jeudi, 02 avril 2009

Pour Nicolas Sarkozy, le G20 a tourné une page du capitalisme

Source : reuters.com, publié le jeudi 2 avril 2009

LONDRES (Reuters) - Nicolas Sarkozy estime qu'une page vient d'être tournée dans l'histoire du capitalisme avec les résolutions du sommet du G20, qui a décidé de renforcer la régulation des activités financières.

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Il s'est félicité que les participants au sommet aient accepté de suivre la France et l'Allemagne, qui avaient fait de la réglementation financière une des priorités des travaux.

"Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 ont décidé de réformer en profondeur l'organisation financière internationale, ce qui n'avait jamais été fait à ce point depuis les accord de Bretton Woods en 1945", a déclaré le président français au cours d'une conférence de presse.

Le communiqué final reconnaît ainsi que "des défaillances graves du secteur financier et de la régulation financière ont été des causes fondamentales de la crise", un des thèmes chers à Nicolas Sarkozy.

"Il est maintenant acté que c'est la défaillance de la régulation qui est à l'origine de la crise financière, laquelle crise financière est à l'origine de la crise de l'économie", a-t-il dit.

Paris et Berlin, qui avaient réaffirmé leur position commune à la veille de la réunion, ont obtenu des résultats tangibles sur tous les sujets qu'ils ont mis sur la table.

Le plus spectaculaire concerne la publication d'une liste noire des paradis fiscaux qui ne respectent pas les règles de transparence prônées par l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

L'organisation, basée à Paris, devrait publier cette liste incessamment, tous les pays étant classés en trois catégories - blanche, grise et noire - selon leur degré de transparence.

Le gris sera réservé aux pays contrevenants qui ont décidé, à l'image de la Suisse, de se mettre en conformité avec les recommandations de l'OCDE.

LA SUISSE EN LISTE GRISE

"La Suisse est dans la liste grise parce que vous avez annoncé un mouvement qui, si vous le terminez, vous fera monter dans la liste blanche ou sinon vous fera retomber dans la liste noire", a dit Nicolas Sarkozy en réponse à la question d'un journaliste suisse.

Des sanctions sont prévues pour les pays de la liste noire, dont la mise en oeuvre devra être décidée par les ministres de l'Economie du G20 à temps pour un nouveau sommet qui se réunira en septembre prochain à New York, après ou en parallèle à l'assemblée générale annuelle de l'Onu.

Autre bête noire de la France et de l'Allemagne, les fonds spéculatifs seront désormais soumis à une réglementation avec immatriculation obligatoire auprès d'autorités de supervision.

Les engagements des banques vis-à-vis de ces fonds seront en outre surveillés.

Les pays du G20 ont encore décidé d'encadrer la rémunération des traders, de faire évoluer les normes comptables et prudentielles des banques pour les obliger à constituer des réserves pendant les périodes fastes, ce qui devrait leur permettre de moins restreindre le crédit pendant les crises.

Autres acteurs financiers, les agences de notation verront aussi leurs activités encadrées et devront adopter un code de bonne conduite.

Nicolas Sarkozy a salué des "progrès immenses" sur tous ces sujets. "Franchement, c'est au-delà de ce que nous pouvions imaginer", a-t-il dit en saluant l'action du Premier ministre britannique Gordon Brown et du président américain Barack Obama.

Il a indiqué que le premier avait privilégié la présidence du sommet à la défense des intérêts traditionnels de la finance anglo-saxonne.

Quant au second, le président français lui sait gré de ne pas s'être focalisé sur les questions de relance et d'avoir contribué au consensus en intervenant notamment pour convaincre le président chinois Hu Jintao d'accepter que l'OCDE, une organisation dont Pékin n'est pas membre, soit chargée de la publication de la liste des paradis fiscaux.

 

Pourquoi le G20 est un succès

Source : lexpress.fr, publié le 02/04/2009
Photo de famille des dirigeants du G20, le 2 avril à Londres.

REUTERS/Dylan Martinez

Photo de famille des dirigeants du G20, le 2 avril à Londres.

Ce sont surtout les défenseurs de la régulation, France et Allemagne au premier rang, qui sortent vainqueurs du sommet des chefs d'Etat. L'analyse et le récit de notre envoyé spécial.

Pour les chefs d'Etat, la journée avait commencé tôt, en cette journée londonienne ensoleillée, historique à bien des égards.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, accueillait un à un ses hôtes dans le batiment moderne du Centre de conférences Excel, situé à l'Est de Londres, sur les docks, transformé pour l'occasion en forteresse surveillée par des centaines de "bobbies".

Nicolas Sarkozy est arrivé le dernier, comme la veille au dîner - bouleversant ainsi le protocole selon lequel Lula, le plus ancien chef d'Etat présent, aurait dû fermer la marche.

Beaucoup d'espoir entouraient la rencontre, des craintes aussi, alors que mercredi, le couple franco-allemand s'était montré très exigeant à propos de ses attentes en matière de régulation. Nicolas Sarkozy avait évoqué à ce propos "une ligne rouge", avec laquelle Angela Merckel et lui ne pourraient pas transiger.

Pendant ce temps, dès la fin de matinée, un petit groupe de manifestants alter-mondialistes s'étaient regroupé à Threadneedle Street, au coeur de la City, devant la banque d'Angleterre: sous un ciel bleu azur, des punks, mais aussi de vieilles dames arborant des panneaux demandant que "cesse la prolifération nucléaire" et surtout une nuée de journalistes, presque plus nombreux que les manifestants. Ou quatre jeunes filles, postées à quelques centimètres d'une rangée de policiers postés en packs, à la manière de rugbymen, brandissent une banderole: "The G20 and their police=legal oppression".

Les manifestants étaient cependant beaucoup moins nombreux que 24 heures plus tôt: des échaufourrées avaient alors eu lieu avec la police, des vitres de la Royal Bank of Scotland avaient été brisée et des effigie de banquiers brulées, puis pendues aux feux de signalisation. En ce 2 avril, les manifestants sont surtout là pour rendre hommage à l'un d'entre eux, qui a trouvé la mort lors de la manifestation de la veille. "Shame on you", crie la foule aux policiers impassibles.

Beaucoup de manifestants convergent finalement vers le Centre de conférences, gardé par un impressionnant déploiement de forces de l'ordre. En fin d'après-midi, une fumée blanche sort finalement du Centre Excel, le G20 ayant abouti, selon l'expression de Gordon Brown, a dessiner les contours d'un "nouvel ordre mondial".

Des propos relayés par l'ensemble des principaux dirigeants présents. Les 20 ont décidé d'attribuer une enveloppe de 1 100 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières. Une satisfaction pour les tenants de la relance, anglo-saxons en tête.

Mais ce sont surtout les défenseurs de la régulation - Allemands et Français en tête - qui sortent vainqueurs de ce G20. Tous les thèmes de cette régulation qui leur est chère ont été abordés: paradis fiscaux, hedge funds, rémunération des dirigeants, titrisation...

En matière de paradis fiscaux, une liste noire sera établie. "C'est la fin du secret bancaire", se réjouit le communiqué final. Reste à détailler les modalités d'application concrète.

La stratégie de Nicolas Sarkozy, contesté avant le sommet, a payé: le front commun avec l'Allemagne a permis d'éviter l'isolement français, d'autant que Paris a pu arguer de son adhésion à l'Otan pour éviter le traditionnel reproche d'anti-atlantisme.

Enfin, le rapprochement avec la Chine, paraphé dans les dernières heures avant le sommet, a évité un blocage avec l'Empire du Milieu.

Un nouveau sommet du G20, consacré à mettre en musique les décisions du jour, aura lieu en septembre. Il sera l'occasion de vérifier que les grandes déclarations ont bien été suivies d'effet.

G20 : Plus de 1 000 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières

Source : lemonde.fr, publié le 02/04/2009

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis lors du G20, jeudi 2 avril à Londres, sont parvenus à plusieurs compromis pour réformer la finance mondiale et relancer l'économie, confrontée à sa pire récession depuis la seconde guerre mondiale. "Aujourd'hui, le monde s'est uni pour lutter contre la récession mondiale. Pas avec des mots, mais avec un plan de reprise mondiale et de réformes assorti d'un calendrier clair", a déclaré le premier ministre britannique, Gordon Brown.

Dans une déclaration commune au terme de la réunion plénière, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a énuméré les engagements pris.

  • Les ressources du FMI seront multipliées par trois et portées à 750 milliards de dollars, soit 500 milliards supplémentaires financé par de "l"argent nouveau" apporté par les Etats membres. S'y ajouteront 250 milliards provenant d'une émission supplémentaire de droits de tirage spéciaux (DTS), l'unité de compte du FMI, qui lui permettra d'augmenter ses ressources propres. Le Fonds pourra également vendre une certaine quantité d'or pour aider les pays les plus pauvres touchés par la crise. Par ailleurs, les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale seront désormais nommés au mérite, mettant fin à l'accord implicite qui réservait le FMI aux Européens et la Banque mondiale aux Américains.
  • 250 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à aider le financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux. Le G20 accorde aussi 100 milliards de dollars d'aide aux banques de développement, comme la Banque asiatique de développement et son homologue africaine. On arrive donc à un total de 1 100 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières.
  • Les dirigeants du G20 ont également annoncé la publication, jeudi même, par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de la liste des paradis fiscaux non coopératifs, satisfaisant ainsi la demande de la France et de l'Allemagne. Le communiqué final du sommet affirme que "l'ère du secret bancaire est terminée" et que "des sanctions" seront prises contre les centres fiscaux non coopératifs.
  • Les membres du G20 se sont mis d'accord pour mettre en œuvre des contrôles accrus des agences de notation et des fonds spéculatifs. En matière de rémunérations dans le secteur de la finance, de "nouvelles règles" sur les salaires et les bonus au niveau mondial seront également prises afin d'éviter les prises de risques excessives. Aucune précision n'a cependant été apportée sur ces deux points.
  • Les dirigeants du G20 ont enfin décidé de se réunir à nouveau d'ici la fin de l'année, a précisé M. Brown. M. Sarkozy a pour sa part indiqué que ce troisième G20 aurait lieu après la prochaine assemblée générale de l'ONU, prévue en septembre.

A l'issue de ce sommet, un "nouvel ordre mondial" va émerger de la crise économique, a estimé le premier ministre britannique, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé qu'il s'agissait "d'un compromis historique pour une crise exceptionnelle". Nicolas Sarkozy s'est, lui, déclaré "heureux", lors d'une conférence de presse, que ce sommet soit allé "au-delà de ce que nous pouvions imaginer".


Sommet du G20 : Obama l'Européen?

Source : RFI, Article publié le 01/04/2009 

«J’avais l’impression de me retrouver dans l’histoire d’amour de quelqu’un d’autre», écrit Barack Obama dans son livre Les Rêves de mon père, en parlant de son premier voyage en Europe. L’Europe n’était alors qu’une étape dans son voyage vers l’Afrique. «Ce n’était pas que l’Europe n’était pas belle. Tout était exactement comme je l’avais imaginé. C’est juste que ce n’était pas moi». Barack Obama est Américain, il a des origines africaines et a vécu en Asie. Si les Européens ont rapidement été gagnés par l’Obamania, Barack Obama est en revanche un homme plus raisonné que passionné. Mais il sait qu’il aura besoin de cet allié historique des Etats-Unis.

Décryptage avec François Lafond, directeur du bureau parisien du Think Tank The German Marshall Fund, institution américaine visant à promouvoir les relations transatlantiques.

RFI : Le président américain est arrivé sur le Vieux continent mardi soir. Une première tournée à l’étranger très importante lors de laquelle il va rencontrer ses principaux alliés européens. Quels rapports Barack Obama a-t-il avec l’Europe ?

François Lafond.(DR)
François Lafond : De nombreux observateurs disent que le président Barack Obama connaît moins l’Europe que les présidents Clinton ou Kennedy, je dirais qu’il la connaît peut-être plus que le président Bush quand ce dernier a été élu président des Etats-Unis.

Il faut également prendre en compte son environnement. Il est entouré par des personnes qui ont une profonde connaissance de l’Europe telles que son conseiller à la Sécurité James Jones, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et d’autres personnages clés comme Phil Gordon du secrétariat des Affaires étrangères.

Le président américain a par ailleurs démontré qu’il apprenait très vite. Peu de gens le donnaient vainqueur au tout début de la campagne américaine. A la fin, on s’est rendu compte qu’il était extrêmement bien organisé, redoutable, avec une grande capacité à la fois d’écoute mais aussi de rassemblement. Il aura sans doute une attitude très ouverte en Europe.

RFI : L’Europe a très vite été gagnée par l’Obamania. Barack Obama a en revanche moins d’attaches en Europe que nombre de ses prédécesseurs. Est-ce que cela va changer quelque chose ?

François Lafond : Je ne pense pas. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas passé un ou deux ans dans une université en Europe que cela va influencer sa politique. L’Europe est un continent historiquement important et le demeure aux yeux de Barack Obama même s’il y a maintenant d’autres acteurs, d’autres partenaires qui émergent. Il faut essayer de repenser un petit peu cette organisation mondiale, le G20 est en cela un pas important.

On essaye de trouver une nouvelle architecture, une nouvelle configuration institutionnelle pour régler les questions mondiales. Elle comportera les Etats-Unis, l’Europe mais aussi les autres partenaires qui sont importants, la Chine, l’Inde, la Russie.

Les relations transatlantiques restent stratégiquement importantes mais elles ne sont pas suffisantes pour la gestion des affaires du monde.

RFI : Le premier voyage à l’étranger d’un membre de l’administration Obama s’est déroulé en Asie, est-ce un signe ?

François Lafond : La majorité de la population mondiale se trouve en Asie. Ces quinze dernières années, la croissance économique était en Asie. Les plus vives tensions sont également sur le continent asiatique, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde.

Il faut que nous, Européens, nous nous en rendions compte. Il y a une sorte de basculement du barycentre du système international vers l’Asie. Hillary Clinton a certes fait son premier voyage en Asie mais il faut également prendre en considération le fait que le président Barack Obama va passer sept jours en Europe, à l’extérieur de son pays, un pays en pleine crise économique. Ce voyage est un signal fort à destination des Européens quant au rôle stratégique que peuvent jouer les relations transatlantiques dans la gestion des problèmes mondiaux.

RFI : Le président américain aura donc une approche plus globale de la politique ?

François Lafond : Oui, Barack Obama a en plus toute cette dimension là dans ses gènes, une partie de son histoire en Afrique, une partie de son enfance en Asie.

Il y a de bonnes raisons de penser qu’il aura une perspective assez large, assez internationale et qu’il essayera de prendre en compte toutes les dimensions lors des grands rendez-vous même s’il ne faut pas perdre de vue qu’il reste le président des Etats-Unis.

Les anti-G20 ne sont pas parvenus à générer une mobilisation de masse

Source : AFP, publié le 02/04/2009

LONDRES - Les manifestations anti-G20 à Londres, au cours desquelles une personne est morte mercredi dans des circonstances inexpliquées, n'ont pas connu la mobilisation escomptée, causant quelques perturbations et des échauffourées dans la City, mais pas de paralysie de la capitale.

Des manifestants anti-nucléaire, le 2 avril 2009 à Londres près du centre de conférence où se tient le G20

AFP/Adrian Dennis

Des manifestants anti-nucléaire, le 2 avril 2009 à Londres près du centre de conférence où se tient le G20

Après plusieurs jours de rassemblements dans la City, coeur financier de la capitale, les organisations de toutes obédiences avaient déplacé jeudi leur attention vers le centre de conférence ExCel, transformé en forteresse, où se tenait le sommet du G20.

Au plus fort de la journée, quelque 400 personnes protestaient aux abords du centre situé dans l'est de Londres où les dirigeants des pays industrialisés et émergents tentaient de trouver un remède à la crise économique mondiale.

Des opposants au Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, venu en sa qualité de président du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad) ont fait entendre leur voix dans la matinée.

"Zenawi devrait être traduit devant (le tribunal pénal) de La Haye pas devant le G20 --il commet un génocide et le monde ne doit pas permettre qu'un autre Rwanda se produise", expliquait Abdi Younis, 28 ans.

De nombreuses forces de police étaient déployées autour du centre ainsi que dans le quartier de la Banque d'Angleterre, dans la City, où 4.000 personnes avaient manifesté mercredi sous un soleil radieux.

Jeudi, une centaine de personnes étaient regroupées sur la petite place située devant la banque centrale, déposant notamment des bouquets de fleurs à l'endroit où un homme de 47 ans a fait un malaise mercredi vers 18H30 GMT. Son décès a été prononcé à l'hôpital.

Marchand de journaux habitant dans la City, il regagnait son domicile après son travail en traversant la manifestation lorsqu'il aurait eu une défaillance cardiaque.

Des échauffourées avaient opposé plus tôt police et manifestants, dont un petit nombre, encagoulés, avait pénétré dans des locaux de la banque RBS situés près de la Banque d'Angleterre, après avoir brisé plusieurs vitres.

Le quartier avait été bloqué pendant plusieurs heures --jusqu'au petit matin devant le siège de la Bourse de Londres-- mais sans parvenir à concrétiser la menace de paralysie de la capitale.

Car la mobilisation a été, depuis le début, d'une ampleur moindre qu'escomptée.

Ainsi, la marche "Put people first" ("Donnez la priorité aux gens") a attiré samedi 35.000 personnes, soit bien en deçà des prévisions des organisateurs. Ils tablaient sur des centaines de milliers de participants, espérant en faire le plus important rassemblement à Londres depuis celui d'un million de personnes en 2003 contre la guerre en Irak.

Scotland Yard a annoncé l'arrestation de 111 personnes depuis mardi, dont quatre avaient été inculpées jeudi matin. Les policiers ont effectué jeudi des opérations dans deux squats de la capitale en relation avec "les troubles violents" de la veille, interpellant au moins quatre personnes sur les 80 qui se trouvaient dans les lieux.

Le siège de la Bourse de Londres --où très peu d'opérations sont désormais effectuées car les transactions se font par ordinateur-- a ouvert sans incident jeudi matin malgré les menaces de perturbations émises par certaines organisations.

Plusieurs personnes en chapeaux hauts-de-forme et vestes en queue de pie s'étaient installées sur la place Paternoster, à l'ombre de la cathédrale St Paul, pour une partie géante de Monopoly avec des monceaux de faux billets dans une parodie du système capitaliste.

mardi, 31 mars 2009

Le pape appelle le G-20 à maintenir l'aide au développement pour les pays pauvres

Source : APpublié le 31/03/2009

Benoît XVI demande aux dirigeants du G-20 qui se réuniront jeudi à Londres de maintenir l'aide au développement des pays pauvres malgré la crise financière mondiale. 

Le pape a adressé une lettre au Premier ministre britannique Gordon Brown, hôte du sommet, qui a été rendue publique mardi par le Vatican. L'aide au développement, plaide Benoît XVI, "n'a pas été la cause de la crise et, par justice élémentaire, ne doit pas être sa victime", écrit-il.

Le pape appelle également au retour de l'éthique dans la finance, expliquant que les mesures proposées par le G-20 doivent "offrir la sécurité aux familles et la stabilité aux travailleurs". AP