lundi, 23 novembre 2009

Rugby - Test-matchs / Lièvremont: "Tout peut partir en fumée"

"Tout peut partir en fumée
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Si Marc Lièvremont est satisfait des performances de ses joueurs contre l'Afrique du Sud et les Samoa, il n'en reste pas moins prudent. Pour le sélectionneur, l'équilibre du XV de France reste "fragile" avant de jouer les All Blacks au Vélodrome de Marseille samedi.

Après deux bons premiers matches, la composition du groupe des 23 pour le troisième a dû être difficile ?

Marc Lièvremont: Ca n'est jamais facile. Ca l'est encore moins quand les gars sortent deux performances abouties. Mais il y a 22 joueurs sur la feuille de match, et il y en aura quinze (au coup d'envoi) et donc d'autres choix compliqués à faire mardi. Il faut féliciter les joueurs qui nous quittent. Ce sont eux qui ont monté le curseur de performance suffisamment haut pour qu'on ait des solutions. On ne va pas s'en plaindre. C'est le "sale boulot" du sélectionneur quelque part. On sait que c'est difficile et mais il faut assumer et essayer en notre âme et conscience de dégager le groupe le plus compétitif possible.

 

C'est la première fois que vous vous trouvez dans une telle situation?

M.L: On sort de deux bons matches, mais l'équilibre est fragile. On sait que tout ce qu'on a accompli durant les deux première journées peut partir en fumée samedi contre d'excellents Néo-Zélandais. Assurément, ça devient de plus en plus compliqué. Moi, j'ai toujours l'incertitude avant un comité de sélection de me dire qu'on a mal choisi, qu'on s'est trompés.

 

Vous avez tout de même quelques trouvailles, comme Benjamin Fall...

M.L: Ce sont de super nouvelles, même si ça complique nos choix. Ce sont des choses qu'on pressent mais dont on ne peut pas être certains avant le jour J. Benjamin Fall (forfait, ndlr) et Alexandre Lapandry (non conservé) sont de bonnes nouvelles pour l'équipe de France.

 

Vous y voyez plus clair sur cette équipe de France ?

M.L: Oui. Et j'en suis presque surpris. Etre sélectionneur dans le contexte franco-français, on prend des gifles. Il y a eu des hauts et des bas pendant deux ans, mais j'ai toujours eu le sentiment qu'on progressait, que les messages passaient. Sur ces deux matches --mais ça reste à confirmer-- il y vraiment une nette progression du collectif et des individus. Je reconnais que j'étais très inquiet avant la tournée par rapport à ce que je voyais des joueurs sur le début de saison, au grand nombre de matches joués... Je suis agréablement surpris que les choses se soient aussi bien enchaînées pour nous ces deux dernières semaines.

 

Le match contre les All Blacks sera-t-il un cran au-dessus que lors de la victoire de Dunedin en juin ?

M.L: Au-delà du contexte qui sera plus favorable puisqu'on les reçoit devant un public acquis à l'équipe de France, sur ce que je vois des Blacks, sur leur potentiel du moment, ils ont retrouvé une grosse homogénéité. Les retours de leurs leaders, le capitaine Richie McCaw et leur maître à jouer Dan Carter, n'y sont pas étrangers. Derrière, des joueurs qui jouaient un ton en-dessous cet été ont retrouvé leur meilleur niveau. Ils sont assurément bien meilleurs que l'équipe de Nouvelle-Zélande qu'on a battue en juin.

 

L'équipe de France a elle aussi changé...

M.L: On est sur une bonne dynamique. A travers ces deux oppositions, avec deux registres de jeu complètement différents, les joueurs ont su s'adapter en arrivant à imposer leur rugby tout en contrecarrant les velléités de l'adversaire. C'est une forme de maturité et d'intelligence supplémentaires. Les choses prennent forme tout doucement. Il faudra encore plus samedi prochain.

AFP

lundi, 16 novembre 2009

Les présidents du rugby français sont prêts à la grève pour sauver le DIC

Créé le 16.11.09 par 20minutes.fr


Le président de Toulon Mourad Boudjellal présente sa nouvelle recrue, l'ouvreur anglais Jonny Wilkinson, le 27 mai 2009 à Toulon
Le président de Toulon Mourad Boudjellal présente sa nouvelle recrue, l'ouvreur anglais Jonny Wilkinson, le 27 mai 2009 à Toulon/J.P. Pelissier / REUTERS

 

 

Des présidents prêts à planter le piquet de grève, l’événement n’arrive pas tous les matins. Toujours aussi remontés contre la suppression du droit à l’image collectif (à partir du 30 juin 2010), les patrons du rugby français sont prêts à débrayer lors de la 13e journée de Top 14 prévue vendredi et samedi. «Nous sommes prêts à aller jusqu’à la grève, menace Max Guazzini, président du Stade Français dans Midi Olympique. Nous ne sommes pas entendus. Il faut donc prendre des mesures drastiques.»  Et tant pis pour le derby francilien prévu samedi contre le Racing-Metro 92.

Son homologue toulonnais, Mourad Boudjellal, pousse la menace un cran au-dessus. «Il ne s’agit pas d’une grève, prévient-il mais d’un arrêt du championnat. C'est-à-dire que tant le DIC est en supprimé, on n’est pas sûr de reprendre la compétition», explique le président du RCT à 20minutes.fr. Une décision définitive doit être prise  mercredi soir,  après une assemblée générale extraordinaire de la Ligue nationale de rugby (LNR). Réunis vendredi dernier à Blagnac en marge de France-Afrique du sud, 15 des 17 patrons de clubs présents se sont positionnés pour la première grève de l’histoire du rugby professionnel français. Seul le président de Colomiers, Alain Carré, a voté contre.

Boudjellal en appelle à Nicolas Sarkozy

Coup de bluff ou menace assumée? Toujours est-il que le président de la LNR doit jongler entre son opposition à la suppression du DIC et la crainte de voir le Top 14 à l’arrêt comme un  train un matin de décembre 95. «Une décision extrême de ce type doit être mûrement réfléchie. Elle peut avoir des inconvénients significatifs pour le rugby. Je ne parle même pas de problèmes de calendrier mais de soucis économiques», s’inquiète Pierre-Yves Revol au micro de RMC Info. Du côté de Canal + qui doit diffuser trois matchs sur ses antennes ce week-end, l’heure est à l’observation. «Nous n’avons pas de position pour l’instant, on attend de voir ce que décident les clubs», explique le monsieur rugby de la chaîne, Eric Bayle.

Malgré les conséquences d’un éventuel arrêt du championnat, Mourad Boudjellal veut aller au bout de cette démarche contestatrice. «Avec la suppression du DIC, je peux vous dire que trois clubs vont mettre la clé sous la porte. Si on ne s’arrête pas le championnat, il s’arrêtera peut-être de lui-même», alerte le trublion toulonnais. Visiblement remonté contre la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot,  le président du RCT en appelle désormais au président de la République. La balle – ovale – risque de bientôt rebondir dans les mains de Nicolas Sarkozy.
Alexandre Pedro

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mercredi, 11 novembre 2009

Thierry Dusautoir, capitaine métis au cœur bleu

David Reyrat (lefigaro.fr), 10/11/2009

Thierry Dusautoir, lundi, au Centre national de rugby de Linas-Marcoussis, dans l'Essonne.
Thierry Dusautoir, lundi, au Centre national de rugby de Linas-Marcoussis, dans l'Essonne. Crédits photo : Le Figaro

Le nouveau leader du XV de France a grandi en Côte d'Ivoire avant de se forger un destin dans l'Hexagone. Portrait d'un guerrier qui s'apprête à défier l'Afrique du Sud.

L'hommage vient du peuple du rugby. Pour tous les Néo-Zélandais, il est désormais le «Dark Destroyer». Un surnom épique conquis le 6 octobre 2007. Ce jour-là, Thierry Dusautoir renverse, cisaille, lamine à lui tout seul, ou presque, les terribles All Blacks. À l'issue de ce quart de finale entré dans la légende - le XV de France s'imposera contre toute attente 20 à 18 -, le troisième-ligne est crédité de trente-huit plaquages. Une performance majuscule. Un record mondial. Rehaussé, pour faire bonne mesure, d'un essai tout en fureur de vaincre. Lui, d'habitude si modeste, en rigole de gêne. Puis chuchote, de sa voix douce : «J'aime bien. Ça fait Star Wars…» Ça pose surtout son homme. Le voilà à jamais dans le costume du superhéros sans peur et sans reproche. Du chasseur craint. Qui espère ajouter à son tableau de chasse les champions du monde sud-africains, de passage vendredi soir à Toulouse.

En un match, l'enfant de Côte d'Ivoire est entré au panthéon des joueurs français. Aux côtés de Jean-Pierre Rives pour le sang. De Serge Blanco pour le symbole. La consécration tardive d'un talent trop longtemps négligé. Un an plus tôt, il était du naufrage à Lyon face à ces mêmes All Blacks. Une déroute 47 à 3 et un déluge de critiques qui s'abat sur le novice. Une blessure intime. Une rancune tenace. «Être jugé sur un seul match, ça me rendait fou ! Mais je n'ai rien oublié», glisse-t-il quand les louanges se font outrancières. Un regard noir, intimidant, souligne le propos. Thierry Dusautoir ne supporte pas l'injustice. Né le 18 novembre 1981 à Abidjan, le capitaine du XV de France en connaît le poids. La morsure. Dans la vie, rien ne lui a été offert. Tout ce qu'il est, il l'a arraché à force de sacrifices. Il a aussi appris à serrer les dents, très jeune, quand il subissait, pour sa couleur de peau, les quolibets de ses camarades de récréation.

Pas facile pour un gamin de 10 ans de passer de la plantation de cacao et de café de ses grands-parents paternels - des Blancs installés à Divo depuis 1948 - à la vie austère de Périgueux, préfecture de la Dordogne. La France profonde où tout se délite. «D'un coup, j'ai quitté l'enfance.» Ses parents, Kekane et Bertrand, professeur de physique-chimie cassé par le mépris de ses nouveaux élèves - et aujourd'hui encore malade d'une dépression sans fin -, divorcent bientôt. Pour que sa sœur et lui ne manquent de rien, sa mère se remet aux études. Un deug de droit, puis un diplôme d'aide-soignante. Et des ménages en plus pour améliorer l'ordinaire. Parfois, quand les temps sont trop durs, elle récupère de la nourriture auprès du Secours populaire. «J'étais trop fier, alors je n'y touchais pas. Elle avait mis sa fierté de côté et je lui renvoyais la situation en pleine figure…» Le remords rougit les yeux. «J'ai quitté tôt la maison pour ne plus être un fardeau.» Direction l'internat. Lycéen appliqué, avec le judo pour exutoire. Mais, à force de lui vanter les charmes du rugby, ses amis finissent par le convaincre. En cachette - ce sport brutal fait peur à sa mère qui attendra huit ans (!) avant d'oser assister à un match de son fils -, il enfile ses premiers crampons. Il a 16 ans et sa progression sera fulgurante. Quatre saisons plus tard, Thierry Dusautoir dispute, sous le maillot de Bègles-Bordeaux, son premier match pro. Mais hors de question de négliger les études pour le ballon ovale. Au contraire. Les résultats scolaires doivent être excellents. Sous peine d'être privé de mêlée…

 

À la pointe du combat

Ses moments de détente, l'adolescent les passe dans la librairie de sa tante. Amoureux des bandes dessinées. En particulier de Buck Danny, qui lui rappelle les récits de Jean, son grand-père. Aviateur pendant la Seconde Guerre mondiale, il l'emmène parfois avec lui dans les airs. Alors «Titi» se rêve à son tour pilote. Le bac à 17 ans, puis maths sup. Il découvre alors la peur du vide. Pas de maths spé. À la place, il entre à l'École nationale supérieure de chimie et physique de Bordeaux. Place aux journées à rallonges. Le rugby, de plus en plus haut puisqu'il a été recruté par Biarritz, grosse cylindrée du championnat de France ; et les études. «Debout à 6 heures du matin pour mon stage en entreprise. Puis deux entraînements et, le soir, révision des cours.» La délivrance intervient en 2005 quand il décroche son diplôme. Ingénieur en chimie des matériaux. Une fierté plus grande que son premier titre de champion de France glané la même année (deux autres suivront, en 2006 puis 2008, cette fois avec le Stade Toulousain).

Alors, il faut le croire quand il affirme : «Le rugby ne constitue pas ma vie. Je me suis construit grâce au rugby, pas pour le rugby.» Un sport dur et exigeant, où son courage excelle. Un sport qu'il apprécie aussi pour son respect des différences. «Je m'y suis affranchi de ma couleur. La beauté du rugby, et du sport en général, c'est qu'il se fonde sur le seul mérite. La diversité y est mieux acceptée que dans la vie sociale ou dans l'entreprise. Le sport est plus juste.» On y revient. «Ma réussite sportive fait que je suis médiatisé. Ça m'ouvre des portes. Mais d'autres n'ont pas ma chance…» En plein débat sur l'identité nationale, Thierry Dusautoir, vingt-cinq sélections sous le maillot bleu, affiche une position claire. «Quand j'entends : «Vous les Blacks», j'ai envie de me battre contre cela. Je suis français et ivoirien. Pas l'un ou l'autre. C'est naturel. Et enrichissant.» Mais que tous les grincheux se rassurent. S'il se sent à cheval sur deux continents, chaque Marseillaise lui «donne des frissons».«Je chante l'hymne. Je n'ai jamais pleuré mais, parfois, je n'en étais pas loin. Enfant, j'en rêvais déjà. Je m'imaginais judoka sur le podium des Jeux olympiques…»

Les hasards de la vie ont récompensé sa ténacité. Le Toulousain ne devait pas disputer la Coupe du monde 2007. Un forfait de dernière minute le propulsera parmi les trente sélectionnés. Avant que son engagement ne convainque Bernard Laporte d'en faire un titulaire. Depuis, il enchaîne les performances de choix en équipe de France. Exemplaire. Au point de pousser les sélectionneurs à un geste rare : destituer le capitaine, Lionel Nallet, pour promouvoir son premier lieutenant. Le deuxième-ligne du Racing n'a pas démérité, mais Thierry Dusautoir incarne à la perfection les valeurs chères à Marc Lièvremont, l'entraîneur en chef, qui fut lui aussi un troisième-ligne de devoir. Toujours à la pointe du combat. Toujours prêt à mettre la tête où les autres n'oseraient même pas glisser les mains.

À presque 28 ans, le voilà donc capitaine des Bleus. Récompense méritée. Qui ne changera rien à ses habitudes. Avant chaque match, le flanker accomplira son rituel. S'isoler dans les douches des vestiaires, le front collé sur la faïence froide, pour préparer ses combats. «Je pense à la bataille à venir, aux duels. Je me prépare à avoir la tête qui tourne, le cœur qui bat à 2 000 à l'heure.» À avoir mal mais à se relever. Encore et encore. À plaquer comme si sa vie en dépendait. Un dernier murmure. «J'espère être digne de l'honneur qui m'est fait.» D'Abidjan à Auckland, personne n'en doute.

Suivez le match France-Afrique du Sud en direct sur LeFigaro.fr, vendredi à partir de 20h45

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» INTERVIEW - Dusautoir, «capitaine pour montrer l'exemple»

mardi, 27 octobre 2009

Bastareaud maintient sa version

Nicolas Cerbelle (Sport24.com), 27/10/2009

Mathieu Bastareaud a présenté ses excuses
Mathieu Bastareaud a présenté ses excuses Crédits photo : DPPI

Mathieu Bastareaud a présenté ses excuses publiques ce mardi suite à l'incident en Nouvelle-Zélande lors de la dernière tournée du XV de France. Mais le joueur reste sur sa version des faits.

Ceux qui s'attendaient à des révélations fracassantes seront forcément déçus. S'il s'est enfin présenté devant la presse ce mardi, au centre d'entraînement du Stade Français, après quatre mois d'attente et de tergiversations, Mathieu Bastareaud, qui débute ce mardi ses travaux d'intérêt général, n'a rien «avoué» de plus que ce que l'on savait déjà. S'il s'est excusé pour avoir prétexté avoir été victime d'une agression à Wellington dans la nuit du 20 au 21 juin dernier alors qu'il participait à la tournée du XV de France dans l'hémisphère sud, le Parisien n'a par contre pas modifié sa version des faits. «Je tiens encore à m'excuser auprès de ma fédération, la fédération néo-zélandaise, le staff et les joueurs. Je ne pensais pas que cela prendrait autant d'ampleur (…) J'en ai marre d'entendre certaines versions fantaisistes. Je veux que ça s'arrête une bonne fois pour toutes. Je n'ai peut-être pas été assez clair, je sais que cette histoire va me suivre toute ma carrière mais j'ai appris à vivre avec. J'ai fait un mensonge et je l'ai assumé. Je veux qu'on arrête toutes ces versions et ce cirque. La mienne, je l'ai déjà dite le 25 juin.»

«Regagner la confiance»
Non, Bastareaud n'a pas été frappé. Oui, il s'est blessé à la tête en heurtant la table de nuit de sa chambre d'hôtel. Telle est la version du joueur, qui précise suite aux questions des journalistes : «Ce qui s'est passé, je l'ai déjà dit. Je suis rentré à une heure tardive et dans un état pas recommandé. J'entends que tel ou tel joueur m'a frappé. C'est faux. Cela m'embête qu'on ait pu mettre certains joueurs en difficulté alors qu'ils n'avaient rien à voir avec ça. C'est ma bêtise et c'est à moi de l'assumer. Je regrette tout de cette soirée. Tout s'est enchaîné. J'ai eu peur d'être jugé… Il y a toujours un petit malaise quand je croise les autres joueurs de l'équipe de France. J'espère que cela va passer. A moi de regagner leur confiance et celle de Marc (Ndlr : Lièvremont).» Loin d'être un hasard du calendrier, le cousin de William Gallas a justement choisi la veille de l'annonce du XV de France pour la tournée automnale pour s'exprimer, donnant ainsi satisfaction au sélectionneur qui attendait ça depuis longtemps.

Trop tôt pour la sélection
Bastareaud se défend pourtant de vouloir influencer le sélectionneur des Bleus : «Ce n'est pas moi qui décide. Si je reviens en équipe de France, c'est que je le mériterai. A moi de prouver que j'ai ma place dans le groupe. [...] Au début, je me suis posé la question de revenir un jour en équipe de France. [...] J'ai discuté de ce qui s'est passé avec Marc Lièvremont. Il m'a fait comprendre que la porte était encore ouverte. Je n'ai aucun message à lui faire passer. C'est lui qui décide.» Et justement, Lièvremont ne devrait pas le sélectionner. Pourquoi créer une nouvelle polémique alors qu'il dispose de six centres de haut niveau avec les Toulousains Yann David, Florian Fritz et Yannick Jauzion, les Perpignanais David Marty et Maxime Mermoz et le Biarrot Damien Traille ? Sa chance, il devra vraisemblablement la saisir lors du prochain Tournoi des VI Nations, début 2010.

Extraits de la conférence de presse de Mathieu Bastareaud :

lundi, 12 octobre 2009

Fortunes diverses

11/10/2009



Avec quatre victoires sur six, le week-end des clubs français en H Cup est globalement positif. Mais si les victoires de Toulouse, Paris et Clermont étaient prévisibles, celle de Biarritz à Glasgow, un peu moins. Et que dire de la très inattendue défaite de Perpignan à Trévise...

LE CARTON PLEIN: TOULOUSE ET PARIS

S'ils tâtonnent parfois en championnat, les deux stades ont prouvé en faisant le spectacle ce week-end que l'expérience en Coupe d'Europe pouvait servir. Paris et Toulouse ont inscrit neuf essais à eux deux. Outre le bonus offensif, les deux clubs ont également connu la même entame de match tonitruante. A la demi-heure de jeu, le Stade français avait déjà réglé le compte d'Edimbourg et empoché le bonus (28-0). Le Stade toulousain s'est aussi facilité la tâche avec trois essais dont le premier dès la deuxième minute et celui du bonus juste après la pause (41e). Des victoires attendues mais avec la manière. On attend les confirmations à l'extérieur dans une semaine: à Bath (Paris) et chez les Harlequins (Toulouse).

LA BONNE SURPRISE: BIARRITZ

De Glasgow, où il n'est jamais facile de s'imposer, le BO a ramené un succès qui pourrait être décisif dans l'optique de la qualification. Si les Basques ont pour eux l'expérience (10e campagne), la formation écossaise s'affirmait tout de même comme l'adversaire le plus coriace de la poule. Une bonne chose donc que cette victoire une fois de plus basée sur la solidité défensive de Biarritz. Pas un essai encaissé, comme lors des quatre derniers matchs de championnat, soit plus d'un mois. Biarritz est ambitieux et les mots de Serge Blanco après le match le prouvent. "On a dormi pendant deux ans, on a envie de se réveiller et de montrer que Biarritz est toujours Biarritz".

LA LOGIQUE RESPECTEE: CLERMONT ET BRIVE

Pour son retour en Coupe d'Europe après 12 ans d'absence, Brive a débarqué à Llanelli sans grandes certitudes. Le début de saison en deçà des ambitions affichées (12e) n'a pourtant pas empêché les Corréziens d'accrocher les Gallois pendant 40 minutes (6-9). Un essai juste avant la pause et un autre en toute fin de match ont eu raison des espoirs du CAB de rentrer avec un point (24-12). De son côté, Clermont a aussi respecté la logique en dominant Viadana avec le bonus offensif (36-18). Les Auvergnats en ont également profité pour reposer certains joueurs (James, Nalaga). De bon augure avant le déplacement chez les Ospreys, auteurs d'un bon nul à Leicester (32-32).

LA (TRES) MAUVAISE SUPRISE: PERPIGNAN

Ceux qui ont misé sur une défaite de Perpignan à Trévise ont aujourd'hui les poches pleines. Ils ne doivent pas être nombreux. Les Catalans partaient en effet largement favoris. Plus que la victoire, c'est cinq points qu'ils voulaient ramener d'Italie. Quatre vingt minutes plus tard, ils sont repartis avec un bonus défensif qui ne console personne. Entre les deux, un non match, de l'indiscipline et un manque d'envergure dans le jeu. Pour Marius Tincu, le talonneur catalan, le constat est clair. "J'ai l'impression que nous n'avons pas le même état d'esprit que l'an dernier. Je ne sais pas d'où ça vient. Aujourd'hui (samedi, ndlr), on a touché le fond". Les chances de qualification sont fortement compromises pour les Catalans. On ne parle même pas du rêve éternel d'un quart à Barcelone...

Eurosport - Philippe DA COSTA

jeudi, 24 septembre 2009

Betsen, frenchie roi en Angleterre

23/09/2009

 

Actuel capitaine des Wasps, leaders de Premiership, l'ancien international tricolore Serge Betsen s'est imposé en une saison comme l'un des meilleurs troisième ligne outre-Manche. L'heure d'un premier bilan a sonné.

Et si l'actuel meilleur troisième ligne français n'évoluait pas dans l'Hexagone ? Récompensé par l'oscar de meilleur Wasps pour sa première saison, Serge Besten a confirmé, en l'espace de trois journées, son statut de patron de l'équipe londonienne. Il a été nommé homme du match d'ouverture à Twickenham contre les Harlequins et, dimanche, il a inscrit le premier essai des siens contre Worcester , pour l'anniversaire de sa première apparition sur les pelouses anglaises. L'international frenchie aux 62 sélections rallie tous les suffrages.

L'hommage vient de son nouveau manager, Tony Hanks : “Vous voyez ce qu'il fait sur le terrain le dimanche, mais vous devriez le voir à l'entraînement la semaine, il est tellement présent. Je ne sais pas comment il fait mais nous aimerions bien trouver sa recette”. A 35 ans, Serge Besten a tout simplement retrouvé les terrains avec la détermination d'un jeune bizut : “Je m'entraîne avec toujours autant de plaisir. Si j'avais changé, cela ne servirait à rien de continuer à jouer. C'est le minimum syndical d'apporter toute ma fougue et mon expérience.”

Symbole de la confiance accordée par Hanks, le Français a été nommé co-capitaine et porte actuellement le brassard en l'absence de Tom Rees : “Les gars le suivent, ils le respectent, ont confiance en lui et à chacune de ses actions, il nous apporte beaucoup. Je suis ahuri par son omniprésence.”

“J'ai du me remettre en question”

Un an après son arrivée, Serge Besten porte un regard lucide sur sa progression outre-Manche. “En arrivant, j'ai dû me remettre fortement en question et travailler dur pour avoir la reconnaissance. Cela a été difficile mais ça faisait partie du deal. Je me félicite de la tournure des événements.” Collectivement, l'équipe a en revanche réalisé “une saison décevante”. Seulement septièmes, les Wasps, actuels leaders invaincus de Premiership, sont repartis avec l'intention de redorer leur blason en Angleterre et sur la scène européenne. Engagés en Challenge européen, les Londoniens “visent au moins les demi-finales”. Histoire de se consoler du feuilleton Harlequins et de son triste épilogue : “L'annonce du maintien des Harlequins en H Cup a été très frustrante car nous espérions tellement être repêchés. Quand on écrit des lois, édicte des règles et que nous les voyons bafouées, c'est difficile à vivre. Mais le pragmatisme anglais a pris le dessus.”

Serge le sage a appris à relativiser. Son expérience british dépasse amplement les limites des terrains de rugby. “J'avais décidé de partir pour ce nouveau challenge sportif mais aussi pour faire découvrir une nouvelle vie à ma famille. C'est quelque chose de formidable de voir ses enfants découvrir une autre culture, apprendre une autre langue.”

Très investi pour son équipe, aux petits soins avec sa famille, Serge Betsen n'en oublie pas pour autant son association au Cameroun : “la Serge Betsen Academy” (http://www.serge-betsen-academy.asso.fr/), école de formation au rugby et d'aide à la scolarisation. Il s'est notamment rendu trois jours sur place en juin pour apporter son expérience et prodiguer ses conseils aux éducateurs. Serge, joueur aux trois poumons et homme au grand coeur.

Rugbyrama - Vincent Bissonnet/Photo Icon Sport

Que risque Mathieu Bastareaud ?

Créé le 24.09.09 par 20minutes.fr


Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris
Le rugbyman français du Stade Français, Mathieu Bastareaud le 24 février 2009 à Paris/R.Duvignau/REUTERS

 

Molesté dans la rue, tombé dans sa chambre d’hôtel à cause d’une table de nuit mal placée ou bien frappé mais par qui? On ne saura probablement pas aujourd’hui ce qui est arrivé à Mathieu Bastareaud lors de la tournée française de juin en Nouvelle-Zélande. Malgré son ridicule, cette affaire était allée jusqu’à provoquer une mini-affaire d’Etat avec une lettre d’excuse adressée par François Fillon au peuple néo-zélandais.

Mathieu Bastareaud, passé ensuite par une phase de dépression, est convoqué par la FFR pour être entendu, puis connaître les sanctions à son égard. Difficile de savoir ce qui attend Matthieu Bastareaud, car ce type d’incident n’est pas prévu par les règlements de la FFR. Le joueur sera sans doute condamné à des travaux d’intérêt généraux et privé, officieusement, de sélections en équipe de France pendant un moment. Principale interrogation : sera-t-il privée de Coupe du monde 2011, qui se déroulera justement en Nouvelle-Zélande…

La rédaction sport

samedi, 12 septembre 2009

AFFAIRE KELLEHER : Un témoin raconte

EXCLU 365 / AFFAIRE KELLEHER : Un témoin raconte

vendredi 11 septembre 2009


Byron Kelleher a été placé en garde à vue vendredi à Toulouse après avoir été mêlé à une rixe et contrôlé en état d’ébriété par la police. Un témoin, internaute de Rugby365, revient sur cette soirée agitée.

« C’était la soirée de clôture d’un bar en plein air. C’était l’endroit où il fallait être hier soir (ndlr : jeudi) à Toulouse. Byron Kelleher était avec des amis. Ils sont sortis de là vers 2h, 2h30. J’étais avec un couple d’amis qui ont une belle voiture qui a été accrochée par celle de Kelleher. Au feu, il y a eu un dialogue entre mes amis et ceux de Kelleher. Ils n’ont pas reconnu que c’était eux qui avaient fait ça et ils sont partis un peu vite et sont allés dans Toulouse. Le couple les a suivis. Et ils se sont arrêtés de nouveau dans Toulouse à un feu. Une discussion s’est engagée. J’ai vu tout ce qui se passait. J’ai vu que la température montait. Dans la voiture de Kelleher, il y avait aussi un jeune et deux autres personnes bien éméchées qui voulaient expédier les choses et avaient envie de partir.

Des petits jeunes se sont arrêtés et ont reconnu Kelleher. Ils étaient admiratifs de pouvoir le croiser. Le premier devait avoir 18, 20 ans, le deuxième un peu plus, environ 25 ans. Ils étaient accompagnés de deux amies. Ça commençait à se chauffer et ils sont allés demander s’il y avait un problème ou un accident. Ils se sont proposés pour aider mais les deux jeunes se sont fait jeter par les amis de Kelleher. Ils ont été bousculés mais ne se sont pas laissé faire. Ils en ont poussé un par terre. Les deux jeunes ont ensuite été coursés par Kelleher et ses amis. Le plus jeune n’a pas été rattrapé. Il faut dire que les autres étaient assez éméchés. Kelleher et ses amis sont revenus vers leur voiture mais, sur le chemin, ils ont retrouvé l’autre jeune qui était plus costaud. Ils lui sont tombés dessus et lui ont mis quelques coups de pied. Mais il s’est relevé et les a tous alignés un par un, y compris Kelleher qui était KO. Un autre était en retrait. Kelleher est resté au sol un bon moment.

Entre temps, le couple qui avait la voiture de sport a appelé la police. Trois ou quatre voitures sont arrivées. Kelleher et ses amis ont retrouvé leurs esprits. Les forces de l’ordre ont mené leur enquête pour reconstituer le puzzle puis ont fait en sorte que ça ne dégénère pas plus. Tout le monde est allé au poste. Je ne sais pas quelle sera l’issue de cette soirée mais Kelleher, qui a une belle image dans le rugby, a été minable hier soir. »

NB : Ce témoignage, exclusif pour Rugby365, ne concerne qu’une des deux parties. Nous laissons notre site ouvert à la version de Byron Kelleher, injoignable après la fin de sa garde à vue.

La réaction de Guy Novès

Le manager toulousain, Guy Novès, n'a pas voulu s'exprimer sur la garde à vue de Byron Kelleher : « Je préfère que toute la lumière soit faite sur cette histoire avant de me prononcer. Des gens compétents, dont c'est le métier, vont être chargés de reconstituer les faits et c'est seulement après que nous pourrons avoir une idée plus précise. Nous lui avions laissé son week-end car il ne faisait pas partie du groupe qui jouera samedi face à Albi. Depuis le début de la saison il avait quasiment joué tous les matchs et il avait besoin de décompresser. D'après ce que j'ai compris c'est un malentendu et sans doute que s'il ne s'agissait pas de Byron Kelleher cela ne ferait pas autant de bruit. »

 

Rédaction Rugby365.fr

Les Boks au paradis

12/09/2009

Les Boks au paradis
AFP


L'Afrique du Sud a remporté les Tri Nations 2009 de fort belle manière en signant un dernier succès en Nouvelle-Zélande (29-32). Un premier trophée depuis 2004 qui confirme que les Boks forment bien la meilleure équipe du monde actuellement. Nouvelle-Zélande-Australie comptera pour du beurre.

Il reste encore un match et pourtant, les Tri-Nations version 2009 ont déjà livré leur verdict. Et celui-ci est implacable : l'Afrique du Sud est bien sur le toit du monde à l'heure actuelle. Car ce samedi, les hommes de Peter de Villiers ne se sont pas seulement octroyés leur troisième titre dans la compétition (après 1998 et 2004), ils se sont également permis le luxe de l'emporter en terres néo-zélandaises. Des Blacks qui restaient sur quatre titres consécutifs. Tout un symbole. La défaite sud-africaine en Australie la semaine passée n'était donc qu'un accroc. Les Boks ont remis les pendules à l'heure !

Le festival de François Steyn

Les joueurs sud-africains ont construit leur succès avec les ingrédients qui font leur force depuis plusieurs mois, voire des années. Conquête performante, domination dans les zones de combat, occupation du terrain au pied… Et surtout un réalisme effroyable ! L'essai de Jean de Villiers (53e), qui a certainement tué les espoirs all blacks, en est l'illustration parfaite. Le centre springbok anticipait parfaitement une passe de Dan Carter pour l'intercepter et filer à l'essai. L'Afrique du Sud menait alors 29-12. Car il faut dire qu'auparavant, les champions du monde ont parfaitement maîtrisé les débats dans une première période forte en intensité.

Avant de regagner les vestiaires, l'arrière François Steyn avait écœuré les Blacks à lui seul. Il était le seul joueur à intégrer le XV titulaire (avec Burger au dernier moment suite à la blessure de Smith) par rapport à la défaite de Brisbane et le changement s'est avéré payant. Trois pénalités de plus de 50 mètres, dont une de presque 65 mètres, en 20 minutes ! Les Springboks dominaient territorialement et avaient la possession du ballon. Et Du Preez (20e) inscrivait le premier essai du match et convertissait lui aussi les efforts sud-africains. Des Sud-Africains plus forts à l'impact comme en témoignaient les nombreux en-avant néo-zélandais sur des plaquages adverses. Les All Blacks mettaient toutefois la pression dans les 22 mètres locaux en fin de mi-temps mais seul Daniel Carter (auteur de 19 points au total) parvenait à inscrire des points au pied. A la pause, son équipe comptait déjà un retard de dix points (22-12).

La réaction trop tardive des Blacks

Alors qu'une réaction néo-zélandaise était attendue en début de seconde période, c'est exactement l'inverse qui se produisait. Les Springboks gardaient la main sur le ballon et leur opportunisme allait faire la différence, pendant que les Blacks bafouillait leur rugby et prenaient les mauvaises décisions. A la 61e, alors qu'ils avaient entamé leur remontée au score, ils obtenaient une pénalité bien placée dans les 22 mètres adverses mais choisissaient la mêlée. Le pack sud-africain mettait son homologue à la faute et récupérait le ballon. Dix minutes plus tard, au cœur de la domination néo-zélandaise, l'arrière Mils Muliaina conservait un ballon au sol et l'artilleur des Boks, Morné Steyn, en profitait pour marquer trois points sur sa seule apparition dans les 22 mètres adverses.

Les All Blacks inscrivaient finalement les deux derniers essais du match par l'intermédiaire de Sivivatu (55e) et surtout McCaw (78e) après une superbe passe au pied de Carter. Mais ceux-ci survenaient bien trop tard. Les joueurs de Graham Henry échouaient à trois points (32-29) et abandonnaient leur suprématie sudiste malgré un ultime match à disputer face à l'Australie le week-end prochain. Ils devaient inscrire quatre essais mais n'ont jamais même semblé en mesure de l'emporter en ne menant au score que pendant six minutes. Les Boks s'offrent un nouvel exploit et peuvent partir en vacances internationales avec le sentiment du devoir accompli. Et même très bien accompli. Le monde leur appartient...

Rugbyrama - J.F.

 

lundi, 07 septembre 2009

La 5e journée en bref

07/09/2009

La 5e journée en bref
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La 5e journée a été marquée par la prise de pouvoir du champion de France en titre, Perpignan, qui retrouve sa première place au classement après sa victoire au Racing. Au contraire, avec sa nouvelle défaite à Biarritz, le Stade français pointe à une triste 13e et avant-dernière place.

EN HAUSSE :

Perpignan

Le premier déplacement de la saison du champion de France s'était soldé par une défaite, à Montpellier, au terme d'un match où l'on n'avait pas reconnu les Catalans, totalement apathiques. On attendait donc l'Usap au tournant dimanche à Colombes. Face à l'ambitieux Racing, Perpignan a su laisser passer l'orage avant de poser sa patte sur ce match et signer son premier succès en déplacement. Sans être géniale, l'Usap s'est montrée solide et efficace. La semaine a été productive pour les hommes de Jacques Brunel. Ils sont les seuls à avoir signé trois victoires lors des trois journées disputées en huit jours. Un signe que les Perpignanais se sentent de plus en plus à l'aise dans leur costume de champion. D'ailleurs, au terme de ce cinquième acte, les voilà installés à la première place...

EN BAISSE :

Stade français

Troisième défaite de la saison pour le Stade français sur la pelouse d'Aguilera face au Biarritz Olympique (30-22). Un revers qui fait dégringoler la formation parisienne à la 13e place, ce qui veut dire que le club de Max Guazzini est relégable après la cinquième journée de championnat. Surtout, les hommes d'Ewen McKenzie et de Christophe Dominici ont encore montré des lacunes dans le secteur défensif en encaissant trente points. Le Stade posséde la plus mauvaise défense du Top 14 avec une moyenne effrayante de 31,2 points encaissés par match. La situation est bien compliquée mais le staff technique sait au moins comment faire progresser son équipe.

LE JOUEUR :

Romain Teulet (Castres)

Le joueur historique de Castres, Romain Teulet fêtait sa première titularisation face à Montpellier lors de cette cinquième journée. L'arrière polyvalent, placé à l'ouverture, a répondu présent en inscrivant quatre pénalités, trois transformations et un essai. Son équipe s'est imposé 33 à 18 et "Robocop" s'est rappelé au bon souvenir de ses entraîneurs qui l'avaient peu utilisé depuis le début de la saison puisqu'il n'était entré en jeu que 13 minutes face à Biarritz puis quinze minutes face à Bourgoin.

L'ESSAI :

Vilimoni Delasau (Montauban)

Voilà un essai qui devrait beaucoup faire parler. A la 51e minute, l'ailier de Montauban, Vilimoni Delasau, est servi dans le côté fermé après une mêlée à 5 mètres de l'en-but de Toulon. Le puissant fidjien résiste à trois défenseurs et il étend le bras pour déposer le ballon en terre promise. Pourtant, il semble que le cuir lui échappe au dernier moment. Après consultation de l'arbitre vidéo, cet essai est accordé alors que les images confirment la première impression. Le ballon va vers l'avant et il est difficile de constater une pression de haut en bas. Au final, Montauban s'impose 21 à 18 et Toulon peut avoir des regrets.

LA STAT :

100%

L'ouvreur australien de Clermont, Brock James, n'a pas manqué une seule de ses tentatives de but face à Toulouse. Au total, il a inscrit 14 points. Aussi excellent dans son rôle de chef d'orchestre, il a été un des grands artisans de la victoire clermontoise (19-12).

LA DECLA :

Xavier Péméja (entraîneur de Bourgoin)

Xavier Péméja n'est pas apparu abattu après la lourde défaite du CSBJ sur la pelouse de Bayonne (53 à 6, sept essais encaissés) : "Il fallait que ça pète. On a eu quatre entraînements en 15 jours. Quand on se voyait, c'était pour parler des finances du club. Ce ne sont que des hommes. Il y a une accumulation de stress et ensuite une cassure. C'est peut-être un mal pour un bien que cela arrive aujourd'hui. Maintenant nous allons pouvoir nous concentrer sur la réception de Perpignan."

Rugbyrama - N. A.

LES CHFFRES CLE

Meilleure attaque : Stade français (146 points)
Meilleure défense : Castres (39 points)
Meilleur réalisateur : Jonny Wilkinson, Noël Oelschig (53 points)
Meilleur buteur : Jonny Wilkinson, Noël Oelschig (53 points)
Meilleur marqueur : Benjamin Fall (Bayonne, 4 essais)

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