jeudi, 26 novembre 2009
Strauss-Kahn se tait sur 2012 et grimpe dans les sondages

Dominique Strauss-Kahn au conseil national du PS, en juin 2007. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
De passage en France, le directeur du FMI attribue sa popularité à son éloignement de la scène politique hexagonale.
Le suspense va finir par devenir insoutenable. Comme à chacun de ses passages en France, le feuilleton à rebondissements du «retour de Dominique Strauss-Kahn pour 2012» a livré mercredi un nouvel épisode. Et comme à chaque fois qu'il est repassé par l'Hexagone - visites à ses amis socialistes en janvier 2008, émission «A vous de juger» en mars 2009, anniversaire surprise en juin 2009, mariage de son ami Jean-Christophe Cambadélis en octobre 2009 - le directeur général du FMI s'est bien gardé de répondre à la seule question qui intéresse vraiment le PS et ses présidentiables : envisage-t-il d'abandonner ses fonctions au FMI pour défier Nicolas Sarkozy lors de la prochaine élection présidentielle ? «Ce n'est pas mon sujet d'aujourd'hui», a-t-il ainsi éludé mercredi soir à la télévision reprenant les mêmes mots que dans son interview au Figaro mercredi. Mais il a tout de même souligné qu'avec lui à sa tête, le FMI avait changé, et en bien. «C'était le gendarme. Aujourd'hui les gens le voient plus comme un médecin», a-t-il assuré.
Éventuel désir de retour
Le silence de DSK sur la politique française est facile à observer, son statut de directeur du FMI lui interdisant de répondre à ce genre d'interrogation. Alors, en attendant, ses amis se chargent d'entretenir l'hypothèse du retour. Mercredi, c'est Laurent Fabius, son allié depuis le congrès de Reims, qui a alimenté le feuilleton. «C'est une bonne chose d'avoir Dominique Strauss-Kahn parce que c'est une des quelques personnalités socialistes qui a les épaules pour être président de la République, il faut appeler un chat un chat», a assuré l'ancien premier ministre sur LCI.
En août, à l'université d'été du PS à La Rochelle, Laurent Fabius avait déjà suggéré que le calendrier des primaires soit conçu de telle sorte qu'il permette à tous ceux qui souhaiteraient se présenter de le faire. Une allusion à DSK dont le mandat à la tête du FMI s'achève fin septembre 2012. Alors les primaires, «plus ce sera tard, mieux ça vaut», assure le strauss-kahnien Michel Destot, maire de Grenoble. Pour Fabius, il y a «une grande erreur» à éviter «faire la sélection au moment où les conditions de la sélection ne sont pas réunies (…) Or les conditions de la sélection seront réunies, en gros, dans la deuxième partie de 2011.»
Pour l'instant, tout va bien pour DSK, du moins dans les sondages. Sa popularité est au plus haut et il apparaît comme le seul socialiste capable de battre Nicolas Sarkozy en 2012. Mais il le sait, ce statut est largement lié à son éloignement de la France et surtout du PS. Qu'il fasse part trop tôt d'un éventuel désir de retour et il se retrouvera plongé dans la marmite socialiste qui abîme tous ceux qui l'approchent. Alors, sa popularité auprès des Français le laisse de marbre. «C'est peut-être parce que je suis loin qu'ils m'aiment bien. Il y a eu des moments où ils m'aimaient moins. (...) Cela fait toujours plaisir d'avoir de bons sondages.»
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10:28 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, sondage, fmi, dominique strauss-kahn
vendredi, 06 novembre 2009
Le racisme, toujours aussi présent aux Etats-Unis
Un an après l'élection du premier président noir des Etats-Unis, certains observateurs s'inquiètent d'un retour au racisme dans le pays.

(Reuters)
Dans l'Arizona, un pasteur dit prier pour la mort d'Obama ; des membres du Congrès lisent leurs journaux ostensiblement quand le président prend la parole ; au Capitole, un républicain lance "vous mentez !" en plein discours présidentiel.
Peut-on voir dans ces incidents rarissimes un phénomène raciste ? L'ancien directeur de campagne du révérend Jesse Jackson, Kevin Alexander Gray, en est persuadé. Selon lui, l'invective "tu mens !" ne reflète que l'héritage des rapports de domination Blancs/Noirs aux Etats-Unis. "Comme on disait à un Noir : 'déguerpis ou on viendra chez toi !'"
Le raccourci peut sembler rapide. Pourquoi ne pas considérer qu'il s'agit plutôt de provocations ou de tentatives d'intimidation alors que le président, moins d'un an après son élection, tente d'imposer une réforme du système de santé vivement critiquée par ses adversaires politiques?
"Notre pays n'a jamais été bâti sur l'intégration des Noirs"
C'est ce qu'affirme l'intéressé. Il veut croire que ces attaques ne sont pas motivées par le racisme mais par la politique qu'il mène. "Y a-t-il des gens qui ne m'aiment pas à cause de la race ? Je suis sûr qu'il y en a. Ce n'est pas l'élément majeur" de la contestation, a affirmé Barack Obama sur CNN. Il répondait à l'ancien président démocrate Jimmy Carter qui avait estimé en septembre dernier que le ressentiment exprimé par de nombreux Américains contre le locataire de la Maison Blanche et les critiques virulentes dont il faisait l'objet étaient liés au racisme.
"Je pense qu'une part écrasante de l'intense animosité qui s'est exprimée envers le président Barack Obama tient au fait qu'il est noir, qu'il est afro-américain", avait déclaré Jimmy Carter dans une interview à NBC.
"Les Etats-Unis ne sont pas un pays raciste", assure de son coté le président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) Patrick Lozès. Selon lui, "il ne faut pas coloriser tout opposition à la politique du président américain".
Patrick Lozès veut croire que l'entrée de Barack Obama à la Maison Blanche n'est que le couronnement d'une évolution foudroyante, qui a vu les Noirs rejoindre progressivement les rangs des élites du pays.
"Il y a énormément d'élus noirs aux Etats-Unis, qu'il s'agisse de chefs d'entreprise, qu’il s’agisse de personnes à la tête de conseils d'administration, qu’il s’agisse de juges, de dirigeants politiques. Le programme gouvernemental pour la promotion des minorités - Minority Business Development Agency (MBDA), ndlr - mis en place en 1969 par un républicain, Nixon, et qui aide les entreprises dirigées par des personnes issues des minorités, est très important et tout aussi efficace. Avant la création du MBDA, il n’existait aux Etats-Unis que quelques milliers d’entreprises dans ce genre à peine. Depuis, il y en a plus de 4 millions", explique-t-il.
Un avis que ne partage pas Robert Rooks du NAACP, l'association de Martin Luther King. "Notre pays n'a jamais été bâti sur l'intégration des Noirs, souligne-t-il, certains s'en sortent incroyablement bien, mais la majorité de la communauté se sent totalement marginalisée".
La population américaine compte 12,8% de Noirs, contre 79,8% de Blancs. Parmi les familles Noires, 22,1% vivent sous le seuil de pauvreté, contre 6,1% chez les Blancs. En septembre, le taux de chômage chez les Noirs était encore presque deux fois plus élevé que chez les Blancs.
"Pour eux, Obama est le diable, un cannibale, l'antéchrist"
Les disparités raciales n'ont donc pas disparu après l'élection du premier président Noir des Etats-Unis. Le racisme non plus.
Dès le soir de son élection, trois Blancs mettaient le feu à une église noire en construction dans le Massachusetts et "les crimes racistes n'ont fait qu'augmenter depuis", observe Mark Potok, de l'organisation de défense des droits civiques Southern Poverty Law Center.
"Tout cela est assez effrayant", estime ce spécialiste des mouvements extrémistes. "La colère monte, il y a beaucoup d'armes en circulation et une idéologie haineuse", s'inquiète-t-il.
La faute aux opposants politiques du président ? Certains observateurs affirment que les discours anti-Obama, souvent très populistes, sont dirigés vers les groupes radicaux.
"Les Républicains ont [défini] le personnage politique d’Obama en utilisant certains clichés ethniques, faisant passer Obama comme l’élu noir revendicateur qui remet en cause les idéaux de la Nation : c’est la logique contestatrice du "Angry Black" (noir en colère) que l’on retrouve dans la culture populaire", explique le chercheur François Vergniolle de Chantal, avant d'ajouter : "Certes c'est dangereux, mais il n’y a pas pour autant de mouvement crédible contre un métisse à la Maison Blanche. Les groupes sont archi-minoritaires".
En somme, "au niveau local, il y a toujours quelques agités, comme par exemple le juge de paix Keith Bardwell qui a refusé un mariage interracial en Louisiane 'pour le bien de leurs futurs enfants', mais rien au niveau national", ajoute-t-il.
Un point de vue que partage Patrick Lozès. "Une minorité d'ultraconservateurs très violents trouvent écho dans la population. Une partie de ces personnes est raciste. Pour eux, Obama est le diable, un cannibale, l'antéchrist", déclare-t-il avant de tempérer, lui aussi. "il ne faut pas exagérer tout ça. Il s’agit d’une minorité de personnes, sans doute plus violente qu'avant, mais pas plus importante, et cette minorité a toujours existé".
Selon Marc Morial, président de la National Urban League, une organisation pour les droits civiques, Barack Obama insuffle bien plus "un sentiment d'espoir, d'intégration et dans certains cas, de réconciliation".
Selon un sondage CBS, 59% des Noirs jugent désormais positives les relations interraciales, contre 29% l'an dernier.
(Tristan Berteloot, Nouvelobs.com)
15:50 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, etats-unis, sondage
2012 : DSK battrait Sarkozy au second tour

Dominique Strauss-Kahn revient souvent dans les sondages comme le meilleur candidat du PS pour 2012. Crédits photo : AP
Le président du FMI serait le seul candidat de l'opposition à même de battre Nicolas Sarkozy en 2012, d'après un sondage CSA pour La Chaîne Parlementaire. Il l'emporterait avec 51% des voix.
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51 contre 49. C'est d'un tout petit point que Dominique Strauss-Kahn pourrait battre Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2012, selon un sondage CSA* pour LCP Assemblée nationale. Et c'est le seul parmi les six candidats de l'opposition testés à pouvoir l'emporter.
En deuxième position, François Bayrou obtiendrait 49%. Martine Aubry est créditée de 47% des intentions de vote, à égalité avec Bertrand Delanoë. Enfin, en queue de peloton, figurent Ségolène Royal et François Hollande avec respectivement 45% et 43 % des voix.
Les femmes préfèrent Sarkozy
Si, dans les derniers sondages, Nicolas Sarkozy est donné en tête au premier tour, un duel face à l'actuel président du FMI pourrait donc lui être fatal. Dominique Strauss-Kahn bénéficierait d'un soutien massif des trentenaires (56%), des CSP+ (61%) et plus globalement des populations actives (58%).
Autre détail intéressant, si les femmes votent en majorité pour Nicolas Sarkozy (52%), les hommes sont quant à eux plus enclins à choisir DSK comme prochain chef de l'Etat (55%).
Une des surprises de ce sondage tient aussi dans les taux d'abstention démesurés. Ils ses situent tous, quelle que soit le duel envisagé, aux alentours de 40% (blancs et nuls compris), soit deux fois plus qu'en 2007. Un résultat qui est probablement à mettre sur le compte de la difficulté éprouvée par les sondés à se projeter dans l'avenir.
Ces résultats sont à prendre avec des pincettes car la marge d'erreur, d'environ 3%, peut être déterminante.
* Sondage réalisé par téléphone les 4 et 5 novembre 2009 auprès d'un échantillon national représentatif de 910 personnes âgées de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales.
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12:44 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, dsk, élection, sondage
mercredi, 04 novembre 2009
Pour 60% des Français, Chirac a été un bon président

Les Français ont apprécié la façon dont l'ancien président a exercé la fonction présidentielle. Mais c’est Charles de Gaulle qu’ils considèrent comme le meilleur des anciens présidents de la Ve république.
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Depuis qu'il a quitté l'Élysée en 2007, il est devenu sondage après sondage l'homme politique préféré des Français, sa cote dépassant régulièrement les 70 %. L'ancien président revient de loin puisqu'en avril 2007, quelques jours avant l'élection de Nicolas Sarkozy, il disposait selon l'institut BVA de la plus faible popularité jamais enregistrée jusqu'alors pour un président de la République : 32 % de bonnes opinions contre 58 de mauvaises.
Selon Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion, il y a là un «mystère Chirac» :«Une des raisons qui a expliqué le succès de Nicolas Sarkozy est sa volonté de rupture avec “les rois fainéants”, selon son expression, et notamment avec Jacques Chirac. Les Français ne voulaient plus d'un président gérant les affaires publiques du haut de sa tour d'ivoire, avait-on cru comprendre.»
Deux ans et demi plus tard, les Français sont «plutôt gentils et cléments avec lui», assure Gaël Sliman. 60 % d'entre eux jugent aujourd'hui qu'il a été un bon président. Il atteint ainsi un niveau qu'il n'a nettement dépassé qu'à deux reprises quand il était aux affaires : au moment du non à la guerre en Irak (69 % des bonnes opinions) et lors de la victoire de la France en Coupe du monde (67 %). «Le reste du temps, et à l'exception de la période de cohabitation où il a été protégé par la bonne cote de Lionel Jospin, l'impopularité de Chirac a été constante», explique Sliman.
Si deux ans et demi plus tard, les Français jugent d'un bien meilleur œil le président Chirac, c'est avant tout grâce à sa manière d'incarner la fonction présidentielle (71 % d'opinions positives) et à la politique étrangère (70 %). «Si vous voulez entrer dans les livres d'histoire, il faut soigner son style et l'exercice de ses pouvoirs régaliens alors que ces aspects sont jugés secondaires par les Français quand le président est en exercice», analyse Sliman.
Ce «retour en grâce» du président Chirac ne peut cependant dissimuler les griefs que les Français gardent à son encontre notamment sur les dossiers de la lutte contre l'insécurité (58 % de mauvaises opinions), contre la fracture sociale (66 %) ou contre le chômage (71 %). Au point que dans le palmarès des anciens présidents, il ne se place que loin derrière Charles de Gaulle, Georges Pompidou ou François Mitterrand dans le cœur des Français. Mais en devançant de 6 points Valéry Giscard d'Estaing (54 %), Jacques Chirac trouvera certainement matière à se consoler.
10:45 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, sondage, jacques chirac
mardi, 27 octobre 2009
Les banques plébiscitées par les étudiants
L'établissement financier panafricain attire de nombreux cadres débutants© Ecobank L’enquête de Jeune Afrique réalisée sur un panel de grandes écoles de commerce place le secteur bancaire en priorité des recherches d’emploi. La téléphonie mobile et les cabinets de conseil ont également la cote.
Image des grands groupes occidentaux ternie par la crise, plébiscite des banques étrangères et panafricaines, grand intérêt pour les cabinets d’audit et d’expertise et les firmes internationales de télécommunications. Tels sont les principaux enseignements du palmarès des entreprises préférées des étudiants qui ressort de l’enquête réalisée par Jeune Afrique auprès de quelques écoles de commerce en Afrique subsaharienne et au Maghreb, ainsi que de sollicitations de certains cabinets de recrutement. L’étude n’est cependant pas exhaustive. Car elle n’a pas la prétention d’aboutir à un classement rigoureux des entreprises les plus prisées des étudiants, en fonction de leur réputation. Il s’agit surtout de dégager une tendance générale des raisons qui poussent les jeunes diplômés à postuler pour un emploi dans une entreprise plutôt que dans une autre. Aussi, la liste hiérarchique des entreprises que nous proposons dans le tableau ci-après est fondée sur les groupes les plus souvent cités, autant par les étudiants que par les cabinets de recrutement consultés.
Image sérieuse de la finance
Il apparaît donc au terme d’un tour d’horizon plutôt arbitraire que le secteur bancaire africain n’a pas perdu de son attractivité auprès de ses futurs cadres. Au contraire, la restructuration qu’il opère et qui, paradoxalement, l’oblige à recruter en masse en faisant de plus en plus appel à de nouvelles compétences joue en sa faveur. Ainsi, en Afrique de l’Ouest, Ecobank se classe parmi les établissements qui reviennent systématiquement. Cette sorte de plébiscite s’explique d’une part par l’image sérieuse d’une banque panafricaine dont les activités ne cessent de croître, et d’autre part par « l’esprit rigoureux qu’elle dégage ». « Le port de l’uniforme par ses salariés donne aux jeunes diplômés le sentiment de continuer à apprendre et d’appartenir à une famille », affirme un recruteur. Par ailleurs, « les étudiants aspirent à travailler au sein du groupe pour profiter de son large réseau international et bénéficier ainsi d’expériences à l’étranger », ajoute Abdou Ouattara, enseignant en finance et membre de l’équipe de coordination du master banque et finance du Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag) de Dakar. La forte politique de communication d’Ecobank dans les institutions de formation avec lesquelles l’établissement financier noue de nombreux partenariats contribue à renforcer son attrait. Au Cesag, par exemple, la banque recrute « systématiquement plus d’une dizaine de stagiaires par an, soit près de la moitié des effectifs de la filière banque et finance », révèle Abdou Ouattara.

D’autres banques africaines attisent également la convoitise des jeunes diplômés, qui affirment être intéressés par toute société bancaire et financière hormis « les vieilles banques commerciales qui ne leur permettent pas d’exprimer leurs talents une fois employés ». Ainsi, en Afrique subsaharienne, United Bank of Africa (UBA) est devenue l’un des principaux recruteurs du secteur. La banque nigériane, en pleine expansion dans la sous-région, pratique une politique de recrutement agressive aussi bien auprès des jeunes diplômés que des salariés plus expérimentés. « Beaucoup d’étudiants caressent l’ambition de travailler pour UBA », confirme le responsable d’un centre de formation et de recrutement. En dépit de l’image peu affriolante des banques nigérianes, les rémunérations avantageuses qu’offre UBA restent une motivation centrale. Par ailleurs, les filiales des banques étrangères séduisent aussi. Issouf Ismael Comara, étudiant en master banque et finance au Cesag, affirme son intérêt « pour les établissements anglo-saxons comme Citigroup Gabon et Standard Chartered Bank ». Ce jeune Ivoirien de 25 ans explique son choix en raison de « la culture de ces banques propice à donner leur chance aux jeunes diplômés. Une culture d’entreprise, qui tranche avec celle des groupes francophones où la hiérarchie reste lourde et figée ».
Postes plus souples
En effet, les entreprises qui séduisent sont celles qui proposent des postes plus attrayants et plus souples, facilement accessibles aux diplômés fraîchement sortis des grandes écoles. Ainsi, en dehors du secteur bancaire, les compagnies opérant dans les domaines en plein essor de l’informatique et des télécommunications, notamment dans la téléphonie mobile, sont prisées. À l’instar de grands groupes tels que le français Orange ou le sud-africain MTN. En Afrique de l’Ouest, ces opérateurs de télécoms qui recrutent en masse des jeunes commerciaux pour soutenir leur expansion jouissent d’une excellente image. Selon Joël-Éric Missainhoun, gérant du cabinet de conseil en ressources humaines AfricSearch, la popularité des entreprises est aussi liée à l’effet de l’emploi de masse. Les recrutés jouent les thuriféraires pour leur entreprise auprès des promotions de jeunes collègues suivant encore le cursus des écoles.
D’une façon générale, les entreprises préférées sont celles qui adoptent des plans de communication ciblés sur les étudiants. « La première fois que KPMG est venu à l’école, le cabinet français d’audit, d’expertise comptable et de conseil n’a pas attiré foule », se souvient Frédéric Frantz, le directeur de développement chargé de la relation avec les entreprises de l’École supérieure des affaires d’Algérie (Esaa). KPMG est ainsi parvenu peu à peu à compter parmi les entreprises les plus séduisantes aux yeux des élèves de la grande école algérienne. Selon Frédéric Frantz, ses étudiants « sont davantage attirés par les entreprises privées comme Deloitte ou des filiales des banques étrangères que par les sociétés publiques », même si Sonatrach, le géant pétrolier algérien, reste une des principales compagnies vers lesquelles ils s’orientent.
Les raisons d’une telle sélection ? En règle générale, les sociétés privées offre des rémunérations plus intéressantes que les organisations publiques. Le désir de mobilité pèse également beaucoup dans le choix. Les jeunes diplômés sont en effet de plus en plus intéressés par les expériences à l’étranger que peuvent leur offrir les multinationales.
Un sondage réalisé, en 2008, sur le salon Afric Talents organisé à Dakar par le recruteur AfricSearch, auprès d’un échantillon de 505 étudiants et de jeunes diplômés, place les objectifs et le caractère sérieux du management des entreprises en tête des motivations pour 62 % des sondés. Viennent ensuite la dimension internationale (42 %) puis les valeurs éthiques et sociales (40 %). La réputation ainsi que la stabilité financière de la société comptent pour un peu plus de 35 % des étudiants.
17:15 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banque, emploi, sondage, télécommunications
lundi, 26 octobre 2009
A mi-mandat, le bilan Sarkozy critiqué par 58% des Français

Le président de la République perd trois points de popularité par rapport au mois dernier. Crédits photo : AFP
Selon un sondage LH2, 19% des électeurs qui l'avaient choisi au premier tour de la présidentielle 2007 affirment qu'ils ne revoteront pas pour lui en 2012 s'il se représente.
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Il reste encore beaucoup de travail à Nicolas Sarkozy pour convaincre les Français. C'est le principal enseignement à tirer d'un sondage LH2 publié lundi sur le site Nouvelobs.com*, selon lequel une majorité de Français est déçue par le bilan du chef de l'Etat, qui arrivera à mi-mandat le 6 novembre.
Selon cette enquête d'opinion, seuls 38% des sondés jugent «positif» le bilan de la première partie de la présidence, alors que 58% le jugent «négatif». Si les retraités (50%) et les personnes au revenu supérieur à 5.000 euros (44%) sont les plus satisfaits de l'action de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée, les cadres (32%), employés (32%) et professions intermédiaires sont les plus déçus.
La popularité de l'exécutif en baisse
Plus inquiétant pour le chef de l'Etat, 15% des sympathisants UMP et 23% des personnes ayant voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle de 2007 jugent le bilan «négatif». Et 19% de ces mêmes électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour déclarent qu'ils ne lui redonneront pas leur voix s'il se présente à nouveau en 2012. Pour le chef de l'Etat, «la seconde partie du quinquennat sera donc déterminante, d'une part pour répondre aux aspirations des électeurs déçus et d'autre part, pour transformer la satisfaction à l'égard de l'action présidentielle en intention de vote», analyse Anne-Laure Gallay, directrice d'études chez LH2.
Enfin, dernier enseignement de cette enquête d'opinion, les affaires Brice Hortefeux, Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy n'ont pas épargné la popularité de l'exécutif. La cote du président de la République poursuit sa baisse, à 41% d'opinions positives (-3 points par rapport au mois dernier). Sa popularité s'améliore en revanche auprès des catégories sociales modestes : personnes aux revenus inférieurs à 1200€ (+ 6 points), employés (+7 points) et ouvriers (+7 points). Quant à François Fillon, sa cote perd deux mois par rapport au mois dernier, avec 45% d'opinions positives.
*Sondage réalisé par l'institut LH2 pour Nouvelobs.com les 23 et 24 octobre 2009, par téléphone, auprès d'un échantillon représentatif de 1.006 personnes.
19:43 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, nicolas sarkozy, sondage
vendredi, 02 octobre 2009
Japon: harceleurs harcelés
Au Japon, un chikan est un pervers sexuel. Précisément : un homme qui, dans les lieux publics, se laisse aller à des gestes déplacés à l’égard des femmes. Ces déplaisants personnages ont apparemment une prédilection marquée pour les transports en commun et, singulièrement, les métros bondés de Tokyo et d’Osaka aux heures de pointe. Bien sûr, le phénomène existe dans tous les pays, mais il prend ici la dimension d’un fléau. Selon un sondage, 64 % des femmes entre 20 ans et 30 ans auraient, dans la capitale, été victimes d’un ou de plusieurs chikans. Seul un petit nombre d’entre elles ont porté plainte.
Après avoir longtemps minimisé le problème, la mairie de Tokyo a fini par lancer une campagne d’affichage dans le métro, avec ce slogan à l’adresse des harceleurs : « Ne faites pas ça, c’est illégal ! » Désormais, des policiers en civil patrouillent dans les rames. Pas moins de 6 000 suspects ont été arrêtés l’an dernier. Ils sont passibles de lourdes peines d’emprisonnement. Au début du mois, une « semaine anti-harcèlement » a même été organisée dans tout le pays. Avec un certain succès, s’il faut en croire les associations féminines. Mais la peur du gendarme n’a manifestement aucune prise sur l’honorable Tsutomu Yamane, 30 ans, photographe pour le quotidien Tokyo Shimbun. Dès le premier jour de la campagne, notre très indélicat confrère s’est fait pincer en train de caresser une adolescente de 15 ans !
14:25 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, japon, sondage, métro
lundi, 14 septembre 2009
Racisme à la russe
Que ce soit dans une rame de métro, dans un parc ou aux abords d’un stade, les Africains qui vivent à Moscou essuient quotidiennement gracieux quolibets et autres noms d’oiseaux. Au choix : « mangeur de bananes », « sale singe », « sauvage », « hyène »… Pour éviter de crouler sous les insultes, certains évitent le métro aux heures de pointe et les quartiers bondés. Des petits trucs pour adoucir tant bien que mal une vie de tous les jours gâchée par le racisme.
Un sondage publié le 1er septembre par l’aumônerie protestante de Moscou révèle l’étendue de ce fléau dans la capitale russe. Deux cent neuf habitants africains ont été interrogés. Parmi eux, un grand nombre de Nigérians (25 %), mais aussi des Ivoiriens, des Togolais, des Congolais, des Éthiopiens… Âgés de 29 ans en moyenne, ils ont, pour la moitié d’entre eux, des papiers en règle ; 47 % sont étudiants.
Plus de 88 % estiment que le racisme affecte leur quotidien. « Je suis insulté à chaque fois qu’il y a des Russes autour de moi. Si seulement je n’étais pas noir ! » se lamente l’un d’eux. Outre les classiques métaphores animales, les insultes peuvent prendre la forme d’un « la Russie aux Russes » ou d’un « rentre chez toi ». À la violence verbale s’ajoute la violence physique : 58,5 % des personnes interrogées disent en avoir déjà fait les frais, ces douze derniers mois pour leur grande majorité. Comme cette Congolaise de 64 ans, frappée par trois hommes alors qu’elle prenait le bus, en plein jour.
Les agressions sont parfois planifiées. Deux Nigérians racontent : « Un ami russe nous a invités à boire un verre. Quand nous sommes arrivés chez lui, il a sorti un couteau en criant qu’il avait tué des Noirs en Tchétchénie et qu’il comptait continuer sur sa lancée pour épargner une invasion à son pays. »
Dans la majorité des cas (65 %), les agresseurs, qui n’ont guère plus de 25 ans, frappent en groupe. Contrairement aux idées reçues, ils agissent rarement sous l’emprise de l’alcool (21 %). Et sont très peu inquiétés par la police : seulement 23 % des sondés disent avoir porté plainte.
17:18 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, racisme, sondage
Sarkozy jugé face à la crise : Les Echos et Libération se contredisent
Publié le 14/09/2009 par Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Pour Les Echos, les Français sont 52% à penser que Nicolas Sarkozy a bien "géré la crise". Un sondage de Libération fait lui état de 58% de mécontents © DR
Les méthodes utilisées par les deux instituts ne sont pas dissemblables : BVA et Viavoice ont eu recours à l'enquête par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de la population française. À ceci près que, du côté de Libération , l'échantillon comprend des personnes âgées de 18 ans et plus, là où Les Echos compilent les réponses d'individus de 15 ans et plus. Aux Echos , on interroge donc des mineurs - sans droit de vote - sur une question aussi pointue que la crise financière... Ce serait donc la crise de l'argent de poche ? La taille de l'échantillon diffère peu : 1.006 personnes du côté de Libération et 1.002 personnes du côté des Echos . Autre point de divergence : les dates. Le sondage des Echos est plus frais (réalisé les 11 et 12 septembre) que celui de Libération (réalisé les 3 et 4 septembre). Pour autant, rien dans l'actualité économique ne justifie qu'en moins de dix jours l'opinion ait changé d'avis...
Une fois de plus, la crédibilité des sondages prend du plomb dans l'aile. Faut-il rappeler qu'aucun institut de sondage n'avait vu venir, en 2002, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle ?... Cela n'empêche pas, dans Les Echos , Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, de déclarer, sûr de lui : "Nicolas Sarkozy a été sur tous les fronts, s'est dépensé sans compter depuis septembre dernier. Les sondés lui en sont reconnaissants." Et du côté de Libération , c'est non moins péremptoirement que le journaliste Pascal Virot affirme : "La grosse déception vient de Nicolas Sarkozy et de sa politique. L'étude de Viavoice le montre irrémédiablement."
17:08 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, france, sondage
samedi, 29 août 2009
53 % des sympathisants du PS "plutôt mécontents" d'Aubry
Publié le 29/08/2009 par Le Point.fr (avec AFP)
Plus de la moitié (53%) des sympathisants du Parti socialiste s'affirment "plutôt mécontents" de sa Première secrétaire Martine Aubry, selon un sondage réalisé par l'Ifop avant La Rochelle à paraître dimanche dans le quotidien régional Sud Ouest. Seuls 41 % des sympathisants socialistes se sont dits "plutôt satisfaits" du "leadership" de la maire de Lille et 6% ne se sont pas prononcés, indique cette enquête réalisée avant son discours vendredi à l'ouverture de l'université d'été du PS. Sur l'ensemble des Français, seuls 29 % se déclarent plutôt satisfaits, contre 55 % plutôt mécontents de l'action de la maire de Lille à la tête du parti, 16 % ne se prononçant pas.
Sondage réalisé par téléphone les 27 et 28 août auprès d'un échantillon de 963 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). L'échantillon des sympathisants de gauche n'a pas été détaillé.
13:47 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, france, martine aubry, sondage





