samedi, 19 décembre 2009

Liban : Saad Hariri se rend en Syrie

LEMONDE.FR | 19.12.09


Le premier ministre libanais Saad Hariri doit effectuer une visite en Syrie, samedi 19 décembre, la première depuis son entrée en fonctions, et s'entretenir avec le président Bachar al-Assad des relations entre les deux pays, a annoncé son bureau.

Saad Hariri, le nouveau premier ministre libanais, le 11 novembre à Beyrouth.REUTERS/JAMAL SAIDI

Saad Hariri, le nouveau premier ministre libanais, le 11 novembre à Beyrouth.


Le 8 décembre, lors d'un discours devant le Parlement pour obtenir un vote de confiance pour son gouvernement, M. Hariri avait indiqué que son gouvernement allait œuvrer pour améliorer les relations avec la Syrie, tendues depuis l'assassinat de son père Rafic Hariri en 2005.

 

Depuis qu'il a été propulsé dans l'arène politique après l'assassinat en février 2005 de son père, Saad Hariri n'a jamais eu de contacts officiels avec le régime de Bachar al-Assad.

 

Surtout, il a plusieurs fois accusé le voisin syrien d'avoir commandité cet assassinat survenu à Beyrouth lors de la tutelle syrienne, qu'il a qualifié de "meurtre politique". La coalition de Saad Hariri, soutenu par l'Occident et l'Arabie saoudite, a remporté les législatives de juin 2009, face à la coalition du 8 mars, menée par le Hezbollah et l'ex-général chrétien Michel Aoun.

 

Mais le nouveau premier ministre a mis plus de quatre mois à former un gouvernement d'union nationale, après d'interminables négociations entre partis politiques. Le poids des influences extérieures, notamment la Syrie et l'Arabie Saoudite, a été déterminant dans les pourparlers pour la formation du gouvernement.

 

La Syrie a exercé une tutelle sur le Liban pendant près de 30 ans, mais a été contrainte d'en retirer ses troupes en avril 2005 deux mois après l'assassinat de Rafic Hariri. Damas, mis en cause dans ce meurtre par deux rapports d'enquête de l'ONU, a toujours nié toute implication.

La visite de Saad Hariri succède à l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.

vendredi, 18 décembre 2009

Des dizaines de disparus après un naufrage au large du Liban

Article publié le : vendredi 18 décembre 2009

Les naufragés du Danny Two, au nombre de 83, seraient principalement des Philippins et des Pakistanais.
AFP /



Par RFI

 

Un navire battant pavillon panaméen, le Danny II, a chaviré jeudi 17 décembre vers 17H30 Temps universel (19h30 heure locale) au large de la côte nord du Liban. Les services de secours libanais et des casques bleus de la Finul tentent toujours de retrouver des rescapés. Le capitaine britannique du navire est décédé dans le naufrage, selon le témoignage d'un membre d'équipage rescapé recueilli par les sauveteurs.

 

Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot

Ce cargo uruguayen , le Danny II , battant pavillon panaméen a fait naufrage jeudi soir dans une violente tempête au large du port de Tripoli, au nord du Liban à environ 11 milles nautiques des cotes. Le bâtiment se serait renversé dans les vagues.

 

Il se dirigeait vers Tartous en Syrie et transportait du bétail. Apparemment il y avait entre 70 et 80 marins à son bord, selon les sources. Ce qui est un équipage particulièrement important pour un cargo.

 

Des bâtiments de la Finul maritime, les Forces de maintien de la paix de l’ONU, et ceux de la marine libanaise se sont aussitôt rendus sur place pour tenter de secourir les naufragés, mais les conditions météos étaient extrêmement difficiles.

 

Les dépressions se succèdent sur la région depuis déjà plusieurs jours. Il y a tout juste une semaine, plus au sud, un cargo togolais avait fait naufrage au large de Naqoura, près de la frontière israélienne. Sur 12 marins, 6 seulement avaient pu être sauvés.

jeudi, 05 novembre 2009

Téhéran accusé de fournir des armes au Hezbollah libanais

Walid Moualem - Mahmoud Ahmadinejad
Reuters / Raheb Homavandi
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (D) s'entretient avec le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Muallem (G) à Téhéran, le 4 novembre 2009.



Par RFI

Israël a déclaré avoir arraisonné ce mercredi au large de ses côtes un navire contenant des centaines de tonnes d'armes provenant d'Iran et destinées au Hezbollah libanais. Téhéran dément catégoriquement. Selon le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, cette découverte serait la preuve du soutien de l'Iran aux organisations terroristes.  Le ministre syrien des Affaires étrangères, en visite à Téhéran, a apporté son soutien aux Iraniens.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki  a démenti les accusations israéliennes selon lesquelles le navire arraisonné par la marine israélienne transporte des armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.

Son homologue syrien Walid Mouallem, qui effectue une visite officielle en Iran, a repris à son compte le démenti iranien lors d’une conférence de presse commune ce mercredi avec Manouchehr Mottaki. Le bateau ne transportait pas d’armes de fabrication iranienne à destination de la Syrie ou du Liban mais des objets de fabrication syrienne destinés au marché intérieur iranien, a déclaré Walid Moualem.

Le numéro deux des Forces navales israéliennes, le contre-amiral Rani Ben-Yehuda, avait affirmé un peu plus tôt que la marine israélienne avait saisi des centaines de tonnes d’armes en provenance d’Iran et destinées au mouvement chiite du Hezbollah.

L’Iran et la Syrie sont les principaux soutiens du Hezbollah mais ils ont toujours démenti fournir des armes au mouvement chiite libanais. Téhéran affirme que son soutien est uniquement moral et politique.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies demande le désarmement de toutes les milices du Liban et interdit toute vente d’armes à ces milices.

La presse israélienne consacre ce matin de nombreuses pages à la capture du navire

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul


Le quotidien Haaretz donne un décompte du butin, plus de 3000 roquettes et obus, 300 tonnes d’explosifs de tous genres, 36 containers plein d’armes, plus de 10 000 cartouches de Kalachnikov. « C’est une quantité suffisante, selon le journal Yediot Aharonot, pour un mois pour le Hezbollah en cas d’affrontement avec Israël. »

Il ne pouvait pas y avoir de meilleur timing pour Israël, au moment même où les Nations unies examinent le rapport Goldstone sur les exactions israéliennes à Gaza pendant l’opération «plomb durci.»

Un seul mot en guise de titre dans Maariv : « Preuve » avec une photo des containers bourrés d’armement. « Ce n’est que la pointe émergé de l’iceberg, affirme l’éditorialiste, c’est une goutte d’eau dans la Méditerranée. Un autre commentateur parle de « succès d’un moment qui démontre un échec prolongé. »
Les Israéliens font donc le lien direct entre le débat à l’ONU sur le rapport Goldstone qui doit se poursuivre ce jeudi et les livraisons d’armes iraniennes au Hezbollah. «C’est une absurdité, affirme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en fin de compte, on pointe du doigt Israël

Israël a l’intention de lancer dès aujourd’hui une vaste campagne médiatique pour exploiter à fond la prise d'armes au large des ses côtes.

Article publié le : jeudi 05 novembre 2009

jeudi, 08 octobre 2009

Une mission recommandée par Washington

Par Monique Mas (RFI.fr). Article publié le 08/10/2009


Le principal enjeu du réchauffement bilatéral entre Ryad et Damas est d’ordre régional et par voie de conséquences international. Les deux pays ont en effet des positions diamétralement divergentes sur des dossier tels que le conflit israélo-palestinien, l’Irak, l’Iran ou le Liban, une pomme de discorde tout particulièrement vénéneuse depuis 2005 et l’attentat imputé à Damas dans lequel avait péri le Premier ministre libanais pro-occidental et ami de l’Arabie saoudite, Rafic Hariri. Dans ce contexte, la visite en Syrie du roi Abdallah d'Arabie saoudite, les 7 et 8 octobre, la première depuis son accession au trône en 2005, est autant une mission recommandée par Washington que la marque d’une volonté commune pour mettre fin à la brouille entre Ryad et Damas.

Le président syrien Bachar al-Assad (d) et le roi saoudien Abdallah (g), à Damas, le 7 octobre 2009.(Photo : AFP)

Le président syrien Bachar al-Assad (d) et le roi saoudien Abdallah (g), à Damas, le 7 octobre 2009.
(Photo : AFP)

En prenant en personne le chemin de Damas, le roi Abdallah d’Arabie saoudite n’est bien évidemment pas venu faire acte de contrition à Damas même s’il s’est rendu aux arguments diplomatiques, américains et français notamment, qui plaident désormais de concert un retour de la Syrie dans le giron international. En ce qui le concerne, le monarque wahhabite a aussi des raisons personnelles de vouloir tenter de détacher la Syrie de ses amitiés chiites avec le Hezbollah libanais et l’Iran. Quant au président syrien, propulsé en 2000 dans les pas alaouites – un schisme chiite – de son père, il est très motivé par des urgences économiques. Bachar al-Assad n’est pas opposé à une diversification de ses partenaires. Mais sûrement pas au point de changer aussi radicalement de camp que le souhaitent par exemple les Occidentaux.

Diplomatie des petits pas

Bien avant l’avènement d’Abdallah et de Bachar, Arabie saoudite et Syrie se disputaient déjà le leadership régional dans le cadre d’une rivalité de fond que les mots échangés à Damas ne suffiront pas à effacer. Qu’il s’agisse des hommes ou des Etats, chacun d’entre eux s’est construit sur des affinités politiques et diplomatiques diamétralement opposées. On comprend qu’ils aient préféré exprimer publiquement à Damas leur détermination à « lever les obstacles qui entravent le développement de leurs relations » par la signature d’un « accord de non double imposition entre leurs deux pays ». Une avancée qui limite leur engagement à leurs échanges de marchandises dont les taxes seront donc désormais allégées.

Une diplomatie des petits pas avait déjà vu en juillet dernier Ryad nommer un nouvel ambassadeur à Damas où le poste était resté vacant toute une année. Bachar al-Assad avait de son côté été reçu en Arabie saoudite le 23 septembre dernier sous le couvert de l’inauguration d’une université de haute technologie. Il avait quand même pu lancer l’invitation à laquelle le roi Abdallah vient de répondre. Pour lui non plus, le président syrien n’est plus infréquentable ce qui ne signifie pas que l’Arabie saoudite abandonne sa ligne pro-o

ccidentale dite « modérée » de grand ami des Etats-Unis. Celle-ci l’avait par exemple amené à rechigner à dénoncer l’offensive militaire israélienne contre Gaza en décembre-janvier dernier comme le souhaitaient ses pairs réunis à Doha.

Au deuxième jour de la visite du roi Abdallah, le 8 octobre, l'Union européenne a annoncé que ses représentants des Etats se sont finalement mis d'accord pour signer, à Luxembourg, le 26 octobre un accord d'association avec la Syrie. Un accord attendu depuis 2004 avec impatience par Damas qui refusait par avance qu'il soit lié par de quelconques conditions. Un encouragement de plus pour Damas après celui de juillet 2008, et l’invitation lancée à Bachar al-Assad par le président français, Nicolas Sarkozy. Depuis, la toute nouvelle administration Obama a engagé elle aussi le dégel avec la Syrie début 2009, en marge d'un sommet arabe économique à Koweït.

Washington et Paris en tête, les Occidentaux pensent désormais que les dossiers brûlants de la région, Irak, Liban et conflit israélo-palestinien, ne peuvent pas être résolus en l’absence de la partie prenante syrienne. Du nombre de leurs alliés mais également soucieuse de stabilité régionale, la Turquie aussi a entrepris, depuis 2007, une médiation entre Syrie et Israël. Une manière de prendre le pouls de la bonne volonté de Damas en engageant les discussions sur le plateau du Golan syrien qu’Israël lui a arraché en 1967, pendant la guerre des Six-Jours, une défaite collective arabe cuisante en forme de représailles israéliennes.

Parrains régionaux

(Carte : T. Bourdeau / RFI)

(Carte : T. Bourdeau / RFI)

Ces jours-ci, c’est surtout Beyrouth qui avait les yeux braqués sur ses parrains régionaux, Ryad et Damas. Le fils du défunt Fouad Hariri, Saad Hariri, est en effet à son tour le Premier ministre désigné d’un Liban en panne de gouvernement. Et cela depuis quatre mois, depuis des législatives qui ont confirmé une majorité modérée sans pour autant régler la question du cabinet d’union nationale qui pourrait recoller les morceaux chrétiens en intégrant la mouvance du général Aoun et celle de ses alliés du Hezbollah. Déchiré entre pro et anti-syrien, le Liban est de fait écartelé entre Damas et Ryad. S’il est parvenu malgré tout à obtenir un certain consensus libanais sur sa résistance à Israël en 2006, le Hezbollah est aussi un représentant de la communauté chiite qui a tout pour inquiéter Ryad.

La Syrie accueille nombre d’exilés irakiens qui ont fui sur son sol de sanglantes exactions inter-communautaires. Un réel fardeau dont Damas assume honorablement la charge mais qui lui donne bien sûr des raisons de jouer le jeu du rapatriement que Bagdad s’efforce de promouvoir. En revanche, la porosité de la frontière syrienne a souvent jeté une ombre dans ses relations tendues avec le gouvernement irakien qui reproche à Damas une trop grande familiarité avec son opposition. Les relations nucléaires du régime al-Assad avec la Corée du Nord ont suscité une frappe israélienne l’année dernière. Mais finalement le souci international d’éloigner la Syrie de l’Iran - ou plutôt celui d’isoler le plus possible Téhéran - a été plus grand que l’irritation soulevée par les ambitions nucléaires militaires de Damas .

Ouverture américaine

La Syrie abrite le chef politique radical du Hamas palestinien, Khaled Mechaal, et c’est sur son sol qu’a été assassiné en février 2008 Imad Moughnieh, le chef de la sécurité du Hezbollah, l’un des plus importants chefs de guerre du mouvement d’Hassan Nasrallah, armé par l’Iran via le territoire syrien. Allié stratégique de poids pour la Syrie, l’Iran est au contraire une bête noire pour Ryad. Le roi Abdallah déteste l’idée d’une bombe nucléaire chiite, iranienne en l’occurrence. Un dossier international que l’administration Obama a voulu mettre à l’heure des négociations dans le cadre d’une politique d’ouverture du dialogue tous azimuts.

En 2003, l’invasion américaine de l’Irak avait aggravé la mésentente entre Ryad et Damas. Cette fois, l’alignement de l’Arabie saoudite sur les Etats-Unis s’avère au contraire un facteur de rapprochement avec la Syrie. « Nous avons décidé de lever les difficultés entravant les échanges commerciaux notamment les taxes imposées dernièrement par la Syrie sur des produits exportés en Arabie saoudite comme l'huile d'olive et la céramique », ont fait savoir les Saoudiens à l’issue de la visite royale. Une avancée commerciale dont la symbolique est aussi diplomatique.

mercredi, 26 août 2009

Crise diplomatique majeure entre Bagdad et Damas

Par Frank Weil-Rabaud (rfi.fr). Article publié le 26/08/2009 


Un porte-parole de l'armée irakienne montre une vidéo, le 23 août, d'un homme décrit comme étant Wissam Ali Kazem Ibrahim, un membre du parti Baas qui a avoué avoir organisé 2 attentats en Irak.(Photo : Mohammed Ameen/Reuters)

Un porte-parole de l'armée irakienne montre une vidéo, le 23 août, d'un homme décrit comme étant Wissam Ali Kazem Ibrahim, un membre du parti Baas qui a avoué avoir organisé 2 attentats en Irak.
(Photo : Mohammed Ameen/Reuters)

Une crise dipomatique majeure a éclaté, mardi, entre l'Irak et la Syrie, après que Bagdad a exigé de son voisin l'extradition de personnes suspectées d'avoir commis des attentats meurtriers dans la capitale irakienne. Le gouvernement irakien a demandé à Damas de lui livrer deux membres du Baas, le parti de l'ex président Saddam Hussein, aujourd'hui interdit en Irak, accusés d'être derrière une série d'attentats perpétrés le 19 août à Bagdad.

Il ne s'agit pour l'instant que d'un rappel pour consultation, mais le retour croisé des deux ambassadeurs dans leurs pays respectifs confirme la relation délicate entre la Syrie et l'Irak. Depuis l'invasion américaine de 2003, la Syrie se voit reprocher d'offrir l'asile à d'anciens dignitaires du régime de Saddam Hussein.

C'est le cas de Sattam Farhan, responsable du parti Baas irakien, dont le gouvernement de Bagdad réclame l'extradition. L'homme est présenté comme le principal commanditaire des récents attentats perpétrés contre les ministères de la Défense et des Affaires étrangères et qui ont fait près de cent morts.

L'heure est à la méfiance

Son accusateur n'est autre que Wissam Ali Kazem Ibrahim qui, dans une confession télévisée, a affirmé avoir organisé les deux attentats. Ce membre du parti Baas, l'ancien parti de l'ex président Saddam Hussein, aujourd'hui interdit en Irak, a avoué avoir reçu, il y a un mois, un appel de Sattam Farhan pour mener une opération visant, affirme-t-il, à déstabiliser le régime.

Cette affaire intervient une semaine après la visite à Bagdad du Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki. Les deux pays avaient alors convenu d'établir un haut conseil de coopération stratégique. Les soupçons irakiens vis à vis de la Syrie risquent de réduire à néant ces efforts. Moins de trois ans après avoir établi des relations diplomatiques, l'heure est à nouveau à la méfiance entre les deux pays.

 

lundi, 17 août 2009

Reiss : des contacts avec la Syrie

AFP, 17/08/2009

Paris a indiqué aujourd'hui que les tractations en vue de la libération conditionnelle de Clotilde Reiss en Iran avaient donné lieu à des contacts directs entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue syrien Bachar al-Assad.

"Le président de la République et le ministre Bernard Kouchner se sont entretenus avec leurs homologues syriens au sujet de Clotilde Reiss", a déclaré Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Après la mise en liberté conditionnelle de la jeune universitaire, dimanche soir, la présidence française a souligné que Nicolas Sarkozy remerciait "les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie" pour leur aide.

Le rôle de la Syrie, principal allié arabe de l'Iran, avait également été singularisé par l'Elysée, lors de la remise en liberté le 11 août de Nazak Afshar, employée franco-iranienne de l'ambassade de France à Téhéran.

jeudi, 25 juin 2009

Etats-Unis/Syrie : Un ambassadeur américain sur le chemin de Damas

Par  RFI

Le réchauffement des relations entre les Etats-Unis et la Syrie se confirme. Washington a l'intention d'envoyer un ambassadeur à Damas, la représentation américaine dans la capitale syrienne est presque vide depuis quatre ans. Barack Obama maintient donc la volonté de dialogue qu'il avait affichée dès son arrivée à la Maison Blanche.
Margareth Scobey pourrait retourner à Damas.(Source: United States Embassy in Cairo)

Margareth Scobey pourrait retourner à Damas.
(Source: United States Embassy in Cairo)

Visiblement aux yeux des Etats-Unis, la Syrie n'est plus un Etat voyou comme le disait George Bush. C'est sous sa présidence que les relations américano-syriennes ont commencé à se dégrader, en 2003, lors de la guerre en Irak. Damas s'était opposé à l'intervention des troupes américaines. Washington avait répliqué par des sanctions économiques en accusant les Syriens de soutenir le terrorisme.

En 2005, l'assassinat de Rafic Hariri ancien Premier ministre libanais confirme la rupture entre les deux pays, la Syrie est pointée du doigt et Washington suspend ses relations diplomatiques avec Damas.

L'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a marqué une évolution sensible sur le dossier syrien. Le président américain s'engage prudemment sur la voie du dialogue. Son envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell s'est rendu à Damas il y a deux semaines pour rencontrer le président Bachar El Assad, et aujourd'hui la décision a été prise d'envoyer à nouveau un ambassadeur dans la capitale syrienne.

L'administration Obama considère que la Syrie est un pays pivot pour la paix au Proche-Orient. Elle a aussi un rôle à jouer au moment où débute le retrait des troupes américaines d'Irak, un processus qui commencera fin juin.

lundi, 16 mars 2009

Le Liban ouvre sa première ambassade en Syrie

Source :AP, publié le 16/03/2009

Le Liban a ouvert lundi sa première ambassade à Damas, scellant l'établissement de pleines relations diplomatiques entre le Pays du Cèdre et la Syrie, qui l'avait gardé sous son emprise pendant près de trois décennies. 

La Syrie avait ouvert son ambassade à Beyrouth en décembre dernier.

En août, les deux pays avaient accepté d'établir des relations diplomatiques pleines et entières pour la première fois en plus de 60 ans, une avancée saluée notamment par la France et les Etats-Unis.

Beyrouth et Damas ont aussi décidé de discuter de la démarcation de leur frontière commune, exigence du Pays du Cèdre depuis longtemps pour la normalisation des relations avec son voisin.

Lundi, l'ambassade libanaise a ouvert à Damas discrètement. Le chargé d'affaires libanais Rami Mourtadaha a assisté au lever du drapeau libanais au-dessus du siège de l'ambassade dans un quartier chic de Damas non loin de l'ambassade américaine. Aucun responsable syrien n'était présent.

Le Liban a nommé le diplomate de carrière Michel Khoury, son actuel ambassadeur à Chypre, comme ambassadeur en Syrie. Il devrait prendre ses fonctions le mois prochain. La Syrie n'a pas encore nommé son ambassadeur au Liban.

Après 29 ans de présence militaire au Liban, la Syrie a retiré sous la pression internationale ses derniers soldats en avril 2005, quelques mois après l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février de la même année, qui avait soulevé d'importantes manifestations anti-syriennes.

vendredi, 20 février 2009

Nucléaire: investigations en Syrie

Source : lefigaro.fr, publié le 20/02/2009

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit poursuivre ses investigations en Syrie sur ses activités nucléaires présumées, a estimé aujourd'hui le ministère des Affaires étrangères.

Dans un rapport rendu public jeudi, l'AIEA "souligne plusieurs zones d'ombre dans les activités nucléaires syriennes, notamment à partir des analyses d'échantillons prélevés" sur le site d'Al-Kibar, a relevé le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier, en réponse à une question.

"Il faut absolument que l'AIEA soit en mesure de poursuivre ses investigations et il est impératif que la Syrie respecte ses engagements du TNP". "Il faut absolument que la lumière soit faite sur les activités nucléaires passées et présentes en Syrie" et "qu'il y ait des discussions dans le cadre de l'AIEA ne nous paraît pas surprenant", a-t-il dit.

Les Etats-Unis ont souhaité jeudi que les gouverneurs de l'AIEA discutent de l'existence présumée d'un programme nucléaire clandestin en Syrie, lors d'une réunion prévue du 2 au 6 mars à Vienne.

Dans son rapport, l'AIEA réfute les affirmations de Damas selon lesquelles les particules d'uranium trouvées à Al-Kibar provenaient des missiles israéliens ayant détruit le site en septembre 2007. "Il s'agit de matériel nucléaire qui n'a pas été déclaré et la Syrie doit expliquer comment il est arrivé là", a indiqué un haut responsable de l'agence onusienne sous couvert de l'anonymat.

Washington et Israël sont persuadés que le site d'Al-Kibar cachait en réalité un réacteur nucléaire clandestin.

vendredi, 13 février 2009

Etats-Unis/Syrie : Washington ouvre le dialogue avec Damas

Source : RFI (Article publié le 13/02/2009)

Dans le cadre d’une tournée proche-orientale, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, John Kerry se rendra en Syrie la semaine prochaine. Tout en restant ferme sur ses positions notamment sur le procès des assassins de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, Washington veut ouvrir le dialogue avec Damas. Le voyage de John Kerry est préparé en collaboration avec le département d’Etat, une nouvelle illustration de la rupture voulue par la nouvelle administration en matière de politique étrangère.
L'annonce du voyage de John Kerry au Proche-Orient coïncide avec le quatrième anniversaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.(Photo : AFP)

L'annonce du voyage de John Kerry au Proche-Orient coïncide avec le quatrième anniversaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.
(Photo : AFP)

L’escale syrienne de John Kerry aura lieu dans le cadre d’une tournée qui doit également le conduire en Egypte, en Israël et dans les Territoires palestiniens. Le sénateur a rencontré Hillary Clinton jeudi, pour parler avec elle de ce voyage. Ce qui tranche singulièrement, avec les derniers déplacements de parlementaires américains en Syrie.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’était rendue sur place il y a presque deux ans, ce qui lui avait valu des critiques acerbes de George Bush.

L’ancien président avait en effet rappelé son ambassadeur à Damas en 2005, après l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Et il ne manquait pas une occasion de dénoncer le régime syrien.

Sans concession

L’annonce du prochain voyage de John Kerry coïncide justement avec le quatrième anniversaire de cet assassinat. Barack Obama a publié un communiqué dans lequel il affirme soutenir le tribunal spécial pour le Liban chargé d’instruire ce dossier.

Deux signaux qui ne sont pas contradictoires. Le président américain veut faire comprendre, une fois de plus, qu’il est prêt à dialoguer, y compris avec les pays considérés comme des ennemis, mais à dialoguer sans concession.