mercredi, 26 août 2009

Revue de presse Asie du 26 août 2009

Organes et prisonniers chinois

En Chine, 65% des organes transplantés proviennent des prisonniers exécutés. Ce n'est pas une ONG occidentale qui l'affirme mais le China Daily de ce mercredi, citant des sources officielles. Une situation qualifiée de « non satisfaisante » par le vice-ministre de la Santé. C'est la première fois qu'un haut responsable chinois reconnait aussi ouvertement l'utilisation des organes des prisonniers exécutés. Mais ni le vice-ministre, ni le journal ne donnent de détails.

On ne sait pas, par exemple, si certains prisonniers sont exécutés pour leurs organes ou bien si ce sont uniquement les condamnés à mort qui participent malgré eux à ce système. Pour tenter de limiter ce trafic d'Etat, le China Daily annonce que la Croix Rouge a lancé ce mardi une campagne nationale pour favoriser le don d'organes. Mais pour le moment, et sûrement pour longtemps, les prisonniers exécutés demeurent la première ressource d'organes transplantés. Selon une étude, un million et demi de Chinois aurait besoin d'être transplantés chaque année. Or il n'y a que 10 000 opérations par an à cause de la pénurie d'organes. Ce qui explique tous les abus.

La Chine recrute chez les riches !

Toujours en Chine, sur la côte est du pays, une province veut former de futurs patrons en recrutant dans les milieux aisés. Le Quotidien du peuple raconte qu'au cours des deux prochaines années, le Parti communiste de la province du Jiangsu sélectionnera 1 000 jeunes parmi les familles les plus riches de la région. Objectif : les intégrer dans un programme de formation au management.
Grâce à ce programme, nous dit le journal, « ces nouveaux cadres contribueront au travail du Parti et seront capables de diriger une entreprise. »

Les candidats doivent avoir un certain pédigrée : il faut être l'héritier d'une famille d'industriels privés, avoir moins de 40 ans, posséder un diplôme universitaire et surtout « des points de vue politiques corrects ». Au Parti, on dément vouloir privilégier les riches. On prétend seulement soutenir l'activité privée. Sachez que pour tous ces jeunes gens, la formation sera gratuite.

Japon : interdiction de faire campagne sur Internet

J-4 avant l'élection législative au japon où les partis font aussi campagne sur Internet. Les deux principaux partis rivaux de cette élection, le Parti libéral démocrate et le Parti démocrate jouent leur carte sur le net pour tenter de convaincre les électeurs. Cela paraît normal. Or selon le Yomiuri, « au Japon, l'utilisation d'Internet est en théorie interdite pendant la campagne. » Article 142 du code électoral : « diffuser des informations avant une élection contribue à brouiller le message politique ».

La loi interdit en particulier la promotion des candidats sur la toile. Elle autorise en revanche la publication des manifestes des partis. Le Yomiuri nous explique évidemment que les partis détournent la législation.

Les libéraux démocrates, affirme le journal, utilisent en particulier leur site pour brocarder les démocrates donnés favoris dans les sondages. Interrogé par le quotidien, un responsable du ministère de la Communication précise que « cela pose un problème uniquement si les sites des partis font de la publicité pour leur candidat. » Le Yomiuri note que le code électoral devait être révisé sur ce sujet en 2009. Or, les mesures d'ouverture ont été abandonnées car les membres du Parti libéral démocrate n'ont pas réussi à se mettre d'accord.

Au Pakistan, un Mehsud peut en cacher un autre

Au Pakistan, les talibans reconnaissent officiellement la mort de leur chef, Baïtullah Mehsud. Du coup, revoilà l'ex chef taliban à la une de nombreux journaux pakistanais. Dawn, le grand quotidien de Karachi, raconte comment l'information a été confirmée. Ce sont deux proches de Baïtullah qui ont appelé mardi un journaliste de l'agence Associated Press pour lui expliquer que leur leader était décédé dimanche dernier des suites de ses blessures, survenues lors d'un tir de missile américain dans le sud Waziristan. C'était le 5 août 2009.

Dawn analyse ce dernier rebondissement comme une tentative « de dissiper rumeurs et malentendus » concernant la force des talibans pakistanais. Ceux-ci ont désormais un nouveau chef, un Mehsud lui aussi. Hakimullah Mehsud, précisément : 28 ans, la barbe aussi noire que fournie, est réputé pour sa férocité. Ce jeune homme s'est fait connaître en 2008 et a revendiqué en 2009 plusieurs coups de force dont l'attaque à Lahore contre l'équipe de cricket du Srilanka.

Justice et réconciliation au Cambodge

Au Cambodge, le tribunal Khmer rouge peut-il être l'amorce d'un processus de réconciliation ? C'est la question que pose Ka-Set, le magazine cambodgien francophone au 64e jour du procès de Duch, le tortionnaire de S-21. Ce mardi, un psychiatre est venu à la barre, entendu à titre d'expert. Selon Sotheara Chhim, cité par Ka-Set, le procès peut effectivement constituer un point de départ vers la réconciliation mais ne peut pas être l'unique réponse à la douleur des familles martyrisées par le régime Khmer rouge.

Devant le tribunal, le docteur a expliqué que 40% des Cambodgiens âgés de plus de 18 ans souffraient de stress post traumatique. Autrement dit : « l'impact de la tragédie Khmer rouge se ressent sur les générations qui n'ont pas directement vécu le régime de Pol Pot. » Aucune étude sérieuse n'a, à ce jour, pu vérifier ces chiffres empiriques. Une chose est sûre, constate le médecin à la barre : « il n'y a, au Cambodge, que 32 psychiatres pour 14 millions d'habitants. »

Un chômeur australien met en moyenne dix semaines à retrouver du travail

C'est la conclusion d'une enquête publiée ce matin par le Sydney Morning Herald. Dix semaines de chômage pour les hommes, neuf semaines pour les femmes. Ce qui serait plutôt une bonne nouvelle en France est décrit par le journal de Sydney comme « une statistique qui fait froid dans le dos en période de crise économique. » D'après l'étude, les femmes et les hommes ont pratiquement autant de chance de trouver un emploi ; sauf, révèle l'étude, lorsque vous avez plus de 55 ans. Un homme devra patienter 13 semaines et une femme 16 semaines.

Toujours selon ces chiffres publiés par le Bureau national des statistiques, ce sont les jeunes de 16 à 18 ans qui trouvent le plus facilement du travail. En Australie, le taux de chômage se situe en ce moment à 5,9% de la population active.

 

par Nicolas  Vescovacci

RFI

[26/08/2009]

lundi, 17 août 2009

Revue de presse Asie du 17 août 2009

Taiwan : la machine humanitaire internationale est enclenchée

« Les dons affluent de l’étranger », titre le Taipei Times. Ça y est, c’est parti ! Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, Israël, Singapour, 59 pays en tout ont offert leur aide à Taiwan pour surmonter l’épreuve de Morakot et ses terribles conséquences, les pires depuis 50 ans, rappelle le quotidien. On a notamment assisté au premier atterrissage d’un appareil militaire américain sur une base militaire taiwanaise depuis la reconnaissance de la Chine populaire par Washington, en 1979, et le départ des soldats américains. Les autorités taïwanaises attendent beaucoup de la mise en œuvre du fameux hélicoptère américain CH-53E (un engin pouvant soulever 16 tonnes).

L’article n’oublie personne parmi les généreux donateurs d’aide humanitaire et, au neuvième jour de l’épreuve, il rend également hommage aux 41 000 sauveteurs qui se battent toujours contre les rivières en furie, sur des routes emportées, des ponts effondrés, pour atteindre des victimes qui n’ont pas été ravitaillées depuis plus d’une semaine.

Le Taipei Times revient sur la question obsédante du bilan avec ces disparitions par centaines dans les coulées de boue qui ont tout emporté, les villages et les hommes, mais qu’il demeure impossible d’évaluer avec précision.

Il rend compte du bref débat qui s’est tenu sur la question de savoir s’il faudrait exhumer les corps submergés par les torrents de boue. Finalement, c’est non, précise le Taipei Times. Mais le consensus a été difficile à trouver, surtout qu’il règne une atmosphère de colère de la part des populations sinistrées, qui se sentent abandonnées et qui veulent savoir « qui », parmi les autorités responsables, les a abandonnées.

Corée : la patronne de Hyundai a finalement rencontré Kim Jong-il

Le Korea Herald nous fait part de la fin de cet insoutenable suspense ce matin. Cela faisait presque une semaine qu’on attendait, au rythme haletant de la presse coréenne qui finissait par se demander ce qu’elle avait de si important à lui demander, Madame Hyun Jeong-eun au « cher leader » ! Elle a bien fini par y arriver à le rencontrer, dimanche, au septième jour de sa visite au Nord. A l’origine, son déplacement devait durer trois jours. Pendant son séjour, un employé de Hyundai a recouvré la liberté. Il était captif depuis 130 jours pour avoir insulté le régime et incité une Nord-coréenne à passer au Sud.

Mais pourquoi Kim Jong-il a-t-il fait « poireauter » la patronne de Hyundai aussi longtemps, s’interroge le Korea Herald ? Certainement parce que l’administration nord-coréenne n’a rien à attendre de l’actuelle direction sud-coréenne. D’ailleurs le Korea Herald souligne que samedi dernier encore, le président sud-coréen Lee Myung-bak rappelait que les ambitions nucléaires de Pyongyang allaient dans le mauvais sens. Aussi sec, le lendemain, le Nord a qualifié l’ouverture des exercices militaires conjoints américano-sudcoréens (qui démarrent aujourd’hui) de « manœuvres pour une guerre nucléaire » et a appelé à « des représailles sans pitié ». Ambiance !

Philippines : la présidente Arroyo renonce à un nouvel avion

C’était un avion pour travailler, pas pour se promener. Mais quand même, c’est trop cher ! Et son porte-parole a annoncé la fin du projet de consacrer 1 milliard 200 millions de pesos à acheter un appareil tout neuf pour assurer les voyages présidentiels. 1 milliard 200 millions de pesos réprésentent environ 17 millions et demi d’euros (ou 25 millions de dollars). Dans un pays où le tiers de la population vit avec un dollar (ou moins) par jour, cela fait désordre, souligne l’Inquierer. En fait, explique le journal, Madame Arroyo rentre des Etats-Unis, où elle est allée pour le travail puisqu’elle y a notamment rencontré le président Obama. Mais, en marge de son voyage américain, Gloria Arroyo a dépensé des sommes astronomiques dans les plus grands restaurants de Washington et New York : entre 15 et 20 000 $ à chaque fois ! De quoi nourrir (plus ou moins) 3000 familles affamées, indique le journal. Evidemment, l’opposition s’en est emparée ; la presse aussi. Le palais présidentiel a eu beau protester et dire que tout cela est très exagéré, il n’empêche que les frais de bouche exorbitants de la présidente vont avoir un impact considérable sur son train de vie aérien. Pour l’anecdote, l’établissement new-yorkais, le petit restaurant sympa par qui le scandale est arrivé, est évidemment un restaurant français. Et il s’appelle Le cirque !

Pakistan : que fait la police ?

Il y a peu de pays où, à un moment ou à un autre, on ne se plaint pas de sa police qui a la difficile mission d'exercer la brutalité, tout en l'exerçant de façon modérée et légitime. L’article du Dawn, ce matin, tape tout de suite très fort : « dire que la police pakistanaise est incompétente est une insulte aux millions de gens incompétents qui, dans ce monde, vont chaque jour au travail (de façon médiocre et dévouée) sans jamais mettre en danger leur propre vie ou celle des autres. Mais ce n'est pas entièrement de sa faute », précise le Dawn. Exemples à l'appui, le quotidien de Karachi rappelle les performances minables de l'institution en matière de police judiciaire. « Il ne s'agit pas de faire simplement de la présence aux carrefours, de patrouiller dans les zones commerciales, ni même d'arrêter des suspects. Le boulot n'est pas fait tant que les coupables ne sont pas confondus. Et il semblerait que cela ait échappé à l'attention des officiers de police » pakistanais, précise le Dawn. En réalité, c'est avec l'autorité politique que le journal règle ses comptes, plutôt qu'avec la police. Mais la charge est rude et, à la lecture du Dawn, on comprend que les malfaiteurs (et autre terroristes) disposent encore d'une marge de manœuvre considérable.

 

par Georges  Abou

[17/08/2009]

mardi, 11 août 2009

Revue de presse Asie du 11 août 2009

La presse asiatique est fortement marquée par le passage des cyclones

Morakot, sur Taiwan ce lundi et la Chine populaire ce mardi, et Etau, sur le Japon : le pire est peut-être passé, mais à la lecture des reportages publiés par la presse de Taiwan notamment, c’est une épreuve épouvantable qui se poursuit à la recherche des disparus. Marokot a quitté l’île chinoise laissant des dizaines de morts et de blessés dans son sillage, indique le Taipei Times. Mais il y a aussi des centaines de disparus dans des régions montagneuses, coupées du reste du pays, et où l’armée tente d’établir le contact avec les sinistrés. Des torrents de boue ont tout emporté sur leur passage. Les reporters du Taipei Times ont recueilli des témoignages effrayants sur la façon dont le typhon a littéralement « lessivé » un village, où l’on déplore toujours des centaines de disparus. Un témoin déclare notamment qu’il craint que la plupart des villageois aient été ensevelis vivants sous les torrents de boue.

Sur le continent, l’édition en ligne du China Daily publie une galerie de photos impressionnantes des provinces côtières touchées par Morakot, car le typhon a poursuivi sa route. Les localités sont submergées et les gens fabriquent toutes sortes d’embarcations pour se déplacer. Il y a donc pas mal d’objets flottants non-identifiés, mais parfaitement opérationnels. On note un usage massif du polystyrène expansé, des chambres à air et des portes d’appartements. L’ensemble apporte une note un peu burlesque dans cette atmosphère dramatique. C’est également un hommage à l’ingéniosité de ces marins improvisés.

Et puis il y a Etau qui est en train de parcourir le Japon. Etau, appelé le Typhon N°9, et dont la presse de ce mardi, et notamment l’Asahi Shimbun et le Daily Yomiuri, fait le bilan et publie le bulletin météo. C’est un appel à la prudence. Etau file vers l’est avec ses très fortes pluies, ses vents violents, et ses risques de glissements de terrain et d’inondations. « Si vous êtes sur son passage, faites des provisions et restez à la maison », conseillent les journaux de l’archipel.

Nouvelle-Zélande : déploiement de commandos en Afghanistan

Ce sont des commandos des forces spéciales (les SAS) et ils y retournent pour une mission de 18 mois afin d’y affronter des talibans plus fort encore, annonce en titre le New Zealand Herald. Les soldats de Wellington avaient quitté le front depuis 2005. Ils maintenaient toutefois dans la province de Bamyan un contingent de 140 hommes au sein d’une équipe de reconstruction (une équipe non-combattante). Mais l’article souligne que les derniers attentats de Jakarta ont montré que personne n’est à l’abri du terrorisme. « C’est une décision difficile », dit le Premier ministre. Il estime que la Nouvelle Zélande doit jouer tout son rôle au cœur même du foyer du terrorisme. Le quotidien néo-zélandais remarque que la décision intervient au moment où le général Stanley McChrystal (le commandant en chef des forces américaines pour l’Afghanistan) souligne que les talibans sont à l’offensive.

Le quotidien rappelle que, cette fois, les travaillistes sont opposés à ce nouveau déploiement et leur leader (Phil Goff) déclare que le Premier ministre John Key a cédé a une pression manifeste des Américains. L’opposition souligne que la Nouvelle-Zélande est un petit pays et que les effectifs mobilisés ne feront pas la différence. De plus, M. Goff pointe le risque très important de dommages causés aux civils lors des combats et il estime que les efforts du pays devraient plutôt être concentrés vers la reconstruction. C’est la 4ème fois, rappelle le New Zealand Herald, que les SAS sont déployés en Afghanistan. Et les trois précédentes, ils l’avaient été à l’initiative des travaillistes aujourd’hui dans l’opposition.

Pakistan : les autorités sont persuadées que les talibans ont perdu leur chef

The Dawn, le grand quotidien de Karachi, revient sur la déclaration lundi du ministre de l’Intérieur aux députés réaffirmant que c’est bien Baïtullah Mehsud qui a été tué lors de la dernière attaque d’un drone américain en territoire pakistanais, la semaine dernière. The Dawn note avec pertinence que c’est la première fois lors d’un débat de cette nature que ça ne se termine pas par une condamnation en règle des Etats-Unis pour avoir attaqué le territoire pakistanais avec ses bombardiers sans pilote, et violé sa souveraineté. Le débat, précise le journal, a porté sur la preuve de la mort du chef des talibans pakistanais (dont on ne dispose toujours pas formellement), sur la guerre interne au sein du mouvement taliban autour de sa succession, et sur les moyens politiques de sortir de cette impasse.

Corée : la patronne de Hyundai est en Corée du Nord

C’est dans le Korea Herald, Hyun Jeong-eun est en route pour Pyongyang. Elle marche en quelque sorte sur les traces de l’ancien président américain Bill Clinton pour évoquer, notamment, le sort d’un employé de la firme captif des autorités nord-coréennes depuis son arrestation le 30 mars. Les Coréens du Nord reprochent à l’employé de Hyundai d’avoir calomnié le système politique nord-coréen et d’avoir incité une Nord-Coréenne à s’enfuir en Corée du Sud. Ce que l’on sait moins, et que l’on apprend à la lecture du Korea Herald, c’est que le groupe Hyundai (par l’intermédiaire de sa filiale Hyundai Asan) est un opérateur de tourisme en Corée du Nord.

Evidemment tout le monde pense à l’heureux dénouement que constituerait un retour à Séoul de madame Hyun Jeong-eun avec son employé libéré. C’est encore prématuré. On ignore si la patronne rencontrera ou pas le « cher leader », Kim Jong-il. Elle l’avait déjà rencontré en 2007. En tout cas, les relations bilatérales (nord-sud) ne sont pas bonnes, les affaires ne marchent pas, le tourisme est suspendu depuis la mort d’un visiteur sud-coréen, tué par un soldat nord-coréen il y a quelques mois. Alors cette visite semble susciter quelque espoir de normalisation que l’on constate à la lecture de la dernière livraison du Korea Herald.

RFI

par Georges  Abou

[11/08/2009]

lundi, 10 août 2009

Revue de presse Asie du 10 août 2009

Le typhon Morakot, rétrogradé en tempête tropicale, devrait atteindre Shanghaï

L'alerte a bien été donnée. 48 000 bateaux se sont mis à l’abri dans les ports, près d'un million de personnes ont pu être évacuées raconte le China Daily. Mais on a beau être prévenu, quand un typhon vous arrive dessus cela fait quand même quelque chose et cela donne ces images spectaculaires que vous retrouvez un peu sur tous les sites de vos quotidiens favoris. Les habitants du comté de Pingtung à Taïwan ont encore du mal à réaliser : « Nous avons jamais vu une telle pluie depuis 50 ans », confie l'un d'entre eux au China Post.

L'eau, des trombes d'eaux qui emportent tout sur leur passage avec effectivement les pires inondations dans l'île depuis un demi-siècle et ces clichés effrayants. Ici c’est un hôtel de six étages qui s'effondre sur lui même - le personnel et les près de 300 clients ont, heureusement, pu être évacué écrit soulagé le reporter du Taiwan News. Là c'est une portion de pont, 450 mètres de ciment et de ferraille qui sont avalés en un rien de temps par la rivière Gaoping.

Les derniers bilans lundi matin font état de 12 morts et 52 disparus à Taiwan. Parmi les victimes, on notera le décès de cette femme. Là encore, on ne connaît pas son prénom ni même son nom. Elle avait 67 ans nous dit le Taiwan News et elle conduisait une moto lorsque la pluie lui est arrivé dessus. Elle s'est tuée en tombant. Le journal ne précise pas si la moto était son seul moyen de fuite ou si au contraire cette sexagénaire était une pilote émérite. Mais dans tous les cas, difficile de résister à un typhon.

« Tempête de nuages » au Japon

Le typhon emporte tout sur son passage à commencer par le beau ciel bleu d'une fin d'après midi d'été. Il était 16h20 dimanche soir quand Morakot a touché la Chine et précisément la ville de Beibi raconte l'agence Chine Nouvelle. « En quelques minutes, la ville a plongé dans l'obscurité la plus totale. Les habitants pris par la tempête se sont mis à chanceler sur leurs jambes, éclairés par intermittence par les éclairs de l'orage poursuit l'agence. Des arbres ont été arrachés et des fermiers couraient après leurs poissons qui s'échappaient des bassins d'aquaculture envahis pas les vagues. »

Ces scènes d'apocalypse ont les retrouvent un peu partout avec plus de 300 maisons détruites et des milliers d'hectares inondés. Shanghaï a été placé en état d'alerte et les autorités annoncent de violentes averses encore ce lundi. Cela devrait même durer jusque mardi sur l’ouest du Japon prévient le Asahi à Tokyo. « Etau » -« tempête de nuages »- un autre typhon fait lui aussi des ravages.

Une femme d’affaire en Corée du Nord

Après Bill Clinton, c'est au tour de Hyun Jong-eun de jouer les médiatrices auprès de Kim Jong-il ce lundi. Si l’horaire est respecté, la présidente de Hyundai a franchi la zone démilitarisée à la frontière entre les deux Corées à 14 heures, heure locale. Elle doit se rendre dans la capitale nord-coréenne en voiture explique le quotidien de centre gauche Kyunghyange et devrait s'arrêter en chemin au complexe industriel de Kaesong en Corée du Nord.

Madame Hyun qui s'était déjà rendue à Pyongyang en juillet 2005 et novembre 2007 espère convaincre les autorités communistes de la nécessité de reprendre les échanges. Elle vient aussi et surtout obtenir la libération de l'un des employés de Hyundai Asan, filiale du groupe, qui s'occupe de tourisme au mont kumgang –les monts du diamants- et qui a des usines à Kaesong. L'employé en question est âgé de 44 ans. Il est détenu depuis le 30 mars dernier. Les médias coréens ne lui donne pas de prénom et l’appelle simplement « monsieur Ryu. ». Il est accusé d'avoir voulu aider un ouvrier nord-coréen à passer au Sud et d'avoir insulté le régime.

Seoul à plusieurs fois regretté que cet ingénieur ne bénéficie pas du traitement réservé aux journalistes américaines libérées la semaine dernière, à savoir la visite de diplomate et la possibilité de téléphoner à sa famille. Une diplomatie de l'échange qui a certainement permis à la Corée du Nord de « rompre la glace », écrit Tom Plate dans le Japan Times. « D'un point de vue asiatique et coréen, les deux journalistes américaines étaient un joli cadeau offert par ce cher leader Kim Jong-il à un presque homologue venue le visiter dans son royaume ermite ».

Cela permet en tout cas aux autorités à Pyongyang de jouer les innocent : « La Corée du Nord a été injustement traitée après le tir de missile d’avril », note ainsi KCNA, l’agence de presse nord-coréenne. « Cette diplomatie a (également) permis à Bill Clinton de gagner du temps pour la négociation », assure encore l'éditorialiste du Bangkok Post. Espérons qu'elle fonctionne aujourd'hui pour la Corée du Sud.

Confusion autour de la mort de Mehsud au Pakistan

Depuis vendredi, les Etats-Unis et les autorités pakistanaises se disent convaincus de la mort de Baitulah Mehsud qui aurait été tué par un drone américain en milieu de semaine dernière. Mais la situation reste très confuse et ce sont des indices qui pour l'instant semblent conforter l'hypothèse du gouvernement. Parmi ces indices, The News à Islamabad rapporte ainsi les propos du ministre pakistanais de l'Intérieur selon lequel les talibans auraient commencé à s'entretuer pour la succession de leur chef. Le rapport des services de renseignements fait état de combats entre les commandants rassemblés dans le Sud-Waziristan. Pendant la rencontre, Walli Urrehman -l'un des principaux commandants- et son rival Hakimullah Mehsud en seraient venus aux armes, lit-on dans le Pakistan Oberver. Les deux commandants seraient morts dans l'affrontement. « Si c'est vrai, ces combats donnent du crédit à la mort de l'ennemi du numéro un du Pakistan », affirme le China Post.

Si c'est vrai, car un des commandants talibans joint par le News dément. Ce chef taliban a l'air visiblement très énervé au téléphone avec nos confrères du News. Un aperçu de ses propos : « Tout ce qui est rapporté par les médias est 100% faux, affirme ce leader taliban dont le nom n'est pas mentionné par le journal. Ni la mort de Baitullah Mehsud, ni les supposés combats entre commandants ne sont fondés », poursuit-il. Baitullah Mehsud serait selon lui malade et dans l’incapacité de se déplacer. Cela dit ce n'est pas parce qu'on crie plus fort qu'on dit vrai. Hakimullah Mehsud a trente ans. Celui qui répondait autrefois au nom de Zulfiqar Mehsud a souvent été décrit comme le bras droit de Baitulah et donc son plus probable successeur, précise encore The News.

« Fleuriste » ou terroriste en Indonésie ?

Enfin autre affaire de terrorisme qui demande encore des éclaircissements : la police indonésienne fait savoir qu’il faudra deux semaines au moins avant d’avoir la confirmation par des tests ADN, de la mort de Noordin Mohammed Top. L’extrémiste islamiste le plus recherché du pays aurait été tué samedi dans l’assaut contre l’un de ses repaires. L’homme abattu était un fleuriste de l’hôtel Ritz Carlton a Jakarta croit savoir aujourd’hui le South China Morning Post.

Appelé Boim ou Ibrahim, ce militant radical travaillait en réalité sous une couverture et aurait participé à l’attentat contre l’hôtel le mois dernier. En clair, il s’agirait d’un homme de main de Noordin Mohammed Top, mais pas Top lui-même croit semble indiquer le quotidien de Hong-Kong.

 

par Stéphane  Lagarde

[10/08/2009]

jeudi, 30 juillet 2009

Revue de presse Asie du 30 juillet 2009

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

Des déclarations qui font couler beaucoup d’encre en Inde et au Pakistan

C’est le discours de Manmohan Singh devant le Parlement mercredi. Le Premier ministre indien a défendu avec force la déclaration qu’il a signée avec son homologue pakistanais à Charm el-Cheikh il y a quelques semaines et qui prévoit d’instaurer un dialogue entre les deux pays et une action commune pour lutter contre le terrorisme sur leur frontière commune.

C’est à la une ce matin de tous les journaux pakistanais. Dawn, par exemple, met en titre l’une des phrases clés du discours de Manmohan Singh : « il n’y a pas d’autre alternative au dialogue que la guerre ». L’article qui suit cite encore le Premier ministre indien : « Dans les relations entre voisins, nous devons nous rappeler cette phrase de Ronald Reagan : ‘faire confiance mais vérifier’. Regardez l’Iran et les Etats-Unis, ils ont été ennemis pendant 30 ans et ils sont bien en train de commencer à discuter ».

Alors que la presse pakistanaise se contente d’un compte rendu factuel, la presse indienne elle, analyse le discours du chef du gouvernement. Dans un article baptisé « Le Premier ministre croit toujours à son rêve de paix avec le Pakistan », le Times of India écrit : « Vous pouvez penser qu’il fait fausse route en accordant une confiance déplacée, vous pouvez le critiquer pour sa stratégie avec le Pakistan, mais il est clair que le Premier ministre travaille dans l’optique d’une stratégie régionale, stratégie qui ne peut pas mettre de côté le Pakistan, quelque soit l’opposition à cette politique en Inde », écrit encore le Times of India.

Les démêlés de Pervez Musharraf avec la justice

La Cour suprême pakistanaise voulait qu’il s’explique sur l’instauration de l’état d’urgence il y a deux ans et la destitution des juges dont le juge Chaudry, celui là même qui a retrouvé son poste à la tête de la Cour suprême. Et c’est Dawn qui raconte : « Pervez Musharraf a ignoré la convocation des juges. Ni lui, ni son avocat ne se sont présentés à la cour. Et c’est devant une audience très silencieuse que le juge Chaudry a demandé s’il y avait quelqu’un pour représenter l’ancien président ».

Afghanistan : l’élection présidentielle se rapproche, le nombre de candidats diminue

Ils étaient 41 au départ, « que » (si l’on peut dire !) 37. C’est le gros titre des sites en ligne Quqnoos et Pajhwok : « Baz Mohammad Kofi se retire de la course et demande à ses partisans de voter pour Hamid Karzai ». « Sur les 4 qui se sont retirés de la course, un appelle à voter pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, Abdullah. Un autre n’appelle à voter pour personne et les deux autres se sont ralliés au président afghan », rappelle Quqnoos.

« Au fur et à mesure que la date de l’élection approche explique le site, d’autres coalitions sont à attendre. Selon certaines rumeurs, 21 candidats pourraient former un seul et même groupe », écrit encore Quqnoos.

Un chiffre à la une de la presse sud-coréenne

48 000, c’est le nombre de Nord-Coréens qui bénéficient d’un grand luxe : celui de posséder un téléphone portable. Depuis le mois de juin ils s’abonnent en masse. C’est un opérateur égyptien qui a ouvert le service. Pour le moment le réseau n’est accessible que dans la région de Pyongyang, la capitale, mais Orascom, c’est le nom de l’opérateur égyptien, espère couvrir tout le pays d’ici à la fin de l’année.

Reste à savoir qui utilise ces téléphones. Le Chosun Ilbo rappelle que les officiels nord-coréens n’utilisent pas de portables pour des raisons de sécurité, que la plupart des Nord-Coréens ne disposent pas des 30€ qui sont nécessaires pour payer chaque mois l’abonnement. Alors qui les utilise ? Et bien essentiellement les étrangers et les riches nord-coréens.

Bangladesh, 24 enfants morts après avoir bu un sirop

Ce scandale fait les gros titres de la presse bangladaise ce matin. « Des toxiques retrouvés dans un sirop fabriqué par le group Rid », titre le New Age mais le quotidien ne semble pas s’étonner que les autorités aient décidé de ne pas enquêter.

« Apparemment, écrit le journal, ils sont morts pour avoir bu ce sirop qui contenait du diéthylène glycol, un produit chimique incolore et inodore qui sert à faire de l’antigel… Il n’y aura qu’une enquête technique pour comprendre pourquoi le sirop contenait ce produit ». D’ailleurs, le ministre de la Santé, cité par New Age, affirme qu’il y a d’autres causes que le sirop pour expliquer la mort de ces 24 enfants.

 

par Valérie  Rohart

[30/07/2009]

mercredi, 29 juillet 2009

Revue de presse Asie du 29 juillet 2009

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

Le dialogue entre les Etats-Unis et la Chine

C’était hier, le deuxième et dernier jour de ce sommet pour le dialogue stratégique et économique entre les deux puissances. La journée a été plus particulièrement consacrée au réchauffement climatique avec la signature d’un accord en dix points. C’est pourtant l’aspect économique de ce sommet de Washington qui fait ce matin, la une de la presse chinoise : « Une croissance équilibrée : c’est l’enjeu de l’après crise », titre par exemple le China Daily.

« La Chine, inquiète pour les énormes investissements qu’elle a fait aux Etats-Unis, a demandé à l’administration américaine de réduire ses déficits. De son côté le gouvernement de Barack Obama a demandé à la Chine de rééquilibrer son économie pour que sa croissance s’appuie plus sur la demande intérieure que sur les exportations vers les Etats-Unis », explique encore le China Daily.

Les deux super puissances n’ont pas parlé que d’économie

La Chine a demandé au gouvernement américain de ne soutenir ni les velléités d’indépendance de Taiwan, ni l’opposition ouïghoure. Mais rien de tout cela n’apparaît dans la presse chinoise. En revanche à Taiwan, le Taipeh Times s’émeut « Dans son premier grand discours sur les relations avec la Chine, Barack Obama n’a pas mentionné Taiwan et a fait l’impasse sur la question des droits de l’homme ». « Le président américain fait fausse route en évitant les sujets qui fâchent avec la Chine ». « Il a seulement préparé le terrain pour la visite qu’il doit faire en novembre », affirme encore le journal.

Autre grand titre de la presse taiwanaise : la fin du procès de l’ancien Premier ministre

Chen Chui-bian n’a rien dit pendant tout son procès pour corruption, mais à la toute dernière audience et avant le verdict qui est seulement prévu le 11 septembre prochain, l’ancien Premier ministre est sorti de son silence. Le Taipeh Times raconte : « Après avoir demandé à la cour si son temps de parole était limité, l’ancien Premier ministre a commencé à parler pour la première fois depuis des semaines et presque entièrement en Hoklo ». « Il a expliqué, poursuit le journal, comment, depuis septembre, il était convaincu qu’il n’aurait pas droit à un procès juste et équitable ». « Est-ce que ce procès n’est pas une vendetta ? », a conclut l’ancien Premier ministre toujours cité par le Taipeh Times. Réponse donc le 11 septembre.

Toute la presse d’Asie annonce la fin d’un autre process : celui d’Aung San Suu Kyi

The Irrawady, l’un des journaux de l’opposition birmane affirme que pour Aung San Suu Kyi, ce procès est un test. « Elle est innocente », a expliqué son avocat au journal. « Si la loi est respectée, elle ne doit pas être condamnée ». Mais The Irrawady rappelle qu’il y a quelques jours, le journal officiel, le New Light of Myanmar affirmait que la demande de relaxe d’Aung San Suu Kyi était un mépris de la loi. Un autre site de l’opposition, Mizzima News, annonce que l’opposante a confié à son avocat qu’elle se préparait au pire.

Une information inquiétante à la Uàune de la presse indienne

« 200 enfants fédayins sauvés au Pakistan ». C’est le premier titre du Times Of India. « 200 petits garçons, dont certains n’avaient pas plus de 6 ans et le plus âgé 13, affirme le journal indien, ont été sauvés par l’armée pakistanaise d’un camp taliban dans la vallée de Swat ». « Ils subissaient un entraînement pour devenir des kamikazes. Ils ont été traités tellement violemment, que toute personne était devenue un ennemi à abattre pour ces enfants. Dans un premier temps, ils avaient été heureux de revoir leurs parents, mais au bout de quelques jours, les parents se sont inquiétés des réactions violentes de leurs enfants. Ils ont été pris en charge par des psychiatres afin qu’ils puissent un jour revenir à la vie normale », écrit le Times of India.


Une petite information tourisme en cette période de vacances…

Si vous n’avez pas trouvé votre destination de vacances, n’hésitez plus : la Corée du Nord vient d’ouvrir un luxueux hôtel, de classe internationale, selon les autorités nord-coréennes. Il y a piscine couverte, sauna, bain public et même une plage. Mais à voir les photos publiées ce matin par le Chosun Ilbo, je vous laisse tester à ma place car personnellement je n’ai aucun goût pour le style stalinien…

RFI

par Valérie  Rohart

[29/07/2009]

mardi, 21 juillet 2009

Revue de presse Asie du 21 juillet 2009

Par RFI

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

Les journaux d’Asie ont la tête dans les étoiles…

La photo de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et de Michael Collins est à la une de nombreux journaux ce matin et ceux d’Asie ne font pas exception. The Australian raconte la cérémonie hier à la Maison Blanche en l’honneur des trois hommes qui, les premiers ont marché sur la Lune. Barack Obama a évoqué ses souvenirs d’enfance, a parlé des trois astronautes comme de véritables héros américains, de son plaisir à les recevoir à la Maison Blanche. Barack Obama, toujours cité par The Australian, s’est souvenu qu’il était sur les épaules de son grand-père quand il a vu la capsule d’Apollo 11 plonger dans la mer à son retour.

De la lune au soleil, il y a quelques millions de kilomètres, mais les deux astres vont jouer à cache-cache demain en Asie

Le Daily News au Sri Lanka rappelle que cette éclipse sera totale pour des pays comme l’Inde, le Népal, le Bangladesh, le Bhoutan, la Birmanie et la Chine et partielle plus à l’est comme en Indonésie ou pour les îles du Pacifique. Pour le Sri Lanka elle commencera à 6h03, sera totale à 6h21 et se terminera à 7h12.

En revanche au Japon, l’Asahi Shimbun s’inquiète : des lunettes spéciales distribuées aux enfants pour pouvoir regarder l’éclipse sans s’abimer les yeux sont défectueuses. 50 000 paires de lunettes distribuées via un magasine dans les collèges et les lycées, ne filtrent pas correctement les rayons du soleil, avec des risques pour la vue de ceux qui les porteront. Le problème est d’autant plus crucial qu’au Japon, l’éclipse sera partielle.

Toujours plus près des étoiles : deux alpinistes afghans ont planté le drapeau national sur la plus haute montagne du pays

Avec quelque peu de délais, le site afghan Quqnoos raconte l’épopée de ces deux alpinistes qui se sont longuement entraînés en France avant de partir à l’assaut du Noshaq, le plus haut sommet en Afghanistan, dans la chaine de l’Hindu Kush. Accompagnés des deux des alpinistes français qui les avaient entraînés, les deux alpinistes afghans ont atteint les 7 492 mètres du Noshaq sans oxygène mais avec suffisamment de souffle pour planter les couleurs du drapeau national en haut du sommet. « C’est la première fois, rappelle Quqnoos, que des afghans atteignent ce sommet situé dans la province du Badakhrshan ».

Une bataille pour une plaque à Taiwan

Il ne s'agit pas de n’importe quelle plaque : celle qui figure au fronton du mémorial national pour la démocratie à Taiwan. Depuis hier, le mémorial a été débaptisé et a retrouvé le nom de Chiang Kai-Shek. Le Taipeh Times semble avoir choisi son camp : « Malgré les manifestations de protestations, écrit le journal, le gouvernement dirigé par le Parti National Chinois, a préféré réinstaller une plaque à la mémoire du dictateur, une plaque qui avait été retirée il y a deux ans par le gouvernement précédent dirigé par le Parti progressiste parce que cette plaque incarnait l’autoritarisme ».

A la une de la presse en Inde, le changement de défense du seul terroriste rescapé des attaques contre des hôtels à Bombay le 26 novembre dernier

Ajmal Kasab a brutalement décidé hier au cours de son procès de ne plus nier les faits, il reconnait sa participation dans les attentats. Visiblement pressé d’en finir avec son procès, il réclame de connaître rapidement sa condamnation. Selon l’Hindustan Times, les juges, les procureurs, les avocats et les familles des victimes ont tous été surpris par ce changement de stratégie, tellement brutal que le procureur y voit une nouvelle tactique pour obtenir un verdict plus clément. Mais « le chat est sorti du sac », estime le procureur toujours cité par l’Hindustan Times.

On la termine par un retour sur Terre

Et nous dirions même plus… Un retour sur mer… Avec ces méduses géantes qui sont désormais monnaie courante au large des côtes du Japon. C’est The Australian qui publie la photo de cet animal déjà inquiétant lorsqu’il a une taille normale et qui est franchement effrayant dans la description de The Australian. « L’industrie de la pêche au Japon, handicapée par la peste des méduses géantes », titre le journal qui poursuit « elles empoisonnent les poissons, piquent les humains, se prennent dans les pompes à eau des centrales nucléaires, elles mesurent  près de deux mètres, et pèsent jusqu’à deux cents kilos. Elle semblent sorties tout droit d’un film de Godzilla », écrit The Australian. Les spécialistes ne savent pas pourquoi elles sont apparues depuis 4 ans, dans les filets des pêcheurs. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elles les détruisent et qu’elles vont forcément s’approcher encore des côtes japonaises.

 

par Valérie  Rohart

[21/07/2009]

lundi, 20 juillet 2009

Revue de presse Asie du 20 juillet 2009

Par RFI

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

Il y a tout juste 40 ans, le premier homme a marchait sur la Lune

Souvenez vous car, même si vous n’étiez pas née à l’époque, vous avez forcément vu cette image de Neil Amstrong posant le pied sur la Lune et immortalisant l’instant avec cette phrase devenue célèbre : « c’est un petit pas pour l’Homme mais un grand pas pour l’Humanité ». Dans la conscience collective, c’est un exploit à 100% américain qui, en pleine Guerre froide avait fait pâlir de jalousie les Soviétiques. Le Sydney Morning Herald rappelle ce matin qu’il y a eu une contribution australienne : « Pour communiquer avec Apollo, la NASA a utilisé les stations australiennes d'observation de satellites et le radio télescope Parkes », écrit le journal.

Mais la conquête de l’espace n’a pas été qu’une conquête scientifique et dans un autre article le Sydney Morning Herald explique : « un petit pas pour l’Homme et un grand pas pour les avocats ». « La mission Apollo 11 a été le point culminant de l’idée que le président Kennedy se faisait des années 60 au moment où les Soviétiques avaient envoyé le premier homme dans l’espace avec Spoutnik 1 en octobre 1957. Cet évènement a déclenché une course sans merci entre les deux géants. En réponse, l’Assemblée générale des Nations unies a commencé à mettre en place une série de 5 traités internationaux pour gérer les aspects légaux de la conquête de l’espace ». Les lois internationales sur l’espace venaient de naître. Le Sydney Morning Herald détaille ensuite ces 5 traités.

Hillary Clinton est en Inde

La secrétaire d'Etat s'est entretenue avec le ministre indien des Affaires étrangères. Au menu des discussions deux gros dossiers : la lutte contre le terrorisme et le nucléaire nord-coréen.

Mais, comme à son habitude, la presse indienne se focalise sur le premier dossier et l’Hindustan Times titre sur les déclarations d’Hillary Clinton qui aurait clairement incriminé le Pakistan, accusé d’abriter des groupes terroristes. Ce que la presse indienne répète à peu près chaque jour. Mais Hillary Clinton a été plus précise selon The Hindustan Times : « elle a promis l’heure de vérité pour les responsables des attentats du 26 novembre à Bombay » selon le journal.

Indonésie : 4 jours après le double attentat de Jakarta, la presse cherche à tourner la page

Le Jakarta Post titre « Les habitants ne sont pas perturbés par les explosions » et une photo montre un homme faisant calmement ses achats avec sa fille dans un grand centre commercial de la capitale. « Après le double attentat, écrit le journal, les mesures de sécurité ont été renforcées mais les habitants de Jakarta ne croient pas à la probabilité d’une autre attaque » « Ils n’ont pas l’intention de se laisser impressionner par la peur d’autres attentats » écrit encore le Jakarta Post.

En Afghanistan, à tout juste un mois de la présidentielle, Hamid Karzaï reçoit un important soutien

C’est sur un autre site afghan en ligne, Pajwook qui l’annonce en une : « le chef de guerre Abdul Rassul Sayyaf soutient la candidature de l’actuel président ». Si Sayyaf voulait détruire toutes les chances d’Hamid Karzaï de rester président, il ne s’y prendrait pas autrement.

Ce chef de guerre de sinistre mémoire est le plus détesté des afghans. Réfugié sans doute dans les zones tribales entre l’Afghanistan et le Pakistan, sa tête est mise à prix par l’armée américaine. Notamment depuis qu’il revendique son ralliement aux talibans. « Nous préférons Karzaï à tous les autres candidats en raison du mérite qu’il a acquis dans sa fonction. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes contre les autres candidats ». Les autres candidats apprécieront.

En Birmanie, plusieurs centaines de personnes ont tenté de commémoré hier, la Journée des martyrs

Plusieurs dizaines d’opposants à la dictature, vêtus de t-shirt à l’effigie d’Aung San Suu Kyi, ont voulu se rendre au Mausolée des Martyrs pour rendre hommage au père de l’indépendance Birmanie, le général Aung San, le père d’Aung San Suu Kyi. Mais selon le site d’information en ligne Mizzima, ils ont été rapidement repoussés par la police. Selon l’autre grand site d’opposition, Irrawady, quelque 50 personnes auraient été arrêtées.

Le 6e épisode d'Harry Potter bat tous les records de recettes

Les aventures du jeune sorcier de Poudlard a engrangé presque 400 millions de dollars de recettes lors de ses 5 premiers jours en salle.

Le bouche à oreille sur internet fonctionne à plein régime et les spectateurs recommandent le film sur Twitter ou Facebook. Mais cela va dans les deux sens : Brüno, le film de Sacha Baron Cohen est en train d’en faire les frais. C’est le Sydney Morning Herald qui raconte : « Lors de son premier jour en salle, le film avait rapporté 14 millions et demi de dollars mais dès le lendemain, il perdait 39% de spectateurs alertés par les commentaires sévères… » Voilà les spectateurs prévenus.

 

par Valérie  Rohart

[20/07/2009]

mardi, 14 juillet 2009

Revue de presse Asie du 14 juillet 2009

Par RFI

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

Une histoire étonnante

C’est l’histoire d’un Chinois âgé aujourd’hui de 88 ans, porté disparu depuis 67 ans en Birmanie et qui vient seulement de rentrer dans son village du Sichuan. C’est le China Daily qui raconte son histoire : en mars 1942, Liu Zhaohui est envoyé avec 100 000 autres soldats chinois pour reprendre le contrôle de la route entre le Yunnan et la Birmanie. En 1944, après des combats acharnés contre les troupes japonaises, il est séparé de son unité. Sans argent, il ne peut pas revenir en Chine. Il reste donc en Birmanie tout en gardant l’espoir de rentrer un jour au village. Mais dix ans s’écoulent. Il se marie avec une Chinoise du Yunnan, a quatre fils et une fille. Toutes les lettres qu’il envoie à sa famille lui reviennent car, entre-temps, son village a changé de nom. Il pensait ne jamais revenir au pays ni revoir sa famille. Mais un journaliste du magazine Oriental Outlook a découvert son histoire et celle d’un millier d’autres soldats chinois, oubliés de la guerre en Birmanie. Au moment de l’enquête, seuls 21 sont toujours vivants. Le magazine a décidé de prendre en charge leur retour au pays. Il y a maintenant la queue devant la maison de Liu Zhaohui, qui vient de retrouver une famille dont il ne connaît pas la majorité des membres.

Toujours en Chine, la situation au Xinjiang reste préoccupante

Deux Ouïghours ont été tués hier soir par la police à Urumqi. Mais ce matin, le China Daily s’en prend à la presse étrangère : « les articles des médias étrangers sur la situation au Xinjiang se trompent », titre le quotidien. « De nombreux citoyens chinois, y compris des habitants d’Urumqi, sont mécontents de la façon dont les médias étrangers ont relaté les affrontements du 5 juillet dernier dans la capitale de la région autonome du Xinjiang », écrit l’éditorialiste du China Daily. Dans le collimateur du journal, la BBC, qui aurait intelligemment coupé et remonté les images de la télévision chinoise. De même, le New York Times aurait utilisé des photos réelles mais les auraient sorties de leur contexte. « Pourtant, écrit encore le journal, de nombreux journalistes étrangers ont constaté que le gouvernement leur avait laissé libre accès à la région contrairement à ce qui s’est passé en septembre », souligne le journal.

Toujours à propos de la situation des Ouïghours, à noter dans le South China Morning Post, à Hong Kong, cette mise en garde des experts : al-Qaïda aurait décidé de venger les Ouïghours, qui sont musulmans. Le réseau d’Oussama Ben Laden prévoirait des attaques contre des intérêts chinois dans le nord-ouest de l’Afrique.

En Corée du Sud, la presse s’inquiète du nombre croissant de ménages qui vivent désormais sous le seuil de pauvreté

Selon une enquête du Chosun Ilbo, 14% des couples vivent désormais sous le seuil de pauvreté. Et la crise économique des derniers mois n’aurait rien à voir. C’est la faible croissance des six à sept dernières années qui aurait fait baisser le niveau de vie de bon nombre de familles sud-coréennes.

Et ce n’est pas parce que l’on vit dans des îles paradisiaques que l’on est protégé…

Même aux îles Fidji, le niveau de vie baisse. Flash d’Océanie cite la ministre des Affaires sociales : 120 000 personnes, soit environ 15% de la population totale des îles Fidji, n’ont pas de logement et s’abritent dans des squats. Le gouvernement est inquiet car le phénomène est en progression constante, surtout aux abords des villes et notamment de la capitale Suva. Toujours selon Flash d’Océanie, le gouvernement va lancer un programme  de construction de logements sociaux.

En ce 14 juillet, fête nationale en France, des troupes indiennes vont défiler sur les Champs-Elysées

L’Inde est en effet l’invitée d’honneur cette année mais ce n’est pas ce qui retient l’attention des journaux indiens ce matin.

Quelques jours après la fin du sommet du G8 en Italie, le Times of India se félicite que les huit pays les plus riches de la planète n’aient pas bloqué le programme nucléaire indien.

« L’Inde peut retraiter du combustible nucléaire », titre le quotidien. Un accord doit être signé en ce sens entre Nicolas Sarkozy et Manmohan Singh qui sera ce matin sur les Champs-Elysées pour voir le défilé. « La compréhension entre l’Inde et la France est l’une des raisons pour lesquelles le nucléaire indien n’est pas concerné par la déclaration du G8 sur la prolifération », écrit le Times of India.


Nouvelle inquiétante pour la biodiversité

Toujours dans Times of India, le gouvernement de l’Etat du Madhya Pradesh, en Inde, a bien été obligé de le reconnaître : il n’y a plus de tigres dans la réserve de tigres de Panna. Le Premier ministre de cet Etat a été obligé de s’en expliquer devant le Parlement local après une question écrite des députés. La chasse illégale serait en grande partie responsable de la disparition de ce tigre dans le parc de Panna. Deux tigresses doivent arriver sous peu et d’autres tigres devraient suivre…

 

par Valérie  Rohart

[14/07/2009]

lundi, 13 juillet 2009

Revue de presse Asie du 13 juillet 2009

Valérie Rohart (Photo RFI)
Valérie Rohart
(Photo RFI)

La santé de Kim Jong Il

Depuis des mois des rumeurs courent sur l’état de santé du Grand Leader et sur sa succession. Cette fois, les informations, toujours très difficiles à obtenir en Corée du Nord, se font plus précises. En fait, les spéculations sur sa santé sont reparties depuis qu’il est apparu très amaigri et affaibli la semaine dernière, lors des cérémonies commémorant la mort de son père, Kim Il Sung. Et la chaîne de télévision, YTN affirme ce matin que Kim Jong Il souffre d’un cancer du pancréas. Les journaux sud-coréens qui n’avaient pas ce matin cette information, spéculent sur les années qui lui restent à vivre. Le Chosun Ilbo prudent, table sur cinq ans. Selon des sources sud-coréennes et chinoises, citées par le journal, Kim Jong Il n’aurait qu’une chance sur trois de vivre encore cinq ans. Encore plus prudent, le Seoul Times, se contente de citer le Washington Post qui ne donne qu’un an à vivre au dictateur nord-coréen. Le Seoul Times rappelle que la nomination du troisième fils de Kim Jong Il, à la tête de la commission de la Défense, le poste stratégique qui lui assure la succession de son père, vient corroborer ces spéculations.

La population nord-coréenne, elle, est tenue soigneusement à l’écart de ces informations ou rumeurs. KCNA, l’agence officielle nord-coréenne, ne parle ce matin que de l’hommage des Coréens de l’étranger à Kim Il Sung à l’occasion de l’anniversaire de sa mort.

Coup de tonnerre au Japon après les élections municipales d’hier à Tokyo

« Le Parti Démocratique du Japon, le parti d’opposition, est devenu le premier parti au Conseil municipal de Tokyo hier » titre ce matin le Yomiuri qui n’avait pas encore la décision du Premier ministre de convoquer des élections législatives anticipées. « Or ces élections étaient largement considérées comme un test avant les élections générales qui approchent. Le PLD, le Parti libéral démocrate au pouvoir et le Nouveau Komeito ont perdu la majorité. Cela va probablement générer des changements au sein du parti au pouvoir qui risquent de demander le départ du Premier ministre Taro Aso de la tête du parti, l’obligeant ainsi à démissionner de ses fonctions de Premier ministre » pronostique le journal. « Du coup c’est toute la chambre des représentants, la chambre basse du Parlement qui pourrait être dissoute ». « En perdant 10 sièges sur les 48 dont il disposait, le parti au pouvoir est relégué au deuxième rang pour la première fois depuis 1965 » rappelle le Yomiuri qui conclue : « En prélude aux élections générales, les électeurs ont donné leur avis sur les candidats et ils ont sanctionné la politique du maire de Tokyo Shintaro Ishihara pour sa gestion de la banque Shinginko, pour le déplacement du très célèbre Tsukiji Market, le marché de poissons et pour l’échec de la candidature de Tokyo aux Jeux Olympiques de 2016 ».

En Chine, la tension reste vive dans la région du Xinjiang, une semaine après les affrontements entre les Ouïghours et les Hans

A Hong Kong, le South China Morning Post analyse comment, ce qu’il appelle « les nouveaux médias », ont fait le lien entre les personnes et des lieux très éloignés, et ont alimenté, selon le journal, la défiance entre les deux communautés. « Il n’a fallu que quelques minutes » écrit le South China Morning Post « pour que la nouvelle de la mort de deux ouvriers ouïghours dans une usine de Shaoguan se répande alors que cette ville du Guangdong est située à plus de 4 800 kms du Xinjiang ». « Des nouveaux médias comme Twitter, Skype, YouTube ou encore des messages écrits ou vidéos par les téléphones portables, ont peut-être contribué à créer la première épidémie ethnique » écrit le South China Morning Post. « La diffusion presque instantanée des évènements à Urumqi a attiré l’attention sur un peuple dont la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler » poursuit le journal. « Cette dissémination mondiale et rapide a aussi véhiculé de la désinformation » écrit encore l’éditorialiste. « Les informations disponibles se sont répandues dans la communauté ouïghoure du monde entier, et cette communauté dirigée par Rabya Kadeer a pu parler d’une seule voix » « Le remède n’est pas de fermer ces médias, mais d’entendre l’appel des Ouïghours » conclut le quotidien de Hong Kong.

La presse australienne revient ce matin sur le coup de froid avec la Chine

A l’origine de ce coup de froid, l’arrestation à Shanghaï d’un salarié du groupe minier Rio Tinto. La Chine l’accuse d’espionnage et affirme avoir des preuves accablantes. Seulement voilà, en juin, Rio Tinto avait envisagé d’ouvrir son capital au groupe Chinalco avant de finalement s’allier avec le groupe britannico-australien BHP Billiton. Les spécialistes voient donc dans cette affaire, une opération de représailles de la part de la Chine. Et pour le quotidien The Australian, le Premier ministre Kevin Rudd a désormais un sérieux problème à gérer en ce qui concerne les relations entre l’Australie et la Chine. « Qui voudra désormais faire du commerce avec la Chine si les lois du pays peuvent être déchiquetées pour transformer un différend commercial en procès pour espionnage ? » se demande le quotidien australien.

« Comme l’opposition le disait hier : maintenant c’est une affaire entre Hu Jintao et Kevin Rudd » estime The Australian.

 

par Valérie  Rohart

RFI

[13/07/2009]

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