vendredi, 18 décembre 2009

Free devient le quatrième opérateur mobile

G.Puech (lefigaro.fr) , 18/12/2009


L'Autorité de régulation des télécoms a annoncé ce vendredi avoir attribué la quatrième licence de téléphonie mobile au fournisseur d'accès internet.

Orange, SFR et Bouygues Telecom devront désormais se partager le marché de la téléphonie mobile avec un quatrième opérateur. Free, filiale du groupe Iliad, vient de remporter la quatrième licence mise en jeu par l'Arcep contre 240 millions d'euros. Le dossier de Free a été évalué selon plusieurs critères, les plus importants étant la «cohérence et crédibilité du projet» ainsi que la «couverture du territoire», d'après le communiqué de l'Autorité de régulation.

 

«L'arrivée de ce nouvel acteur devrait avoir un effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphonie mobile, et, plus généralement, devrait être un facteur positif pour le développement des services de communications électroniques», estime l'Autorité, qui a longtemps critiqué le manque de concurrence dans la téléphonie mobile.

 

L'opérateur Free s'était fait connaître en 2003 en «cassant» le prix des forfaits proposés, étant le premier en France à proposer une offre «Triple Play» (téléphone/internet/télévision) pour moins de 30 euros, obligeant la concurrence à s'aligner sur ses tarifs. Un plancher tarifaire qui a récemment été franchi à la baisse par Numericable, puis repris à con compte par la propre filiale d'Iliad, Alice.

 

Free « s'engage (…) à ouvrir commercialement son réseau mobile au plus tard deux ans après la délivrance de l'autorisation et à couvrir, d'ici huit ans, au moins 90% de la population par son réseau 3G ». En d'autres termes, la filiale d'Iliad devrait proposer ses nouveaux forfaits téléphoniques au plus tôt en janvier 2010, date officielle d'attribution de la licence, et au plus tard début 2012.

mardi, 01 décembre 2009

La course folle à l'innovation

01/12/2009 | Jeune Afrique | Par : Faïza Ghozali, envoyée spéciale au Cap


Fans de nouvelles technologies, les jeunes urbains sont la cible privilégiée des opérateursFans de nouvelles technologies, les jeunes urbains sont la cible privilégiée des opérateurs© Sven Torfinn/Panos-Rea

 

Sur un marché à la croissance fragile, les opérateurs redoublent d’imagination pour diversifier leur offre et enrichir leurs contenus. Transferts de données, M-Banking, accès à Internet… Le mobile est bien plus qu’un simple téléphone. Surtout en Afrique.

 

La croissance s’essoufle, s’alarment les milliers de professionnels réunis pour le salon Africacom, les 11 et 12 novembre derniers, au Cap. C’est grave, Docteur Telco (le terme désigne les opérateurs télécoms dans le jargon du secteur) ? L’activité accuse plutôt une baisse de régime. Si la croissance ralentit depuis 2008, la performance est toujours à deux chiffres en 2009 (+ 26 %). À la fin du mois de juin, l’Afrique comptait 412,4 millions d’abonnés, soit 90,8 millions de plus en un an.

 

Il n’empêche, l’heure n’est plus à la pleine euphorie, avec des marges opérationnelles et des chiffres d’affaires moins flamboyants, un Arpu (revenu moyen par abonné) qui devrait décliner jusqu’en 2013… Dans ce contexte, les opérateurs de téléphonie mobile n’ont pas le choix. Ils doivent se montrer plus offensifs dans la course aux services à plus forte valeur ajoutée. Et être le plus innovants possible. Depuis deux ans, priorité est donnée à la diversification de l’offre. Avec ce double challenge : offrir la gamme de services la plus pointue possible tout en s’adaptant à un marché de masse avec des tarifs compétitifs.

 

Systèmes d’alertes par SMS pour avertir de la fin du crédit d’appels, loteries à distance… Les opérateurs rivalisent d’idées. Jusqu’à instaurer un système de tarification dynamique, comme Orange au Botswana : des SMS préviennent de plages horaires à tarifs promotionnels. L’opérateur optimise l’utilisation de son réseau et en évite ainsi la saturation.

 

Fidéliser les clients

 

L’innovation gagne en sophistication. Des projets concernant la santé (M-Health) ou l’agriculture sont en phase pilote. Collecte de données, prévention, formation, conseil… le potentiel est là. MTN, en partenariat avec Google et la Grameen Foundation, a lancé « Farmers Friend » en juin 2009. Disponible en Ouganda, le service fournit des conseils aux agriculteurs. Dans le même pays, Google teste son moteur de recherche AppLab (conçu à l’initiative de Grameen) accessible par SMS : informations météo, agricoles, sportives… De son côté, le ghanéen Bright Simons a lancé MPedigree au Ghana, au Nigeria et au Rwanda pour lutter contre la contrefaçon des médicaments. Il suffit d’envoyer par SMS le code d’identification figurant sur l’emballage du médicament pour en vérifier l’authenticité.

 

Au nombre des innovations, le M-Commerce tient la tête d’affiche. La palme en revient à Safaricom avec M-Pesa, lancé en 2007 au Kenya. Aujourd’hui, l’opérateur commence à en tirer quelques bénéfices. De son côté, Chris Gabriel, directeur général Afrique du groupe Zain, revendique 10 millions d’usagers pour Zap (dont 1 million de clients réguliers), le système de M-Commerce développé par le groupe. Une nouvelle activité que Zain veut également utiliser pour fidéliser sa clientèle.

 

Car, pour rester dans la course, les opérateurs prêtent davantage attention à la relation client et font travailler leur matière grise pour fidéliser notamment les abonnés qui jonglent d’une carte SIM à l’autre en fonction des promotions des différents opérateurs.

 

Tout est donc fait pour séduire l’utilisateur. Ainsi du groupe libanais Comium en Côte d’Ivoire, qui opère sous deux marques : Koz et Comium. À chacune sa gamme de clients. Envie d’envoyer un bouquet à sa dulcinée ? Il suffit d’appeler le service de « conciergerie » de Comium, qui cible les hauts revenus. À Koz, tous les autres.

 

C’est une évidence, le mobile ne sert plus seulement aux appels. Les poids lourds panafricains, Vodafone, MTN, Zain et Orange notamment, qui ont trusté les clients aux Arpu les plus élevés, font tout pour les conserver dans leur giron. « Nous avons été les premiers à lancer l’iPhone en Afrique », précise Marc Rennard, responsable Afrique chez Orange. Un produit de niche plébiscité par les clients professionnels mais aussi par de jeunes urbains pourtant moins dotés. Idem pour le BlackBerry et autres smartphones. Certains sont prêts à sacrifier des mois de salaire pour s’offrir ces bijoux de technologie.

 

Davantage de valeur ajoutée

Les opérateurs doivent donc faire le grand écart pour répondre aux besoins différents de deux types de clientèle : ceux qui consacrent plusieurs centaines de dollars par mois à leur budget télécoms, et les plus démunis (avec un Arpu mensuel qui peut glisser à 2 dollars).

 

Si le paysan africain n’a pour l’heure pas besoin de surfer sur la Toile, la clientèle professionnelle et les urbains boostent le développement de l’offre data (transfert de données par mobile) et Internet. Safaricom compte tirer du data 25 % de ses revenus en 2010, contre 17 % aujourd’hui. « Aujourd’hui, la plupart des licences sur le marché sont globales, souligne Guy Zibi, fondateur d’AfricaNext. Des opérateurs obtiennent des licences à plus forte valeur ajoutée, notamment avec la transmission de données. » Idem pour Internet. On ne parle plus seulement 2G, mais 3G, wimax et LTE, la norme de quatrième génération. Safaricom a vu le nombre de ses clients 3G tripler entre 2008 et 2009, passant à 1,6 million. Zain vient de confier à Aircom International la mutation de son réseau 2G vers la 3,5G au Ghana. La tendance est à l’intégration et à l’acquisition de fournisseurs d’accès Internet (FAI). En Côte d’Ivoire, MTN a racheté en 2008 le FAI Afnet et Arobase Telecom (fixe, semi-mobile, Internet). En ligne de mire, la convergence. Orange s’est lancé dans le triple play (téléphone, Internet, TV) au Sénégal. Et c’est sans compter la mise en service des câbles sous-marins promis d’ici à 2011 qui vont doper la large bande disponible, à ce jour insuffisante. En attendant, les opérateurs ont bien saisi l’intérêt d’offrir du contenu. MTN s’est associé à l’indien IMImobile pour offrir un flux de contenus à ses abonnés et compte bien miser sur l’effet Coupe du monde de football en 2010. À quand le boom de la vidéo ? Zain propose la télévision sur mobile depuis 2004 à Bahreïn. « Dans un avenir proche, l’Afrique a plus besoin de services pratiques et d’utilité publique que de multimédia », juge Matt Reed, analyste chez Informa Telecoms. Un avis que ne partage pas Devine Kofiloto, consultant chez Teleplan Consulting : « Je suis sûr que ça peut marcher. Mais il faut faire les investissements nécessaires. »

 

Vaste programme, à l’heure où les opérateurs tâchent de serrer les boulons des dépenses. Comment se développer à moindre coût ? On parle de plus en plus d’externalisation, de mutualisation des investissements et de partage des infrastructures. En juin 2009, Zain a confié à Ericsson la gestion de son réseau au Nigeria. En termes de partage des infrastructures, le Nigeria, qui s’est doté d’un cadre réglementaire dès 2007, fait figure de modèle. En septembre 2009, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 30 millions de dollars au nigérian Helios, spécialisé dans la colocation d’infra­structures télécoms. Orange collabore avec MTN au Cameroun et avec Safaricom au Kenya. « Pour durer, pas moyen de faire autrement », tranche Devine Kofiloto. Mais les résistances demeurent. Difficile d’envisager un concurrent comme un partenaire. Pourquoi un leader déjà doté d’un réseau solide le partagerait-il ? Pas sûr qu’il ait envie de faciliter l’accès au réseau et donc le développement des petits acteurs et nouveaux entrants. « Les mentalités doivent changer », soupire un expert. Et les autorités de régulation de se saisir de la question.

lundi, 16 novembre 2009

Pas encore de licences de « réseau virtuel »

16/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Frédéric Maury


Les Mobile Virtual Network Operators (MVNO) seront peut-être les acteurs de demain. Ces opérateurs virtuels ne possédant pas d’infrastructures qui achètent des minutes de communications en gros auprès d’homologues existants pour les revendre au client final sont néanmoins rares en Afrique. « Il existe trois sociétés qui peuvent être assimilées à des réseaux virtuels : Virgin Mobile en Afrique du Sud, Yemba au Cameroun et Kirène au Sénégal », indique Thecla Mbongue, analyste chez Informa Telecoms, cabinet de conseil en télécommunications. Mais « aucun pays africain n’a encore attribué des licences de réseau virtuel », ajoute-t-elle. Ces opérateurs agissent donc comme des fournisseurs de services ou des distributeurs. Ils ne contribuent pour l’instant qu’à entraîner une baisse des tarifs en stimulant la concurrence.

Les nouveaux horizons de la téléphonie mobile

16/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Bruno Mouly


Maroc Telecom s'est récemment emparé de Sotelma, l'opérateur malienMaroc Telecom s'est récemment emparé de Sotelma, l'opérateur malien© Cécile Treal pour Jeune Afrique

Pendant que les géants internationaux du secteur poursuivent leurs tentatives de rapprochement avec plus ou moins de succès, les opérateurs régionaux, de moindre envergure, étendent leurs opérations par acquisitions successives.

Le monde des télécommunications en Afrique est en perpétuel mouvement, jusqu’à en donner le tournis. Le mois de septembre dernier a été particulièrement agité. Alors que l’opérateur indien Bharti Airtel renonçait à fusionner avec le sud-africain MTN, le koweïtien Zain, très présent sur le continent, trouvait finalement un accord avec un consortium indo-malaisien mené par le groupe Vavasi pour lui céder 46 % de son capital. Montant de la transaction : près de 14 milliards de dollars ! Zain a manifestement changé de cap en août dernier après la tentative avortée en juillet du français Vivendi d’acquérir ses actifs africains. La coïncidence est troublante lorsqu’on sait que le koweïtien lui en demandait plus de 12 milliards de dollars… « N’ayant pas voulu baisser son prix de vente au départ, Zain a fait volte-face pour encaisser du cash, dont il a un besoin urgent », explique Laurent Benzoni, associé à Tera consultants, un cabinet de conseil en télécommunications, spécialiste de l’Afrique. Mais aucun observateur averti n’est à l’abri d’une surprise d’ici fin décembre 2009, date à laquelle la prise de participation du consortium indo-malaisien doit être effective. D’autant que la question de gouvernance entre les actionnaires koweïtiens et les nouveaux entrants, le malaisien Al-Bukhar Group et les indiens Vavasi, BSNL et MTNL, reste ouverte. « De façon générale, sur des marchés africains où la dynamique de la téléphonie mobile ralentit, le montant exigé par les vendeurs d’actifs est prohibitif pour les investisseurs. Les grosses opérations de fusion ou de rachat leur apparaissent trop risquées en ce moment », analyse Laurent Benzoni. Pour Thecla Mbongue, Senior Analyst chez Informa Telecoms & Media, bureau d’étude et de recherche en télécommunications, « la problématique pour les opérateurs est de continuer à croître à moindre coût, car le gros des abonnés riches et urbains est déjà couvert. Dans ce contexte, les montants exigés pour la vente d’actifs sont trop élevés, d’autant que la croissance postérieure de l’acquéreur ne peut s’effectuer que sur une frange supplémentaire de nouveaux abonnés ruraux qui n’ont pas beaucoup de moyens. »

Economies d’échelle

Pourtant, les tentatives de rapprochement entre grands opérateurs suivent une certaine logique. Les économies d’échelle qui résultent d’une fusion leur permettraient de diminuer les coûts et de dégager des fonds dédiés à de nouveaux marchés. Le recours à une acquisition peut également créer des synergies technologiques entre les deux partenaires, ce qui leur permet d’étendre leurs offres de services. Et le moment est peut-être encore opportun pour s’emparer d’opérateurs publics sous-capitalisés. « En difficulté financière, certains acteurs de téléphonie mobile restent toujours des proies intéressantes pour beaucoup d’investisseurs internationaux évoluant ou pas sur le continent. C’est pourquoi les tentatives d’acquisition vont continuer », affirme Guy Zibi, d’Africa Next Investment Research.

Nombre d’opérateurs sous-régionaux de moindre envergure l’ont bien compris. Ils poussent progressivement leurs pions sur le continent, à l’affût de licences ou de rachats d’opérateurs nationaux. Après le Burkina, la Mauritanie et le Gabon, Maroc Telecom a ainsi étendu sa présence dans un quatrième pays, le Mali, en s’octroyant récemment l’opérateur public malien Sotelma. « On ne s’interdit rien sur toutes sortes d’opportunités, octroi d’une licence, rachat d’un opérateur ou prise de participation », indique-t-on chez Maroc Telecom. Moov, la marque d’Atlantique Telecom (groupe Etisalat), s’est aussi étendue ces dernières années dans six pays (Togo, Bénin, Niger, République centrafricaine, Côte d’Ivoire et Gabon). « Tigo, filiale de Millicom, a fait de même pour être présent au Sénégal, en Tanzanie, en Sierra Leone, au Tchad… » souligne Thecla Mbongue. De nouveaux acteurs, comme Sudatel, Warid Telecom ou Lap Green Network, soutenus par des fonds du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, se greffent aujourd’hui à ce grand mouvement d’acquisitions. Sudatel, d’origine soudanaise, a commencé à se répandre sur le continent en s’emparant de Kasapa au Ghana, Chinguitel en Mauritanie, et en lançant son réseau Expresso au Sénégal. « Warid Telecom opère déjà au Congo-Brazzaville, en Ouganda et en Côte d’Ivoire. Et Lap Green avance par petites acquisitions, notamment en Côte d’Ivoire et au Rwanda », précise Thecla Mbongue.

Ces stratégies d’expansion provoquent néanmoins un certain déséquilibre géographique du secteur. Si elles laissent de belles opportunités dans les derniers foyers à fort potentiel, comme le Nigeria ou la RD Congo, elles contribuent à l’émergence d’un nombre démesuré d’opérateurs dans certains petits pays. Le Gabon voit ainsi surgir un quatrième opérateur mobile, Azur, détenu par le groupe Bahrein Bintel. « Cinq acteurs ou plus dans des pays de moins de dix millions d’habitants où le pouvoir d’achat est faible, ce n’est pas rationnel. Cela favorisera sans nul doute un mouvement de consolidation du secteur », estime Marc Rennard, directeur exécutif Afrique, Moyen-Orient et Asie chez Orange. Le paysage africain de la téléphonie mobile n’est pas près de se figer.

 

samedi, 14 novembre 2009

Téléphonie mobile : Des baisses des coûts des communications en perspective

‘’L’utilisation du nouveau modèle de calcul des coûts des réseaux’’, c’est autour de cette problématique que l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) a organisé du 02 au 06 novembre 2009, un séminaire au profit des opérateurs de télécommunication. Quatre jours durant, les professionnels des télécommunications issus de Telmob, télécel et celtel, les trois opérateurs de téléphonie mobile de notre pays, ont partagé leurs connaissances pour une meilleure maîtrise de la question de l’interconnexion.

Les coûts de cette dernière sont une question centrale des télécommunications qui a souvent été la pomme de discorde entre opérateurs d’une part et d’autre part entre ceux-ci et les régulateurs. Si le sujet fait des gorges chaudes c’est qu’il est un maillon important dans le marché des télécommunications. C’est en effet cet aspect qui pèse lourdement sur la fixation des prix de communications. De nombreux spécialistes s’accordent à dire que la question de l’interconnexion est trop souvent cause de divergence entre consommateurs et opérateurs. C’est donc un sujet complexe qui a occupé les séminaires quatre jours durant.

Et pour conduire la concertation entre opérateurs sur ce sujet délicat, l’Autorité de régulation des communications électroniques a fait appel à un professionnel confirmé : Laurent Gille, enseignant à l’école nationale supérieure des télécommunications de paris en France. Les opérateurs de télécommunication qui sont en quête d’une meilleure pénétration du marché ont activement pris part aux travaux, faisant dire à l’animateur principal de l’atelier que ce fut quatre jours ‘’d’esprit constructif et de conciliation’’. Les télécommunications étant un secteur crucial de notre économie, c’est tout ouïe que les consommateurs ont attendu les conclusions de cette rencontre. Ils ont eu le bon flair. Il ressort en effet des résultats du séminaire que les tarifs de télécommunication pourraient évoluer vers la baisse dans les mois, voire les semaines à venir.

En clôturant les travaux, Paul Marie Compaoré, secrétaire général du premier ministère a indiqué que le gouvernement attendait beaucoup les décisions prises au cours de ce séminaire. Il a rappelé que « les tarifs d’interconnexion des opérateurs doivent être fondés sur les coûts. D’où la nécessité pour eux de déterminer de manière analytique les coûts de l’interconnexion. Il est par conséquent de la plus haute importance que les opérateurs utilisent des outils adéquats susceptibles d’accroître la capacité des hommes et des femmes chargés de gérer la problématique des coûts de services au niveau des opérateurs. Le nouveau modèle de calcul, que vous avez disséqué au cours de ces quatre jours de travaux, est un outil puissant qui est en mesure de nous permettre d’atteindre les objectifs poursuivis ».

La franche collaboration des opérateurs et la présence d’un régulateur regardant sur les principes de transparence laissent présager de perspectives heureuses pour les consommateurs qui pourraient avoir dans un proche avenir, des services de qualité à moindre coût.

Y. K.

Voir en ligne : Observatoire des TIC au Burkina

mercredi, 11 novembre 2009

Les actions s’arrachent au Burkina Faso

Les investisseurs locaux entendent profiter de l’explosion de la téléphonie mobile

Au Burkina Faso, le succès surprenant de la première offre publique de vente (OPV) d’actions oblige à reconsidérer les idées qui avaient cours sur l’attitude des Africains face à l’investissement et ouvre de nouvelles perspectives au financement des activités du secteur privé.

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mercredi 11 novembre 2009 / par notre partenaire Afrique Renouveau

Le mois de décembre choisi par la direction de la principale compagnie téléphonique du Burkina Faso pour organiser une vente publique d’actions ne semblait pas particulièrement propice. La crise financière internationale, qui ralentissait déjà la croissance économique du pays, a conduit certains analystes à se demander s’il y aurait suffisamment de personnes pour placer leurs capitaux limités dans ce nouveau type d’investissement. Ces doutes ont été balayés à l’issue de l’opération fin janvier, les investisseurs locaux s’étant précipités pour acheter plus que le nombre d’actions émis.

“Nous étions les premiers à être étonnés du nombre d’actionnaires, de l’engouement qu’il y a eu », a reconnu Alexis Lourgo, responsable de la société de services financiers qui a supervisé l’opération.

L’offre publique d’achat, la première jamais organisée au Burkina, a constitué la deuxième étape du processus de privatisation de l’Office national des télécommunications (ONATEL), la compagnie téléphonique nationale, après la vente de 51 % des parts à Maroc Télécom en décembre 2006. Désireux d’élargir l’assise financière de la compagnie, ONATEL a décidé de mettre en vente 20 % d’actions supplémentaires, soit 680 000 actions, au taux préférentiel de 42 000 CFA par action pour les ressortissants burkinabés et de 45 000 CFA pour les autres. Craignant que la souscription ne soit trop faible, les autorités s’étaient entendues au préalable avec la Société financière internationale de la Banque mondiale, qui avait accepté de s’engager à hauteur de 3 % dans ONATEL, sur une augmentation de sa participation future jusqu’à 5 % au cas où toutes les actions ne seraient pas vendues.

Mais au total, la demande s’est élevée à 957 820 actions, soit près de 41 % supérieure au nombre d’actions offertes. Pour faire face à la situation, il a été décidé de limiter le nombre d’actions par personne ou entité et d’accorder la priorité aux Burkinabé. Au total, 4 122 souscripteurs ont participé à l’opération, dont 3 243 nationaux. La vente a rapporté 29,1 milliards de CFA (61,7 millions de dollars) au Trésor public.

“L’actionnariat populaire a commencé, a fait remarquer M. Lourgo. Il appartient à l’Etat de continuer à intéresser nos compatriotes lorsqu’il y aura des privatisations en pensant aux nationaux pour pouvoir leur céder une partie des actions afin qu’ils participent à l’effort de développement économique et social.”

A la fin avril, ONATEL est devenu la première société installée au Burkina à être cotée à la Bourse régionale de l’Afrique de l’Ouest francophone à Abidjan (Côte d’Ivoire). Cette cotation a permis à ceux qui avaient acheté des actions de les revendre, et à ceux qui avaient manqué l’offre initiale d’en acheter. Au cours de la première journée de transaction, quelque 1 200 actions ONATEL ont été négociées à 47 900 CFA chacune, montant bien plus élevé que le prix de départ.

L’engouement suscité par la vente publique d’actions ONATEL donne à penser que l’absence d’une tradition de l’actionnariat public ne constitue pas un handicap insurmontable à la mobilisation des capitaux nationaux. D’autres sociétés, toutefois, risquent d’éprouver plus de difficultés. Comme ailleurs en Afrique, les télécommunications constituent un secteur particulièrement dynamique au Burkina. Le nombre d’abonnés au téléphone mobile a fait un bond de près de 63 % en 2008, passant d’environ 1,9 million l’année précédente à plus de trois millions (chiffre bien supérieur aux abonnés aux lignes fixes, dont le nombre s’élevait à 145 301). La filiale de téléphonie mobile d’ONATEL représente 34 % de cette part de marché, se plaçant en deuxième position après la compagnie koweitienne ZAIN, qui compte la moitié de tous les abonnés.

Un article d’Ernest Harsch, Afrique Renouveau, Organisation des Nations Unies

Source : afrik.com

vendredi, 23 octobre 2009

Nokia s’en prend à l’'iPhone d’Apple

Par Mounia Daoudi (rfi.fr). Article publié le 23/10/2009


Le géant finlandais Nokia, leader de la téléphonie mobile, vient de porter plainte aux Etats-Unis contre Apple. Il accuse la firme à la pomme de violer sa propriété intellectuelle en utilisant pour son téléphone multifonctions iPhone, dix de ses brevets sans lui reverser de royalties.

Depuis le lancement de l'iPhone en 2007, Apple aurait refusé de payer des royalties à Nokia pour l'utilisation de ses brevets.(Photo : Robert Galbraith/Reuters)

Depuis le lancement de l'iPhone en 2007, Apple aurait refusé de payer des royalties à Nokia pour l'utilisation de ses brevets.
(Photo : Robert Galbraith/Reuters)

C'est une longue bataille judiciaire qui s'annonce. Car bien que numéro un mondial de la téléphonie mobile avec plus d’un tiers des parts de marché, Nokia digère mal le succès de l'iPhone d'Apple. Et c'est devant les tribunaux américains que le géant finlandais, entend obtenir réparation. Il soutient en effet que depuis son lancement en 2007, le téléphone multifonctions de la firme à la pomme a violé dix de ses brevets qui recouvrent « la transmission des données sans fil, le codage vocal, le cryptage et la sécurité ». Bref tout ce qui permet notamment aux usagers de l'iphone de surfer en toute sécurité sur internet.

« En refusant de respecter de façon appropriée les droits de Nokia sur la propriété intellectuelle, Apple essaie d'avoir un billet gratuit au détriment de l'innovation », dénonce le groupe finlandais dans un communiqué. Nokia, qui affirme avoir investi ces vingt dernières années 40 milliards de dollars en recherche et développement, soutient qu'une quarantaine d'industriels dans l'univers mondial de la téléphonie, lui paie déjà des droits pour utiliser ses technologies protégées par des brevets. Des royalties qu’Apple, après plus d’un an de négociations, refusent toujours de payer.

Première perte pour Nokia en dix ans

Nokia n’a pour le moment pas chiffré le montant de ses prétentions. Mais selon plusieurs analystes, l’enjeu pourrait être considérable pour le géant finlandais dont la part de marché a notablement reculé ces dernières années. Pour la première fois en dix ans, le groupe est en effet passé dans le rouge au troisième trimestre, enregistrant une perte de 559 millions d’euros pour un chiffre d'affaires en baisse de 20%.

Avec 37% des parts de marché, Nokia reste de loin le numéro un mondial de la téléphonie, devant les Coréens Samsung (19%) et LG (11%), ses principaux concurrents sur le moyen de gamme. Mais le groupe finlandais peine à trouver sa parade sur le secteur très porteur des « Smartphones », ces téléphones multifonctions qui permettent de surfer sur Internet ou d’utiliser des logiciels dédiés pour écouter de la musique ou avoir accès à de la vidéo.

Le succès de l’iPhone –33,7 millions d’unités vendus depuis son lancement en 2007–, a d’ailleurs beaucoup nui à Nokia qui a vu sa part de marché sur ce segment chuter en un an de 41 à 35%. Ce n'est pas la première fois qu'un fabricant de téléphones mobiles, et Nokia en particulier, attaque devant les tribunaux l’un de ses rivaux. Mais souvent un accord à l'amiable intervient avant la fin de la procédure.

jeudi, 08 octobre 2009

Gabon: Azur (Bintel) devient le 4ème opérateur de téléphonie mobile

LIBREVILLE (AFP) - 08.10.2009


Azur, détenu à 75% par le groupe de Bahrein Bintel, a lancé jeudi son réseau de téléphonie mobile au Gabon, devenant ainsi le 4e opérateur du pays après Zain (groupe éponyme), Libertis (Gabon Telecom), et Moov (Etisalat), a annoncé l'entreprise lors d'une conférence de presse.

voir_le_zoom : Un homme en conversation sur un telephone portable arrete un taxi dans un quartier de Libreville, le 13 août 2000.Un homme en conversation sur un telephone portable arrete un taxi dans un quartier de Libreville, le 13 août 2000.

 

Azur, détenu à 75% par le groupe de Bahrein Bintel, a lancé jeudi son réseau de téléphonie mobile au Gabon, devenant ainsi le 4e opérateur du pays après Zain (groupe éponyme), Libertis (Gabon Telecom), et Moov (Etisalat), a annoncé l'entreprise lors d'une conférence de presse.

AFP/Archives - Desirey Minkoh

 

Azur, détenu à 75% par le groupe de Bahrein Bintel, a lancé jeudi son réseau de téléphonie mobile au Gabon, devenant ainsi le 4e opérateur du pays après Zain (groupe éponyme), Libertis (Gabon Telecom), et Moov (Etisalat), a annoncé l'entreprise lors d'une conférence de presse.

Lors de la conférence, le directeur général d'Azur-Gabon, Bruno Valat, a symboliquement téléphoné à un journaliste dans la salle, puis reçu un SMS lui indiquant le coût de l'appel.

Azur a adopté une facturation à la seconde --et non à la minute entamée-- comme ses concurrents dans le but d'attirer "la masse populaire", selon M. Valat.

L'entreprise, qui a investi 50 millions de dollars (34 millions d'euros) en équipement au Gabon, compte actuellement 80 employés et table sur un chiffre d'affaires de 1 million de dollars (680.000 euros) au dernier trimestre 2009 "avant de grandir en 2010".

Elle a obtenu en février une licence d'exploitation de téléphonie mobile pour 15 ans pour 20 milliards de FCFA (30 millions d'euros) environ.

A court terme, Azur, qui ne disposera d'une couverture totale du territoire gabonais qu'en 2010, espère 30.000 abonnés pour atteindre et dépasser les 100.000 abonnés à plus long terme, soit entre 5 et 10% de parts de marché selon M. Valat.

Le marché gabonais estimé à 1,3 million d'abonnés par Bintel, est dominé par Zain (58%) devant Libertis (34%) et Moov (8%)

M. Valat, dont la compagnie opère déjà en Centrafrique et au Somaliland, devrait prochainement lancer un réseau au Congo-Brazzaville. Le groupe a annoncé en début d'année un plan d'investissement "à court terme de 250 millions de dollars (près de 171 millions d'euros) dans la région dans le cadre d'une stratégie d?expansion, visant principalement à consolider sa présence en Afrique dans les 2 années à venir".

Selon la Lettre du Continent en avril, le lancement au Gabon est une "implantation stratégique" de Bintel, "dont l'actionnaire principal n'est autre que la richissime famille Ben Laden". "Le groupe Ben Laden est en compétition avec Bouygues (France) pour la réalisation du nouvel aéroport de Libreville" dont la construction est évoquée, de même source.

© 2009 AFP

mercredi, 02 septembre 2009

SFR, nouveau propriétaire de Mobisud France

L’opérateur français de téléphonie mobile a racheté les parts de Maroc Télécom

Mobisud France fait désormais partie du giron de l’opérateur mobile français SFR. Spécialisé dans les communications vers le Maghreb, Mobisud pourrait faire gagner de nouveaux clients à SFR, numéro deux de la téléphonie mobile en France.

SFR et Maroc Télécom, toutes deux filiales respectivement à 56% et 53% du groupe Vivendi, se partagent désormais le gâteau Mobisud. L’opérateur virtuel de téléphonie mobile (MVNO) est spécialisé sur la destination Maghreb à partir de la France et de la Belgique. A SFR, Mobisud France qui émet déjà sur son réseau radio. Détentrice jusqu’ici de 16 % des parts du MVNO, l’opérateur mobile français s’est offert les 66% dont Maroc Telecom était propriétaire dans le capital de Mobisud. Le reste demeure entre les mains du holding marocain, Saham. L’opérateur historique au Maroc garde, lui, ses 100% dans Mobisud Belgique, firme plus florissante selon les analystes.

SFR s’offre de nouveaux clients

Depuis son lancement en 2006, Mobisud peine à s’affirmer sur un marché estimé à cinq millions de personnes en France. Elle n’a réussi qu’à s’attirer les faveurs de 60 000 clients, d’après le journal économique français La Tribune. En comparaison, Mobisud Belgique, lancé plus tard, en a 100 000. Par ailleurs, le MNVO français aurait perdu 19 millions d’euros en 2008 en dépit d’un chiffre d’affaires en augmentation. Mobisud France a par ailleurs réduit son offre. A ses débuts, la firme proposait des abonnements, mais aujourd’hui elle ne commercialise plus que des cartes prépayées.

En rachetant l’opérateur virtuel de téléphonie, SFR se débarrasse-t-il d’un concurrent ou compte-t-il lui faire bénéficier de sa bienveillante ombre commerciale dans le but d’accélérer son développement ? Quel que soit le dessein de l’entreprise française, numéro deux du marché du mobile, elle étoffe sa clientèle face à Orange qui compte 22,5 millions de clients mobile, contre 19,8 pour SFR. Au premier semestre 2009, cette dernière a gagné 466 000 abonnés.