ainsi aux déclarations de la secrétaire d'État Hillary Clinton. Le week-end dernier, à Jérusalem, Clinton avait soutenu publiquement le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui veut une reprise des négociations avec les Palestiniens sans gel préalable des colonies, revenant ainsi sur la position de Barack Obama. Hillary Clinton a ensuite fait machine arrière, mais ses propos continuent de susciter le désarroi du président palestinien.

«Il a dit aux dirigeants de l'OLP qu'il avait l'impression que le programme sur lequel il avait été élu il y a cinq ans, c'est-à-dire un processus de paix avec Israël, était un échec», affirme Khalil Chahine.

Le message, ajoute le politologue, s'adresse aussi à certains «frères arabes». Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit, avait lui aussi, mercredi au Caire, semblé abandonner le préalable du gel des colonies, appelant Israéliens et Palestiniens à se «concentrer sur l'objectif final plutôt que de perdre du temps à exiger telle ou telle chose». Jeudi, Aboul Gheit a également reculé, affirmant que «le début des négociations vient soit avec le gel complet de la colonisation, que nous continuons de réclamer, soit si nous recevons des garanties sans équivoque que l'État palestinien se tiendra sur les frontières de 1967, y compris Jérusalem.»

 

Un message au Hamas

Mahmoud Abbas peut aussi souhaiter envoyer un message au Hamas, le mouvement islamiste qui tient la bande de Gaza. Les négociations pour une réconciliation, parrainée par l'Égypte, sont au point mort. La décision de Mahmoud Abbas, qui s'estime légitime sur tous les territoires palestiniens, d'organiser des élections en janvier y compris à Gaza, s'était heurtée au refus du Hamas, qui préférerait le mois de juin. Et Abbas a seulement dit : «pas en janvier».

Toutefois, si la surprise de Mahmoud Abbas n'est pas dénuée de tactique politicienne, et si ce n'est pas la première fois que le président de l'Autorité menace de démissionner, elle prend cette fois une dimension plus désespérée. La veille, le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat, avait menacé de saborder purement et simplement l'Autorité palestinienne et la «solution à deux États», l'un israélien et l'autre palestinien. À sa place, les Palestiniens «devraient poursuivre une solution à un seul État, où chrétiens, juifs et musulmans seraient égaux.»

Là encore, ce n'est pas la première fois que cette menace est agitée par les Palestiniens. Le renoncement de Mahmoud Abbas à se présenter en janvier apparaît toutefois comme un premier pas vers l'usage de l'arme ultime de dissuasion politique. Même si elle n'est pas utilisée, la dernière séquence laissera des traces.

«En disant devant l'OLP que le processus de paix avait échoué, Abbas est allé très loin, dit Khalil Chahine. Mais il n'a pas évoqué de stratégie de remplacement.» Preuve que le président palestinien espère toujours en une forte pression américaine sur Israël ? Sans doute. «Mais s'il n'est pas écouté, il lui faudra définir un nouveau mode d'action, qui ne pourrait reposer que sur la résistance populaire. Il faudra écouter avec attention sa prochaine intervention.» Jeudi, des rumeurs de discours solennel du président à la nation circulaient à Ramallah.

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jeudi, 05 novembre 2009

Mahmoud Abbas renoncerait à briguer un nouveau mandat

Publié le 05/11/2009 par Le Point.fr


AFP

Mahmoud Abbas renoncerait à briguer un nouveau mandat

Mahmoud Abbas pourrait jeter l'éponge © Olivier Douliery/ABACAPRESS.COM

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Le président Mahmoud Abbas a annoncé jeudi qu'il ne se représenterait pas à la tête de l'Autorité palestinienne en janvier prochain. Le secrétaire général du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, a précisé que le comité exécutif avait "rejeter sa décision à l'unanimité". En clair, les dirigeants de l'OLP ont fait savoir qu'ils soutenaient toujours Mahmoud Abbas comme leur candidat à la présidentielle du 24 janvier.

Le scrutin présidentiel doit se tenir en même temps que des législatives. La décision de Mahmoud Abbas, âgé de 74 ans, survient alors que le processus de paix au Proche-Orient est complètement bloqué, les États-Unis ayant échoué à convaincre les Israéliens de geler complètement la colonisation dans les Territoires palestiniens. L'Autorité palestinienne réclame un arrêt total de la colonisation israélienne, y compris à Jérusalem-Est (annexée par Israël en juin 1967) avant une reprise des négociations de paix. Le contentieux de la colonisation constitue la principale pierre d'achoppement à la reprise des négociations israélo-palestiniennes, bloquées depuis près d'un an. "Le président Abbas a dit plus d'une fois qu'il ne veut pas être un candidat (à la présidentielle) en raison de son sentiment de grande frustration devant la position américaine sur le processus de paix", a expliqué un dirigeant du Fatah (le parti de M. Abbas), Nabil Shaath.

La "feuille de route" restée lettre morte

Le week-end dernier, lors d'une visite à Jérusalem, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a exprimé son soutien à la position du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui veut une reprise des pourparlers sans pré-condition et ne propose qu'un gel partiel de la colonisation. Même si Hillary Clinton a précipitamment fait marche arrière depuis, ses propos à Jérusalem ont suscité une immense surprise et de l'incompréhension, sinon de la colère, dans le camp palestinien.

"Les Américains ont abandonné leurs obligations", a déploré jeudi Nabil Shaath, soulignant que les Palestiniens avaient de leur côté respecté tous les engagements envers la communauté internationale depuis l'adoption de la Feuille de route en 2003. La Feuille de route, adoptée par le Quartette pour le Proche-Orient (UE, États-Unis, Russie et ONU), prône notamment la coexistence au Proche-Orient de deux États, Israël et la Palestine, la fin des violences et de la colonisation juive.

mardi, 03 novembre 2009

Clinton demande des «gestes positifs» à Israël

Philippe Gélie - Envoyé spécial à Marrakech (lefigaro.fr), 03/11/2009


Hillary Clinton, le 2 novembre 2009 à Marrakech.
Hillary Clinton, le 2 novembre 2009 à Marrakech. Crédits photo : AFP

La diplomatie américaine a renoncé à exiger un gel total de la colonisation.

La diplomatie est-elle l'art du double langage ? Au lendemain de sa visite en Israël, où elle s'était rangée du côté de Benyamin Nétanyahou en appelant à une reprise sans condition» des négociations de paix, Hillary Clinton a cherché à rectifier le tir, lundi, dans le contexte d'une rencontre avec le monde arabe. L'opposition américaine aux colonies de peuplement israéliennes n'a pas changé», a affirmé la secrétaire d'État avant de participer au 6e Forum de l'avenir à Marrakech, instance de dialogue entre les États membres du G8 et une vingtaine de pays arabes. La position de l'Administration Obama sur les colonies est claire, sans équivoque, a déclaré Mme Clinton. Les États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes.»

Pour autant, ils n'en font plus une condition de la diplomatie. Dans les efforts de Washington pour relancer le processus de paix israélo-palestinien, il y a donc la position de principe, qui demande aux parties de s'abstenir de tout geste contre-productif, et la position pratique, qui salue l'offre sans précédent» du premier ministre israélien de limiter» la colonisation. La formule est loin de ce que nous souhaiterions», reconnaît Mme Clinton, le président américain ayant demandé en vain à Israël de «stopper» l'expansion israélienne à Jérusalem et dans les territoires occupés. Mais cette demi-concession aurait «un effet significatif pour la paix», estime désormais la secrétaire d'État. La priorité de Washington est de renouer le fil du dialogue «dès que possible», quelles qu'en soient les conditions.

Face à l'ambiguïté américaine, la déception des partenaires arabes des États-Unis se fait plutôt discrète. Taïb Fassi-Fihri, le ministre marocain des Affaires étrangères, rappelle le caractère extrêmement sensible et difficile» du dossier. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, «salue l'approche du président Obama : il a adopté une position logique, constructive et équitable». Pour autant, il juge comme les Palestiniens que, sans arrêt de la colonisation, «il n'y a rien à négocier». Et quand on lui demande s'il croit aux intentions pacifiques de Benyamin Nétanyahou, il va droit au but : «Je ne vois aucun signe qu'il sera jamais un partenaire. La situation exige davantage de pressions. Mais nous gardons espoir.» Pour donner des gages et rétablir un certain équilibre, Mme Clinton a appelé lundi les Israéliens à faire «des gestes positifs» en réponse à l'amélioration de la sécurité dans les Territoires palestiniens.

Le président Mahmoud Abbas a fait preuve de «leadership et de détermination», a souligné la chef de la diplomatie américaine. «J'ai dit au premier ministre Nétanyahou que ces gestes positifs de la part des Palestiniens devaient susciter des gestes positifs d'Israël sur les déplacements et l'organisation de la sécurité israélienne en Cisjordanie. Israël a fait quelques pas en ce sens, mais il doit faire beaucoup plus.» Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki s'est dit «satisfait» des déclarations de Hillary Clinton, expliquant que l'opposition américaine aux colonies israélienne n'a pas changé».

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mercredi, 28 octobre 2009

Le Hamas refuse la tenue d'élections palestiniennes à Gaza

Publié le 28/10/2009 par AFP


Le Hamas refuse la tenue d'élections palestiniennes à Gaza

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a annoncé mercredi qu'il refusait la tenue dans ce territoire d'élections générales convoquées par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.

samedi, 17 octobre 2009

Egypte : nouveau la signature de l'accord interpalestinien

17/10/2009 | AFP


Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinienIl s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien© AFP

L'Egypte a dû reporter pour la troisième fois la signature d'un accord de réconciliation interpalestinien. La décision fait suite à des divergences entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas.

L'Egypte a annoncé vendredi le report sine die de la signature de l'accord de réconciliation interpalestinien, mettant en avant la vive controverse entre les mouvements rivaux Fatah et Hamas à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza.

"L'Egypte reporte la signature de l'accord" qui était prévue le 26 octobre au Caire, a déclaré un responsable égyptien.

Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien, en raison des profondes divergences entre les parties.

L'Egypte mène depuis des mois une médiation entre le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza.

Sans avancer de nouvelle date, ce responsable égyptien non identifié, cité par l'agence de presse Mena, a ajouté que son pays "poursuivrait ses efforts en vue d'assurer le climat propice à la signature et à l'application de l'accord, à la première occasion possible".

Dissenssions sur le rapport Goldstone

L'accord suggère la tenue d'élections législatives et présidentielle mi-2010. Il stipule le renforcement des forces de sécurité du Fatah sous la supervision des Egyptiens et la libération des personnes détenues par les deux groupes en Cisjordanie et à Gaza.

Jeudi, le Fatah avait annoncé avoir remis aux égyptiens cet accord signé.

Pour justifier le nouveau report, le responsable égyptien a mis en avant "les répercussions de la dispute entre l'Autorité palestinienne et le Hamas sur la gestion du rapport" Goldstone, commandité par l'ONU.

Ce rapport accuse Israël et le Hamas de "crimes de guerre" lors du conflit à Gaza en décembre-janvier derniers qui a fait 1. 400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes.

Le Hamas reproche au Fatah d'avoir "trahi" ces victimes après que la délégation palestinienne auprès du Conseil des droits de l'Homme a, dans un premier temps, accepté un report d'un vote à l'instance onusienne sur le rapport Goldstone. Le Fatah accuse son rival d'instrumentaliser cette décision.

Réuni vendredi à Genève --à la demande de l'Autorité palestinienne qui a fait volte-face--, le Conseil des droits de l'Homme a finalement approuvé le rapport (25 voix pour, 6 contre et 11 abstentions).

Sur la chaîne satellitaire Al-Jazira, le chef-adjoint du Hamas, qui vit en exil à Damas, Moussa Abou Marzouk, a pour sa part assuré que son mouvement entendait signer l'accord de réconciliation, mais expliqué qu'il avait besoin de temps pour "digérer le douloureux incident" lié au rapport Goldstone.

Le Hamas divisé

"Nous allons répondre dans les heures à venir, ou (au pire) d'ici un jour, à nos frères égyptiens sur la réconciliation", a-t-il précisé.

Mais d'autres responsables du Hamas ont tenu des propos contraires.

Contacté par l'AFP, un haut responsable, Mohammed Nasr, a affirmé de Damas que la position du mouvement n'était pas encore arrêtée et que celui-ci avait "besoin de davantage de temps pour étudier le document égyptien".

Dans une déclaration au journal français Libération, un dirigeant du mouvement à Gaza, Mahmoud al-Zahar, a avancé que le Hamas signerait "un accord d'entente" et non une "vraie réconciliation qui nécessite un climat approprié".

Enfin, la veille, dans un communiqué, le Hamas et d'autres factions palestiniennes basées à Damas avaient fait savoir qu'elles refusaient de signer en l'état l'accord et exigé l'inclusion d'une clause reconnaissant le "droit de résister" à Israël.

La déchirure interpalestinienne remonte à juin 2007 lorsque le Hamas, au terme de combats sanglants, a chassé de Gaza le Fatah, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie.

En filigrane, selon des analystes, se dessine l'enjeu des élections présidentielle et législatives.

vendredi, 16 octobre 2009

Shimon Pérès croit en une «paix de nécessité»

Propos recueillis à Jérusalem par Adrien Jaulmes (lefigaro.fr), 15/10/2009


« Nous devons laisser la communauté internationale essayer toutes les solutions ».
« Nous devons laisser la communauté internationale essayer toutes les solutions ». Crédits photo : AP

Le président israélien souligne l'importance des concessions faites par le gouvernement Nétanyahou.

LE FIGARO. - Le rapport Goldstone sur le conflit de janvier à Gaza vient d'être examiné par la Commission des Nations unies pour les droits de l'homme. Pensez-vous qu'Israël aurait dû coopérer à cette enquête ?

Shimon PÉRÈS. - Le droit de la guerre est basé sur des conflits conventionnels, mais il existe un vide en ce qui concerne le terrorisme. Le terrorisme est un défi à la loi. Quelles règles doit observer un pays respectueux de la loi, combattant un groupe terroriste hors-la-loi. Imaginez un policier vis-à-vis d'un meurtrier : sont-ils égaux ? Si les Nations unies prenaient la question au sérieux, elles auraient dû préparer un code pour ce genre de guerre, au lieu de se focaliser sur Israël. Je ne pense pas qu'Israël doit recevoir des leçons de droits de l'homme de la Libye ou du Pakistan. Nous n'avons pas commencé la guerre à Gaza. Si les terroristes ne respectent pas la vie des enfants et des civils, les leurs et les nôtres, s'ils ne respectent pas les mosquées et les ambulances, que peut faire la loi ?

Étiez-vous contre le principe de cette commission ?
Après chaque guerre, nous avons toujours eu nos propres commissions d'enquête. Des ministres de la Défense ont dû démissionner, des commandants ont été limogés. Nous le faisons sans que l'on nous y oblige. Mais, cette fois, il y a une eu une décision unilatérale d'examiner les crimes de guerre d'Israël. Parmi les 26 recommandations de la commission d'enquête du juge Goldstone, aucune ne dit comment combattre le terrorisme. C'est un rapport totalement partial. Nous savons très bien qu'il existe une majorité contre Israël à l'ONU. Ils ne se sont jamais préoccupés de violations des droits de l'homme par d'autres nations. Goldstone a commis une erreur en acceptant de diriger cette commission, qui était constituée par une majorité anti-israélienne.

Pensez-vous que la décision d'Obama d'abandonner son appel au gel total des colonies soit une victoire pour Nétanyahou ?

Je ne pense pas que nous ayons remporté une quelconque victoire diplomatique. Le gouvernement Nétanyahou, formé par la droite israélienne, a accepté pour la première fois une solution de deux États. Le premier ministre a eu du mal à le faire accepter à un parti qui était a priori et idéologiquement contre. Et, pour la première fois, Nétanyahou a accepté un gel de la colonisation, ce qui était sans précédent. Les États-Unis voulaient un gel de douze mois, le gouvernement israélien a accepté neuf mois. Mais il a accepté ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait accepté. Et c'est une décision difficile : il nous faut aller contre la croissance naturelle. Les gens vivent, ils font des enfants, ils ont besoin de maisons et de garderies. Le seul désaccord avec Obama portait là-dessus. Ce sont plutôt les Arabes qui n'ont pas répondu à l'appel d'Obama. Il voulait que les Saoudiens reconnaissent partiellement Israël, ils ont refusé. Et les Palestiniens, qui négociaient jusqu'à présent sans préconditions, en ont subitement posé. Nous avons pris très au sérieux l'appel d'Obama. Nous pensons que ses intentions sont bonnes, et ne les critiquons pas. Nous essayons de nous y conformer. Je pense que les Palestiniens ont commis une petite erreur en pensant que les États-Unis avaient abandonné Israël, alors que c'est le contraire. Nous ne sommes pas abandonnés.

Y a-t-il encore un espoir de parvenir à une paix avec les Palestiniens, alors que le processus semble aujourd'hui dans une impasse totale ?

Il n'existe aucune chance pour qu'une histoire d'amour naisse entre nous et les Palestiniens ; ce ne sera pas une paix romantique. Ce sera une paix de nécessité. Même les paix que nous avons signées avec l'Égypte et la Jordanie ne sont pas non plus parfaites. Mais il n'y a plus de morts et c'est déjà ça. Nous essayons de trouver des solutions pragmatiques à des divisions émotionnelles. C'est difficile, mais je suis optimiste. Je ne promets pas une paix parfaite, mais une paix qui permette aux Palestiniens et à nous-mêmes de vivre sans la menace d'être tués.

Vous considérez que le processus a encore une chance avec le gouvernement actuel de Nétanyahou ?
Oui, parce que nous sommes d'accord sur les bases de la paix. Nous sommes d'accord sur une solution à deux États, acceptée par les deux parties et par le reste du monde. Nous sommes d'accord pour rendre l'essentiel des territoires, à quelques pourcents près, mais que nous sommes prêts à discuter dans un échange. Nous sommes plus ou moins d'accord sur le problème des réfugiés, si je peux utiliser le terme. Et la politique arabe a aussi évolué. Le blocage est une matière de perception, il existe surtout pour les pessimistes. Les optimistes ne sont pas impressionnées par les blocages, ils savent qu'il existe des moyens de les dépasser. Le gouvernement Nétanyahou a fait beaucoup de concessions. Nous avons d'excellentes relations. Je suis convaincu qu'il veut la paix.

Vous étiez contre l'attaque du réacteur nucléaire irakien en 1981. Êtes-vous aujourd'hui favorable à une intervention militaire contre les installations nucléaires iraniennes ?
Il y a une différence entre les deux dossiers. L'Irak était à l'époque surtout un problème pour Israël. L'Iran est aujourd'hui le problème du monde entier, sans doute le problème numéro un. Israël n'est pas seul concerné ; nous sommes un petit pays, et ne pouvons pas nous charger seuls d'un problème qui concerne tout le monde. S'il y a d'autres moyens, c'est aussi bien. Nous devons laisser la communauté internationale essayer toutes les solutions.

Êtes-vous prêt à déclarer officiellement l'existence d'une force de frappe nucléaire israélienne pour dissuader l'Iran ?

La bombe n'est pas le danger, ce sont ceux qui la détiennent qui peuvent représenter un danger. Israël a toujours dit qu'il ne serait pas le premier à introduire la bombe au Moyen-Orient. Mais cela ne nous dérange pas d'être suspecté d'avoir la bombe, car les soupçons sont une dissuasion. Si l'on peut avoir la dissuasion par le soupçon, pourquoi pas, nous ne sommes pas contre…

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vendredi, 09 octobre 2009

« Les bobines de mon film sont arrivées à Ramallah, sans moi »


(De Jérusalem) Les bobines de « Rachel » sont arrivées à Ramallah ! Sans moi pour le moment, mais je les rejoindrai bientôt. Il faut savoir qu'en tant que citoyenne israélienne, je n'ai le droit de me rendre dans ville palestinienne de Cisjordanie. La raison officielle de cette interdiction relativement récente est sécuritaire : l'armée considère que tout civil israélien circulant dans une ville palestinienne est une cible ambulante de kidnapping ou d'assassinat. C'est arrivé, même si les cas sont très rares et se comptent sur les doigts d'une seule main en dix ans.

La seconde raison de cette interdiction, c'est bien sûr d'empêcher toute relation d'amitié ou de solidarité, et de transformer en délinquants les Israéliens de mon espèce, qui s'obstinent à vouloir montrer aux Palestiniens un autre visage que celui des soldats qui les assiègent et les humilient.

Ma double nationalité ne résout pas le problème car les ordinateurs de l'armée opèrent le recoupement entre passeports et les checkpoints sont informatisés. Expliquer que je suis invitée et attendue, qu'un public a déjà réservé ses places pour voir mon film et en débattre avec moi ne sert à rien et risque même d'énerver les soldats.

La solution existe, mais je me garderai bien de vous l'expliquer ici avant de l'avoir pratiquée avec succès (d'autant qu'il semblerait que parmi les lecteurs de ce blog, certains excités qui me traitent de noms d'oiseaux dans leurs commentaires répétitifs seraient fort capables de prévenir qui voudrait me coffrer).

J'irai à Ramallah, mais par précaution, je me suis séparée du film et j'ai fait appel à tout un réseau de bonnes volontés pour qu'il y arrive sans moi. Ainsi, au cas où je serai refoulée, retenue ou arrêtée, « Rachel » sera quand même projeté au théâtre Al Kasaba.

Le carton des bobines de Rachel (Simone Bitton)

Un long-métrage en 35 mm, c'est lourd (d'où le lumbago récurrent dont je vous parlais l'autre jour) ! Depuis lundi, ce fardeau est passé de mains en mains.

Tout d'abord, il m'a fallu « l'emprunter » au festival de Haïfa, qui en est responsable officiellement auprès de mon distributeur et doit d'ailleurs le renvoyer à Paris la semaine prochaine. J'ai bien sur expliqué pourquoi j'en avais besoin, et les gens du festival, de la directrice aux magasiniers, en passant par la responsable des copies (qui a plus de 150 films à gérer en dix jours), ont tout fait pour me faciliter les choses.

L'affiche du film "Rachel" de Simone Bitton (DR).Dès lundi après-midi, le film qui avait été projeté dimanche soir était rembobiné, et les six boîtes emballées dans un vieux carton passe-partout auquel j'ai ajouté une grande affiche du film, et que j'ai fourré dans le coffre de la voiture d'une amie, direction Tel-Aviv où j'étais invitée à dîner. Le soir même, le carton a changé de coffre de voiture, et une autre amie l'a trimballé à Jérusalem où il m'a sagement attendu dans sa chambre d'amis.

Je suis arrivée moi-même à Jérusalem hier vers midi, j'ai récupéré le carton et l'ai emmené à l'hôtel American Colony, qui se trouve tout près de la ligne de démarcation -aujourd'hui invisible- entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest. Là, sur le parking de l'hôtel, m'attendait un ami diplomate. Ou plutôt, un diplomate que je ne connaissais pas auparavant, mais à qui j'ai expliqué mon problème et qui a accepté de le résoudre, devenant ainsi mon ami !

Dernier transbordement de coffre à coffre, et voilà « Rachel » en route vers le checkpoint de Kalandia, franchi sans encombre en début de soirée.

Je viens de parler au téléphone avec Khaled Elayyan, directeur du festival de cinéma de Ramallah : la copie est bien arrivée, l'affiche sera accrochée sur la façade du théâtre, les passants la verront, et comme elle est bien belle, cette affiche, j'espère qu'il y aura beaucoup de monde vendredi à la projection.

lundi, 05 octobre 2009

Rapport de la mission d'enquête de l'ONU sur le conflit à Gaza

05-10-2009-la-croix.com


Israël et les Palestiniens se sont rendus coupables l'hiver dernier à Gaza de crimes de guerre, selon une mission d'enquête de l'ONU, présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, dans un rapport publié mardi 15 septembre. Ce rapport a été aussitôt rejeté par l'Etat hébreu

Consulter le rapport de la mission d'enquête de l'ONU sur le conflit à Gaza

Source : ONU


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