vendredi, 23 octobre 2009
La tournée de Bernard Kouchner réduite au Liban
Par RFI. Article publié le 23/10/2009
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a reporté « pour des problèmes d'organisation » une visite cette semaine en Syrie, en Israël et dans les Territoires palestiniens, ne gardant qu'un déplacement au Liban ce vendredi. Le chef de la diplomatie française s'inquiète du retard pris dans la formation d'un cabinet à Beyrouth.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, au Liban, le 23 octobre 2009.
(Photo : Reuters)
Avec notre envoyé spécial, Nicolas Falez
La France a débloqué deux millions d’euros pour rénover l’hôpital al-Qods de Gaza. Bernard Kouchner voulait donc se rendre sur place, en cette fin de semaine ; mais la visite a été reportée pour cause de réticence israélienne. L’Etat hébreu aurait notamment préféré que la France vote contre le rapport Goldstone au lieu de s’abstenir, la semaine dernière, à la commission des droits de l’homme de l’ONU.
L’autre étape annulée, c’est celle de Damas. Parmi les raisons de cette annulation, Bernard Kouchner évoque entre autres, la récente arrestation du dissident syrien, Haissam Maleh :
« J’ai pensé, explique le ministre des Affaires étrangères, que l’arrestation du grand combattant des droits de l’homme syrien, il y a quelques jours, n’était pas très favorable à un dialogue constructif. Et puis, surtout, j’ai constaté que les Syriens ne voulaient pas signer l’accord de partenariat avec l’Union européenne, donc j’ai pensé que de toute façon, c’était mieux de se voir dans quelques jours ; ce que nous ferons. »
Reste donc le Liban, où le ministre français des Affaires Etrangères vient ce vendredi encourager la formation d’un gouvernement introuvable, après les législatives de juin, laissant entendre que davantage de retard pourrait avoir des répercussions négatives sur la sécurité du pays.
| « Le Liban a besoin d’un gouvernement » |
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samedi, 17 octobre 2009
Le rapport Goldstone adopté par le Conseil des droits de l'homme
Par RFI. Article publié le 17/10/2009
Il y a deux semaines, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies décidait de reporter de six mois son vote sur le rapport de la commission Goldstone. Ce report avait provoqué une tempête chez les Palestiniens, reprochant à leurs dirigeants d'avoir fait preuve de faiblesse. L'Autorité palestinienne avait alors fait volte-face et demandé au Conseil de soumettre au vote les conclusion du juge Goldstone à l'occasion d'une session extraordinaire de l'institution onusienne.
Sans surprise, le document a donc été approuvé ce vendredi. Sur les 47 membres du conseil, 25 ont voté pour l'adoption du document, 6 ont voté contre, 11 se sont abstenus et 5 (dont la France) n'ont pas pris part au vote.
Ce vote renvoie le rapport devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York et auprès de son secrétaire général Ban Ki-moon, qui devrait ensuite le transmettre au Conseil de sécurité.
Le rapport sur l'offensive de l'hiver dernier dans la Bande de Gaza demande aux deux parties, Israël et le Hamas, de mener des enquêtes indépendantes pour punir les responsables de crimes de guerre. En cas d'impossibilité d'enquêter dans les six mois, le rapport préconise la saisie du procureur de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité de l'ONU. Mais dans ce cas de figure, difficile d'imaginer un autre scénario que celui du veto américain...
Les réactions au Proche-Orient
avec notre correspondante à Jerusalem, Catherine Monnet
Le coup est rude pour Israël qui n'a eu de cesse d'essayer de torpiller le rapport Goldstone depuis sa publication. Aussi il a fallu un long moment, avant que le ministère israélien des Affaires étrangères ne diffuse un communiqué pour dénoncer une résolution « injuste » qui revient, d'après lui, à encourager « les organisations terroristes dans le monde entier » et à saper « la paix mondiale ». Un peu plus tôt, un autre communiqué, émanant cette fois du bureau du vice-Premier ministre, qualifiait le vote du Conseil des droits de l'Homme de « farce diplomatique » alors que l'Autorité palestinienne, au même moment, applaudissait la prestation et le vote du Conseil.
Pour le président Mahmoud Abbas, ce vote est même une bénédiction. Rarement depuis son accession au pouvoir, le chef de l'Autorité palestinienne, accusé d'avoir accepté dans un premier temps le report du vote de la résolution, n'avait suscité un telle vague de critiques, y compris dans son propre camp. Le vote de cette résolution va donc pouvoir mettre un terme au tollé général que le président Abbas avait lui-même soulevé dans les Territoires palestiniens avant de faire volte-face...
| et les réactions aux Etats-Unis |
| Avec notre correspondante, Donaig Le Du L’adoption du rapport Goldstone ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. L’administration Obama, dont les mauvais rapports avec le gouvernement israélien ne sont plus à démontrer, tente en effet en vain, depuis plusieurs mois, de relancer le processus de paix. La colère provoquée en Israël par le vote du Conseil des droits de l’homme des Nations unies ne va évidemment rien arranger. Les Etats-Unis ont voté contre, d’ailleurs, en qualifiant le texte de « déséquilibré » et d’« injuste » vis-à-vis d’Israël. Le porte-parole du département d’Etat a cru bon de préciser qu’il ne fallait pas confondre ce vote « non » avec une absence de préoccupation vis-à-vis des événements tragiques couverts par le rapport Goldstone. Il a affirmé aussi que l’adoption du rapport ne provoquait pas automatiquement, à son avis, une saisine du Conseil de sécurité. Les membres du Conseil sont libres de décider de l’ordre du jour, a-t-il précisé, en refusant toutefois de dire si oui ou non les Etats-Unis envisageaient d’opposer leur veto à la discussion du texte par le Conseil de sécurité. Pour Washington, ce n'est peut être pas le moment de se fâcher, aussi, avec les Palestiniens. |
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jeudi, 08 octobre 2009
Conseil de sécurité : pas de réunion sur le rapport Goldstone
Par RFI. Article publié le 08/10/2009
Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion
Richard Goldstone, responsable de la mission d'enquête de l'Onu sur l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
( Photo : Alex Catalan /Wikimedia.org )
L’affaire a tourné court. Au départ, la Libye, soutenue par le groupe arabe et les pays non alignés, réclamait une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, pour étudier le rapport Goldstone. L’enquête du juge sud-africain accuse Israël et les combattants palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre durant la guerre à Gaza. Il recommande au Conseil de sécurité de saisir la Cour pénale internationale, si les responsables ne sont pas punis.
Le rapport a commencé à être examiné par le Conseil des droits de l’homme de Genève, qui l’avait commandé. Pour la Libye, la gravité de l’affaire exigeait que le Conseil de sécurité s’en saisisse aussi. Mais les pays occidentaux, et notamment les Etats-Unis, estiment que le dossier doit rester à Genève. Ils se sont donc opposés à l’organisation d’une réunion extraordinaire.
En guise de consolation, ils ont accepté que la réunion mensuelle du Conseil de sécurité consacrée au Proche-Orient soit avancée d’une semaine. Elle se tiendra le 14 octobre, et sera l’occasion, pour les pays qui le souhaitent, de parler du rapport Goldstone, sans toutefois pouvoir espérer une quelconque résolution.
13:04 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport goldstone, onu, proche-orient
mercredi, 07 octobre 2009
Les inquiétudes d'un monde arabe pris en tenaille
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«Si le monde arabe se trouve pris entre le marteau et l'enclume (Israël et l'Iran, NDLR), il devra se chercher un bouclier ; et ce bouclier ne sera pas occidental.» C'est une mise en garde très explicite aux États-Unis et à l'Europe que vient de lancer le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, dans une allusion à peine voilée à la Chine et surtout à la Russie. Déjà préoccupés par la puissance nucléaire présumée d'Israël - qui n'a jamais reconnu posséder la bombe atomique -, les pays arabes sunnites, à commencer par l'Égypte, l'Arabie saoudite et les émirats du Golfe, manifestent une nervosité croissante face au programme nucléaire de l'Iran et aux ambitions d'hégémonie qu'ils prêtent à leur voisin chiite. Une crainte alimentée par la prise du pouvoir des chiites en Irak, ou le soutien de Téhéran au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien.
Illustration de cette inquiétude : la réunion régionale de l'instance internationale de non-prolifération nucléaire et de désarmement qui s'est tenue la semaine dernière au Caire. L'Égypte a profité de l'occasion pour rappeler qu'elle réclame la dénucléarisation du Proche-Orient depuis 1974, au lendemain de sa dernière guerre contre Israël. «Le moment est venu pour le Conseil de sécurité des Nations unies de promulguer une résolution contraignante interdisant l'utilisation des armes nucléaires contre les États non nucléarisés», a estimé l'égyptien Nabil Fahmy, membre du Conseil consultatif de l'instance chargée d'examiner l'avenir du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Les pays arabes sont très hostiles à une intervention militaire contre l'Iran, qui déstabiliserait davantage la région. Pour Ahmed Aboul Gheit, la solution au problème iranien passe donc par une prise de conscience des Occidentaux de la nécessité d'adopter une approche globale de la question nucléaire au Proche-Orient. «Bien que personne ne veuille l'évoquer, Israël est l'un des États de la région disposant des capacités nucléaires militaires. Si nous voulons vraiment traiter du nucléaire iranien, il faudra également parler du nucléaire israélien et des capacités de Tel-Aviv», a martelé le chef de la diplomatie égyptienne à l'issue d'un entretien avec son homologue polonais. «L'Iran n'est pas un pays ennemi de l'Égypte, mais accepter le nucléaire militaire iranien, c'est donner une légitimité aux capacités nucléaires israéliennes. Il faut convaincre Israël de renoncer à l'arme nucléaire pour que l'Iran renonce à ses efforts pour se procurer cette arme», a-t-il encore plaidé.
Programmes clandestins
Les pays arabes ne comptent pas attendre les bras croisés. Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn : l'un après l'autre, ils ont annoncé ou envisagé ces dernières années la relance de leurs propres programmes nucléaires civils, avec la bénédiction des États-Unis, de la France ou de la Russie, qui ont tous proposé leur expertise. D'autres, comme la Syrie, sont soupçonnés de mener des programmes clandestins, alors qu'une délégation américaine sillonne en ce moment la région pour tenter d'évaluer la diffusion de «connaissances nucléaires» nord-coréennes.
L'Égypte a été la première à franchir le pas en réactivant un programme lancé dans les années 1960, mais suspendu après l'accident de Tchernobyl, en 1986. Le Caire, qui dispose déjà de deux petits réacteurs expérimentaux, devrait prochainement lancer un appel d'offres pour la construction d'une première centrale. Le français Areva est sur les rangs, mais l'Égypte regarde de plus en plus vers la Russie, avec laquelle elle a signé fin 2007 un accord de coopération en matière de nucléaire civil. Le Caire lorgne aussi vers Moscou pour acheter des armes, malgré une aide américaine annuelle de 1,3 milliard de dollars (versée dans le cadre des accords de paix israélo-égyptiens de Camp David) qui conduisait jusqu'à présent l'Égypte à se fournir presque exclusivement auprès de Washington. De quoi éclairer les propos d'Ahmed Aboul Gheit, à l'heure où le monde arabe s'interroge sur ses alliances.
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10:27 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proche-orient, Égypte, arabie saoudite, émirats du golfe
mardi, 29 septembre 2009
Le rapport Goldstone présenté au Conseil des droits de l'homme
Par RFI. Article publié le 29/09/2009
C’est ce mardi que le rapport Goldstone sur Gaza est présenté officiellement devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. Ce même Conseil avait demandé une « mission d’établissement des faits » à Gaza suite à l’opération israélienne « Plomb durci » de décembre-janvier dernier. Le rapport a été rendu public il y a une quinzaine de jours. Richard Goldstone, le chef de la mission, en avait dévoilé les grands traits et ses recommandations, lors d’une conférence de presse à New York.
C’est ce mardi que la présentation officielle a lieu dans la salle plénière du Conseil des droits de l’homme, qui promet d’être bien remplie. Vers dix heures, le juge sud-africain Richard Goldstone et son équipe présenteront le rapport, puis ce sera au tour des délégations des différents pays de réagir.
Que dit ce rapport ? Selon les enquêteurs, il y aurait bien eu de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, des crimes de guerre et même dans certains cas des crimes contre l’humanité, côté israélien et côté Hamas ou d’autres groupes armés.
Le rapport recommande que, si dans les six mois qui viennent aucune enquête n’est lancée d’un côté par Israël et de l’autre par les autorités de Gaza, le Conseil de sécurité devrait se saisir du dossier, demander des enquêtes et même saisir la Cour pénale internationale.
A Genève, on attend bien sûr les réactions d’Israël qui a déjà dénoncé un rapport biaisé. On attend également la position de l’Union européenne qui, jusqu’à maintenant, ne semble pas avoir trouvé de consensus. Certains voudraient voter contre une résolution. D’autres, comme la France, pourraient s’abstenir. Mais on attend surtout la réaction des Etats-Unis qui, lors de cette douzième session, ont fait leur entrée officielle en tant que nouveau membre du Conseil des droits de l’homme.
Le déroulé de la journée :
Richard Goldstone présentera les conclusions de son rapport vers dix heures, ce mardi. Les délégations pourront réagir tout au long de la matinée. Puis vers quatorze heures, les quatre membres de l’équipe de la mission d’établissement des faits de Richard Goldstone donneront une conférence de presse. En fin d’après-midi, ce sera au tour de la Haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navanethem Pillay, de présenter son propre rapport sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés.
10:22 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, proche-orient, rapport goldstone, droits de l'homme
samedi, 26 septembre 2009
La politique de colonisation d'Israël s'invite aux Nations unies
Par rfi.fr. Article publié le 26/09/2009
L'arrêt des implantations juives dans les territoires occupés était au centre des interventions des présidents palestinien Mahmoud Abbas et libanais Michel Slimane et du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, devant l'Assemblée générale de l'ONU ce vendredi 25 septembre. Ils ont souhaité que la communauté internationale fasse pression sur Israël pour que cessent les extensions des colonies existantes et que des mesures contraignantes soient prises pour amener Israël à respecter ses obligations internationales afin de sauver le processus de paix au Proche-Orient.
Avec notre envoyée spéciale à New York, Anne Corpet
Amr Moussa, Secrétaire General de la Ligue arabe à New York, le 25 septembre 2009.
( Photo : Stan Honda/AFP )
« La poursuite de la politique de colonisation et la construction du mur de séparation anéantira toutes chances de relancer le processus de paix » a lancé le président de l’Autorité palestinienne devant l’assemblée générale de l’ONU.
Deux jours plus tôt, le président américain avait, à la même tribune, demandé une reprise sans condition des négociations. Les gestes de normalisation diplomatique espéré dans les couloirs de l’ONU sont quant à eux exclus par les pays arabes. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, est catégorique : « Israël a décidé de ne pas stopper la construction des colonies donc vous ne pouvez pas nous demander des concession parce que c’est une obligation d’arrêter la colonisation. Elle constitue une violation du droit international ; s’il y a une bonne volonté manifeste, un geste positif, un mouvement du gouvernement israélien alors il sera logique qu’il réclame la normalisation mais ils ne sont pas dans cette logique donc nous ne pouvons pas satisfaire cette demande »
«Une solution de paix nécessite une volonté politique »
A la tribune de l’ONU, ce vendredi 25 septembre, le président libanais a réclamé pour sa part que des mesures contraignantes soient prises pour amener Israël à respecter ses obligations internationales. « Une solution de paix nécessite une volonté politique » a déclaré Michel Slimane avant de constater « Une telle volonté n’existe pas chez la partie israélienne.»
10:22 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, onu, proche-orient
mardi, 22 septembre 2009
Obama, Netanyahu et Abbas… seulement pour la photo ?
Par Nicolas Falez(rfi.fr). Article publié le 21/09/2009
Le président américain Barack Obama, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.
(Montage : RFI)
Cette rencontre n'a pas été précédée par le geste fort qu'Américains et Palestiniens attendaient d'Israël, à savoir le gel de la colonisation. Certes Benyamin Netanyahu a fait des gestes : le terme « Etat palestinien » fait désormais partie de son vocabulaire et il devrait préciser prochainement les modalités d’un gel partiel de la colonisation. Gel partiel seulement... car Benyamin Netanyahu a tenu bon sur son idée de « croissance naturelle » des colonies israéliennes de Cisjordanie. « Certaines communautés (de Cisjordanie) sont devenues des villes entières, argumente le politologue israélien Emmanuel Navon, de l'Université de Tel Aviv, joint par RFI, on ne peut pas attendre de ces gens qu’ils renoncent à construire des jardins d’enfants ou des écoles ».
Une « ligne rouge » israélienne qui place en délicate posture les deux autres personnages de la « photo à trois » qui sera prise à New York, ce mardi. A commencer par le président palestinien Mahmoud Abbas, « il a avalé énormément de couleuvres au nom du processus de paix, explique le chercheur Karim Emile Bitar de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques, il estime n’avoir rien reçu en retour et son autorité est contestée par le Hamas ». Pour le dirigeant palestinien pas question donc d’accepter une relance des négociations en l’état.
Blocage
Embarras aussi du côté américain. En juin, le discours du Caire de Barack Obama avait suscité beaucoup d'espoir dans le monde arabo-musulman, notamment en vue d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Face au blocage, le président américain doit-il revoir ses objectifs à la baisse ? « Selon Barack Obama, Israël doit geler totalement la colonisation mais du côté palestinien et du côté arabe en général, il n’a aucune exigence, estime le politologue israélien Emmanuel Navon, alors que Barack Obama lui-même avait parlé de gestes arabes pour la normalisation et que cela n’a pas été traduit par des faits ». Interrogé par RFI, le chercheur Karim-Emile Bitar (IRIS) estime que le président américain a au moins sauvé sa « photo » avec les dirigeants israélien et palestinien « pour montrer qu’il reste déterminer à aller de l’avant. Mais on se demande si cette rencontre n’est pas le chant du cygne d’une ‘solution à deux Etats’, qui semble de plus en plus illusoire au fur et à mesure que le temps passe ».
14:00 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proche-orient, usa, barack obama, israël, benyamin netanyahu, palestine, mahmoud abbas
jeudi, 27 août 2009
Un groupe de «sages» internationaux en Israël et dans les Territoires
Article publié le 27/08/2009
L'archevêque Desmond Tutu (g) et l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, du groupe des « aînés », visitent le mémorial de l'Holocauste Yad Vashem à Jérusalem, le 25 août.
(Photo : Ammar Awad/Reuters)
Benjamin Netanyahu a rendez-vous, jeudi, avec la chancelière allemande Angela Merkel. C'est la deuxième et dernière étape de la tournée européenne du Premier ministre israélien. De leur côté, les « sages » sont en visite jusqu'à vendredi en Israël et dans les Territoires palestiniens. Cette délégation de dignitaires internationaux, parmi lesquels figurent Jimmy Carter et Desmond Tutu, va user de son expérience pour appuyer les efforts de paix dans la région.
Jimmy Carter, Mary Robinson ou encore l’ancien président brésilien Fernando Cardoso, pendant leur passage au Proche-Orient, les « aînés » ont porté le même message aux deux parties : « Il est encore temps de trouver un accord de paix (...) Les Israéliens sont en faveur de la solution de deux Etats. Nous disons, voilà l’opportunité. S’il vous plaît, prenez cette chance ».
L'archevêque sud-africain, Desmond Tutu, a évoqué la comparaison entre l’occupation israélienne et l’origine de l’apartheid, un mot qui n’est pas forcément au débat, a-t-il dit, même s’il voit des parallèles entre les deux situations. « Il y a des parallèles. Quand des gens sont expulsés de leur maison, cela me rappelle ce qui s’est passé chez nous. Mais la chose la plus importante est de ne pas perdre l’espoir ».
Gro Brundtland, Première ministre de la Norvège lors de la signature des accords d’Oslo, regrette, quant à elle, l’occasion manquée pour conclure la paix. « Ce qui a été signé, n’a jamais été appliqué. Si les accords d’Oslo avaient été poursuivis et appliqués, nous n’en serions sans doute pas là aujourd’hui ». Les « aînés » ne se rendront pas à Gaza comme cela a été prévu. Problèmes de sécurité, dit-on. Ils devront se contenter d'intervenir par vidéo-conférence.
Karim Lebhour10:33 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, proche-orient, archevêque desmond tutu, desmond tutu, mary robinson
mercredi, 26 août 2009
Volonté bilatérale de relancer les pourparlers de paix
Article publié le 26/08/2009
Le Premier ministre britannique Gordon Brown s'est déclaré mardi « de plus en plus confiant » quant aux chances de progrès au Moyen-Orient, après des entretiens à Londres avec son homologue israélien Benjamin Netanyahu. Le dirigeant israélien a évoqué avec M. Brown l'épineuse question de la colonisation en Cisjordanie, tout en refusant de transiger sur le statut de Jérusalem-Est. « Jérusalem est la capitale souveraine d’Israël et nous n'acceptons aucune limite à notre souveraineté. Jérusalem n'est pas une colonie », a-t-il asséné à Londres, première étape d'une tournée européenne qui mènera le chef de l’Etat hébreu jeudi à Berlin.
Gordon Brown et Benjamin Netanyahu (g) au 10 Downing Street à Londres, le 25 août 2009.
(Photo: Reuters)
Gordon Brown et Benjamin Netanyahu ont voulu conclure leur entrevue sur une note optimiste. Le Premier ministre britannique a parlé de discussions réalistes tout en rappelant que la politique d’implantations juives dans les territoires occupés constituait un obstacle à une solution à deux Etats. Mais il s’est surtout félicité d’une réelle volonté de progrès au Proche-Orient.
Son homologue Benjamin Netanyahu a pour sa part affirmé que l’Etat d’Israël avait fait des avancées, mais qu’il fallait en face un partenaire courageux dans un Etat palestinien démilitarisé pour parvenir à une paix définitive.
Néanmoins, c’est en réalité tout ce que les deux hommes n’ont pas dit qui s’est avéré significatif. Le Premier ministre israélien a soigneusement évité d’aborder le dossier épineux du gel de la colonisation juive en Cisjordanie. Rappelons qu’il en sera exclusivement question lors de sa rencontre-clé, mercredi, avec l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell.
Quant à Gordon Brown, interrogé sur son silence face à la libération d’Abdel Basset al-Megrahi par l’Ecosse, le Premier ministre britannique a finalement dit toute sa colère et sa répulsion devant l’accueil triomphal fait à l’ancien agent en Libye, tout en se gardant bien de dire ce qu’il pensait de la décision écossaise, ce qui ne manquera pas de relancer de plus belle la polémique.
Benjamin Netanyahu
Premier ministre israélien
« Il est clair que de telles armes seraient une grave menace pour Israël, pour la région et pour le monde. Je voudrais saluer les efforts répétés du gouvernement britannique pour faire face à cette menace. »
13:47 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : proche-orient, royaume-uni, israël
mercredi, 19 août 2009
Les Etats-Unis présenteront un plan de paix en septembre
Par RFI. Article publié le 19/08/2009
Des bédouins palestiniens dans leur village face à la colonie juive de Maale Adumim en Cisjordanie.
(Photo : AFP)
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Israël s'est dit disposé à freiner temporairement la colonisation en Cisjordanie, en gelant les appels d'offres à la construction jusqu'au début de l'année 2010. A Washington, Barack Obama a qualifié la mesure d’encourageante, mais il souhaite plus.
Le président américain voudrait obtenir un arrêt total des implantations. La colonisation reste un éternel sujet d’irritation entre les Etats-Unis et Israël. Mais Barack Obama est plus insistant que ses prédécesseurs, car il a bâtit sa stratégie de relance du processus de paix autour de cette question.
Il estime que si Israël accepte de renoncer à construire de nouvelles colonies, il lui sera dès lors plus facile de demander aux Palestiniens, comme aux pays arabes modérés, de faire à leur tour des gestes de bonne volonté. Dans une semaine, l'envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell sera à Londres pour une rencontre avec Benjamin Netanyahou. Les deux hommes devraient reparler du gel de la colonisation.
Le Premier ministre israélien devrait, de son côté, tenter de parvenir à un compromis avec les Etats-Unis, alors qu'il a des difficultés sur le plan interne. La droite, le Likoud, ne veut pas entendre parler d’un gel total. Israël devrait donc probablement essayer de continuer à construire, de façon limitée, des logements, dans des emplacements qui, même si un traité de paix est signé, resteraient sous contrôle israélien.
C’était ce qu’avait accepté l’administration Bush. George Mitchell, va probablement continuer d’exercer des pressions pour que Netanyahou accepte plus de concessions afin de donner une plus grande latitude à l’administration américaine, lorsqu’elle présentera son plan de paix en septembre.
| Les présidents américain et égyptien évoquent le conflit |
| Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet Après une bouderie de plus de cinq ans, Hosni Moubarak s’est de nouveau assis dans le bureau ovale, pour une cordiale conversation avec un président américain qu’il apprécie plus que son prédécesseur. Le Raïs n’avait guère apprécié les leçons de démocratie qu’avait voulu lui imposer George W. Bush et il s’était opposé à l’invasion américaine en Irak. Les relations entre Le Caire et Washington s’étaient donc sensiblement refroidies. Avec l’élection de Barack Obama, elles se réchauffent de nouveau. Les deux présidents avaient fait connaissance en juin, lorsqu’Obama avait prononcé dans la capitale égyptienne son discours sur l’Islam, et ils s’étaient revus un peu plus tard au sommet du G20, en Italie. Le conflit israélo-palestinien a tout naturellement occupé une place importante dans leurs discussions à la Maison Blanche. Les Etats-Unis souhaitent que l’Egypte joue un plus grand rôle pour le résoudre, mais elle reste jusqu'ici réticente, en dépit de ses promesses. Les deux hommes ont estimé qu’il y avait un mouvement vers une nouvelle direction, notamment s’il se confirme qu’Israël va arrêter la construction de nouvelles colonies. Barack Obama a tout de même prévenu qu’il y avait encore pas mal de progrès à faire et Hosni Moubarak a mis en garde Israël contre toute solution temporaire. Les deux hommes ont aussi évoqué l’Irak, le nucléaire iranien, et la coopération bilatérale dans des domaines tels que l’éducation, la santé et l’économie. |
12:29 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, usa, plan de paix, proche-orient







