jeudi, 07 mai 2009

La perte de la Société générale surprend les marchés

Par reuters.com, publié le jeudi 7 mai 2009

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PARIS (Reuters) - La Société générale a surpris le marché après avoir fait état d'une perte pour le premier trimestre 2009 à la suite de lourdes dépréciations dans ses activités de financement et d'investissement (BFI), entraînant la chute de l'action à l'ouverture de la Bourse.

La banque française a accusé une perte nette de 278 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année alors que le consensus Reuters anticipait un résultat net positif de 320 millions d'euros, selon la moyenne des prévisions de 11 analystes.

Vers 9h40, l'action Société générale abandonnait 6% à 41,22 euros, sous-performant nettement l'indice sectoriel DJ Stoxx des banques européennes, en hausse au même moment de 2,91%.

La banque explique avoir enregistré au premier trimestre 1,5 milliard d'euros de dépréciations d'actifs supplémentaires dans sa BFI, dont 866 millions d'euros sur les rehausseurs de crédit.

Elle ajoute que les revenus de sa BFI ont subi un impact négatif de 472 millions d'euros en raison de décotes sur des couvertures de portefeuille de crédits corporate.

"Le niveau des dépréciations est surprenant. La banque semble moins résistante dans la banque de détail en France que BNP Paribas", commente Christoph Bossmann, analyste chez WestLB.

Sur le marché de la banque de détail en France, la Socgen affiche un produit net bancaire en repli de 0,5% à 1.732 millions d'euros au premier trimestre contre une hausse de 0,5% à 1.538 millions d'euros pour son éternelle rivale BNP Paribas.

COÛT DU RISQUE EN HAUSSE SUR LA RUSSIE

En raison de la crise économique, la Société générale a par ailleurs multiplié par 2,3 ses provisions, qui s'élèvent à 1.354 millions d'euros à la fin du premier trimestre.

La banque a notamment constaté une "forte" hausse de son coût du risque en Russie, en proie à la récession économique, où la banque est présente via sa filiale Rosbank.

La direction de la Socgen est régulièrement interrogée par les analystes sur les risques liés à son exposition à l'Europe de l'Est et à la Russie, régions géographiques rattrapées depuis l'automne dernier par la crise économique et financière.

"Ces pays, comme tous les pays du monde, sont affectés par la crise. Mais je pense que la situation est sous contrôle", a déclaré Frédéric Oudéa, nommé mercredi président directeur générale de la Socgen, sur Radio Classique.

Pour renforcer sa solidité financière, la Société générale va solliciter la deuxième tranche d'aide du gouvernement français au secteur bancaire et émettre pour 1,7 milliard d'euros d'actions de préférence que souscrira l'Etat.

Son ratio de solvabilité financière "Tier One" sera ainsi amélioré de 50 points de base, à 9,2% contre 8,7% au 31 mars 2009. Son ratio "core Tier One" s'élèvera à 7%.

A la différence de BNP, la Socgen ne va pas convertir la première tranche d'aide de 1,7 milliard d'euros obtenue en décembre 2008 sous la forme de dette hybride en actions de préférence.

OUDÉA, UN P-DG "ASSISTÉ" D'UN VICE-PRÉSIDENT

Les pertes dégagées au premier trimestre par le groupe contrastent nettement avec les bénéfices de BNP Paribas, qui ont dépassé mercredi les prévisions des analystes grâce à une activité soutenue dans la banque de financement et d'investissement.

Ebranlée en janvier 2008 par l'affaire Kerviel, la Socgen a annoncé mercredi la nomination de Frédéric Oudéa au poste de président directeur général de la banque, ajoutant la présidence à la direction générale en remplacement de Daniel Bouton, contraint de démissionner la semaine dernière.

Les analystes ont jugé que cette nomination marquait un retour aux anciennes pratiques de gouvernance de la banque, caractérisée, avant l'affaire Kerviel, par une concentration des pouvoirs de président du conseil d'administration et de directeur général entre les mains d'un seul responsable.

"Je vais être assisté d'un vice-président en la personne d'Anthony Wyand. Je crois que notre binôme va être très efficace pour diriger le groupe, avec un mélange d'expériences", a déclaré Frédéric Oudéa sur Radio Classique, nuançant ainsi la concentration des pouvoirs entre ses mains.

"Le conseil (d'administration, ndlr) a souhaité finalement permettre à l'entreprise et à son dirigeant, en réunissant les deux fonctions, d'agir le plus vite", a-t-il ajouté.

A la suite de l'affaire Kerviel, la banque avait décidé en mai 2008 de scinder les fonctions de président et de directeur général.

mercredi, 29 avril 2009

Société Générale : Daniel Bouton démissionne pour «protéger la banque»

Par  RFI. Article publié le 29/04/2009 

Est-ce la nouvelle affaire dévoilée lundi par le quotidien français Libération qui l'a poussé à la démission ? Daniel Bouton a renoncé à son poste de président de la Société Générale. Il l'annonce et s'en explique ce mercredi matin dans un entretien au journal Le Figaro.
Daniel Bouton : «&nbsp;<em>J'ai fait le choix de m'en aller maintenant pour protéger la banque.</em>&nbsp;»(Photo : Reuters)

Daniel Bouton : « J'ai fait le choix de m'en aller maintenant pour protéger la banque. »
(Photo : Reuters)

L’entretien occupe une page entière dans le cahier saumon du Figaro, avec ce titre qui résume la position de Daniel Bouton : « Je pars pour protéger la Société Générale ».

Daniel Bouton, fidèle à sa réputation, rejette la plupart des critiques qui lui sont adressées mais il estime que sa position est désormais intenable. « Je suis devenu la cible d'attaques incessantes, affirme-t-il, des attaques qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché ».

La Société Générale est au cœur de scandale à répétition depuis le début de l'année 2008. Il y a eu l'affaire Kerviel bien sûr, et les 5 milliards envolés dans la nature. Puis celle des stock-options et des retraites faramineuses, accordés aux dirigeants de la banque.

Coup de grâce

Et enfin le coup de grâce en début de semaine : la révélation par le quotidien Libération d'un nouveau fiasco, lié à des investissements risqués. L'information est démentie par la Société générale mais elle sera confortée sans doute par la démission de son président.

Daniel Bouton, qui aura incarné depuis le début de la crise financière l'image d'un banquier cynique et coupé des réalités, précise en toute fin d'entretien, qu'il ne touchera aucune indemnité de départ.

Le successeur de Daniel Bouton sera élu mercredi prochain, par le conseil d'administration de la Société Générale.

lundi, 27 avril 2009

France / Banque : Nouvelle tourmente à la Société Générale

Par  RFI. Article publié le 27/04/2009

Ebranlée l'année dernière par l'affaire Kerviel, du nom de ce trader qui avait fait perdre 5 milliards d'euros à la banque, la Société Générale pourrait de nouveau enregistrer de très lourdes pertes en raison d'investissements hasardeux réalisés par l'une de ses filiales. C'est ce qu'affirme le quotidien Libération ce lundi, information démentie par la direction de la banque.

Le siège social de la Société Générale à la Défense, en banlieue parisienne.(Photo : Reuters)

Le siège social de la Société Générale à la Défense, en banlieue parisienne.
(Photo : Reuters)

C'est une affaire à peine croyable, car comme l'écrit le journal Libération, cette fois-ci elle ne concerne pas uniquement un trader isolé, mais l'ensemble des responsables de la Société Générale Asset Management (SGAM), une filiale de gestions d'actifs de la banque.

Celle-ci, en pleine crise financière, aurait multiplié les erreurs d'appréciation et les  placements dangereux, ce qui  au final pourrait faire perdre entre 5 et 10 milliards à la Société Générale.

Si la direction de la banque s'en défend, en affirmant que les journalistes ont assimilé à des pertes des sommes qui avaient été, en fait, transférées entre sa filiale et la banque, ce qui est clair c'est la volonté de la Société Générale de dissimuler ce qui s'est passé. D'abord, en profitant de l'affaire Kerviel, qui aurait permis d'allumer un contre-feu en 2008. Ensuite, en liquidant la filiale revendue en partie au Crédit Agricole. Et enfin, en poussant discrètement vers la sortie les dirigeants de la SGAM.

Spéculations sur un départ de l'ancien patron

D'ailleurs, si l'affaire sort aujourd'hui, c'est bien parce que certains salariés de la filiale ont senti le vent tourner, craignant pour leur propre avenir. Ils ont menacé de tout révéler.

Reste maintenant à savoir si la Société Générale se remettra de ce nouveau scandale. L'affaire, en tout cas, relance les spéculations sur un départ de l'ancien patron, Daniel Bouton, aujourd'hui président du conseil d'administration, qui avait déjà dû passer la main à Frédéric Oudéa après l'affaire Kerviel.

mardi, 31 mars 2009

Les syndicats de la Société Générale dénoncent la retraite de Daniel Bouton

Source : LEXPRESS.fr, publié le 31/03/2009

Les syndicats de la Société Générale dénoncent la retraite de Daniel Bouton

Reuters

La CGT dénonce les inégalités entre les cadres de la direction générale et le reste des salariés. Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, doit rencontrer mardi prochain les syndicats.

Des syndicats de la Société Générale ont dénoncé mardi le montant de la retraite future du président de la banque Daniel Bouton, qui pourrait s'élever à près d'un million d'euros par an, alors que les salariés doivent "se serrer la ceinture".

"Les cadres de la direction générale, qui sont plusieurs centaines, disposent d'un système de retraite hors du commun et totalement injustifié, ce que nous dénonçons depuis de nombreuses années", a expliqué à l'AFP le délégué CGT Michel Marchet.

"Depuis 1994 les salariés de la SG ont rejoint le régime général des retraites mais pas ces cadres, qui bénéficient d'une retraite chapeau équivalente à 70% du dernier salaire d'activité, payée par l'entreprise", a-t-il précisé.

"Jusqu'à ce que la crise rende ça immoral, c'était considéré comme normal dans beaucoup de grandes entreprises qui disposent des mêmes dispositifs", a ajouté le cégétiste.

"Cette situation n'est pas nouvelle et elle ne choquait pas grand-monde", a confirmé la CFDT. "Nous pensons aux salariés dans les agences qui sont interrogés tous les jours par les clients sur la rémunération de nos dirigeants, ce qui les fait souffrir terriblement", a ajouté un délégué.

Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, doit rencontrer mardi prochain les syndicats. "Nous allons mettre en parallèle les décisions du conseil d'administration sur les rémunérations des dirigeants et la demande du même conseil de réduire encore davantage les frais de personnel", a indiqué M. Marchet, qui compte obtenir "des garanties sur l'emploi".

Cette rencontre précède un comité central d'entreprise, le 9 avril.

"Faute de réponses satisfaisantes" de la Société Générale sur les questions de l'emploi et des salaires, une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB/CGC a averti récemment qu'elle appellerait "le personnel à agir pour obtenir de la direction générale le respect du pacte social", une pratique selon laquelle les évolutions dans la banque se font sans conséquences lourdes sur l'emploi.

Société Générale: "Ça fait beaucoup", selon Xavier Bertrand

Source : LEXPRESS.fr, publié le 31/03/2009

Le secrétaire général de l'UMP réagit aux révélations de LEXPRESS.fr sur la retraite de Daniel Bouton - dont la Société Générale affirme qu'elle se montera à 730 000 euros par an.

Xavier Bertrand a réagi ce mardi aux révélations de LEXPRESS.fr sur la retraite de Daniel Bouton. Le secrétaire général de l'UMP a estimé que "ça commence à faire beaucoup", après l'affaire Kerviel et celle des stock-options que devaient toucher les dirigeants de la banque.

De son côté, la Société Générale a publié un communiqué ce mardi matin, où elle affirme qu'il "n'existe aucun régime spécifique pour les mandataires sociaux" et que "les régimes existants correspondent aux régimes pour les cadres de direction et sont comparables aux pratiques de place".

La banque affirme que Daniel Bouton est "affilié à un régime mis en place au début des années 80 et fermé depuis, qui lui assurera une retraite totale, lorsqu'elle sera liquidée, de 58% de son dernier salaire de dirigeant exécutif, soit environ 730 000 Euros par an".

lundi, 23 mars 2009

France : La direction de la Société générale renonce à ses stock-options

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PARIS (Reuters) - Les dirigeants de la Société générale ont décidé de renoncer à leurs stock-options attribuées en mars, devant le tollé politico-médiatique que leur attribution avait suscité en pleine crise économique.

Après les attaques du président Nicolas Sarkozy, qui avait dénoncé un "scandale" vendredi, Christine Lagarde a réclamé ce geste dimanche.

"Il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général", a déclaré la ministre de l'Economie sur Europe 1.

Mercredi, à la veille de la deuxième de journée de mobilisation sociale depuis décembre, la Société générale avait annoncé l'octroi de 320.000 stock-options à quatre de ses dirigeants: le président Daniel Bouton, le directeur général, Frédéric Oudéa, et ses deux adjoints.

Dans une lettre qui doit être adressée lundi aux salariés de la banque française, dont Reuters a obtenu une copie, ils reconnaissent que la mise en place du plan de stock-options "a été jugée très inopportune par l'opinion publique et a suscité une forte indignation.

"Pour couper court aux polémiques actuelles, nous avons décidé de renoncer au bénéfice de l'attribution de ces stock-options et en avons informé le conseil d'administration", écrivent-ils.

"Il s'agit de nous donner tous les moyens de préserver, dans une période difficile, nos fonds de commerce et le pacte social de la Société générale auquel nous sommes tous attachés", ajoutent-ils.

"C'EST LE MINIMUM"

Sur le fond, les mandataires sociaux ne reviennent pas sur le bien-fondé du plan d'actions gratuites et de stock-options. Ils estiment seulement qu'ils n'ont pas "su en expliquer les mécanismes intrinsèquement complexes".

Ebranlée en 2008 par l'affaire Jérôme Kerviel, l'un des plus grands scandales de trading de l'histoire, la Société générale a reçu 1,7 milliard d'euros de l'Etat en décembre.

"Les bonus, les stock-options, les rémunérations exceptionnelles, ce n'est pas admissible quand il y a des aides publiques", avait tonné Nicolas Sarkozy à l'issue du Conseil européen de Bruxelles. Un tel dispositif pour un "mandataire social serait un scandale", avait-il dit.

La Société générale avait annoncé dans la foulée que ses dirigeants ne lèveraient pas leurs options tant que la banque bénéficierait d'un appui financier de l'Etat.

"J'espère vivement que les dirigeants de la Société générale auront le sens de l'intérêt général pour aller plus loin. En tout cas, moi, je ne m'en contente pas", a jugé Christine Lagarde.

"C'est le minimum qu'ils pouvaient faire", s'est félicité le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, sur i-Télé à l'annonce de la décision des dirigeants de la banque. "Il ne faut pas se foutre du monde", a ajouté le député, qui s'est dit "très choqué" par l'octroi de ces stock-options.

 

jeudi, 22 janvier 2009

France / Affaire Société Générale :Jérôme Kerviel se dit victime d'une "instruction sponsorisée par la Société générale"


Jérôme Kerviel, à Paris, le 5 février 2008.
AFP/MARTIN BUREAU"J'ai le sentiment d'une instruction sponsorisée par la Société générale. C'est elle qui fournit les pièces sur lesquelles s'appuie le juge Renaud Van Ruymbeke. Les expertises indépendantes que nous réclamons sont refusées", souligne Jérôme Kerviel dans une interview donnée au "Parisien", jeudi 22 janvier 2009.

Jeudi 22 janvier, le trader Jérôme Kerviel, 32 ans, doit rencontrer les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset, qui l'ont convoqué pour ce qui pourrait être l'ultime audition du responsable présumé de la perte de 5 milliards d'euros par la Société générale en janvier 2008. Quelques heures avant la rencontre, Le Parisien publie un entretien qu'il présente comme "les confessions" de l'ancien trader, recueillies "de la mi-novembre à la mi-décembre", au cours de six "entretiens longs, en tête à tête". Dans la matinée de jeudi, l'ex-trader a démenti ces entretiens.

"On cherche à me faire passer pour un dingue. Daniel Bouton [ex-PDG de la Société générale] m'a traité de terroriste (...)", écrit le quotidien, dans des propos attribués à Kerviel. Et de poursuivre : "J'ai le sentiment d'une instruction sponsorisée par la Société générale. C'est elle qui fournit les pièces sur lesquelles s'appuie le juge Renaud Van Ruymbeke. Les expertises indépendantes que nous réclamons sont refusées."

Jérôme Kerviel raconte également les conditions dans lesquelles il travaillait. "Mon seul objectif, dans la vie, c'était de faire entrer de l'argent" dans la Société générale, raconte Kerviel. "Pas pour avoir des bonus pharaoniques. Sur ce plan-là, j'ai été l'idiot de base. J'étais même le rmiste des traders. Je n'ai jamais touché de bonus proportionnels à mes gains."

Il accuse également ses responsables d'avoir fermé les yeux sur les positions "de plus en plus importantes et de plus en plus risquées" qu'il prenait sur les marchés. Il file la métaphore automobile pour dénoncer l'aveuglement de ses supérieurs : "C'est un peu comme si j'étais un circuit. La course se court en 365 tours et s'appelle Un an de trading. Mes commissaires de courses, ce sont mes supérieurs hiérarchiques. Je pilote une Ferrari équipée d'un moteur de fusée. A 365 reprises, je passe devant eux à 3 000 à l'heure. Ils ne disent rien. Ils ne voient rien. Vous y croyez, vous ?"

Sur le front de l'instruction, les dernières demandes d'actes de la défense, qui exigeaient notamment des expertises indépendantes, ont été refusées par les magistrats qui les estimaient "imprécises, générales ou dilatoires". Ces refus ont été validés en appel par la chambre de l'instruction qui contrôle le travail des juges. D'autres ont été acceptées par les juges qui se sont notamment rendus le 22 décembre à la salle des marchés de la banque pour vérifier la chaîne des contrôles. Ils estiment cependant avoir maintenant bouclé leur enquête.

A ce jour, deux personnes sont mises en examen dans ce dossier : le trader Jérôme Kerviel est poursuivi notamment pour "abus de confiance" et son assistant, Thomas Mougard, accusé d'avoir passé en connaissance de cause des ordres irréguliers.

(source lemonde.fr)

France / Société générale: l'audition de Jérôme Kerviel a commencé

L'audition de Jérôme Kerviel, le trader accusé de falsifications qui ont entraîné une perte de 4,9 milliards d'euros pour la Société Générale, était entendu jeudi matin par les juges chargés du dossier.

Le trader est arrivé au pôle financier du tribunal de Paris jeudi peu après 09H00 heure locale (08h00 GMT). Cette audition prévue durant toute la journée pourrait être la dernière de ce dossier instruit par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset.

Les magistrats pensent en effet pouvoir boucler leur procédure avant la fin du mois, même si le trader et ses avocats espèrent voir l'enquête judiciaire se poursuivre, selon des sources proches du dossier.

Le trader doit être à nouveau confronté dans la matinée à son ancien supérieur hiérarchique direct à la Société générale, Eric Cordelle, avant d'être directement interrogé par les magistrats dans l'après-midi sur le fond du dossier. Jérôme Kerviel était accompagné de tous ses avocats, Me Bernard Benaïem, Caroline Wassermann, Francis Tissot et Eric Dupond-Moretti.

Jérôme Kerviel, le trader soupçonné de falsifications au dépens de la Société générale, a affirmé jeudi qu'il réservait ses "déclarations au juge" après la publication d'un entretien dans Le Parisien qu'il conteste. "Je réserve mes déclarations au juge, je n'ai pas de déclaration à faire pour l'instant", a déclaré M. Kerviel à l'AFP. "Pour l'instant j'ai un objectif, c'est mon audition. J'entends dire que ce pourrait être la dernière, j'espère que non, j'ai encore beaucoup de choses à dire".

Evoquant un entretien publié jeudi dans Le Parisien, Jérôme Kerviel soutient qu'il n'a "jamais donné d'interview". "Le peu que j'en ai lu m'a fait bondir, je n'ai jamais donné d'interview. Ce sont des phrases sorties de leur contexte, des morceaux mis bout à bout. Ce qui est déclaré dans ce journal n'est pas ma vérité", a-t-il confié.

(source AFP)