mardi, 22 décembre 2009
Enfin sous tutelle ?
Enfin sous tutelle ?
Raymond Domenech sera-t-il bientôt chapeauté par Gérard Houllier ? (DPPI)
Dans son édition de ce mardi, France Football évoque la possible mise sous tutelle de Raymond Domenech par le tandem Houllier-Martel. Soit la résurgence d’un vieux serpent de mer depuis juillet 2008.
par Cédric Callier, le 22-12-2009Souvenez-vous, juillet 2008… Lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Escalettes annonce le maintien au poste de sélectionneur de Raymond Domenech malgré un Euro désastreux. Pour faire passer la pilule, le président de la FFF annonce alors de nombreux changements, dont celui de la mise sous tutelle du sélectionneur sous l’égide d’un «Club France 2010», simple refonte d’un comité de gestion existant depuis 2005 mais aux oubliettes jusqu’alors. A l’époque, le rôle de celui-ci est de «fixer la politique, les objectifs et les conditions générales de fonctionnement de la sélection nationale.» Et depuis ? Plus rien, ou presque. Domenech n’a pas changé d’un iota sa communication et il règne toujours en maître absolu sur une équipe de France qui, certes, s’est qualifiée pour la Coupe du Monde 2010, mais par le biais d’un véritable psychodrame national lié à la fameuse main de Thierry Henry. Le Club France dans tout ça ? Il était permis de le croire de nouveau mort et enterré. Sauf que France Football, dans son édition de mardi, annonce sa résurrection. Ou plus simplement sa naissance. Ainsi, le bihebdomadaire ressort l’Arlésienne numéro 1 de la FFF : la mise sous tutelle de Raymond Domenech.
Aulas éconduit
Celle-ci aurait été abordée le jeudi 17 décembre lors d’une réunion informelle entre plusieurs des représentants les plus influents du football professionnel : Frédéric Thiriez, le président de la LFP, Jacques Rousselot, le président de Nancy, Jacques Thébault, l’ancien directeur général de la LFP, Jean-Pierre Louvel, le président du syndicat des clubs pros, Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, Gervais Martel, le vice-président de la FFF joint par téléphone, et un certain Guy Chambily, l’auteur de la fronde anti-Domenech. Soit un étonnant aréopage de membres du conseil fédéral et de personnalités éminentes du Club France. Enjeu de cette réunion ? Adopter une opinion commune lors du conseil fédéral programmé le lendemain, mais aussi évoquer la nécessité d’encadrer Raymond Domenech. Une idée déjà évoquée il y a quelque temps par Aulas, qui se verrait bien occuper le poste de manager général des Bleus. Une candidature rejetée, selon France Football, par Thiriez. A la place du président lyonnais, un nom se dégage : celui de Gervais Martel. A ses côtés, dans le rôle de directeur sportif, on retrouverait alors Gérard Houllier. Et comme par hasard, il se trouve que les deux appartiennent au Club France…
Domenech tranquille ?
Alors quelle crédibilité accordée à cette information ? A en croire les déclarations publiées dans le même temps par Le Parisien, celle-ci est faible. «Ce sont des conneries !» tonne ainsi Gervais Martel. «Moi, manager des Bleus ? Et le trompettiste Louis Armstrong, il devient entraîneur adjoint ? Ce rôle ne m’intéresse pas.» Le son de cloches est sensiblement le même chez Houllier : «C’est incroyable ! Cela n’a jamais été évoqué lors du conseil fédéral. Ce n’est pas d’actualité et ce n’est pas possible.» Pourtant, dans L’Equipe, Louvel rapporte «A six mois de la Coupe du Monde, il ne serait pas raisonnable de se séparer du sélectionneur. Nous n’avons donc pas la volonté de renverser qui que ce soit ou d’imposer un diktat. Mais nous ne pouvons rester les bras croisés. Il faut envisager toutes les solutions pour que l’équipe de France suscite à nouveau l’engouement. Ne rien faire serait un manquement à nos responsabilités (…) Mais il appartient à la Fédération de définir les missions des uns et des autres.» Ce à quoi rétorque Escalettes : «Ils ont des propositions à faire ? Qu’ils les fassent. Moi aussi j’en ai à formuler. Mais c’est le conseil fédéral qui tranchera le moment venu.» Le conseil fédéral ? Celui-là même qui a voté le maintien de Domenech et qui, vendredi dernier, n’a pas souhaité remettre en cause quoique ce soit malgré l’éclat Chambily ? Autant dire que la tentative, réelle ou pas, du Club France 2010 est déjà vouée à l’échec tant la stratégie dudit conseil se résume en un mot : l’immobilisme. Et pendant ce temps, Domenech peut couler des jours tranquilles…
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vendredi, 18 décembre 2009
Domenech reste en poste
Domenech reste en poste
Raymond Domenech peut savourer. Il sera bien sur le banc de l'équipe de France en Afrique du Sud (DPPI)
Comme prévu, Raymond Domenech a été confirmé dans ses fonctions de sélectionneur à l’issue de Conseil fédéral de vendredi.
par Aurélien Billot, le 18-12-2009«Il va se passer quelque chose. 90% du Conseil fédéral est contre Domenech, je le sais, malgré ce que les uns et les autres peuvent bien dire.» Guy Chambily a eu beau marteler son message un peu partout ces derniers jours, il n’y a pas eu de révolution ce vendredi à la Fédération française de football. Car si le cas du compagnon d’Estelle Denis a bien été évoqué par les sages du football hexagonal, le vote réclamé par Chambily concernant son maintien ou non au poste de sélectionneur, n’a lui pas eu lieu. «La question a été posée à tous les membres du Conseil par M. Guy Chambily. Le débat a duré une heure et demi en l'absence de Raymond Domenech. Tout le monde s'est exprimé (entre autre Gervais Martel, Frédéric Thiriez et Lilian Thuram). Mais sur l'ensemble des membres du Conseil fédéral, aucun, à l'exception de Guy Chambily, n'a demandé que le débat sur le maintien de Raymond Domenech soit ouvert», a indiqué Jean-Pierre Escalettes une fois la réunion terminée.
«Ce serait contre-productif»
«Les raisons majeures sont les suivantes. Ce serait contre-productif actuellement, notre objectif est de préparer le mieux possible l'équipe de France à la Coupe du monde 2010. La deuxième est que ce n'est pas conforme à la ligne de conduite du conseil fédéral. Raymond Domenech devait qualifier les Bleus pour le Mondial ce qui a été fait. La qualification existe et c'était la seule clause sportive qui figurait dans le contrat», a ensuite poursuivi le président de la 3F. En fait, plus que cette confirmation, la seule véritable information livrée par le Conseil fédéral, c’est le programme des Bleus d’ici le début du Mondial.
Le programme dévoilé
Jusqu’ici, seul un match amical contre l’Espagne était prévu (le 3 mars 2010 au Stade de France). On sait désormais qu’il sera suivi d’un match face au Costa Rica, «en province», le 25 mai, puis d’un stage de trois ou quatre jours à Sousse, en Tunisie, au terme duquel les Bleus joueront les Aigles de Carthage, le 30 mai. Comme pressenti depuis quelques semaines, Henry et consorts prendront ensuite la direction de l’Île de la Réunion pour y boucler leur préparation, «sous réserve que les terrains soient suffisamment qualitatifs» pour y disputer un troisième et dernier match amical face à la Chine, le 4 ou le 5 juin. Les Bleus n’arriveront donc en Afrique du Sud que le 6 juin, soit cinq jours avant leurs débuts dans la compétition, le 11 face à l’Uruguay.
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mardi, 24 novembre 2009
Domenech rompt le silence
Domenech rompt le silence
Raymond Domenech règle ses comptes avec ceux qui l'ont critiqué (DPPI)
Un peu moins d’une semaine après le sulfureux France-Eire, Raymond Domenech a enfin accepté de s’exprimer. Conscient de la médiocrité du jeu de l'équipe de France, il en profite également pour répondre aux critiques de Bixente Lizarazu, Eric Cantona et Roselyne Bachelot.
par Aurélien Billot, le 24-11-2009
Près d’une semaine que l’on attendait sa réaction. Près d’une semaine que l’on voulait entendre ce qu’il avait à dire sur le match - ou plutôt le non-match - de ses joueurs face à l’Eire, sur la main de Thierry Henry et sur l’énorme polémique qui a suivi. Bixente Lizarazu avait bien tenté de lui arracher quelques mots juste après la rencontre, mais il avait été renvoyé dans les cordes illico presto (voir ci-dessous). Finalement, c’est donc «à froid» que le sélectionneur a décidé de s’exprimer. D’abord sur France Bleu lundi soir, puis dans L’Express mardi. Deux interviews «exclusives» dans lesquelles il n’a pour une fois occulté aucun sujet, pas même celui du jeu indigent de l’équipe de France mercredi soir dernier. «On n’a pas été bons, on a perdu les pédales, a-t-il ainsi reconnu. Au début du match, il y avait 8 joueurs qui avaient moins de 30 sélections, qui n’avaient jamais joué de match couperet au niveau international. Ils se sont retrouvés avec le couteau sous la gorge face à une équipe qui n’avait rien à perdre. L’équipe s’est équilibrée à partir du moment où je fais entrer deux joueurs d’expérience, Govou et Malouda.» Mais alors pourquoi diable ne pas les titulariser d’entrée ?
«Je ne comprends pas le procès fait à Thierry Henry»
Autre objet du marasme actuel, la désormais célèbre main de Thierry Henry. Une «mimine» dont le compagnon d’Estelle Denis affirme n’avoir eu connaissance qu’après le coup de sifflet final. «Nous, à la fin du match, les joueurs, tout le monde, on saute de joie. Ben oui, on est comme les spectateurs dans le stade qui ont fait la fête à la fin du match parce qu'on n'a pas vu. Je le sais une fois que je suis rentré dans le vestiaire. Avec Titi, on discute, j'entends les gens qui en parlent. C’est dommage pour les Irlandais parce que par rapport à leur équipe, leur public, ça aurait été bien qu'ils soient en Coupe du Monde, mais voilà ça arrive 200 000 fois par saison dans tous les matches.» Du coup, l’ancien sélectionneur des Espoirs avoue avoir du mal à digérer les nombreuses critiques qui se sont abattues sur son capitaine. «Je ne comprends pas le procès fait à Thierry Henry, un joueur irréprochable, recordman des buts en équipe de France, bref, une référence. En France, on a une fâcheuse tendance à s'auto-flageller. Ce sont des accusations sur un joueur, alors que le vrai débat repose sur l'arbitrage Nous, on a déplacé le débat pour en faire un problème contre quelqu'un. Et ça, oui, j'ai du mal à le digérer.»
«Lizarazu, il est bien gentil mais…»
Mais ce n’est pas tout, les nombreux avis extérieurs ont aussi du mal à passer, notamment ceux des politiques, des intellectuels et des anciens footballeurs. A commencer par Bixente Lizarazu. «C'est bien gentil, les leçons de Bixente Lizarazu... Il est sympa, il a gagné quelque chose et j'en suis heureux pour lui, mais il ne doit pas oublier que lui aussi a vécu des moments difficiles, en 2002 par exemple. Il prétend aussi que je refuse de parler football, tactique et technique. Il a tort. J'en parle, mais avec mes joueurs, pas avec lui. De toute façon, il ne pose pas de questions, il se contente de donner des avis. Les anciens joueurs qui se comportent comme des entraîneurs alors qu'ils n'ont jamais dirigé une équipe me laissent indifférent.» Quant à Eric Cantona, qui avait déclaré que la France n’avait pas eu de sélectionneur plus mauvais «depuis Louis XVI»… «Je ne savais pas que Louis XVI avait été sélectionneur... Je mets Cantona dans le même lot que les autres. Il est entraîneur de beach-soccer et n'a pas réussi à qualifier son équipe pour la Coupe du Monde. Qu'il fasse preuve de décence !»
«Que chacun reste à sa place»
Derniers visés de ce remake de «Règlement de comptes à OK Corral», la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, et le philosophe Alain Finkielkraut : «Mme Bachelot me demande de me "mobiliser". Moi, je ne m'occupe pas de gérer un ministère, je ne m'occupe pas de la santé. Si c'est tout ce qui inquiète Mme Bachelot en France, qu'elle se rassure : je suis mobilisé. Quant à Alain Finkielkraut, c'est bien ce philosophe persuadé qu'il y a trop de Noirs dans l'équipe de France, n'est-ce pas ? Allons... Le seul à avoir adopté une attitude honorable, c'est le président. Il a dit: "Laissez-moi à ma place", et il a eu raison. Que chacun reste à sa place.» Enfin, son ultime mise au point a concerné la prime faramineuse (862 000 euros) qu’il aurait soi-disant touchée pour avoir qualifié l’équipe de France pour le Mondial. «Le chiffre est complètement ahurissant. C'est loin du compte. Je n'essaie même pas de contredire parce que c'est dans la ligne éditoriale habituelle. C'est un pur mensonge.»
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jeudi, 19 novembre 2009
«Cette équipe a une âme»
«Cette équipe a une âme»
Raymond Domenech exulte sur l'égalisation de William Gallas (DPPI)
Loin de l’avis général sur la prestation de l’équipe de France contre l’Irlande, Raymond Domenech louait «les vertus» de ses joueurs, avec la juste satisfaction d’être qualifié pour la Coupe du Monde.
par Cédric Callier, le 19-11-2009Au Stade de France
Raymond, que retenez-vous de cette rencontre ?
Raymond Domenech : Que nous sommes qualifiés, dans la douleur. C’est une qualification à l’arrachée, comme toute cette campagne, mais cela donne à cette équipe une âme. Elle a montré qu’elle était capable, même en souffrant, de s’accrocher et de remplir ses objectifs.
Avez-vous eu peur ?
Raymond Domenech : Non. Je dois avoir une forme d’inconscience peut-être (sourire), mais j’étais sûr qu’à un moment ou un autre, cela allait tourner en notre faveur. Nous n’évoluions pas comme nous l’espérions, mais on s’accrochait. Et je sentais que cela allait payer.
Que pensez-vous de la main de Thierry Henry sur l’action du but de William Gallas ?
Raymond Domenech : Sur l’action, je suis trop loin et je ne la vois pas. Je vois juste tout le monde qui saute et je pense qu’il y avait faute sur Squillaci qui est déchiré (sic). Contre la Serbie, nous avions subi un mauvais coup du sort. Cette fois, cela va dans notre sens, c’est comme ça, c’est le football.
Avez-vous échangé quelques mots avec Giovanni Trapattoni à la fin de la rencontre ?
Raymond Domenech : Non, on s’est juste salué. Je lui ai dit «désolé» et il m’a dit : «c’est le football».
Ce match est à l’image de vos éliminatoires et ne déclenche pas l’enthousiasme…
Raymond Domenech : Il n’y a pas d’enthousiasme, mais un partage. Les joueurs sont allés voir le public, ils ont fait un tour d’honneur. Ils ne sont pas euphoriques. Courir dans tous les sens, cela peut avoir quelque chose d’humiliant pour l’adversaire. Là, ils ont été bien, sobres et ils ont partagé avec le public.
Quelle était l’ambiance dans les vestiaires à la fin du match ?
Raymond Domenech : Je dirais sereine, il y avait presque un peu de déception. Je crois qu’ils avaient envie de faire un vrai grand match pour le public. Mais je leur ai trouvé d’autres vertus ce soir, qui nous serviront pour la Coupe du Monde.
On a quand même l’impression que tout reste à construire dans le jeu de cette équipe…
Raymond Domenech : Oui, et cela tombe bien car on a un match au mois de mars, contre l’Espagne, pour continuer à travailler.
Les problèmes arrivent donc…
Raymond Domenech : Non, là, je vous assure, je vais avoir enfin 15 jours de repos total. Pour le reste, on verra l’année prochaine.
A titre personnel, il s’agit de votre troisième campagne de qualifications couronnée de succès. Que ressentez-vous ?
Raymond Domenech : A titre personnel, rien. En tant que sélectionneur, je me dis que c’est super d’être qualifié pour cette Coupe du Monde. Reste maintenant à y faire quelque chose de grand.
France - Irlande en images :
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lundi, 16 novembre 2009
«Domenech fait du bon boulot»

Lassana Diarra a vivement défendu Raymond Domenech dimanche soir Crédits photo : DPPI
C'est un Lassana Diarra détendu, confiant et prudent à la fois qui est apparu dimanche en conférence de presse à Clairefontaine. Le milieu de terrain des Bleus a notamment apporté un soutien inconditionnel à Raymond Domenech.
A Clairefontaine
Comment analysez-vous la prestation de l'équipe de France à Dublin ?
Lassana Diarra : La première mi-temps ne s'est pas passée comme nous le souhaitions. Nous n'avons pas réussi à poser notre jeu. Nous avons été spectateurs et nous ne communiquions pas assez entre nous. Nous n'avons pas joué à notre niveau. En deuxième mi-temps, on a vu l'équipe de France. Faire tourner la balle, jouer en deux ou trois touches… C'est cela que nous savons faire. […] Je pense que nous ne frappons pas assez. Nous le savons tous. Nous ne nous en servons pas assez alors que c'est une arme importante.
Dans quel état physique se trouve le groupe avant le match retour ?
Lassana Diarra : Le match de samedi a laissé des traces. Nous savions à quoi nous attendre. Nous avons joué beaucoup de matches avant le rassemblement avec notamment la Ligue des Champions. Je ne sais pas s'il y a beaucoup d'Irlandais qui la jouent... Il y avait donc déjà beaucoup de fatigue avant le match. Il va falloir bien récupérer.
Comment allez-vous aborder ce match retour ?
Lassana Diarra : Il faudra jouer comme si nous étions à 0-0 et essayer de gagner. Nous n'avons pas un jeu pour défendre durant 90 minutes. Un but, c'est beaucoup et peu à la fois. J'ai vu des situations qui se sont retournées très vite dans le football… Il faudra aborder le match très sérieusement. Ce ne sera pas une partie de plaisir.
Vous étiez associé à Alou Diarra au milieu de terrain en l'absence de Jérémy Toulalan en Irlande. Cela a-t-il changé votre rôle sur le terrain ?
Lassana Diarra : Non. Mon rôle c'est de faire le piston entre la défense et l'attaque. Alou est plus grand, plus costaud que moi. Il a d'ailleurs fait un gros match, notamment dans le domaine aérien. Je pense que nous sommes tous les trois complémentaires.
Votre jeu en bleu se rapproche de plus en plus de celui que vous proposez en club. Vous apportez de plus en plus dans le jeu offensif…
Lassana Diarra : Tout arrive avec le temps ! Je suis en équipe de France depuis un petit moment. J'ai de plus en plus de repères, donc je me «lâche» un peu plus. Je joue souvent. Si je ne le fais pas, qui va le faire ? Il faut savoir prendre ses responsabilités.
L'équipe de France reste sur plusieurs bonnes prestations…
Lassana Diarra : Nous sommes tous mieux. Cela se ressent dans le jeu. Il y a eu beaucoup de nouveaux, comme moi. Aujourd'hui, ces joueurs ont pris conscience que l'équipe de France leur appartient aussi. C'est à nous d'écrire l'histoire et d'imiter nos prédécesseurs.
Comment évaluez-vous le niveau de l'équipe de France dans la hiérarchie mondiale ?
Lassana Diarra : Nous n'avons rien à envier à qui que ce soit. Si tout le monde joue à son niveau, cette équipe de France peut faire très mal.
La presse irlandaise a beaucoup critiqué Raymond Domenech…
Lassana Diarra : Beaucoup de gens parlent du coach… Nous en reparlerons mercredi. Il est très bien ! Tout le monde a ses qualités et ses défauts. Ce n'est pas lui qui joue. C'est nous, les joueurs, qui sommes sur le terrain. Tout le monde s'attaque au sélectionneur… S'il y en a un qui veut aller à la Coupe du Monde, c'est bien lui. Nous avons tous envie d'aller en Afrique du Sud parce que c'est un rêve. Mais aussi pour répondre aux critiques, qu'elles visent le coach ou les joueurs. Si les critiques font avancer, elles ne sont pas toujours fondées. Le sélectionneur est là et il va rester. Je pense qu'il fait du bon boulot. Je l'ai défendu, je le défend et le défendrai. Nous allons aller à la Coupe du Monde et tout le monde sera content.
Le match en images :

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jeudi, 05 novembre 2009
BLEUS / RAYMOND DOMENECH : « Je travaille au présent »
© panoramic 
Raymond Domenech, comment appréhendez-vous ce barrage à venir face à l'Eire ?
Deux matchs pareils, c'est quelque chose d'important pour toute une génération. C'est une continuité des qualifications. On aura besoin d'un soutien total du public. La réactivité des supporters pour avoir des places nous a fait plaisir parce qu'on sent qu'il n'y a pas que quelques personnes qui sont intéressées par cette qualification. C'est la France entière qui est derrière son équipe. Cela met un peu plus de sel à ces deux matchs. C'est pour cela qu'on fait ce métier. On aura besoin de joueurs qui seront prêts, qui seront costauds, qui seront solides, qui ont envie et qui savent où ils vont mettre les pieds.
Vous allez rencontrer face à vous des Irlandais mais aussi un Italien à leur tête. Est-ce que cela pourrait susciter de votre part un petit sentiment de revanche contre ces Italiens qui nous ont battus en 2006 ?
Pas du tout. Sur le terrain, ce sera Irlande-France et France-Irlande. Ce ne sont jamais les entraîneurs qui font les matchs. Ce n'est pas un combat de boxe : c'est un match de football. D'ailleurs, j'étais content : j'étais à Milan avant-hier à côté de Lippi. Et derrière nous, il y avait Trapattoni. J'ai demandé des infos à Lippi parce qu'il avait rencontré l'Eire avec l'Italie. Mais il n'a pas trop osé trop m'en donner parce qu'il avait peur que Trapattoni entende. Cela s'est très bien passé et on s'est donné rendez-vous pour la semaine prochaine. Ce n'était pas un Français contre un Italien mais bien deux sélectionneurs qui ont envie que leur équipe aille à la Coupe du Monde et qui étaient contents de faire ce genre de match.
Quand vous travaillez sur cette liste, est-ce que vous vous dites qu'il s'agit peut-être de la dernière ?
Non, jamais. Je n'ai jamais fonctionné comme cela. Je travaille au présent, à savoir ces deux matchs contre l'Irlande. Cela fait cinq ans maintenant que je répète la même chose. Le reste, c'est écrit quelque part. C'est une tradition un peu orientale, très fataliste. On va faire le mieux possible pour passer afin que cela continue le plus longtemps possible. Mon seul travail est de me préoccuper pour les matchs qui arrivent.
Les bonnes nouvelles concernant l'état de forme de Patrick Vieira et son expérience n'ont pas été suffisantes pour qu'il soit retenu…
Cela n'a pas été facile. Je suis heureux que Pat revienne petit à petit au plus haut niveau. Il a fait un match l'autre jour. On a pesé le pour et le contre avec tout le staff. Je ne souhaite qu'une chose : c'est que Pat continue à jouer régulièrement et que pour la Coupe du Monde, il puisse apporter ce métier et cette expérience qui sont nécessaires dans les compétitions de très haut niveau.
Est-ce que c'est son temps de jeu qui l'a disqualifié ou est-ce son niveau de jeu ?
C'est un ensemble d'éléments dont nous avons discuté.
Quelle impression vous avait donné ces Irlandais en tant que joueur et en tant qu'entraîneur ?
On connaît leurs caractéristiques. On sait que ce sont tous des joueurs de haut niveau. C'est quand même la base. Après, on sait qu'y a un état d'esprit particulier. On se souvient qu'il y a trois ans, quand on avait joué pour la qualification à la Coupe du Monde 2006, il y avait autant d'ambiance à l'extérieur que d'intensité sur le terrain. C'est une équipe qu'on ne prend pas à la légère avec des joueurs solides, qui ont aussi envie d'aller à la Coupe du Monde. On connaît leurs qualités.
Est-ce que vous avez défini une hiérarchie concernant les gardiens ou est-ce que c'est dans la même logique qu'auparavant ?
Je vais demander à Bruno (ndlr : Martini, l'entraîneur des gardiens) s'il est dans le coin. « Bruno, t'as fait quelque chose ? ». Pas encore. Donc voilà, on va attendre encore un peu. Il reste un ou deux matchs et on va voir ce qu'il se passe.
Qu'est-ce qui a fait la différence entre Aly Cissokho et un joueur comme Trémoulinas ?
L'ordre alphabétique… Non, je dis une bêtise (sourire). Ils jouent à peu près au même niveau, tous les deux en Ligue des Champions et dans des équipes de tête. Il y en a un qui a peut-être un peu plus de matchs au plus niveau mais c'est vrai qu'ils sont assez près l'un de l'autre.
Avec P.G.
jeudi 05 novembre 2009
Source: www.football365.fr
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jeudi, 15 octobre 2009
«La vérité dans un mois»
Raymond Domenech a désormais la tête tournée vers les barrages (DPPI)
Satisfait de la performance de son équipe bis face à l’Autriche, Raymond Domenech souhaite que les Bleus restent dans le même état d’esprit d’ici aux barrages. Et ce, quel que soit l’adversaire en face.
par Cédric Callier, le 15-10-2009Au Stade de France
Raymond, que retiendrez-vous de cette victoire face à l’Autriche (3-1) ?
Raymond Domenech : Que l’on a marqué des buts, qu’il y a eu de vraies bonnes séquences, qu’il y a vraiment un groupe fort. Chacun a pu montrer son envie, sa détermination, dans un registre que j’aime bien. C’est bien de voir que quelque soit les joueurs sur le terrain, tout le monde est dans le même état d’esprit.
Avez-vous eu peur d’un relâchement en début de seconde période ?
Raymond Domenech : Non, je ne considère pas qu’il y ait eu de relâchement. C’est simplement notre adversaire qui nous a posés plus de problèmes. On a eu des difficultés car on ne joue pas tout seul et en début de seconde période, l’Autriche a modifié son organisation, ce qui nous a posés quelques soucis. Mais c’est bien justement d’avoir réagi après et d’avoir repris la direction des opérations.
Reconnaissez-vous néanmoins avoir eu du mal à finir la rencontre ?
Raymond Domenech : Oui, mais cela démontre juste que c’était un match difficile, face à un adversaire qui nous a posés des problèmes. Physiquement, ils nous ont un peu usés. Et puis quand on mène 3-1 comme cela, ce n’est pas évident de continuer à pousser.
Thierry Henry est-il blessé ?
Raymond Domenech : Un petit peu, mais on verra dans deux-trois jours où il en est précisément. On l’a fait sortir tout de suite pour éviter tout risque.
La stratégie d’opter pour un vaste turn-over était-elle la bonne ?
Raymond Domenech : Sur ce match-là, on peut dire que le résultat est positif. Mais la vérité sera dans un mois. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir gardé cette bonne dynamique. J’espère que dans un mois nous serons dans le même état d’esprit.
Pourquoi avoir néanmoins reconduit Govou et Henry ?
Raymond Domenech : Car il y a toujours besoin de cadres. Eux en plus n’avaient pas de cartons. On a besoin de joueurs d’expérience pour apporter une certaine solidité à l’ensemble.
Etait-ce important selon vous de marquer tôt contre cette équipe ?
Raymond Domenech : Je n’ai pas de préférence. L’essentiel, c’est de marquer, que ce soit à la 17e, à la 30e ou même à la 94e minute cela nous ira dans un mois.
Quel regard portez-vous sur vos quatre adversaires potentiels en barrages ?
Raymond Domenech : Je n’ai pas de préférence. Ma préférence, c’est une qualification pour la Coupe du Monde 2010. Les quatre autres équipes auront la même ambition et s’accrocheront pour cela. Ce sera donc compliqué et il n’y a pas de bon ou de mauvais adversaire dans cette configuration.
Le match en images :
Le parcours qualificatif des Bleus en images :
11:00 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, equipe de france, interview, raymond domenech
vendredi, 09 octobre 2009
«Faisons et on verra»
«Faisons et on verra»
Raymond Domenech s'occupe avant tout des Iles Féroé (DPPI)
Très détendu lors du traditionnel point presse d’avant match, Raymond Domenech n'a pas souhaité s'attarder sur la situation des Serbes dans l'optique d'une possible première place. Une seule chose compte : faire le boulot face aux Iles Féroé.
par Vincent Duchesne, le 09-10-2009A Perros Guirec
Raymond, comment vivez-vous ce petit séjour breton ? Vous a-t-il fait du bien et est-il bien vécu par le groupe ?
Raymond Domenech : Je crois que l’on est en train de se tromper de combat. Le cadre, les installations sont agréables. Mais on est là pour faire un match de qualification à la Coupe du Monde. C’est le vrai sujet. Le reste, c’est des à côté. On essaye de se mettre dans les meilleures conditions. Je pense qu’on a trouvé ici un cadre intéressant. Ne mélangeons pas les choses. Pour nous, ce qui compte, c’est le match à jouer demain et qu’il faut absolument gagner.
Le huis-clos décrété ce vendredi, est-ce juste pour la forme ou avez-vous peur d’être espionné ?
Raymond Domenech : On n’a jamais peur d’être espionné. On est toujours espionné. Mais ça ne change strictement rien. Vous, vous croyez que les huis-clos sont là pour vous embêter, pour vous cacher des informations. Et nous, on essaye de vous expliquer depuis longtemps que le but est de pouvoir s’entraîner tranquillement. Pouvoir parler, mettre en place des choses qui doivent arriver le lendemain. Ce n’est pas pour gêner les gens. On a fait deux entraînements ouverts au public où ça s’est très bien passé. On a besoin d’un peu de calme et de sérénité et le public breton le comprendra aisément.
Vous allez jouer sans numéro 10. Cela fait un an que cela n’est pas arrivé. Comme faire sans Franck Ribéry et Yoann Gourcuff ?
Raymond Domenech : On a 24 joueurs. Et dans les 24, il faut trouver la formule qui soit la plus adaptée. Certains joueurs comme Yoann et Franck peuvent donner d’autres orientations au jeu. Mais ceux qui sont là ont aussi des capacités et des qualités. On peut aussi jouer autrement. L’essentiel, c’est que chacun ait envie de donner le maximum. Quelle que soit l’organisation. J’insiste sur les hommes et les joueurs. Ce sont eux qui animent le système, quel qu’il soit.
Concernant le match des Féroé, considérez-vous qu’il s’agit d’une rencontre que la France doit gagner ou qu’elle doit gagner par un score large ?
Raymond Domenech : On commence toujours par essayer de gagner les matches. Après si les circonstances font que… On sait qu’il faut essayer de gagner avec le plus de buts possible. On a deux matches pour essayer de rattraper la différence de buts. En fonction des résultats des Serbes. A la limite, comme ça ne dépend pas que de nous, je ne vais pas m’en préoccuper. L’essentiel, c’est de jouer à fond et d’essayer. Comme à chaque match.
Est-il vraiment opportun de jouer avec deux milieux récupérateurs face aux Iles Féroé ?
Raymond Domenech : On ne doit pas avoir la même notion du milieu récupérateur. C’est le positionnement de départ qui fait qu’on les appelle comme ça. Mais on leur demande toujours de participer, de venir faire le soutien de l’attaquant ou des deux attaquants. Après, c’est un problème d’animation. Rester sur une situation figée en disant : «Eux ils sont défenseurs, eux ils sont milieux et ils jouent comme ça», c’est une erreur de conception. Ce n’est pas l’idée du football. En tout cas, ce n’est pas la mienne. Donc, c’est un faux débat. Ils sont libres, ils peuvent attaquer, en respectant l’organisation et l’équilibre de l’équipe, bien entendu.
Être barragiste samedi soir serait-il une déception ?
Raymond Domenech : La logique du sport est toujours la même. C’est celui qui a le plus de points au bout qui gagne. Il n’y a pas à avoir de déception. On peut avoir des déceptions sur les quelques matches où on a perdu des points. Mais sur le résultat final, c’est la conséquence de ce qu’on a fait avant. Mais ça ne dépend plus de nous. Donc à nous de faire sur les deux matches qui arrivent le mieux possible en se disant : «on sait jamais». Faisons et on verra bien.
A quel pourcentage estimez-vous les chances de terminer premier du groupe ?
Raymond Domenech : Vous savez, je n’ai jamais été très bon au niveau stats (sourire). Les calculs, les pourcentages, ce n’est pas mon truc. J’étais meilleur en philo. A la limite, ce n’est pas mon problème. Le problème, c’est de faire le meilleur match possible pour que.
Pensez-vous que la Serbie peut être rattrapée par la peur de gagner comme ce fut le cas face aux Bleus ?
Raymond Domenech : C’est leur problème, ce n’est pas le mien. Je ne sais pas et ça ne me préoccupe pas. On va faire de notre côté le mieux possible. Et eux feront certainement la même chose.
Vous attendez-vous à une équipe féroïenne différente suite à sa victoire face à la Lituanie ?
Raymond Domenech : Non. On les a vus et revus. On a vu le match face à la Lituanie. On connaît les caractéristiques de cette équipe. Elle sait défendre, s’accrocher. Elle a eu peut-être ce jour-là un peu plus de réussite. On sait ce qu’ils sont capables de faire. On l’a vu au match aller.
Le scénario idéal serait de marquer assez rapidement…
Raymond Domenech : Il n’y a pas de scénario idéal dans ce match là. Il faut le gagner et le gagner par le plus de buts possibles. Qu’on marque à la première minute ou qu’on en mette 5 dans les dix dernières, ça ne changera pas grand-chose au problème. Quel que soit le moment, on sait qu’il faudra continuer et encore continuer.
Florent Malouda disait jeudi que vous paraissez plus détendus qu’à Paris. Avez-vous le sentiment d’être plus tranquille ?
Raymond Domenech : Ça doit être l’air marin qui veut ça. Peut-être aussi parce qu’on est plus près du public et que vous me voyez souvent, comme je suis tous les jours à Clairefontaine. L’engouement du public breton pour l’équipe de France fait toujours plaisir à voir. Se sentir soutenu, personnellement, je ne vais pas cracher dessus. C’est vrai que l’on a senti un peu plus de chaleur, de passion ici que ce que l’on avait pu ressentir jusqu’à présent.
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mardi, 08 septembre 2009
On ne parle que de lui
Raymond Domenech est sur toutes les lèvres (DPPI)
A la veille d’affronter la Serbie dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010, tous les yeux sont braqués sur Raymond Domenech. Entre l’affaire du clash avec Henry et les questions sur son avenir, le sélectionneur est dans l’œil du cyclone.
par Vincent Duchesne, le 08-09-2009A entendre Raymond Domenech lundi lors de sa traditionnelle chronique vidéo sur le site de la Fédération Française de Football, on pourrait croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes chez les Bleus. «L’ambiance est super. Ce qu’on vit ces jours-ci, avec les discussions, les débats et les à côtés de la vie du football qu’on arrive à créer met une ambiance exceptionnelle», expliquait le sélectionneur avec un petit sourire en coin. Comme-ci Clairefontaine était devenu le pays des Bisounours avec tout autour tout plein de méchants prêt à affirmer le contraire ou à déstabiliser cette quiétude apparente. Comme si, avec son groupe, Domenech vivait une douce et belle harmonie.
Une atmosphère pesante
Alors forcément, pour que la vie en rose ne vire pas au rouge sanglant, il a fallu éteindre l’incendie provoqué par Le Parisien dans son édition de lundi (le quotidien avait révélé une remise en cause des compétences du sélectionneur par Thierry Henry, au nom du groupe). Dans le rôle du pompier ? Thierry Henry bien sûr, envoyé au front lundi soir et plus précisément sur le plateau du JT de 20h, sur demande de la Fédération Française. Histoire d’étouffer rapidement l’affaire. Le capitaine des Bleus a donc démenti, ajoutant que ses propos avaient été déformés : «Il y a eu une discussion constructive au sein du groupe comme il peut y en avoir dans une équipe. Je n'ai pas remis en cause le coach. Il n'y a vraiment pas eu de clash comme cela a pu être dit». Soit. Difficile à vrai dire de distinguer le faux du vrai. Une chose est certaine, l’ambiance n’est pas au beau fixe comme tout le microcosme de Clairefontaine essaye désespérément de s’en convaincre. Elle est lourde, pesante. Avec un homme, toujours le même d’ailleurs, qui cristallise l’essentiel des rancœurs et des critiques. A l’heure où la France est bien mal embarquée dans les éliminatoires de la Coupe du Monde et à la veille d’un déplacement périlleux en Serbie, Raymond Domenech attire tous les regards, tous les ressentiments et toutes les interrogations. A tel point que le sportif passe totalement au second plan.
Les anciens redonnent de la voix
Comme il y a un an, avant d’accueillir les Serbes, son avenir semble incertain. Comme il y a un an, la colère de l’opinion publique est palpable à son encontre. Il n’y a qu’à entendre la bordée de sifflets qui l’accompagne à chacune de ses apparitions au Stade de France. Rien n’a changé ou presque. Car même s’il n’y pas eu de clash entre Domenech et Henry vendredi à la veille d’affronter la Roumanie, il y a bien eu une franche explication avec une bref remise en cause des séances d’entraînement et la question tactique en toile de fond. De là à dire que les joueurs ont lâché le sélectionneur, il n’y a qu’un pas qu’on ne saurait franchir. Mais il n’en fallait pas plus pour que les anciens de 98 ne sortent à nouveau l’artillerie lourde. «Il nous sort à chaque fois de son chapeau des recettes magiques. Ce qui m’a le plus frappé (lors du match France-Roumanie), ce sont les changements dans les 25 dernières minutes. C’est simple, c’était le bordel. C’est devenu n’importe quoi sur le terrain», a expliqué Christophe Dugarry au micro de RMC. «Cela fait cinq ans que Domenech est sélectionneur et l’équipe de France n’a pas progressé, ni évolué, soulignait pour sa part Robert Pirès dans Le Parisien. Domenech n’est pas un bon entraîneur. Ses entraînements ne sont pas dignes de son poste. Il n’a pas d’idées. Il ne transmet rien. Il est incompétent».
Domenech restera, quoi qu’il arrive
Faut-il pour autant s’en séparer maintenant ? Il se murmure en effet qu’une défaite à Belgrade mercredi, voire même un nul, pourrait précipiter sa perte. Selon L’Equipe, plusieurs voix, au sein du Conseil Fédéral, estime qu’en cas de barrage, Raymond Domenech ne serait plus l’homme de la situation. Mais l’était-il avant ? Telle est la véritable question que devrait se poser les hautes instances fédérales. Jean-Pierre Escalettes l’a toujours affirmé haut et fort : la mission du compagnon d’Estelle Denis est de qualifier la France pour la Coupe du Monde. Peu importe la manière et les moyens pour y arriver. S’il parvient à ses fins via les barrages et donc à faire passer les Bleus par la petite porte, Domenech aura rempli son objectif. Et après tout, la première place du groupe qualificative directement pour le Mondial est loin d’être inaccessible à condition d’aller gagner en Serbie. On voit donc mal le président de la FFF changer diamétralement son fusil d’épaule et se séparer d’un homme à qui il a réaffirmé sa confiance dans des situations bien plus catastrophiques.
«Pourquoi le licencier maintenant ? A mon sens, ce serait dommageable. L’objectif est de se qualifier. S’il avait fallu le débarquer, c’était probablement après le match contre l’Autriche (défaite 3-1). Ces trois points pèsent lourd dans la balance. Aujourd’hui, qui pourrait le remplacer ? Il faut aller au bout de la logique», estime Emmanuel Petit, pourtant loin d’être un farouche partisan de Domenech. «(Après l’Euro 2008) Les instances fédérales ont décidé de conserver Raymond Domenech. Maintenant, il faut qu’ils assument», lance Christophe Dugarry. Désormais, il semble bien trop tard pour faire machine arrière. En décidant de ne rien décidé, la FFF a nourri il y a bien longtemps ce climat malsain qui entoure l’équipe de France. Espérons que les conséquences ne seront pas dramatiques mi-novembre…
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lundi, 07 septembre 2009
«On ne peut pas faire plus»
Raymond Domenech n'a pas vécu une soirée facile face à la Roumanie (DPPI)
Malgré la mauvaise opération réalisée contre la Roumanie (1-1), Raymond Domenech n'était pas abattu devant la presse samedi soir. Pour le sélectionneur tricolore, les Bleus ont encore leur avenir entre les mains.
par Cédric Callier, le 06-09-2009Au Stade de France
Raymond, peut-on parler de malchance ce soir contre la Roumanie…
Raymond Domenech : Je ne sais pas comment on appelle cela, quand on a autant d’occasions de but, autant de possibilités, que l’équipe construit autant et que l’on ne marque pas… Il y a la malchance, le manque de réussite, mais peut-être pas de la maladresse. Il nous a manqué ce petit quelque chose en plus, que connaissent tous les attaquants et qu’en ce moment nous n’avons pas. Je connais peu d'équipes qui ont autant d'occasions que nous dans un match. Après, qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour mettre les attaquants dans des situations favorables ? L'équipe fait ce qu'il faut. Dans le jeu, on ne peut pas faire plus.
Est-ce donc de la faute aux attaquants ?
Raymond Domenech : Non, ça c'est vous qui le dîtes. Je ne dis jamais un truc pareil. Je n’accuse personne. Ce qu'on fait, c'est super. Je trouve que la qualité de notre animation offensive était très bonne. Les attaquants ont joué, créé, ils ont fait partie de tout ce qu'on a fait en première période. Alors oui, il y a peut-être une part de malchance.
Mathématiquement, il s’agit d’une très mauvaise opération…
Raymond Domenech : L’objectif est de se qualifier. Pour se qualifier, nous avons toujours notre destin entre nos mains.
En passant par les barrages ?
Raymond Domenech : L’objectif, c’est la qualification. Quelle que soit la manière. Je n’ai pas l’habitude de lâcher ni d’abandonner. Tant qu’il y a des points à prendre, et donc des points à perdre pour les autres, rien n’est fini. On attendra la dernière journée pour faire le bilan.
Quel est votre sentiment sur le but roumain ? S’agit-il d’une erreur du défenseur ?
Raymond Domenech : Je ne l’ai pas bien vu. J’attends de revoir plus clairement ce qui s’est passé, notamment au départ de l’action.
Que s’est-il passé après la première période ? L'équipe a moins créé justement...
Raymond Domenech : Il s’est passé ce qui se passe dans tous les matches où on ne fait pas la différence après avoir dominé. Une équipe qui a souffert et subi mais qui n'est pas menée s'accroche encore plus. Et ça devient difficile pour l'équipe qui joue, qui amène le ballon. Et physiquement, ça pèse à la fin, on est moins en mouvement, c'est logique. Cela dénature même notre jeu.
N’avez-vous pas le sentiment d’avoir un peu trop reculé après l’ouverture du score ?
Raymond Domenech : Non, je n’ai pas eu ce sentiment. On n’a pas reculé, on a géré le ballon pour essayer d’avoir plus d’espaces. Mais à aucun moment on a abandonné le jeu.
Avez-vous envisagé de faire entrer un attaquant supplémentaire pour forcer la décision ?
Raymond Domenech : J'aurais pu en mettre un cinquième, un sixième aussi (sourire) J’aurais pu, mais il y a un équilibre d'équipe à respecter, il y a ce que fait l'adversaire. A la fin, il y avait Benzema, Henry, Ribéry et Anelka. Je me dis que c'est bien. Au niveau européen, ça fait du poids.
Le match en images :
15:01 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : football, equipe de france, interview, raymond domenech









