lundi, 09 novembre 2009

Le parti au pouvoir renforce son emprise sur le Sénat

09/11/2009 | AFP


L'UPR a obtenu dimanche 12 sièges sur les 17 qui étaient à pourvoirL'UPR a obtenu dimanche 12 sièges sur les 17 qui étaient à pourvoir© AFP

Le parti au pouvoir en Mauritanie, l'Union pour la République (UPR) a obtenu dimanche une très large victoire aux élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, a-t-on appris de source officielle.

Avant cette élection, la plupart des sénateurs (45 sur 56) soutenaient déjà le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, porté au pouvoir par un coup d'Etat militaire en août 2008 puis élu à la présidence en juillet 2009.

L'UPR a obtenu dimanche 12 sièges sur les 17 qui étaient à pourvoir, selon les résultats définitifs de la sénatoriale partielle, communiqués à l'AFP par le ministère de l'Intérieur.

Battue partout, l'opposition perd notamment Boutilimitt (centre ouest), fief du président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) Ahmed Ould Daddah.

Tout au long de la campagne, les principaux partis d'opposition avaient dénoncé les "fortes pressions" exercées selon eux par le pouvoir sur les conseillers municipaux (qui choisissent le sénateur de leur circonscription).

Alliance stratégique

Le parti islamiste modéré Tewassoul, dirigé par Jemil Ould Mansour, remporte un siège à Nouakchott où il avait fait le choix de s'allier au parti au pouvoir.

Malgré cette alliance ponctuelle avec le régime, ces islamistes se placent cependant toujours dans l'opposition. Ils justifient leur attitude par leur volonté de "se positionner suivant les intérêts politiques" du parti.

Un parti de la majorité présidentielle, l'Union pour la démocratie et le progrès (UDP) de la ministre des Affaires étrangères Naha Mint Mouknass, remporte un siège à à Kaédi (sud).

Le parti au pouvoir se trouve par ailleurs en ballotage favorable dans une circonscription, où un second tour sera organisé dans une semaine.

Il est cependant battu par deux listes "indépendantes" qui décrochent deux sièges.

Un 18e sénateur, représentant les Mauritaniens en Afrique, sera élu plus tard par ses pairs.

vendredi, 16 janvier 2009

France : Sénat et audiovisuel: une "rébellion à pas feutrés", selon le SNJ

Le SNJ de France Télévisions a estimé vendredi que le Sénat menait une "rébellion à pas feutrés" face au gouvernement concernant la réforme de l'audiovisuel public, et averti qu'il serait "vigilant" à ce que les "avancées" obtenues ne "tombent pas aux oubliettes".

"A n'en pas douter, les vrais rebelles sont au Sénat, même si face au gouvernement, ils hésitent souvent entre le camouflet et la gifle et tentent de ménager la chèvre et le chou", écrit le Syndicat national de journalistes, premier syndicat de la profession.

Ainsi selon le SNJ, les sénateurs "votent les taxes mais font manger son chapeau à Jean-François Copé sur la redevance".

"Même à pas feutrés, la rébellion est là. Mais que vaut-elle face à un gouvernement qui a réussi à imposer la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions avec l'approbation de ses dirigeants dès le 5 janvier?", demande le syndicat.

Le SNJ sera "très vigilant à ce que toutes les avancées actées par les sénateurs ne tombent pas aux oubliettes d'une énième manoeuvre gouvernementale ou élyséenne".

Le Sénat a voté jeudi, contre l'avis du gouvernement et à une majorité écrasante, une hausse de la redevance télévisée de 116 euros à 120 euros au premier janvier 2010, dans le cadre du projet de loi sur l'audiovisuel.

Les sénateurs ont aussi adopté mardi un amendement de l'UMP et de l'Union centriste précisant que la révocation par le chef de l'Etat des PDG de l'audiovisuel public est soumise à l'approbation des trois-cinquièmes des suffrages exprimés au sein des commissions des Affaires culturelles du Sénat et de l'Assemblée.

(Source AFP)