jeudi, 24 décembre 2009
La Cour suprême russe juge illégale l'arrestation de Planton Lebedev
La Cour suprême de Moscou a tranché mercredi 23 décembre 2009 en faveur de Platon Lebedev, l'un des ex-actionnaires du groupe pétrolier Ioukos aujourd'hui démantelé. Les juges ont annulé la décision d'un tribunal moscovite de juillet 2003 qui avait mené à l'arrestation de l'oligarque russe, associé de l'ancien magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski.
Est-ce l'aveu d'avoir violé les droits des accusés ? Les avocats de Platon Lebedev en sont convaincus. La Cour suprême juge que l'arrestation en 2003 du bras droit du milliardaire Mikhaïl Khodorkovski a été « illégale ». Mieux encore : les juges doivent reprendre leur enquête à zéro.
Cette décision de la plus Haute cour russe ne tombe pas du ciel. En fait, elle fait suite à la condamnation de la Russie par la Cour européenne des droits de l'homme. En octobre 2007, Strasbourg avait pointé du doigt les irrégularités de procédure commises lors de l'arrestation et de la détention de Platon Lebedev.
Aujourd'hui, les juges russes donnent donc raison à la Cour européenne. Une victoire rare pour les anciens propriétaires du groupe pétrolier Ioukos.
En 2005, Platon Lebedev ainsi que son ex-patron Mikhaïl Khodorkovski ont été condamnés tous deux à huit ans de prison pour escroquerie et évasion fiscale. Les deux ex-oligarques ont toujours nié les faits. Pour eux, il s'agit d'une « parodie de justice ». Avec le verdict de la Cour suprême, les deux prisonniers célèbres marquent un point contre l'homme fort de la Russie, Vladimir Poutine, accusé d'avoir fait main basse sur l'empire Ioukos.
10:56 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, affaire ioukos, planton lebedev, justice
mardi, 15 décembre 2009
La bataille autour des restes d'Adolf Hitler continue

Le crâne au coeur du débat. Si les Russes prétendent qu'il s'agit de celui d'Adolf Hitler, les Américains démentent. Crédits photo : AP
En septembre, des chercheurs américains ont mis en doute la thèse des Russes, qui assurent être en possession d'ossements du Führer. Jusqu'à ce que Moscou réplique en dévoilant la semaine dernière de nouveaux éléments.
D'un côté les Russes, de l'autre les Américains. Au centre de la bataille, une interrogation : que sont devenus les restes d'Adolf Hitler ? Près de 65 ans après la mort du Führer, la question n'est toujours pas tranchée.
Pour Moscou, pas d'hésitation. Selon le FSB, le service de sécurité fédéral russe, qui a remplacé le KGB, les Russes ont toujours été en possession de la dépouille d'Hitler. En avril 2000, une exposition dans la capitale russe présentait d'ailleurs pour la première fois un fragment de crâne du leader nazi. A l'époque, Sergei Mironenko, chef des archives russes, assurait que l'os, troué par balle, était authentique.
L'histoire retient qu'Adolf Hitler a mis fin à ses jours le 30 avril 1945 dans le bunker berlinois où il s'était réfugié en avalant une capsule de cyanure puis en se tirant une balle dans la tête. Son corps aurait alors été emmené à l'air libre, dans les jardins de la Chancellerie, puis jeté dans un cratère d'obus et aspergé d'essence. C'est là que les soldats de l'Armée rouge auraient ramassé ses restes cinq jours plus tard. Les Soviétiques auraient aussi saisi les dépouilles d'Eva Braun, la femme d'Adolf Hitler, et de Joseph Goebbels, chef de la propagande nazie.
Selon les Russes, en février 1946, les trois corps auraient été secrètement enterrés par un groupe d'agents spéciaux du KGB sur un terrain militaire soviétique à Magdebourg, en Allemagne de l'Est. Mais en mars 1970, les Soviétiques doivent abandonner cette zone aux autorités est-allemandes.
À Moscou, la crainte de voir le lieu de sépulture d'Hitler se transformer en lieu de culte pour les nostalgiques du nazisme grandit. Le chef du KGB, Youri Andropov, décide alors de mener une opération secrète pour détruire les ossements. Le 4 avril 1970, des agents pénètrent secrètement sur le terrain militaire et déterrent les corps avant de les brûler. «Les cendres ont été jetées dans la rivière Biederitz, à 11 kilomètres de Magdebourg», a révélé la semaine dernière Vassili Khristoforov, l'actuel chef des archives du FSB dans une interview à l'agence de presse russe Interfax.
Le crâne d'Hitler serait celui d'une femme
Tout aurait donc disparu du terrain est-allemand, à deux exceptions près : le fameux fragment de crâne et un morceau de mâchoire du Führer, que le KGB aurait choisis de conserver dans ses archives, à Moscou. «Ces restes sont uniques», affirme Vassili Khristoforov. «Il s'agit des seules preuves de ce type de la mort d'Hitler, et c'est pour ça que le FSB les maintient dans ses archives».
Mais la version russe, pourtant crédible, a été remise en question en septembre dernier par des scientifiques américains. Des chercheurs de l'université du Connecticut ont réalisé à Moscou une série d'analyses sur le fragment de crâne censé avoir appartenu à Adolf Hitler, prélevant notamment des échantillons d'ADN sur l'os. Le résultat des analyses a de quoi surprendre : pour les Américains, ce crâne est en réalité celui d'une femme âgée de 20 à 40 ans.
Cette révélation décrédibilise la thèse des Russes. Mais elle réduit aussi à néant la seule preuve qu'Hitler se soit effectivement tiré une balle dans la tête, et pourrait relancer toutes les théories les plus fantaisistes. Certains évoquent depuis longtemps la possibilité que le Führer ne soit pas mort dans son bunker.
Les Russes, eux, persistent et signent. Les services de renseignement remettent en question les résultats des chercheurs américains, accusés d'avoir travaillé sans autorisation. «Ils ne se sont pas adressés aux archives du FSB pour effectuer une analyse ADN», assurait la semaine dernière le général Khristoforov. «Et même s'ils avaient obtenu de l'ADN de nos fragments, avec quoi auraient-ils pu le comparer ?»
L'étude approfondie de la mâchoire présumée d'Hitler, toujours conservée à Moscou et à laquelle les scientifiques américains n'ont pas eu accès, pourrait apporter de nouveaux éléments. Le FSB assure déjà que des analyses ont été réalisées et ont établi la correspondance entre le morceau de mâchoire et l'identité dentaire d'Adolf Hitler. De quoi relancer un débat qui dure déjà depuis plus d'un demi-siècle.
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vendredi, 04 décembre 2009
Moscou et le Vatican se rapprochent
Le Vatican et la Russie vont établir de pleines relations diplomatiques : il y aura bientôt un nonce à Moscou et un ambassadeur russe au Vatican. C'est la décision annoncée jeudi 3 décembre après la première rencontre, à Rome, entre le président Medvedev et le pape Benoît XVI.
Avec notre correspondante à Moscou, Madeleine Leroyer
Les mots sont importants : il s’agit d’élever les relations diplomatiques entre les deux Etats au rang de nonciature et d’ambassade. C’est inédit, il n’y jamais eu de véritable ambassadeur. Jusqu’ici, quand ils évoquaient les relations entre la Russie et le Vatican, les diplomates se réfugiaient derrière l’adjectif « spécial »… ; dorénavant, ce sera « complet et normal ». Le Vatican se félicite déjà de « relations cordiales » entre les deux Etats.
Jeudi 3 décembre, Dmitri Medvedev et Benoît XVI ont fait assaut d’amabilités et rivalisé de générosité dans l’échange de leurs cadeau. Aucun doute, un des artisans de ce rapprochement c’est le patriarche Cyrille qui a pris la tête de l’Eglise orthodoxe russe il y a moins d’un an. Pendant plus de 20 ans, il a dirigé les relations extérieures du patriarcat ; c’est lui qui a noué les premiers contacts avec le Vatican, ce qui lui a d’ailleurs valu de nombreuses critiques en Russie.
Mais attention, Cyrille n’est pas le suppôt de Rome. Il a régulièrement accusé l’Eglise catholique de prosélytisme en Russie : dernier grand scandale en 2002 – 2003, avec l’expulsion de Russie de 5 prêtres catholiques, dont un évêque. Cela fait des années qu’on parle d’une rencontre entre le pape et le patriarche de Moscou. C’est plus que jamais envisageable, à condition que personne ne fasse de faux pas, ni d’un côté ni de l’autre.
| Russie / Vatican, bientôt des relations diplomatiques pleines |
| Avec notre correspondant au Vatican, Antoine-Marie Izoard Venu pour la première fois au Vatican, Dmitri Medvedev s’est entretenu près d’une demi-heure, en privé, avec Benoît XVI. Lors des entretiens qu’il a eus avec le pape, ainsi qu’avec ses plus proches collaborateurs, le cardinal Bertone et Mgr Mamberti, le président russe a officiellement parlé de « la situation politique et économique internationale », « des défis actuels de la sécurité et de la paix », mais aussi de « la contribution des croyants à la vie de la Russie »… Mais cette visite a surtout été l’occasion pour la Fédération de Russie et le Saint-Siège d’annoncer leur souhait d’établir « des relations diplomatiques pleines ». Ainsi, les deux parties devraient prochainement élever leurs représentations diplomatiques - jusque-là considérées de nature « spéciale » - au niveau d’ambassade et de nonciature. Un changement, confie le Vatican, qui devrait intervenir d’ici à la fin de l’année. Les rapports entre le Vatican et Moscou sont aussi le baromètre de ceux entre l’Eglise catholique et le Patriarcat orthodoxe russe. Cette décision diplomatique est peut-être le signe que les temps ont changé et que l’on se rapproche d’une rencontre entre Benoît XVI et le patriarche Cyrille. |
17:38 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benoît xvi, diplomatie, dmitri medvedev, russie, vatican
mercredi, 02 décembre 2009
Des islamistes revendiquent l'attentat du train russe
Le groupe du chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov dit avoir causé l'attentat de vendredi contre le train Nevski Express, qui a fait 27 morts.

27 personnes ont trouvé la mort lors de l'attentat contre le Nevski Express reliant Saint-Pétersbourg à Moscou (AFP)
Le groupe islamiste caucasien du chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov a revendiqué l'attentat de vendredi contre le train russe Nevski Express, qui a fait 27 morts, a indiqué mercredi 2 décembre un site internet proche de ce mouvement, Kavkazcenter.
"Nous déclarons que cette opération a été préparée et conduite dans le cadre d'une série d'opérations de sabotage planifiée en début d'année contre des lieux stratégiques en Russie, sur ordre de l'Emir de l'Emirat du Caucase, Dokou Oumarov", indique la lettre de revendication que Kavkazcenter dit avoir reçu.
"Le 27 novembre, le groupe spécial de sabotage a fait exploser le train Nevski Express, reliant Saint-Pétersbourg à Moscou, et qui est utilisé par des hauts fonctionnaires de Russie", explique encore la revendication.
Le Nevski Express est un train haut de gamme. Deux responsables russes sont morts dans l'attentat, le directeur du fonds de réserves d'urgence Rosreserv, Boris Evstratikov, et l'ancien sénateur Sergueï Tarassov.
La lettre de revendication promet par ailleurs de poursuivre ce type d'attaques tant que la Russie "ne cesse pas sa politique d'assassinat de simples musulmans".
Quatre caucasiens suspectés
La missive est signée de "l'état-major des forces armées de l'Emirat Caucase" dirigé par Dokou Oumarov, un ex-président indépendantiste tchétchène qui s'est proclamé Emir et chef de tous les mouvements rebelles actifs dans le Caucase russe.
Le quotidien russe Kommersant et l'agence Interfax ont par ailleurs rapporté lundi, citant des sources policières, que les enquêteurs recherchaient "quatre Caucasiens" qui ont séjourné dans un village près du lieu de l'explosion.
Plusieurs républiques du Caucase du Nord sont en proie à une rébellion qui trouve ses origines dans les deux guerres qui ont déchiré la Tchétchénie dans les années 1990 et au début des années 2000.
Au cours des 15 dernières années, la Russie a été frappée par plusieurs attentats et prises d'otages sanglants revendiqués par des groupes caucasiens, mais depuis cinq ans aucune attaque d'envergure n'a eu lieu hors de cette instable région du sud du pays.
L'attentat contre le Nevski Express vendredi soir a été suivi le lendemain par une autre explosion qui a blessé le chef du comité d'enquête du parquet fédéral, Alexandre Bastrykine.
(Nouvelobs.com)
13:52 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, terrorisme
lundi, 30 novembre 2009
«C’est incroyable»
«C’est incroyable»
Nikolay Davydenko a remporté le Masters 2009 à Londres (DPPI)
Premier Russe à triompher lors d’un Masters, Nikolay Davydenko était sur son nuage après la rencontre. A 28 ans, il peut désormais savourer son premier titre majeur, acquis contre Del Potro (6/3 6/4), en finale d’un tournoi que Davydenko a amplement mérité de remporter.
par Cédric Drouet, le 30-11-2009A Londres
Nikolay, vous resterez le premier Russe vainqueur d’un Masters, qu’est ce que cela vous inspire ?
Nikolay Davydenko : C’est incroyable, c’est ma 5e tentative, mais je voulais vraiment gagner ce trophée depuis l’an dernier et ma finale perdue contre Djokovic. Quand on regarde tous les grands noms qui ont gagné, il y a Pete Sampras, Roger Federer, Djokovic... En 2009, ce sera Davydenko le vainqueur, pour toujours. Voir mon nom au milieu de tous ces grands anciens vainqueurs, c’est génial. J’espère que ma cote augmentera un peu en Russie, ça compte beaucoup pour moi. Quand j’ai joué contre Marat Safin par le passé, tout le monde le supportait, ça m’a déçu. J’espère que les gens vont un peu plus apprécier mon jeu maintenant.
Avez-vous été surpris de la tournure de la finale ?
Nikolay Davydenko : Oui, j’ai gagné en 1h24, je ne pensais pas à un scénario comme celui-là avant le match. J’ai été surpris parce qu’avant j’avais joué deux matches serrés, en trois sets, contre Soderling et Federer, des parties difficiles. Je suis arrivé sur ce match concentré à 100% dès le premier point, ça a fait la différence aujourd’hui.
Vous attendiez-vous à voir Del Potro évoluer à un meilleur niveau ?
Nikolay Davydenko : Juan Martin est un très grand joueur, qui a effectué un tournoi incroyable. Il sert bien, il cogne fort. Il voulait gagner cette finale, comme moi. Mais il est jeune, il a déjà gagné l’US Open, il gagnera beaucoup d’autres tournoi dans le futur. Avant le match, je ne savais pas comment j’allais jouer, si j’allais gagner un set. J’ai juste essayé de me battre sur chaque point.
Vous avez remercié «vos» fans anglais. Etes-vous touché par cette popularité naissante ?
Nikolay Davydenko : J’ai été très encouragé toute la semaine, c’est très intéressant pour la suite. Gagner ici le dernier tournoi de la saison, c’est incroyable. Tout le monde a été super, mes fans russes, mes fans locaux. Tout le monde s’intéresse toujours à Nadal et Federer. Avant de jouer Nadal, j’entendais «Nadal, Nadal, Nadal…» Tant mieux, parce que comme ça je peux mieux me concentrer. Mais maintenant, je vais être plus connu à Londres. C’est bien. Je sais que le Masters se déroulera encore cinq ans ici, à Londres. Je sais que c’est un stade super, avec une ambiance de folie. Tout a été parfait et je serai heureux de revenir l’an prochain. J’espère que l’organisation sera identique, peut-être même mieux encore.
Maintenant, allez-vous tenter de remporter un tournoi du Grand Chelem ?
Nikolay Davydenko : J’ai désormais battu les dix meilleurs joueurs du monde, depuis ma demi-finale contre Federer. Mais c’était un tournoi en deux sets gagnants. Sur un tournoi en trois sets gagnants, ça serait génial, mais je ne sais pas si je peux frapper comme Del Potro le fait pendant cinq sets. Aujourd’hui, j’ai été plus fort que lui, mais sur la durée, je ne sais pas. L’an prochain, je veux continuer à gagner des points, me qualifier pour le Masters le plus vite possible. Je vais me préparer pour faire évoluer mon classement. N’importe qui peut devenir numéro 1 mondial, ce n’est pas une question de taille ou de force. On peut aussi retourner, courir, venir au filet, et pas seulement servir fort.
Le Masters en images :
20:46 Publié dans SPORTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tennis, atp, masters, interview, nikolay davydenko, russie
samedi, 28 novembre 2009
Des dizaines de morts dans le déraillement d'un train
Le déraillement d’un train vendredi soir près du village d'Ouglovka (350 km de Moscou) a fait 39 morts et 95 blessés. Le Nevski Express transportait 661 personnes de Moscou vers Saint-Pétersbourg. La compagnie nationale de chemins de fer a indiqué qu'il pouvait s'agir d'un attentat à la bombe.
Le déraillement de quatre wagons du Nevski Express qui assurait la liaison entre Moscou et Saint-Pétersbourg a eu lieu à 21h34 locales (18h34 TU) dans la région de Novgorod (nord-ouest de la Russie). Le train comprenant 14 voitures transportait 661 passagers et une vingtaine de chefs de wagon.
Plusieurs équipes de médecins, deux avions du ministère des Situations d'urgence transportant de l'équipement pour un hôpital mobile, ainsi qu'un train de réserve ont été dépêchés sur place dans la nuit de vendredi à samedi.
En moins de quelques heures, tous les passagers ont été évacués vers Saint-Pétersbourg et tous les blessés ont été admis dans des hôpitaux locaux. Les opérations de secours se poursuivent.
L'hypothèse de l'attentat
Un porte-parole des services fédéraux de sécurité, le FSB, n'a pas voulu dire si les autorités soupçonnaient un attentat, mais la compagnie de chemins de fer a indiqué qu'un engin explosif pouvait avoir causé la catastrophe. « L'une des versions est que l'accident est dû à une forte explosion », a déclaré l'entreprise publique dans un communiqué.
L'agence de presse Interfax a rapporté qu'un cratère d'un mètre de diamètre avait été découvert au bord de la voie ferrée. La catastrophe, qui s'est produite sur un des axes
ferroviaires les plus empruntés de Russie, a contraint à dévier plusieurs autres trains sur des voies secondaires.
Selon notre correspondant sur place, officiellement la piste terroriste reste l'une des hypothèses avancées par les autorités. Une hypothèse renforcée par la tenue, en ce moment, du procès des suspects d'un autre attentat à l'explosif contre un train. C'était en 2007, sur la même ligne et contre le même train que celui de ce vendredi.
Le président russe Dmitri Medvedev a été aussitôt informé de l'accident et le directeur des chemins de fer, Vladimir Iakouniene, s'est rendu sur place.
Le président français Nicolas Sarkozy a exprimé samedi, dans un communiqué, « sa profonde tristesse » et son soutien à la Russie. « Il tient à assurer les autorités et le peuple russe, face à cette terrible épreuve, de la sympathie et de la solidarité de la France », déclare le président français dans ce communiqué.
A Washington, le porte-parole de la Maison blanche Robert Gibbs a adressé un message de sympathie des Etats-Unis à la Russie. « Nous sommes profondément attristés par le terrible bilan du déraillement ferroviaire dont nous avons été informés entre Moscou et Saint-Pétersbourg », a-t-il dit.
12:10 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie
jeudi, 26 novembre 2009
Poutine attendu en France, une visite sous le signe de l'automobile et de l'énergie
MOSCOU (AFP) - 26.11.2009
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu aujourd'hui en France pour un déplacement de deux jours visant à sceller un partenariat dans le domaine de la production automobile et de l'énergie, deux secteurs où la Russie recherche des investissements.
Vladimir Poutine le 25 novmebre 2009 à Moscou Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu aujourd'hui en France pour un déplacement de deux jours visant à sceller un partenariat dans le domaine de la production automobile et de l'énergie, deux secteurs où la Russie recherche des investissements.
Vladimir Poutine recevant son homologue français François Fillon le 14 septembre 2009 à Yaroslavl French Prime Minister Francois Fillon (R) shakes hands with his Russian counterpart Vladimir Putin in Yaroslavl on September 14, 2009. French Prime Minister Francois Fillon said that Paris and Moscow hold "similar views" on global financial regulation ahead of the Group of 20 summit later this month. AFP PHOTO/ MEHDI FEDOUACH
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu aujourd'hui en France pour un déplacement de deux jours visant à sceller un partenariat dans le domaine de la production automobile et de l'énergie, deux secteurs où la Russie recherche des investissements.
L'homme fort de la Russie devrait présider à la signature de quelque 25 accords dont l'un sur la restructuration du constructeur automobile russe en difficulté Avtovaz entre ses différents actionnaires, parmi lesquels figure le français Renault, a indiqué à la presse le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov. Il n'a pas fourni plus de détails.
M. Poutine avait auparavant demandé au groupe français de participer financièrement à la restructuration du groupe russe, qui fabrique les voitures Lada et croule sous les dettes. Le PDG du constructeur français, Carlos Ghosn a toutefois déclaré début novembre que le groupe ne prévoyait "ni d'augmenter, ni de diminuer" sa participation dans Avtovaz.
Un protocole d'accord devrait également être conclu entre le français EDF et le russe Gazprom, a indiqué M. Ouchakov, sans vouloir dire si cela ouvrait la voie à une participation d'EDF au projet de gazoduc russo-italien South Stream, concurrent du projet Nabucco cher à l'Union européenne.
M. Poutine ne devrait pas rencontrer lors de son voyage le président français Nicolas Sarkozy, comme initialement annoncé par Moscou, car ce dernier se trouvera lui-même en déplacement à l'étranger. "Leurs emplois du temps ne coïncident pas", a confirmé à l'AFP le porte-parole du Premier ministre Dmitri Peskov. M. Sarkozy doit se rendre à Manaus (Brésil) et Trinidad-et-Tobago (Caraïbes) jeudi et vendredi.
Mais les deux hommes se sont parlés mercredi par téléphone, et ont évoqué en premier lieu des questions commerciales bilatérales, a précisé M. Peskov.
M. Poutine pourrait en revanche rencontrer l'ancien président Jacques Chirac, avec lequel il entretient "de bonnes relations personnelles", a souligné M. Ouchakov.
Le voyage du Premier ministre sera par ailleurs largement placé sous le signe de l'énergie, a-t-il ajouté, précisant que le patron de Gazprom, Alexeï Miller, et le puissant vice-Premier ministre Igor Setchine en feraient partie, de même que les richissimes hommes d'affaires Viktor Vekselberg et Mikhaïl Prokhorov. D'autres contrats pourraient être conclus entre le holding public russe Rosteknologuiï et les groupes français Safran et Thales.
"Les discussions porteront sur le partenariat dans plusieurs secteurs stratégiques", résume Chris Weafer, économiste en chef de la banque d'investissement russe Uralsib. Et "ce sera du donnant-donnant", poursuit-il, relevant notamment que les compagnies d'hydrocarbures françaises comme Total souhaitent avoir un accès accru aux réserves énergétiques russes.
Vladimir Poutine et son homologue français François Fillon doivent participer à un dîner jeudi suivi de discussions avec des hommes d'affaires au château de Rambouillet.
Le déplacement intervenant dans le cadre du XIVe séminaire intergouvernemental économique franco-russe, le sujet sensible des droits de l'Homme en Russie ne devrait pas être au coeur des pourparlers, bien que Moscou soit toujours régulièrement montré du doigt à ce sujet à l'étranger.
La visite aura lieu au moment où Moscou cherche à acquérir un porte-hélicoptères de classe Mistral auprès de la France, pays membre de l'Otan, une acquisition qui romprait avec une longue tradition de préférence nationale. Le navire a accosté lundi à Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine, près du célèbre musée de l'Ermitage, où il doit rester jusqu'à jeudi.
© 2009 AFP
14:07 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, france, automobile, énergie
La vente d'un navire de guerre français à la Russie inquiète

Le porte-hélicoptères Mistral est l'un des fleurons de la marine nationale, le plus gros navire de guerre français après le Charles-de-Gaulle.Crédits photo : AFP
Paris minimise les critiques en évoquant des impératifs stratégiques, économiques et financiers.
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Un peu plus d'un an après la brève guerre en Géorgie, le pays négociateur du cessez-le-feu d'août 2008, régulièrement violé par Moscou, s'apprête à vendre des bateaux de guerre à la Russie. Certains, assurément, y verront un symbole politique embarrassant.
Exposé depuis lundi à Saint-Pétersbourg, le porte-hélicoptères Mistral est l'un des fleurons de la marine nationale, le plus gros navire de guerre français après le Charles-de-Gaulle (200 mètres de long, 32 de large). Surnommé «le couteau suisse» pour ses qualités de polyvalence, il peut transporter une quinzaine d'hélicoptères, treize chars Leclerc ou un petit millier d'hommes. Il est aussi doté d'une capacité de commandement et d'un hôpital de 70 lits.
«Le Mistral, c'est le nec plus ultra en matière de BPC (bâtiment de projection et de commandement)», résume un marin. Un bijou que de nombreux pays nous envient. C'est bien pour cela que les Russes, qui cherchent à se doter d'une force d'attaque amphibie et rapide, le veulent. Les négociations sont aujourd'hui entrées dans leur phase finale. Après avoir fait une offre, les Français attendent une réponse de Moscou «dans les prochaines semaines». À terme, le contrat devrait concerner cinq Mistral.
Si Moscou et Paris se félicitent, la vente du Mistral fait grincer des dents dans les anciennes républiques soviétiques, surtout le long de la mer Noire, où les tensions avec Moscou sont récurrentes. Les voisins craignent que la Russie utilise les navires de guerre français dans la Baltique et dans la mer Noire pour contrecarrer l'extension de l'Otan à l'est et faire reculer l'influence occidentale dans son ancienne arrière-cour.
Les Géorgiens, qui se sentent toujours menacés par le nouvel impérialisme russe, réclament l'annulation du projet. «La Russie veut restaurer son statut de grande puissance en rétablissant son influence sur les anciennes républiques d'URSS. Le Mistral est un bateau d'assaut formidable pour attaquer la Géorgie ou les pays Baltes. C'est comme si on donnait une arme de pointe à un bandit. Voilà pourquoi nous avons peur », explique Alex Rondeli, le président de la Fondation géorgienne pour les études internationales et stratégiques.
«Nu, sans système d'armes»
Commentant la décision de son pays, le commandant de la marine russe, l'amiral Vyssotski, l'a d'ailleurs carrément reconnu, se référant à l'invasion de la Géorgie en août 2008 : un tel navire aurait permis à la flotte de la mer Noire «d'accomplir sa mission en 40 minutes au lieu de 26 heures» ! Les pays Baltes, eux aussi, s'inquiètent. Le chef de la diplomatie estonienne, Urmas Paet, exige de savoir si le bateau sera fourni «avec ou sans équipement de haute technologie».
À Paris, on minimise ces critiques en rappelant que le navire sera fourni aux Russes «nu, sans système d'armes». «On ne peut pas dire qu'on veut créer un continent de stabilité avec la Russie, bâtir un partenariat avec elle, tenter de rallier Moscou sur les grands dossiers du moment, comme le nucléaire iranien, et refuser de leur vendre des armes. Ce serait en contradiction avec notre discours », défend une source proche du dossier.
La nécessité de fournir du travail aux chantiers navals de Saint-Nazaire aurait pesé lourd dans la décision et fini par vaincre les réticences initiales de l'Élysée. Face à cette perspective économique et financière, le code de bonne conduite européen sur les exportations d'armes, qui stipule la nécessité «de prévenir l'exportation d'équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne ou d'agression internationale ou contribuer à l'instabilité régionale» n'a pas fait le poids…
10:42 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, russie, mistral
mercredi, 25 novembre 2009
L'Iran menace de poursuivre la Russie devant la justice internationale
L'Iran menace de poursuivre la Russie devant la justice internationale si elle ne lui livre pas comme convenu le système antimissile S-300. Téhéran accuse les Russes de céder ainsi aux pressions des pays occidentaux et d'Israël.
Ce système de défense donnerait à Téhéran une chance de contrer une éventuelle décision américaine ou israélienne de bombarder ses installations nucléaires que l'Occident suspecte d'avoir une destination militaire. Le contrat signé entre Téhéran et Moscou remonte à 2007 mais la livraison du système antimissile était attendue pour le premier trimestre 2009.
Des retards techniques ont été évoqués mais il n'est bien sûr pas du tout indifférent que cette question soit remise sur le tapis des discussions par Téhéran et cela à quelques semaines de l'échéance du délai qui lui a été fixé pour répondre à la proposition internationale de faire enrichir son uranium à l'étranger sous le contrôle de l'agence atomique, l'AIEA.
Début novembre, alors que les Etats-Unis se déclaraient consternés par l'entêtement iranien, Téhéran avait déjà accusé la Russie de céder aux pressions américaines et au « lobby sioniste » comme l'avait dit son commandement militaire. Il le répète aujourd'hui, sur fond de manœuvres militaires, assurant en même temps que l'Iran peut se passer de la technologie russe. De son côté, Moscou souffle le chaud et le froid vis-à-vis de l'Iran, mais aussi des Occidentaux et d'Israël.
16:05 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iran, russie
lundi, 23 novembre 2009
Russie : huit militaires tués dans une explosion dans un dépôt de munitions
MOSCOU (AFP) - 23.11.2009
Huit militaires ont été tués lundi dans une explosion survenue dans un dépôt de munitions à Oulianovsk, à 900 km à l'est de Moscou, la deuxième en dix jours sur ce site, a annoncé le ministère russe de la Défense.
Huit militaires ont été tués lundi dans une explosion survenue dans un dépôt de munitions à Oulianovsk, à 900 km à l'est de Moscou, la deuxième en dix jours sur ce site, a annoncé le ministère russe de la Défense.
"Un obus a explosé lors du chargement de munitions dans un véhicule. Huit soldats d'une unité de déminage ont été tués, deux sont hospitalisés", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de la Défense.
"A cause de la détonation de l'obus, les autres munitions chargées dans le camion ont explosé", a expliqué à l'agence Interfax un autre porte-parole du ministère, Alexeï Kouznetsov.
Les victimes étaient en train de rassembler des munitions qui n'avaient pas éclaté lors d'un premier accident, le 13 novembre, dans ce même dépôt n°31 de la marine russe. Les conflagrations avaient alors coûté la vie à deux pompiers militaires et blessé 60 personnes.
Les soldats tués lundi devait procéder à la destruction de ce matériel, de crainte qu'il n'ait été endommagé.
L'accident du 13 novembre avait donné lieu à un impressionnant incendie et une série d'explosions qui avaient nécessité l'évacuation de quelque 3.000 personnes dans un rayon de sept kilomètres autour du dépôt.
Le mauvais état des infrastructures et le non respect des règles de sécurité sont à l'origine de nombreux accidents de cette nature - incendies, explosions - chaque année en Russie.
Le 13 septembre, cinq soldats avaient été tués et des documents classés secret défense détruits dans un incendie survenu sur une base des services de renseignement militaire russes.
© 2009 AFP
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