jeudi, 26 novembre 2009
La Cour suprême écarte un retour de Manuel Zelaya au pouvoir
La Cour suprême hondurienne a refusé, mercredi, la réinstallation dans ses fonctions du président déchu Manuel Zelaya, selon des sources internes à la Cour citées par Reuters.
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mercredi, 30 septembre 2009
Les milieux d’affaires vont-ils lâcher Roberto Micheletti ?
Par rfi.fr. Article publié le 30/09/2009
Un groupe d’influents hommes d’affaires a proposé mardi un plan de sortie de crise : il prévoit un retour au pouvoir de Manuel Zelaya sous certaines conditions. C’est la première fois que les milieux économiques, qui ont ouvertement soutenu le coup d’Etat du 28 juin, acceptent l’idée d'une réinstallation du président déchu. Ce plan n'aboutira pas, car il a été rejeté par les partisans de Manuel Zelaya, mais il est révélateur des craquements dans le soutien à Roberto Micheletti.
De notre envoyé spécial à Tegucigalpa, Sylvain Biville
Manuel Zelaya (G) le président déchu du Honduras et le «président» putschiste Roberto Micheletti (D).
(Photos : Reuters / Montage : RFI)
Le scénario proposé par les milieux d’affaires est digne d’un film policier : Roberto Micheletti quitterait son poste pour redevenir simple député, il pourrait être nommé à vie. Manuel Zelaya, renversé le 28 juin, retournerait au palais présidentiel jusqu’au terme de son mandat, le 27 janvier, avec des pouvoirs très limités – sans possibilité de nommer les ministres et en déléguant au gouvernement le commandement des forces armées.
Le président déchu accepterait par ailleurs de se soumettre à la justice. Il est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt pour trahison, ce qui reviendrait de fait à une assignation à résidence à la présidence. Pour garantir l’accord, une force militaire internationale de 3 000 hommes, venus du Canada, de Colombie et du Panama, serait déployée au Honduras.
Assignation à résidence
« C’est pour rompre la glace, pour réamorcer le dialogue, explique Adolfo Facussé, l’auteur de cette proposition. Il y a des choses qui vont plaire à certains et déplaire à d’autres. Que chacun dise ce qu’il veut. » L’influent homme d’affaires, qui préside l’association nationale des industriels du Honduras présente son projet comme une version améliorée de l’accord de San José, proposé le 22 juillet par le président du Costa Rica, le Prix Nobel de la paix Oscar Arias, mais resté lettre morte en raison du refus catégorique des autorités issues du coup d’Etat d’envisager un retour au pouvoir de Manuel Zelaya.
Le pouvoir économique, l’un des piliers du régime issu du coup d’Etat, amorce donc une ouverture. « Le pays est paralysé et polarisé, il faut résoudre nos problèmes entre nous », estime Adolfo Facussé.
Au palais présidentiel, l’entourage de Roberto Micheletti cherchait à minimiser, mardi, la portée de cette proposition, qui a également été présentée à l’ambassadeur des Etats-Unis à Tegucigalpa, en expliquant qu’elle émanait d’un seul homme et ne reflétait pas le point de vue de l’ensemble des entrepreneurs.
« Proposition inacceptable »
Arturo Facussé n’a pas soumis directement son projet à Manuel Zelaya, qui vit toujours cloîtré à l’ambassade du Brésil. Il l’a transmise à l’évêque auxiliaire de Tegucigalpa, Juan José Pineda, visiteur régulier du président déchu, qui fait office de facilitateur.
Mais les partisans du chef de l’Etat renversé rejettent déjà en bloc la proposition Facussé, qualifiée d’ « inacceptable, irrationnelle et illogique » par Nelson Avila, ministre de l’Economie dans le gouvernement renversé. « Ce plan va seulement dans l’intérêt de l’oligarchie, estime-t-il, en dénonçant une manœuvre des milieux d’affaires. Cela démontre la nature des putschistes : ils ne pensent pas à l’avenir du peuple, ils ne pensent qu’à leur avenir. »
Divergences dans le camp putschiste
Qu’elle se concrétise ou non, cette proposition révèle en tous cas des divergences croissantes au sein du camp putschiste. Certains des influents hommes d’affaires qui ont aidé Roberto Micheletti à s’emparer du pouvoir semblent désormais prêts à le lâcher.
La semaine dernière, le candidat du parti national (droite) à l’élection présidentielle du 29 novembre, Porfirio Lobo, a pour la première fois appelé ouvertement Manuel Zelaya et Roberto Micheletti à s’asseoir autour d’une même table. Lundi, c’était le Parlement, qui a pourtant avalisé le coup d’Etat, qui implorait le président de facto de renoncer au décret, signé dimanche, qui instaure un état de siège et restreint les libertés individuelles.
Autre signe, le chef d’état-major, le général Roméo Vasquez, l’homme qui a supervisé le putsch, a lancé mardi un appel au dialogue, en estimant qu’une sortie de crise était en vue.
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mardi, 29 septembre 2009
Micheletti prêt à abroger son décret sur les libertés
Par rfi.fr. Article publié le 29/09/2009
De notre envoyé spécial à Tegucigalpa, Sylvain Biville
Un pas en avant, un pas en arrière. Dimanche 27 septembre, Roberto Micheletti décrète quasiment l’état de siège dans le pays, en suspendant pour quarante cinq jours les garanties constitutionnelles. Le lendemain, il dit qu’il pourrait bien revenir sur sa décision, sous la pression d’une partie de ses alliés qui s’inquiètent du raidissement de ces derniers jours. Un tel revirement ne donne pas l’impression d’une grande sérénité chez les nouveaux dirigeants du Honduras.
En attendant une éventuelle abrogation, le décret suspendant les libertés individuelles est toujours en vigueur. Avec deux conséquences concrètes : d’abord, les partisans de Manuel Zelaya ont été empêchés de manifester dans Tegucigalpa, une première depuis le coup d’Etat. Ils sont restés bloqués à l’université, leur bastion, encerclés par un impressionnant dispositif policier. Et plus spectaculaire encore, Radio Globo et la chaîne Canal 36, les deux principaux médias opposés au putsch, ont été fermés manu militari, leurs locaux envahis par l’armée, et du matériel saisi.
Le président déchu, Manuel Zelaya, qui est toujours confiné dans l’ambassade du Brésil, est ainsi privé de ses principaux outils de communication, voire de propagande.
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jeudi, 16 juillet 2009
Honduras : Micheletti pose ses conditions pour renoncer au pouvoir
Par RFI. Article publié le 16/07/2009
Roberto Micheletti a confirmé qu'il ne se rendrait pas à l'invitation du médiateur, le président costa-ricain Oscar Arias.
(Photo : Tomas Bravo/Reuters)
Le couvre-feu nocturne a été rétabli mercredi 15 juillet par les autorités issues du coup d'Etat du 28 mai. Le président par intérim, Roberto Micheletti, s'est par ailleurs dit prêt à démissionner, à condition que le chef de l'Etat déchu, Manuel Zelaya, renonce à retrouver son poste. La situtation reste tendue dans ce pays d'Amérique centrale où les partisans du président déchu ont annoncé de nouvelles manifestations ce jeudi.
Difficile d'interpréter les signaux contradictoires en provenance de Tegucigalpa. D'un côté, Roberto Micheletti semble faire une concession en expliquant, pour la première fois aussi clairement, qu'il accepterait de démissionner si cela peut aider à résoudre la crise. Mais il pose une condition : il faudrait pour cela que le président renversé, Manuel Zelaya, abandonne toute idée de retour au pouvoir, un retour pourtant réclamé par l'ensemble de la communauté internationale.
Et puis d'un autre côté, Micheletti durcit ses positions, en rétablissant le couvre-feu nocturne, mis en vigueur au lendemain du coup d'Etat et suspendu le week-end dernier. Une mesure justifiée, selon lui, par les appels à l'insurrection lancés mardi 14 juillet par le chef de l'Etat en exil, Manuel Zelaya.
Tout cela augure bien mal de la reprise des pourparlers, prévue le samedi 18 juillet, au Costa Rica. Roberto Micheletti a confirmé qu'il ne se rendrait pas lui-même à l'invitation du médiateur, le président costa-ricain Oscar Arias. Quant à Manuel Zelaya, il a prévenu que, s'il n'était pas rétabli d'ici la fin de la semaine, il considèrerait la médiation comme une échec.
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samedi, 04 juillet 2009
HONDURAS : Les nouvelles autorités claquent la porte de l'OEA
Publié le 04/07/2009 à 14:42 - Modifié le 04/07/2009 à 14:54 Le Point.fr
AFP

Le président du Honduras porté au pouvoir par le putsch militaire, Roberto Micheletti, s'adresse à plusieurs milliers de ses partisans, vendredi, devant le palais de la Présidence, à Tegucigalpa, la capitale du pays © Dario Lopez-Mills/AP/SIPA
Arrivé vendredi à Tegucigalpa, le secrétaire général de l'OEA, Jose Miguel Insulza, avait conclu dès ses premiers contacts avec la Cour suprême que l'OEA s'orientait vers une "suspension" du Honduras le lendemain lors de sa réunion à Washington, selon un des diplomates des pays donateurs du G16 avec lesquels il s'est entretenu. Le président de la Cour suprême du Honduras lui avait annoncé que la destitution du président Manuel Zelaya était "irréversible". Visiblement offusqué, M. Insulza a qualifié la destitution du président Zelaya de "coup d'Etat militaire" en constatant que le chef de l'Etat désigné Roberto Micheletti et ses amis "n'ont aucune intention de revenir en arrière".
Le honduras de plus en plus isolé sur la scène internationale
L'arrivée de M. Insulza avait fait naître l'espoir d'un début de dialogue, d'autant qu'elle avait été précédée par l'annonce par M. Micheletti qu'il n'avait "aucune objection" à l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. C'est la proposition que la communauté internationale souhaitait faire passer comme solution possible à la crise. La présidentielle est normalement prévue le 29 novembre prochain. L'incertitude demeure sur un éventuel retour de M. Zelaya au Honduras pour y retrouver ses fonctions. Il l'avait annoncé pour dimanche, avant de confirmer cette intention mais sans préciser de date. M. Micheletti et les autorités judiciaires en place à Tegucigalpa l'ont menacé d'une "arrestation immédiate" s'il rentre au Honduras.
M. Zelaya, au pouvoir depuis janvier 2006, a été destitué dimanche après avoir été arrêté par des militaires et expulsé du pays pour avoir tenté d'organiser une consultation populaire sur la possibilité de briguer un second mandat présidentiel, démarche jugée illégale par la Cour suprême. M. Micheletti et les siens sont de plus en plus isolés sur la scène internationale, où ils étaient déjà condamnés par l'ONU, l'Union européenne et la plupart des pays d'Amérique centrale. Plus aucun ambassadeur européen n'est en poste à Tegucigalpa. La Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID) ont confirmé le gel de leurs lignes de crédit. Un total de 300 à 450 millions de dollars d'aide financière internationale sont gelés, selon la ministre des Finances de M. Zelaya, Rebeca Santos.
En l'état actuel des choses, le Honduras est écarté des négociations de l'accord de libre échange entre l'UE et les pays d'Amérique centrale, a estimé à Tegucigalpa le rapporteur européen de l'UE chargé du dossier, Willy Meyer, député de la Gauche unie. Et le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé la suspension de l'envoi de pétrole. Le Honduras bénéficie d'un accord de coopération énergétique avec Caracas, d'où il reçoit la grande majorité de sa consommation. A Tegucigalpa, les deux camps rivaux ont continué à manifester vendredi, comme la veille. Un défilé de plusieurs milliers de partisans de M. Zelaya a démarré dans la capitale, tandis que M. Micheletti s'adressait à une foule comparable devant la Présidence. Jeudi, l'armée avait tiré sur des partisans du président destitué à San Pedro Sula, la capitale économique, dans le nord du pays, faisant au moins deux blessés, selon une députée pro-Zelaya.
15:11 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : honduras, oea, roberto micheletti, organisation des etats américains







