mercredi, 26 août 2009
Revue de la presse française du 26 août 2009
A la une : les nouvelles mesures pour limiter les bonus annoncés hier par Nicolas Sarkozy. Le président fait « reculer les banquiers » titre, ce matin, Le Parisien. « Ceux qui ironisaient pas avance sur un simple exercice présidentiel de communication en sont pour leurs frais » claironne l'éditorialiste du Figaro. « Le catalogue dévoilé hier n'a rien d'abstrait. Il détaille des mesures précises et inédites à ce jour dans le monde de la finance. » Un système de bonus-malus sera ainsi instauré. Les banques se sont engagées à verser des primes en fonction des résultats des traders et le président a prévenu : celles qui ne joueront pas le jeu ne travailleront plus avec l'Etat. Entre autres mesures également annoncées hier : les contrôles qui seront renforcés avec la nomination de Michel Camdessus, ancien patron du FMI, au poste de superviseur des rémunérations.
« Cela ressemble a de vraies avancées », estime Libération qui note aussi comme point positif : « le rétropédalage » de BNP-Paribas. La banque a annoncé qu'elle allait réduire ses bonus de 50%. D'un milliard d'euros provisionnés pour les traders, on passe donc à 500 millions d'euros. Pour Libé, c'est « le premier résultat très concret » du tour de vis donné par Nicolas Sarkozy.
Pas d’annonces fortes
Pas de quoi fanfaronner pour autant, juge L'Humanité. Tout cela ne va pas changer grand chose. L'Huma parle de « petits pas des banquiers ». La Tribune - et c'est plutôt rare ! - est sur la même ligne. Pour le quotidien économique, « il n'y a pas eu, hier, d'annonces fortes ». Il aurait fallu « non pas seulement encadrer les rémunérations des traders mais les taxer ».
La France, de toute façon, ne peut pas agir seule sur ces questions, soulignent tous vos journaux ce matin. Le grand rendez-vous maintenant, c'est le sommet du G20 de Pittsburgh aux Etats-Unis à la fin du mois de septembre. Et là « notre président aura fort à faire pour convaincre les Américains et les Anglais de suivre la vertueuse voie française » note La République du Centre. Nicolas Sarkozy « va livrer un combat genre cocorico » pour Le Républicain Lorrain. Un combat qui semble déjà « perdu d'avance ».
Pétition
Après les bonus, la grande affaire maintenant qui agite la gauche française : la question des primaires. Voici ce que vous pouvez lire en une de Libération : « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche ». Le journal relaie « la pétition des 100 » lancée par Terra Nova, un groupe de réflexion proche du parti socialiste.
Le texte a déjà été signé notamment par les socialistes Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Vincent Peillon, Noël Mamère des Verts ou encore par le philosophe Bernard- Henri Lévy. Et il n'est pas diffusé aujourd'hui par hasard. Nous sommes à quelques jours de l'ouverture de l'Université d'été du PS à La Rochelle, à la veille aussi de la publication du livre cosigné par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand (qui préside Terra Nova) : Primaires, comment sauver la gauche.
« Calmos ! »
Avec autant de pub, normal que l'idée fasse son petit bout de chemin. Selon un sondage publié toujours par Libération, les Français sont de plus en plus convaincus que des primaires ouvertes sont un bon système de désignation pour le futur candidat socialiste à la présidentielle. Ils étaient 57% à le penser en mars dernier. Aujourd'hui, ils sont 67%.
Il n'empêche. Ce débat, s'il passionne les sympathisants de gauche, risque aussi d'en lasser plus d'un. « Calmos » peut-on lire d'ailleurs en gros caractères en page 4 du Parisien. « Calmos », c'est Jean-Christophe Cambadélis qui le dit. Ce proche de Dominique Strauss-Kahn n'a pas signé la pétition des 100 et il prévient ce matin : le PS doit se recentrer sur l'essentiel, « le pouvoir d'achat, la sécurité ou encore le bonus des traders ». « C'est sur ces sujets-là, selon le député de Paris, que les socialistes sont interpellés ».
par Céline Missoffe
RFI
[26/08/2009]
Les précédentes revues de la presse française
Revue de la presse française du 25 août 2009
[25/08/2009]
Revue de la presse française du 24 août 2009
[24/08/2009]
Revue de la presse française du 22 août 2009
[22/08/2009]
Revue de la presse française du 21 août 2009
[21/08/2009]
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lundi, 24 août 2009
Revue de la presse française du 24 août 2009
« Coup de gueule pour la forme »
Et revoilà les bonus ! Les dirigeants des grandes banques françaises sont convoqués ce lundi au ministère de l'Economie et mardi à l'Elysée. «Sarkozy demande des comptes» d'après La Tribune. «L'Etat remet la pression sur les banques» pour Le Figaro. Objectif : éteindre la polémique. BNP-Paribas, par exemple, a été aidée par l'Etat au moment de la crise. Mais révélation de l'été, la banque a mis de côté plus d'un milliard d'euros pour ses traders!
Conséquence: les banquiers sont «dans le collimateur de l'Elysée» titre Le Parisien. L'Elysée qui, selon le quotidien, dispose de «plusieurs pistes» pour mieux encadrer les bonus : instaurer, par exemple, une obligation de résultat pour le versement de ces primes ou encore taxer (c’est plus courageux !) ces bonus.
Pour L'Humanité, pas la peine d'attendre : «Le chef de l'Etat ce mardi va faire mine de remonter les bretelles des dirigeants des grandes banques» mais il ne sortira rien de concret de ces deux réunions. L'Humanité parle «de coup de gueule pour la forme».
A lire aussi dans Le Parisien: le témoignage de ce trader anglais. En six ans, il a réussi à amasser 5 millions de dollars dont 4 millions rien qu'en bonus. Evidemment, «il y a des excès» écrit Le Figaro mais le journal de droite prend tout de même la défense, ce matin, des traders : «Les activités de marché constitue un métier bancaire à part entière, utile aux entreprises, aux épargnants et à l'économie. Il n'est donc pas indécent d'y gagner de l'argent et de rémunérer correctement -c'est à dire bien davantage que ce que touchent en moyenne les Français- ceux qui y participent».
« La danse du ventre face au Modem »
Autre titre de la presse : la rentrée politique à gauche avec «un parti socialiste tiraillé par les alliances» titre Libération. Libé résume ainsi la tendance : «chez Peillon, les mains tendues», « chez Montebourg, les pieds sur le frein ». Samedi, Vincent Peillon, un proche de Ségolène Royal, organise les premiers ateliers d'été de son courant, Espoir à gauche, avec en invité vedette, Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou, vice-présidente du Modem. Le Modem qui a tendu la main au Parti socialiste !
L'invitation a été reçue 5 sur 5 mais rejetée aussi sec, le lendemain, par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à Frangy-en-Bresse, lors de la traditionnelle Fête de la rose. Déclaration dimanche du porte-parole du PS :
«Nous avons une identité si confuse que nous accumulons tous les reproches (...) Quand, dans mon parti, on est confus, je ne veux pas apporter la confusion du Modem ». Résumé donc de cet imbroglio politique version L'Humanité : «Le PS fait la danse du ventre face au Modem».
Conséquence de tout cela : Martine Aubry est «sous pression avant La Rochelle», pour Le Figaro. L'université d'été du PS a lieu dans 5 jours, les 28 et 29 août. C’est la première Université d'été d'ailleurs pour Martine Aubry en tant que Première secrétaire du parti mais ce n'est pas elle qui a imposé les débats. Ces opposants, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, l’ont fait à sa place.
La question des alliances est posée (on l’a vu), celle des primaires aussi, Arnaud Montebourg ayant clamé haut et fort qu'il quitterait le PS si des primaires ouvertes à tous les sympathisants de gauche n'étaient pas organisées pour désigner le prochain candidat à la présidentielle. « Deux sujets que Martine Aubry comptait esquiver » d'après Le Figaro. A priori, désormais, elle ne pourra pas les passer sous silence.
3 médailles pour la France, autant qu’Usain Bolt !
Après les championnats du monde de Berlin, l'heure est maintenant au bilan, plutôt maigre. «La France, pour L'Equipe, se contente de peu.» Trois médailles en tout, l'argent et le bronze en saut à la perche pour Mesnil et Lavillenie et le bronze aussi sur 3.000 mètres steeple pour Tahri.
Trois médailles, souligne Le Parisien, c'est autant que pour le Jamaïcain, Usain Bolt qui a lui tout seul a réussi à faire mieux que l'ensemble de la délégation française ! Il a obtenu l'or, à Berlin pour le 100 mètres, le 200 mètres et le relais 4X100mètres.
par Céline Missoffe
[24/08/2009]
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lundi, 17 août 2009
Revue de la presse française du 17 août 2009
Beaucoup de questions demeurent en suspens autour de cette libération. A combien se monte la rançon versée par le gouvernement français ? Quel rôle exactement a joué la Syrie ? Et puis, « il reste à savoir, souligne Libération, ce que Téhéran attend en échange de ce geste dans ce qu'il faut bien appeler une prise d'otage. »
Elections sous tension en Afghanistan
Kaboul, d'après Le Figaro, « se prépare à voter malgré les attentats » pour les élections présidentielles et provinciales de jeudi. Dernier fait d'arme en date des talibans : l'explosion d'une voiture piégée devant le QG de l'Otan dans la capitale, avant-hier. Elle a fait 7 morts et plus de 90 blessés.
Les talibans, pour Libération, « attaquent de front le processus électoral ». « Ils menacent directement le scrutin », titre La Croix. Hier, « une pluie de lettres a été diffusée, rapporte le quotidien chrétien. De nombreuses affiches ont aussi été placardées dans les bastions talibans dans le sud du pays » avec à chaque fois le même message : les Afghans qui participeront aux élections deviendront « les victimes » des islamistes.
« Foudroyant ! »
Usain Bolt, le Jamaïcain, champion du monde du 100 mètres, a pulvérisé, hier à Berlin, son propre record de 11 centièmes de secondes. 3 chiffres à la une de France-Soir et du Parisien : 9 secondes 58 exactement. C'est donc le nouveau record d'Usain Bolt ! « Foudroyant » titre L'Equipe. Bolt « est plus fort que le temps ». « Il a basculé dans une autre galaxie » pour Libération.
« Maintenant que je vous ai interviewé, voulez-vous être mon pote ? »
Autre record aux Etats-Unis : celui du journaliste le plus jeune ! Il a tout juste 11 ans et il ne s'est pas contenté de faire le portrait de sa mère ou de son père ou de raconter ses vacances. Il a décroché une interview de Barack Obama en personne ! Entretien exclusif à la Maison-Blanche, le tout en direct devant les caméras pour son école en Floride !
Damon Weaver a posé plusieurs questions au président, des questions de son âge comme « est-ce qu'on vous embêtait à l'école ? » Et pour conclure, une fois l'interview finie, il a aussi demandé gentiment à Barack Obama s'il voulait bien maintenant devenir son ami !
350 000 euros pour la tombe « juste au dessus » de celle de Marilyn Monroe
Une petite annonce a été postée sur le site internet E-bay. Elle vous propose de « passer l'éternité juste au-dessus de Marilyn Monroe ». Il ne s'agit pas d'une mauvaise blague. Le tombeau juste au dessus de celui de la star dans un cimetière de Los Angeles a bien été mis en vente, aux enchères.
La mise de départ est tout de même de plus de 350 000 euros ; il faut donc avoir les moyens. Et c'est aussi pour une affaire de gros sous que ce caveau a été mis en vente. « La veuve de l'actuel occupant des lieux, précise Libération, a décidé de l'en déloger pour payer les traites de sa maison. »
Les lève-tôt : « des mutants » !
Le Figaro a éclairci le mystère des lève-tôt ! Si vous vous levez aux aurores et que malgré cela vous êtes frais comme un gardon, vous n'avez, en fait, aucun mérite. D'après des chercheurs américains vous êtes « des mutants » c'est-à-dire que votre gène DEC2, précisément, a évolué alors que sur les autres humains, il n'a pas bougé. Résultat, vous avez besoin que de 6 heures de sommeil alors que la moyenne pour une bonne nuit est de 8 heures !
par Céline Missoffe
[17/08/2009]
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mardi, 11 août 2009
Revue de la presse française du 11 août 2009
« Crise ou reprise ? »
S’il est trop tôt pour parler de reprise, «une douce brise souffle sur la crise», titre Libération. L'économie mondiale pourrait redémarrer à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine d'après plusieurs indicateurs avec notamment de bonnes nouvelles (ou des nouvelles pas trop mauvaises) en provenance des Etats-Unis. Le produit intérieur brut américain «fond toujours mais moins vite (…) Le rythme des suppressions d'emplois aussi se ralentit ».
En France également, «plusieurs voyants passent au vert». Le Figaro liste, ce mardi, «10 signaux de reprise». La Bourse de Paris, entre autres, « qui reprend des couleurs » ; « l'automobile qui remonte la pente » ; « les ventes en grandes surfaces qui progressent »… Et surtout « le moral des industriels qui s'améliore » ! La production a augmenté de +0,3 % au mois de juin après une hausse de + 3% au mois de mai selon l'Insee.
«L'industrie semble donc avoir retrouvé le sourire, écrit La Tribune. Pour autant, difficile de crier victoire parce que si l'on se réfère à la même période l'année dernière, la production industrielle reste à un niveau très bas (…) Qui plus est, l'embellie reste fragile. La hausse du chômage dans de nombreux pays risque de peser durablement sur la demande et donc sur l'industrie.» En France notamment, «la bataille de l'emploi, la seule qui compte, d'après Libération, n'est pas gagnée. »
Qui veut la peau des fruits et légumes ?
Touché durement par la crise aussi : le secteur des fruits et légumes… Le Parisien revient, ce mardi, sur «le grand malaise des producteurs français ». Ils devaient déjà jongler avec la baisse des prix, la concurrence notamment sur le marché européen, des conditions climatiques difficiles… Et en plus, la Commission européenne vient leur réclamer le remboursement de 500 millions d'euros d'aides versées dans les années 90.
L'Humanité parle «de filière en danger» et pose la question en première page : «Qui veut la peau des fruits et légumes ?» Les producteurs ont, en tout cas, déjà préparé la contre-attaque et affirmé qu'ils ne rembourseraient pas les aides réclamées par Bruxelles.
RFI
par Céline Missoffe
[11/08/2009]
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lundi, 10 août 2009
Revue de la presse française du 10 août 2009
En Iran, « la justice passe, la vérité trépasse »
Le procès de Clotilde Reiss fait les gros titres de la presse française. A la une de tous vos quotidiens, ce matin, vous retrouverez la photo de Clothilde Reiss, visage impassible, foulard autour de la tête. Clothilde Reiss est passée aux aveux devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Clothilde Reiss est victime d'une parodie de justice.
En Iran, titre L'Humanité, « la justice passe, la vérité trépasse ». « Inutile, ajoute Le Figaro, de revenir sur le chef d'accusation -complot et espionnage- il est évidemment nul et non avenu (...) La jeune française est l'otage d'un régime aux abois qui entend se servir d'elle pour montrer au monde qu'il continue à tenir son pays d'une main de fer. Montrer au monde et plus particulièrement à la France, promue avec la Grande-Bretagne au rang de principal ennemi. »
Il y a plusieurs raisons à cela, précise Le Figaro. D'abord, « l'attitude intransigeante de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire iranien qui a déplu ». Et puis, les propos aussi du chef de l'Etat à l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad qui ont été « très mal reçus ». On se souvient que Nicolas Sarkozy n'avait pas hésité à dénoncer les fraudes massives lors du scrutin.
Aujourd'hui, en tout cas, le ton a changé. Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, réclame la libération de la jeune française, mais le propos reste très mesuré. Interview à lire notamment dans Le Parisien ce matin. Chaque mot est pesé. « Le plus probable, analyse La Montagne, est, qu'en coulisses, les négociations sur la meilleure manière de sortir de cette affaire sans altérer l'avenir des relations entre Paris et Téhéran vont bon train. » La discrétion est donc de mise.
Le régime iranien est en tous cas en train de dévoiler, en ce moment, « sa vraie nature », écrit Libération. Celle d'un pouvoir paranoïaque, antidémocratique, un pouvoir organisant « des procès bidons qui rappellent les pires mascarades du communisme ».
Les bonus des traders continuent de faire polémique
Face à l'ampleur du scandale, le gouvernement a réagi. « Il a tenté de reprendre la main en convoquant avant le week-end à Matignon les dirigeants des 6 grandes banques françaises », explique La Croix.
Et le 25 août, après Matignon, c'est l'Elysée qui sera à la barre. Nicolas Sarkozy a en effet annoncé qu'il allait réunir « les représentants du secteur bancaire et financier pour faire le point ». Une réponse faiblarde, pour L'Humanité. « A peine un tout petit communiqué » du président pour dire qu'à la rentrée il organisera cette table ronde. « La France est bien en vacances et le président a suivi la tendance générale. »
La Croix, pour sa part, a noté tout de même la fermeté de ton de l'Elysée et de Matignon. Mais pose la question : « l'exécutif peut-il vraiment agir ? » Le quotidien souligne que les sanctions ne sont pas à l'ordre du jour. En plus, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a déjà exclu de demander le remboursement immédiat des aides publiques aux banques qui versent des bonus. Le gouvernement, explique La Croix, « ne veut surtout pas prendre le risque de freiner les banques au moment où elles pourraient avoir à répondre à une éventuelle reprise de l'activité ».
Alerte aux algues vertes sur les plages bretonnes
Tout a démarré fin juillet. En Bretagne, dans l’ouest de la France, un cheval s'empêtre dans les algues, dans une zone mouvante près de Lannion. Il mourra peu de temps après. Son cavalier, lui, a pu être sauvé in extremis.
Depuis évidemment, « la laitue de mer est au cœur de la polémique » écrit Le Figaro. Elle est en fait dangereuse une fois qu'elle est échouée sur la plage car en se décomposant « elle peut émettre des gaz toxiques ». Derrière tout cela, on trouve la main de l'homme : la prolifération de ces algues est due principalement aux rejets de nitrates agricoles dans la mer. Ce qui a provoqué la fureur des associations écologistes.
Par RFI
par Céline Missoffe
[10/08/2009]
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jeudi, 30 juillet 2009
Revue de la presse française du 30 juillet 2009
(Photo RFI)
« Redescendu au milieu des vivants »
L’événement fait également la une du Parisien, avec cette photo d’un président souriant, adressant un signe de la main aux journalistes. « Détendu, commente le journal, Nicolas Sarkozy a confirmé qu’il avait besoin de repos après son malaise. Dans quelques heures, il s’envolera pour trois semaines de vacances, dans la maison familiale de Carla, au Cap Nègre. »
Il n’en fallait pas plus pour que les commentateurs s’emparent de leur plume. Ceux-ci constatent une nouvelle stratégie de communication. « L’hyperprésident s’étant avéré hypertendu, le voilà devenu humble, redescendu au milieu des vivants par la grâce d’un coup de chaleur, ironise Le Républicain Lorrain. (…) Au mythe du Sarkozy tout-puissant imposé par la communication élyséenne, va donc succéder l’image d’un président plus terre-à-terre, vulnérable, comme les autres. »
Le Sarko new look…
Même constat pour La Montagne : « après le trop plein d’annonces et de discours, pas tous très heureux de la fin d’année, l’incident lipothymique est un coup de pouce inespéré du destin pour ponctuer le changement de style. Sarko II devrait ressembler plus aux Français que le Sarko de la première époque et sa modernité un peu trop voyante. »
Pour sa part, Le Dauphiné Libéré estime que cette sortie était quelque peu exagérée : « ce n’était pas une allocution officielle, c’était Facebook sur le perron de l’Elysée, s’exclame le journal. Comment ne pas se demander si, au moment même où il annonce son intention de se reposer, le "malade bien portant" n’en fait pas, une fois de plus, un peu trop… »
Commentaire également de Libération : « Nicolas Sarkozy surjoue le citoyen ordinaire, aspirant au repos et au bonheur familial. Plus que jamais, le gouvernement est renvoyé à sa vassalité. »
Le jeu des 5 familles
Et justement, à propos du gouvernement, Libération a établi un classement des ministres… « Depuis hier midi, le gouvernement est en vacances et Libération joue aux 5 familles… » Le journal s’est donc amusé à classer les ministres en 5 groupes : « les omniprésents », ceux que l’on voit partout dans les médias en ce moment. A savoir : Frédéric Mitterrand en « état de grâce », Christian Estrosi, qualifié de « clone » de Sarkozy, ou encore Roselyne Bachelot, qui, « s’active pour préparer la France à la pandémie de grippe A. » Il y a aussi « les inoxydables », comme François Fillon ou Brice Hortefeux. Ceux qui sont « en apprentissage », comme Xavier Darcos, au Travail, ou Luc Chatel à l’Education nationale. Ceux qui sont « en difficulté », comme Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, dont Libération affirme que « la voix est inaudible. » Enfin dernière famille : les « c’est qui ceux-là ? », exemple : Bruno Le Maire, ministre de… l’Agriculture ou encore Henri de Raincourt, ministre… des Relations avec le Parlement.
Rentrée chargée en perspective
Beaucoup plus sérieusement, Le Figaro a commencé les devoirs de vacances. « Sarkozy prépare déjà les grands chantiers de la rentrée » : c’est le grand titre de une du journal, qui nous détaille « les dossiers chauds qui attendent le gouvernement cet automne ». A savoir, le casse-tête de la taxe carbone, le grand emprunt qui devrait être lancé au début de l’année prochaine, le projet de réforme des collectivités locales, ou encore la réforme de la procédure pénale, avec la suppression du juge d’Instruction. Le Figaro prédit une rentrée « éprouvante ». En effet, explique-t-il, « à la crise économique, dont les conséquences vont s’accentuer, devrait s’ajouter une crise sanitaire dont personne ne peut prédire l’ampleur. (…) C’est dans ce contexte anxiogène, poursuit Le Figaro, que Nicolas Sarkozy entend poursuivre les réformes. Certains crieront "au fou", d’autres affirmeront au contraire que c’est dans ces moments là qu’il faut les conduire. »
Précision absolue !
Enfin, le chiffre du jour dans les journaux ce matin : 367… Il y a très exactement 367 femmes en France qui portent la burqa, le voile intégral. Un chiffre fourni par la Direction centrale du renseignement intérieur. Cette évaluation à l’unité près fait « sourire » le journal Le Monde : « une femme qui porte le voile intégral sur près de 90 000, en moyenne, (…) un phénomène marginal », estime le quotidien du soir qui affirme qu’il n’y a pas lieu de « légiférer pour moins de 400 personnes. »
« Un phénomène marginal », souligne également L’Alsace qui salue par ailleurs la précision des policiers : « dénombrer à l’unité près, et sans faire intervenir les variations saisonnières, les femmes revêtues de la burqa, dans une population musulmane d’au moins quatre millions de personnes (…) est une prouesse humaine qui révèle une connaissance si intime du terrain, une proximité, voire une infiltration du milieu étudié, qu’elle est autant rassurante pour la sécurité qu’elle pourrait être inquiétante pour les libertés ».
par Frédéric Couteau
[30/07/2009]
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mercredi, 29 juillet 2009
Revue de la presse française du 29 juillet 2009
(Photo RFI)
D’accord avec cette taxe… mais pas pour la payer !
« Taxe carbone : ça chauffe », s’exclame Libération en une. Libération pose les données du problème avec cette simple phrase : « tout le monde est d’accord avec l’impôt sur les énergies fossiles proposé par la commission Rocard. Mais pas pour le payer. » En effet, précise le journal, « l’idée est louable et au début, cette taxe semblait faire l’unanimité. (…) Mais, de fuites en estimations chiffrées fantaisistes, cette taxe apparaît (maintenant) comme un nouvel impôt, grevant les plus pauvres des Français. »
Oui, attention danger, renchérit Le Figaro. La taxe carbone va être débattue cet automne au Parlement. Et, affirme le journal, « l’UMP se prépare à un débat périlleux. (…) Si le parti majoritaire accepte à juste titre l’idée d’une taxe carbone, précise Le Figaro, il insiste sur l’obligation de préserver le pouvoir d’achat des Français, la compétitivité des entreprises, et il rappelle la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas augmenter les impôts. »
En effet, le débat s’annonce rude… Comme le remarque Le Monde, « pour que ce nouveau prélèvement ait une chance d’être accepté, il doit, comme les autres, répondre à trois critères : il doit être simple, juste et efficace. Malheureusement, constate le quotidien du soir, la taxe carbone ne répond à aucun de ces trois impératifs. » Et, poursuit-il, « le gouvernement n’échappera pas à une réflexion plus globale sur la fiscalité. »
L’exemple suédois
La Nouvelle République du Centre-Ouest élargit le débat : « au-delà des querelles nationales que cette taxe carbone a déclenchées, il y a une inconnue que même Michel Rocard ne peut maîtriser. Que feront les autres pays ? Et à quoi servira une France "taxecarbonnée" (presque) seule dans un monde pollué ? ».
Pour sa part, Le Journal de la Haute-Marne donne l’exemple de la Suède où une taxe carbone a été introduite dès 1991 : « cette taxe a permis une baisse de près de 10% des émissions de carbone, sans nuire à la croissance du pays, précise le journal. Dans l’absolu, poursuit-il, si les Français veulent adoucir les effets de la taxe carbone, il leur faut tout simplement modifier leur comportement dans leur consommation d’énergie. Y sont-ils réellement prêts ? », s’interroge Le Journal de la Haute-Marne. « Toute la question est là. »
Grippe A : vers l’alerte maximale ?
Autre sujet récurrent à la une de l’actualité. Hier, c’était La Croix. Ce mercredi c’est Le Figaro qui fait sa une sur la grippe A : « le plan de bataille du gouvernement pour la rentrée », titre le journal qui précise que « la ministre de la Santé Roselyne Bachelot envisage sérieusement un déclenchement de l’alerte maximale au mois de septembre. Des mesures d’urgence radicales sont déjà à l’étude. (…) Les écoles et les crèches pourraient être fermées, les salariés appelés à travailler depuis leur domicile, les transports en commun fonctionneraient alors a minima, les activités culturelles seraient réduites à néant et les Français vaccinés. »
Justement, à propos de la vaccination contre la grippe A, Le Parisien apporte des précisions. Il n’y aura pas un mais deux vaccins, selon le journal. Un premier vaccin en octobre, « préparé avec une souche de grippe aviaire H5N1 et adapté ensuite au nouveau virus H1N1. » Et le deuxième vaccin, en novembre ou en décembre, celui-là basé uniquement sur le virus H1N1. Le Parisien rappelle que la France a passé commande de 94 millions de doses.
Un redécoupage « cohérent… ou aberrant »
Eternel sujet de débat, la carte électorale. Les ordonnances procédant au redécoupage des circonscriptions législatives vont être examinées ce mercredi en Conseil des ministres. Cela fait 23 ans que la carte actuelle est en vigueur, et apparemment, pour des raisons évidentes de démographies, un toilettage s’imposait. Le Figaro présente la nouvelle carte électorale prévue pour 2012. L’Assemblée comptera toujours 577 députés. Mais de nouvelles circonscriptions vont être créées et d’autres supprimées. Au total 63 départements métropolitains sont concernés par ce redécoupage. Exemple : « la Creuse et la Lozère (départements les moins peuplés) ne seront plus représentées que par un député. »
De son côté, souligne La Croix, « le Parti socialiste dénonce un projet politiquement contestable. »
Et en effet, d’après le géographe Frédéric Salmon, spécialiste des élections, interrogé par La Croix, « selon les circonscriptions, le projet de redécoupage est cohérent… ou aberrant. »
Exemple : La Charente, « une circonscription en moins. La logique démographique a prévalu. »
Autre exemple, le Vaucluse, qui va compter une circonscription de plus : là, s’exclame le géographe, c’est une aberration. « Le projet du gouvernement semble totalement ignorer les contraintes du relief montagneux de ce département. De plus, il scinde en deux la ville de Carpentras. Pourquoi ? La raison est probablement politique. »
RFI
par Frédéric Couteau
[29/07/2009]
14:00 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revue de la presse française
mardi, 21 juillet 2009
Revue de la presse française du 21 juillet 2009
(Photo RFI)
La grippe A continue de provoquer inquiétudes et interrogations… Inquiétudes tout d’abord sur le plan économique. Comme le remarque Le Monde, en Grande-Bretagne, pays le plus touché en ce moment par le virus H1N1 en Europe, « le coût de la pandémie pourrait représenter jusqu’à 5% du PIB, alors que le pays affronte actuellement sa plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale ». Une chute de l’activité entraînée par un taux d’absentéisme très élevé cet automne. Un scénario catastrophe qui repose donc sur une brutale aggravation de l’épidémie. L’économie française bien sûr pourrait être touchée.
« Une grippe relativement banale ! »
Sur un plan strictement médical cette fois, La Croix note que « les médecins généralistes attendent la vague de grippe A avec sérénité ». C’est en effet à partir de jeudi, précise le journal, que les patients, jusque-là traités par les hôpitaux, seront pris en charge par les praticiens de ville. Dans deux jours donc, « ce sont les médecins de famille qui seront en première ligne face au virus H1N1. Et si certains s’estiment mal informés, constate La Croix, ils accueillent cette nouvelle mission sans inquiétude ». Le quotidien catholique remarque en effet que certains praticiens sont plutôt critiques envers les médias : « à les entendre, affirme l’un d’entre eux, on a l’impression que c’est la peste qui va s’abattre sur le pays alors qu’il s’agit d’une grippe relativement banale ».
Reste que cette pandémie a aussi des implications sur le sud de la planète : « le sida éclipsé par la crise et la grippe A », titre Libération qui constate un certain « pessimisme au congrès sur le sida du Cap en Afrique du Sud, qui a lieu en ce moment : les participants s’attendent à une moindre mobilisation du Nord en raison donc de la crise et de la grippe A ».
Libération avance un chiffre-clé : « 96% des malades du sida traités en Afrique dépendent de l’aide des pays riches pour se soigner. (…) Sans les aides internationales pour les trithérapies, constate le journal, des milliers de malades sont condamnés, en Afrique notamment ».
La fin du feuilleton Hadopi ?
La loi Hadopi, nouvelle version, revient ce mardi à l’Assemblée. Et comme le constate Le Figaro, « la guerre des nerfs va reprendre ce matin dans l’Hémicycle, où commence donc l’examen du nouveau projet de lutte contre le piratage sur Internet, rebaptisé Hadopi 2. Près de 900 amendements, remarque le journal, ont été déposés (dont la plupart par les socialistes), ce qui rend incertaine la fin des débats d’ici au 24 juillet, terme de la session extraordinaire ».
Ce projet de loi « sera-t-il voté par le Parlement d’ici fin juillet ? », s’interroge également Libération. Ce dernier constate que « pour son troisième passage devant l’Assemblée, Hadopi est avant tout l’objet de manœuvres parlementaires destinées à, côté droite, expédier l’affaire au plus vite, ou, côté gauche, la ralentir suffisamment pour atteindre la rentrée ».
PS : la surenchère verbale
Le PS est lui-même divisé en son sein à propos de cette loi Hadopi. Et il ne s’agit-là qu’une des multiples fissures qui lézardent la maison socialiste. Les déclarations se multiplient… Comme le souligne Le Parisien, « c’est l’escalade verbale au PS. Bertrand Delanoë parle de "gâchis de talents, d’idées et de personnalités". Arnaud Montebourg estime que le parti est "tombé dans le formol". Ou encore Manuel Valls assure que le PS est "en danger de mort" et que la gauche a "une vision dépassée du monde"… »
Autant de déclarations chocs auxquelles il faut rajouter celle de Jack Lang, toujours au Parisien : « le PS est devenu, dit-il, un arbre sec depuis trop longtemps. (…) Tout est verrouillé par des chefs de courants ou de clans. (…) Il faudrait, affirme encore l’ancien ministre de la Culture, que nous ouvrions enfin les portes et les fenêtres à une nouvelle génération ».
Tel le phœnix ?
Ce malaise au sein du PS, qualifié même par certains d’agonie, agite encore une fois les plumes des commentateurs ce mardi. Des plumes parfois trempées dans l’acide. Ainsi, pour Le Progrès, « nombril hypertrophié, ego enflés, rivalités maladives… Avec Aubry comme avec Hollande, l’imagination est en RTT, la réflexion en vacances permanente ».
« Plus que jamais le PS se montre incapable de maîtriser sa communication, renchérit L’Est éclair, et Martine Aubry se retrouve chaque jour un peu plus isolée. Son appel à une "maison commune" qu’elle rêvait de construire sur les fondations de l’ex-gauche plurielle a fait pschitt ! »
« Faut-il définitivement saborder le PS ? », s’interroge pour sa part Le Midi Libre. « Bien que radicale, cette solution peut permettre une résurrection, affirme le journal. A condition de se débarrasser des théories paralysantes, de proposer un projet authentique et novateur, de réfléchir au renouvellement des alliances, de choisir un leader charismatique ».
Enfin, constate L’Est Républicain, « la crise économique et sociale devrait pourtant être favorable aux socialistes. En optant pour une pensée claire, sur l’Europe, la sécurité, la solidarité, la globalisation de l’économie, le PS s’expose à des dissidences. C’est un risque à prendre face à celui de l’implosion, affirme L’Est Républicain. Et cela permettra peut-être l’émergence d’un chef ».
par Frédéric Couteau
[21/07/2009]
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lundi, 20 juillet 2009
Revue de la presse française du 20 juillet 2009
Par rfi.fr
(Photo RFI)
« C’était le 20 juillet 1969 » : tel est le grand titre du Parisien qui nous rappelle donc cette date mythique. Il y a 40 ans, les premiers pas de l’homme sur la Lune. « Un exploit, souligne le journal, suivi à l’époque par des milliards de personnes, (…) un moment magique de communion, au cours duquel la Terre entière s’est rassemblée ».
Retour en 2020 ?
« Quand les hommes voulaient la Lune », titre pour sa part Libération qui constate que le « moonwalk fait toujours rêver. » En effet, remarque le journal, « la Lune est de retour dans les programmes spatiaux. Pour de vrai. La Nasa construit deux fusées, une capsule et un module lunaire, qui seront les moyens de la reconquête ». Toutefois, tempère Libération, « le temps ne presse plus comme en 1960. Peu de spécialistes croient à la date de 2020 annoncée pour le premier vol vers la Lune par la Nasa ».
En tout cas, constate Le Parisien, « quelle que soit la date du retour sur l’astre sélénite, il est acquis que ses explorateurs ne se contenteront pas, comme ce fut le cas de 69 à 72, d’y passer quelques heures et de ramener des kilos de cailloux. Dès aujourd’hui, la Nasa et les agences spatiales du monde entier dressent des plans pour y établir une base permanente ». Objectif, précise le journal, exploiter certaines ressources lunaires, notamment l’hélium 3, « une substance très rare sur Terre qui pourrait servir aux hypothétiques futures centrales utilisant la fission nucléaire ».
La Lune : un tremplin vers Mars
De son côté, Le Figaro souligne que si l’on projette de revenir sur la Lune à l’horizon 2020, c’est « pour pouvoir mieux aller sur Mars… En effet le programme Constellation, lancé par l’ancien président George Bush en 2004, conçoit la Lune comme une étape intermédiaire sur le chemin de la planète rouge. Il est notamment question, précise Le Figaro, d’installer sur notre satellite des bases lunaires occupées en permanence par des équipes d’astronautes se relayant tous les 6 mois ».
Toutefois, constate le journal, « le développement de ce programme a pris du retard et les coûts se sont envolés. Une commission d’experts indépendants mise sur pied au printemps dernier par le président Obama doit rendre ses conclusions fin août, sur fond de crise économique et de creusement du déficit fédéral ».
20 millions de malades ?
On reste avec Le Figaro qui fait son grand titre sur la grippe A : « comment les entreprises se préparent ». Le journal explique que « les grandes entreprises prennent très au sérieux cette épidémie qui pourrait toucher 25 à 50% de la population française cet automne. D’ores et déjà, elles ont bâti des plans pour ne pas être trop désorganisées si la catastrophe annoncée se réalise ». Et pour Le Figaro, « la menace est bien réelle. Pour l’instant, le virus H1N1 n’a touché que 200 personnes à peu près dans l’Hexagone mais, selon les experts, à l’automne, l’épidémie pourrait concerner 20 millions de personnes. Avec à la clé, 40 000 morts. De quoi désorganiser l’économie nationale ».
De son côté, La Tribune fait également sa manchette sur la grippe A : « un été à haut risque dans les hôpitaux », titre le journal qui affirme que les professionnels de la santé craignent que les établissements soient débordés si l’épidémie se propage en France dès le mois d’août.
En attendant, pas de panique. Comme le constate Le Courrier Picard, « pour l’heure, les Français affichent de la sérénité, sinon de l’indifférence. Il est vrai qu’ayant eu leur dose de nouvelles anxiogènes avec la crise économique, ils aspirent à l’évasion ». Toujours est-il que « le fléau est là, souligne le quotidien picard, il faut le prendre au sérieux, sans céder à la paranoïa ni agiter les grandes peurs séculaires ».
Un PS moribond
Aux frontières de la santé et du politique, les commentateurs se penchent ce lundi au chevet du Parti socialiste. Et pour Le Midi Libre, le diagnostic est sans appel : « le PS agonise, affirme-t-il. De l’intérieur il est rongé par les querelles intestines. Déchiré depuis le référendum sur le traité européen, miné par la guérilla féminine du congrès de Reims, épuisé par les attaques à répétition de ses principaux ténors, le PS ne parvient pas à refaire surface ».
« Comment unir autant de courants, d’ego et d’ambitions personnelles ? », se demande La Voix du Nord. « Tous font le même diagnostic : il manque un leadership au parti. (…) Et le PS qui n’a cessé de clamer son retour auprès des Français aurait dû consacrer son énergie à la session extraordinaire du Parlement », déplore le quotidien nordiste.
Le Figaro, lui, s’en amuserait presque : « Rue de Solferino, chaque jour, on casse de la vaisselle et on claque des portes si bruyamment que tous les Français en sont témoins ». Résultat, constate le journal, « quand Nicolas Sarkozy prend ses jumelles pour regarder ce qui se passe sur l’autre rive, il ne voit rien qui puisse susciter chez lui l’inquiétude. L’adversaire se querelle, se lamente et ne croit plus à son avenir. Les socialistes n’ont que 34 mois pour tenter de modifier le cours du destin, conclut Le Figaro. Mais ont-ils seulement envie de le modifier ? Certains jours on s’interroge ».
par Frédéric Couteau
[20/07/2009]
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mardi, 14 juillet 2009
Revue de la presse française du 14 juillet 2009
(Photo RFI)
L’armée indienne sera en vedette aujourd’hui sur les Champs-Elysées.
Un officier en grand uniforme blanc, barbe et moustache, sabre à l’épaule et portant le turban. Derrière lui, un détachement de 400 soldats. La photo est à la une du Figaro ou encore du Parisien. Photo prise samedi, lors des répétitions. « L’armée indienne ouvre le défilé du 14 juillet », titre Le Figaro. « L’armée indienne star du défilé », s’exclame Le Parisien. « C’est la principale nouveauté de ce 14 juillet, précise le journal, ce détachement indien ouvrira donc le défilé et saluera en passant devant la tribune présidentielle le Premier ministre Manmohan Singh, qui est cette année l’invité d’honneur de Nicolas Sarkozy. »
Le dernier mort pour la France
Particulièrement en vedette cette année, les soldats français qui combattent en Afghanistan, notamment le 27e bataillon de chasseurs alpins. Bataillon à la une du Dauphiné Libéré : « Comment le 27e a préparé son défilé », titre le quotidien des Alpes avec une photo de ces militaires, aisément reconnaissables à leur immense béret.
D’ailleurs, souligne Le Figaro, « le dernier mort pour la France » était un chasseur alpin : « le caporal Nicolas Belda. Engagé au 27e BCA, il a été tué par une roquette en Afghanistan le 14 mars 2009. Puissions-nous avoir une pensée pour lui, poursuit le journal, quand nous battrons des mains tout à l’heure au passage des parachutistes, sapeurs, gardes républicains et autres marins-pompiers. »
Rabibochage…
« 14 juillet : ça marche pour Sarkozy », constate pour sa part Libération. « Finies les rancoeurs passées, le chef de l’Etat s’est rabiboché avec les militaires, précise le journal. (…) En un an, Nicolas Sarkozy est parvenu à renouer les liens de confiance entre les armées et leur chef. C'est-à-dire lui-même. (…) La guerre en Afghanistan et le retour dans l’Otan sont passés par là, affirme Libération. Sans compter que le président a trouvé un ton plus juste pour s’adresser à ces grands sentimentaux que sont les militaires. »
Combien pour Johnny ?
Défilé ce matin… Et ce soir, le grand concert de Johnny Hallyday au Champ-de-Mars. « Johnny va tout donner », s’exclame Le Parisien qui précise que le chanteur a été invité par Nicolas Sarkozy. Et, affirme le journal, « cela fait un peu tousser… Le chanteur, qui a fui le fisc en s’exilant en Suisse, est en effet un ami personnel du chef de l’Etat. Il l’avait soutenu pendant la campagne présidentielle. Le montant de son cachet n’est pas connu. Le chiffre de 500 000 voire de 600 000 euros circule. » Libération, lui, parle de « 1,9 million d’euros, assumés par le ministère de la Culture. » Sud-Ouest ironise : « à quand un grand emprunt au profit de notre ami Johnny ? Car on l’aime tout de même notre chanteur abandonné. Et c’est pour ça qu’on lui demande de revenir. De nous donner l’envie d’avoir envie de payer nos impôts. La France n’est pas un pénitencier, conclut Sud-Ouest, et les portes lui sont ouvertes. »
La justice désavouée ?
Beaucoup de commentaires également dans la presse sur le procès Fofana. Michèle Alliot-Marie, la garde des Sceaux, a demandé hier au procureur général de faire appel des condamnations de certains complices du chef du gang des barbares, dans l’affaire de la mort d’Ilan Halimi. Du coup, « 14 membres du gang des barbares seront rejugés », constate Le Figaro. Pour Libération, « MAM fait sa loi ». En fait, précise le journal, « selon plusieurs sources, la garde des Sceaux aurait reçu des instructions de l’Elysée. »
Toujours est-il que cette décision est plutôt contestée par les commentateurs. « Le procès du gang des barbares est en train de tourner au désaveu de la justice, estime Le Républicain Lorrain, dans la mesure où sont mis en cause ce qu’elle a de plus précieux : sa sérénité et son indépendance. » Du coup, complète Le Midi Libre, « le risque est que la justice ne soit plus rendue au nom du peuple français, mais sous l’émotion des parties civiles. Le danger est bien dans l’arbitraire guidé par nos passions. Loin de l’image de la statue aux yeux bandés, portant balance et glaive. »
On a « l’étrange sentiment, renchérit L’Est Républicain, que la pression paie, que la politique prévaut sur la justice. (…) Avec cet appel sur mesure, le gouvernement prend à coup sûr le risque d’accréditer l’idée que les verdicts, à géométrie variable, peuvent être corrigés en fonction d’interventions diverses. Bref, que la justice est malléable. »
Multiplication des plans sociaux…
Enfin, pas vraiment optimiste la une de Libération, qui nous annonce que « l’été sera chaud » sur le plan social. Il y a le durcissement des salariés de l’entreprise de sous-traitance automobile New Fabris à Châtellerault, qui menacent toujours de faire sauter leur usine. Mais surtout, nous annonce le journal, cet été et à la rentrée, les plans sociaux « vont se multiplier. (…) Les experts s’attendent à un nouveau choc. Dans l’aéronautique, l’agroalimentaire, ou encore la filière navale. » Un expert interrogé par Libération affirme qu’il y aura cet été « deux ou trois fois plus de plans sociaux que les étés précédents. » Commentaire de Libération : « comment dans ces conditions ne pas comprendre la réaction des salariés concernés qui menacent d’user de la violence pour se faire entendre ? »
par Frédéric Couteau
[14/07/2009]
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