mercredi, 06 janvier 2010
RD CONGO
De nombreux fonctionnaires du secteur des finances publiques ont été révoqués par le chef de l’Etat pour corruption et détournement de deniers publics. Ces fonctionnaires, au nombre de 119, font les frais de l’opération « tolérance zéro », décidée par le gouvernement.Mais des voix s’élèvent pour dénoncer l’absence de poursuites contre les membres de la haute sphère politique.
Tous les fonctionnaires révoqués avaient des responsabilités dans le secteur des finances. Ils travaillaient soit aux impôts, soit aux douanes et accises, voire dans les services de l’exécution du budget. Les ordonnances signées par le chef de l’Etat les accusent de manquements graves, corruption et détournement de deniers public, expliquent des sources du ministère des Finances contactées par RFI. C’est donc le prolongement de l’opération « mains propres » appelée ici « tolérance zéro » qui avait déjà été appliquée chez les magistrats.
Mais certains parmi ceux qui viennent d’être sanctionnés déclarent être victimes de règlements de comptes. Et dans l’opinion, on s’interroge si après cette sanction, il y aura des poursuites judiciaires. Ce qui semble en tout cas être le souhait de beaucoup, surtout chez ceux qui pensent que cette démarche découragerait les autres fonctionnaires aux appétits gloutons.
De nombreux autres Congolais se demandent cependant pourquoi jusqu’ici, l’opération « tolérance zéro » n’a pas encore frappé dans la haute sphère, malgré plusieurs dénonciations liées à l’enrichissement illicite, dans le chef de certains hauts responsables.
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mardi, 05 janvier 2010
RD Congo
La lave du volcan Nyamulagira, situé à 22 km de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), continuait d'avancer dans la forêt lundi 4 décembre, plus de 48 heures après l'éruption, selon l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG).
Le volcan Nyamulagira, entré en éruption tôt samedi matin ne constituerait pas un « danger » pour la ville de Goma, affirment les autorités notamment le vice-gouverneur Feller Lutaitchirwa. Un avis partagé par les volcanologues de la région qui restent tout de même prudents. Ces derniers observent attentivement la direction de la coulée de lave qui pourrait provoquer de gros risques si elle était au contact du lac Kivu ou d'un de ses affluents. Katcho Karumé directeur de l'Observatoire Volcanologique de Goma, exprime une certaine inquiétude au micro de RFI.
Karume Katcho : Le grand lac Kivu, qui a beaucoup de méthane, ne représente pas trop de danger, mais il y a un petit lac qu’on appelle « les gorges de Kabuno », c’est lui qui a plus de CO2 que de méthane.
Evidemment, la situation n’en est pas encore au stade de la saturation mais beaucoup de chercheurs comme nous sommes en train de penser qu’on n’est pas trop loin de cette situation de saturation. Si la coulée de lave continue et que cela se déverse dans la presqu’île de Kabuno, donc ce petit lac à côté du grand lac Kivu, là cela pourrait entraîner des explosions si on approchait encore la saturation.
RFI : Avec des risques d’intoxication bien sûr ?
KK : Absolument parce que c’est le CO2 qui va sortir, et si le CO2 sort, ça veut dire que l’oxygène va monter. Et si l’oxygène monte, parce que l’oxygène est plus lourd que le CO2 du moins, les gens par manque d’oxygène vont mourir par asphyxie. Si ça arrivait…
RFI : Les risques aujourd’hui sont écartés ?
KK : Pour le moment, c’est écarté, c’est-à-dire qu’il faut attendre que l’on soit autour de 17 jours d’activité soutenue d’émissions de lave.
17:21 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : catastrophes naturelles, environnement, rdc
mardi, 15 décembre 2009
RDC : Des ex-rebelles désertent l'armée pour rejoindre un ancien officier
Dans la province du Nord-Kivu, plusieurs centaines d'ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) intégrés dans l'armée congolaise ont déserté la semaine dernière et ils seraient entrain de rejoindre un officier congolais rentré au Nord-Kivu après des années d'exil en Ouganda.
Il s'agit du général Gad, un Tutsi congolais qui a participé à la première guerre du Congo au sein de l'AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) qui a porté au pouvoir feu Laurent désiré Kabila en 1997. Cet officier n'a pas participé à la seconde guerre de l'est en 1998, il est parti s'installer en Ouganda.
Depuis un mois,selon nos sources, il a réapparu à Nyamilima au nord de Rutshuru et de Goma, la capitale provinciale. Deux colonels, ex-rebelles du CNDP intégrés dans les forces armées congolaises, ont déserté la semaine dernière avec une partie de leurs hommes pour, selon certaines sources, tenter de rejoindre le général Gad. Ce dernier aurait également pris des contacts avec les Maï Maï du groupe Lafontaine pour rallier ces miliciens locaux réticents à l'intégration.
Plus surprenant encore, des informations indiquent que le général Gad aurait reçu lundi une délégation de FDLR, les rebelles hutus rwandais que les Forces congolaises essaient de traquer. Cette alliance contre nature est elle possible ? Et dans cette hypothèse pour le moins étrange quels seraient les objectifs poursuivis ?
Quoi qu'il en soit depuis l'arrestation de Laurent Nkunda au Rwanda, certains ex-rebelles fidèles à leur chef se sentiraient laissés pour compte. Plusieurs de leurs commandants seraient plus occupés à s'enrichir qu'à tenir les troupes. Si ces informations se confirment la situation déjà très difficile au Nord-Kivu risque d'échapper totalement au gouvernement de Kinshasa.
17:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ouganda, rdc
RDC : devoir d’élu

Exercer sa liberté d’expression quand il s’agit de dialoguer avec ses élus qui ne l’entendent pas de cette oreille. Une Gageure ? Dans le Kasaï Oriental, les paris sont pris depuis janvier 2008 grâce à un projet mis en place par le Centre d’études et de formation populaires pour les droits de l’Homme (Cefop). L’ONG, qui milite pour les droits de l’Homme depuis 1994 et opère de la capitale de la province, Mbujimayi, a lancé sa nouvelle activité deux ans après les élections historiques de 2006. La République Démocratique du Congo n’avait pas connu jusqu’alors de véritable scrutin présidentiel et législatif depuis son indépendance en 1960 et son histoire récente était marquée de longues années de guerre civile. Le Programme de concertation des organisations de la société civile et des députés ( les membres de l’Assemblée provinciale, nationale et du Sénat de la Province du Kasaï Oriental) a été initiée sur la base d’un constat. « Nous n’étions plus habitués aux élections et la communication était difficile entre l’élite politique, comparable à une bourgeoisie, et la base. Les élus ne se sentaient pas redevables envers leurs électeurs. Nous avons donc décidé de mettre en place une plate-forme de concertation entre élus et électeurs », explique Emmanuel Kabengenle Kalondji, le directeur du Cefop depuis 2007. Et les premières impressions sur les élus locaux ne sont pas flatteuses.
Dans le cadre de ce projet, une étude intitulée "Principales préoccupations de la population de la province du Kasaï Oriental" a été menée de juillet à septembre 2008 et présentée en octobre de la même année. Droits civiques, sociaux et économiques sont passés en revue dans une enquête dont les résultats ont été présentés aux députés provinciaux et nationaux. « Il est ressorti de cette enquête que les élus ne s’acquittaient pas de leurs tâches comme ils devraient, selon leurs administrés. Au moment de la publication de l’enquête, les débats ont été houleux ». Les députés pensent alors qu’on veut les « charger ». « Certains députés ont compris notre démarche, et sont même devenus des alliés, mais d’autres restent convaincus que notre action s’apparente à un jury populaire ». Une crainte qui explique la désaffection d’une grande majorité des représentants du peuple. Le Kasaï Oriental compte 66 députés provinciaux et une quarantaine au niveau national pour une population de plus de10 millions d’habitants. Seuls une vingtaine d’entre eux échangent avec une cinquantaine d’associations lors de rencontres dites « de dialogue social » qui se tiennent chaque trimestre dans le cadre du programme de concertation.
Frilosité des élus contre droit de regard des électeurs
Le dialogue entre administrés et élus n’est peut-être pas du goût de tous, mais il fait ses preuves. « Le projet a permis de renforcer l’agir politique de la base. Les politiques pensaient qu’après les élections ils pourraient faire comme bon leur semble. Notre action leur rappelle que nous pouvons exercer un droit de surveillance sur nos élus. » Se sachant surveillés, les politiques se surveillent également. Une commission de contrôle parlementaire a été installée. « Après la parution de notre enquête, des maires, des bourgmestres ont été limogés. Ces derniers sont nommés en attendant les prochaines élections actuelles. Ce qui permet une telle sanction ». L’étude a également donnée lieu à la naissance d’un groupe de travail qui planche sur des projets de lois en matière de droits civiques à soumettre.
L’apprentissage de la démocratie dans le Kasaï Oriental se fait dans un climat qui n’est pas des plus propices. S’il y a eu des avancées en matière de droits de l’homme, les reculs paraissent tout aussi importants, selon Emmanuel Kabengele Kalondji. « La liberté d’expression est étouffée. Les médias sont verrouillés par des manoeuvres simples : on les prive par exemple de leurs animateurs vedette. Quand nous enquêtons, nous nous rendons compte qu’on veut tout simplement les empêcher d’exercer leur esprit critique quand il s’agit du gouvernement de la province ». En outre, plus qu’auparavant, la préservation des droits socio-économiques et culturels préoccupe tout autant que celle des droits civiques. L’accès au travail s’est particulièrement dégradé dans la province à cause des difficultés de la Société minière de Bakwanga (Miba). « Détenue à 80% par l’Etat, la société minière, qui exploitait et commercialisait le diamant, est en cessation de paiement depuis deux ans. Plus de 6 000 salariés se retrouvent sans ressources depuis 24 mois. »
Malheureusement, défendre les droits de l’Homme dans le Kasaï, comme cela l’est bien trop souvent ailleurs aussi, est une entreprise risquée. Emmanuel Kabengele Kalondji et ses collaborateurs font régulièrement les frais de leur engagement. Récemment, ce sont leurs locaux qui ont été attaqués. « La sentinelle a été torturée par les malfaiteurs qui souhaitaient connaître nos adresses personnelles », se souvient le directeur du Cefop. Beaucoup de frayeur certes, mais pas assez pour renoncer. D’autant plus qu’une petite révolution est en marche dans le Kasaï : celle où élu doit apprendre à rimer avec électeur.
Visiter le site du Cefop
14:01 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, droits de l'homme, cefop
lundi, 30 novembre 2009
RDC : le nauffrage du Lac Mai-Ndombe aurait fait au moins 73 morts
19:52 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, nauffrage, lac mai-ndombe
vendredi, 06 novembre 2009
RDC : prévention de la violence sexuelle et réintégration, trop peu financées

Tandis qu’une aide médicale et psychologique est apportée aux victimes de violences sexuelles dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où 7 000 femmes et filles ont été violées cette année seulement, les Nations Unies et les travailleurs humanitaires sur le terrain affirment que le financement est insuffisant pour répondre de manière appropriée à des problèmes cruciaux.
« L’intérêt accru de la communauté internationale pour [la question] des violences sexuelles en RDC a entraîné une hausse significative du financement, doublée d’un manque disproportionné d’évaluations des véritables besoins sur le terrain et d’une mauvaise compréhension de la complexité des problèmes », note-t-on dans le document Comprehensive Strategy on Combating Sexual Violence in the DRC [Stratégie globale pour combattre la violence sexuelle en RDC], publié en 2009 par le Bureau du Conseiller spécial et coordinateur en matière de violence sexuelle en RDC.
« Les efforts sont répartis de manière inégale [...] Le programme se concentre essentiellement sur deux secteurs : le soutien médical et judiciaire aux victimes de violences sexuelles, tandis que les autres secteurs [bénéficient de] très peu d’interventions », lit-on dans le document.
La prévention et la réintégration font partie des axes qui, proportionnellement, reçoivent le moins de financement et d’attention.
« Traiter seulement le résultat de la violence sexuelle est catastrophique. Personne ne se préoccupe vraiment de régler le problème à la source ou de considérer la situation dans son ensemble. Si on se contente de prendre soin des femmes violées, on continuera à le faire jusqu’à la fin des temps », a dit Butros Kalere, de l’organisation non gouvernementale (ONG) Women for Women.
Parmi ceux qui ressentent les effets du manque de ressources se trouve Heal Africa, une ONG basée à Goma, la capitale du Nord Kivu, qui fournit des soins médicaux et sociaux aux habitants de la région.
« La violence sexuelle n’est pas seulement un problème physique, mais, souvent, nous manquons de financement et nous devons nous contenter d’apporter notre aide aux victimes immédiates », a dit à IRIN Jean Robert Likofata Esanga, coordonnateur de santé communautaire de Heal Africa, ajoutant que les programmes se penchant sur la prévention, la réhabilitation et la réintégration étaient ceux qui souffraient en permanence d’un manque de ressources.
Selon Tasha Gill, chargée de la protection de l’enfant auprès du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en RDC, les programmes de prévention efficaces « utilisent le plaidoyer et la sensibilisation pour mobiliser les communautés en passant par leurs chefs, identifiant les problèmes et œuvrant en faveur de changements à long terme dans les normes sociales locales. Ils cherchent également à protéger les plus vulnérables ».
Mme Gill a également fait remarquer que les Nations Unies prévoyaient d’améliorer, au cours des prochaines années, le financement direct afin que « les ressources allouées à ce type de programmes de prévention ne passent plus entre les mailles du filet ».
Mais les organisations qui œuvrent dans le domaine de la protection sont aussi touchées. « Nous avons généralement pour objectif de réduire la vulnérabilité et de protéger 1 000 femmes habitant les communautés situées en périphéries de Goma en leur offrant des formations et des cours d’alphabétisation et en finançant une partie de leurs activités », a expliqué un employé de l’une de ces ONG. « Maintenant que nos donateurs veulent que nous travaillions davantage sur des ‘urgences’, et que nous sommes confinés à travailler uniquement dans les camps de personnes déplacées, c’est très difficile, parce que les gens arrivent et repartent rapidement. On peut difficilement assurer un suivi et offrir une formation cohérente ».
Réintégration
Parmi les objectifs de réintégration des Nations Unies, on compte notamment le fait d’« assurer la satisfaction de la victime et de garantir la non récurrence des violences sexuelles », de même que l’offre de soins psychosociaux. Toutefois, à cause du manque de ressources, de la complexité de la coordination et des distances à couvrir en termes de transport et d’offre de services, ces services demeurent fragmentés. En juillet, même dans le camp de personnes déplacées Kibati I, à Goma, des femmes sont reparties sans avoir pu bénéficier d’assistance, de cours d’alphabétisation ou de formations.
Comme l’a indiqué Constance, une conseillère de Heal Africa : « Nous aimerions permettre à chacune des victimes de se réintégrer en douceur dans la société et de continuer à bénéficier d’une assistance psychosociale, mais nous sommes limités à une clinique ou un centre de formation. Nous n’avons pas les fonds pour aider chacune de ces femmes à réintégrer la société ».
Le plan idéal des Nations Unies pour la réintégration prévoit également l’adoption d’une « approche centrée sur les compétences des victimes ». Certaines ONG bénéficient de ressources pour offrir aux femmes la possibilité d’acquérir des compétences pendant leur séjour à l’hôpital, mais les compétences développées ne peuvent pas toujours être mises en pratique, en raison de la situation géographique ou de la disponibilité des équipements ou du matériel nécessaires.
Par exemple, les femmes sont limitées dans la mise en pratique de leurs compétences en couture parce qu’elles n’ont pas accès à une machine à coudre, tandis que l’amélioration de leur niveau d’éducation est limitée par le manque d’écoles.
« Les services médicaux, judiciaires et de protection ainsi que les soins psychosociaux sont essentiels pour les victimes de violences sexuelles, mais ces services doivent également permettre aux femmes de subvenir aux besoins de leur famille... pour qu’elles sentent qu’elles peuvent aller de l’avant et prendre soin de leurs enfants », a dit à IRIN Mendy Marsh, experte indépendante sur la violence sexuelle.
Tant que les bailleurs de fonds des programmes de lutte contre la violence sexuelle en RDC ne feront pas de cela l’une de leurs priorités, le financement et les programmes de prévention et de réhabilitation devront se contenter d’un faible pourcentage des ressources disponibles.
Photo : IRIN
15:36 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rd congo, rdc
mercredi, 04 novembre 2009
RDC : non transfert de Bosco Ntaganda à la CPI, Washington en colère
12:19 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, rd congo, bosco ntaganda, cpi, usa, états-unis
lundi, 26 octobre 2009
RDC: une des filles de Mohammed Ali sur les traces de son père
KINSHASA (AFP) - 26.10.2009
L'ex-top model américaine Khaliah Ali, une des filles du légendaire boxeur Mohammed Ali, est arrivée lundi en RD Congo dans le cadre d'une visite humanitaire et de la commémoration du 35e anniversaire du "combat du siècle" ayant opposé son père à George Foreman en 1974 à Kinshasa.
L'ex-top model américaine Khaliah Ali, une des filles du légendaire boxeur Mohammed Ali, est arrivée lundi en RD Congo dans le cadre d'une visite humanitaire et de la commémoration du 35e anniversaire du "combat du siècle" ayant opposé son père à George Foreman en 1974 à Kinshasa.
Khaliah Ali, 35 ans, a entamé son séjour dans la province du Katanga, dans le sud de la RDC, où elle doit visiter notamment des centres d'accueil des enfants orphelins de guerre.
"Ce voyage m'offre une opportunité de m'impliquer dans les programmes d'aide" en RDC, a affirmé Khaliah Ali, citée par un communiqué de l'Unicef.
Elle achèvera son voyage à Kinshasa le 30 octobre par la visite du "Stade du 20 mai", le site qui a abrité le "combat du siècle" ayant opposé son père à George Foreman le 30 octobre 1974, en compagnie de quelques membres du gouvernement de la RDC.
Ce jour-là, à l'issue d'un combat hyper-médiatisé, Mohammed Ali l'avait emporté par K.O au 8e round face à son grand rival de l'époque devant près de 60.000 spectateurs acquis à la cause du célèbre boxeur.
Agé aujourd'hui de 67 ans, Mohammed Ali, nom que le boxeur avait adopté pour remplacer celui de Cassius Clay après sa conversion à l'islam, a remporté à plusieurs reprises le championnat du monde des poids lourds dans les années 1960 et 1970 et livré 61 combats en 18 ans de carrière, comptant 56 victoires pour 5 défaites.
Il est atteint de la maladie de Parkinson depuis de nombreuses années.
© 2009 AFP
16:43 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rd congo, rdc, mohammed ali, khaliah ali, usa
samedi, 24 octobre 2009
Naufrage dans le centre de la RDC: plus de cent morts
Plus de cent personnes ont péri dans le naufrage d'une embarcation fin septembre dans le centre de la République démocratique du Congo, selon un bilan définitif d'une commission parlementaire d'enquête sur l'accident.
Une grosse pirogue avait coulé le 28 septembre au confluent des rivières Sumbuji et Kasaï à 95 km de Tshikapa, une ville de la province de Kasaï Occidental. Les autorités fluviales de Tshikapa avaient à l'époque fait état de douze morts et de 40 rescapés.
D'après les conclusions d'une enquête parlementaire, le navire, le HB Trans Nyalongo "avait embarqué plus de 200 personnes (. . . ) et il n'y a eu que 42" rescapés, a affirmé à l'AFP le député Faustin Kambala Ilunga, porte-parole de la commission parlementaire.
"Lorsque nous faisons la soustraction, on constate qu'il y a eu plus de cent morts", a ajouté M. Kambala, joint au téléphone à Tshikapa depuis Kinshasa.
Il a déploré le fait que le bateau avait chaviré "seulement à 4 m de la rive" et que "les différents services portuaires "occupés à piller les sacs de maïs chargés sur le bateau, n'avaient pu secourir les passagers en détresse".
La surcharge, selon le rapport, est la principale cause du naufrage.
Ce bilan porte à plus de 250 le nombre de personnes qui ont péri depuis mi-septembre lors de trois naufrages, devenus fréquents en RD Congo et dont la surcharge reste la cause principale.
Le 13 septembre, sur le fleuve Congo au Katanga (sud-est), un bateau surchargé avec 200 passagers -pour une capacité d'une cinquantaine-, a chaviré en pleine nuit faisant au moins 90 morts, 25 disparus, et près d'une centaine de rescapés.
Quelques jours après le 28 septembre, une grosse pirogue à moteur transportant une centaine de passagers et de nombreuses marchandises a chaviré et coulé au confluent de deux rivières dans la province du Bandundu (ouest).
Une cinquantaine de personnes sont mortes noyées et autant a pu en réchapper.
11:50 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rdc, rd congo, naufrage
vendredi, 23 octobre 2009
Rwanda-Congo : le commerce remède aux conflits ?

Les cinq dernières années du siècle passé ont vu plus de trois millions d’âmes tombées en terre congolaise. La faute incombe aux conflits qui ont sévi à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Si le nombre est impressionnant, la communauté internationale ne semble vraiment pas être préoccupée au plus au point, dixit les analystes. Cependant, depuis peu, les tensions paraissent moins vives : ce qui ne signifie nullement que la paix est complètement de retour. A l’Est de ce pays, récemment en guerre, tout est fragile, comme en témoigne par exemple le nombre d’incursions déplorées.
Deux questions s’imposent : pourquoi le conflit a connu (ou connait) une certaine régularité ? Comment y remédier ? Trouver les réponses n’est pas tâche facile. C’est là qu’entre en scène la science économique.
Les économistes comme les politologues d’obédience libérale soupçonnent d’autres vertus au commerce, hormis l’augmentation de richesse. Cela remonte déjà à l’époque des philosophes des Lumières. Montesquieu pouvait déjà écrire : « L’effet naturel du commerce est de porter la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l’une a intérêt d’acheter, l’autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels. » (De l’esprit des lois, 1758). Cette idée, on la retrouve en toile de fond dans la construction de l’Europe, qui sortait des guerres mondiales.
Aujourd’hui, cet argument du « doux commerce » pacificateur est nuancé. Les effets du commerce sont ambigus selon que l’on considère le commerce bilatéral ou selon que l’on analyse la situation dans l’optique de l’ouverture multilatérale.
Pour les appréhender, le raisonnement économique se fait en termes de coûts-bénéfices. Les échanges bilatéraux génèrent des gains et augmentent ipso facto le coût d’un conflit militaire entre les deux pays. Ainsi, le manque à gagner une fois que la guerre éclate est non négligeable. Pire, ses impacts sont persistants dans le temps (destruction des infrastructures, des vies et de la confiance, rendant subséquemment les échanges futurs difficiles). On a donc beaucoup plus à perdre qu’à gagner. A ce sujet, les conflits indo-pakistanais sont éclairants. Donc, en termes économiques, le coût d’opportunité est élevé et la probabilité de conflit baisse en présence d’un commerce bilatéral. L’échec des négociations entre les deux pays est d’autant moins vraisemblable que le coût d’opportunité de la guerre est élevé.
Par contre, si le commerce bilatéral réduit les tensions notamment à cause de la dépendance réciproque, cela n’est pas forcément le cas dans une configuration de commerce multilatéral. Ce dernier multiplie les sources d’approvisionnement pour les pays en échange. Ce qui a comme corollaire la réduction du coût d’opportunité de toute guerre bilatérale et assure (et rassure) de ce fait un pays en cas de conflit militaire.
Les économistes savent également que les facteurs géographiques sont importants tant pour le déclenchement de conflit que pour le commerce. Pour les pays distants de plus de 10 000 km, le commerce n’a pas d’effet significatif sur la probabilité de conflit. En revanche, l’effet est beaucoup plus important pour les pays proches, comme dans le cas de la RDC et du Rwanda. « La raison sous-jacente est que les coûts liés au commerce international diminuent fortement pour les pays proches (coûts de transport et coûts d’acquisition d’information sur les marchés étrangers). Simultanément, la guerre est un phénomène essentiellement local : la prévalence de conflits est de 5 % pour les pays proches dont la distance est inférieure à 1 000 km ; elle tombe à 0,25 % pour ceux dont la distance est comprise entre 1 000 et 7 500 km ; elle est de 0,16 % pour les pays distants de plus de 7 500 km. La raison sous-jacente est que la proximité attise les rivalités territoriales, les conflits d’origine ethniques ou religieuses (sic !), bref les tensions géopolitiques en général. » (Phillippe Martin, Thierry Mayer et Mathias Thoening, Make trade not war ? Review of Economic Studies, Vol.75, 3, 865-890, 2008 ou La mondialisation est-elle un facteur de paix, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2006).
Si l’on tient là l’explication de cette « permanence » de conflit, que faut-il faire pour atténuer sensiblement les tensions entre les deux pays, en dépit de cette « prédisposition » naturelle ? Intensifier les échanges entre les deux pays est l’une des réponses. Un doublement du commerce bilatéral entre les deux pays réduirait la probabilité d’escalade de 30 à 28 %, dix années de paix la réduiraient à 25 %, selon les trois économistes citées ci-haut. La solution du commerce bilatéral paraît donc très pertinente pour remédier sensiblement aux conflits rwando-congolais.
Et quand on compare l’écart du commerce réel entre les deux nations et le commerce potentiel, on se rend vite compte qu’ils ont beaucoup plus à gagner en échangeant biens et services. La potentialité ici se mesure en termes d’échanges réciproques en considérant la proximité, les liens historiques et culturels entre les deux nations.
Somme toute, le commerce entre les deux nations activera le processus de négociation à chaque fois que les tensions monteront. Mais aussi, pour les dirigeants déclencher un conflit sera fonction des coûts humains et économiques qui en découlent. Si ce pari est réussi, les conflits ne seront plus naturellement ab libitum. D’où, vive le commerce !
Jeudi 22 octobre 2009, par notre partenaire Un Monde Libre, pour l'autre afrik
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org
15:25 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rwanda, rd congo, commerce, rdc






