lundi, 23 juillet 2012
JO 2012
Le Sud-Soudanais Marial sans pays
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samedi, 09 juillet 2011
Sud-Soudan
Les Sud-Soudanais fêtent leur indépendance
Le Point.fr - Publié le 09/07/2011 à 10:52 - Modifié le 09/07/2011 à 10:55
Le président nordiste Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, est l'invité d'honneur des cérémonies.
Plusieurs cérémonies doivent rythmer la journée de l'accession à l'indépendance du Sud-Soudan. © Phil Moore / AFP
Les Sud-Soudanais célébraient samedi le jour de leur indépendance tant attendue, à quelques heures de la proclamation formelle de la naissance de leur État après des années de guerre et de souffrances. "Aujourd'hui, nous allons hisser le drapeau du Sud-Soudan qui va se joindre à la société des nations", a déclaré Pagan Amum, le secrétaire général du parti au pouvoir, le Mouvement de libération populaire du Soudan, s'exprimant devant un mât géant à Juba, la capitale du Sud-Soudan pauvre et sous-développé. Dès les premières heures du matin, des milliers de personnes ont commencé à affluer vers le lieu prévu pour les célébrations en chantant et en arborant des drapeaux.
Ce rassemblement sera le plus grand jamais vu dans cette ville au bord du Nil Blanc, où manquent même les infrastructures de base dans un pays qui compte parmi les plus pauvres du monde. Les ultimes préparations continuent avant la cérémonie historique à laquelle devraient assister environ 30 dirigeants africains et d'autres dignitaires étrangers et occidentaux, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Samedi matin, des ouvriers achevaient l'installation de la toiture des places VIP, alors que la sécurité a été renforcée avec des chiens renifleurs et des soldats lourdement armés dans les rues.
Parades militaires
"C'est un jour spécial", se réjouit Joseph Legge. "Nous sommes impatients de voir le changement des drapeaux, celui du Sud à la place de celui du Nord", dit-il, en allusion à la guerre qui avait opposé le Sud, à majorité chrétienne, au Nord musulman. Toute la nuit déjà, la population a célébré dans la liesse l'indépendance à Juba, la capitale du nouvel État, où des feux d'artifice ont illuminé le ciel. "Nous sommes libres ! Nous sommes libres ! Adieu, le Nord, bonjour, le bonheur !" L'accession à l'indépendance intervient après plus de 50 ans de guerre - entrecoupés d'une période d'accalmie de quelques années - entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum, un conflit qui a dévasté la région, fait des millions de morts et créé une méfiance réciproque.
En 2005, un accord de paix met enfin un terme au plus long conflit d'Afrique et ouvre la voie au référendum où les sudistes ont voté pour la scission il y a six mois. La cérémonie d'indépendance se tient au mausolée de l'ancien dirigeant rebelle John Garang, mort quelques mois après la signature de l'accord de paix. Les parades militaires, les prières et le chant du nouvel hymne national doivent avoir lieu dans la matinée. La déclaration d'indépendance sera ensuite annoncée, puis le drapeau du nouvel État hissé, et enfin, le premier président de l'État, Salva Kiir, prêtera serment.
Omar el-Béchir invité d'honneur
Les autorités sudistes ont indiqué que l'invité d'honneur serait le président soudanais, le nordiste Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour génocide et crimes contre l'humanité au Darfour, une région de l'ouest du Soudan toujours en proie à la guerre civile. Des habitants du Darfour, où s'affrontent les forces de Omar el-Béchir et la rébellion, seront d'ailleurs présents à la cérémonie. "Nous sommes ici pour féliciter nos frères du Sud pour leur indépendance, et dire à Béchir voilà ce qui se passe quand tu opprimes un peuple", a déclaré Mohammed Jamous.
Quelque 200 partisans du chef rebelle du Darfour, Abdelwahid Nour, arboraient une pancarte : "Ensemble, nous devons arrêter le génocide au Darfour et dans les montagnes Nuba". Ces montagnes sont situées dans l'État du Sud-Kordofan dans le nord du Soudan, théâtre de combats sanglants entre troupes gouvernementales et milices pro-sudistes. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui représentera la France, a annoncé qu'il essaierait d'éviter le président soudanais en restant aux côtés des dirigeants internationaux, comme son homologue britannique William Hague.
Le gouvernement d'Omar el-Béchir a reconnu, dès vendredi, la future république du Sud-Soudan, bien que des questions-clés attendent encore d'être réglées entre les deux "pays", comme le partage des richesses pétrolières et le statut de provinces frontalières contestées, dont Abyei. L'Allemagne et l'Australie ont aussi reconnu le Sud-Soudan qui a besoin de toute l'aide possible pour faire face aux grands défis de construire un État stable et prospère. Pour cela, il devra coopérer avec le pouvoir de Omar el-Béchir malgré les tensions.
09:17 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sud-soudan, soudan, omar el-béchir
mardi, 11 janvier 2011
Soudan / Sud-Soudan
L'ONU renforce ses patrouilles à Abyei, cette région pétrolière à la frontière entre le Nord et le Sud-Soudan en proie à des violences alors que vient de se dérouler le premier tour du référendum d’indépendance du Sud-Soudan. Le bilan des affrontements intercommunautaires s'est encore alourdi, au moins 33 morts depuis quatre jours. Les deux camps : tribu sudiste dinka gok et nomades arabes misseriya réputés proches de Khartoum s'accusent mutuellement d'être à l'origine de ces violences.
Les affrontements ont eu lieu notamment dans les localités de Cheguei et Chodak. Un chef misseriya a accusé les Dinka Ngok d’avoir déclenché les hostilités vendredi 7 janvier 2011. Ils ont répliqué par l’attaque des postes de police le 9 janvier.
De leur côté, les Dinka Ngok majoritaires dans l’enclave pétrolifère disent que les Misseriya ont ouvert le feu les premiers comme l’affirme Luka Biong, ministre sudiste dans le gouvernement de Khartoum : « C’est malheureux, des Dinka Ngok ont été attaqué chez eux, sur leur territoire. Je n’accuse pas directement les Misseriya , mais je dis que ces attaques avaient un motif politique » .
Les affrontements auraient fait 33 morts si l’on comptabilise les pertes déclarées par chacun des deux camps, un chiffre que la mission de la paix des Nations unies, l’Unmis n’a pas été en mesure de confirmer.
Les Misseriya quant à eux disent avoir été agressés par les Dinka. Un membre du parti d’opposition Oumma s’exprime au nom des Misseriya : « Nous cherchons à tout prix à éviter les provocations et la guerre. Nos troupeaux sont dans cette région. Nous ne voulons pas de problème. Ce sont les Dinka Ngok qui ont perpétré ces attaques ».
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08:44 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soudan, sud-soudan, onu












