vendredi, 06 novembre 2009

Qualification 2010 Europe - Vieira contre-attaque

Eurosport


Dans une interview accordée à l'Equipe, Patrick Vieira revient sur sa non sélection pour les matchs de barrage à la Coupe du monde des Bleus face à l'Eire. L'Intériste estime notamment qu'il a entièrement sa place au sein du groupe France.

FOOTBALL - FRANCE - VIEIRA - 0

La pilule a du mal à passer. Revenu en force avec l'Inter Milan ces dernières semaines, Patrick Vieira ne fait pas partie du groupe France à l'heure d'aborder la plus importante échéance des Bleus depuis le dernier championnat d'Europe: les barrages pour la Coupe du monde face à l'Eire. Le milieu de terrain n'est pas surpris pour autant : "Je savais ma situation délicate dans la mesure où je ne suis pas un titulaire indiscutable dans mon club. (...) Je retrouve mon niveau, ce qui est encourageant. J'ai franchi cette étape. À présent, il me faut enchaîner les matches et être régulier"", admet-il dans les colonnes de l'Equipe.

Mais du haut de ses 107 sélections, le grand Pat laisse poindre une légère dose d'amertume. Il estime en effet qu'il méritait sa convocation : "Je sais qu'à mon poste, il n'y a pas meilleur que moi en France à l'heure actuelle. Cela peut paraître prétentieux mais j'en suis persuadé."Lassana Diarra tout comme Jérémy Toulalan apprécieront. A 33 ans, son avenir en sélection s'obscurcit de jour en jour. Pourtant, le "Long" n'a pas tiré un trait sur la Coupe du monde sud-africaine. Mieux, il en fait un objectif majeur de sa saison. "Je me suis fixé comme objectif de participer à la prochaine Coupe du monde. Bien sûr, j'aurais bien aimé participer au barrage. Mais ce n'est qu'une étape." Alou et

Ces derniers jours, Zinedine Zidane et José Mourinho avaient milité pour son retour en équipe de France. En vain. Raymond Domenech s'en est défendu ce jeudi sans évoquer précisément les raisons de l'absence de Vieira : "Je suis heureux que Pat revienne petit à petit au plus haut niveau. On a pesé le pour et le contre avec tout le staff ce matin. Je souhaite qu'il joue de plus en plus et qu'il apporte (à l'avenir) son métier, son expérience du plus haut niveau." La porte n'est donc pas fermée pour l'ancien capitaine tricolore. Mais les signes envoyés par le sélectionneur n'incitent guère à l'optimisme. Depuis deux ans, Vieira n'a disputé que trois matchs en bleu. Trois matchs amicaux.

Martin MOSNIER / Eurosport

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lundi, 12 octobre 2009

Comment en sont-ils arrivés là ?

11/10/2009


 

La France disputera les barrages pour participer au Mondial 2010. Pourtant, le groupe 7 semblait à la portée des Bleus. Où les hommes de Raymond Domenech ont-ils péché ? Retour sur trois matchs clés qui ont conditionné l'avenir des Bleus lors d'éliminatoires en dents de scie.

Après le tirage au sort, l'ensemble des observateurs estimaient que la France allait survoler un groupe 7 à sa main. Oui mais voilà, un revers d'entrée face à l'Autriche a compliqué les affaires des Tricolores. Incapable de battre la Roumanie, la bande à Ribéry a rapidement fait une croix sur la qualification directe pour l'Afrique du Sud même si la fin de ces éliminatoires laisse entrevoir du mieux dans le jeu.

LE TOURNANT
AUTRICHE-FRANCE 3-1

Dès leur entrée dans ces éliminatoires au Mondial 2010, les Bleus scellent une partie de leur destin. Ils ne se remettront jamais de cette défaite en terre autrichienne (3-1). Dans la lignée d'un Euro calamiteux, les hommes de Domenech vont sombrer face à une équipe qui n'a rien d'une grande nation du football européen. Une fois n'est pas coutume, ce sont les coups de pied arrêtés qui vont précipiter la chute des Tricolores. William Gallas, Steve Mandanda mais surtout Philippe Mexès, qui concède un penalty, passent totalement au travers face aux grands gabarits autrichiens. De son côté, la Serbie s'imposera à Vienne. Et si quatre points séparent désormais Français et Serbes, le tournant de ces éliminatoires est incontestablement leur déplacement respectif en Autriche. Et Jérémy Toulalan de confirmer : "On traînera cette défaite jusqu'à la fin (...)"

LE FAUX PAS
FRANCE-ROUMANIE 1-1

Un cruel coup du sort. Au terme d'un match abouti et largement dominé par les Bleus, la France doit pourtant partager les points avec la Roumanie. La faute à un but contre son camp de Julien Escudé qui coûte cher à l'heure de faire les comptes. Les hommes de Raymond Domenech ont péché ce jour-là par manque de réalisme. Car il y avait du mieux dans le jeu, dans les enchaînements, dans la construction. Mais le résultat tombe, cruel. Ce match nul destine quasiment les Bleus aux barrages. Autre constat sévère pour Henry et les siens : quand la France concède deux nuls face à la Roumanie, les Serbes font carton plein face à la bande à Chivu. Les uns ont déjà validé leur billet pour l'Afrique du Sud, les autres devront batailler lors des barrages...

LE SURSAUT
SERBIE-FRANCE 1-1

Tout n'est pas à jeter lors de cette phase d'éliminatoires. Et il semble même que les Bleus aient retrouvé une partie de leurs vertus lors de leur ultime déplacement dans l'enfer du Marakana. Dos au mur, réduits à 10 et mené au score après 13 minutes de jeu, les Tricolores ont su trouver les ressources nécessaires pour ramener un point de Serbie. "En Serbie, il fallait être costaud défensivement. Ça a été le match référence des Bleus. Il faut s'en servir pour avancer", avance ainsi Eric Abidal. "C'est frustrant d'avoir pris quatre points contre le premier du groupe et de finir deuxième. Surtout quand on voit nos prestations contre la Serbie mais aussi face à la Roumanie contre qui on mérite de gagner à mon sens. Mais ce n'est jamais évident de se qualifier pour une Coupe du monde", conclu Jérémy Toulalan un brin philosophe. En effet, rien n'a été simple mais il faudra un dernier coup de collier en barrages pour que ce chemin de croix ne soit plus qu'un mauvais souvenir sans lendemain.

Eurosport - Martin MOSNIER (avec G.C. à Guingamp)

vendredi, 09 octobre 2009

Mandanda : "Difficile à négocier"

 

De retour comme titulaire dans le but de l'équipe de France avec la suspension d'Hugo Lloris, Steve Mandanda s'attend à un match compliqué face aux Iles Féroé, samedi lors des qualifications pour le Mondial 2010. Le portier de l'OM fait le point sur sa situation et garde les pieds sur terre.

STEVE MANDANDA, jouer les Iles Féroe pour un gardien n'est-il pas plus dur à gérer nerveusement ?

S.M. : C'est sûr. Pour nous, ce genre de match où on est peu sollicité est le plus difficile à négocier. Maintenant, il faut être concentré. A l'aller, nous avions eu la possession de balle. Mais ils jouent le coup à fond sur des coups de pied arrêtés. A nous d'être concentrés pour réussir à gagner ce match avec un score le plus large possible.

Comment avez-vous vécu le carton rouge d'Hugo Lloris et votre entrée en jeu à Belgrade contre la Serbie (1-1) ?

S.M. : Tout s'est passé très vite. De ma place, je ne vois pas s'il y a faute ou pas. Je ne m'attends pas du tout à voir l'arbitre sortir le carton rouge. Je ne m'étais pas échauffé mais tout se joue à ce moment sur le plan psychologique. Je ne sais pas pourquoi mais je n'étais pas particulièrement sous pression au moment d'entrer sur la pelouse. Il y a des jours comme ça...

Au final, vous avez réalisé une belle prestation ?

S.M. : C'est sûr. C'était peut-être ma meilleure en Bleu. Le fait d'être moins sous pression a peut-être joué un peu. Je n'ai pas l'explication à cette performance. Mais attention, ce n'est qu'un match, il faut maintenant enchaîner.

Ne plus être le numéro 1 attitré et partager désormais la place avec Hugo Lloris en fonction de votre état de forme vous enlève-t-il de la pression ?

S.M. : Peut-être. Mais surtout, j'ai maintenant un an d'expérience derrière moi. On apprend tous les jours et on gère les choses différemment. L'équipe de France, ce n'est pas évident à assumer. L'expérience et le vécu avec le groupe m'aident à y arriver. Plus ça va et mieux je me sens.

Raymond Domenech a appelé quatre gardiens pour cette semaine internationale, imaginez-vous ne pas être dans la liste finale en cas de qualification pour le Mondial 2010 alors que l'on ne parle que du duel Lloris-Mandanda depuis des mois?

S.M. : Tout est possible. Dans le football, ça va très vite dans un sens comme dans un autre. Il faut s'attendre à tout. Mais, je dois l'avouer : je n'avais pas pensé à cette éventualité.

Quatre jours après les Féroé, il y aura le match face à l'Autriche avec le retour de suspension de Lloris. La question va encore se poser sur le gardien titulaire. Est ce que cela vous énerve ?

S.M. : Ça ne m'agace pas. Je m'y attends. Mais il faut rester focaliser sur cette rencontre face aux Iles Féroé et après on verra bien. La situation est comme ça. Et c'est au sélectionneur de faire son choix. Nous, nous devons juste nous concentrer sur nos performances en clubs et en sélection.

Eurosport - De notre envoyé spécial à Perros Guirec, Glenn CEILLIER

jeudi, 01 octobre 2009

Benzema, le retour de bâton

01/10/2009

 

Raymond Domenech a réagi aux propos de Karim Benzema sur son implication en équipe de France. Le sélectionneur n'a pas vraiment apprécié mais ne condamne pas. Le Madrilène devrait donc être convoqué pour les matches face aux Iles Féroé et à l'Autriche. D'autres sont plus incertains...

BENZEMA : DOMENECH N'A PAS AIME

Karim Benzema regrette peut-être déjà ses déclarations dans Téléfoot, lui qui a avoué ne "pas forcément avoir eu envie de tout donner" contre la Roumanie. Abonné au banc de touche lors des dernières sorties de l'équipe de France, l'attaquant du Real Madrid a mal vécu le manque de confiance du sélectionneur. Et l'a fait savoir dimanche sur TF1 : " En club, ça se passe super bien mais en équipe de France, je ne sais pas, ça ne se passe pas bien. Je ne joue pas pareil, je ne suis pas trop en confiance. Sur la rentrée dernière (en Bleu contre la Roumanie, 1-1), j'étais tellement déçu que je n'avais pas forcément envie de jouer, envie de tout donner". Des propos qui ont poussé Raymond Domenech à réagir. Dans le Télégramme de Brest, le sélectionneur a confié que ce que le jeune attaquant avait dit est "inadmissible. C'est une erreur de le faire, une erreur de le dire. Mais derrière, il dit qu'il a compris, que, même s'il doit rentrer cinq minutes, il montrera quelque chose. Je retiens ça. Je ne condamne pas des gens sur une phrase. Que Karim montre sur le terrain que la dernière phrase qu'il a dite est plus importante que celles d'avant." Le sélectionneur des Bleus n'aime pas se faire marcher dessus. Mais peut-il se passer de l'avant-centre des Merengue qui semble dans une forme ascendante ? La réponse est non.

GOURCUFF, CA TOMBE MAL

Mercredi soir, Yoann Gourcuff n'a pas tenu la distance face au Maccabi Haïfa (1-0). Le Bordelais a dû quitter ses partenaires à la pause, victime d'une pétite déchirure. Et après la rencontre est venu expliquer ce qu'il avait ressenti : "C'était comme un petit déchirement, un petit étirement. J'ai préféré dire tout de suite au banc ce que je sentais plutôt que d'insister." C'est une bien mauvaise nouvelle pour Raymond Domenech et l'équipe de France. On ne connait cependant pas encore la durée de son indisponibilité. Espérons qu'elle ne sera pas supérieure à une semaine.

LA QUESTION VIEIRA

Quid de Patrick Vieira ? Capitaine des Bleus lorsqu'il est en pleine possession de ses moyens mais qui n'a pas été appelé lors des dernières sélections face à la Roumanie et la Serbie. Depuis ? Il a retrouvé une place de titulaire au sein du onze de l'Inter Milan. Le week-end dernier, face à la Sampdoria, il fut moyen comme le reste de l'équipe avant de se faire remplacer par Stankovic. Mais ses problèmes physiques semblent derrière lui. Suffisant pour être rappelé ? Lassana Diarra et Jérémy Toulalan ont pris leurs marques dans l'entrejeu mais Vieira demeure comme un pion essentiel chez les Bleus pour Raymond Domenech.

LE RETOUR DU BANNI ?

C'est un vieux serpent de mer. Le genre d'hypothèse qui refait surface à chaque nouvelle liste de l'équipe de France. Sauf que cette fois-ci, David Trezeguet a fait un appel du pied pas franchement voilé. Sur le plateau de Stade 2, il a émis un souhait clair : celui de réintégrer l'équipe de France. "Je pourrais oublier certaines choses", a avoué l'attaquant de la Juventus Turin. Avant de préciser sa pensée : "Si l'entraîneur décide que je peux être utile à l'équipe de France, je suis prêt à relever le défi. Même si je pense qu'ils n'ont pas besoin de moi." Si Trezeguet revient à la charge, c'est qu'il pense que c'est le bon moment. Avec trois buts lors des quatre dernières journées de Serie A, il est redevenu un goleador si précieux. Et Raymond Domenech se trouvait ce mercredi dans les travées du stade de l'Allianz Arena pour Bayern Munich - Juventus Turin...

Eurosport - Martin MOSNIER et M.D.

mardi, 08 septembre 2009

L'axe bat de l'aile

08/09/2009

L'axe bat de l'aile
DPPI


Face à la Roumanie (1-1), Julien Escudé est passé à côté, rouvrant ainsi le chantier de la défense centrale tricolore. Depuis la fin de l'Euro 2008, personne n'a réussi à s'imposer aux côtés de William Gallas. Alors que la Serbie approche à grands pas, il est peut-être temps de trouver une solution.

La dernière victime en date se nomme Julien Escudé. Le défenseur du FC Séville, associé à William Gallas samedi soir face à la Roumanie, a sombré. Un naufrage qui s'est terminé par un but contre son camp mais qui s'était manifesté par bien d'autres signes avant-coureurs durant la partie. Résultat des courses, avant d'aller en Serbie mercredi, le chantier de la défense centrale est de nouveau ouvert. En même temps, depuis l'Euro 2008, il n'a jamais été totalement refermé.

On n'ira pas jusqu'à dire qu'il y a une malédiction à évoluer dans l'axe de la défense française, aux côtés de William Gallas. Mais force est de constater que l'occupant du poste de défenseur central gauche se noie bien souvent. Depuis la retraite de Lilian Thuram après le dernier Championnat d'Europe, William Gallas, qui évoluait à cette position quand il était associé au recordman des sélections en équipe de France, est repassé à droite. A ses côtés, plusieurs hommes ont été essayés. Notamment Philippe Mexès, qui cauchemarde encore lorsqu'il repense à sa nuit viennoise de septembre 2008. Catastrophique, le Romain avait assumé ses fautes mais laissé filer de gros points alors que le poste était clairement vacant.

Et si Gallas repassait à gauche ?

Depuis Mexès, personne ne s'est loupé autant que l'ancien Auxerrois sous le maillot bleu. Mais ni Eric Abidal, ni Jean-Alain Boumsong ou encore Sébastien Squillaci n'ont suffisamment marqué les esprits pour devenir inamovibles au sein de la défense tricolore. A la décharge de Raymond Domenech, la blessure de William Gallas en fin de saison dernière ne l'a pas aidé à avancer dans sa réflexion. Alors que les rencontres amicales face au Nigéria (0-1) et à la Turquie (1-0) auraient pu permettre de roder un peu plus la paire Gallas - Squillaci, qui avait joué les deux matches face à la Lituanie sans que les Bleus n'encaissent aucun but, le sélectionneur a dû composer sans le Gunner. La suite, c'est la montée en première ligne d'Escudé aux Iles Féroé et face à la Roumanie. Avec le résultat que l'on sait.

Alors que Belgrade se profile à l'horizon, Raymond Domenech n'a pas des centaines de solutions pour mettre sur pied sa défense. Ni beaucoup de temps. Si Sagna et Evra sont évidemment partants pour défier la Serbie, que William Gallas sera évidemment l'un des deux axiaux, on sait d'ores et déjà qu'Escudé laissera sa place à un autre. D'autant que, touché au quadriceps de la cuisse droite, le Sévillan ne sera pas à 100%. Reste donc Abidal et Squillaci. Le premier nommé à l'avantage d'être gaucher. Et le désavantage de ne pas jouer à cette position en club. Le second a pour lui ses dernières prestations en club et en bleu aux côtés de Gallas. En revanche, Squillaci est un spécialiste de l'axe droit. Là où Gallas joue. Pour que la paire soit la plus performante possible, il faudrait que William Gallas, qui était loué pour sa polyvalence par Domenech ou Mourinho lorsqu'il évoluait à Chelsea, accepte de revenir à gauche. Ce serait peut-être la meilleure solution.

Eurosport - Maxime DUPUIS

samedi, 05 septembre 2009

Diarra prend son temps

05/09/2009

Diarra prend son temps
DPPI


Sélectionné en équipe de France pour la première fois en 2004, Alou Diarra est toujours là, cinq ans après. Mais le Bordelais n'a jamais réussi à s'imposer en tant que titulaire au milieu de terrain. Du haut de ses vingt sélections, Diarra prend son mal en patience.

Un match de l'équipe de France sans Diarra sur le terrain, c'est devenu rare. Quand ce n'est pas Lassana, c'est Alou qui balaye l'entrejeu des Bleus. Parfois, ce sont même les deux qui tiennent la baraque au milieu. C'est plus rare mais ça arrive. En 2009, ce fut le cas face à la Lituanie (1-0, 1er avril). Et ça pourrait l'être samedi soir au Stade de France face à la Roumanie. En l'absence prolongée de Patrick Vieira, ils sont quatre à postuler : Lassana Diarra, Jérémy Toulalan, Abou Diaby et Alou Diarra. "Lass" est quasiment certain de débuter mais l'identité de son alter ego n'est pas encore connue, même si Jérémy Toulalan part avec les faveurs des pronostics.

Promu capitaine des Girondins de Bordeaux à 28 ans, Alou Diarra se tient prêt. Le milieu de terrain attend son heure. Sagement. Si l'ancien joueur du Bayern Munich fait partie des meubles chez les Bleus puisqu'il fréquente le groupe France depuis bientôt cinq ans et a même disputé une partie de la finale de la Coupe du monde 2006, Alou Diarra n'est pas aussi indispensable à la sélection qu'à Bordeaux, un club qui a relancé sa carrière : "Bordeaux m'a apporté beaucoup de confiance et de détermination. Après mon passage à Lyon, j'avais des choses à prouver."

"En sélection, il faut de la patience"

Vingt sélections en cinq ans, ça ne fait pas des masses. Mais Alou Diarra ne se plaint pas. Le longiligne milieu de terrain prend son mal en patience. L'optimisme est sa nature. A défaut d'avoir toujours raison, le sélectionneur a toujours le dernier mot. Alou Diarra le sait bien : "En sélection, il faut beaucoup de patience, reconnait-il. Il y a des périodes où l'on a moins de temps de jeu. Mais il y a tellement de matches et de circonstances qui peuvent faire de vous un titulaire. Il faut donc toujours être concerné."

Alou Diarra peut d'autant plus l'être que dans l'armada des milieux défensifs postulant à une place de titulaire en équipe de France, le Bordelais a un profil bien différent que celui des deux hommes qui ont actuellement les faveurs de Raymond Domenech. Si Toulalan et "Lass" ont un jeu quelque peu similaire et, jusqu'ici, ne se sont pas montrés très complémentaires, tenter la carte Alou pourrait être une solution. Le principal intéressé ne dira pas le contraire. Mais ne forcera pas la porte non plus, ce n'est pas dans sa nature : "Je fais partie du groupe France depuis plusieurs années déjà. Je me tiens prêt si on m'en donne l'occasion. J'essaye d'apporter le maximum." A bon entendeur.

Eurosport - M.D.

jeudi, 27 août 2009

Domenech : "J'ai toujours espoir"

27/08/2009

"J'ai toujours espoir"
Eurosport


Que ce soit pour la double échéance face à la Roumanie (le 5 septembre) et en Serbie (le 9) ou un retour prochain de Patrick Vieira, Raymond Domenech reste confiant. Le milieu de terrain de l'Inter Milan n'a pas été appelé par le sélectionneur des Bleus qui le juge encore juste.

RAYMOND DOMENECH, comment abordez-vous les prochains rendez-vous de l'équipe de France face à la Roumanie et en Serbie ?

R.D. : On entame la ligne droite avec deux matches importants, deux matches qui seront aussi décisifs que difficiles. J'ai donc appelé 23 joueurs pour éviter des surprises au dernier moment. Malgré ce double rendez-vous important, j'aborde les matches toujours de la même manière. C'est à dire déterminé, impatient de jouer et d'avancer vers cette Coupe du monde. Nous savons qu'il faudra être performants, c'est l'essentiel.

Concernant cette liste, vous avez choisi de ne pas appeler Patrick Vieira ?

R.D. : Vieira n'est effectivement pas là. Il n'a pas rejoué en club et a besoin de jouer des matches avant de revenir. En tout cas, je ne considère pas que cela sonne la fin de sa carrière internationale. J'ai toujours l'espoir qu'il revienne. Il est loin d'en avoir fini. D'ailleurs, il revient peu à peu physiquement avec son club. J'espère qu'il portera à nouveau le maillot de son club, comme de l'équipe de France au plus vite.

En avez-vous parlé avec lui?

R.D. : On en a parlé quelques fois mais ce qui compte c'est le match contre la Roumanie qui est important. Il est temps de s'occuper de ceux qui sont présents.

Franck Ribéry non plus n'a pas encore repris. Pourtant, il figure dans votre liste...

R.D. : Franck et Patrick évoluent à des postes, avec des gabarits différents. Certains joueurs ont besoin de rejouer, d'autres pas. En ce qui concerne Franck, s'il joue peu, ça m'arrange aussi.

Êtes-vous inquiet pour Ribéry et Henry qui reviennent de blessure ?

R.D. : Pour Franck, je ne le suis pas. On est plutôt dans un registre où je veux l'empêcher d'en faire trop et trop vite. C'est surtout sur cet aspect que je suis inquiet. Il a envie de bien faire, c'est l'essentiel. Quant à Henry, les doutes s'estompent. Il est bien. Il a fait des sprints. Son match de 75 minutes face à Bilbao (en Supercoupe d'Espagne, NDLR) est rassurant. Maintenant pour Ribéry, je ne sais pas s'il jouera les deux matches. On verra d'abord combien de temps il jouera la première rencontre. Je n'ai pas de préjugé, tout est possible.

Concernant les gardiens de but, y a-t-il une nouvelle hiérarchie en place ?

R.D. : Comme vous le dites, la hiérarchie est nouvelle. Rien n'est décidé pour le moment. On se rassemble lundi et la décision sera prise à ce moment-là.

Où situez-vous Abou Diaby sur le terrain ? Avec son club, il évolue à des postes différents...

R.D. : Ce n'est pas à moi de juger le poste où il va se fixer. Il évolue à tous les postes, ça laisse énomément de solutions. C'est à lui et à son entraîneur de le fixer. La polyvalence d'un joueur est une qualité qui est très intéressante pour l'équipe. Ses qualités de base sont intéressantes. Les circonstances des matches feront qu'il sera placé à un poste en particulier avec l'équipe de France.

Ribéry a toujours déclaré vouloir jouer à gauche. Où le voyez-vous en équipe de France?

R.D. : Les joueurs ont le droit d'avoir des souhaits, mais le collectif est important. Quand on doit jouer un match décisif, ce qui compte, ce n'est pas son désir mais l'équilibre collectif.

Le rôle d'Abidal au centre de la défense s'est-il clarifié avec la présence de Clichy et Evra ?

R.D. : Abidal est effectivement une solution pour défenseur central. Et aussi à gauche vu qu'il y a deux matches. Les joueurs polyvalents sont des ressources énormes pour l'équipe et il en fait partie ce ceux-là.

André-Pierre Gignac, décisif face aux Féroé, est-il désormais un rouage important de l'équipe ?

R.D. : Le haut niveau est important pour l'équipe. J'espère qu'il continuera à progresser et à montrer ce qu'il montre actuellement. En tout cas, il n'y a pas de hiérarchie en particulier pour les attaquants. La notion de groupe est capitale au niveau des attaquants. On les change plus souvent que les défenseurs. On leur demande un investissement maximum. Cette concurrence très saine peut faire les grandes équipes.

Pourquoi êtes-vous allé voir Benzema à Madrid ? Y avait-il des choses à clarifier entre vous ?

R.D. : C'est mon rôle d'aller voir les joueurs. Ça m'arrive assez souvent et c'est aussi mon métier de les voir dans leur contexte, ce qui est toujours très intéressant. Il n'y avait rien à applanir en particulier. Je suis allé le voir pour parler avec lui des échéances qui arrivent et le juger de sa motivation pour la suite des événements. Pour lui comme pour d'autres, ce sont des relations à créer et à nourrir au fur à à mesure de leur carrière. Mais, je vous rassure, je le fais aussi avec d'autres.

Eurosport