samedi, 14 novembre 2009

POT-POURRI : Me Pacéré admis à deux Académies françaises

vendredi 13 novembre 2009

Me Pacéré admis à deux Académies françaises

L’avocat, homme de lettres et homme de culture burkinabè, Me Titinga Frédéric Pacéré, vient d’être admis dans deux prestigieuses Académies françaises. Le 12 octobre dernier, à l’unanimité de ses membres, l’Académie des Arts, des Lettres et des Sciences de Languedoc, l’admettait en son sein comme membre spécifié "Honoris causa" avec titre d’ambassadeur de l’Académie à travers le monde. Me Pacéré recevra les insignes de cette Académie le 2 décembre 2009 au Palais du Luxembourg à Paris.

Le second honneur fait à Me Pacéré vient de l’Académie des Sciences d’Outre-mer de France, qui lui a ouvert ses portes le 21 octobre dernier, en qualité de membre. La remise des insignes et l’installation du nouvel académicien aura lieu prochainement. En l’espace de huit jours, Me Pacéré s’est donc retrouvé entrant dans deux des plus illustres Académies de France. Comme toujours, le récipiendaire estime qu’à travers sa personne, c’est le Burkina qui est honoré.


Diébougou : un imam se pend au quartier Bagane

La victime s’est donnée la mort en se pendant à la branche d’un néré au quartier Bagane de Diébougou, dans la Bougouriba, dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre 2009. Sur le lieu de la pendaison, il a été retrouvé sa natte de prière, son chapelet, et ses chaussures. La victime est imam de son état et était âgée de 53 ans. Les raisons de son acte n’ont pas encore été élucidées par la police qui a pris l’affaire en main. C’est une femme qui était de passage à côté de l’arbre très tôt le matin qui a découvert le corps suspendu à près de 4 m du sol non loin de la mosquée et de la maison de l’infortuné.


TNB : l’émetteur de Diébougou en panne

Depuis la mi-octobre 2009, les téléspectateurs de Diébougou ne sont plus au coeur des grands événements de la Télévision nationale du Burkina. Et pour cause ! L’émetteur est tombé en panne. Selon les explications, à l’installation de l’émetteur, il fallait normalement quatre amplificateurs afin que celui-ci fonctionne à temps plein. Mais deux seulement avaient été installés. En mai 2009, l’un d’eux est tombé en panne, ce qui faisait neiger les images. Le seul qui restait jusque-là est aussi hors d’usage. Conséquence : les écrans de télévision sont bleus à Diébougou et dans son hinterland. Cette situation est mal tombée parce qu’intervenant au moment du cinquantenaire couplé de la quatrième rentrée RTB. Après Gaoua et Koudougou qui ont connu un arrêt des émissions de la télévision nationale, c’est au tour de Diébougou d’être sevrée des images de la chaîne publique nationale. En attendant la remise en marche de l’émetteur, seuls quelques privilégiés suivent les émissions grâce aux antennes paraboliques.


L’Eglise de la mission apostolique a 50 ans

Novembre 1959 - novembre 2009. L’Eglise de la mission apostolique du Burkina fête ses cinquante ans d’existence. Pendant un demi-siècle d’existence, l’Eglise de la mission apostolique s’est donnée pour mission de prêcher l’Evangile, de partager la même espérance, la même foi et le même amour avec l’église universelle, prenant appui sur la jeunesse, en contribuant à l’éducation scolaire des enfants burkinabè, en procédant à l’alphabétisation, en contribuant à l’éducation scolaire en soutenant par différentes sortes d’activités (micro-crédits, AGR, plate-forme multifonctionnelle,...) des Burkinabè dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Ainsi, après 50 ans de fonctionnement, l’Eglise a décidé de faire une halte pour rendre grâce à Dieu. Ce jubilé d’or, placé sous le haut parrainage du Premier ministre Tertius Zongo, se tiendra le dimanche 29 novembre 2009 à l’église centrale de la mission apostolique et a pour thème : "Cinquante ans de la fidélité et de l’amour de Dieu". En marge de cette commémoration, il y aura plusieurs activités qui débuteront le 25 novembre 2009 dont : des cultes, des journées d’évangélisation, des enseignements, des concerts.


Loumbila : l’intérimaire sans tampons ni carburant

Le maire par intérim de la commune de Loumbila, installé suite à la suspension du maire élu, commence difficilement sa mission. A en croire une note qu’il a adressée au haut- commissaire, le maire intérimaire fait état d’un certain nombre de difficultés dans l’exécution de ses fonctions. A sa prise de service, il n’aurait trouvé ni tampons pour authentifier les actes administratifs ni de bons de carburant pour faire les courses. Le maire par intérim souhaite que l’autorité prenne les mesures nécessaires afin de restituer les cachets et les bons de carburant du 3e trimestre de 2009.


ISTIC : la jeune étudiante a fumé le calumet de la paix avec son camarade

Dans notre édition de la semaine dernière, nous faisions cas dans la rubrique "Pot-pourri" d’une étudiante qui a menacé son camarade avec un poignard, le 26 octobre 2009, et qu’il subsistait toujours une dent entre eux. Mais aujourd’hui, il y a une bonne nouvelle : la dent est devenue une solide et amicale poignée de mains ! En effet, sur l’heureuse initiative de la direction de l’établissement, les deux adversaires d’hier ont fumé le calumet de la paix. Ils ont assuré que ce malheureux événement est passé dans la catégorie des faits oubliés. C’est donc parti pour une bonne et franche camaraderie, terreau d’études sereines et réussies. Que serait le monde sans pardon ?


Orodara : Un agent déposé à la maison d’arrêt pour viol

A Orodara, chef-lieu de la province du Kénédougou, un agent d’une société de téléphonie, embauché en qualité de chauffeur, s’est rendu coupable du viol d’une fille âgée d’environ 13 ans. La fille serait une élève de la classe de 6e dans un établissement de la ville. Selon nos sources, elle se serait mal portée après le forfait de l’homme et les douleurs se faisaient de plus plus atroces. Prise de peur par rapport à la réaction de sa famille, elle alla se confier à son professeur. C’est ce dernier qui serait allé informer les parents de ce qui est arrivé à leur fille. Le père, un fonctionnaire à la retraite basé à Orodara, s’est directement adressé au procureur du Faso près le tribunal de Orodara. C’est ainsi qu’il a été demandé à la police de déposer « l’agent violeur » à la maison d’arrêt et de correction. L’homme, selon nos sources, serait marié. Depuis environ trois semaines, il médite sur son sort à la maison d’arrêt et de correction de Orodara. Il pourrait écoper d’une peine de trois ans d’emprisonnement.


Léraba : le haut-commissaire victime d’un accident de la circulation

Le haut-commissaire de la Léraba, Anatole Yabré, ainsi que son chauffeur, sont sortis indemnes d’un accident de la circulation le vendredi 6 novembre 2009. L’accident s’est produit dans le village de Tengrela, une localité située à 7 kilomètres de Banfora, où le haut-commissaire se rendait. Selon les témoignages, leur véhicule a croisé un autre qui sortait d’un pont et sans que les deux occupants de la Toyota 4X4 du haut-commissariat de la Léraba ne sachent ce qui a provoqué l’accident, le véhicule a fait un tonneau et s’est retrouvé sur ses quatre roues. Le haut-commissaire et son chauffeur sont, fort heureusement, sortis sains et saufs de l’accident.


Football : le Sama Sport de Boromo en 1re division

Le Sama Sport de Boromo vient d’accéder en 1re division à l’issue de la super division de D2. C’est ce que l’on peut dire en attendant l’homologation des résultats par la ligue nationale de football. Cette équipe de la province des Balé (région de la Boucle du Mouhoun) a totalisé 11 points en 10 matchs.


Lettre ouverte au DG de la SONABEL

Dans cette lettre ouverte au DG de la SONABEL, des habitants de Rimkièta demandent que leur quartier soit électrifié.

"Nous sommes un groupe de résidents de la section 352 de Rimkiéta dans l’arrondissement de Boulmiougou et nous sommes obligés de vous adresser cette lettre ouverte pour avoir de plus amples informations sur l’électrification de notre quartier. Monsieur le DG, nous ne comprenons pas pourquoi notre section a été laissée au au profit de Boussé et Nanoro. Nous aussi nous sommes prioritaires car la SONABEL aurait eu un grand nombre d’abonnés qui se seraient connectés au réseau. Notre section a été purement et simplement sautée au profit d’autres sections et nous tenons à marquer notre désapprobation par rapport à notre section. Nos voisins de la section 353 et 351, à moins de 100m, sont concernés par la promotion lancée ces derniers temps alors que chez nous, aucun poteau. L’électricité est un facteur qui permet de développer le quartier. Voila pourquoi bon nombre de maisons ne sont pas encore occupées et l’insécurité est vraiment un facteur aggravant. Monsieur le DG de la SONABEL, nous savons que votre credo est la qualité et la bonne gouvernance dans votre entreprise et espérons que justice sera rendue à notre section qui a tant patienté.


AVEC-LG : des jeunes soutiennent Laurent Gbagbo

Le cercle des mouvements et associations vient de s’agrandir avec la création, en cette année 2009, de l’Action pour une victoire éclatante de Laurent Gbagbo (AVEC-LG). Mis en place par un groupe de jeunes, ce mouvement se reconnaît, selon ses concepteurs, dans les idéaux prônés par le président ivoirien. Il a pour objectif de promouvoir le panafricanisme et l’unité africaine, de faciliter le brassage de cultures, d’encourager et faciliter l’intégration sous-régionale, de promouvoir la démocratie. L’AVEC-LG entend également soutenir les traités d’amitié signés par le Burkina et la Côte d’Ivoire ainsi que l’Accord politique de Ouagadougou et ses actes additionnels et enfin contribuer à une victoire éclatante du candidat Laurent Gbagbo à la prochaine élection. Le lancement des activités du mouvement s’est fait le 8 novembre 2009 à Ouagadougou, à travers une conférence-débat qui a connu la présence d’une délégation de la galaxie patriotique venue de la Côte d’Ivoire.


Dapelogho accueille le 11e meeting annuel du CERSSSY

La localité de Dapelogho, dans la province de l’Oubritenga, sera en effervescence le jeudi 19 novembre prochain. En effet, le Centre d’éducation et de réinsertion sociale des enfants (CERESSE) y organise son 11e meeting annuel. Le thème retenu est, "Education, civisme, citoyenneté, la promotion des droits de l’enfant et de la bonne gouvernance en milieu scolaire". Au menu des activités, il y aura une compétition de football entre les élèves et les enfants désoeuvrés de la province, des tests écrits sur le civisme, la citoyenneté et la bonne gouvernance pour cultiver ces valeurs en milieu jeune. A l’occasion, on y attend de nombreuses personnalités dont la ministre de la Promotion des droits humaines, le gouverneur de la région du Plateau central, le secrétaire permanent de la politique nationale de la bonne gouvernance, des représentants de l’UNICEF.


BLOC - NOTES

Dans le cadre de ses activités, l’Association Namanagd-Zanga organise une journée de salubrité pour le nettoyage du cimetière de la route de Saponé, le dimanche 15 novembre 2009.

Le Pays

vendredi, 06 novembre 2009

POT-POURRI : Des sanctions contre le gendarme discourtois de l’aéroport

vendredi 6 novembre 2009

Dans "Le Pays" n°4454 du vendredi 18 septembre, nous faisions cas de l’attitude incompréhensible d’un gendarme vis-à-vis des journalistes et des invités, à l’occasion de l’arrivée d’un avion algérien contenant des produits pour les sinistrés. Ce gendarme avait tenu des propos désobligeants à l’endroit de tous, qui sont indignes de son rang.

Et bien, après enquête, le ministre de la Défense a pris des sanctions contre l’intéressé. Il a été immédiatement relevé de ses fonctions et affecté dans un autre service, avec en sus une sanction disciplinaire pour attitude discourtoise. Visiblement, Tertius Zongo et son gouvernement ne semblent plus prêts à tolérer les mauvais comportements des agents publics.


Gaoua : une maman jette son bébé dans les toilettes

L’acte abominable commis par A.N. serait peut-être passé inaperçu si sa tante ne l’avait pas dénoncée auprès des forces de sécurité. En effet, cette jeune fille qui a donné naissance à un bébé le mardi 27 octobre 2009, a opté de le jeter dans les toilettes. Sa tante qui a appris la « bonne » nouvelle est allée pour voir le bébé le jeudi. C’est là que sa nièce lui répondit que le bébé était décédé et qu’ils l’avaient enterré, le père du bébé en question et elle. Insouciante, elle a fini par des éclats de rires. Offusquée par un tel comportement, la tante décida, malgré tout, d’aller manifester sa compassion auprès du père de l’enfant. Ce dernier tomba des nues et fit remarquer qu’il ne savait même pas que sa copine portait toujours la grossesse a fortiori qu’elle avait accouché d’un bébé. Car selon lui, il l’avait perdue de vue lorsqu’elle s’était rendue en Côte d’Ivoire. La tante se rendit de nouveau chez sa nièce au secteur 5 et lui demanda de lui montrer la tombe du bébé tout en prenant soin de lui faire part de l’entretien qu’elle a eu avec le père du bébé. Sur ces entrefaites, la nièce passa aux aveux et indiqua le lieu où elle avait jeté le bébé. C’était malheureusement dans les wc de l’école Sacré-Coeur de Gaoua. La jeune maman a été arrêtée en attendant la poursuite de l’enquête. De sources concordantes, elle aurait dans un premier temps décidé d’avorter lorsque l’homme s’y opposa.


Une jeune femme menace un camarade avec un poignard à l’ISTIC

Le lundi 26 octobre 2009, une scène digne de plateau de cinéma a stupéfié les étudiants d’une des salles de classe de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication. En effet, une jeune fille a menacé son camarade avec un poignard ; Tout a commencé par une phrase qu’a dite la jeune fille en réponse à une question du professeur. Le camarade contesta un terme dans la phrase qui ne conviendrait pas dans la réponse. C’est alors que la jeune femme s’offusqua de l’intervention de son camarade, mêlant injures et propos désagréables. Son vis-à-vis répondit pas des propos apaisants, invoquant l’honneur de l’Institut et leur maturité à tout deux. C’est ainsi que le professeur fit diversion, appelant l’une et l’autre à la raison, et contant, pour détendre l’atmosphère, l’anecdote de deux jeunes gens qui s’étaient battus mais ont fini par s’amouracher. L’incident fut donc clos. Mais en apparence, car aussitôt que le cours prit fin et que le professeur eut tourné le dos, la jeune femme prit son sac et en sortit un poignard. Et dans une classe remplie d’étudiants stupéfiés, la jeune femme marcha sur le jeune homme, le tançant de venir à elle s’il "était un garçon." Heureusement, les étudiants ne restèrent pas longtemps figés car un "mur humain" se dressa rapidement entre la jeune femme et le jeune homme. On exhorta ce dernier à ne pas réagir et l’irréparable put ainsi être évité. Jusqu’à l’heure où ces lignes étaient tracées, selon les témoignages de leurs camarades, les deux jeunes gens se regardaient toujours en chiens de faïence. L’administration de l’établissement serait en réflexion pour étudier la décision à prendre quant à cette affaire.


Un chef qui divise

Dans une région du pays, un responsable coutumier qui aurait maille à partir avec des habitants de sa localité n’aurait pas trouvé mieux que de calomnier certains d’entre eux auprès de toute nouvelle autorité affectée dans la région et principalement dans sa province de résidence. Tout préfet, commandant de brigade de gendarmerie, commissaire de police, nouvellement affecté dans la province reçoit la visite du responsable coutumier en question, non pas pour parler de développement, mais pour être sensibilisé sur la guerre qu’il mène contre ses "ennemis" qui ne sont autres que des personnes du même village que lui. Il n’est pas jusqu’au haut-commissaire et autres hommes de loi qui ne reçoivent sa visite. Une fois "sa campagne de sensibilisation" terminée, il retourne dans son patelin et clame à qui veut l’entendre que telle personnalité nouvellement arrivée serait son ami. Le problème est que dans sa lancée, il n’épargne pas les prédécesseurs de ses nouveaux "amis" au risque de paraître comme un vulgaire "mounafica". Pourtant, rien ne l’empêche de porter une plainte en bonne et due forme contre ceux qu’il accuse de lui causer du tort, plutôt que de s’adonner à la délation. Apparemment, il ignore que ses démarches peuvent le conduire un jour devant les tribunaux pour dénonciations calomnieuses.


UNIR/PS - NDI : un protocole d’entente signé

L’UNIR/PS et le NDI renforcent leur collaboration. Ils viennent de signer un accord à cet effet, comme l’indique le communiqué de presse ci-dessous. "Le vendredi 30 octobre 2009 s’est tenue au siège de l’Union pour la renaissance / Parti sankariste (UNIR/PS), une signature de protocole d’entente entre le National Democratic Institute for International Affairs (NDI) et l’Union pour la renaissance / Parti sankariste (UNIR/PS). Ce protocole d’entente établit la base de collaboration entre le NDI et l’UNIR/PS dans le cadre du programme " Réforme et renforcement des capacités des partis politiques" soutenu par l’USAID. Cette collaboration s’inscrit dans la volonté du NDI et de l’UNIR/PS de réaliser des activités de formation et d’accompagnement techniques auprès des membres de l’UNIR/PS. Ce protocole d’entente poursuit notamment deux objets spécifiques qui sont : 1- Renforcer les capacités de communication et de planification stratégique de l’UNIR/PS ; 2- Renforcer les capacités de l’UNIR/PS à participer de manière efficace à la gouvernance locale. L’échéance du 31 juillet 2010 a été fixée pour la réalisation des différentes activités. Le protocole d’entente a été paraphé par Mme Aminata Faye Kassé, directrice résidente du National Democratic Institute qui a conduit la délégation du NDI, et Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance / Parti sankariste qui conduisait celle de l’UNIR/PS. Les deux parties se sont félicitées des rapports de bonne collaboration qui ont toujours existé entre le NDI et l’UNIR/PS et souhaité qu’ils puissent perdurer pour l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso. "


Des patrons de presse africains au Nigeria

Du 4 au 6 novembre se tient à Lagos, au Nigeria, le forum des responsables de presse du continent africain. Ce forum regroupe l’Afrique dans sa diversité géographique et linguistique (anglophone, francophone, lusophone). Le DG du groupe de presse "Le Pays", Boureima Jérémie Sigué, participe à cette rencontre.


Secteur 17 de Ouagadougou : les vols par effraction de plus en plus courants

Une famille au quartier Kourittenga, au secteur 17 de Ouagadougou, a reçu la visite nocturne (aux environs de 2h du matin) de bandits. En effet, ayant réussi à entrer dans le salon, alors que les occupants des lieux dormaient, ils emportèrent une mobylette de marque Crypton ainsi que les documents de la mobylette, avant de continuer dans la chambre à coucher où ils prirent de l’argent et des cellulaires. Ce n’est pas la première fois que les délinquants font parler d’eux dans ce quartier. Et presque toujours, par le vol par effraction.


Cinkansé : des parcelles qui divisent

Une affaire de parcelles divise des résidents de la commune rurale de Yargatenga, dans la ville de Cinkansé. Ces derniers temps, elle prend une ampleur dangereuse et mérite que les autorités s’y penchent sérieusement. L’affaire est entre les mains de la Justice, à Tenkodogo, mais les audiences ont été plusieurs fois reportées. Un des groupes de résidents a adressé une lettre ouverte au maire de Yargatenga, pour exprimer son mécontentement pour la façon dont il gère la crise.


Programme 5 000 jeunes entrepreneurs : la région des Cascades, mauvais élève

Le 29 octobre 2009, la Coordination nationale du programme de formation de 5 000 jeunes en entrepreneuriat par an était pour la deuxième fois dans la Cité du paysan noir en l’espace de deux semaines. Objectif de ces visites : encourager les jeunes qui se sont inscrits pour la formation au compte de la présente édition et inviter les bénéficiaires des fonds de la première édition à accélérer le processus de remboursement. Selon le coordonnateur du programme, Parfait Désiré Ouédraogo, la région des Cascades est classée 13e sur l’ensemble du territoire sur le tableau de recouvrement. Pendant que le taux de recouvrement se situe entre 78% et 100% dans les autres régions, dans les Cascades, il est de l’ordre de 36%. Dans cette région, ce sont en tout 22 jeunes qui ont bénéficié d’une enveloppe financière de près de 22 millions de F CFA. Cependant, a déploré le coordonateur, il y en a 21 qui ont effectivement démarré leurs activités. Du lot, seulement trois s’en sortent. Les jeunes ont été invités à faire diligence dans le remboursement afin que d’autres demandeurs de fonds puissent être satisfaits. Selon toujours le coordonateur, les dossiers pourraient être transmis à un huissier qui accompagne le programme si la situation persiste.


FILO : des stands disponibles

La 8e Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) se tiendra du 26 au 30 novembre prochain. Les organisateurs y ont prévu une exposition. Les frais de location des stands sont de 15 000 F CFA par m2 pour les nationaux et de 30 000 F CFA par m2 pour les étrangers. La commission Exposition, qui s’occupe de ces stands, est basée à la Bibliothèque nationale et répond au 70 25 38 56. Les inscriptions seront closes le 20 novembre.


Pédiatrie et Maison d’arrêt de Banfora : le CERFI au secours des pensionnaires

Dans le cadre de son programme d’activités 2009, le CERFI (Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques)/ Comoé est allé rendre visite aux pensionnaires de la pédiatrie du CHR de Banfora ainsi qu’à ceux de la Maison d’arrêt et de correction de Banfora (MACB) le samedi 24 octobre 2009. Les membres du cercle n’y sont pas allés les mains vides. Ils ont organisé une collecte de fonds qui leur a permis de remettre du savon, des biscuits et des oranges aux malades internés à la pédiatrie du CHR de Banfora. A la MACB, ils ont remis un sac de 50 kilogrammes de riz, une somme de 25 000 F CFA et un lot de vêtements. Selon le Secrétaire général du CERFI/Comoé, Amado Simporé, l’un des objectifs du CERFI dans lequel ce geste de solidarité s’inscrit est de contribuer au développement social, économique et culturel du pays. Dans ces deux lieux, les membres du Cercle ont prodigué des conseils et fait des doua pour que les uns recouvrent la santé et les autres, la liberté. Il faut noter qu’au cours de cette même année 2009, le CERFI a organisé au sein du complexe scolaire de la Fraternité Ousmane Dan Fodio un don de sang qui a permis de collecter 39 poches au profit de la banque de sang du CHR de Banfora.


Des conseillers burundais dans nos murs

Une délégation du Conseil économique et social (CES) du Burundi séjourne depuis le mercredi 4 novembre 2009 au Burkina. La délégation est venue s’inspirer de l’expérience du CES du Burkina. Mettant à profit le fait que le CES est actuellement en session ordinaire, les membres de la délégation ont eu une rencontre d’échanges et de travail avec le président du CES du Burkina et participé à une séance plénière du CES du Burkina. La délégation est composée de trois personnes : Dr Louis Ndikumana secrétaire général ; Guillaume Nzeye, secrétaire exécutif permanent et Pascal Girukwishaka, président de la commission macro-économique et des réformes structurelles du CES du Burundi. Ces conseillers quittent le Burkina, en principe, demain samedi 7 novembre.


Théâtre : pluie de prix au FITD 2010

Le Festival international de théâtre pour le développement (FITD) aura lieu en mars 2010. Les inscriptions sont déjà ouvertes et les conditions de participation peuvent être consultées sur le site internet www.atb.bf ou au siège de l’ATB (Atelier théâtre burkinabè) sis au secteur 9 de Ouagadougou (ex-quartier Gounghin). L’innovation majeure est que le festival se labellise pour cette édition. En effet, des prix seront décernés au meilleur spectacle, au meilleur comédien et à la meilleure comédienne, au meilleur spectacle populaire et bien d’autres prix. Le FITD 2010 sera couplé avec le CAPO (Concours artistique du primaire de Ouagadougou) et la fin en apothéose est prévue dans un village où les festivaliers vivront en live un spectacle de théâtre communautaire.

Le Pays

vendredi, 23 octobre 2009

POT-POURRI

* Cinquantenaire de l’école Tiébélé centre

Vous êtes ressortissants, sympathisants, partenaires ou amis du Nahouri et particulièrement de la commune de Tiébélé. Vous aimez les rythmes endiablés du djongo et le kanzaga (mets local à base de feuilles). Vous êtes un féru de la belle architecture kasséna. Vous êtes un élève ou un ancien élève de l’école de Tiébélé centre ou tout simplement, vous aimez les ambiances de retrouvailles empreintes d’émotion, de fraternité et de gaieté. Alors, cochez les dates des 30 et 31 octobre 2009 sur vos agendas et choisissez pour destination la ville de Tiébélé. Et pour cause, c’est à ces dates que se dérouleront en effet les festivités commémoratives du cinquantenaire de la toute première école primaire publique de ladite localité. La cérémonie officielle de cet anniversaire aura lieu le samedi 31 octobre 2009 à partir de 10h sous le parrainage de Son Excellence Monsieur Rock Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée nationale, et sous la présidence de Madame Odile Bounkoungou, ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (MEBA). Le programme des festivités prévoit aussi, entre autres, des conférences publiques, un hommage aux anciens maîtres, une visite de nouvelles infrastructures scolaires, un match de football, de nombreuses activités culturelles, etc. Ce sera l’occasion pour les anciens élèves de cette école de mettre en place leur amicale. Et parmi les "mouflets" qui ont usé leur fond de culotte sur les bancs de cette école, on peut citer, entre autres :
- Monsieur Félix Pissingadaga, Directeur régional des douanes du Centre ;
- Monsieur Batabé Kora Mathias, économiste, ancien DG de l’IPD/AOS ;
- le Dr Abel Kabré, professeur agrégé en neurochirurgie, chef du service de neurochirurgie au CHU/Yalgado Ouédraogo ;
- Monsieur Abel Tigassé, ingénieur hydraulique, qui a été pendant longtemps DG de l’ONPF ;
- Monsieur Akafra Désiré, ingénieur en télécommunications et Directeur général des télécommunications ;
- Monsieur Pascal Tigahiré, un richissime opérateur économique. Pour permettre au plus grand nombre d’assister à ces festivités, le comité d’organisation prévoit d’affréter des cars à raison de 2000 F CFA l’aller-retour.

* Protection des données : les communes s’impliquent

Un séminaire sur les enjeux de la protection des données personnelles dans les communes aura lieu le 2 novembre 2009 à la mairie de Ouagadougou. Placé sous le patronage de Simon Compaoré, maire de la ville de Ouagadougou et président de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), ce séminaire a pour objectif de permettre aux citoyens burkinabè et plus particulièrement aux acteurs des communes (maires, conseillers et fonctionnaires municipaux ...) du Burkina de s’informer et d’échanger sur : - les enjeux de la protection des données personnelles dans les communes ;
- les meilleures pratiques pour l’application de la loi n°010-2004/AN du 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel au Burkina Faso ;
- le rôle de la Commission de l’informatique et des libertés, ses missions et ses pouvoirs (contrôle et sanctions...) ;
- les conditions d’utilisation par les maires et tout fonctionnaire communal des données personnelles contenues dans les registres d’état civil à des fins de communication personnalisée ; - les conditions d’utilisation des fichiers constitués dans le cadre d’une mission de service public des communes, à des fins de communication publique.

* Cambriolage à la chaîne à la Zone 1 du secteur 28

Les cambriolages à la Zone 1 du secteur 28 Dassasgho sont devenus légion. Surtout dans les cours communes. La plupart de ces vols se passent la nuit. Mais, le mardi 20 octobre 2009, un étudiant s’est vu spolier en pleine journée. En effet, de retour de ses cours au campus, le jeune étudiant, qui habite une cour commune dans ledit secteur, ne se doutait pas que sa maison avait été visitée par un intrus. Puisque sa porte était intacte et sans trace d’éffraction. Mais, une fois à l’intérieur, la première chose qu’il remarqua c’est que le néon était allumé. Et dans la clarté que diffusait ce néon, il constata que son salon était sens dessus-dessous. Commençant à se douter de quelque drame, il entra dans la chambre pour tomber sur un capharnaüm inextricable : la pièce avait été fouillée de fond en comble. Une inspection rapide lui permit de découvrir la disparition d’une somme de 30 000 F CFA. De retour au salon, son lecteur DVD ne se trouvait plus à sa place habituelle, ni à aucune place d’ailleurs. La réalité se dressa donc : il avait été cambriolé, en pleine journée, par un brigand qui n’a même pas pris la peine d’entrer par éffraction. Renseignement pris, aucun voisin, c’est-à-dire les autres locataires de la cour, n’était là l’après-midi. Ce n’est pas la première fois que l’étudiant en question est victime de vol, mais il avoue que les larcins se passaient généralement en pleine nuit. Mais un second vol se produisit la nuit suivante, c’est-à-dire le mercredi 21 octobre 2009, et cette fois-ci c’est un voisin qui en fit les frais. Son portable a changé de mains. Les habitants de la Zone 1 Dassasgho se disent impuissants face à ces vols et ne comptent que sur Dieu pour les en épargner.

* Mondial cadets : les Etalons ont dû patienter 24 heures pour rejoindre le Nigeria

Annoncé pour le mardi 20 octobre 2009, le départ des Etalons cadets pour le Nigeria dans le cadre de la coupe du monde de leur catégorie a dû être décalé de 24 heures. La raison est que les autorités nigérianes ont refusé à Air Burkina, la compagnie avec laquelle la FIFA a signé un contrat en bonne et due forme pour transporter l’équipe burkinabè, le droit d’atterrissage. La FIFA, informée de la situation par la Fédération burkinabè de football (FBF), a dû dépêcher sur Ouagadougou le mercredi 21 octobre, un avion en provenance de Lagos. Le départ de la délégation était prévu ce jour-là entre 16h30 et 17h, mais c’est finalement dans la nuit qu’elle a quitté Ouagadougou.

* UNIR/PS : des militants du Houet et des Hauts-Bassins démissionnent

Les lignes qui suivent retracent la lettre de démission, adressée au président de l’UNIR/PS, qu’ont écrite, à Bobo Dioulasso le 19 octobre 2009, les membres du bureau exécutif de la Fédération provinciale du Houet et de la Coordination régionale des Hauts-Bassins. Les personnes dont les noms suivent ont signé ladite lettre : Idrissa Rani, coordonnateur provincial ; Ami Sanou / Dramé Djénéba, responsable adjointe des femmes ; Siaka Barri, Secrétaire à l’organisation ; Kassoum Yaméogo, adjoint à la jeunesse ; Michel Badina, Secrétaire administratif adjoint ; Z-S- Gilbert Poda, Secrétaire à l’information ; Tona Michel Barro, Secrétaire adjoint à la trésorerie et Alassane Ouattara, secrétaire à l’organisation régionale chargé de la province du Houet.

"Camarade président,

Nous, soussignés, membres du bureau exécutif de la Fédération provinciale du Houet et de la Coordination régionale des Hauts-Bassins, venons par la présente vous signifier notre démission de l’Union pour la renaissance / Parti sankariste à compter de ce jour 19 octobre 2009. Motif : après un bilan à mi-parcours de notre adhésion à l’UNIR/PS, nous estimons que le parti ne nous offre pas le cadre ni l’environnement conformes à nos ambitions de faire rayonner le sankarisme dans la région des Hauts-Bassins. Dans l’espoir que vous recevrez favorablement notre décision, nous vous prions d’accepter, camarade président, toute notre considération."

* Construction de routes : que faire pour remplacer les arbres abattus ?

L’auteur des lignes qui suivent se réjouit de la fluidité de la circulation que crée la construction de nouvelles routes ou leur élargissement. Mais, il s’interroge sur le sort des arbres qui sont sacrifiés sur l’autel de cette fluidité.

"Nous assistons aujourd’hui à l’aménagement des voies de circulation dans la ville de Ouagadougou. Ces travaux amélioreront la circulation et nous éviteront des pertes en vie humaine lors des accidents. Mais le phénomène d’abattage des grands arbres, qui ont la plupart plus de 40 ans de vie, inquiète. Fluidité certes, mais la construction de nouvelles voies ne doit pas sacrifier l’écosystème. Les changements climatiques a déjà des conséquences dramatiques. Les inondations du 1er septembre sont encore fraîches dans la mémoire collective. Ce que nous constatons sur la voie principale de Gounghin jusqu’à Pissy est inquiétant. Comment allons-nous remplacer ces arbres qui ont été plantés par des braves gens depuis les indépendances ?"

* Babacar Cissé quitte Ouagadougou pour New York

Le 19 octobre 2009, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, a reçu en audience le Coordonnateur résident du Système des Nations unies, Babacar Cissé, en fin de mission dans notre pays. Nommé Administrateur assistant adjoint, Directeur adjoint du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique, Babacar Cissé quittera très prochainement Ouagadougou pour New York. Il a avoué à son hôte qu’il aurait bien voulu voir avancer les chantiers de développement entamés durant son mandat au Burkina Faso, avant de quitter son poste. Il s’en va donc le cœur lourd, mais reste convaincu que les efforts seront poursuivis et renforcés pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement dans notre pays. Visiblement satisfait de son séjour au pays des Hommes intègres, le nouveau Directeur adjoint du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD dit qu’il sera désormais le deuxième Ambassadeur du Burkina Faso à New York. Le ministre d’Etat Bédouma Alain Yoda a félicité Babacar Cissé pour sa promotion et lui a formulé ses vœux de succès. Pour le ministre d’Etat, au-delà du Sénégal, son pays d’origine, cette nomination fait honneur à toute la sous-région ouest-africaine et rassure quant à une approche plus objective des préoccupations majeures des réalités de développement de la région.

* Manga admis comme membre de l’AIMF

Le 3 octobre à Paris, lors de la 29e Assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), Manga, la cité de l’Epervier, a été admise comme membre de cette Association. Cette adhésion porte à 9 le nombre de communes de notre pays membres de l’AIMF, le quota pour chaque pays membre étant de 10 communes. Les autres communes sont : Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, Banfora, Ouahigouya, Tenkodogo, Dédougou et Yako. La candidature de Manga, qui a bénéficié du soutien déterminant du maire Simon Compaoré, président de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), et trésorier de l’AIMF, a été acceptée à l’unanimité par l’Assemblée générale. Cette adhésion offre des opportunités à la cité de l’Epervier qui pourra bénéficier du soutien de l’AIMF par des financements de projets de développement dans ses domaines d’intervention : eau, assainissement, éducation, santé, infrastructures, renforcement des capacités. L’AIMF compte 185 communes membres réparties dans 48 pays. Il faut louer l’esprit d’initiative du maire Jean-Claude Bouda qui a présenté cette candidature, qui donne un autre espoir à sa commune. L’on se souvient que le 20 juin dernier, il a signé à Charroux en France, un protocole de coopération avec la Communauté de communes du Pays Charlois.

* Guinée : Blaise réussira si...

Un journaliste guinéen a envoyé à notre rédaction son opinion sur la réussite de la médiation de Blaise Compaoré, président du Faso, dans la crise guinéenne. Pour lui, il réussira, sous réserve de quelques conditions.

"Le problème guinéen sera plus facile à résoudre que ceux du Togo et de Côte d’Ivoire où le président Blaise Compaoré est invité à titre de médiateur. Primo, le mandat du médiateur a été clairement établi par ses pairs de la CEDEAO, le 17 octobre dernier à l’occasion de leur sommet extraordinaire. Ce mandat, contrairement à ceux du Togo et de Côte d’Ivoire, est unanimement soutenu par la Communauté internationale qui est prête à apporter tous les appuis nécessaires pour le succès de la médiation du président Compaoré. Secundo, le capitaine Moussa Dadis Camara est disposé à faire de nombreuses concessions et peut-être même à abandonner le pouvoir dès que le médiateur le lui demandera. Le seul obstacle qu’il pourrait poser, c’est la suite des événements pour lui. Il ne voudrait certainement pas aller à la Cour pénale internationale. Tertio, les forces vives savent qu’elles ont tout à gagner en se rendant à Ouagadougou pour finaliser un chronogramme devant mener au retour constitutionnel en Guinée. Ce qu’il faut souhaiter, c’est qu’elles commencent à négocier avec Dadis Camara ou ses représentants pour former le gouvernement d’union nationale. Ce qui ne suppose pas que ce sera un gouvernement sous les ordres du capitaine Dadis ou comprenant ses partisans. Vu l’urgence et la nécessité de former un gouvernement d’union nationale pour gérer le pays, tout ce qui est attendu du médiateur, c’est qu’il fasse respecter le chronogramme par les différentes parties."

* Municipales de 2006 : le PAI réclame justice

Les résultats des élections municipales de 2006 continuent de faire des vagues. Le PAI de Soumane Touré, qui a toujours estimé avoir été brimé, a été récemment conforté dans sa position par le Conseil constitutionnel. En effet, par correspondance en date du 13 août 2009, le Conseil constitutionnel faisait parvenir aux partis et formations politiques ayant participé au scrutin municipal du 23 avril 2006, la décision N°2006-007/EM du 25 mai 2006 portant rectification d’erreurs matérielles et proclamation des résultats définitifs (...). Par la même, le Conseil constitutionnel transmettait les mêmes décisions au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) avec en annexes les données chiffrées des résultats. Mais, depuis le 13 août 2009, le PAI attend de se faire rétablir dans ses droits puisqu’avec cette décision, il obtient ainsi 17 conseillers dans la commune de Kourouma dans le Kénédougou. C’est pourquoi, par lettre en date du 11 septembre 2009, elle a demandé au MATD de tirer toutes les conséquences pour la mise en place des organes des conseils municipaux de Batié et de Kourouma. Pour cette dernière commune, si la décision est appliquée, elle récupérerait la tête de la mairie puisque le CDP a, lui, 14 conseillers. Selon le PAI, les choses coincent au niveau du MATD et principalement à la Direction générale des libertés publiques et des affaires politiques.

vendredi, 09 octobre 2009

POT-POURRI : Commerce frauduleux autour de la carte d’identité

"Etre burkinabè, c’est être intègre". Ce slogan tant cité sur les écrans de la télévision nationale ne semble pas avoir d’effet. Avec l’avènement de la nouvelle carte nationale d’identité burkinabè, les autorités ont été claires quant aux moyens financiers pour l’acquérir. Il faut débourser la somme de 500 F CFA en zone rurale et 2 500 F CFA en zone urbaine pour se faire établir une carte nationale d’identité burkinabè et bien entendu avec les documents nécessaires. Les autorités communales de certaines localités ne l’entendent pas de cette oreille.

C’est le cas de cette commune rurale qui, en plus de la somme de 500 F CFA qu’il faut payer, exige le montant de 600 F CFA avant de rentrer en possession de la fameuse carte. De l’avis des policiers, les 600 F CFA représentent les frais de plastification de la carte que le contribuable doit obligatoirement payer hic et nunc. Le souci d’aider les populations rurales à protéger leurs cartes est louable, mais encore faut-il leur permettre d’accepter les étuis ou de les refuser au regard de la cherté de la vie. Sur le marché, ces mêmes étuis se vendent à 200 F CFA. Si l’idée avait été d’aider les populations, il aurait fallu réclamer juste le prix pratiqué sur le marché. Dans les autres communes rurales de la province en question, les populations ne sont pas soumises à ce traitement.


Lycée provincial de Yako : SOS pour le bâtiment principal

Tous ceux qui ont connu le Lycée provincial de Yako se rappellent toujours son bâtiment à un niveau qui sert de salles de classe. Premier bâtiment de l’établissement construit par son fondateur en 1975, cette mythique bâtisse présente des signes d’affaissement dus probablement à son âge. Le haut-commissaire en a fait le constat lors de sa tournée dans les écoles. Dans sa partie supérieure, on se croirait pratiquement dans une pirogue en pleine mer tant les murs et la terrasse tanguent. Quant aux piliers, ils sont maintenus par de gros fils de fer solidement attachés. Le plafond en plein déliquescence, a été rasé et le toit, malgré quelques rafistolages à certains endroits, offre un spectacle décevant de par la stagnation des eaux de pluie. Une des salles ressemble d’ailleurs à un marécageux. Les responsables expliquent que plusieurs démarches ont été entreprises mais aucun écho favorable jusque-là. Sur place, le haut-commissaire a instruit le censeur d’évacuer les élèves vers un autre site, même hors de l’établissement, pour éviter les affres d’un éventuel effondrement. Les amis et fils de la province du Passoré sont donc attendus pour donner à ces élèves un cadre de travail plus sécurisé.


Les opérateurs économiques et la communauté musulmane en deuil

El Hadj Ousmane Gouama Ouédraogo, habitant du secteur 7 de Ouaga, connu sous le surnom de Lagui Ousmane Kienfagué est décédé le mercredi 7 octobre 2009 à Paris. Agé de 83 ans, il a été le premier Voltaïque (aujourd’hui Burkinabè) à installer une boulangerie et l’un des pionniers du transport du carburant. Pendant ses premiers pas, il a d’abord pratiqué le commerce de la cola avec des voyages à pied vers le Ghana. Il a aussi fait le commerce des produits du cru comme le karité, le sésame et l’arachide. A son actif, il a construit gracieusement la mosquée de Kienfagué, l’école médersa et 5 forages. Il a aussi pris en charge le voyage de plusieurs centaines de pèlerins à la Mecque. Membre consulaire de la Chambre de commerce, vice-président de la Communauté musulmane, il était avant son décès, le président des marchands de colas. Cet époux de 4 femmes et père de 18 enfants sera inhumé dans son village natal le dimanche 12 octobre prochain. * Secteur 5 de Banfora : trois enfants se blessent avec une munition

Le lundi 5 octobre 2009, trois enfants, tous des garçons, se sont blessés avec une munition dont un grièvement. Ils ont, semble-t-il, ramassé la balle au gré de leur promenade. Selon notre source, la munition en question avait une envergure impressionnante. Les enfants, poussés par une curiosité digne de leur âge ont voulu savoir ce que contient l’objet étrange qu’ils venaient de ramasser. C’est alors qu’ils ont placé le bout pointu contre le sol et à l’aide d’un caillou, ont tapé sur le bouchon pour tenter de l’ouvrir. Sous le choc, la munition explosa et emporta le pouce de celui qui l’avait tenue afin que les autres tapent dessus. Les deux autres ont eux aussi essuyé des blessures mais qui, semble-t-il, sont légères. Pour le moment, on ignore la provenance de cette balle.


Secteur informel : le désarroi d’un jeune sans diplômes

Dans cette lettre ouverte au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, ce jeune s’interroge sur la destination des fonds créés pour les jeunes.

"Je voudrais avant tout propos, remercier son Excellence le président du Faso pour avoir mis un milliard de F CFA au profit de la jeunesse burkinabè à travers le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ). M. le ministre, en tant que jeune exerçant dans le secteur informel, je nourrissais beaucoup d’espoir pour ces fonds. Mais grande fut ma surprise d’apprendre que pour bénéficier de ce fonds, il faut avoir au minimum le BEPC ou le BEP. Toute chose qui handicape grand nombre de personnes du secteur informel dont moi-même. La question que je me pose est de savoir si le président du Faso, en allouant ces fonds, a donné comme directives de nous écarter ou s’il a prévu d’autres milliards pour nous autres sans diplômes. Vous n’ignorez pas qu’à part l’agriculture, le secteur informel est le plus grand pourvoyeur d’emplois. M. le ministre, vous me direz peut-être qu’il existe d’autres fonds pour le secteur informel, mais là également nous ne pouvons en bénéficier pour défaut de garantie. Le FAIJ était pour nous un espoir car c’est le seul fonds qu’on pouvait nous donner sans garantie. M. le ministre, vous voudriez bien m’excuser par avance pour mes propos, mais loin de moi l’idée de ternir votre immense travail au sein du ministère mais juste un cri du coeur d’un jeune qui aspire au développement de son secteur, partant de son pays. Pour terminer, je vous adresse mes chaleureuses salutations."


Fin du chemin de croix du demandeur de PUH

Le lecteur qui avait raconté son chemin de croix au Guichet unique du foncier (GUF) dans notre édition du mercredi 30 septembre dernier, nous a fait parvenir l’écrit ci-dessous. A ses dires, il a obtenu enfin gain de cause.

"Deux jours après la publication de mon chemin de croix au GUF (Le "Pays" n°4461 du mercredi 30 septembre 2009), je me suis rendu audit guichet pour suivre une fois de plus mon dossier de demande de permis urbain d’habiter (PUH). J’y ai d’abord remarqué un changement notable : un des agents chargés de délivrer les actes disait aux usagers dont les dossiers traînaient, qu’ils pouvaient monter au premier étage pour faire leurs éventuelles réclamations. C’était la première fois que j’entendais une telle suggestion et j’en étais soulagé parce que l’usager désabusé aura quelqu’un à qui se confier. Ensuite quand mon tour est arrivé, j’ai tendu mon récépissé à l’agent chargé de délivrer les actes : il le prit, fouilla dans le lot de dossiers et me dit que mon PUH était prêt."


Cameroun#Togo : les arbitres du match inspectés par Yacouba Ouédraogo

Le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé va accueillir ce samedi 10 octobre 2009, le face-à-face entre les Lions indomptables du Cameroun et les Eperviers du Togo. Un match comptant pour la 5e et avant-dernière journée du groupe A des éliminatoires de la CAN et du mondial 2010. Une rencontre décisive pour ces 2 formations qui ont chacune l’ambition d’être au mondial en Afrique du Sud. Pour la circonstance, la FIFA a choisi un quatuor arbitral zambien pour officier la partie. Ce sont Wellington Kaoma, Félix Sichone, Moses Mwale et Janny Sikazwe. Ils seront suivis de près par l’inspecteur d’arbitres, Yacouba Ouédraogo, qui va les noter. A ses côtés, il y aura le commissaire du match, Selemani Constant Omari (RD Congo) et l’officier de sécurité, le Malien Souleymane Magassouba.


Une Eglise coréenne au secours de 130 ménages

La zone non-lotie de Somgandé de Ouagadougou n’a pas été épargnée par les eaux du 1er septembre. C’est ainsi que 130 ménages ont été recensés par une équipe de secours de l’Eglise coréenne au Burkina. Le mardi 6 octobre dernier, ces Coréens ont exprimé leur solidarité avec les habitants de cette zone en procédant à la distribution de vivres. Selon le pasteur Lim, responsable de cette Eglise, ce sont plus de 3 tonnes de riz d’une valeur de 1 027 500 F CFA qui vont contribuer à soulager un tant soit peu le quotidien de ces sinistrés.


Yako : la rentrée pédagogique a été effective

La rentrée pédagogique à Yako, à l’instar des autres villes du pays, a eu lieu le vendredi 2 octobre 2009. A cette occasion, le haut-commissaire qu’accompagnait le directeur provincial de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation (DPEBA) du Passoré, a fait le tour de certaines écoles de la commune de Yako. Trois d’entre elles et le lycée provincial de Yako ont ainsi reçu la visite des autorités. On a pu constater que l’heure était toujours aux derniers réglages concernant la disposition du matériel et le contrôle de la présence des élèves. A chaque étape de sa tournée, le haut-commissaire, au nom du gouverneur, a rassuré les enseignants de sa disponibilité à travailler avec eux pour une année scolaire plus radieuse. Particulièrement au lycée provincial de Yako, si pédagogiquement on est au point, il reste que des difficultés se posent avec acuité en ce qui concerne les salles de classe. Le DPEBA qui a poursuivi sa tournée dans d’autres écoles de la province s’est voulu rassurant quant au début des cours dès la semaine qui suivra.


Journée de l’enseignant : une commémoration intense à Banfora

La journée de l’enseignant, commémorée le 5 octobre de chaque année a connu une grande mobilisation dans la Cité du paysan noir. Enseignants et partenaires de l’éducation sont sortis nombreux sur les différents sites qui ont abrité les quatre activités phares qui étaient au programme de cette journée. Tôt le matin, ce beau monde a participé à un cross populaire qui a pris le départ devant la DPEBA de la Comoé. Après s’être rafraîchis, les enseignants ont rallié la Maison des jeunes où en collaboration avec les services de l’Action sociale et du RAJS, le DPEBA, Jean Etienne Zoungrana, a remis, en présence du haut- commissaire, des kits scolaires et alimentaires aux enfants nécessiteux. Cet acte de solidarité a été suivi de deux exposés débats. Le premier fait par les organisations syndicales portait sur le transfert des compétences aux communes et en seconde position, le SP du MAEP, Jean Baptiste Natama, a donné une communication sur le rôle des enseignants dans la mise en œuvre du MAEP au Burkina. Le programme de ce lundi 5 octobre comportait également du sport. Dans la soirée à partir de 16 heures, l’équipe des enseignants a croisé les crampons avec celle de la Brigade des sapeurs pompiers. Ce match s’est soldé par le score de 2 buts partout.


Le Centre de formation de Zine rouge a 40 ans

Voilà 40 ans que Issaka Ouédraogo alias Zine rouge a fondé son centre de formation de football, à Ouagadougou. Pour marquer l’événement un match de football aura lieu le samedi 10 octobre sur le terrain des Léopards de Saint Camille. La cérémonie est parrainée par le DG des Editions Sidwaya, Ibrahiman Sakandé.

le Pays

vendredi, 02 octobre 2009

POT-POURRI

* Association Namanagd-Zanga de Nagrin : le président victime d’une tentative d’assassinat ?

Des responsables de l’Association Namanagd-Zanga de Nagrin ont fait irruption à notre rédaction hier jeudi 1er octobre 2009 pour porter à notre connaissance une information pour le moins grave. En effet, le président de l’Association, Mathurin O. Nikiéma, a laissé entendre qu’il a failli être expédié ad patres par des inconnus dans sa concession située dans la zone non lotie de Nagrin, au secteur 16 de l’arrondissement de Boulmiougou. Voici à peu près le scénario que nous ont expliqué nos visiteurs. Dans la nuit du mercredi 30 septembre 2009, aux environs de 20h, alors que Mathurin Nikiéma sortait de la douche, deux inconnus au visage masqué l’interpellèrent. Lorsqu’il s’approcha, ils dirent vouloir le "voir" à l’extérieur de la concession. Au moment où Mathurin allait obtempérer, la voix de son épouse s’y opposa depuis le fond de la cour et intima aux visiteurs de dire la raison pour laquelle ils voulaient "voir" son époux. C’est alors qu’un des inconnus sortit une arme. Mais avant qu’il ne puisse s’en servir, Mathurin s’était déjà précipité sur le "pistolero" et dévia deux coups de feu qui se perdirent dans les airs. Le second malfrat tenta alors de frapper leur victime. Et ce fut un cafouillis de lutte et de coups de poing. Il n’en fallut pas plus pour que l’épouse Nikiéma donne de la voix de toute la force de ses poumons. En entendant les voisins qui accouraient, les agresseurs cessèrent la lutte et prirent leurs jambes à leur cou sur une moto "crypton" de couleur rouge qu’ils avaient adossée à un mur un peu plus loin. Ils partirent mais ne manquèrent pas de lancer un avertissement à Mathurin Nikiéma :"C’est ta dernière chance !" Le Commissariat central de police, alerté, est venu faire les constats d’usage aux environs de 2h du matin. A l’heure où ces lignes sont tracées, Mathurin Nikièma est dans un centre hospitalier où il reçoit des soins pour les douleurs de ses côtes, occasionnées par la lutte. Les premiers responsables de Namanagd-Zanga de Nagrin ont peint le mobile de cette agression sous les traits de la haine que leur vouent les auteurs de détournements de parcelles. Détournements qui ont donné naissance à cette association qui s’est fixé pour objectif de lutter contre les répartitions et attributions arbitraires de parcelles qui laissent souvent sur le bord de la route les demandeurs qui cherchent un toit dans la légalité.

* Ministère de la Santé : la DRH injoignable

Le numéro de téléphone de la Direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé ne répond plus. La ligne n’aboutit plus à la direction, obligeant certains usagers résidant hors de la capitale à parcourir des kilomètres pour avoir des informations, engendrant ainsi des coûts que le téléphone aurait pu bien épargner.

* 50 ans de l’école de Boussouma : Odile Bonkoungou adhère

Odile Marie Bonkoungou, ministre de l’Enseignement de base, adhère à la célébration du cinquantenaire de l’école primaire Boussouma/Sanmentenga prévue pour la dernière semaine de mars 2010. Le Comité national d’organisation a su la séduire par son initiative de la rencontrer le 28 septembre 2009 dans son bureau. Tout est donc parti pour que le "joyeux anniversaire" de l’école soit éclatant !

* Poètes, à vos plumes !

L’inauguration du Monument de la renaissance africaine en décembre 2009 sera accompagnée par la présentation d’une anthologie. Une anthologie dont le corps sera constitué par des poèmes que va révéler le concours de poésie organisé par le ministère de la Culture et de la francophonie du Sénégal. Le thème du concours, "Renaissance africaine", témoigne d’une volonté d’honorer et de récompenser les poètes d’Afrique et de la diaspora, de stimuler et de promouvoir la créativité littéraire poétique et de contribuer au rayonnement des idéaux du panafricanisme et de la renaissance africaine. Les candidats, hommes et femmes d’Afrique et de la diaspora, pourront concourir en français, anglais ou arabe. En plus de devoir contenir dans une page dactylographiée format A4 sous la police "Times new roman" avec la taille 12, le poème devra loger dans une enveloppe qui précisera les nom et prénom, le domicile, le téléphone et l’adresse électronique du candidat. Ensuite, l’enveloppe s’adressera soit par voie postale au "Ministère de la Culture et de la francophonie, Avenue Léopold Sédar Senghor, building administrative 3e étage- BP : 4001- Dakar Sénégal". Soit par la voie du Net à renafricaine@gmail.com et ce, avant le 15 octobre 2009 à 00h. Les trois premiers lauréats empocheront respectivement trois millions, deux millions et un million de F CFA. Les mentions spéciales du jury international ne seront pas oubliées. Que la Muse de la poésie vous assiste !

* Nong-M-Yaka : des fournitures scolaires aux enfants sinistrés de Bogodogo

Aux premières heures de la rentrée scolaire, comme l’hirondelle qui sort au printemps, l’Association Nong-M-Yaka a décidé de faire une série de dons de fournitures scolaires aux enfants sinistrés et c’est l’arrondissement de Bogodogo qui va accueillir les premiers dons. Ce samedi 3 octobre 2009, les enfants de l’école Trame d’Accueil du secteur 28 Goudrin n’éprouveront pas de l’amertume de se voir écartés de l’euphorie de cette rentrée scolaire.

* Le christianisme céleste a 62 ans

Les chrétiens célestes du Burkina célèbrent, du 5 au 11 octobre 2009, le 62e anniversaire de cette Eglise africaine née au Bénin. Le Burkina est structuré en diocèse et les manifestations seront placées sous le haut parrainage du Suprême Kacou Elie Séraphin qui viendra d’Abidjan. Au programme de ces activités commémoratives, il est prévu, entre autres, un tournoi de l’entente, une conférence-débat, une matinée récréative au Parc Bangr-Wéogo, une grande soirée d’évangélisation et de délivrance, une opération de don de sang, une grande messe d’action de grâce. Les lieux devant abriter ces activités sont notamment la paroisse El Béthel et le CENASA.

* Les bouteilles de gaz dans le collimateur des voleurs

Dans cette lettre ouverte adressée au ministre de la Sécurité, un commerçant s’inquiète de la recrudescence du vol des bouteilles de gaz.

"Monsieur le ministre, nous, commerçants de la ville de Ouagadougou, connaissons actuellement un problème d’insécurité. En effet, des bandits de grand chemin armés jusqu’aux dents s’adonnent aux braquages des boutiques et dépouillent leurs propriétaires vendeurs de bouteilles de gaz. Monsieur le ministre, nous savons tous qu’il y a une société régie pour la vente de ces bouteilles. Par contre, nous, représentants de cette société, constatons nos bouteilles volées en vente aux abords des voies de la ville de Ouagadougou. Monsieur le ministre, SODIGAZ et bien d’autres sociétés sont reconnues au Burkina Faso comme distributeurs de bouteilles de gaz. Ces sociétés ont des représentants que nous, commerçants, sommes et reconnus par ces derniers.

Mais à notre grande surprise, tous les abords des voies de la ville sont bondés de bouteilles de gaz appartenant à des vendeurs illicites, sûrement nos bouteilles volées. Monsieur le ministre, face à cette situation, nous vous proposons la solution suivante : l’interdiction stricte et pure de vente de bouteille de gaz, sauf lorsqu’on est représentant d’une société de la place. Nous vous prions, Monsieur le ministre, de bien vouloir examiner ce phénomène qui est un fléau pour nous, les commerçants."

* Les trois personnalités de Blaise Compaoré en débat

La section burkinabè de la Convergence citoyenne et panafricaine (CCP/BF) organise ce samedi 3 octobre 2009 une conférence débat à l’Hôtel Relax. Dès 9h, Demba Fofana passera au peigne fin la personnalité du président du Faso, Blaise Compaoré. Rendez-vous est donc pris pour ceux qui veulent découvrir le civil, le militaire et le politique qui composent Blaise Compaoré.

* Le centre de football de Ziné Rouge a 40 ans

Le centre de football de Issaka Ouédraogo dit Ziné Rouge aura, le 9 octobre, 40 ans. Parrainé par le directeur général des Editions Sidwaya, Ibrahima Sakandé, il faudra trois jours pour souffler les 40 bougies de cet anniversaire . Une partie sera éteinte le 9 octobre lors de la cérémonie d’ouverture qui aura lieu à 21h au SIAO. L’autre partie des bougies sera soufflée sur le terrain de St Camille où une compétition de football des jeunes se déroulera pendant les deux derniers jours.

BLOC-NOTE

La radio Ouaga FM a 10 ans. Pour marquer cet événement, de nombreuses activités auront lieu, telles que la finale de basket ball le 4 octobre au terrain de l’UO, les journées portes ouvertes du 5 au 9 octobre et la conférence-débat le 8 octobre à 16h au CCF.

 

vendredi, 11 septembre 2009

POT-POURRI

* Yako : il tire à bout portant sur sa marâtre

 

Le jeudi 27 août 2009 fut des plus noirs à Bouboulou, une bourgade située à 14 km de Yako. Un homme d’un âge mûr a créé la stupeur et a semé la désolation dans sa propre famille. Voici l’affaire. Pendant que celui-ci se trouvait en Côte d’Ivoire, son défunt père décéda et sa deuxième femme devint de droit la responsable des orphelins. Mais surtout de la pension de retraite du défunt. Cinq ans après son retour du pays de l’ivoire, le monsieur remit en cause la gestion des fonds par sa marâtre. Mais ce jeudi-là, il contesta vigoureusement la manière dont a été utilisée la dernière pension. Une discussion s’engagea entre la belle-mère et le beau-fils, chacun y allant de sa voix et de ses convictions. Mais la dispute prit une autre tournure lorsque le beau-fils, dans sa furie, s’empara d’un fusil de chasse. La belle-mère entreprit de prendre ses jambes à son cou mais ne put achever cette fuite car le fusil tonna et elle fut abattue. Le tueur s’acharna ensuite à mettre fin à sa propre vie, mais la foule alertée lui arracha son fusil et lui enleva la corde qu’il voulait se mettre au cou. Il fut remis à la brigade de gendarmerie de Yako. L’émotion fut forte dans ce village de 3 000 âmes, qui avait fait la fierté du Passoré grâce à ses sites d’or dans les années 80.

* Meurtre sur l’axe Ouahigouya-Séguénéga : les tueurs arrêtés

Dans la nuit du samedi 29 août 2009, un jeune homme a été agressé et poignardé par un groupe de malfrats, vers 20h, sur l’axe Ouahigouya-Séguénéga. Le malheureux jeune homme n’a pas pu résister aux blessures et passa de vie à trépas sur-le-champ. Informés de cet acte d’une grande horreur, les "kogolowéogo" de la population et de la gendarmerie se mirent sur le pied de guerre et lancèrent l’assaut contre les meurtriers brigands. Selon des sources concordantes, quelques-uns ont pu être épinglés à l’entrée de la ville de Séguénéga par la gendarmerie dans la même nuit. Les autres sont toujours en cavale.

* L’ACT et les travailleurs migrants : un panel autour de la mondialisation

"La mondialisation et les travailleurs migrants", s’il y a un thème pertinent qui peut intéresser le Burkina, qui a une forte diaspora, c’est bien celui-là. Et c’est l’Action catholique des travailleurs (ACT) qui propose d’en discuter lors d’une journée d’étude qui se tiendra ce week-end même, du 12 au 13 septembre 2009. Les locaux de Jeunesse d’Afrique à Ouagadougou verront se décortiquer sous leur voûte, ce grand thème en quatre sous-thèmes, suivi d’une plénière d’un questionnaire lié audit thème. Le panel discutera, après l’ouverture par une prière, de "la mondialisation et les économies des pays en voie de développement : quels défis pour les travailleurs migrants ?", de la "situation du travailleur migrant au Burkina Faso." Le BIT partagera aussi avec les participants, sa vision d’"une approche équitable pour les travailleurs migrants dans une économie mondialisée". Enfin, l’église Famille de Dieu exposera également sa vision de "la solidarité avec les travailleurs migrants au nom d’un emploi décent." Suivront alors les débats à partir de 12h15 à l’issue desquels sera organisé un repas communautaire. Les travaux reprendront à 14h30 par la plénière de synthèse du questionnaire du Mouvement mondial des travailleurs chrétiens (MMTC), qui débouchera sur l’adoption du rapport de synthèse. Bien entendu, la journée se terminera par une prière.

* UREFEB : 2000 arbres pour la rentrée administrative

Comme une hirondelle qui accueillerait l’arrivée du printemps par de beaux gazouillis, l’Union pour la revalorisation de la fonction enseignante et éducative du Burkina (UREFEB), elle, a décidé d’accueillir la rentrée administrative 2009-2010 par 2000 arbres. 2000 arbres dont les racines seront enfouies sous la terre de certaines écoles et établissements scolaires de la ville de Ouagadougou, de Koudougou et de Kaya. Une cérémonie pour donner le coup d’envoi de cette campagne de reforestation aura lieu le 17 septembre 2009 à l’école "Le Château" à 9h. A cette date donc, la Circonscription de l’enseignement de base de Ouaga XII, dans l’arrondissement de Bogodogo, connaîtra la présence de la ministre de l’Enseignement de base et de l’alphabétisation, du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que du ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, tous trois présidents de la cérémonie. Le ministre de l’Environnement et du cadre de vie, quant à lui, sera le patron en compagnie du Larlé Naaba Tigré qui parrainera cette initiative qui entre dans le cadre de la lutte contre la désertification.

* Le ROAMY, un réseau pour la prise en charge des myopathies

La Fondation internationale Thierno et Marial (FITIMA), ONG existant depuis septembre 2003, lutte pour apporter une aide aux enfants souffrant en général de handicap moteur et de maladies neuromusculaires, encore appelées myopathies. Dans le but d’optimiser cette aide, la FITIMA a décidé de mettre en place un réseau dont le baptême aura lieu le jeudi 17 septembre 2009. Bien avant le baptême, nous avons eu le privilège de connaître le nom du nouveau-né qui s’appellera le Réseau ouest-africain de prise en charge des myopathies (ROAMY). Ce réseau se fixe pour objectif de promouvoir et de développer des stratégies communes entre les acteurs médicaux, paramédicaux et socio-éducatifs pour une prise en charge optimale et pluridisciplinaire des personnes souffrant de maladies neuromusculaires. Une conférence se tiendra ensuite le samedi 19 septembre 2009 à 15h précises à la salle de conférences de l’OMS. Cette conférence sera honorée du parrainage du ministre de la Santé et du co-parrainage de la représentante de l’OMS au Burkina.

* Sinistre du 1erseptembre : le Club CEN-SAD exprime sa solidarité

Le président du Club CEN-SAD à Ouagadougou, Ali Soré, a tenu à exprimer par l’écrit qui suit, la compassion et la solidarité de son club aux victimes des inondations.

" Le 1er septembre 2009, le Burkina Faso a été frappé par la pire catastrophe naturelle de son histoire. En effet, une pluie diluvienne, sans précédent, a frappé le pays, causant des pertes en vies humaines et des personnes sinistrées. Le secrétaire général de la CEN-SAD, par ma voix, présente ses sincères condoléances aux familles des disparus et exprime sa solidarité et sa compassion aux victimes de ces inondations. Le Club CEN-SAD tient à féliciter les autorités burkinabè, en premier chef, Son Excellence monsieur le Président du Faso, pour les mesures diligentes prises afin de venir en aide aux sinistrés. Nous nous joignons au gouvernement pour lancer un appel à la solidarité nationale et internationale. Les Burkinabè ont toujours su faire face aux épreuves imposées tant par la nature que par les hommes. Il ne saurait en être autrement cette fois par la grâce de Dieu et le courage légendaire des habitants du pays des Hommes intègres. Vive la solidarité pour que vivent la cohésion sociale et l’intégration des peuples."

* Progrès Sécurité lance ses 72 heures

Progrès Sécurité lancera bientôt les activités de ses 72 heures dans trois lieux et pendant trois jours. L’événement commencera le 17 septembre par un cross populaire sur le grand boulevard Charles de Gaulle. Pensant aussi à l’environnement, le 18 septembre sera consacré à une plantation d’arbres dans l’enceinte du camp de la CRS. Cette randonnée de trois jours finira enfin sportivement le 19 septembre 2009 par la finale de la coupe du directeur général de Progrès Sécurité.

* Oraison funèbre de Feu Ouézzin Coulibaly

Cette oraison funèbre a été prononcée le 14 septembre 1958 devant la dépouille mortelle du président Ouézzin Coulibaly à Ouagadougou, par son élève, Feu Paul Edouard Moussa Kargougou. Ce dernier a écrit la biographie du défunt président en mai 1988, dont Marius O. Kargougou a extrait l’oraison qui suit.

"... Jamais je n’oublierai cette date de septembre 1945. Ayant pris le train pour Dimbokro, notre ami commun, Doudou Gueye, se trouvait à la gare d’Agboville pour nous accueillir tous les deux. Il nous mit en rapport et nous accompagna jusqu’à la limite du cercle de Dimbokro. Nous eûmes un long entretien, au cours duquel cette intelligence qui te caractérisait, te fit voir qu’on ne t’avait fait venir au pays que dans le but de faire brèche à la candidature d’Houphouët. Et tu me déclaras sans ambages, avec cette spontanéité lumineuse à laquelle je ne cesserai de rendre hommage : " Je réalise les raisons pour lesquelles l’on veut t’empêcher de nous représenter sur les bords de la Seine, et le rôle abject que l’on veut me faire jouer. La région de Bobo ne représente que le huitième du collège électoral. Mes frères de Bobo ne peuvent assurer ma propre élection, mais leurs votes peuvent départager la Basse Côte d’Ivoire et le pays mossi. Non seulement je ne me présente plus, mais j’irai faire la campagne en ta faveur en Haute-Volta." Mon succès aux élections vint donc de ma rencontre fortuite avec Ouézzin. Nous ne devions jamais nous séparer. Et l’on comprendra pourquoi Ouézzin était un autre moi-même, donc au même titre que moi, fondateur du RDA."

* Effondrement de latrines à Yako : un rapport avait prévenu

Dans Le Pays N°4443 du jeudi 03 septembre 2009, un article sur la commune de Yako faisait allusion à des latrines effondrées aux abords de la gare routière. La qualité de ces ouvrages scolaires et communautaires avait été remise en cause dans cet écrit. Aujourd’hui, on en sait un peu plus. Un rapport établi par le chef de service technique de la mairie de Yako vient confirmer la thèse selon laquelle les dalles étaient imparfaites. Le dit rapport intitulé "rapport sur la non observance d’un point du cahier des prescriptions techniques..." a été déposé sur le bureau du maire en date du 06 juillet 2009. On y relève par exemple que le technicien, selon "son constat du 24 juin 2009", prévenait le premier responsable de la commune que l’entreprise en question a utilisé "du gravier local en lieu et place du quartz recommandé" pour la confection des dalles. La réaction par sms du chargé de suivi du bureau d’étude, approché sur le même manquement, est aussi transcrite dans ce rapport : "c’est au constat du calibre de quartz et de l’épaisseur du béton que je les ai autorisés l’usage du gravier de calibre moyen". Et le rapport s’achève en invitant le maire à agir afin que "le tir soit rectifié pour l’intérêt supérieur". En résumé, il apparaît que l’écrit du jeudi 03 septembre ne calomniait pas, mais s’inscrivait simplement dans l’esprit de la sauvegarde de l’intérêt général.

* Aide aux sinistrés : l’Union européenne offre 1 milliard 300 millions de FCFA

La Commission européenne alloue 3 millions d’euros ( 2 milliards de FCFA) pour venir en aide aux victimes des inondations en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso, qui a été touché le 1er septembre 2009, bénéficiera d’au moins 2 millions d’euros ( environ un milliard 300 millions de FCFA), selon le représentant de l’Union européenne au Burkina, Amos Tincani, qui a animé une conférence le jeudi 10 septembre dernier à Ouagadougou. La somme ainsi allouée, à travers son service d’aide humanitaire, sera consacrée à l’achat de nourriture, de médicaments, de produits de première nécessité dont des moustiquaires ainsi qu’à des programmes de relance du maraîchage. Pour toutes ces actions, le service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) travaillera en étroite collaboration avec les agences des Nations Unies comme la FAO, l’OMS, l’UNICEF, le PAM ou des ONG comme la Croix-Rouge.

Le Pays

vendredi, 21 août 2009

POT-POURRI

* Zoundwéogo : des bâtons dans les roues d’une association ?

Si l’on se fie à la genèse de l’affaire parvenue à notre rédaction, cela fait une année que l’Association "Lagemtaaba" de la jeunesse de Guéré (ALJG), dans la province du Zoundwéogo (région du Centre-Sud), a du mal à faire correctement son travail. Et cela, selon toujours la genèse de l’affaire, par la faute d’un parti qui mettrait des bâtons dans les roues de cette association créée en novembre 1995 et présidée par Bayouré René Ouédraogo. Cet empêchement de fonctionner s’est traduit par le départ des partenaires français de l’association, la fermeture, le 9 août 2008, du Centre de solidarité internationale et de métiers qui est en même temps le siège de l’ALJG. Pour ne pas avoir à se tourner les pouces avec ce chômage forcé, l’association a fait ouvrir les portes en présence d’un huissier et porté plainte contre 18 personnes dont le maire de Guiba. Selon toujours la genèse, les agissements contre l’association seraient en fait des représailles contre le président pour son refus de s’allier à un parti politique. Une année après ces événements, les membres se sont retrouvés à Guéré-Goghin et ont pris ce qu’ils appellent des « sanctions morales contre le parti en question au Zoundwéogo ». Il s’agit entre autres de poursuites judiciaires, de demandes d’affectations hors de la région du Centre-Sud et de demandes de sanctions électorales contre 17 personnes désignées comme celles qui s’en prennent à l’association. Les agissements reprochés à ces personnes sont "attaque politique contre une association apolitique humanitaire et de développement durable pour régler des comptes politiques", "délit de voie de fait", etc.

* Yako : un atelier de création artistique est né

L’Association "Nug Tuuma", présidée par Hamidou Rabdo, a organisé du 12 au 15 août 2009, un atelier de création artistique à Yako. Mettre en place un plateau d’expression artistique local, valoriser le savoir plastique de la province du Passoré, tels sont les objectifs visés par cette activité qui a regroupé sept artistes s’exerçant dans le batik, la peinture et la maroquinerie. 28 oeuvres ont ainsi été produites sous les arbres de l’école Yako mixte. Ces oeuvres seront exposées dans une vitrine de la place et les ventes seront réparties entre la structure et les artistes créateurs. L’atelier a permis aux visiteurs d’apprécier le potentiel artistique dont dispose l’expertise locale.

* Cinquantenaire de l’école de Bissiga : première AG du comité d’organisation

L’école primaire publique de Bissiga, commune de Zitenga, province de l’Oubritenga, aura bientôt 50 ans. Tous ceux et toutes celles qui sont passés par cette école tiennent à marquer d’une pierre blanche cet anniversaire qui se profile à l’horizon. Pour ce faire, un comité d’organisation a été mis en place pour préparer ce cinquantenaire qui donnera lieu à des activités commémoratives. Ce comité tient sa toute première assemblée générale ce samedi 22 août à partir de 15h à la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou. Il s’agira, pour les anciens élèves et les ressortissants du village et des environs, de mettre les petits plats dans les grands pour réussir l’événement.

* Ouahigouya : Tass- Tass fait parler son coeur

Des personnes démunies du secteur 13 de Ouahigouya ont bénéficié d’un don de vivres le 15 juillet 2009. L’oeuvre est de Tasséré Sawadogo dit Tass-Tass, coordonnateur des organisations de la société civile du Nord, résident dudit secteur. Ce sont au total 5 sacs de 100 kilogrammes de mil qui ont été distribués . Les bénéficiaires, au nombre d’une soixantaine, sont repartis chacun avec une demi-tine. Le donateur dit avoir profité de la dotation gouvernementale à prix social pour venir en aide aux personnes démunies en cette période de soudure. Il a, en outre, déploré la faible quantité mise à la disposition des villages et secteurs.

* Hauts-Bassins : la misère des producteurs de coton

Un groupe de producteurs de coton des Hauts-Bassins se plaint dans cet écrit, des retards accusés par la SOFITEX dans le paiement de sommes dues aux producteurs

"La campagne agricole a démarré cette année avec, malheureusement, une installation tardive et capricieuse des pluies dont l’irrégularité dans le temps et dans l’espace inquiète plus d’un au Burkina. Cela suscite, sans doute, des inquiétudes majeures pour l’ensemble des Burkinabè et du monde paysan en particulier, du fait que l’avenir de nos greniers est plus que jamais hypothéqué. L’avenir de nos ventres aussi ! (...) En effet, malgré la fin de la campagne cotonnière 2008, la SOFITEX (en dépit des tapages médiatiques d’une gestion maîtrisée) demeure toujours redevable d’environ 1 milliard 500 millions de F CFA aux producteurs de la région des Hauts-Bassins. (...) Cet important retard de paiement de ce que nos vaillants paysans acquièrent dans la sueur et le sang, engendre, de nos jours, et dans certains cas, plus de difficultés que même la rareté constatée des pluies. En effet, c’est l’argent du coton qui permet aux braves paysans d’entamer la campagne suivante avec plus de sérénité, en équipements. Par ailleurs, ces mêmes revenus leur permettent de traverser la période de soudure (qui, de surcroît, englobe une grande partie des labours et des semis) sans grandes difficultés. Le plus grave dans tout ça, c’est le silence de l’Union nationale des producteurs de coton."

* Des odeurs qui indisposent à proximité du pont de Baskuy

Sur la route de Tampouy, entre les feux tricolores et le pont de Baskuy, des odeurs nauséabondes indisposent les passants. Leurs origines font l’objet de polémique. D’une part, selon des vendeuses de légumes et de fruits aux abords de l’Avenue du Yatenga, ces odeurs proviennent des vendeurs de poisson. Ceux-ci, à la demande de certains clients, nettoient sur place le poisson dont ils enlèvent les écailles et les entrailles qu’ils jettent en bordure de route et à proximité du marché. Alors, les odeurs pestilentielles partent de là et vont à l’assaut des narines des usagers, qui sont obligés de faire du "laisse-guidon" pour pouvoir à la fois se pincer le nez et circuler. Certains ’’brûlent’’ même le feu tricolore d’à-côté sans s’en rendre compte ! De plus, les immondices et les ordures diverses qui pourrissent à la faveur de l’humidité, peuvent être transportées par les eaux de ruissellement à l’intérieur du marché et affecter les aliments. Ce qui peut amener les populations à élire domicile à l’hôpital ! D’autre part, pour certains passants, les mauvaises odeurs proviendraient du parfum d’un gueux qui a élu domicile à côté du marché et qui traîne avec lui des haillons mouillés par la pluie. En tout cas, quelles que soient leurs sources, ces odeurs mènent la vie dure aux riverains. Les autorités en charge de la santé des populations sont interpellées.

* Un dépotoir malodorant derrière le Musée national

A l’entrée ouest du dépositaire de notre culture, c’est-à-dire le Musée national, il y a un dépotoir dont l’odeur fait pousser des "hum hum" à tous ceux qui passent par là-bas. L’odeur est si forte qu’un cochon se boucherait le groin. Et fait encore plus grave, l’entrée principale, en face du Boulevard Charles de Gaulle, est fermée, ne laissant d’autre entrée que la porte ouest, qui est "parfumée" par le dépotoir en question. Qui pis est, le dispensaire du Juvenat fille fait juste dos à cette "eau de cologne" à la fragrance de pourriture.

* Les "Universités des jeunes du CIE" à l’assaut de tous les défis

Une rencontre, dénommée "Universités des jeunes du CIE" (Centre international d’évangélisation), est organisée du 19 au 22 août par le Mouvement des jeunes dudit Centre. C’est une rencontre de jeunes, organisée par des jeunes et pour des jeunes, même si leur parrain, Tertius Zongo, n’est pas de la première jeunesse ! Mais c’est de bonne guerre. Nos ancêtres ne disaient-ils pas qu’un vieillard couché voit plus loin qu’un jeune juché sur la plus haute montagne du monde ? Même si de nos jours cette belle maxime s’érode de plus en plus... Bref, pendant ces quatre jours, ces jeunes, emplis de la grâce du Seigneur, vont se lever, se donner la main et relever tous les défis qui se présenteront à eux. C’est d’ailleurs le thème qu’ils ont donné à cette heureuse et pieuse retrouvaille, "le monde n’attend plus que toi, lève-toi et relève le défi."

* Association patronale d’hôteliers et de restaurateurs : l’heure du bilan

L’Association patronale d’hôteliers et de restaurateurs du Burkina (APHRB) invite ses membres à une assemblée générale ordinaire le samedi 22 août 2009. Le bilan de la première année sera fait. Dès 10h à l’hôtel Laïco, à Ouaga 2000, après le discours du président et, bien entendu, une pause où on ne prendra pas que du café, les travaux vont commencer. Le président national, Pierre Zoungrana, présentera son programme. Et enfin de 14 h à 14h 30, la rencontre se terminera par la présentation, l’examen et l’adoption du rapport général de l’Assemblée générale.

* Groupe parlementaire CDP : bientôt les deuxièmes journées parlementaires

On se rappelle que du 27 au 28 février 2009 à Kaya, les députés du Groupe parlementaire du parti au pouvoir ont tenu leurs premières palabres sur "la question agraire et foncière au Burkina Faso dans le contexte de la crise alimentaire." Pour les deuxièmes palabres, c’est à Bobo Dioulasso qu’ils iront les tenir. Et là, les parlementaires se tortureront les méninges autour du thème "rôle du Groupe parlementaire dans l’animation du parti et de la vie politique." Bien entendu, cette animation ne sera pas comme celle des DJ, au risque de transformer le giga parti en giga boîte de nuit ! Bon, on prévient tous les participants que le départ est prévu pour le 23 septembre à 6h 30 mn à la porte de l’Assemblée nationale. Comme pour dire que ceux qui accuseront un grand retard ne seront pas attendus et qu’ils iront selon leurs propres moyens, à dos d’âne s’il le faut ! En tout cas, il n’y a pas plus prévoyant que le président du Groupe, l’honorable Mahama Sawadogo.

* Un "pugsan-daaga" pour les femmes de Pabré

En tant que coordinatrice des femmes de Pabré, Benjamine Doamba ne pouvait qu’organiser une manifestation où ce ne sont que les femmes qui seront à l’honneur. Alors, au lieu d’un "dasan-daaga" ( marché des hommes) c’est un marché de femmes (pugsan-daaga) qui battra son plein le dimanche 23 août au marché de Pabré Centre. Malheureusement, on n’a pas pu trouver un mot feminin pour remplacer le "parrainage" de Khadi Ouédraogo, directrice commerciale de la société immobilière Azimmo ! N’empêche, la fête sera belle et la somptieuse moitié du ciel, sous ses belles parures, dansera gracieusement au son des voix mélodieuses de valeureux et talentueux artistes en vogue. Bien entendu, les brochettes, les fraîches boissons, les enveloppes surprises, les jeux de hasard et même une élection miss seront au rendez-vous. Seulement, c’est qu’au-dessus de toutes ces femmes, le patron n’est autre que Anatole Désiré Doamba, le maire de la commune de Pabré ! Ah les femmes ! Elles ne peuvent pas se passer des hommes !

* Ouahigouya : les cambrioleurs refont surface

Après quelques mois de silence, les cambrioleurs refont surface au secteur 1 de Ouahigouya. Les habitants dudit secteur dorment dans l’inquiétude. Les cambriolages se font de jour comme de nuit. Rien que la semaine passée, plusieurs habitants ont reçu la visite de ces malfrats. Selon des victimes, ces cambrioleurs coupent les persiennes des fenêtres pour s’introduire dans les maisons aux heures de service. Une fois à l’intérieur, ils s’accaparent de tout ce qu’ils veulent avant de forcer la porte pour sortir. D’autres endorment les victimes avec des gaz avant de forcer les portes. Les biens sur lesquels ils jettent leur dévolu sont, entre autres, les téléphones portables, les télévisions, les appareils de musique, les bouteilles de gaz et même les animaux domestiques. On se rappelle que l’an dernier, une bande de jeunes utilisait ces mêmes méthodes pour voler des gens dans le même secteur. Le cerveau de la bande avait été arrêté avant d’être transféré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouahigouya (MACO). Ces cambriolages se font également dans les secteurs 13 et 10, plus particulièrement dans les nouvelles constructions.

vendredi, 14 août 2009

POT-POURRI

* Distribution de semences améliorées : les Hauts-Bassins oubliés ?

En vue de permettre une plus grande production céréalière au Burkina, le gouvernement a entrepris la distribution de semences améliorées aux agriculteurs. Malheureusement, les difficultés d’accès à ces semences sont si énormes qu’il est presque impossible pour les paysans de s’en procurer. C’est ainsi que des paysans de la région des Hauts- Bassins sont indignés par le fait qu’à chaque campagne agricole, l’on parle de distribution de semences améliorées, alors qu’à leur niveau, ils n’en voient jamais aucune trace. Que se passe-t-il ? Les Hauts-Bassins, cette région qui est considérée comme étant l’un des greniers du Burkina, ne devrait pas être marginalisée dans la distribution des semences améliorées.

* Yako : les produits pharmaceutiques inaccessibles la nuit

L’unique pharmacie et les six dépôts de Yako, dans leur fonctionnement, ne font plus l’unanimité au sein de l’opinion locale. Et pour cause, le système de garde même s’il existe, est totalement défaillant. Plusieurs témoignages font état de la fermeture inopinée des boutiques de produits médicaux à partir d’une certaine heure de la nuit. Un jeune du secteur 4 en a fait les frais dans la nuit du lundi 10 août au cours de laquelle il a constaté que les points de vente étaient clos dès 22h30. "Avec ordonnance en main, je me suis résolu à réveiller qui de droit à domicile, avec tout le retard qui sied et qui ne favorise pas la limitation de l’agonie de mon malade", a-t-il clamé. Le problème est devenu récurrent depuis des mois. Les plaintes sont légion et l’heure semble venue de mettre fin à cette situation malheureuse qui a suffisamment fait de victimes collatérales.

* Yako : l’ASERP en camp vacances

L’Association des scolaires et étudiants ressortissants du Passoré (ASERP) a organisé un camp vacances à Yako du 5 au 9 août dernier. Reboisement, conférence sur l’écocitoyennété, kermesse, match de football, soirée dansante, ont été les principales activités menées par ces jeunes qui sont restés un peu discrets tout au long de leur séjour. Innocent N. Zaba, SG du MEBA, Désiré Komboïgo de CAFEC-KA et Filippe Savadogo, ministre de la Communication, du tourisme et de la culture, porte-parole du gouvernement, tous natifs du Passoré, ont parrainé les diverses activités de ces futurs bâtisseurs de la province.

* MEBA : l’illustrateur des livres n’est plus

La triste nouvelle est tombée dans la matinée du lundi 3 août 2009 vers 9 h. C’est des suites d’une courte maladie que Mahama Dramé a rendu l’âme à l’hôpital Yalgado Ouédraogo. Le regretté s’est investi à travers ses dessins et illustrations dans les livres de lecture "Lire au Burkina" en usage dans nos écoles primaires. Il a contribué de son vivant à l’élaboration d’un dictionnaire appelé le Dictionnaire visuel africain (DVA) qui, grâce à des dessins d’illustration, permet aux élèves d’enrichir facilement leur vocabulaire, ceci en saisissant rapidement le sens des mots à l’aide des images. Le disparu était en service à la Direction générale du Centre de recherche des innovations en éducation et de la formation (DGCRIEF), ex-IPB du MEBA.

* MEBA : des encadreurs pédagogiques attendent toujours leurs diplômes

Depuis juillet 2002, date de la fin de leur formation, les Instituteurs principaux (IP), les Conseillers pédagogiques itinérants (CPI), les Inspecteurs de l’enseignement du premier degré (IEPD) promotion 2000-2002, du MEBA, attendent toujours leurs diplômes. En effet, avant cette promotion, ces encadreurs étaient formés par le MEBA à travers l’ex-Ecole des cadres et de contrôle d’animation pédagogique (ECAP). C’est à partir de 2000 que le MESSRS a pris le relais dans la formation de ces encadreurs pédagogiques du MEBA. Mais ces derniers, à la fin de leur formation, et en lieu et place des diplômes que leur décernait le MEBA, ont eu droit à des attestations. Odile Bonkoungou et Joseph Paré, respectivement responsables du MEBA et du MESSRS, sont donc interpellés pour trouver une issue à cet état de fait qui inquiète cette promotion

* Toma : des rendez-vous sportifs

Ce 15 août, fête de l’Assomption, la ville de Toma va vivre deux manifestations sportives. En effet, le député Dieudonné Maurice Bonanet a choisi ce jour-là pour faire disputer la finale de la coupe CODEN en football. Dans la matinée, deux courses cyclistes (masculine et féminine) auront lieu avant la remise de vivres au centre médical de Toma. C’est dans l’après-midi, à 15h30mn, que la grande finale en football sera disputée sous le cooparrainage du chef de canton de Toma et du Larlé Naaba Tigré. Le match de lever de rideau opposera les vieux Samo et les vieux Moose. Qui sera l’esclave de qui ce soir-là ?

* Club CENSAD : 2010 en ligne de mire

Ceci est une analyse du club CEN-SAD relative à l’élection présidentielle de 2010 et la loi sur le vote des Burkinabè de l’étranger

"2010 est une année électorale au Burkina Faso. En effet, des candidats au scrutin présidentiel vont solliciter le suffrage des millions d’électeurs pour présider aux destinées de notre chère patrie. La maturité de nos leaders politiques nous autorise à l’optimisme quant au bon déroulement de l’échéance, et nous promet une belle bataille électorale dans le respect de la Constitution et du Code électoral. C’est l’occasion d’appeler les uns et les autres au sens de responsabilité, à la conscience citoyenne et patriotique dont ils ont toujours fait montre afin que la réputation de stabilité du Burkina soit préservée dans l’intérêt de tous. Nous devons nous départir des discours qui divisent et qui menacent la cohésion sociale.

Le fait marquant pour ces élections est le vote des Burkinabè de l’étranger. La loi qui a été adoptée concerne 5 à 6 millions de Burkinabè de la diaspora répartis dans 33 Etats à travers le monde, car la loi stipule que seuls les Etats qui abritent une ambassade ou un consulat général organiseront les élections. Cette loi vient renforcer notre processus démocratique. "Construire un Burkina prospère et démocratique avec tous les Burkinabè" est le but de cette loi.

Il appartient aux partis politiques, à la société civile, aux partenaires au développement du Burkina, d’oeuvrer pour une application efficace de cette loi. Nous profitons féliciter et saluer le dynamisme de la CENI qui a engagé des concertations fructueuses et constructives avec toutes les composantes du processus électoral autour de la question. Il ne fait aucun doute que la CENI prendra toutes les dispositions nécessaires, comme elle l’a toujours fait, pour relever ce nouveau défi et organiser un scrutin transparent avec le concours de tous. Le Burkina Faso est notre patrie à nous tous. C’est ensemble que nous la construirons."

* Une course cycliste féminine à Nonsin

Les associations Zahoud’art et Venac’foot organisent "Waria Tour" le dimanche 16 août, à partir de 8h30, à l’école Nongomikma, secteur 19 Nonsin de Ouagadougou. "Waria Tour" est une course cycliste réservée aux femmes et a pour but de valoriser le sport féminin. A cette occasion, le public pourra mesurer le courage et la combativité des femmes burkinabè.

* Télévision catholique TV Maria : la cérémonie de bénédiction le 15 août

Le 15 août 2009, fête de l’Assomption de la Vierge Marie, l’Archevêque de Ouagadougou, Monseigneur Philippe Ouédraogo, procédera, à 16h, à la bénédiction des locaux et du matériel de la Télévision catholique TV Maria, dans la cours de la Cathédrale qui abrite déjà la radio catholique Ave Maria. A partir de cette date, la nouvelle chaîne audiovisuelle confessionnelle émettra régulièrement de 18h à 21h jusqu’au 8 décembre, avant de passer à 6 heures d’émissions quotidiennes avec des rubriques originales et variées.

* Caravane du Toscin : départ pour le Ghana ce 14 août

Comme chaque année, le Tocsin, association humanitaire qui oeuvre depuis 2000 pour l’intégration des peuples et pour la défense des Burkinabè de la diaspora, organise une caravane. Pour cette année 2009, la caravane prendra la direction du Ghana. Au programme, il est prévu une visite des villes de Kumasi et d’Accra. La cérémonie de départ aura lieu le vendredi 14 août 2009 à 9 h 00 devant le siège du Tocsin à Ouagadougou, sis dans l’espace ZACA, à 500 m de Pacific Hôtel.

* Région du Nord : l’ADF/RDA à bâtons rompus avec les couches socio-professionnelles

Au parti de l’éléphant, l’ADF/RDA, on semble ne pas connaître les vacances. Alors que beaucoup se sont mis volontairement sur répondeur ces temps-ci pour pouvoir se reposer, on carbure toujours à l’ADF/RDA. La preuve, le président de ce parti, Me Gilbert Noël Ouédraogo, actuellement à Ouahigouya dans la province du Yatenga, aura, en principe, une rencontre ce 14 août à partir de 9h avec des couches socio-professionnelles de la région du Nord. Il s’agit des femmes, des jeunes, des cadres, des opérateurs économiques et des anciens du parti. Les échanges à bâtons rompus, qui interviennent après l’université d’été du parti au début du mois à Bobo, vont porter sur la campagne agricole, le fonctionnement des structures du parti, la situation politique nationale marquée actuellement par les débats sur les propositions de réforme institutionnelle de Salif Diallo et les velléités de révision de la Constitution.

* Santé maternelle et néonatale : un prix en journalisme et en théâtre lancé

Un cadre de récompense des oeuvres écrites et théâtrales de promotion de la santé de la mère et de l’enfant vient de voir le jour. Il s’agit du Prix GREFSaD-Wellcome Trust en santé maternelle et néonatale. Il est institué par le projet Groupe de recherche, d’expertise et de formation en santé pour le développement (GREFSaD) à l’attention des journalistes burkinabè de la presse écrite et audiovisuelle, notamment la radio, et de ceux qui font du théâtre. Le prix a été officiellement lancé le 5 août dernier sous le thème « Accès équitable à des soins de qualité » et les oeuvres sont attendues jusqu’au 31 décembre prochain. Les oeuvres en question sont des enquêtes, des reportages (en presse écrite), des magazines et des grands reportages (en radio). En théâtre, il s’agit essentiellement de pièces se rapportant bien sûr à la thématique de la santé maternelle et néonatale. Le règlement intérieur du prix peut être consulté – et éventuellement téléchargé - sur le site internet du GREFSaD (www.grefsad.org). Les objectifs poursuivis par le prix sont de promouvoir la santé maternelle et néonatale ; créer une mobilisation et une participation à la dissémination des meilleures pratiques en santé maternelle et néonatale ; aider à une sensibilisation de toute la communauté pour une prise de conscience réelle et pour des actions à tous les niveaux du système de santé.

* Région du Centre-Est : première session du Conseil consultatif

Le Conseil consultatif régional pour le développement (CCRD) de la région du Centre-Est a tenu sa première session de 2009 le 3 août dernier, à Tenkodogo. Il a été question au cours des travaux présidés par le gouverneur, Siméon Sawadogo, du programme d’activités 2009, de la campagne agricole 2009-2010, de la loi sur le foncier rural, du financement des projets des communes de la région.

* B urkina : hausse des licenciements en mai-juin

Le Bulletin des statistiques du travail de la sécurité sociale publié par le ministère de tutelle est paru. Dans le numéro de juillet, on peut lire des informations concernant des notifications de licenciements reçues par les Directions régionales du travail et de la sécurité sociale (DRTSS)

"Les notifications des licenciements reçues par les DRTSS ont nettement augmenté de 41,1%, passant de 375 en mars-avril à 529 en mai-juin. La tendance à la baisse, observée entre janvier-février et mars-avril, n’a donc pas persisté et s’est plutôt retournée de façon forte. L’évolution des notifications des licenciements aux DRTSS entre les périodes mars-avril et mai-juin en fonction du sexe des personnes concernées a été très inégale. On a noté que l’augmentation des notifications des licenciements concernant les femmes a été un peu plus du double de celle des hommes. Les réductions d’emplois que cela traduit ont donc relativement plus touché les femmes même si ces dernières sont en termes absolus moins nombreuses. En plus de l’inégalité d’accès au marché de l’emploi formel dont elles sont victimes, les femmes sont, comparativement aux hommes, en situation de précarité. Les notifications des licenciements en mai-juin ont concerné diversement les régions. On note une évolution favorable dans la région des Hauts Bassins avec une baisse considérable par rapport à mars-avril. L’évolution est défavorable dans la région du Centre qui a enregistré une augmentation de 18,3% des notifications des licenciements en mai-juin par rapport à mars-avril. Cette augmentation, apparemment contenue, concerne, en raison du poids économique de cette région, un nombre important de notifications, soit plus de 30% du chiffre national. L’évolution est enfin très défavorable dans les régions du Centre-Ouest, du Sahel et de l’Est. Ces régions, qui n’avaient enregistré que très peu ou même pas du tout de notifications de licenciements en mars-avril, ont vu leur nombre exploser en mai-juin."

Une tonne de riz d’un musulman à l’Eglise catholique

On se le rappelle, l’archevêque de Ouagadougou, Mgr Philippe Ouédraogo, avait lancé un appel en faveur des détenus de la MACO. Son appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Après le relais fait par la presse, ils ont été nombreux à être sensibles à l’interpellation de l’homme d’Eglise. Nombreux sont ceux qui ont fait un geste qui fera l’objet d’un communiqué que l’archevêque serait en train de préparer. Parmi les généreux donateurs, figure un musulman qui a offert une tonne de riz à l’archevêque de Ouagadougou qui a été séduit et touché par ce geste fort de sens.

 

Source: Le pays.bf

vendredi, 31 juillet 2009

POT-POURRI

Politique : l’ADF/RDA en université d’été

Le week-end qui s’annonce et le début de la semaine suivante seront studieux pour l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA). En effet, le parti de l’éléphant a choisi les dates des 1er, 2 et 3 août 2009 pour organiser la 2e édition de son université d’été à Bobo Dioulasso. Le thème choisi pour ce rassemblement des sages, des cadres et de la jeunesse estudiantine du parti est "Jeunesse, engagement politique et lutte contre la pauvreté". La rencontre va donner lieu à des communications qui serviront de base aux discussions. Celles-ci vont porter, entre autres thématiques, sur "Le combat politique : conseils et encouragements à la jeunesse du parti par un homme d’expérience", "Structuration et orientation politique, réformes politiques, vision du parti et préoccupations des jeunes de l’ADF/RDA", "La participation citoyenne et politique des jeunes", etc. Au nombre des animateurs des communications, il y a Gérard Kango Ouédraogo, président d’honneur à vie du parti ; son fils et président du parti, Gilbert Noël Ouédraogo ; l’enseignant-chercheur en éducation Zakaria Tiemtoré, etc.

La fête du Trône célébrée à Ouagadougou

Le roi Mohamed VI du Maroc a accédé au trône le 23 juillet 1999. Voilà donc dix ans qu’il règne sur le Maroc. Comme à chaque anniversaire de son intronisation, l’ambassade du Maroc au Burkina organise une réception pour commémorer l’événement. Cette année, ce sera le 30 juillet, à la résidence de l’ambassadeur Ali Hmaoui. En général, le bilan de Mohamed VI est jugé satisfaisant sur le plan de la modernisation du royaume. Selon "La Tribune" du 23 juillet 2009, le souverain chérifien a réussi, en dix ans, à doubler la richesse nationale. "Mais le bilan social reste limité", nuance le quotidien économique français.

Congrès mondial de l’UCIP : l’UCAP-Burkina s’active

En vue de maintenir le rythme déjà enclenché dans les préparatifs du Congrès mondial des commuicateurs catholiques que le Burkina accueillera du 12 au 19 septembre 2010, l’UCAP-Burkina bat le rappel de ses troupes demain samedi 1er août 2009 à partir de 9h au siège du Comité d’organisation (ex-siège du CES). Le pari est de relever le défi de ce grand événement qui se tiendra pour la première fois en Afrique.

Kaya : une femme retrouvée égorgée

Une femme d’une trentaine d’années a été retrouvée morte, la gorge tranchée, dans une zone nouvellement lotie, au secteur 4 de Kaya. Selon des indices constatés sur le corps de la pauvre dame, celle-ci a dû être ligotée aux pieds par son agresseur avant d’être poignardée et égorgée à mort. C’était au petit matin du 30 juin 2009. Des informations recueillies sur ce drame indiquent que cette femme habitait le secteur 5 en zone non lotie avec sa belle soeur. Une enquête est ouverte sur ce crime par la police qui compte beaucoup plus sur la collaboration de la population aux fins de démasquer le ou les auteurs de cet acte crapuleux.

Un match controversé

Le match de football comptant pour la deuxième division s’est joué le 27 juin sur le terrain de Fada N’Gourma. Pour cause de pluie, cette rencontre entre le Sanmatenga football club (Sanmatenga FC) et l’équipe de Fada ne s’est pas déroulée comme l’auraient souhaité les supporters et les joueurs du Sanmatenga. En effet, l’eau qui avait envahi le terrain ce jour-là, l’a rendu impraticable et le jeu était très difficile. A Kaya, on se demande pourquoi ce match qui a été joué dans la boue n’a pas été reporté à une autre date.

Ouaga - Bobo : 3 km de bouchon

L’axe Bobo - Ouaga fermé à la circulation pendant des heures. L’incident a eu lieu dans la nuit du lundi 20 juillet. Un camion transportant des balles de coton à destination de Bobo a bloqué la voie de la nationale 1 du lundi à partir de 21 h au mardi à 14 h. Le moteur du camion a cédé sur la petite côte après le poste de police. Le chauffeur a dû manoeuvrer pour ne pas se renverser dans le ravin situé de chaque côté de la voie. Dans sa position, aucun véhicule ne pouvait passer dans les deux sens. Finalement, c’est vers 14 h que le camion a été dégagé. Mais les usagers de la route ne décolèrent pas. Ils se posent la question de savoir comment sur une route aussi stratégique que celle de Ouaga - Bobo, on ait mis autant de temps pour intervenir. Ce jour-là, on a pu observer un bouchon de près de 3 km venant de Bobo. Inutile de revenir sur les rendez-vous manqués et les reports de voyage.

Université de Koudougou : plus de 15 zéros attribués aux étudiants

Les étudiants de l’Université de Koudougou (UK) ont organisé un meeting le mercredi 29 juillet 2009 devant la présidence de l’UK. L’objectif était d’amener l’administration universitaire à se pencher sérieusement sur leur plate-forme revendicative, en particulier l’annulation des zéros et la programmation des devoirs boycottés pour fait de grève. En effet, on dénombre actuellement plus de 15 zéros attribués aux étudiants de l’UK notamment ceux de l’UFR SEG suite à des devoirs boycottés pour fait grève. Mais ce nombre élevé des zéros n’effraie pas les étudiants car ils se disent toujours déterminés à poursuivre la lutte jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause notamment la satisfaction de leur plate-forme revendicative axée sur 7 points dont l’abrogation du texte qui a permis à l’administration d’attribuer un zéro collectif aux étudiants de l’UFR SEG. Malgré la décision du conseil de formation et de la vie universitaire de maintenir les zéros attribués, les étudiants n’ont pas changé leur fusil d’épaule et continuent avec les mouvements de grève, à l’image du meeting du mercredi 28 juillet 2009. Selon le délégué général de la corporation de l’Association nationale des étudiants burkinabé (ANEB) de l’UFR SEG, Marie Donald U. Bado, tant que l’administration ne reviendra pas sur les notes de zéro, les mouvements de grève ne s’arrêteront pas. A l’en croire, une grève de 72 heures allant du 30 juillet au 1er août 2009 sera observée par l’ensemble des étudiants. Au cours du meeting, les étudiants ont détecté un agent de sécurité en leur sein.

Atelier vacances, musique : l’épilogue

La 5e édition de l’Atelier vacances musique (AVM), activités socio-éducatives entrant dans le cadre de l’éveil artistique et musical des adolescents qui a débuté le 6 juillet passé connaîtra son épilogue le 31 juillet prochain par la présentation du travail réalisé par les apprenants à travers une production scénique devant leurs parents dans la salle de spectacle du jardin de la musique Reemdoogo à partir de 16h00. En rappel, au programme de cet atelier, il y a eu :
- l’apprentissage des instruments de musique moderne et traditionnelle tels que le piano, la batterie, la guitare, le kundé ;
- l’entrée en musique : participer ou "intégrer" pour la première fois un groupe de musique ;
- le chant : comment apprendre à chanter, initiation à la technique vocale ;
- les premières productions : apprendre à structurer et à réaliser un premier enregistrement, une première scène (méthode et techniques).

BLOC-NOTES
- Le président du Faso accorde ce matin une audience au nouvel archevêque de Ouagadougou, Mgr Philippe Ouédraogo.

- Une conférence de presse sur le lotissement du village de Zongo sera donnée ce 31 juillet par le maire de l’arrondissement de Boulmiougou.